Chapitre 21. "La décision"
Kurt permit à ses doigts de vagabonder distr aitement à travers les boucles de Blaine tandis qu'il regardait la forme endormie de son petit-ami. Blaine, bien qu'inconscient, semblait loin de paisible. Le stress et la constante expression de peur étaient restés gravés de façon bien trop permanente sur ses traits le faisant apparaître tellement plus vieux qu'il ne l'était, pourtant la douleur et le tourment le faisait aussi sembler plus jeune. C'était un tel bordel que Kurt ne savait pas comment commencer à en gratter la surface. Il cligna quelques fois des yeux pour essayer de se concentrer correctement ; il avait l'impression qu'il n'avait pas dormi depuis des jours et toute la fatigue mentale commençait à le rattraper.
Il s'était assis aux côté de Blaine de façon protective pendant des heures après qu'Azimio se soit enfui, ne s'embêtant pas à bouger pour quoi que ce soit ou quiconque. Il était aussi trop pris dans ses pensées pour partir. ''Très bien le monde, est-ce que tu vas enfin laisser Blaine vivre ? Est-ce qu'il n'en a pas déjà assez eu de ton jeu malade ?'' pensa Kurt amèrement tandis qu'il caressait tendrement les boucles du front de Blaine qui retombèrent immédiatement en place après ça. Il avait entendu dire qu'Azimio avait été trouvé dans le parc à environ 5 kilomètres de l'hôpital et était maintenant en garde à vue donc il y avait au moins un truc positif dans toute cette situation.
« Kurt ? »
Kurt fut tiré de ses pensées tandis qu'il remarquait la forme de son père à la porte.
Kurt retira sa main des cheveux de Blaine et frotta ses yeux qui à ce moment brûlaient du manque de sommeil.
« Salut papa, » salua Kurt d'un ton fatigué.
Burt fit quelques pas hésitants dans la pièce et observa la forme de son fils pendant une minute avant de parler.
« Tu rentres à la maison avec moi, Kurt. Tu as l'air prêt à tomber n'importe quand. »
Kurt se leva de sa chaise et sentit ses jambes grogner de protestation ; il ne les avait pas étiré depuis des heures.
« Je voudrais bien rentrer, mais et si- »
« Blaine se réveille ? » finit Burt avec un gloussement tandis qu'il observait l'expression choquée de son fils à cause de son père finissant précisément les mots qu'il était sur le point de dire. « Kurt, tu es mon fils, je sais très bien que tu camperais dans cette chambre pendant des semaines si tu pouvais mais la vérité du sujet est que tu as besoin de repos. Tu as l'air mort là où tu es et tu sais tout comme moi que Blaine voudrait que tu prennes soin de toi. Tu tiens la garde à ses côtés, ça ne rend service à personne, encore moins toi. Rentres juste à la maison pour la nuit, dors un peu et si tu veux revenir demain matin, je ne t'en empêcherai pas. Rends-toi juste service et prend une nuit pour toi tu en as besoin. »
Kurt ouvrit la bouche pour protester, mais il réalisa rapidement qu'il ne pouvait pas offrir une réfutation correcte. Son père avait raison et il le savait.
« Tu as raison. »
Burt haussa les sourcils de surprise.
Kurt réussit à faire un petit sourire, mais il manquait de l'étincelle normale de Kurt Hummel. « Tu as raison, » répêta Kurt, hochant la tête pour rajouter de l'effet.
« Kurt, je m'attendais à te jeter sur mon épaule et te traîner hors de là. Tu vas me faire avoir une autre crise cardiaque de choc, gamin. »
« Normalement ce serait le scénario qui marcherait, mais tu as raison. Je suis tellement fatigué et stressé que je peux à peine voir correctement. J'ai besoin de sortir de là pour au moins une nuit... c'est juste- papa, je suis juste tellement fatigué, » Kurt retomba dans la chaise. « Je ne sais juste pas quoi faire. Je veux être fort pour Blaine mais, ça devient de plus en plus dur. Dès que je pense que j'ai les choses sous contrôle et qu'elles vont s'améliorer, quelque chose d'autre arrive. J'ai juste tellement peur Blaine était toujours le ''fort'' et maintenant voilà que j'essaye d'être fort pour lui. Je ne sais pas si je peux encore, papa. Je le regarde souffrir et j'ai juste tellement peur. Il est tellement fragile maintenant et j'essaye si fort d'être fort pour lui et je- »
Burt n'hésita pas, il ferma la distance entre lui et Kurt et il tira son fils de la chaise et l'enlevoppa dans un câlin ferme mais bien désiré. Kurt pleura contre le torse de son père jusqu'à ce qu'il se sente déshydraté du manque d'eau dans son système. Tout ce temps, Burt contiuna de murmurer des choses comme, « Chut, ça va bien aller, laisse couler, laisse tout sortir. » La salopette de travail de son père était trempée de tous les pleurs, ce dont Kurt se sentit un peu coupable, mais maintenant ce dont il avait besoin plus que tout était que son père le tienne et lui dise que tout allait bien se passer.
« Tu avais besoin de laisser sortir ça, mon pote, » encouragea Burt tandis qu'il enlevait quelques traces de larmes des joues de Kurt. « Tu as été plus fort que tu ne le penses. »
Kurt ne le pensait pas, il avait l'impression de laisser tomber Blaine avec sa faiblesse. Il voulait être ce que Blaine avait été pour lui dans le passé, mais il doutait de ses capacités. Par dessus tout, s'il pouvait avoir une journée sans pleurer, il adorerait un Oscar pour ses efforts parce qu'il semblait que chaque fois qu'il se retournait, il pleurait. Il n'avait jamais autant pleuré de sa vie il n'était vraiment pas comme ça par nature, mais tout ça le faisait devenir un bazar émotionnel et il ne savait honnêtement même plus qui il était en ce moment.
« Merci pour le compliment, papa, mais je ne pense pas que je pourrais jamais être au niveau de la force que Blaine m'a donné, » admit Kurt avec un reniflement.
Burt posa ses mains sur les épaules de Kurt et le tint pour qu'ils soient nez à nez. « Kurt, les relations sont entièrement à propos de la balance. Les deux côtés ont besoin d'être là l'un pour l'autre. Blaine a été fort pour toi quand tu avais besoin qu'il le soit et maintenant tu fais pareil pour lui. Ne doute pas ce que tu as fait pendant une seconde. Je n'ai pas vu un homme plus fort de toute ma vie que l'homme se tenant devant moi. »
Kurt sentit son cœur se gonfler aux mots de son père. Entendre que son père était fier de lui le faisait se sentir un peu moins douteux de lui-même.
« Papa, j'ai juste tellement peur de lui faire défaut, » laissa échapper Kurt en un murmure.
« Kurt, c'est quelque chose que personne ne devrait devoir traverser. Tu supportes ça avec bravoure bien plus mature et ça va être une route rude, mais de ce que tu m'as montré, je pense que tout finira bien à la fin donne juste du temps, » finit Burt tandis qu'il guidait son fils vers la sortie pour le ramener chez eux.
Blaine était allongé dans son lit en ne voulant pas écouter, mais dès qu'il s'était réveillé, il entendit Kurt et Burt avoir une discussion et ne voulut pas interrompre quoi que ce soit par son réveil. Il n'avait pas voulu écouter et il souhaitait vraiment ne pas l'avoir fait. Il sentit son cœur se briser pendant que Kurt pleurait rien n'était pire que de voir ou dans ce cas l'entendre pleurer et dans cette situation c'était bien, bien pire parce qu'il pleurait pour lui. Entendre que Kurt n'avait pas l'impression d'être assez fort pour lui était quelque chose à laquelle il ne s'était jamais attendue d'entendre et en toute honnêteté, ça le détruisait.
Il ouvrit les yeux et regarda la pièce maintenant vide, ses yeux noisette clignant pour enlever les larmes à cause de l'échange dont il venait d'être témoin. Ça lui brisait le cœur d'entendre Kurt parler comme ça, il ne pouvait supporter le fait que Kurt avait l'impression de ne pas être à la hauteur. Blaine voulait se frapper pour n'être pas assez fort pour ça et de déposer tout le fardeau sur les épaules de Kurt. Il voulait bondir hors du lit d'hôpital, courir après Kurt, le prendre dans ses bras et le faire tournoyer jusqu'à ce qu'ils aient la tête qui tourne, tout en disant à Kurt qu'il allait mieux maintenant et qu'il s'occuperait de tout.
Blaine souhaitait plus que tout pouvoir faire ça, mais il ne pouvait pas. Il était toujours déchiré en morceaux à l'intérieur et autant qu'il souhaitait avoir fait du progrès pour aller mieux, il n'avait même pas avancé d'un pouce. Il voulait que tout aille de nouveau bien il voulait juste sortir du lit et rentrer chez lui comme si tout ça était juste un horrible cauchemar, mais malheureusement ce n'était juste pas sa réaliré. Il ne pût empêcher les larmes brûlantes de frustration de couler de ses yeux. Il devait faire quelque chose ; Kurt se brisait de la pression d'être à ses côtés constamment.
Ça lui vint comme une gifle au visage, à cet instant Blaine sût ce qu'il devait faire. S'il ne pouvait pas être mieux pour Kurt, il devait avoir l'air de l'être. Les façades lui venaient naturellement. Il était connu pour sa caapcité à faire semblant d'avoir une prise ferme sur tout il l'avait dit à Kurt il y a un an à la St Valentin. Il gardait la pression et la douleur de son passé cachées de tout le monde : les insultes, la brutalité, le sentiment d'échec quand il avait fait son coming-out à son père, le bal de Sadie Hawkin, la pression d'être un leader pour les Warblers. Prendre un visage brave lui venait naturellement et il pouvait faire ça pour Kurt... il devait faire ça pour Kurt. Il n'avait plus rien à perdre ; il avait pris sa décision.
Kurt se réveilla de son état comateux en se sentant mieux qu'il ne s'était senti depuis des semaines. Il savait qu'il avait été fatigué, mais il s'en était réellement rendu compte dès qu'il était arrivé. Sans un mot, il était allé directement à l'étage, était tombé dans son lit, et s'était endormi dès que sa tête s'était posé sur l'oreiller. Il n'arrivait même pas à se rappeler de la dernière fois où il s'était correctement hydraté avant de dormir, cela s'il avait en fait dormi. Il pouvait sentir la sècheresse de sa peau tandis que son visage bougeait contre l'oreiller et se renfrognait. Il devait définitivement s'hydrater une fois sa douche prise.
Il s'assit et s'étira tandis qu'il regardait l'horloge : 12:57. Les yeux de Kurt s'écarquillèrent de surprise il avait dormi pendant pratiquement 16 heures. Il n'arrivait pas à se rappeler avoir dormi aussi longtemps de toute sa vie, même quand il était malade. Il était sûr que le record pour le plus de sommeil qu'il avait eu une nuit était de peut-être 12 ou 13 heures quand il était malade, mais jamais 16. Vu comment il se sentait aujourd'hui, il savait que son corps le remerciait de l'avoir enfin le laisser se reposer. Il se sentait aussi soulagé de ne pas s'être réveillé dans cette chaise à l'hôpital cette chaise n'avait jamais été faite pour dormir confortablement. Il fut aussi immensément reconnaissant pour le fait que c'était samedi. Si ça avait été un jour d'école, il ne se serait pas senti aussi bien que là. Il savait que son travail scolaire souffrait ces derniers jours et il savait qu'il ne pouvait pas se permettre de sécher encore plus de jours pas durant sa terminale.
Kurt retira la couette et alla à la salle de bain pour prendre cette douche bien méritée. Dès qu'il entra, l'eau chaude commença immédiatement à soulager et détendre ses muscles tendus et enleva tout le stress du jour précédent. Il avait l'impression qu'il y avait un poids être levé de ses épaules et être lavé avec chaque goutte d'eau. Pendant qu'il frottait son visage, les mots de son père faisaient écho dans sa tête : Ne doute pas de ce que tu as fait pendant une seconde. Je n'ai pas vu un homme plus fort de tout mon temps à part l'homme se tenant devant moi. Son père pensait qu'il supportait tout très bien. Pour une quelconque raison, quand son père disait ça, ça ressemblait plus à un fait qu'à une opinion.
Il finit dans la douche, enroula une serviette autour de lui et jeta tentativement un coup d'oeil au miroir pour observer son apparence. Il n'avait pratiquement pas l'air aussi hagard que ces derniers jours. Les sacs sous ses yeux s'étaient assez effacés et son visage semblait immensément plus vivant qu'il ne l'était depuis des semaines. Kurt sourit légèrement et ne perdit pas plus de temps pour commencer sa routine quotidienne d'hydratation ; il pût sentir sa peau le remercier tandis qu'il l'aidait à commencer à rajeunir. Il n'avait pas réalisé combien sa peau avait commencé à devenir rugueuse avant aujourd'hui, mais ça avait du sens : pas d'hydratation guide à une peau rugueuse et sèche.
Après avoir enfilé un jean moulant, un ensemble complet avec une cravate, et ses bottes noires de combat, il avait l'impression d'être prêt à continuer enfin la journée. Il alla en bas et trouva toute la famille rassemblée dans la cuisine. Carole était devant le four en train de cuisiner quelque chose qui avait l'air de descendre du paradis, son père buvait une tasse de café et lisait un magazine de méchanique et Finn était en train de radoter le ting at the table sur la victoire de McKinley à 32-4 au football la veille.
« Bonjour, mon cœur ! » salua Carole quand elle remarqua la présence de Kurt dans la cuisine. Kurt sourit en réponse tandis qu'il allait se faire une tasse de café. Il était plus d'une heure de l'après-midi, définitivement un peu tard pour être considéré comme le matin. Il appréciait le sentiment et la possibilité d'un café.
« Comment tu te sens gamin ? » demanda Burt, levant les yeux de son magazine.
Kurt finit de verser son café et rejoint son père et Finn à la table. « Eh bien, pour avoir dormit 16 heures entières, je devrais dire que je me sens un million de fois mieux, » répondit Kurt, sirotant son café fumant.
« 16 heures ? Mince, mec ! » s'exclama Finn, les yeux écarquillés.
« Kurt avait besoin de repos, » expliqua Burt à Finn. « Je suis content de l'entendre, gamin, tu avais l'air d'être prêt à tomber hier soir et ton corps en avait besoin. »
Kurt hocha la tête en réponse. Tandis que Carole apportait des bols fumants qui avait l'air et sentait la soupe de bœuf et de légumes avec du pain fraichement fait.
« Oh mon dieu, Carole, ça a l'air tellement délicieux ! » s'exclama Kurt, surpris de l'effort que ça avait dû prendre pour le faire.
« Eh bien, tu as eu une dure semaine et puisque tu dormais toujours et que tu as manqué le petit-déjeuner, j'ai pensé que je ferais quelque chose de spécial pour le déjeuner, » expliqua Carole avec un sourire.
Kurt pris sa cuillère avec gratitude, mit une large portion dans sa bouche, et sentit ses papilles exploser.
« C'... est... fantastique, » confirma Kurt tandis qu'il prenait un morceau de pain qui était évidemment toujours frais du four. Glucides ou non, il n'y a rien comme du pain fraichement cuit. Kurt mangea en un temps record et se sentit encore mieux que quand il s'était réveillé ce matin si c'était même possible. Il avait l'impression d'être une toute nouvelle personne et prêt à accepter n'importe quel défi qui lui serait donné. La personne qu'il était hier ne ressemblait en rien à celui qu'il était aujourd'hui. Il n'arrivait pas à croire combien il s'était laissé devenir épuisé mais ça n'avait pas d'importance maintenant il avait l'impression qu'il pourrait dominer le monde.
Dès que le déjeuner fut fini, Kurt alla devant le tableau de clef et retira la clef de sa voiture. « Je retourne à l'hôpital pendant un moment. Je serai de retour un peu plus tard, » annonça Kurt.
« Tiens, chéri, j'ai emballé du pain et de la soupe pour Blaine, » dit Carole tandis qu'elle prenait les récipients du comptoir et les tendait à Kurt.
« Rappelle-toi de ce que j'ai dit hier, Kurt, » lui rappela Burt avec un air de sincérité.
Kurt hocha la tête avec un sourire reconnaissant et partit pour l'hôpital.
Dès que Kurt arriva, il se sentit un peu moins certain de lui qu'avant tandis qu'il avançait dans les couloirs déprimants qui lui étaient devenus trop familiers. Il salua l'équipe de l'hôpiral avec qui il était aussi devenu trop familier. Il sentit sa confiance s'ébranler de plus en plus avec chaque pas vers la chambre de Blaine, mais il continua de se rêptéter les mots de son père dans sa tête et il se sentit un peu plus fort. Il était une nouvelle personne aujourd'hui le Kurt Hummel d'hier avait disparu et il était prêt pour être l'épaule dont son petit-ami avait amèrement besoin.
Blaine était réveillé dès que Kurt entra dans la chambre, il trouva le plus petit assis calé dans son lit en train de lire sa vieille copie de Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban. Kurt sentit les coins de ses lèvres former un sourire. Il posa une main sur sa hanche et sourit au garçon qu'il aimait avec chaque once de son être.
« Est-ce que tu n'es jamais fatigué de lire le même livre encore et encore ? » taquine Kurt.
Blaine sursauta dès que Kurt annonça sa présence il était toujours très nerveux et était habituellement très attentif aux mouvements de la chambre, mais il avait été distrait alors qu'il lisait son livre. Dès qu'il eut identifié que les mots appartenaient à Kurt, il sourit et prit une légère respiration.
« Le Prisonnier d'Azkaban ne vieillit jamais, Kurt, » répondit Blaine avec un sourire. Ses yeux noisette brillaient avec plus de vie qu'avant qu'il n'avait été pris.
Kurt le regarda avec surprise. Blaine ressemblait exactement à l'ancien lui, à part ce rapide air de peur qu'il avait vu quand il était entré, il ne suspecterait jamais que Blaine avait traversé ce qu'il avait traversé ces derniers mois. Tandis qu'il regardait Blaine dans les yeux, il pût voir qu'il y avait toujours beaucoup plus de profondeur cachée en eux même si ça en avait pas l'air en surface.
« Si tu le dis, chéri, » répondit Kurt, masquant sa surprise tandis qu'il s'asseyait confortablement dans sa chaise habituelle. Il fouilla dans son sac en bandoulière et sortit les boites que Carole lui avait données et une cuillère. « Carole a pensé que tu pourrais vouloir une pause de toute cette nourriture d'hôpital... » expliqua Kurt, tirant le plateau pour préparer la nourriture pour Blaine.
« Aww, trop gentil. La nourriture de cet hôpital devient vraiment vieille après un moment, » répondit Blaine en prenant la cuillère de Kurt avec un sourire chaleureux et commença à manger la soupe.
« Délicieux, n'est-ce pas ? » demanda Kurt.
« Mmm, » répondit Blaine, entre des bouchées.
Kurt resta silencieux tandis que Blaine mangeait probablement le meilleur repas qu'il avait eu en une semaine. Kurt ne pût s'empêcher de sourire légèrement à combien Blaine semblait exalté de manger quelque chose qui ne venait pas de la cafétéria du rez-de-chaussée. S'il n'avait pas été attaqué à l'école, il ne serait pas forcé de manger encore cette nourriture d'hôpital. Il se sentit froncer les sourcils tandis que la pensée lui traversait l'esprit. Il avait vraiment besoin d'arrêter de s'en vouloir pour ça, mais c'était difficile. Il avait su que c'était une mauvaise idée de laisser Blaine retourner à Dalton, mais il avait permit ça quand même. Tu lui as permis d'y retourner ? Depuis quand est-ce que tu as commencé à tout contrôler ? Kurt se sentit en guerre avec ses pensées Blaine avait dû remarqué le changement d'attitude de Kurt tandis qu'il le regardait et ses lèvres reflétèrent le froncement de sourcils de Kurt.
« Est-ce que tout va bien ? » demanda-t-il, tendrement tandis qu'il posait la cuillère et amenait toute son attention sur Kurt.
Kurt ne pût s'en empêcher, il laissa échapper un rire sec, ce qui provoqua un air de confusion chez Blaine.
« Tu me demandes si je vais bien ? Je devrais te demander ça, » expliqua Kurt.
Blaine secoua la tête et prit une des mains de Kurt qui étaient posées sur ses genoux dans la sienne. « Je vais bien, Kurt. »
Kurt le regarda dans les yeux et pensa différemment. « Blaine, tu as semblé avoir fait un tour complet à 180 en une nuit. Je veux dire, ne me comprends pas mal, je suis content de te voir aussi vivant, mais ça a l'air presque trop beau pour être vrai, » admit Kurt, jetant tristement un coup d'oeil au sol carrelé. Tellement de choses pour se sentir une personne toute différente aujourd'hui. Laisser le soin à ce fichu hôpital pour sucer la vie de tous ceux qui y entraient.
Il ne regarda pas le sol pendant longtemps, parce que bientôt son visage fut relevé par l'autre main de Blaine relevant gentiment son menton.
« Hey, » dit doucement Blaine, « je vais bien, tu n'as pas à t'inquiéter. Je – je vais mieux, vraiment. »
Kurt sourit, mais c'était entremêlé d'une trace de tristesse. « Je suis content, mon cœur, mais ça a juste l'air trop trop tôt. Je sais que tu es fantastique et que tu peux faire n'importe quoi, mais c'est okay d'avoir peur. Je sais que c'était mon cas. »
Blaine sembla perdu dans ses pensées pendant un moment, ce qui permit à Kurt de continuer à parler.
« Tu n'as pas à être fort pour moi, Blaine je peux être fort pour toi. »
Blaine sourit à Kurt comme si ce qu'il avait dit était la remarque la plus idiote qu'il avait jamais entendue. « Je sais que tu peux et que que tu l'étais. Tu as été fantastique, Kurt, vraiment. Tu m'as épaté vu combien tu m'as soutenu pendant que j'étais – juste... tu n'as été rien d'autre que merveilleux, mais je vais mieux et je veux juste remettre les choses comme elles l'étaient avant que tout ça n'arrive. »
Kurt ne pût s'en empêcher, mais malgré l'admission de Blaine, il eut le sentiment que Blaine n'allait pas si mieux que ce qu'il insistait. Il n'était pas Blaine et il ne savait pas ce qu'il ressentait donc tout ce qu'il pouvait faire était supposer.
« Très bien, mon cœur. Sâches juste que je suis toujours là pour toi, que tu ailles mieux ou non. Je peux m'occuper de toi, je peux, » insista Kurt.
« Et j'apprécie ça plus que tu ne le sauras jamais, » répondit Blaine, posant la main de Kurt qu'il tenait toujours sur ses lèvres et l'embrassant doucement.
Kurt ferma les yeux à la sensation des lèvres de Blaine. Une part de lui voulait revoir l'ancien Blaine : les expressions, les mannières, tout. C'était tellement merveilleux qu'il voulait accepté l'idée que Blaine était de nouveau 100 pourcent lui-même. Il ne voulait jamais lâcher le sentiment que tout allait de nouveau bien et il ne s'était jamais senti plus égoïste.
« Tu m'as manqué, Blaine, » murmura Kurt avec une seule larme coulant le long de sa joue. Il ferma les yeux tandis qu'il se perdait dans la sensation de la main de Blaine dans la sienne. Il pensa qu'il avait dit ça pour lui-même, mais quand il entendit Blaine répondre, il réalisé qu'il l'avait dit à voix haute.
« Je suis là et je ne vais nulle part, Kurt. Je te promets que je ne te quitterai plus jamais. »
