merci , un Enorme Merci à celles qui ont suivis cette histoire et surtout pour celles qui ont laissé quelques mots. Une satisfaction qui me pousse toujours plus loin pour écrire de nouvelles aventures

Bon, je me suis fait un petit plaisir dans cet épilogue, plus aucune chance de me faire changer, n'est-ce pas? Quand on est fan de Star Trek, on le reste jusqu'au bout! J'espère que vous comprendrez le clin d'œil…
Attention âme sensible, pas de sexe mais le plus beau miracle de l'homme en direct pour vous. Hommage à tous les papas et les mamans qui ont vécus déjà ces instants magiques. Pour les autres, je vous explique pas comment ont fait…vous le découvrirez bien un jour!
Ceci dit, je, moi enfin Spockette ou T'Pau puisque vous me connaissez sous ces nom! Pas de bol, hein!
Je tiens à vous prouver, encore une fois que malgré le marasme émotionnel où HH veut nous faire sombrer. IL est hors de question que JE le laisse couler notre super Equipage. Je résisterai, Vous résisterai avec moi. Quelque soit l'issue de cette fin de saison, nous devons continuer à défendre Notre Booth et Brennan à NOUS. ( et la déception que je peux déceler en ce début de saison 7) Foi de Spockette! Je compte sur vous les filles. Celles qui me lisez et celles qui écrivent aussi. Ne nous laissons pas gagner par la lassitude. A cœur vaillant rien d'impossible et zut, nous sommes toutes pareilles. Pour nous fans française mais aussi vous des pays lointains qui venez sur ce site. Un seul mot d'ordre: on a pas de pétrole mais ont a des idées! Alors HAUT LES CŒURS!

Épilogue

- Booth!
Comme souvent la journée avait commencé par un appel téléphonique nous demandant de nous rendre sur une scène probable de crime. Nous nous étions préparés mais ma compagne ne semblait pas dans son assiette ce matin.
- Si tu préfères, j'y vais seul et j'amène tout au labo…
- Bien sûr que non, Booth. Ce doit être juste ce Tagine qui ne passe pas. Arrête donc de t'inquiéter pour rien. Me répondit Bones en m'appliquant un léger baiser aux coins des lèvres.
- Comme tu veux. Tentant maladroitement de respecter son espace vital mais je la trouvais tout de même pâlotte.
Elle était penchée sur les restes et commençait son examen lorsque je la vis se relever précipitamment, une main plaquée sur sa bouche. Elle courut presque pour s'isoler devant les gars surpris de l'équipe qui nous accompagnait. A peine le temps de la rejoindre et d'assister impuissant à son malaise, elle se redressa, des larmes au fond des yeux, me fixant avec une intensité qui me troubla puis son visage s'illumina comme des milliers de soleils. Ses prunelles avaient revêtu un bleu magnifique, pleins d'une lueur inespérée.
Je la contemplais sans oser comprendre ce qu'elle tentait de m'avouer silencieusement.
- Tu crois que…Essayais-je de demander la voix mal assurée.
Son sourire, ses yeux, le teint rosé qu'avait prit ses joues, firent bondir mon cœur dans ma poitrine. Je m'élançais vers elle pour la serrer dans le creux de mes bras, frissonnant d'excitation.
Juste quelques jours plus tard, nous avions la confirmation que Bones, ma Bones, portait dans son ventre ce bébé qu'elle espérait maintenant depuis des mois. Notre bébé. Un bébé à nous deux.

Bien que cette grossesse se passa à merveille malgré les nausées, les petits malaises, l'impression pour Bones de se muer au fil des mois en une « otarie ventripotente » c'était ses mots, je devenais de plus en plus fou de son ventre qui s'arrondissait merveilleusement, de sa poitrine qui s'épanouissait encore plus. Bones était transfigurée, ce sourire énigmatique qui couvrait ses lèvres lors de sa première grossesse était revenu mais mille fois plus flamboyant et cette fois j'étais le responsable de son secret. La première échographie, le premier examen, la première fois où le bébé bougea sous mes paumes m'ouvraient à une expérience exceptionnelle dont je ne voulais absolument rien louper. Cet événement nous le vivions à deux, jour après jour. J'avais tout raté avec Parker même sa naissance et aujourd'hui je pouvais voir grandir cet enfant, notre enfant. Mon fils était fou de joie lui aussi, non seulement il avait retrouvé son docteur Bones mais nous allions lui donner aussi une petite sœur ou un petit frère, bien que secrètement j'espère un fils, comme celui de mon rêve comateux mais une petite fille qui ressemblerait à sa mère me réjouirait tout autant. Bien sûr les fouines étaient aux petits soins pour elle en mon absence et ça l'exaspérait quelques fois mais finalement tout se passait à merveille.

Nous étions à la maison, à discuter au salon en buvant un café avec nos amis, Camille, Angéla, Jack et leur petite Kate qui dormait dans la chambre. Ils étaient venus prendre des nouvelles de Bones en congés maternité, et qui naturellement l'avait réduit au strict minimum.
Alors qu'elle voulu se relever avec difficulté du sofa pour resservir. Nous la regardâmes amusés.
- Vous trouvez ça drôle? Nous demanda Bones faussement fâchée. J'ai l'air d'une baleine échouée sur ce canapé. Fit-elle en tentant de s'en extraire.
- Avec ta chance, à peine accouchée, tu retrouveras ta ligne de jeune fille. Lui rétorqua en riant Angéla qui attendait un nouveau petit Hodgins.
Une heure plus tard alors que nous étions en plein fou rire, je tournais la tête vers ma compagne qui semblait retenir sa respiration.
- Hé, ça va, Bones, chérie? Demandais-je inquiet tout à coup. Elle souffla encore une deux fois avant de relever les yeux sans certitude.
- Non. Répondit-elle avec un regard de petite fille qui voudrait donner le change mais semble dépassée.
- Ok Brenn, regarde-moi. Que tu le veilles ou non, c'est le moment. Ce bébé veut sortir même si tu es morte de trouille, c'est la dernière ligne droite.
- Quoi? Angéla, vous pensez que Bones va…je ne pus aller au bout de ma supposition, une boule s'étant formée dans ma gorge.
- Ben oui, sexy boy, qu'est-ce que vous croyez? Que ce bébé va se téléporter dans son berceau sur un claquement de doigts. Nous fit l'artiste en levant les yeux au ciel. - Je vous explique où vous avez déjà oublié les séances de préparation à l'accouchement. Vous savez que ces deux là font la paire! S'amusa-t-elle en prenant Camille et Hodgins à témoin.
Et comme un seul homme, nous étions partis pour les urgences à onze heures du soir.
Le jour pointait mais Bones était de plus en plus fébrile à mesure que les contractions s'intensifiaient et se rapprochaient. Moi j'avais l'impression de vivre un cauchemar, je voyais la femme que j'adorais se torde de douleur et j'étais planté là à lui tenir la main, impuissant. Chaque fois qu'une sage femme examinait ma compagne, on me faisait sortir et j'en profitais pour aller voir nos amis dans la salle d'attente, reprendre mon souffle, boire un café. Bien qu'ils me rabâchent que tout allait bien se passer, je devenais de plus en plus tendu. C'est une chose d'aller assister avec les autres gars à ces cours préparatoires mais être confronté à l'événement lui- même, c'était une autre histoire. Là aucune répétition, pas moyen de la refaire si on ratait son coup, le travail continuait inéluctablement. Hodgins jouait les cakes pour une fois, lui était déjà passé par là.
-Allez Booth, ça ne devrait plus être long maintenant. Me fit Angéla en souriant. - La prochaine fois que vous passerez cette porte, le bébé sera là.
J'y retournais pour découvrir Bones paniquée, retenant difficilement ses cris de douleur, tout s'était accéléré en mon absence. Mon cœur palpitait à cent à l'heure.
C'est de voir ses mains, si fines et pleines de dextérité habituellement qui me fit une peur bleue. Elles étaient totalement déformées et Bones était incapable de s'en servir. Elle semblait au bord de l'évanouissement, totalement épuisée.
- Ok, pas d'affolement. Nous dit l'obstétricien en franchissant la porte. Il jeta un œil expert sur la future maman. - Préparez une perfusion de glucose pour notre petite dame tandis que la sage femme s'affairait rapidement. - C'est juste impressionnant mais ce sont les mains de l'accouchée. Juste une hypoglycémie passagère dû au stress et à l'effort. Monsieur, on va avoir besoin de vous puisque que votre compagne est dans l'incapacité de se tenir, vous aller la replacer.
Je le regardais horrifié et perdu, incapable de répondre. Mes oreilles bourdonnaient.
- Oh non, non, non. On tombe pas dans les pommes, mon gars, on n'a pas le temps de s'occuper de vous. Ajouta-il en me voyant pâlir.
- A nous deux! En reportant son attention sur sa patiente. - On inspire à trois et on pousse. Alors que les traits de ma compagne se crispaient de nouveau. Poussez, poussez, poussez.
J'aidais sans savoir si je faisais bien, j'étais à la ramasse, je calquais ma respiration aux deux autres. Encore quelques secondes, je retombais à bout de souffle, les poumons en feu, à plat comme un soufflé qui sort du four.
Bones, ma petite guerrière courageuse. Après quelques minutes de panique, la perfusion sembla agir, ses doigts retrouvaient toute leur agilité. Elle me serra la main, plongeant la chaleur de ses yeux dans les miens, confiante malgré la douleur qui s'annonçait à nouveau.
- A la prochaine, cette fois c'est la bonne. Prêt? Il nous regarda tout les deux et sans attendre …On inspire et … on pousse allez, allez, poussez poussez poussez, encore , encore, encore , encore et… un cri vint nous surprendre en plein effort. Comme une plainte minuscule. J'étais carrément en apnée et j'allais tourner de l'œil. Moi un agent spécial du FBI, un soldat. Le médecin avait entre ses mains la plus belle créature qu'il m'avait été donné de voir.
- Un petit garçon. Vous voulez couper? Demandant-il en me tendant une paire ciseaux.
Les mains tremblantes, j'approchais de la zone entre les deux clampes, troublé, ému, bouleversé. Un clac et mon fils, notre fils était délicatement posé sur le ventre de sa mère. Il levait déjà sa tête pour fixer le regard d'azur qui l'avait porté neuf mois. Bones sourit en sueur et épuisée mais fascinée par le petit être qu'elle avait sentit grandir jour après jour. Elle se tourna vers moi tellement belle, tellement courageuse et merveilleuse que je laissais enfin mes larmes sortir sans retenue. D'un geste délicat, ma femme caressa ma joue, toute aussi émue pour m'attirer vers son visage. Ses lèvres chaudes se posèrent sur les miennes amoureusement et animés d'une assurance nouvelle.
- Tu m'as donné le plus beau bébé du monde. Je t'aime.
Bien que le geste soit instinctif lorsque j'approchais ma main pour effleurer ses tout petits doigts, mon garçon s'en saisie avec une force remarquable. Bones fit de même avec sa main pour unir cette nouvelle famille au cœur de cette bulle que nos regards avaient créé pour cet instant magique.
Plus tard alors qu'on les préparait tous les deux pour les monter dans la chambre, j'annonçais à mes amis la naissance de Michaël, Hank Booth Brennan. J'étais l'homme le plus chanceux, le plus heureux, le plus comblé de la terre. Après des années à se chercher, à se déchirer, notre Amour avait su résister à tous les obstacles et s'était enfin libéré de ses chaines. Nos cœurs avaient gagné sur la raison. Bones m'aimait, je l'aimais et elle venait de me donner notre premier fils.