Pour tous ceux qui pensent que je suis sadique avec Hermione vont me tuer mais je vous promets que ce n'est pas exprès...

J'essayerais de ne plus me venger sur la brune dorénavant


Chapitre 21 : La promesse

Thomas ne se lassait pas de relire la missive.

COLLEGE POURDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE

Directeur : Séverus Rogue

Cher M. Howell,

Nous avons le plaisir de vous informer que bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et des équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.

La rentrée est fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.

Veuillez croire, cher M. Howell, en l'expression de nos salutations distinguées.

Millicent Bulstrode

Directrice adjointe

L'enfant n'en revenait toujours pas. Il avait voulu immédiatement renvoyé la confirmation mais Drago l'avait ralenti en lui rappelant qu'il lui restait encore cinq mois et qu'il fallait également quelques papiers administratifs. Ils avaient aussi fallu que Ginny et Hermione combinent leurs efforts pour qu'il accepte enfin d'aller se coucher.

-Les garçons, il est l'heure de se lever, annonça Hermione. Tu es déjà réveillé Thomas, remarqua-t-elle.

La jeune femme s'installa sur son lit.

-Tu as dormi au moins ?

-Non, répondit-il honteusement. C'est grâce à Drago si je vais à Poudlard, n'est-ce pas ?

-Non, c'est parce que tu es un sorcier.

-Oui, mais je ne suis pas un "bon" sorcier.

-Qu'est ce que tu entends par un "bon" sorcier ?

-Ba un….

L'enfant hésita mais poursuivit.

-Un sang pur comme Drago tu vois. Tu sais ma maman était une sang de bourbe.

-Je suis sur que tu es un "bon" sorcier.

-Excuse-moi.

-De quoi ?

-De t'avoir dit que tu n'étais pas une "bonne" sorcière.

Hermione sourit.

-C'est pas grave mon bonhomme, je comprends, dit-elle avant de l'enlacer affectueusement.

-Bon, et si on réveillait la marmotte qui te sert de camarade de chambre.

L'enfant acquiesça et tous les deux se jetèrent sur le paresseux qui fut surpris par cette opération "chatouille".

Avant de partir à l'école, Thomas alla demander un grand service à Hermione.

-Est-ce que tu peux garder ma lettre, je ne veux pas l'emmener à l'école.

-Pourquoi tu ne la laisses pas sur ton bureau ?

-Parce que….

-Parce que tu as peur qu'ils viennent la reprendre ?

Il n'osa répondre.

-Thomas, ils ne vont pas te la reprendre, je te le promets.

L'enfant sembla soudain revivre et alla mettre son trésor au fond de son tiroir à chaussette.

Hermione et Ginny savouraient la quiétude de cet après-midi de février, les enfants étaient à l'école et Molly faisait la sieste.

-Ginny.

-Oui.

-Je m'inquiète pour Thomas.

-Hermione, tu le reverras ton amoureux… ironisa-t-elle.

-Arrête, c'est sérieux. Il craint que… qu'on ne l'accepte plus à Poudlard à la rentrée.

-Je m'en doutais, mais il ne faut pas qu'il s'inquiète, il va vraiment y aller.

-Oui mais…

-On a prévu d'aller sur le chemin de traverse samedi avec les enfants pour faire quelques achats pour Poudlard, comme ça il prendra conscience que tout cela est bien réel.

-Je te remercie.

-Mais de rien, c'est mon enfant.

L'esclave se sentit gênée.

-Je sais que tu ressens la même chose pour lui et ça ne me dérange pas. Deux mamans adoptives ne remplaceront jamais une vraie mère.

Hermione la remercia pour ses dernières paroles.

-Pourquoi tu peux pas venir ? demanda Thomas à Hermione.

-Ginny te l'a déjà expliqué, je suis une esclave.

-Mais des fois, tu vas raire des courses.

-Oui mais je ne vais pas me balader… et j'aime pas sortir, tu me comprends.

-Oui, mais Drago nous a promis qu'on irait manger une glace, ronchonna-t-il.

-Je suis vraiment désolée Thomas.

-J'en ai marre que tu sois une esclave, souffla-t-il avant de partir rejoindre les autre et d'aller faire ses emplettes.

Winzy et Dobby avaient, quant à eux, décidé d'aller se balader dans les environs. Les deux elfes respiraient le bonheur depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Dobby lui avait d'ailleurs gracieusement proposé une place dans son lit qu'elle avait accepté bien qu'honteuse.

Hermione avait donc la maison pour elle et profitait de ce moment de calme pour lire un des livres que Ginny lui avait offerts. Aux environs de dix sept heures, on frappa à la porte.

-Bonjour.

-Bonjour, je souhaiterais voir Drago Malefoy s'il vous plait.

-Je suis désolée mais il est absent aujourd'hui. Repassez un autre jour, dit-elle en refermant la porte.

-Attendez, la héla-t-il en bloquant la porte. Je peux peut être l'attendre.

Son regard n'indiquait rien de bon.

-J'aimerais que vous partiez s'il vous plait.

-Tu aimerais ? Depuis quand ce que veut une esclave a de l'importance.

Hermione commença à paniquer mais n'eut pas le temps de comprendre qu'il se jetait déjà sur elle.

Quand toute la tribu arriva dans la cour, ils entendirent les cris d'Hermione.

-Restez-là, ordonna Drago qui se précipita vers la maison et trouva son collègue en train d'essayer de violer Hermione.

-LACHE-LA CONNARD, cria-t-il avant d'extirper le violeur de sa victime et de le foutre dehors.

-Et ne mets plus les pieds ici.

-Oh ça va si tu n'es pas prêteur.

-Je vais t'en foutre du prêt, cria-t-il en le frappant violemment.

Comprenant tout de suite la situation, Ginny demanda aux enfants de patienter dehors et se précipita dans la demeure. Quand Ginny lui passa dans le dos, il remarqua la présence des enfants et relâcha le violeur.

-Allez casse toi connard.

Il rentra ensuite dans la maison et trouva Ginny près de la table sur laquelle Hermione était tétanisée.

-Je vais la mettre dans sa chambre pas la peine que les enfants la voit dans cet état, murmura Drago à sa femme mais celui-ci ne fut pas rapide car Thomas venait d'entrer.

-Hermione, qu'est ce qu'elle a ?

-Rien mon bonhomme, elle est fatiguée, Drago va la coucher.

Alors qu'il s'approchait de l'esclave, celle-ci se mit à paniquer.

-Hermione, c'est moi, Drago. Je vais t'emmener en haut pour que tu te reposes. D'accord ?

La jeune femme acquiesça faiblement. Il l'emmena ensuite dans sa chambre suivi par le petit garçon.

-Thomas reste ici, ordonna Ginny qui appela ensuite les enfants qui attendaient toujours dehors.

-Mais…

-Il n'y a pas de mais Thomas et aide moi avec les petits s'il te plait.

L'enfant obéit se qui rassura Ginny car ça lui changeait les idées.

Quand tout le monde fut couché, Thomas se releva et se dirigea vers la chambre d'Hermione.

-Hermione, murmura-t-il, c'est moi Thomas. Tu dors ?

Tout doucement, l'enfant s'approcha du lit de la jeune femme et s'installa sur le bord du lit. Se sentant en confiance, Hermione posa sa tête sur les jambes de l'enfant.

-Je te protègerais maintenant, je te le promets… Et un jour, tu seras libre Hermione.


Prochain chapitre : Jalousie