Contes d'un Shinigami et son Zanpakuto

Disclaimer: Les personnages de Bleach appartiennent à Tite Kubo, pour le meilleur comme pour le pire.

Thème: « Force Morale »

Booon, toutes les semaines, toutes les deux semaines... Ça va, ça se tient encore? Je ne pense pas m'étaler plus que ça pour le moment. Promis.

Merci à tout ceux qui ont pris le temps de jeter un coup d'œil au dernier chapitre,

Et en espérant que celui-là vous plaise aussi,

Bonne lecture!


« Fortitude »

S'il n'y avait quelque chose qu'il ne pouvait nier, c'était bien qu'Hisagi était fort.

Oh, bien sûr, il ne l'avouerait jamais au concerné -il n'avait aucune envie de le conforter dans son idée stupide qu'il se suffisait à lui-même et que lui, Kazeshini, était inutile.

Son shinigami était fort, mais ce n'était pas nouveau. Il n'était pas vice-capitaine pour rien, surtout quand on savait qu'il s'obstinait à se battre avec une épée enchaînée.

Et pourtant il était faible, si faible, lâche face à sa peur, face à lui-même, et lui montrait les dents et ricanait, enfonçant ses doigts dans cet interstice pour l'agrandir encore, encore.

Il remuait le couteau dans la plaie avec joie, ne s'en privait pas, mais son maître borné l'ignorait et encaissait jusqu'à ce qu'il atteigne son point de rupture -et c'était ça, un combat de volontés, et il savait pertinemment en s'y lançant qu'il n'y avait que très peu de chances que lui gagne, pourtant il continuait sans relâche.

Abandonner aurait été s'effacer lui-même, et le suicide n'était pas une option qu'il envisageait.

Peut-être qu'un jour, la carapace craquerait et il se retrouverait à maudire ses actions passées -mais, et alors? Ressasser le passé était futile, seul le futur comptait.

Parce que dans ce monde il fallait se battre pour survivre et qu'Hisagi ne l'avait toujours pas intégré -il le pensait, croyait avoir compris, mais lui savait mieux-.

Et lorsque les lumières s'éteignaient son maître perdait la face, et il pensait, pensait trop, se remémorait sa faiblesse et la trahison, sans jamais faire un pas pour la quitter.

Il fuyait et il était lâche même s'il se voilait la face, mais lui, de l'autre côté, ne le savait que trop bien -c'était ce qu'il était aussi, après tout-.

C'était ce qu'ils étaient.

Leur force n'était qu'une grosse mascarade, mais il la jouait à merveille.


Les 20 sont atteints officiellement! Wouhou! Multiplions ça par 5 fois et c'est bon, on a le total des thèmes. Tranquille, n'est-ce pas?

J'espère que vous avez apprécié cette lecture, comme toujours,

Et à bientôt!

Zyloa