Hey, hey, hey! Salut! Wow, ça fait un bail, non?
Comment allez-vous mes lecteurs? J'espère que tout se passe bien pour vous! Personnellement, je prépare une rentrée qui s'annonce chargée. Bon, déjà que je publie rarement, je pense que ça va pas vous changer grand chose... Quoiqu'il en soit, je ferai de mon mieux pour continuer d'écrire, tout simplement parce que c'est quelque chose que j'aime, et si ça peut en plus faire plaisir à d'autres gens, je suis comblée.
Mais avant tout, je tiens à remercier sincèrement tous les lecteurs qui continuent de suivre cette fic, de l'ajouter à leurs favoris, de laisser des reviews, au bout d'autant de temps et alors que mon rythme et aussi lent. C'est incroyablement encourageant et ça me fait chaud au cœur de voir que malgré mes défauts, mon travail est apprécié! Un grand merci à vous, c'est grâce à vous que je continue! Je vous aime trop, vous êtes géniaux!
Après cet élan d'affection, je redeviens sérieuse, huhu. Voilà le chapitre 21, oui oui! Le précédent était un chapitre "bonus" concernant un personnage particulier, donc passons ; mais les chapitres relatant les événements d'une seule et même journée, alors qu'ils ont été étalés sur près d'un an d'écriture... Je vous fais un résumé de la "journée" précédente avant de vous replonger dans le bain... Je pense que ce sera plus facile à suivre.
Dareios, peu après l'annonce de son mariage avec la princesse Nefertari Vivi, envoie Hana chercher un colis en ville. Elle est accompagnée de Jonas, garde du corps de Dareios, chargé de la protection de son esclave. Jonas s'éloigne un instant de Hana car un incendie s'est déclaré un peu plus loin. Ces quelques minutes suffisent à Hana pour se mettre à dis un marchand malhonnête. Hana s'en sort grâce à un homme prénommé Nathan, qui la guide dans les souterrains et les catacombes de Marie-Joie pour la ramener auprès de Dareios.
De son côté, Dareios découvre par hasard un interrupteur secret dévoilant une cachette dans la cheminée de sa chambre. Il s'y penche pour voir ce qui s'y cache, mais il est interrompu par quelqu'un frappant à sa porte. Jonas entre alors et lui avoue qu'il ignore où est Hana. Dareios, furieux, sort de sa chambre et va prendre l'air. C'est à ce moment là qu'Hana et lui se retrouvent.
Dareios l'emmène jusqu'à sa chambre, où Hana lui explique tout ce qu'il lui ait arrivé. Dareios lui révèle alors la contenance du colis qu'il lui a demandé de s'agit d'un collier qui appartenait à sa mère, Eurydice, une femme mystérieuse dont le corps ne repose pas auprès des autres Dragons dans la crypte, mais sur une île vierge de Grand Line. Le jeune homme montre alors à Hana d'autres bijoux qui appartenaient à Eurydice. Il s'attarde en particulier sur une bague ornée d'une opale unique en son genre, l'Océanide, qui semble renfermer l'océan lorsqu'elle est traversée par la lumière. Hana lui avoue alors qu'elle connait cette pierre pour une bonne raison : l'Océanide vient de chez elle.
Voilà, j'espère avoir fait un résumé assez complet, mais pas plus long que ce chapitre... Ce serait triste, huhu.
Voici donc le 21ème chapitre, et j'espère vraiment qu'il vous plaira! Merci si vous avez déjà lu jusque ici, et bonne lecture!
Chapitre XXI
Les mines d'opales
Dareios était abasourdi. Non pas parce qu'il venait d'apprendre d'où venait Hana, mais plutôt parce qu'il venait de se rendre compte qu'il ne savait rien d'elle. Absolument rien − pas même son nom. Et jusqu'à présent, il n'y avait même pas fait attention. Comment avait-ce été possible ?
« De chez toi ? s'exclama-t-il.
— Oui, sourit Hana. Cette pierre, elle vient de chez moi. Je viens de l'île d'Héméra.
— Sur South Blue ?
— Exactement. »
Un détail frappa alors Dareios. Une image auparavant floue s'éclaircit dans son esprit.
Plus d'une fois, en entrant dans sa chambre, il l'avait surprise à observer l'horizon. La fenêtre était orientée plein Sud, et il s'imaginait qu'elle contemplait la mer sous le soleil du Midi. Mais peut-être était-ce son océan natal qu'elle cherchait au loin ces jours-là ? Sa maison, son foyer, pensa-t-il. Depuis le début, c'était ça qu'elle cherchait.
Dareios regarda la bague qu'il tenait encore dans les mains, et alla la remettre dans son coffret. Il revint vers Hana pour fermer la fenêtre et, les yeux clos, posa son front chaud contre le verre glacé. Cela lui fit un bien fou. Il était épuisé.
La jeune fille lui demanda s'il se sentait bien et il ouvrit les lèvres pour lui répondre : rien ne sortit. Qu'aurait-il pu lui répondre après tout ? Aujourd'hui, j'ai appris que j'allais me marier, puis j'ai découvert un interrupteur secret dans ma chambre, et dans la foulée mon unique servante a disparu dans la nature avec un précieux bijou pour réapparaitre en plein milieu du jardin, comme un fantôme, quelques heures plus tard... Mais à part ça, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Hana, sans doute parce qu'elle avait mal interprété son silence, baissa la tête et fit quelques pas en arrière. Elle soupira en s'éloignant :
« Je devrais vous laisser dormir, vous…
— Non ! s'exclama-t-il un peu trop brusquement, lui saisissant le poignet. Non, attend… Tu voudrais bien me parler de toi ?
— De moi ? »
Elle sembla prise au dépourvu. Évidemment qu'elle l'est, imbécile ! se gronda-il.
Sa question était étrange, et un peu fortuite a une telle heure de la nuit. Pour l'inciter à parler, il lâcha son poignet pour sortir une clé de sa poche. Il l'inséra dans la serrure du collier de la jeune fille, et un cliquetis se fit entendre. Tandis que son maitre s'affairait sur son cou, Hana hésitait :
« Il n'y a pas grand-chose à raconter… Je ne suis pas…
— S'il-te-plait Hana, la coupa-t-il en achevant d'ôter son collier. Toi tu… Tu sais qui je suis, tu connais la moindre de mes habitudes de vie, mais moi… Je ne connais que ton prénom. Et puis, tu as évoqué ton frère plus tôt, dans l'après-midi. Parle-moi de lui, de ta famille. De là où tu as grandi. »
Dareios la vit rougir et se mordre la lèvre, gênée. Il posa le collier sur une étagère de la bibliothèque, et Hana retourna s'assoir sur la chaise devant le feu de la cheminée, frottant sa nuque endolorie. Elle s'assit en soupirant.
« Notre nom, commença-t-elle, à mon frère et à moi, c'est le nom de notre mère : Itō. Je m'appelle Hana Itō. »
Elle sourit, les yeux perdus dans la danse des flammes de l'âtre :
« Ça ne sonne pas très bien, mais je l'aime beaucoup quand même. Mon frère, c'est Haruto Itō. Quand mes parents sont venus s'installer sur Héméra, il avait à peu près quatre ans… Puis je suis née peu après.
J'ai grandi en périphérie d'un village qui s'appelle Carmé, vers le centre de l'île. Je vivais avec ma mère, mon frère, et mon grand-père maternel. On avait une petite ferme avec des vaches, quelques chevaux, et on avait surtout une grande oliveraie. Les parents de ma mère étaient oléiculteurs. Tout autour, il y avait des champs de céréales, des vignes… En été, on s'y planquait pour jouer à cache-cache avec les autres enfants du village. Du sud au nord-ouest de l'île, il y avait une grande forêt. On allait s'amuser là-bas assez souvent. »
Elle s'abstint de lui dire que, une fois plus âgée, elle irait là-bas pour chasser afin de subvenir à ses besoins.
« J'adorais les sous-bois. La lumière, l'odeur, les bruits… Je donnerais beaucoup pour passer cinq minutes de plus dans la forêt d'Héméra. Les forêts sont toujours un peu mystiques, et celle-ci avait donnée naissance à beaucoup de légendes, sur l'île. Des fées, des créatures habitant les rivières, des arbres qui parlaient… J'étais persuadée que c'était vrai, mais qu'ils ne se montraient pas pour ne pas me faire peur…
Au nord de cette forêt, quand on s'approchait des montagnes, il y avait des mines de charbon désaffectées. Elles n'étaient plus en fonctionnement car on avait trouvé des mines d'opales, un peu plus loin. Celles-là même d'où vient l'Océanide, la pierre de votre bague. Alors, avec Haruto, on allait parfois traîner près des vieux crassiers, les gros tas de charbon, et on jouait aux explorateurs. Quand on revenait, Maman nous grondait à cause nos vêtements sales. »
Sa voix se fit fragile, sur la fin de sa phrase. Une boule s'était formée dans sa gorge, et après un temps d'arrêt, sous les yeux fascinés de Dareios, elle reprit :
« J'en viens donc aux montagnes elles-mêmes. Tout au nord, c'était les hautes montagnes. On les surnommait les "Hautes Terres". Ça aussi, c'était un endroit sublime. Les hivers y étaient froids et les étés très frais, et sur les sommets la neige persistait toute l'année. Entre les montagnes, il y avait des vallées profondes, qu'on appelait "glen", et des grands lacs d'eau douce. Haru m'a beaucoup répété que ces vallées ont été creusées autrefois par d'immenses montagnes de glace.
En parlant de vallée… Au sud de la forêt, sur la côte, se dessinait une large plaine, entrecoupée de quelques petites collines, rondes comme des ballons. Elles s'appelaient les "venteuses", parce qu'elles étaient sans cesse balayées par le vent de la mer. Et là-bas, entre quelques petits villages, se trouvaient une dizaine de moulins grâce auxquels on obtenait de la farine et de l'huile. C'est à cet endroit que j'ai appris à monter à cheval. »
Dareios haussa les sourcils, surpris :
« Tu sais monter à cheval ?
— Bien-sûr, lui sourit-elle. Depuis que j'ai six ans. J'aime beaucoup les chevaux, et j'adorais l'équitation. »
Pensif, le jeune homme regarda le ciel nocturne à travers le verre froid de la fenêtre. Non, vraiment, il ne savait rien d'elle, et cela lui fit mal au cœur. Sans détourner les yeux de la lune bleutée, il poursuivit :
« Et à l'est ? Tu m'as parlé de l'ouest, du nord, du sud… Mais à quoi ressemble l'est d'Héméra ?
— Vous n'êtes pas lassé de mes histoires ? rit doucement Hana.
— S'il te plait. Tu racontes bien les histoires. »
Hana soupira longuement, émue de se replonger ainsi dans sa mémoire, et reprit son récit :
« À l'est de l'île, il y avait la grande ville, Nikaia. On y allait tous les jours pour l'école, jusqu'à mes six ans. Le chemin n'était pas trop long, une vingtaine de minutes, tout au plus... Et dans cette ville, il y avait un port gigantesque. Ah, le port et ses navires… Avant de rentrer à la maison, chaque après-midi, mon frère et moi allions les contempler. On se disait qu'un jour on serait des corsaires aux services du gouvernement, sans peur et sans reproches. On voulait être ce que notre père avait été. »
Elle hésita.
Hana ne parvenait pas à parler de son père ou de sa mère, de son frère, de ce qu'ils étaient devenus. Quand elle pensait à eux, son estomac se tordait dans son ventre, et c'était tout son être qui la suppliait de ne pas remettre sur table les douleurs du passé.
« Ton père travaillait pour la marine ? demanda Dareios.
— Une prochaine fois, lâcha la jeune fille en se penchant vers la cheminée, réchauffant ses doigts.
— Pardon ?
— Je vous parlerai de ma famille une prochaine fois. Navrée. »
Dareios hocha doucement la tête, le regard vague.
« Puis-je te poser une dernière question, Hana ? »
Elle se redressa et le fixa longuement de ses yeux fatigués et cernés, approuvant silencieusement. Sans lâcher son regard, Dareios s'avança pour s'agenouiller auprès d'elle.
« Quand es-tu née ?
— Le trente-et-un décembre mille-cinq-cent-deux, monsieur, lui répondit-elle avec un ton solennel.
— Alors… Tu auras seize ans le mois prochain ?
— Oui, exactement. »
Et elle lui sourit.
Un sourire si franc, si doux sur son visage épuisé d'enfant battue, que Dareios sentit son cœur se réchauffer. Alors, il fit quelque chose que lui-même, plus tard, mettrait sur le dos de la fatigue qui le terrassait ce soir-là.
Il posa une main sur la joue de la jeune fille et, prit d'un incroyable élan d'affection, déposa un long baiser sur son front.
Hana tressaillit un instant, surprise, mais ne le repoussa pas et quand il se redressa, elle fermait les yeux, un air serein suspendu au visage.
Elle s'endormait.
Dareios étouffa un rire. Il resta là quelques secondes, planté devant elle, le sourire aux lèvres, amusé de la voir sombrer aussi vite dans le sommeil.
Il alla jusqu'à son bureau, et contempla les deux coffrets à bijoux. Il les saisit et alla les ranger à leur place, dans la garde-robe. Quand il revint dans la chambre, la tête d'Hana tombait sur son épaule droite : elle dormait profondément, désormais. Lui aussi était épuisé, mais il n'arriverait pas à dormir, il le savait. Trop de choses s'empresseraient de lui torturer l'esprit, à peine aurait-il fermé les yeux.
Dareios réfléchit un instant, puis s'approcha du corps endormi de la jeune fille. Silencieusement, il se pencha sur elle, passant un bras sous ses épaules et l'autre sous ses genoux, afin de la ramener délicatement contre lui et de la soulever – et, bon sang, elle était anormalement légère. Le jeune homme la déposa finalement sur son lit avec tout le soin et toute la douceur qu'on accorderait à un oiseau blessé. Perdu dans ses pensées, il ramena la couverture sur le corps frêle de Hana.
Aussi silencieusement qu'il le pu, Dareios ferma les rideaux de la fenêtre. Son regard alla alors en direction de la cheminée, où le feu crépitant réchauffait l'air.
Il est temps de voir, pensa-t-il, ce qui se cache là-dedans.
Plus tôt dans la soirée, il avait découvert une étrange cachette, lorsque le dessus de la cheminée – une planche d'ébène – s'était soulevé comme le couvercle d'un coffre. Il eut un dernier coup d'œil en direction de la jeune fille sur son lit, comme pour s'assurer qu'elle dormait vraiment, et s'approcha à pas de loup de la cheminée. Il s'accroupît devant l'âtre, la chaleur des flammes lui rosissant les joues, et il posa la main sur la tête d'une des deux sculptures féminines ornant la pierre. Dareios fit basculer vers l'avant le visage de la nymphe taillée dans la cheminée. Un son rauque résonna dans la pièce, suivi d'un claquement. Le jeune homme leva les yeux.
La planche d'ébène s'était soulevée, comme quelques heures auparavant.
Il se leva et, pour la seconde fois, vérifia qu'Hana dormait bien. Elle n'avait pas bougé d'un pouce, et il entendait sa respiration lente.
Désormais rassuré, Dareios prit une longue inspiration et plongea la main dans le passage ouvert. Ses doigts rencontrèrent bien vite une surface rêche et quelque poussiéreuse. Il laissa glisser sa main le long de l'objet et, lorsqu'il trouva une prise, l'agrippa.
Un sourire en coin se dessina sur des lèvres.
Il sortit l'objet en prenant soin de ne faire aucun bruit, et le contempla, satisfait.
C'était un livre, petit mais épais, à la couverture de cuir blanc gravée de courbes et d'arabesques abstraites, tenu fermé par un ruban doré. En fait, il semblait à Dareios que c'était un carnet manuscrit. Il défit le ruban et, jetant un énième regard en direction d'Hana, alla s'assoir à son bureau, allumant une chandelle. Il feuilleta très rapidement l'ouvrage, faisant glisser les pages entre ses doigts, et constata que l'écriture – à la plume noire – évoluait au fil du récit.
C'est un enfant qui l'a écrit, déduit-il aussitôt. Une jeune personne. Sur plusieurs années.
Alors il revint à la première page et décida d'entreprendre la lecture de sa découverte, se disant que cela l'aiderait peut-être à trouver le sommeil.
Malheureusement pour lui, ce que Dareios lut cette nuit-là ne lui apporta pas le sommeil.
Non, bien au contraire, cela lui promit de nouvelles nuits blanches. Et il le comprit dès que ses yeux se posèrent sur la première phrase.
« Je suis la princesse Eurydice, fille d'Antipater, et c'est à moi qu'appartient ce journal. »
Bordel, c'est quoi ce délire ?
Dareios venait d'ouvrir le journal de sa mère.
Voilouuuuuuu.
Bon. Alors oui, c'est court. Je sais. Pardon. Mais ce chapitre-là est riche en dialogue et en informations sur la vie d'Hana, alors j'ai préféré ne pas en balancer trop d'un coup, pour pas que ça ressemble à un cours d'histoire-géo (quoique, ça pourrait être intéressant mais, soyons honnête, ce serait putain de lourd).
Est-ce que ce chapitre vous a plu, bien qu'il soit court? J'espère que oui! On y apprend enfin des détails sur la vie de Hana. A vrai dire, quand j'ai commencé cette histoire, j'ai cherché à développer le personnage principal avant-tout par sa personnalité et son humanité (enfin, j'ai essayé de faire un être humain du mieux que j'ai pu, du moins). Une fois, j'ai lu un petit mot dans la trousse d'une de mes meilleures amie qui disait : "Une histoire n'est pas intéressante grâce au passé sombre du héro...", et pour être honnête je ne me rappelle plus de la fin, mais ça devait être un truc du genre : "... mais grâce à la profondeur des personnages."
Bon, je sais plus si c'était ça, mais l'idée était bien là, et j'avais essayé de m'y tenir en rendant Hana attachante sans révéler grand chose sur son passé, sur les actes qu'elle a pu commettre, sur ce dont elle a pu être victime. Et maintenant, il est grand temps pour vous d'en apprendre plus!
Mais... Pas trop à la fois, héhé.
Merci beaucoup d'avoir lu, merci à ceux qui suivent, qui mettent en favoris, et qui laissent des commentaires. C'est grâce aux retours du public qu'on peut continuer, alors vraiment, MERCI!
A bientôt!
... Ah, j'oubliais : le chapitre 22 arrive demain :)
Allez quoi, je suis pas une auteure prolifique, mais en autant de temps j'ai bien eu le temps d'écrire deux chapitres, surtout que celui-ci est particulièrement court (mais pas trop nul, j'espère).
Donc à demain les amis! J'vous aime!
