CHAPITRE 19 : La confrontation
Le cœur battant, je m'avançais lentement vers l'énorme villa qui se trouvait face à moi.
J'entendais de derrière le 4x4 redémarrait pour quitter l'allée, rebroussant le chemin, allant se garer un peu plus loin. J'avais dit au chauffeur que je ne voulais pas qu'il ne reste ici pour le peu de minutes que j'allais perdre mon temps à leur expliquer je savais que ça ne servait à rien. De plus, je ne voulais aucune trace de paparazzis dans les parages. S'ils découvraient mon "refuge" où j'avais passé ses deux dernières années, j'allais être pas qu'un peu dans la merde... Non seulement ça, mais aussi leur secret, que j'avais essayé jusque ici de ne pas le mettre à découvert face au monde entier.
J'avais comme seul bagage mon sac à main, que je venais de déposer contre mon épaule droite. J'étais rentrée plus tôt que prévue pour Forks. Puisque Edward s'en était rendu compte plus vite que je ne l'aurais pensé, je m'étais donc forcée à rentrer avant le délai que j'avais dit. Ça serait une surprise pour lui, quoique, en y repensant pas vraiment...
Remontant mes Ray Ban qui descendaient contre l'arête de mon nez, je resserrais de mon autre main de libre, la lanière de mon sac à main toujours contre mon épaule. J'arrivais à mon but. Mon cœur battait plus fortement dans ma poitrine. Étais-je vraiment prête à les affronter ? Même si je me disais que j'allais me faire engueuler dessus, encaissant coup après coup j'allais assumer les conséquences que ça allait prendre. Je devrais les assumer. Alors oui, je suis prête, pensais-je.
Mes escarpins Louboutins claquèrent durement contre les marches du perron que je venais de monter. Je m'approchais dangereusement de la porte. Ma main tendue vers celle-ci, je la déposais contre la poignée. J'ouvrais la porte, en retenant ma respiration.
La pièce était silencieuse. Trop silencieuse. J'avais cru que j'allais mourir sur place. Alors que je venais de refermer la porte, j'étais toujours de dos. Je savais qu'ils se trouvaient derrière moi. J'enlevais délicatement mes lunettes, avant de me retourner lentement vers eux.
Mon regard se relevait difficilement sur la personne qui se trouvait devant moi. Ses prunelles dorées me fixèrent froidement. Rien qu'à son regard, mon cœur se resserra douloureusement. J'essayais tant bien que mal de ne pas craquer. Mais c'était beaucoup plus fort que je ne le croyais.
Rabaissant mes yeux, un soupir s'échappait de mes lèvres.
− Je crois que j'ai quelque chose à vous dire...
Même si le fait, que je pensais qu'Edward leur avait dit ma véritable identité, je ne supposais pas qu'il leur avait dit aussi toute la vérité. Du fait, pourquoi je m'étais isolée pendant ses deux dernières années. Même s'il ne savait pas la vraie raison de mon départ de ma carrière.
Alice avait ses bras croisés contre sa poitrine, se tenant droite, le regard menaçant. Je réprimandais un frisson. Rosalie était à côté d'elle, elle me regardait elle aussi, en pinçant légèrement ses lèvres, assise sur le dossier du canapé. J'apercevais dans son regard une lueur de compassion. Elle avait un peu peur pour moi. Craignait-elle qu'il ne se passe quelque chose dont j'ignorais l'existence ?
Emmett était appuyé contre la baie vitrée, et Jasper, près de la cheminée. Esmé se trouvait assise sur le canapé, ses mains jointes contre son genou, croisés par-dessus l'autre. Ses yeux reflétaient de la pitié. Elle mordillait légèrement ses lèvres. Son défunt mari, Carlisle, se postait près d'elle, une main posée contre l'épaule de sa femme. Je le voyais soupirer silencieusement.
Mes yeux dénièrent se poser sur Edward. Il me fixait toujours froidement. Il avait ses mains dans les poches de son jean, debout, juste à côté de Carlisle.
− Je vous dois une explication, reprenais-je, fermement.
Mon regard se portait tour à tour sur Rosalie et Alice. Je savais qu'elles seules savaient la véritable raison de ma présence depuis le début, ici à Forks.
Je voyais qu'il n'allait pas tenir longtemps. Il s'impatientait. Enlevant ses mains de ses poches, Edward releva l'une d'elles vers moi.
− Vas-y, explique-toi ! S'énerva-t-il. On attend que ça !
− Edward... souffla Esmé, en le regardant.
Carlisle posa sa main instinctivement sur le bras d'Edward. Ce dernier se dégageait brusquement. Il s'avançait de quelques pas vers moi.
− Non ! S'écria-t-il. Elle a intérêt à nous le dire ! Elle nous a menti ! Elle a trahi notre confiance ! Et tout ça pour un putain de petit mensonge de rien du tout !
− Un "putain de petit mensonge" ? Tu te foutrais pas de ma gueule, là ? M'emportais-je aussi, voulant lui montrer de quoi j'étais capable. Mais putain ! C'est ma carrière que j'ai mise en jeu, Edward ! Ma carrière !
− Et c'est seulement ta carrière qui t'importe le plus entre nous ?
− Mais pourquoi tu dis ça ? Je ne vois pas en quoi ceci en fait partie dans tout ça ! Hochais-je ma tête.
Je lâchais violemment mon sac par terre, après avoir mit mes lunettes à l'intérieur.
− Mais merde ! Si je ne voulais pas te le dire, c'est parce que je ne voulais pas que tu le saches ! Continuais-je, en ayant reprit ma respiration entre temps.
− Il y a pourtant une raison pour nous l'avoir caché, intervenait Esmé, calmement.
Mes yeux se baissèrent vers elle.
− C'est pas compliquer à dire ! Lança Emmett.
− Mais laissez-la si elle ne veut... commença Rosalie.
− Toi ne dis rien ! La coupa Edward. Tu as été la première à le savoir.
Tout le monde se mettait à fixer l'intéresser. Rosalie semblait un peu perplexe.
− Comment ça se fait ? S'interrogea Alice.
− Laisse-moi dire... reprenait Edward, avec de l'ironie. Elle t'a tout balancé, c'est ça ?
− Arrête ! Grognais-je.
− Alors quoi, c'est pas ça ?
− Elle l'a découvert elle-même, tout comme toi !
− Moi au moins, je n'ai pas attendu deux ans pour te révéler mon secret, me lâcha Edward, d'un ton sec.
Mon cœur eut un raté dans ma poitrine. Pendant plusieurs secondes, j'avais coupé mon souffle. Et je me mettais à réaliser que je commençais à manquer affreusement d'air.
− Tu ne sais pas ce que tu dis, tu ne peux pas être à ma place, crachais-je, en ayant reprit ma respiration.
Ses prunelles avaient légèrement virées au noir.
− Alors oui, je vous le dis en face, je vous ai menti. Je vous ai menti depuis le début de mon arrivée à Forks. Parce que je ne me suis jamais appelé Bella ou Isabella. Tout ça n'était qu'une mascarade, leur affirmais-je, d'un ton glacial, dont je n'avais même pas reconnu moi-même à ce moment-là.
Sur leurs visages, je pouvais apercevoir sur chacun, une trace d'incompréhension. À part seulement pour Alice, Rosalie et Edward. Je savais qu'en l'ayant dit de cette façon, cela avait été rude. Mais ce qui allait être le plus dur, c'était ce que j'allais leur dire, maintenant.
− Tout avait été planifié. Le fait que j'arrive, en faisant croire à tout le monde que j'étais la fille du chef Swan, que j'étais une simple adolescente. Le changement de mon physique aussi. De devoir me camoufler derrière tout cet accoutrement que j'ai dû supporter pendant deux ans.
J'avais prononcé cette dernière phrase comme du dégoût. J'avais détesté faire cela. Ne pas être moi-même. La vraie moi. Me créer une propre image que je devais refléter, m'avait énerver plus que tout. Mais j'en avais payé les conséquences. J'en étais arrivée à avoir leur confiance. Et cette confiance qui venait de prendre fin au fil des minutes qui passaient maintenant...
− Pourquoi avoir fait tout ça alors ? Pourquoi avoir créé une nouvelle identité ?
C'était la voix de Jasper. J'avais été étonnée de l'entendre depuis le début.
− Tout simplement à cause des paparazzis, répondais-je. Les médias, la presse racontaient que des conneries sur moi. C'était complètement... con. J'ai même vu un article où j'étais enceinte de Ne-Yo, alors qu'il n'est seulement rien qu'un ami pour moi. Franchement de nos jours, ils ne savent plus quoi inventer pour créer le buzz. Ils se croient tout permis ! Même les paparazzis en s'y sont aussi à se foutre à l'intérieur de ma vie privée !
Je m'en rappelais encore, Jay-Z m'avait appelé quand il avait appris la nouvelle, furax. Mais peu de temps après, il avait éclaté de rire lorsque je lui avais répondu : "Moi et Ne-Yo, sans blague ? Il manquait plus qu'à coller Brad Pitt et Lindsay Lohan pour créer le parfait couple déjanter !".
− Et puis j'ai voulu faire aussi un break, rajoutais-je. Pour pourvoir me reposer. Repartir sur de bonnes basses... réfléchir à certaines choses... finissais-je en relevant mon regard vers Rosalie.
Je comprenais à son regard qu'elle savait ce à quoi je pensais. Elle se pinçait ses lèvres pendant quelques secondes.
− Mais pourquoi n'avoir rien dit dès le début ? S'entêta Edward.
− J'avais... peur de ta réaction. Je ne voulais pas que...
− Et moi, tu ne vois pas que j'avais peur de la tienne quand tu avais découvert le nôtre ?! Me coupa-t-il.
− Ce n'est pas la même chose, Edward, répliquais-je.
− Ah oui, c'est vrai, excuse-moi. On est différent. Nous ne sommes pas du même monde, lâcha-t-il, froidement.
− Tu insinues quoi là, exactement ? Sourcillais-je.
− J'aimerais mettre les choses au clair, lança Edward.
Les choses au clair ? Pensais-je, en pinçant mes lèvres. Il voulait dire... Exactement trois secondes plus tard, mon sang faisait un seul tour dans mes veines.
Le foudroyant du regard, je me mettais à hurler.
− Tu veux parler ?! Viens, on va parler ! Viens ! On va s'expliquer !
Je faisais rapidement demi-tour. J'étais dans une colère noire. Il voulait vraiment ça ? Alors il l'aura !
Je prenais mon sac à main. J'ouvrais à la volée la porte, et descendais rapidement les marches du perron. Mes talons claquaient fortement contre le bois. Entre temps, j'avais balancé violemment mon sac par terre sur le perron.
Me retournant vers lui, il n'était qu'à seulement quelques centimètres de moi.
− Tu t'es servi de moi ?! C'est ça ? Aboya Edward.
Je le regardais, incrédule.
− N'importe quoi ! Mais qu'est-ce que tu racontes ?!
− Arrête avec tes mensonges ! J'en ai assez eu pendant tout ce temps ! Dis-moi la vérité ! S'exclama-t-il.
− Mais pourquoi tu...
Je me coupais instantanément. Mes yeux étant plongés dans les siens, je le fixais sans rien dire. Savait-il vraiment de la véritable raison de mon départ de ma carrière ?
Avec toutes ces merdes qui traîner sur internet, et le fait que la presse en parle encore... Je le pensais bien, oui. Ou Alice lui aurait-elle raconté cette histoire ? Je ne le croyais pas, sinon Rosalie me l'aurait fait comprendre.
− Tu pensais que je me suis servie de toi pour pouvoir oublier tout ça ? Maugréais-je. Au contraire, si je l'ai fait, Edward, c'est que j'ai repris confiance en moi. Sinon, je ne me serais jamais aventurée dans ce genre de relation !
− Qu'entends-tu par "ce genre de relation" ? Fronça-t-il, ses sourcils.
− Du fait que nous ayons été ensemble !
− Je n'ai jamais dit que nous ne le sommes plus...
− Pourtant ça à l'air d'être clair en toi, crachais-je.
Une fine plus commençait à paraître. Je sentais une goutte tomber le long de mon visage. Ce n'était pas celle de la pluie mais l'une de mes larmes.
− Même si tu ne veux pas l'admettre, je sais qu'au fond, tu ne le veux plus, continuais-je.
− Tu ne sais pas ce que je suis en train de réaliser là !
− De réaliser quoi ? De réaliser quoi ? Insistais-je. Que je ne suis pas la personne que tu croyais ? Que je suis quelqu'un d'autre ? Quelqu'un de célèbre ?!
− Ce n'est pas moi qui ait voulu ça !
− Et tu crois que moi je m'y attendais ? Tu crois que je le savais ?! M'emportais-je. Que tout ça allait me tomber sur la gueule ?!
− Comme tu l'as dit, c'est toi qui as tout planifié. Donc tu savais aussi que ça pourrait fort probable se passer, lâcha-t-il.
À présent, la pluie commençait à battre son fort. Il pleuvait des cordes, mais je m'en foutais. Même si mes cheveux étaient trempés, j'avais une bonne raison d'être venue ici.
J'ignorais combien de temps, nous nous fixions, mais Edward mettait fin, en se détournant de moi. Il s'avançait vers le perron.
− Edward, attends ! M'exclamais-je.
J'allais rapidement vers lui, pour déposer ma main contre son bras, voulant le retenir.
− S'il te plaît, laisse-moi au moins m'expliquer...
Son visage de pierre se retourna vers moi. Il se dégagea d'un geste fluide, le regard menaçant. Je ne l'avais jamais vu comme ça.
J'eus instinctivement un mouvement de recul.
− M'expliquer quoi ? Tu veux m'expliquer quoi ?! Que tu es une superstar ? Que tu es Rihanna ?! Je crois vraiment que le message est bien passé, tu vois Bella... !
Je ne pus retenir un juron sortir de mes lèvres.
− Je ne m'appelle pas Bella, putain ! M'énervais-je, voulant le lui faire rentrer une bonne fois pour toute dans le crâne. Est-ce que tu vois marquer Bella sur ma face ?! Est-ce que tu le vois marquer, putain ?!
J'en avais marre qu'il me prenne pour ce putain de personnage que je n'étais pas. J'avais joué mon rôle. Et il venait de se terminer. Je n'étais plus Isabella Swan. Mais Rihanna. Celle que j'avais été depuis bientôt presque six ans.
− Pourquoi n'avoir pas été sincère avec moi depuis le début ? Hein ?!
− Tu crois vraiment que pour moi ça a été facile de te cacher la vérité ? Tu penses vraiment que chaque moment passé avec toi, en ta présence, n'était pas dur pour moi ? M'écriais-je à mon tour. À chaque fois, j'hésitais de te raconter la vérité. Parce que j'appréhendais ta réaction ce qui m'obliger à tout laisser tomber... J'ai voulu te le dire, Edward, reprenais-je, un peu plus calmement. Mais j'en étais incapable. J'ai été sincère avec toi depuis le début de notre relation, sauf de ce qui était sur moi...
En grande partie, complétais-je, en pensant. Je le voyais hocher de la tête lentement. Il n'était pas convaincu. Je pouvais le comprendre. Je savais qu'il n'allait pas me pardonner aussi facilement.
Mes larmes remontèrent aux bords de mes yeux, en entendant ce qu'il venait de me demander.
− Et tu crois qu'après tout ça, je vais te laisser espérer que...
− Que quoi ? Le coupais-je. Que tu vas m'accepter, et faire comme si tu n'avais rien entendu ? Oh non, je pense pas, non. Ça serait beaucoup plus inimaginable que le fait de savoir une seule seconde que tu prétends comprendre ce que je vis réellement.
Pinçant mes lèvres, les gouttes ruisselaient le long de mon visage à cause de la pluie qui tombait fortement, se mélangeant aux larmes que je venais de verser. Edward n'était pas à ma place. Il ne pouvait pas comprendre ce que j'avais enduré. Et même s'il s'en doutait, il n'y avait aucun moyen d'en y être infaillible.
− Pourquoi avoir laissé les sentiments s'installer alors, que tu n'en étais pas capable ? Me demandait-il quand même.
Les tambourinements de mon cœur battaient à une rythme démesuré. Je savais qu'il pouvait les entendre.
− Parce que je ressens plus qu'une putain de simple attirance pour toi Edward ! Le regardais-je, en pinçant mes lèvres. J'ai essayé de m'éloigner de toi ! Plusieurs fois même ! Mais c'était beaucoup plus fort que je ne le pensais... Je me sentais presque obligé d'être constamment à tes côtés... Parce que je t'aime...
Son regard qui était toujours froid, se décomposa quelque peu grâce à mes paroles.
− Qui me dit que tout ça est vraiment réel ? Qui me dit que tu ne veux pas me baratiner encore dans tes mensonges pour finalement en ressortir vaincue ? Qui me dit que tu es la vraie... Rihanna ? Insista-t-il, en reprenant plus durement cette fois-ci.
− Tu le vois grâce à mon physique, tu le vois grâce à ma voix ! À mes tatouages aussi ! Et je suis sûre que ton hypothèse a été confirmée quand tu es venue me voir à Mountain View, rajoutais-je. Dès que je t'ai vu là-bas, je le savais. C'était beaucoup plus facile de le voir que je ne le croyais. Et je savais aussi que tu t'étais un peu servit d'Alice, pour y être venu.
Edward ne me répondait pas face à ce que je venais de lui cracher en pleine gueule. Parce qu'il savait que j'avais raison. Du moins, il ne voulait pas l'admettre. C'est ce que je lissais dans ses yeux à cet instant.
− Je m'excuse vraiment de t'avoir mentit et blessé... Mais je n'avais pas le choix, Edward.
− Mais t'attendais quoi au juste en te rapprochant de moi ? T'as cru que j'allais te le faire oublier ? C'est ça ?!
J'eus un pincement au cœur en entendant ces derniers mots. Alors il le sait, pensais-je, en grimaçant inconsciemment.
− Alors tu t'es réfugié dans mes bras ! Et il a fallu forcément que ça tombe sur moi ! Mais tu sais quoi ? Je suis bien obligé de te dire que tu me déçois. Vraiment, rajouta-t-il.
À cet instant, j'avais eu le sentiment qu'on arrachait violemment mon cœur pour ensuite le fracasser par terre, et le broyer douloureusement.
− Je ne suis pas comme ça, putain Edward ! Tu le vois vraiment comme ça mon amour que j'ai pour toi ? Penses-tu vraiment ça ?
− Sans hésiter une seule seconde, oui, m'exalta Edward.
Mes larmes perlaient le long de mes joues. Je m'en rendais compte que seulement quelques secondes plus tard.
Ayant baissé mes yeux, je pinçais mes lèvres férocement. Ressaisis-toi, merde. T'es beaucoup plus puissante que lui ! Arrête de te faire passer pour faible, Robyn, et dis-le-lui bien en face de ce que tu penses !
Relevant mon regard lentement vers Edward, j'essuyais tant bien que mal mes larmes à l'aide du revers de ma main droite.
− Si tu penses vraiment ça, alors ça ne sert à rien qu'on reste ensemble, et encore moins que je reste ici, reprenais-je, fermement.
J'avais beau être sincère, je ne voulais pas le croire. Pendant des mois je lui avais fait croire que je ne lui mentais pas. Je savais qu'il ne pouvait pas oublier ce mensonge. J'avais tout fait foirer. Même maintenant avec mes explications.
Je savais qu'il voulait me faire croire qu'il se foutait un peu de moi, mais je savais qu'au fond, il avait besoin de temps pour "recoller les morceaux", deux à deux.
− Je ne peux pas te pardonner aussi facilement. Pas après tout ce qui s'est passé, hocha Edward de la tête.
J'avais difficilement ma salive. Il était clair que j'allais ramer. Du moins, que j'allais faire un énorme pas pour qu'il daigne enfin accepter "ce que je suis". Mais... le temps c'est ce qui comptait le plus dans tout ça. Surtout son temps à lui, qu'il allait mettre pour tout reprendre à plat.
Mordillant ma lèvre inférieure, la pluie venait de se calmer quelque peu. Mes vêtements étaient mouillés, mes cheveux dégoulinaient le long de ma nuque. J'avais pu faire pire...
J'entendais des pneus crissait le long du chemin. C'était mon chauffeur. Je relevais mon visage vers celui de l'homme qui venait de mettre fin à notre histoire. Mes paroles s'emmêlèrent avec les larmes qui coulaient le long de mes joues.
− Je comprends si tu ne veux plus de moi, et je comprendrais encore plus si tu veux mettre un terme à notre relation. Je te laisserais le temps qu'il te faudra, Edward... C'est ton choix. Et je l'accepterais. Quoique tu fasses, quoique tu disses, je le respecterais, murmurais-je.
Ses yeux reflétaient de l'incertitude. Je pinçais mes lèvres. Mes jambes dénièrent enfin à se déplacer pour aller chercher mon sac sur le perron, et de repartir vers le 4x4. Entre temps, Edward n'avait pas bouger d'un millimètre.
M'arrêtant dans mes pas, je sentais son regard me scrutait. Je décalais légèrement ma tête vers lui, mes yeux baisaient au sol, étant toujours dos à lui.
− Si tu penses que c'est vraiment le bon choix... alors je partirais...
Je fronçais mes sourcils. Comme je suis arrivée... terminais-je en pensant. Me dirigeant vers la voiture, une voix faisait soudainement son interruption.
− Riri, non attend ! Reconnaissais-je la voix d'Alice.
Me retournant, je l'apercevais devant la porte d'entrée de la villa. Je remarquais qu'elle n'était pas seule. Tout le monde se trouvait autour d'elle.
− Tu ne...
Je la foudroyais du regard.
− Ne te mêle pas de ça. Surtout pas, lâchais-je, froidement.
Elle commençait à s'avancer pour descendre les marches.
− Arrête, Alice ! Ne dis rien ! Rageais-je.
Elle s'arrêtait en me regardant une nouvelle fois.
− Mais...
Mon regard se faisait plus dure.
− Non... la coupais-je.
Me détournant d'eux, je me dirigeais lentement vers le 4x4. Ouvrant la portière, je m'y engouffrais à l'intérieur rapidement, avant de la refermer. Mon cœur tambourinait fortement dans ma poitrine. Pinçant mes lèvres, je déposais une main sur celle-ci, en fermant mes paupières.
J'attendais d'avoir quitté le chemin de la villa, pour laisser couler mes larmes le long de mes joues silencieusement, en priant que ce que j'étais en train de vivre à cet instant, n'était qu'un mauvais rêve.
THIS IS THE END !
Un avis pour savoir ? :)
Réponses aux reviews GUEST :
lily : J'aime ton raisonnement pour "Bella" :) Pour le cas d'Emmett ? Je sais pas, ça a du sortir comme ça de ma tête je t'avourais, mais franchement je ne saurais te dire comment :D
Laetitia38 : Pas de soucis, ne t'inquiète pas :) Je suis contente que tu reviennes ! :) Et pour le nouveau chapitre du tome 2, je te l'enverrais sûrement jeudi soir, puisque je suis en vacances un jour plus tôt :)
See you nigga at the next chapter...
Kisses.
NFL.
