Rencontre de Maraudeurs , d'après une fic originale de Whiskey.
Disclaimer :
Rien à moi, tout appartient à JKR et à Whiskey... Je ne gagne pas d'argent, seulement des encouragements et des félicitations, ce qui est bien plus intéressant sur bien des points...
Remarque concernant les Reviews (autrement appelées RAR)
Pas grand-chose pour ce chapter 20… La question principale qui vous obsède étant : mais où est parti ce crétin de Harry ?
Certains croient Sirius et Remus sur parole quand ils décident d'aller « Résidence Weasley » (Virg05, Lou-la-Vénusienne), d'autres pensent que ce n'est pas si logique que ça dans le sens où ni Ron ni Fred n'étant encore nés, Harry aurait peu d'intérêt à y aller (Rebbecca-Black) et puis il y a ceux qui attendent de voir ce qui va se passer chez à la résidence Weasley et qui se demandent où est Harry (Ce baratineur, Jellyka).
Lou-la-Vénusienne s'est lancée dans une chronologie généalogique périlleuse… Pas évident de calculer les dates de naissance de chacun… Les réponses et/ou corrections à tes observations sont dans ce chapter…
Tinoue se réjouit d'avoir enfin un peu d'action, alors que Ce baratineur espère un petit tête-à-tête entre Peter et Fred…
Et senatorsarah se demande qui explosera en premier… Hé bien, je pense pouvoir te répondre qu'il te faudra attendre le chapter 22, ma chère ! Mais quelle magnifique explosion nous allons avoir : en vérité, deux pour le prix d'une !... Mais je ne te dirai pas lesquelles… gniark gniark gniark !
Et puis, il y a les magnifiques déclarations que vous me faites : ceux qui aiment toujours autant : Lisou52, Namyothis, Virg05 ; ceux qui aiment de plus en plus : Tinoue ; et ceux qui découvrent ou qui reviewent pour la première fois : tsuunami, Lou-la-Vénusienne, Jellyka et senatorsarah.
Merci à vous, et bonne lecture !
Et bien sûr, encore un grand merci à ma chère Fenice qui relit attentivement cette fic et me conseille très patiemment pour l'autre… Que ferais-je sans toi !
Chapter 21 : Le Terrier
Harry s'assit en tailleur sur le tapis et fixa l'âtre de la cheminée. Il pouvait sentir le petit garçon potelé, installé dans un fauteuil derrière lui, et son regard avide qui lui transperçait le dos, mais il ne voulait pas se retourner et affronter ce regard. Il savait que l'enfant recommencerait à sourire si Harry lui prêtait un tant soit peu d'attention. Et Harry ne voulait pas que qui que ce soit lui sourie.
« Est-ce que je pourrais faire un tour sur ton balai demain ? » demanda finalement l'enfant. « C'est un bon balai, pas vrai ? »
« Je crois bien, ouais », répondit Harry, fixant toujours les flammes. « Mais t'es pas un peu petit pour monter sur un balai ? »
« Pas vrai. Je suis grand frère maintenant ! Chui plus le petit dernier. Papa me laissera bientôt monter sur un balai. Comme Bill. Bill me laisse monter sur son balai quand Maman et Papa ne regardent pas. Tu peux me laisser monter sur le tien. Y'a pas de danger. »
Harry sourit : « Tu seras capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor en un rien de temps », murmura-t-il.
Charlie lui fit un sourire plein de dents.
Bill déboula dans la pièce au triple galop, la peau sur les os dans son pyjama trop grand et pila net devant Harry. Il tendit à celui-ci la cape d'invisibilité.
« Ils vont te laisser rester ! Je ne sais pas s'ils te croient mais ils ont dit qu'ils allaient te laisser rester un peu. Peut-être quelques jours. Et ça, mon pote, je l'ai chipé juste sous le nez de Maman ! Cette cape est géniale ! » Il tendit un biscuit au chocolat à Harry puis sauta sur le fauteuil rejoindre Charlie à qui il en tendit un second tandis que Harry poussait un soupir de soulagement. Charlie saisit joyeusement le biscuit.
« Tu crois que je pourrais monter sur le balai demain ? C'était le marché, hein ?"
« Oui. Merci. »
La mâchoire de Charlie se décrocha de déception.
Harry plia la cape et la glissa dans sa poche en se demandant si mettre Bill dans le secret avait été une bonne idée. Il avait à tout prix voulu savoir ce que disaient les Weasley, mais il n'avait pas voulu aller les espionner lui-même. S'il avait été pris en train d'espionner après avoir atterri dans leur cheminée sans invitation, ça aurait été catastrophique. Et il avait déjà bien assez de problèmes.
Le petit Bill de huit ans avait été fasciné par le balai de James – apparemment, c'était vraiment le meilleur qu'on pouvait trouver sur le marché – si bien qu'Harry en avait tiré avantage, soudoyant le gamin pour qu'il fasse sa sale besogne. Et Bill avait été plus qu'heureux de lui rendre service.
Molly et Arthur entrèrent dans la pièce, Molly s'affairant vers Harry pendant qu'Arthur se tenait en retrait, jetant un coup d'œil suspicieux, mais amusé, vers ses fils qui mâchonnaient leurs biscuits.
« Harry, nous avons décidé de te laisser passer la nuit ici. Si c'est vrai que tu n'as nulle autre part où aller, il est évident que nous allons te laisser rester, mais Arthur va contacter le Ministère dans la matinée. On va trouver en un rien de temps d'où tu viens. Je suis sûre que tes parents sont morts d'inquiétude ! Es-tu sûr de ne te souvenir de rien, mon chéri ? »
« Non. Rien », Molly eut l'air préoccupée. Harry la soupçonnait de ne pas croire à son histoire d'amnésie. « Est-ce qu'il faut vraiment contacter le Ministère, Mrs Weasley ? Je pourrais juste rester ici. Voir si je me souviens de quelque chose », ajouta-t-il avec un peu espoir. S'il y avait bien une chose dont il n'avait pas besoin, c'était bien que le Ministère s'en mêle.
« Ne t'inquiète pas, mon Garçon », dit Arthur, rassurant. « Je suis sûr qu'on va rapidement trouver ta famille. Ca doit être bizarre de ne pas se souvenir, mais crois-moi, le Ministère peut t'aider. Le mieux, ce serait que tu viennes au travail avec moi demain, pour voir s'il y a eu un avis de recherche correspondant à ta description. Je suis sûr que ce sera un réel soulagement pour tout le monde si on retrouve quelqu'un au lieu de le voir disparaître du côté des mages noirs, pour une fois. »
« Arthur ! » Molly fixa son mari avant de lancer un coup d'œil à ses fils. Bill et Charlie écoutaient de toutes leurs oreilles.
Arthur prit un air contrit. « Bien, assez de tout cela, pour ce soir. Je pense qu'on ferait mieux de tous aller nous recoucher. Il commence à se faire tard. Allez, vous deux ! »
Ces dernières paroles étaient destinées à Bill et à Charlie qui traînèrent les pieds jusqu'à la chambre qu'ils partageaient à l'étage, Bill lançant un clin d'œil à Harry en désignant d'un léger mouvement de la tête le balai de James appuyé contre le manteau de pierre de la cheminée.
« Tu dormiras ici cette nuit, Harry », dit gentiment Molly. Elle pointa sa baguette sur le canapé en murmurant « Alluntulus ». Le canapé s'étira jusqu'à devenir un petit lit douillet.
Harry hocha la tête et accepta de se laisser border, tout en se demandant comment il allait bien pouvoir s'échapper de chez les Weasley avant d'être emmené au Ministère. Il se reprochait le désordre qu'il avait dû causer dans les couloirs du temps en venant ici. Il lui faudrait se glisser dehors une fois que tout le monde serait endormi. Il se prit à souhaiter d'être venu là avec une meilleure histoire. Il se rendit compte qu'il avait été fou de penser qu'ils le laisseraient rester chez eux. Ils ne le connaissaient pas. Ils n'avaient aucune raison de lui faire confiance. Il était évident qu'ils allaient l'emmener au Ministère.
Les lumières s'éteignirent. Et Harry regarda le plafond.
oOoOo
Sirius sortit de l'âtre de la cheminée et s'avança dans les ténèbres. Il fit un pas de côté, laissant la place à Remus qui le suivait, et cligna des yeux pour s'habituer au noir. Le loup-garou se tenait à ses côtés une seconde plus tard.
Sirius entendit Remus humer l'air deux fois, avant de sentir qu'il levait sa baguette.
« Petrificus totalus », murmura Remus.
C'est à ce moment-là que les yeux de Sirius s'accoutumèrent à la pénombre et il se rendit compte que Remus avait pétrifié Harry à deux pas seulement de la porte d'entrée. Le jeune sorcier était en train d'essayer de se faufiler hors de la maison.
« Oh non, toi, tu restes ici », murmura Sirius.
oOoOo
James et Lily descendaient ostensiblement la rue principale de Pré au Lard.
« Je ne peux pas croire que tu aies volé ce paquet de Fiz Wiz Biz ».
« J'ai laissé la monnaie sur le comptoir ».
« Mais est-ce que tu aurais laissé cette monnaie si je n'avais pas été là ? Tu reviens tout le temps à la Salle Commune avec des tas de bonbons, tu te faufiles souvent chez Honeydukes la nuit ? Combien de fois as-tu pris ce passage secret ? »
« Oh, pas si souvent que ça… »
« C'est dangereux tu sais. Vous autres, vous traînez tout le temps n'importe où… Et qu'est-ce qui se passera quand il arrivera quelque chose ? »
« Et que veux-tu qu'il arrive ? Vraiment ! C'est une boutique de bonbons ! »
« Oh, j'en sais rien. Après tout, ce n'est pas comme si la communauté magique était en guerre. Pas comme si ta famille était l'une des plus éminentes maisons au sang pur qui se proclame contre les forces du mal. Pas comme si les proches de ton meilleur ami n'avaient pas envie de voir ta tête sur un plateau pour avoir contaminé leur chair et leur sang en le compromettant avec des sangs de bourbe et des amoureux des moldus. Non, tu as raison. Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de dangereux à quitter la protection d'Albus Dumbledore en pleine nuit pour aller voler des bonbons. »
James se tourna vers elle, surpris. Elle gardait les yeux fixés sur le sol, devant elle, et continuait de marcher, de petits nuages de buée s'échappant de ses lèvres.
« Hey », dit-il en la saisissant par le bras. « Tout va bien. Rien ne va m'arriver ». Il la regarda dans les yeux, essayant de lui faire faire face. Il n'avait jamais imaginé qu'elle était si inquiète à son propos.
Elle s'arrêta de marcher : « J'aimerais juste que tu sois un peu plus prudent », dit-elle doucement.
Il l'attira à elle, l'enlaçant tendrement. Elle se laissa aller contre lui avec bonheur, laissant ses lèvres effleurer son cou.
« C'est bon. Je suis prudent. Et puis après tout, il faut bien que je m'habitue à vivre sans la protection de Poudlard. Comment pourrais-je rejoindre les Aurors, sinon ? »
Elle émit un petit bruit sourd que James ne sut interpréter.
Quand ils se séparèrent enfin, elle s'était recomposée un visage : « Bien, alors tu penses à la maison de Fred… »
« Ouais, je ne sais pas où chercher sinon. Je ne vois pas qui il pourrait connaître d'autre de son époque. Sinon on pourrait essayer de chercher dans les hôtels et les auberges au hasard, je suppose. »
« Est-ce qu'il a de l'argent ? »
James réfléchit un instant : « Je ne crois pas ».
« Alors il me paraît peu probable qu'il ait choisi de rester à l'hôtel ».
« Alors, c'est parti pour la maison de Fred ».
Il saisit sa main et ils se dirigèrent ensemble vers les Trois Balais. En marchant, il scruta son visage pendant qu'elle regardait ailleurs.
Avant, elle l'avait accusé d'être une brute, un voleur et un tricheur, et généralement, elle le traitait d'imbécile prétentieux, sérieusement quand ils étaient plus jeunes et avec une once d'amusement depuis qu'ils étaient ensemble. Mais sa détresse face à ses habitudes les plus imprudentes avait été quelque chose de totalement différent. Pour la première fois en presque sept ans, James sentait de la peur chez Lily Evans. De la peur pour lui. Il frissonna dans l'air frais de la nuit.
Ca se finit sur un peu moins d'action, mais rassurez-vous, la suite va décaper... On se rapproche de l'échéance, à savoir les révélations et leurs conséquences... Mais vous avez raison de me souhaiter bon courage, il en faut pour traduire les chapters qui suivront... Alors n'hésitez pas à me reviewer, ça me motive énormément !
