Chapitre V :

C. Tout basculait dans ma vie. C'était d'une atrocité encore inconnue. Elena était à peine revenue, Klaus avait posé problème. Je n'aimais vraiment pas me disputer avec mes meilleures amies, mais Élena avait tellement changée en quelques mois. Certes, elle était devenue un vampire et Damon l'avait rendu heureuse pendant trois mois mais... Elle lui ressemblait tellement. « Laisse une chance à Damon... » M'avait dit Bonnie... Même elle, était de son côté. Elle affirmait que Damon rendait Elena heureuse et qu'elle resplendissait de bonheur depuis son retour. Après tout... si elle avait raison... Non, je me refusais de croire à cela. Stefan la rendait meilleure. J'entendis la porte du manoir s'ouvrir, il était enfin revenu ! Je me relevais rapidement et fis disparaître mes larmes du revers de ma main.

- Qu'est-ce que tu fais là, toi ?

Oh c'était lui... Il me regarda de haut en bas et partis se servir un verre de bourbon.

- Je me suis disputé avec Élena à cause de toi. Elle était morte d'inquiétude, où étiez-vous ?!
- J'étais juste avec Stefan et ce n'est pas ma faute si elle ne te supporte plus au point que vous vous disputiez !

Je m'approchais à vitesse vampirique de lui, rouge de colère. Auant à lui, il se foutait royalement de ma colère, elle semblait même l'amuser. Il s'accouda au bar et me lança un horrible regard supérieur. Son air hautain me mit encore plus hors de moi. Poings serrés, bras tendus, j'étais prête à exploser. Il sirotait tranquillement son verre tandis que mon sang bouillonnait dans mes veines.

- De toute façon, avec Élena ça ne marchera jamais ! Elle ne t'aimera pas plus que Katherine ne l'a fait !

Son verre se brisa dans ses doigts et de petites veines commençaient à se formait sous ses yeux. Elena était donc un sujet si sensible que ça... Il n'y avait donc pas qu'une simple attirance physique...

- Qu'est-ce qui se passe ici ?

Je me retournais vers la porte d'entrée où se trouvait Stefan, qui me fixait. Je sentis un vent dans mes cheveux et il ne fallait pas être stupide pour deviner que Damon s'était enfui.

- Je... Il était là et... Bafouillais-je en désignant l'endroit où se trouvait l'aîné il y a quelques secondes.
- Est-ce que tu vas bien ?
- Oui... je... non... Je me suis disputé avec Élena et Damon m'horripile à un point... Rah ! Que tu ne peux même pas imaginer.

Il lâcha un petit rire nerveux et s'assit sur son canapé. Je fis de même, me laissant tomber comme une masse. J'appuyais mon coude sur le dossier et Stefan m'incita du regard. Je lui racontais alors toute la tragédie en faisant de grand geste pour illustrer mes mots.

- Tu devrais peut-être faire un effort, pour Élena. Damon n'est pas si antipathique que ça...
- Ne me dis pas que tu abandonnes !
- Je n'ai pas dit ça Caroline, mais admet qu'elle est mieux sans moi...
- Mais vous deux, c'était épique !

Il baissa la tête, confus. Quelques mèches châtains claires glissèrent sur son visage, cachant ses yeux émeraudes, puis il la releva vers moi, l'air abattu et vide.

- Quand elle était humaine, peut-être... Mais plus maintenant.

Je croisais les bras, décidément peu convaincue. Je ne pouvais pas croire que Damon aurait changé au point que Stefan abandonne de croire en son histoire avec Élena.

- Damon n'a pas réellement changé Caroline. Disons que celui qui t'a fait souffrir était une version sans humanité de mon frère. Elena et l'amour qu'ils se portent lui ont rendu, a-t-il annoncé comme si il lisait dans mes pensées.

Je voyais parfaitement qu'il essayait de se convaincre, autant que moi, qu'il n'avait plus aucune chance et que la relation que ma meilleure amie entretenait avec son maudit frère était ce qu'il y avait de mieux. Et cela, je le remarquais facilement, à sa gorge qui se serrait à l'évocation de leur "amour" et à son visage trahissant toute la douleur qu'il éprouvait. Je connaissais si bien cela... Quand j'étais humaine, j'étais sans arrêt rejeté. C'est comme si l'on m'avait arraché les ailes à la cime et que mon sang avait été remplacer par de la lave, détruisant mon cœur. Tout cela, c'était avant Matt... Il avait été mon premier amour, le seul à attendre autre chose de moi qu'une nuit... Notre histoire aurait pu être aussi épique que celle de Stefan et Élena si j'étais resté humaine... Mais maintenant c'était impossible et seul Tyler comptait réellement... Est-ce que c'était cela que Stefan voulait me faire comprendre ? En tout cas, je restais persuadé qu'il restait ce qu'il y a de mieux pour ma meilleure amie.

- Essaye de lui parler et de faire un effort pour Élena. Le Damon qu'il est réellement pourrait bien te surprendre...

Je fis la moue, pas convaincue du tout. Je ferais des efforts, certes, pour Élena. Mais seulement pour elle.

- Où est Élena ? Je n'arrive pas à la joindre, mon téléphone refuse de s'allumer, lança une voix qui n'avait rien à faire dans la conversation.
- Chez elle, mais laisse-la un peu avec son frère. Elle s'est fait un sang d'encre. Vous passerez vous excuser demain... Je la préviendrais que tu vas bien... Répondis-je en tournant la tête vers lui.

Étrangement, il acquiesça et remonta l'escalier en fixant son téléphone, qu'il ne cessait de secouer, en pestant contre de dernier. Je reportais enfin toute mon attention sur le cadet des Salvatore, qui me fixait étrangement.

- Quoi ?
- Tu me fais penser à Lexi...
- Ta meilleure amie que Damon à... Enfin...
- Oui, c'était ma meilleure amie.

Je me sentais mal à l'aise, miss boulette ! À ce qu'on m'avait raconté sur elle, c'était une femme merveilleuse qui l'avait contraint au régime animal pour évacuer son côté « éventreur ». Elle avait beaucoup veillée sur lui... J'avais aussi entendu dire qu'elle avait partagé une courte relation tumultueuse avec Damon, qui l'avait au final parfaitement piégé... Il fallait croire que les femmes n'arrivaient jamais à choisir entre les deux frères.

- Pourquoi ? Demandais-je hésitante.
- Tu ne peux pas t'empêché de veiller sur moi...
- Ce serait plutôt l'inverse... Tu arrives toujours à me sortir des pires galères, avouais-je timidement.
- Disons que l'on veille l'un sur l'autre.

Après avoir ris un moment je me rappelais ma transformation. Sans lui, je serais probablement devenue aussi sanglante que Damon ou Katherine. Mais j'avais pris le bon côté de la lignée... Enfin... Je l'espère...

- Je vais rentrer... Il se fait tard...

Sur ce, je me levais et pris la direction de la porte. Il m'accompagna jusqu'à l'entrée et m'ouvrit la porte, un léger vent de nuit s'engouffrait dans mes cheveux et me fit frisonner. Même pour un vampire, mon petit pull-over rose et mon slim blanc n'était pas suffisant.

- Je parlerais à Damon pour toi, si tu veux.
- Non, non. Je le ferai, dès que j'arriverais à lui parler, sans envies de meurtre ! Criais-je pour que l'intéressé m'entende de sa chambre.
- Ne te fais pas écraser Blondie ! Cria-t-il en retour.


B. J'émergeais à peine de mon sommeil lorsque mon téléphone sonna. J'avais finalement passé la nuit dans mes grimoires et je m'étais endormis sur ces derniers. Je me redressais en grimaçant et décrochais sans même avoir regardé le numéro qui s'affichait. En fait, je n'avais même pas regardé l'heure. Je me contentais de reculer dans le canapé, levant la tête pour la poser sur le dossier.

- Hey, salut... Hum... Je ne te dérange pas ?
- Non, bien sûr que non. Qu'est-ce qui se passe ?
- Tu vas trouvé ça idiot, mais... J'ai fait un... Cauchemar.

Je fronçais les sourcils de plus belle et me redressait de plus belle... Quelque chose dans sa voix n'allait pas et pour un chasseur, les mauvais rêves sont souvent synonymes de prémonition... Je soufflais pour me détendre un peu. Jeremy ne l'était pas encore.

- Comment est-on choisis pour devenir Chasseur ? reprit-il avant que je n'ai le temps de répondre.
- Tu es choisis par des forces surnaturelles que je connais pas encore... Tu possèdes cette capacité en toi depuis toujours mais tu dois l'enclencher.
- Comment ?
- Jérémy... Suppliais-je pour qu'il cesse ses questions.

Je l'entendais souffler longuement, alors que je calais le téléphone entre mon oreille et mon épaule, fermant tout les grimoires que j'avais laissé sur la table basse. Je n'arrivais pas a déchiffré le ton de sa voix. De la peur ? De l'inquiétude ? De la curiosité ? Un besoin ?

- Bonnie, si ça fait parti de moi je dois savoir...
- Mmh... Il faut que tu tues ton premier être surnaturel. Mais... C'est une tache vraiment dure que d'être chasseur, d'après mon livre, tu dois sans cesse te battre contres toutes sortes de créatures, qui ne viseront qu'une chose : détruire le nouveau chasseur.
- En fait, je suis un peu comme la tueuse, tu sais, la vieille série... Je ne sais plus le nom, ou une blonde se battait contre les forces du mal !
- Quoi ?.. Oh ça ! Euh... Plus ou moins si tu veux. Mais en réalité, c'est beaucoup plus complexe que ça. Ce n'est vraiment pas quelque chose à prendre à la légère...

Je déplaçais mes grimoires, les bras plein pour les ranger précautionneusement tandis que j'entendis de nouveau son rire dans le combiner, m'arrachant un sourire malgré moi. Je l'avais tant aimé qu'il m'étais parfois dur de résistait, mais à l'instant même, son cauchemars m'importait plus qu'autre chose.


- Flash-Back -

- Avoue-le, Kristen, il te plaît ! Rigola le jeune homme à la peau mate.
- Bon, peut-être un peu... Mais ça ne te regarde absolument pas Jacob ! Rigola à son tour la belle blonde.

De l'autre bout de chalet de montagne, on pouvait entendre leur éclat de rire. Les cheveux blanc de la jeune fille bougeaient sous les secousses de son hilarité. Leurs prunelles noisettes étaient semblables... Comme à tout le reste de la meute. Elle se calait dans ses bras musclés et semblait si chétive. Elle, a la corpulence mince et à la petite taille, sans parler de son extrême blancheur. Qui aurait pu croire que sous ses airs de princesse, se cachait une terrible louve blanche ?

- Et toi, qui est donc cette Katherina ?
- Une amie.
- Allez tu ne me la fais pas à moi ! J'ai vu comment tu la regardes...
- Ah oui, et comment ?
- Comme si elle était la plus belle chose au monde.
- Nous nous connaissons depuis qu'on est enfants, on a grandi ensemble. Elle m'a soutenu pendant ma première transformation. Je lui dois énormément. J'aurais voulu être là, quand elle est devenu un vampire.

Son ton était tremblant et grave. On pouvait ressentir dans sa voix toute la culpabilité refoulée. Elle le regardait avec de grands yeux ronds et écoutait patiemment, toujours collée à son torse aussi chaud qu'elle-même. Le contraste de leur peau tranchait avec la connivence de leurs caractères. Deux loups très impulsifs. On aurait pu les comparer à des frères et sœurs tant ils s'entendaient bien. Qu'il est un siècle de différence ne changeait rien au fait qu'elle était tout aussi mature.

- C'est bien ce que je pensais. Elle n'est pas humaine. Son odeur était bien trop ensanglantée, j'ai tout de suite su qu'elle était des leurs.
- Tu as quelque chose contre ça, Kristen ?

Un large sourire blanc et éclatant apparut sur les lèvres de la jeune louve tandis que son interlocuteur restait tendu. Elle avait réussi à lui faire avouer ce qu'il n'osait dire. De toute manière, elle le savait. L'amour qu'il portait à cette buveuse de sang se lisait dans ses yeux. Entre loups, ils ne peuvent rien se cacher.


E. J'avais vraiment très mal dormi, sans aucune nouvelle de Damon. J'entendis quelques chuchotis... Jérémy au téléphone, sans doute. Je me levais difficilement et déambulais jusqu'à ma baignoire. Je ne perdis pas le temps à me déshabiller et à rentrer dans l'eau chaude. Je prenais un long bain tranquillement, me dénouant de tout ce stress accumulé. On sonna à la porte, plusieurs fois d'affilé et je comprenais donc que Jérémy n'avait aucunement envie de laisser Bonnie pour aller ouvrir... J'ignorais si tout deux s'étaient réconciliés ou s'il y avait quelque chose entre Bonnie et Matt, pour être exact, mais c'était très loin d'être le centre de mes préoccupations.

Je sortais donc de mon bain chaud et réconfortant et criais « Oui, minute, j'arrive ». J'essuyais rapidement mes cheveux dans une serviette et me hâtais d'enfiler quelques vêtement. Je jetais ma petite serviette prune et descendis l'escalier quatre à quatre. On frappa à la porte une énième fois tandis que je l'ouvris à la volée. Je découvris avec effrois les deux Salvatore face à moi. J'écarquillais grand les yeux et les détallais tous deux de haut en bas. Damon était retourné et était surement en train de parler avec son frère. Stefan lui, m'avait remarqué et ne cessait de me fixer l'air implacide, ne trahissant aucune émotion. Damon se retourna enfin, bouche entre ouverte, il lança un rapide coup d'oeil vers son frère puis replanta son regard dans le mien. Une bouffée d'amour remplit mes poumons. Deux options s'ouvraient alors à moi. Leur hurler dessus parce qu'ils m'avaient inquiétés pour rien, ou bien, sauter dans les bras de celui qui m'avait terriblement manqué. Mais avant même que je ne puisse choisir, Stefan me coupa :

- Pardonne-moi, c'est ma faute... J'ai fait une boulette et Damon était contraint de la réparer.

Mes yeux passèrent de l'un à l'autre, en croissant les bras, encore énervée, puis, je me décalait pour les laisser entrer. Ce qu'ils firent. Je les menaient jusqu'au salon où ils s'assirent sur le canapé et moi sur la table basse, en face d'eux. Stefan me regardait inquiet tandis que Damon me dévorait du regard, embarrassé, je baissais la tête pour cacher ma rougeur. J'arrivais à contrôler ma soif, mais mes émotions, c'était autre chose.

- Il y a quelque chose que vous devriez savoir...

Je passais nerveusement la main dans mes cheveux et relevais la tête. D'une grande inspiration, je leur racontais ma découverte d'hier, concernant Bonnie, Jeremy et tout le reste. Tous deux restait bouche baie, tandis que je débitais tous le contenu. Ils adoptaient tous les deux une attitude différente... Alors que mon tendre s'était presque affalé sur ce siège confortable, bras croisés, sourcils froncés. Stefan, lui, s'était avancé et avait posé ses coudes sur ses genoux, bras ballant. Tous deux, me fixaient continuellement et m'écoutaient avec une attention dévorante. Je finis enfin mon histoire et croisais les jambes en appuyant mes mains sur la table basse, bras tendu.

- Qu'est-ce que c'est que toutes ses espèces ? Demanda Stefan.
- Non, la véritable question est : est-ce que ses informations sont sûres, Frangin ? Parce que si c'est le cas... On est mal barré.
- C'est mon frère, d'accord ? Il ne nous fera aucun mal. Rétorquais-je, piqué au vif.
- Nous non, mais il suffit qu'il s'en prenne à un seul des originaux et c'est toute une lignée qui s'écroule. Il suffit que se soit Klaus et c'est fini, on est tous morts, répliqua Damon, d'un air sarcastique horripilant.
- Et quoi ? D'autres doubles ? Katherine et toi ne seriez pas les seules ? Demanda Stefan, avant d'ajouter : comment ça se fait que tu as résisté ?

Je pris une grande inspiration, ça aussi il fallait que je leur dise et je n'étais pas totalement sûr qu'ils allaient apprécier... En réalité, j'étais même sûre qu'il n'allaient pas du tout aimer l'idée. Leurs deux regards se plantèrent dans le mien.

- Eh bien, Katherine et moi sommes... Euh... Enfin... Elle et moi, on est...
- Liées. On est liées, lança une voix semblable à la mienne.

Tous trois nous nous sommes tournées vers la porte d'entrée. Elle était là. Remarquable, comme toujours. Une version de moi que je ne serai jamais. Sexy avec si peu. Ses yeux noisettes étaient fixés dans ceux de Stefan. Ils se lançaient de tristes regards douloureux. Soudainement, l'air de rien, elle a détourné le regard. Le plantant dans le mien et un franc sourire étira ses traits autant que les miens. Appuyé contre la porte d'entrée, un pied sur cette dernière, je ne l'avais même pas entendu entrée mais j'étais étrangement heureuse qu'elle soit là.

- Tu veux dire qu'elle est liée à toi ? Paniqua aussitôt Damon en se redressant.
- Relaxe je ne la ferais pas cramer au soleil, déclara-t-elle en se plaçant à mes côtés, debout, poing sur la table.
- Elle ne peut pas me contrôler, le rassurais-je en me levant, croisant les bras en posant mon regard sur elle.

Je ne pu m'empêcher de constater que oui, nous partagions un regard des plus complice, tandis qu'elle tentait d'avoir l'air le plus naturel possible. Néanmoins, je remarquais aussitôt qu'à la façon dont elle regardait Stefan par moment, elle aurait préférée quitter la pièce immédiatement. Je souris naïvement, en l'espace de quelques secondes, ma colère avait quitté mon corps. Je pouvais sentir le regard de Damon passait de l'une à l'autre, tandis que nous nous tenions toutes deux côtes à côtes.


Kt. J'admirais la grande cuisine. Lumineuse et spacieuse. Le genre que je n'aurais jamais et la parfaite vie de famille qui va avec, non plus. La mienne était morte par ma faute. Bien sûr j'étais déjà venu, le soir où j'avais tenté de tuer John, mais éclairé par le soleil, elle n'avait pas le même aspect. Je fis le tour de la table, laissant glisser mes doigts sur cette dernière. Une présence se fit sentir dans mon dos, je tournais la tête pour admirer mon sosie.

- Tu ne leur as pas dit ? Demandais-je alors en regardant les mèches lisses de ses cheveux brun, tomber sur ses épaules.
- Non.
- Je te laisse le soin de le faire, les longues explications ne sont pas ma tasse de thé...

Je continuais, à fouiller dans les placards et frigos, mais aucune poche de sang en vue. J'aurais pu pourtant me résoudre à ça, j'avais faim et Jake était partis chasser avec sa meute. C'était plutôt drôle. J'ouvrais les portes et mon double passait dernier moi pour les refermer. J'aurais pu jouer à ça plus longtemps. Mais l'odeur de Stefan régnait trop ici, je me sentais mal. J'en suis donc venus au fait.

- L'anniversaire de Barbie Klaus, ça te dit quelque chose ?
- Oui, Caroline a été invitée par Klaus.

Une autre présence se fit entendre... The Salvatore Brothers. Je lançais un coup d'oeil dans leur direction. Impossible d'avoir une conversation privée, je ne pouvais donc pas trop lui en dire. Ils avaient peur que je l'égorge ou quoi ? D'ailleurs... J'aurais peut-être dû. Nous n'avons jamais étés amies avant sa transformation, nous ne nous étions même jamais appréciées. Étrange. Ses yeux émeraudes me coupèrent de mes réflexions, provoquant une large douleur qui consuma mes intestins en une fraction de seconde. Je détournais le regard, rageuse qu'il me fasse encore tant d'effet. Mais à la seconde où il n'était plus dans mon champ de vision, il me manquait déjà.

- Parfait, elle acceptera, il faut qu'on y aille.
- Pourquoi ? Demanda-t-elle en croisant de nouveau les bras.

Son ton était si doux que je me rappelais pas la dernière fois que moi-même je l'avais employé. J'étais bien trop rongé par l'amertume et la souffrance, pour pouvoir être encore aussi douse qu'elle. Je n'avais pas tout ce qu'elle avait pour pouvoir continuer à vivre et être comme ça. Je n'avais plus rien, moi.

- Disons que je préfère être sur place.
- Et pourquoi moi ?

Un demi-sourire en coin, je me stoppais dans mes mouvements et me retournait alors vers elle. Son air avait changé et elle souriait également. J'avais besoin d'elle, pour qu'on nous confondes. Ça elle l'avait compris, mais le plus étonnant, c'est que l'idée semblait la séduire autant qu'à moi. J'étais vraiment forte pour ce petit jeu et j'étais sûr qu'elle y arriverait très bien.

- Je boucle mes cheveux ?
- Et tu mets une jolie robe, ai-je répondu en m'approchant d'elle, jouant avec ses propres cheveux.

Je l'ais senti venir à des kilomètres à la ronde, un des Salvatore allait intervenir et avant même que Damon n'est pu le faire, je l'ai rejoint à vitesse vampirique et est posé une main sur son torse.

- Tu peux mettre un joli costume, mais c'est ma cavalière.

Sur ceux, je sortis à vitesse vampirique de la maison, histoire de parfaire mon départ, comme toujours. Je m'arrêtais quelques secondes sur le perron, humant l'air frais. Je n'avais aucune confiance en Sam et il était hors de question que Jake risque sa vie. Je préférais mettre la mienne en jeu, plutôt que la sienne. Soudain, l'air devint plus doux, plus tendre, plus bon. Un parfum à la fois sensuel et déchirant remplit mes poumons. Je me retournais, m'obligeant à afficher un visage ne trahissant aucune expression. Mains sur les hanches, une énième douleur tenta de me plier en deux. C'était dur et frustrant d'aimer à ce point et de devoir résister à cette envie déchirante de fondre dans ses bras. Je le scrutais du haut en bas. Son torse musclé saillant se voyait à travers son fin t-shirt brun. Il avait les mains dans les poches et un air exténué.

- Que puis-je faire pour toi ? Demandais-je avec ironie d'un ton odieux.
- Où est-ce que tu as passé la nuit ?
- Cela t'inquiéterait-il ?

Il a baissé la tête et je m'apprêtait donc à partir. Mais dès lorsque je me suis retourné, il se plaça devant moi. Je relevais alors lentement les yeux sur son visage d'ange et comme un siècle plus tôt, je fondais devant sa mâchoire carré, ses pommettes saillantes, son regard de braise et ses lèvres fines. Une irrésistible envie d'y déposer les miennes me pris, alors que je tentais de restait terriblement neutre.

- Écoute... Je... Je suis désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris...
- Ne te fatigue pas, j'ai compris. Tu n'es pas prêt à avouer que tu m'aimes, Stefan.

Je passais sur le côté, poussant un peu son épaule et me stoppais un instant, humant une dernière fois son délicat parfum. J'entendis ensuite son corps bouger dans l'air, se retournant vers moi tandis que je descendais les marches du perrons sur les talons hauts.

- Katherine Pierce abandonne ? Lança-t-il d'un ton demi étonné.

Soudain la colère me saisit. Il avait raison. Auparavant, je n'aurais jamais lâché. À vitesse vampirique, je me rapprochais de lui. Nos corps a quelques centimètres seulement. Je déversais toute ma peine dans ces mots :

- Arrête Stefan, ne fais pas ça. Pas comme si tout était ma faute. Pendants plus d'un siècle j'ai veillé secrètement sur toi et j'aurais tout fait pour que tu m'aimes autant que je t'aime encore. Mais maintenant, je suis lasse... Alors j'ai compris crois-moi. Je ne serais jamais Élena.