Toi mon garde-fou
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vague disclaimer :
Les personnages présents dans cette fanfiction, sont la propriété exclusive de J.K. Rolling, qui malheureusement pour mon portefeuille, ne fait pas partie de mon entourage !
Fleur d'orient yaoiste
RAR :
Vince : Avant tout, merci encore pour ton essai/review ! Ensuite... Arg !!! Faut absolument que je trouve le temps de te lire !! En plus, si tu as déjà commencé la suite de ta fic, je serais larguée bien assez tôt. Je me trouve injuste, de ne pas encore t'avoir lu alors que toi tu prends le temps de me laisser de magnifiques reviews ! Mais promis, je me rattraperais, et te laisserais un vrai roman tu verras ! j'ai pu écrire déjà plus de 6000 mots de la fic que je te réserve, comme quoi elle est bien avancée. il y a un long lemon et je suis encore dessus, je le développe,le nourris, l'enrichis, tu verras, il sera aux petit oignons.
Gwladys Evans : Merci pour la review et pour les références de la musique celtique. J'ai trouvé le titre et je le trouve très relaxant, même si un peu mélancolique. Après avoir reçu ta review, je me suis posée la question sur le fait qu'on voyait pas très souvent Rémus et Cyzia, en tant que couple je veux dire, dans la fic. Alors, j'ai pris ta demande pour une suggestion, et j'ai encore procédé à des modifications. D'où le retard occasionné pour la publication de ce chapitre. J'espère t'avoir contenté (et ne pas avoir trop choqué Cyzia, celle qui m'a inspiré le personnage de la jeune Médicomage ! XD)
Ellina : Ouh là ! Que de compliments ! Merci, je suis ravie que la fic te plaise, j'espère que la suite répondra à tes attentes, et sera tout autant agréable !
Brigitte : Merci, mais tu sais, après la tendresse, viens un peu de bestialité ! Je te laisse sur cette phrase énigmatique, et t'invite à découvrir la suite de "toi, mon garde fou".
Sahada : Merci à toi ! Mais tu sais, quand on aime, ben on remet ça tout simplement, donc voici un nouveau chapitre que je te laisse découvrir et apprécier, du moins j'espère...
Cleo McPhee : Yahooo !!! Revoilà ma bien nommée !! Merci encore pour tes encouragements, je bats des records de motivation en ce moment, mais manque de temps, ce qui est un peu dommage car j'aurais aimé poster plus tôt ! Enfin, bref, tu voulais la suite, et bien la voilà, avec un ajout inspiré de Gwladys Evans, concernant le couple Rémus/Cyzia. Tu me diras si les sentiments ont bien été retransmis et si cette histoire t'apporte encore satisfaction.
Bianka17 : Tu sais, je crois profondément que tout auteur de fanfiction Harry Potter doit posséder un soupçon de sadisme car ce pauvre Ryry a beau avoir déjà souffert dans la version de JKR, et bien on ne cesse de lui en rajouter sur le dos, le pauvre, pour faire des histoires supplémentaires ! Alors, je crois qu'il n'a pas fini d'en baver, effectivement ! Mais tu sais, on lui accorde tout de même de magnifiques moments à coté, remplis de rires, d'amitié, d'amour, de tendresse et je ne te parles pas de toutes les positions qu'il a du tester le pauvre, malmené par nos esprits pervers... Toutefois, dans cette fic, il ne va plus trop en baver, jusqu'à la bataille, et je le laisserais un peu savourer du bon temps avec son blondinet. Je suis ouvertes à toutes suggestions si tu as des requêtes. Je continue de modifier en permanence, alors un peu plus ou un peu moins...
Maud18 : Et voici le titulaire du deuxième essai/review laissé pour ce chapitre ! Tout d'abord, merci, car vive les compliments, j'ai du planer un bon petit moment en le lisant. Ensuite, quelle analyse de chapitre, tu reprends tous les points importants et les commente. On voit que tu as bien compris les personnage et cerné tous leurs aspects. j'aime cette version de Ron. Pour moi, Harry n'est pas le prince de Gryffondor, il se situe au delà du système des maisons par son ambivalence Gryffondor/Serpentard. Moi, je vois Ron comme le digne représentant de cette maison. Loyal, courageux, Fidèle ami, et même le fait qu'il soit roux me fait penser à un lion, donc je ne l'imagine pas laisser Harry pour une homophobie mal placée, ou une stupide jalousie. C'est lui qui a intégré Harry à sa famille, donc il le protège comme le ferait un grand frère. Au fait, j'ai compris, tu veux un Mpreg, donc tu auras un Mpreg, j'ai réussi à l'incorporer à l'histoire, mais sauras tu deviner qui portera l'enfant ? Et que préfères tu qu'ils aient, une fille ou un garçon ? As tu des idées de prénoms que tu voudrais suggérer, ou même une signification de prénom ? Si c'est possible, j'essaierais d'en tenir compte pour la suite.
Caro06 : Merci à toi pour ton message et tes encouragements ! La suite ? Mais juste en dessous ! J'espère que tu en seras satisfaite !
Li-san : Merci !!! Tu sais, j'adore quand tu adores ! Donc on va te contenter et te donner la suite, comme tu le réclames, pour que tu continues à... Adorer, tiens ! Mdr !
Pol : Merci beaucoup ! En effet cette phrase me fait encore rire aujourd'hui bien que je l'ai écrite il y a plus de deux ans ! Je ne sais plus trop comment et d'où elle m'est venue, mais je recommencerais bien volontiers à parler ainsi par la bouche de Dobby ! Malgré les traits que lui donne JKR , je le trouve trognon !!! Je dois avoir reçu de sacrés coups sur la tête, hein ? Mdr !
'Zoux ! Fleurdorient.
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« õ ~ 0 ~ õ »
Paroles entre {} : Fourchelang.
Chapitre 20 : se ronger les sangs, perdre son sang froid, ou même avoir le sang chaud...
Dans une grotte appartenant au domaine d'une vampire...
« - Bon, ben quand il faut y aller, il faut y aller...
- Faut il que je t'aide en quelque chose mon cœur ? Je veux dire, j'ai bien conscience que la fusion entre Sly et toi vous appartient, mais si je peux vous aider...
- C'est gentil mon ange, mais je pense que le seul à faire quelque chose ici, va justement être Sly. Je vais être totalement passif de mon coté. Viens... »
Harry retira ses chaussures et celles de Draco qui se laissa faire. Ils grimpèrent sur le lit, et le blond s'installa contre la tête. Le brun vint s'asseoir entre ses jambes, et se blottit, le dos contre son torse, profitant de son étreinte. Harry fit sortir le serpent de sa manche. L'animal se promena un peu sur le lit, comme s'il profitait d'un petit tour avant de commencer les choses sérieuses. Il émit un petit sifflement doux, et un peu rythmé. Draco s'en étonna et se pencha sur l'épaule de Harry pour lui demander :
« - Il dit quelque chose là ?
- Non. Il chante je crois, enfin ça y ressemble.
- C'est ce qu'il me semblait. C'est beau à entendre. C'est calme et doux.
- Tu as raison. Il le fait pour me détendre.
- Tu redoutes ?
- Non. Je sais que ça va être douloureux, je ne me fais pas d'illusions, mais j'ai confiance en lui. Il a mon bien-être à cœur, le tien aussi d'ailleurs...
- Ah bon ?
- Oui. Sly t'estime beaucoup. Vous avez beaucoup de ressemblances mine de rien. Dans vos paroles, et vos intentions je veux dire.
- En même temps, entre serpents et Serpentards, l'entente me semble justifiée. Je te rappelle que Sly appartient à la race de notre emblème. Pas étonnant que nous ayons quelques atomes... Crochus...
- Pour ce qui est des atomes crochus, je ne sais pas, mais pour les crocs, si tu pouvais enlever les tiens de ma nuque, je pourrais garder les idées claires...
- Oh, pardon ! Je me suis un peu laissé allé je crois... Désolé.
- Ce n'est rien. Je crois qu'à la base, ton intention était de me détendre aussi, mais, disons que tu a légèrement débordé...
- On va dire cela...
- On s'y met ?
- Hum... Je dois faire quelque chose ?
- Euh... rien pour l'instant. Mais tu peux me passer les fioles que Sahriz m'a laissées ?
- Tiens. »
Le Gryffondor avala rapidement les contenus amers, et se releva pour se dévêtir le haut du corps. Sur les conseils de Draco, il enleva aussi ses pantalons et ses chaussettes afin d'être le plus à l'aise possible. Le blond invoqua une bassine d'eau gardée bien froide par un sort, ainsi que quelques linges qui lui serviraient à refroidir le corps de son compagnon lors des montées de températures prévues.
Il sentit le petit serpent grimper le long de sa jambe et il le saisit pour le poser délicatement sur ses propres épaules. Il fut récompensé par quelques coups de langue affectueux sur sa joue. Il caressa distraitement la tête triangulaire d'un index léger, et regarda Harry s'allonger sur le ventre. Il sut qu'il devait simplement poser le serpent sur son dos, et il le fit, non sans poser un baiser sur la tempe de son amant.
Le serpent siffla un instant, et leva la tête pour la plonger brusquement entre les omoplates du brun. Une ouverture sembla s'être formée, et laissa passer l'animal, sous un hurlement de douleur du Gryffondor. Inquiet, Draco se pencha et vint lui attraper la main qu'il serra. De son autre main, il vint caresser la tignasse brune, et murmurait des paroles encourageantes et apaisantes à son amant.
Au bout de presque une demi-heure, le serpent était entré en totalité dans le corps du jeune homme, qui était tombé inconscient. Draco souffla enfin. Sa position n'était pas aisée. La créature en lui s'était rebellée contre la souffrance de son compagnon, et il avait du serrer les dents pour ne pas se laisser dominer et arracher le pauvre serpent de sa place. Il devait respecter le choix de Harry, alors il avait pris sur lui.
« - Calmes toi ma douce, il va bien. Il fait cela pour aller encore mieux, et pour se préserver. On doit tenir, toi et moi, pour l'aider. Alors ne me fais pas flancher maintenant, d'accord ? »
Seul le silence lui répondit, mais il sentit la créature se rebeller une dernière fois pour manifester son désaccord, puis se résigner, et accepter. Il souffla encore un bon coup, puis passa une main douce et attentive sur le cou de son bel endormi, tâtant son pouls, vérifiant sa bonne mesure. Il prit un linge mis à proximité auparavant et le trempa dans la bassine d'eau. Il l'essora, et le passa sur les tempes et la nuque de son amour. Il constata les premiers assauts de fièvre, et se dit que la journée et la nuit allaient être longues.
Patiemment, il épongea la sueur, calma les tremblements, serra la main désespérée et rafraîchit le front chaud. Lorsque Harry l'appela dans son sommeil, il lui répondit avec patience, qu'il était là, juste à coté de lui, à sa place, et que nul ne l'en délogerait. Il parla un peu au serpent, lui demandant de bien traiter son amant. Il encouragea les deux, les rassura, leur répétait que tout allait bien, qu'ils étaient dans la bonne voie.
Durant une bonne partie de la nuit qui suivit, Harry se débattit dans les draps, et Draco le retenait. Il devait être fort pour deux. La Vélane en lui faisait un gros effort pour ne pas lui peser davantage, mais c'était néanmoins dur de voir celui qu'on aimait souffrir ainsi sans pouvoir faire quelque chose d'utile pour le soulager.
Quelques fois, il pouvait percevoir le serpent qui se mouvait sous la peau du brun. Presque comme des ondulations. Il avait passé le doigt dessus un instant, constatant une chaleur plus prononcée à cet endroit. Alors, pris d'une impulsion soudaine, il caressa la peau, l'effleurant d'un index, ou passait un linge frais dessus. Son geste avait tiré un soupir de satisfaction du brun. Alors il recommença régulièrement. Le serpent semblait apprécier également, car lorsque Draco intervenait, le petit animal qui était pris de soubresauts, se calmait et se remettait à onduler en douceur.
Lorsque l'état de Harry s'était à peu près stabilisé, Draco s'accorda une courte pause et s'allongea auprès de lui, gardant sa main dans la sienne. Il s'endormit comme une masse, très rapidement. Il fut réveillé brusquement, sa main comprimée comme dans un étau. Ses yeux s'ouvrirent rapidement sur la pensée que quelque chose n'allait pas avec Harry. Il le découvrit en effet en train de convulser. Son sang ne fit qu'un tour. Il se releva, vif comme l'éclair, et s'assit sur les hanches de Harry, qui était sur le dos. Il emprisonna les poignets du brun à l'aide de ses mains, les bloquant sur les cotés, et mit sa tête dans le cou hâlé.
« - Chut mon amour... Tout va bien... Calmes toi, je suis là... Résistes, mais ne forces rien, Sly s'occupe de toi, tu verras... »
Il passa de longues et interminables minutes à cajoler le brun, tout en lui murmurant des paroles apaisantes, lorsque la porte de la chambre s'ouvrit sur Sahriz et la Cyzia. Draco fut soulagé de voir arriver la jeune Médicomage.
« - Ça fait presque une heure qu'il est dans cet état là ! C'est normal ?
- En fait oui, mais normalement cela n'aurait pas du se produire avant demain ! Il est très en avance sur le processus ! Je vais l'ausculter, Draco peux tu te décaler, je vais le fixer au lit à l'aide d'un sort pour ne pas qu'il se blesse.
- D'accord. »
Le blond roula sur le coté, et la jeune femme ne perdit pas de temps pour lier Harry au lit. Elle prononça dans la foulée toute une litanie de sorts, vérifiant l'état de son jeune patient et finit par écarquillé les yeux, la bouche ouverte sur un « o » silencieux.
« - Qu'est-ce qui se passe ?
- Oh pardon, Sahriz, je réfléchissais. Il semblerait que notre ami ne fasse définitivement pas comme les autres, une fois de plus.
- Tu peux développer ?
- Disons que... C'est presque fini...
- Fini ? Mais cela ne devait pas prendre plus de deux jours ?
- D'où le « pas comme les autres, une fois de plus » ! Il semblerait que Harry et Sly ont trouvé un moyen de fusionner plus rapidement. Ou du moins, un moyen d'accélérer les choses. Je questionnerais Harry ultérieurement, mais pour le moment, nous sommes en retard du coup ! Il va falloir lui donner les potions suivantes rapidement pour lui éviter les carences. Elles sont ici ?
- Oui, j'ai tout fait stocker ici pour plus de facilité, mais j'avoue que je ne pensais pas avoir été aussi prévoyante !
- Mesdames, quand vous aurez fini de vous féliciter, vous pourrez me dire si vous ne pouvez pas faire quelque choses pour ses convulsions ?
- Oh, mais tout doux blondinet ! Rassures toi, ta moitié va bien. Il semblerait qu'il accélère les choses et donc son corps réagit en conséquences avec rapidité. Un peu trop brusquement, mais nous avons de quoi pallier au phénomène. Je vais te donner des fioles et tu les lui feras boire en lui donnant la becquée. Sinon, on risque de l'étouffer d'une part, mais avec le serpent qui le protège désormais, je ne pense pas qu'il soit raisonnable que Cyz ou moi ne l'approchions de trop près. Toi, il ne te fera pas de mal, donc tu t'y colles ! Ça te va ainsi ?
- Ok, je veux bien.
- Pendant que tu fais ça, je vais aller te chercher de quoi te restaurer, et pas de discussion ! Ce n'est pas en tombant d'inanition que tu va lui être utile. Il a besoin que tu sois près de lui, et ce, en possession de tous tes moyens !
- D'accord.
- Bien, Cyzia, allons y, nous avons encore du boulot, mais nous reviendrons un peu plus tard, ce matin pour voir ce qu'il en est, d'accord ?
- Je veux bien.
- Draco ?
- Ça me va aussi.
- Bien ! Dans ce cas, ne traînons pas. »
La vampire et la Médicomage ressortirent, et Draco déboucha la première fiole pour la vider dans sa bouche. Il se pencha au dessus de son amant, et scellant leurs lèvres, il vida la potion dans la cavité buccale du brun. Il massa la pomme d'Adam afin de faire écouler doucement le liquide dans la gorge, et répéta l'opération pour les neuf autres fioles.
Comme annoncé, Sahriz revint au bout d'une dizaine de minutes, des plateaux de victuailles flottant derrière elle. Elle questionna le blond sur la prise de potions du brun, et constata les premiers effets des remèdes. Le corps du brun se détendait au fur et à mesure, et il semblait tomber dans un sommeil calme et réparateur. Sahriz défit les liens qui le retenaient au lit, et sourit en le voyant basculer sur le coté, allongeant la main, à la recherche du blond. Draco la saisit, et la caressa du pouce. La vampire prit congé, rassurée, et contente d'avoir de bonnes nouvelles à rapporter à Severus, Juliette et Sahriz qui s'inquiétaient depuis l'accélération soudaine de la fusion.
« õ ~ 0 ~ õ »
« - Accéléré le processus ? Je veux dire sans potion ou sort qui puisse servir de catalyseur ?
- Oui, Severus ! Et pour la énième fois, je vous assure que le phénomène vient de lui ou du serpent uniquement !
- Mais voyons Sahriz ! C'est tout à fait impossible ! Je sais bien que ce gosse a la fâcheuse manie de sortir des sentiers battus et d'être toujours là où on ne l'attend pas, mais tout de même !
- Écoutez. Râler ne vous mènera à rien. Je propose qu'on surveille son évolution, et qu'on attende son réveil pour avoir plus de détail. Mais par pitié, cessez de me reposer systématiquement la même question, bien que formulée différemment ! J'avais déjà bien compris la première fois, je ne suis pas idiote je vous le rappelle !
- Sahriz, calmes toi ! Tes pupilles sont rouges ! Allez vas t'assoir un instant, fermes les yeux et respires calmement. Tu veux bien ?
- Oui, merci Juliette. Si tu arrives à quelque chose avec lui, je veux bien m'asseoir !
- Laisses moi faire, je m'en charge. Bon, vous le moine gothique !
- Le... Moine ? Gothique ? Je ne vous le permets pas... »
La jeune femme se redressa de toute sa hauteur, les poings sur les hanches elle se fit conquérante. Elle interrompit le potioniste, pointant un index menaçant sur son torse et martelant chacune de ses paroles.
« - Ça tombe bien, je ne comptais pas vous demander la permission. Je viens de vous sauver la vie au cas où cela vous aurait échappé ! Dois je vous rappeler que vous avez manqué de respect, presque traité d'idiote, et poussé plus que dans ses retranchements une descendante de la famille royale vampirique ? Severus, si je ne m'étais pas trouvée là, elle vous aurait vidé de votre fluide vital dans d'horribles souffrances ! De plus, je doute qu'elle aurait réfléchi longtemps sur le droit ou pas de le faire car, étant fatiguée, je ne l'ai pas nourrie hier soir ! Donc réalisez que devant vous se tenait un vampire à jeun ! Dois-je vous faire un dessin, ou cela a suffit à vous faire entendre raison ? »
Brusquement, Severus écarquilla les yeux, réalisant ce à quoi il venait d'échapper. Il soupira, vaincu, mais mauvais perdant. Cependant l'inquiétude était toujours présente et il était frustré de ne pas trouver de réponses à ses questions.
- Arg !! J'ai compris !! Enfin non !! J'ai pas compris ce qui ce passe avec Potter !
- Pour l'instant on en sait rien, ni Cyzia, qui est Médicomage, ni Sahriz, ni même Draco qui est resté tout le temps à ses cotés ! Donc même châtiment pour tout le monde : on attend !Compris ?
- D'accord !
- Bon, vous voilà enfin raisonnable. Vous feriez mieux d'aller vous excuser un peu plus tard. Pour l'instant je vais la nourrir et la laisser souffler un peu, elle n'arrête pas depuis hier et je doute qu'elle ait dormi une seconde. Mais ne tardez pas trop tout de même.
- Oui, oui, j'irais dans une heure, ça ira ?
- Ce sera parfait. Écoutez Severus, je sais que vous vous inquiétez pour Harry, mais sachez qu'il en est de même pour nous tous. Heureusement que nous sommes peu nombreux dans la confidence, car sinon, je pense que Ron et Hermione nous auraient donné du mal.
- En effet. Mais cela m'agace prodigieusement de rester là à me tourner les pouces et dans l'ignorance ! C'est frustrant !
- Je sais. Vous ne faites pas exception. Vous pourriez peut être vous occuper en faisant des potions supplémentaires pour Harry. Je suppose que quelques fioles de Pimentine, potions revigorantes diverses et de nutrition en plus ne feront pas de mal. Je pense qu'il en aura besoin à son réveil. De plus, qui sait si on n'aura pas besoin d'avoir un stock plus qu'abondant au retour de la bataille qui nous opposera à Blondie Sénior.
- Oui, c'est une assez bonne idée. Je file au laboratoire. Désolé, d'habitude je ne...
- Je sais, comme nous le savons tous ici. Vous êtes le maitre incontesté du sang froid, fidèle à l'emblème de votre maison. D'habitude, vous ne vous laissez pas dominer par vos émotions. Mais sachez mon ami que pour toute règle, il existe une exception. Disons que Harry et Draco sont les exceptions. On ne peut pas vous le reprocher, vous aimez ces deux jeunes hommes un peu comme des fils. Et ne roulez pas des yeux je vous prie, c'est impoli ! Quoi qu'il en soit, l'incident est classé ! Vous vous expliquerez plus tard avec Sahriz, d'accord ?
- Oui. J'ai comme l'impression d'être grondé...
- Mais ce n'est pas une impression mon cher Severus, vous venez de vous faire gronder, un bon savon quoi ! Ha ha ha...
- Et en plus, elle rit de moi... Mais où sont passées toutes ces années où je terrorisait les gens d'un regard...
- Ne déprimez pas, votre regard gèlerait même l'enfer, mais il ne marche pas sur moi, c'est tout !
- Là je touche le fond...
- Filez vous consoler avec vos chaudrons ! »
La jeune blonde lui tapota affectueusement le dos en le raccompagnant à la porte du salon, puis ferma. Elle se retourna vers la vampire, toujours assise, les yeux fermés. Sahriz les ouvrit doucement en sentant l'odeur de la peau de Juliette. Elle sourit à la jeune femme et saisit le membre pour le porter à sa bouche et y planter ses canines, pendant que la calice s'asseyait sur le bras du fauteuil, plus à l'aise que debout, et attendit que la brune fut rassasiée.
« - Quand tu retourneras voir Harry et Draco, j'irais avec toi. J'ai pensé au fait que Draco ne peut jamais nous prévenir en cas de pépin, et il a du sérieusement paniquer le pauvre ce matin. Je lui laisserais une invocation lui permettant de nous contacter. »
Juliette avait parlé sur un ton pensif, mais Sahriz devina la détermination à l'accompagner. Un demi sourire traitre glissa sur ses lèvres. Elle était définitivement tombée sur la perle des calices. Sa fierté l'avait empêcher de lui demander de l'accompagner la fois suivante, préférant qu'elle se repose au maximum. Mais Juliette cachait sous ses airs de jeune femme hyperactive un sens de l'observation hors pair. C'est sûr, elle avait deviné sa fatigue sans avoir eu à le demander. Peut être le lien, qui sait...
« õ ~ 0 ~ õ »
« - Severus ? Tu es seul ? »
Sirius entra plus en avant dans le laboratoire où Severus s'était réfugié. le Maitre des Potions était penché sur un chaudron et des volutes de fumées s'échappaient de fioles non bouchées pour le moment, et alignées méticuleusement sur le plan de travail.
Le Serpentard répondit à son amant par un grognement, sans lever les yeux de sa préparation. Mais Sirius ne se vexa pas. Question d'habitude... l'homme qu'il aimait, oui, aimait, était un passionné dans son domaine. Il pouvait rester des jours et des nuits sur une potion complexe, en oubliant même de se nourrir ou même de se reposer. Un acharné et opiniâtre potioniste, dont la ténacité avait ravi un certain Lord Noir...
L'animagus se rapprocha de Severus, et sans le perturber dans son travail de préparation d'écorces, il se glissa dans son dos, un bras autour de sa taille, et glissa un baiser sur sa nuque penchée en avant.
« - Pourquoi tu es venu ici ? »
Ce n'était pas un reproche, juste une question murmurée, doucement, sans quitter son travail des yeux.
« - Tu es parti en disant que tu en avais pour un quart d'heure minimum à l'aube, et je ne t'ai pas vu revenir avant le petit déjeuner, ni même après. Traites moi de Poufsouffle, si tu veux, mais je m'inquiétais. En plus, la mine contrariée que tu avais lorsque la chauve souris de Sahriz est venue t'apporter un message, cela n'a pas diminué mon inquiétude... »
Il sentit le Serpentard se tendre contre lui, et enroula son autre bras autour de lui, tout en nichant son nez dans la chevelure, non emprunte de baume de protection de son amant.
« - Rassures-toi, je ne te demanderais rien. Je sais que tu ne ferais rien pour nous nuire et que tu apprécies Harry. Donc, si il y a un secret le concernant, et que je ne suis pas au courant, je sais que que dans le cas où je ne peux le protéger, tu le ferais de ton coté...
- Eh bien, me voilà devenir un Gryffondor doublé d'un Poufsouffle. En parlant de Gryffondor, cela me surprend que toi, un digne représentant de la Maison Rouge et Or, tu ne sois pas plus curieux et insistant que cela. Surtout si on considère le fait que tu sois un des Maraudeurs les plus actifs...
- Disons que je me dis que si tu me cache quelque chose, tu dois le faire pour mon bien et pour éviter que je fonce tête baissée dans les problèmes. La dernière fois que je l'ai fait, Harry a du traverser une période horrible. Ron et Hermione m'ont raconté ses crises de colère et sa dépression. Ses envies de me rejoindre derrière le voile, tout comme ses tentatives de suicide et ses larmes le soir. Je n'ai pas envie de le faire souffrir une fois de plus, alors si pour cela je dois t'écouter davantage, eh bien soit.
- Tu deviens tellement sage des fois que j'en ai la chair de poule. Enfin, si cette malheureuse expérience aura eu quelque chose de positif, il s'agit bien de cela. Pour en revenir à ton filleul, j'ai une dette à vie envers lui, son père et sa mère. Il m'a libéré de la marque noire, un joug que j'ai porté près de vingt ans, son père m'a sauvé la vie lorsqu'un autre stupide Gryffondor a voulu me faire une farce d'un goût douteux...
- Et je m'en excuserais le nombre de fois qu'il le faudra, crois moi...
- Je te crois... J'ai trahi sa mère, ma meilleure amie. Je crois que de toutes les trahisons dont je suis responsable depuis mon entrée au cercle des Mangemorts, c'est celle qui me fait le plus de mal, et ce, encore aujourd'hui... »
Sirius, touché, resserra son étreinte autour du Serpentard en prenant garde à ne pas entraver sers mouvements. Durant leur discussion, Severus ne s'était pas interrompu, dosant, coupant, éminçant, et tournant la préparation soit dans un sens, soit dans l'autre. Le deuxième bras de Sirius vint entourer la taille fine également, et le potioniste éteignit le feu sous son chaudron et le déplaça. Étonné, Sirius déserra un peu les bras et se leva sur la pointe des pieds pour regarder au-dessus de l'épaule de Severus. Il fut surpris de voir que la potion avait été stoppée en plein milieu, et que le Serpentard n'avait pas l'air exaspéré par sa présence, ni même fâché par l'interruption de sa tâche.
« - Severus ? »
Aucune réponse ne lui parvint, mais en revanche, l'autre se retourna face à lui. Il entoura sa taille également et les fit avancer vers un large fauteuil de cuir confortable qui imposait sa présence devant un bureau jonché de notes et calculs divers. Severus se laissa tomber sur le fauteuil, bien assis, et entraina dans sa chute, son compagnon, à cheval sur ses cuisses.
L'animagus s'était complaisamment laissé faire, sans un mot, sans un geste. Les bras du vert et argent s'étaient noués au niveau de ses reins, et la figure de Severus s'était nichée contre sa poitrine. Alors, pour respecter le souhait non formulé de son amant, il encercla la nuque du potioniste, et laissa sa tête retomber sur l'épaule vêtue de noir. Car, même s'il en avait désespérément besoin, jamais vivant ne verra Severus réclamer un simple câlin. L'idée fit plus que sourire Sirius, mais ne voulant pas vexer son compagnon, il gardera bien cachée cette idée... L'atmosphère était devenue calme, intime, et le voix se faisaient murmures.
« - Severus ?
- Oui ?
- J'ai dit aux autres qu'on serait les derniers à mettre nos souvenirs dans les Pensines et qu'on les analyserait dans la foulée. J'ai supposé que tu devais être occupé et c'est ce que je leur ai dit, sans toutefois entrer dans les détails...
- Eh bien, c'est un jour à marquer dans l'histoire, toutes mes convictions tendent à se briser aujourd'hui. Nous voilà en présence d'un Gryffondor qui réfléchit, et visiblement, qui réfléchit bien. Je suis impressionné... »
Une légère tape atterrit sur l'arrière de son crâne. Le faisant sourire malgré tout.
« - Bon, ben pour les Gryffondor et leur légendaire sens de l'humour, on repassera...
- Idiot...
- Je devrais être vexé, je suppose, mais là tu vois, cela ne me fait rien... Étrange... Aurais tu eu une influence plus que néfaste sur moi ? Je me le demande...
- Ce serait si mal que ça ?
- Je ne sais pas. Je pense que j'y réfléchirait une autre fois...
- T'as raison, on a encore deux, voire trois heures devant nous, profites-en pour te reposer.
- Tu restes là ?
- Je suppose que oui, je n'ai rien de spécial à faire. Je peux tuer le temps avec toi...
- Hmm... Cela ne te dérange pas que je ferme les yeux et que je dormes un peu ?
- Non, je vais me lever pour te laisser te reposer, je reste ici mais pas sur toi, tu risque d'être courbaturé en te levant.
- J'ai été espion durant plus de quinze ans, subi des Doloris par centaines, fait plus de duels que quiconque, alors je suppose que les courbatures sont de douces douleurs que je peux assumer sans mal. »
Sirius était comme choqué. Severus venait de lui demander de rester, implicitement, alors qu'il lui proposait de le laisser tranquille. Finalement, le plus froid des Serpentards avait lui aussi besoin d'un peu de tendresse quelques fois. Qui était il pour le lui refuser. Et puis, il n'était pas dit qu'ils partageraient à nouveau cette tendre intimité. Alors il remua juste un peu, de façon à ce que Severus soit bien à l'aise, ainsi que lui même. Il lança un Accio à la couverture pliée qui reposait sur le meuble près de la fenêtre, et elle vint s'échouer, ouverte, sur son dos, les protégeant du froid.
« õ ~ 0 ~ õ »
Depuis la veille, un certain lycanthrope se torturait les méninges. Il devait présenter ses excuses pour avoir bafoué une personne, et avoir assouvi ses bas instincts. Rassemblant son courage de Gryffondor, il fit route vers la salle transformée en infirmerie du manoir, et frappa trois légers coups à la porte, avant qu'une douce voix ne lui donne l'autorisation d'entrer. Il entra et referma la porte derrière lui.
La jeune Médicomage était assise à son bureau et était en train de prendre des notes, tout en lançant des sorts à une fiole de sang. Elle entendit son visiteur se racler la gorge et se décida à lever ses yeux, rougissante, sur lui. Elle l'avait reconnu à son aura qu'elle avait senti approcher.
« - Rémus, puis-je faire quelque chose pour vous ? »
Le lycanthrope s'avança encore d'un pas, et s'arrêta devant le bureau. Son regard était fuyant et il serrait et desserrait les poings, devant l'incompréhension de la jeune femme. Au bout d'une longue minute de silence et de tourment visible, il finit par prendre la parole.
« - Je suis venu m'excuser pour ma conduite inqualifiable de l'autre nuit. Je vous ai brutalisée et ai abusé de vous. J'ai conscience du fait que je dois me contrôler et ne pas devenir un sauvage durant mes transformations, mais je regrette infiniment de vous avoir fait subir tout... »
Il n'eut pas la chance de finir sa phrase, qu'il fut brutalement stoppé, par un Expelliarmus qui l'envoya contre la porte. Il glissa au sol, et se retrouva assis, les jambes dépliées et le dos contre la porte. Un peu sonné, il leva les yeux vers son agresseur, une jeune femme en mini blouse blanche, debout devant son bureau, et au regard électrique. Dire qu'elle était en colère eut été un euphémisme. Interdit par son attitude, il ne put que la regarder s'avancer vers lui et prendre la parole avant qu'il ne puisse dire un mot de plus.
« - De toutes les absurdités qu'il m'ait été donné d'entendre, je vous jure que ce que vous venez de dire bat des records ! Je n'en reviens pas ! Brutalisée ? Abusée ? Vous, un sauvage? »
Elle se retourna pour poser sa baguette sur le bureau désormais derrière elle, et refit face à son « amant accidentel » en croisant les bras sur sa poitrine.
« - Rémus, vous êtes un loup garou, pas un homme des cavernes ! vous restez également dans la catégorie des êtres humains, et même si vous avez un coté animal, il ne fait pas de vous une infâme créature !
- Mais, j'ai... J'ai débarqué dans votre chambre...
- Rémus, je vais vous dire une chose que vous avez plutôt intérêt à vous rentrer dans le crâne ! Vous pensez être privé de tout libre arbitre lors de vos transformations, soumis à un instinct primaire et animal ? Et bien je vous apprendrais qu'il n'en est rien ! Vous réagissez plutôt différemment, libre de toutes les inhibitions et règles, parfois bien stupides, que s'imposent les humains. Vous répondez librement à vos besoins et vous affranchissez de barrières. Lorsque deux personnes s'apprécient, elles se tournent autour longtemps, tourmentées de questions, craintes et autres. Et je ne vous parle même pas de la bienséance qui s'amuse à mettre un frein à toute spontanéité !
- Ça n'excuse pas mon comportement...
- Il suffit ! Laissez moi finir je vous prie ! Cette nuit-là, nous avons simplement répondu à nos besoins. Alors je suis aussi fautive que vous. Sur votre chemin, vous avez eu la forêt pour chasser, une multitude de chambres remplies de personnes sur lesquelles vous auriez pu vous défouler, mais vous êtes venu dans MA chambre ! La mienne ! Je vais vous raconter ma version de ce qu'il s'est passé cette nuit là ! »
Elle leva les bras et défit sa petite coiffe blanche. Elle extirpa ses épingles et laissa couler sa longue chevelure, secouant la tête pour bien l'aérer. Elle n'avait pas conscience de l'immense sensualité que dégageait se simple geste, faisant durcir dans son pantalon son interlocuteur.
« - Vous êtes attiré par moi, et ce depuis un petit moment. Mais votre timidité vous bloque, vous pose des limites. Vous refusez de vous mettre en marge de la société et vous vous imposez ses règles. Alors je suppose que vous auriez fait un premier pas peut être après la bataille. Mais il faut tenir compte aussi du fait que vous vous sous estimez et vous rabaissez. Vous avez honte et peur de votre lycanthropie, alors vous vous interdisez les contacts trop poussés. Donc on peut dire, que vous en seriez rapidement venu à la conclusion que vous n'avez pas droit au bonheur, que vous ne me méritiez pas et que vous ne voulez pas me faire de mal. »
Elle fit quelques pas vers lui, la main sur le premier bouton de sa blouse qu'elle défit. Elle ouvrit également les suivants, dévoilant sa gorge, sa poitrine et le chemin jusqu'à sa taille. elle laissa la partie inférieure de son uniforme bien fermée, et extirpa les bras de ses manches. elle s'assit à califourchon sur les cuisses du Maraudeur, et lui prit le visage entre les mains pour ficher ses yeux dans les siens.
- Regardez attentivement Rémus. Je veux que vous trouviez ce qui cloche avec votre raisonnement. Regardez moi bien, inspectez moi.
Il laissa son regard parcourir la peau blanche parsemée de petites ecchymoses rouges bien reconnaissables. Et c'est là qu'il comprit.
- Vous voyez. Pas de morsures, pas de griffures, de bleus ou autres blessures preuves de brutalité. Ces marques ont été faites par votre bouche. Vous avez suçoté ma peau, et avez ensuite embrassé et léché chaque marque. Est-ce pour vous le comportement d'une bête sanguinaire ? L'œuvre d'un maniaque sexuel ? Ou le travail d'un vil être humain ? Moi je ne vois que des marques d'amour. D'ailleurs cette nuit là, c'est un homme possédant un peu plus de poils qu'un autre qui m'a prise. Un homme qui est entré dans ma chambre, et a attendu devant mon lit que je vienne à lui et lui donne la permission pour m'y rejoindre. Un homme que j'ai accepté dans ma couche cette nuit, car je l'avait déjà accepté dans mon cœur quelques jours auparavant.
Confus, Rémus regarda la Médicomage se pencher vers lui, encercler sa nuque et fondre sur ses lèvres. Vaincu, il se laissa faire, appréciant la caresse de sa langue, lui rendant hommage de sa bouche, et serrant ce petit corps volontaire dans ses bras. Mentalement, il la remerciait de lui avoir fait cette mise au point, d'avoir fait tomber ses barrières et de ne pas s'être laissée aller à la méfiance et à la répulsion que suscitaient sa condition. Depuis le jour funeste où un loup garou avait fait de lui un de ses semblables, il venait de rencontrer la personne à lui avoir rendu son humanité.
La jeune femme relâcha ses lèvres et se redressa. Rémus se contenta de la regarder, reconnaissant.
« - Alors vous n'avez pas peur de moi ?
- Je n'ai pas peur du loup ! »
Son sourire taquin tira un rire franc au Maraudeur.
« - Vous n'avez pas peur que je vous dévore ?
- Oh mais mon cher, j'adore lorsque vous me dévorez ainsi, comme cette autre nuit...
- Mon coté bestial ne vous rebute pas ?
- Absolument pas. Vous avez été bestial et non brutal, et j'ai adoré cette passion. Je peux dire que j'ai été plus que comblée...
- Ah mais je vous en remercie. Que puis je faire aujourd'hui pour vous combler à nouveau ?
- Oh, j'ai bien une petite idée, mais je crains que la bienséance ne m'en prive...
- Au diable la bienséance ! Dites moi ce que je peux faire pour votre bonheur, dans l'immédiat. Que voulez vous ?
- Je peux tout demander ?
- Tout. »
Elle posa un index sur son menton, les yeux tournés vers le plafond, dans une mimique interrogatrice, puis semblant satisfaite, elle se pencha davantage sur lui, cambrant les reins au maximum et frôlant son torse de sa poitrine encore recouverte de dentelle. Elle fit courir une main dans la chevelure claire et lui griffa légèrement la nuque. Elle nicha son visage dans son cou et murmura près de son oreille.
« - Là, maintenant, je veux votre bouche dans mon cou, vos bras autour de moi, votre peau contre la mienne, un lit défait sous nos deux corps, et vous, entre me jambes, vous déhanchant en moi. »
Rémus avait les yeux écarquillés devant tant d'audace, mais se reprit bien vite. Il se leva, embarquant la jeune femme avec lui, et prit la direction de sa propre chambre, plus proche. Il entra, tout en enlevant ses chaussures, la Médicomage toujours dans ses bras, et avança d'un pas conquérant vers le lit. Il fit basculer leurs deux corps sur les draps et ne perdit pas un instant pour se jeter sur elle, comme un loup garou sur la femme qu'il aime...
« õ ~ 0 ~ õ »
À suivre...
« õ ~ 0 ~ õ »
Nda :
Eh oui, encore en retard, je sais... Mais il lui manquait quelque chose et me laissait si insatisfaite, alors je l'ai coupé, réécrit et mis la seconde partie dans le suivant que je réécris en même temps. J'ai suivi une idée de Glwadis Evans et écrit une scène entièrement dédiée au couple Cyzia et Rémus. Désolée Cyz, mais je t'ai collé une image de dominatrice sur le coup, et en le relisant, je me suis demandée si cela te plairait. Ah, une vrai dompteuse de loup !
Je vous remercie pour être aussi nombreux à lire cette fic, et autant à la reviewer. Je vous jure, il faut à chaque fois un peu plus de temps pour me faire redescendre de mon nuage lorsque je lis vos messages !
D'ailleurs, en parlant de reviews, j'ai laissé des questions dans la R.A.R. de Maud18. Si le sujet vous inspire, n'hésitez pas à faire vos suggestions.
Zoux' ! Fleurdorient.
