Bonjour !

Voilà ma tempête, qui n'est que le commencement. Pour être franche je ne savais pas du tout comment j'allais terminer le chapitre, les idées me sont venues au fur et à mesure et finalement j'aime bien lol. Certains avaient eu envie de tuer Jacob, mais vous verrez, vous allez avoir de nouvelles envies de meurtre j'en ai peur lol.

Je fais une petite annonce. Dans deux semaines le concours d'Allocop sera officiellement terminé, ouvrant la possibilité de continuer les OS et de les transformer en FF. Je confirme qu'il y aura une suite à la mienne. J'ai déjà commencé à l'écrire. Mais je recherche un(e) bêta. Je demande donc ici s'il y a des intéressés. Attention je vais être exigente. Même si parfois je laisse échapper des fautes, elles sont rares. Si j'ai besoin d'un(e) bêta pour cette FF, c'est parce qu'elle sera différente. Déjà elle sera entièrement écrite au présent. J'ai besoin d'un oeil attentif qui me signalera des passés rebelles. De plus, un avis sur le chapitre et sur le déroulement ne pourra pas me faire de mal. Ce sera une FF lemon, placée sous le signe de l'humour sans pour autant que ce ne soit lourd (enfin j'espère, d'où le besoin de bêta). Bref, si vous êtes intéressés, dites le moi par MP ou review ^^

Voilà, je vous laisse lire. Mes excuses s'il y a des fautes, mes yeux se ferment. A bientôt !

Lauriane



Chapitre 19. Fugitifs

***

Mais pourquoi ai-je accepté ?

Cette question tourna en rond dans mon esprit toute la nuit. Heureusement qu'Edward était là et me tenait dans ses bras sinon je serais devenue folle.

Je me levai le lendemain matin, complètement ailleurs et fatiguée de ma longue nuit. La seule chose qui m'avait à peu près calmée était le son de la respiration d'Edward ainsi que ses battements de cœur. Sans eux, j'aurais certainement fait une crise d'angoisse.

En même temps, il faut me comprendre. Ce serait ma première véritable sortie dans le monde depuis le retour de ma mémoire. J'allais retrouver tout le monde – Jessica comprise à tous les coups – et je n'en avais pas vraiment envie. Je n'avais personne à retrouver en fait. Et puis que Rosalie s'aperçoive de ce détail ne me mettait pas vraiment en confiance. Bref, je me préparai à reculons.

Mes parents étaient déjà réveillés quand je descendis. Emmett en revanche ronflait royalement. Je me demandais même comment faisait Alice pour dormir puisqu'elle occupait la chambre d'à côté. D'ailleurs, en parlant d'Alice, je lui avais promis que le lendemain après les cours nous commencerions à chercher un appartement pour elle. Elle désirait que son déménagement se fasse le plus vite possible. Le temps de prévenir ses parents et de prendre ses affaires. Quelque chose me dit que la présence d'un certain docteur Jasper Hale n'était pas étrangère aux raisons de cet empressement. Leur premier rancart officiel était d'ailleurs fixé au mardi soir.

Peu à peu la maison s'éveilla. Les Cullen se levèrent, ma mère s'amusa à réveiller mon frère en mettant à fond dans sa chambre « Week-end » de Lorie en mode repeat. D'ailleurs nous avons bien ri à ce moment. Emmett s'est levé très vite pour l'éteindre, croyez-moi.

La matinée passa très vite, trop vite. Je cuisinai avec ma mère pendant qu'Alice, Emmett et Edward nous faisaient un karaoké. Emmett devait chanter des chansons en anglais, les Cullen en français. Très bon, c'était vraiment comique. Rosalie arriva vers 13h00 pour me prendre et m'emmener là-bas.

Alice m'encouragea avec toute sa bonne humeur. Ma famille était un peu plus tendue, et Emmett s'excusa de ne pouvoir être là pour m'aider. C'était vraiment un bisounours au grand cœur.

Dans la voiture, nous parlâmes de tout et de rien. Rosalie ne me posa pas de questions sur mon passé, mais quelque chose me disait qu'elle s'en doutait un peu. Elle se révéla être à la fois très gentille, mais aussi autoritaire. Elle était de ce genre de femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, responsable, les pieds sur terre, mais avec un cœur très tendre. Bref, parfaite pour mon frère. Elle saurait contrebalancer l'attitude infantile de mon frère mais s'accorderait parfaitement avec lui.

Nous parlâmes d'ailleurs de lui. Je lui racontai des anecdotes de quand nous étions petits. Je la mis même au courant à propos de Benjamin. Je vis dans son regard qu'elle était sincèrement triste d'apprendre cela. A côté, je fus très amusée par son intérêt envers mon ours préféré. Elle était sincère et ne semblait pas vouloir jouer avec lui. Je lui donnai ma bénédiction alors que nous arrivions au collège qu'elle accueillit avec un sourire montant jusqu'aux oreilles.

Je me retrouvai enfin devant ce collège. Les bâtiments blancs s'élevaient sur trois étages. Des fenêtres ornaient tout le tour des bâtiments. Sur la gauche, un petit parc avec quatre arbres se battant en duel, de la terre – celle qui m'avait fait tomber tant de fois en hiver – et trois bancs en pierre. Je revis la racine qui m'avait fait trébucher sur une ex d'Emmett. Elle m'avait presque tué, et c'est bien parce que mon frère m'avait sauvée que j'avais pu m'en sortir.

- Tiens ! Rosalie et Bella ! Je ne savais pas que vous vous connaissiez !

- Madame Cope, répondit immédiatement Rosalie. Comment allez-vous ?

- Bien, merci. Et vous deux ? Que devenez-vous ?

- Et bien je monte ma maison de mode et Bella est en école de journalisme.

Je souris, laissant Rosalie faire la conversation. Elle avait certainement deviné combien j'étais mal à l'aise. Madame Cope était notre conseillère principale d'éducation. Emmett était passé un certain nombre de fois dans son bureau, quant à moi j'avais été plus connue pour ma maladresse.

Elle nous souhaita finalement de bien nous amuser. Rosalie regarda alors tout autour d'elle pour voir si elle reconnaissait du monde.

- Merde. Je ne vois presque que des boulets. Et toi tu reconnais du monde ?

Je scrutai les environs et vis un petit groupe où se tenait Jessica. Il y avait avec elle ma très grande amie Lauren et quelques personnes que j'avais connues. Rien de spécial, ni chaud ni froid. Pour beaucoup nous étions allés au même lycée ensuite, ce qui fait que nous ne nous étions perdus de vue que depuis trois ans.

- Un peu mais personne d'important.

Au même moment Jessica me vit, à mon plus grand désespoir, et me fit signe de venir. Je retins de peu une grimace mais ne dupai pas Rosalie.

- Allez viens Bella, tu ne voudrais pas les vexer !

Elle riait beaucoup la traitresse. Je la suivis à contrecœur, marmonnant pour moi toutes les raisons de faire demi-tour sans pour autant m'exécuter.

- Bonjour tout le monde, commençai-je, polie.

- Salut Bella !

- Heu… je vous présente Rosalie, elle était aussi là mais un peu avant nous.

Elle leur lança un sourire d'enfer et les garçons présents en furent complètement éblouis. Commencèrent alors des conversations diverses et variées. Jessica et Lauren faisaient souvent tout pour retenir l'attention. Finalement, certains découvrirent que Jessica et moi étions à la même école de journalisme. Cette dernière se rappela ne pas m'avoir vu presque de la semaine et me reposa la question sur les raisons. J'haussai les épaules, et Rosalie lui posa aussitôt une autre question immédiatement pour détourner la conversation. Je la remerciai d'un sourire discret qu'elle me rendit accompagné d'un clin d'œil.

Mon attention fut ensuite accaparée par la conversation que j'entendis. Je vis du coin de l'œil que Rosalie était comme moi.

- Non, sérieusement, je l'adore. Des rumeurs courent comme quoi il serait en train de préparer activement un nouvel album, et qu'il serait venu en France pour trouver l'inspiration. Mais ce qui est étrange c'est que personne ne l'a vu et il ne loge dans aucun des hôtels habituels. On pourrait même se demander s'il est vraiment en France.

Rosalie et moi nous regardâmes, amusées par le blabla de Jessica complètement puéril. Edward Masen était effectivement en France, mais en tant qu'Edward Cullen. Et il ne logeait pas à l'hôtel. Mais ça, elles ne le sauraient pas.

Ensuite, cela dériva sur des acteurs ou sur les amours. Moi je me contentais d'observer. Rosalie enrageait de ne voir personne de sa promotion qu'elle aurait envie de revoir. Finalement, j'avais raison pensai-je, ça ne servait à rien de venir.

Cette pensée fut renforcée quand Mike Newton arriva. S'il y avait un mec que je n'avais pas envie de revoir, c'était lui. Non pas qu'il soit méchant, mais tout simplement lourd. Vous avez vu le film Brice de Nice ? Et bien vous avez presque Mike. D'accord, j'exagère un peu, mais vraiment pas tellement. Il fit un bonjour à l'assemblée et commença immédiatement à draguer Rosalie, évidemment.

Elle lui fit comprendre qu'elle n'était pas intéressée. Je fus assez surprise de la voir rester courtoise. Elle a plus de patience que ce qu'il parait.

Il sembla ensuite me remarquer, malheureusement.

- Hey Bella ! Ça fait un bail ! Alors que deviens-tu ?

J'aurais pu répondre de manière calme, timide et je sais que Rosalie m'aurait encore aidé. J'aurais pu. Sauf que cet imbécile passa un bras autour de mes épaules pour m'étreindre et déposa un baiser sur ma joue.

Aussitôt je le rejetai de toutes mes forces. Mais je perdis l'équilibre en même temps et me retrouvai dans les bras d'Eric qui me rattrapa. Il ne fit rien de mal, mais ce contact ne fit qu'empirer la situation. Je le rejetai lui aussi et tombai à terre.

Je ne peux pas vraiment dire ce qu'il se passa ensuite. C'est flou. Une part de mon esprit partit dans un souvenir, quelque part en Amérique.

[Flashback]

Il m'avait déjà ruée de coups. Ce sourire sadique m'était adressé. Il aimait ce qu'il faisait. Embrasser mon corps, y laisser sa trace comme si elle était sa marque de fabrication. Me serrer dans ses bras alors que je tentais de me débattre. Et me pénétrer.

[Fin du flashback]

Une autre partie de mon esprit était reliée au monde extérieur. Mais elle était si infime. Je me sentais trembler. Je voyais Rosalie tenter de me parler, mais je n'entendais rien. Elle était floue, bougeait au ralenti derrière un brouhaha. Puis, au loin, je la vis prendre son téléphone. Que voulait-elle ? J'entendis le mot « Alice », mais je ne me souvenais plus de qui était cette personne. « Frère » aussi.

Combien de temps suis-je restée ainsi ? Je l'ignore. Longtemps. Mes larmes coulaient, je tremblais comme une feuille en plein vent. Toutes ces images me revenaient. Je me souvins même des yeux remplis de sang qui me scrutaient. Je sentais le froid du soir sur ma peau.

Puis, on me toucha à nouveau. Cela me ramena un peu à la réalité, mais juste de quoi me paniquer davantage. J'entendis une voix au loin. Je la connaissais. Je ne savais plus d'où, mais je la connaissais. Je me forçai alors à savoir à qui elle appartenait. Je fis un effort surhumain de concentration pour me focaliser sur son propriétaire.

Une silhouette masculine se dessina alors devant moi. Elle me paniqua encore plus, et je crus apercevoir son visage sadique. Je faillis repartir dans mon inconscience, refusant de revivre cela. Mais un autre visage se substitua à l'autre. Des cheveux cuivrés en bataille. Un visage familier. Des prunelles émeraude. Je voyais sa bouche bouger, j'écoutai alors sa voix.

- Bella, je t'en prie, réponds-moi. C'est moi, Edward. Tu ne crains rien, je ne te ferai pas de mal.

Le nom d'Edward me ramena à la réalité.

- Edward ?

Ma voix n'avait été qu'un murmure mélangé à mes sanglots. Je le vis au loin s'apaiser un peu. Je tentai alors de reprendre véritablement pied avec la réalité.

Je me remémorai alors ce qu'il s'était passé. Mon arrivée au collège. La présence de Rosalie. Jessica, Lauren et les autres. Puis Mike. Oh mon dieu ! J'avais craqué. A un tel point qu'Edward avait été obligé de venir. Mais on allait le reconnaitre !

Une nouvelle crise d'angoisse s'ajouta alors à celle qui sévissait déjà. Je sanglotai davantage, me cachant le visage derrière mes genoux, et murmurai des « pardons » que je croyais être la seule à entendre.

J'avais tout gâché. J'avais tord de me croire si forte. Quelle prétention j'avais eu ! Alors que j'étais si faible. Maintenant l'anonymat d'Edward était brisé de par ma faute, de par ma faiblesse.

Je sentis une main froide sur mon visage, et je me raidis immédiatement. Pourtant elle n'était que caresse. Elle glissa le long de ma joue et arriva jusqu'au menton qu'elle releva. Mes yeux embués croisèrent alors ceux de l'homme que je ne méritais pas. Il approcha lentement son visage. Mes sanglots commencèrent à se calmer. La proximité d'Edward m'avait ramenée à la réalité. Je sentis son souffle se mêler au mien. Ce dernier eut une vertu encore plus relaxante.

Puis, ses lèvres se posèrent délicatement sur les miennes. Je fermai alors mes yeux, me délectant de cette sensation, et je sentis mes larmes contenues depuis une minute dans mes yeux glisser le long de mes joues. Pendant quelques secondes nous partageâmes ce moment de complicité et d'union. Il avait réussi ce que je pense il cherchait à faire : créer une bulle. Je ne pensais plus à lui, je ne me rappelais plus de l'endroit où j'étais, je demeurais seule avec Edward. Seuls au monde. Loin de ma douleur, de mes peurs, de sa célébrité.

Il rompit finalement le baiser et m'adressa un regard plein d'amour. Il avait réussi en l'espace de quelques minutes à me calmer et à me faire redevenir à peu près sereine.

- Il n'y a rien à te faire pardonner Bella. Je t'aime et c'est tout ce qui compte.

Il avait mis beaucoup de conviction dans ses paroles, si bien qu'elles réussirent à me convaincre. Je regardai alors un peu autour de moi et m'aperçus que nous étions seuls. Enfin, disons que tout le monde nous regardait, mais ils avaient été expulsés assez loin, et Rosalie et Alice montant la garde.

Edward retira sa veste et me la mis sur les épaules. Je voulus protester mais son regard m'en dissuada. Il me tendit ensuite la main pour m'aider à me relever.

- Bella, écoute-moi s'il te plait. Je me fiche d'être dans la presse people demain. J'ai l'habitude. Alors tu ne dois pas t'inquiéter de cela d'accord ? Le plus important c'est toi. Il va falloir qu'on te protège de tout ça. En attendant on va rentrer. D'accord ?

J'hochai la tête et me réfugiai contre son torse comme il m'y invita. Nous nous dirigeâmes ensuite vers la sortie sans un regard vers le troupeau. Heureusement il était assez loin de ladite sortie. Rosalie et Alice nous rejoignirent une fois arrivés à la voiture, essoufflées. Elles avaient certainement couru.

Nous n'eûmes pas le temps de dire quoi que ce soit que Rosalie prit la parole.

- Bella, Edward montez ensembles. Alice monte avec moi. Rendez-vous au cabinet de mon frère. Je me charge de prévenir Emmett de l'accident afin qu'il le dise à tes parents Bella, il vaut mieux éviter les surprises. On parle de tout ça chez Jazz ok ?

Nous acquiesçâmes. Moi j'étais contente qu'au moins une personne maitrise la situation. Nous ne parlâmes pas dans la voiture. Le cabinet n'étant pas très loin, le silence ne fut pas trop long ou pesant.

Alice et Rosalie étaient arrivées avant nous – d'une minute à peine certainement – et étaient déjà avec le docteur Hale dans son bureau. Elles lui avaient certainement déjà expliqué la situation. Quand j'arrivai à leur hauteur, il se tourna vers moi.

- Je suis vraiment désolé Bella. C'est en partie de ma faute, j'aurais dû me douter que vous n'étiez pas prête malgré vos avancées fulgurantes…

Je décidai de l'arrêter immédiatement, ce n'était pas d'excuses dont j'avais besoin et il n'était pas à blâmer.

- J'ai décidé toute seule d'y aller et personne ne m'y a obligé. De toute façon, le mal est fait et ne vous inquiétez pas grâce à Edward ça va mieux.

Je me rendis compte en parlant à quel point la voix était rauque et meurtrie. Je ne trompais personne en disant que ça allait, mais au moins je me contenais, pas comme dans le parc. Il hocha de la tête, montrant que le message était passé. Rosalie une fois de plus prit les rênes.

- Le mal est fait comme l'a dit Bella. Voilà la situation. Edward tu as non seulement montré que tu étais effectivement là, mais tu as révélé ton attachement à Bella, une Bella que l'on connaissait à cet endroit. Ce sera aisé pour les journalistes de vous trouver et je crois qu'aucun de vous n'a envie de cela. Je ne pense pas que Jazz s'y opposera, mais nous avons pris l'appartement très grand de sorte à pouvoir avoir de la compagnie. Nous avons deux chambres d'amis aménagées et un petit salon avec un canapé-lit. Personne ne vous trouvera là-bas. Qu'en dites-vous ?

Nous étions quatre étonnés. Le docteur Hale agréablement surpris, et il nous regarda avec un regard signifiant qu'il approuvait la proposition. Quant à Alice, Edward et moi nous étions sans voix devant une telle générosité. Evidemment, Alice réagit la première. En même temps, dire qu'elle va cohabiter avec son Jasper ne pouvait que provoquer cet effet.

- C'est adorable à vous mais vous êtes certains qu'on ne vous dérangerait pas ?

- Certains, répondit immédiatement le docteur Hale.

- Merci beaucoup, continua Edward. Je crois qu'il serait stupide de décliner une telle proposition. Bella ?

Je regardai tout le monde. Je vis dans leur regard leur anxiété. Mais qu'avais-je fait pour mériter cela ? J'éclatai en sanglots.

- Oui, merci. Je ne sais pas quoi dire. Vous êtes si gentils tous. Merci mille fois.

Edward resserra son étreinte autour de moi et me déposa un baiser sur la tempe.

- Bien ! C'est décidé. Allons chercher vos affaires avant que tous les journalistes ne soient déjà chez vous. J'espère que ce n'est pas déjà le cas. Au pire, j'irai seule avec Alice. Normalement Emmett et tes parents Bella sont tous chez toi. Allons-y.

Et nous repartîmes à toute allure. Heureusement, il n'y avait encore aucun journaliste devant la maison. Nous informâmes mes parents et Emmett du plan, et avoir d'avoir eu le temps d'en discuter nous envoyâmes papa faire le gué discrètement.

- Je ne suis pas rassuré de laisser Bella comme ça, commença Emmett. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en vous, loin de là, mais…

Je voyais qu'il peinait à exprimer ses sentiments. Alors je pris sur moi pour l'enlacer maladroitement. Je fus surprise de ne pas réagir trop mal, surtout après les évènements des dernières heures.

- Emmett, dans ce cas là, si le canapé-lit ne te rebute pas, tu peux venir avec nous.

Nous nous tournâmes vers Rosalie. D'accord, cette proposition était certainement intéressée. Pourtant, j'en fus extrêmement contente et touchée. Mon frère rougit jusqu'à la racine des cheveux et accepta, tout timide. Une première ! Nous partîmes donc faire les bagages très vite fait.

En passant, je regardai mon ordinateur et mon emploi du temps de cours. Je ne pus retenir un soupir. Tout m'empêchait de poursuivre mes études cette année. Mais pour l'instant ce n'était pas la question la plus importante. Je pris cependant mon ordinateur portable dans mes affaires et descendis après avoir rassemblé quelques vêtements et effets personnels. Edward, Alice et Emmett arrivèrent presque en même temps. J'embrassai ma mère qui me souhaita bon courage et remercia encore Rosalie, puis mon père dans la rue.

Nous nous enfuîmes ensuite en direction de la demeure des Hale, tels des fugitifs.