Je suis vraiiiiment désolé pour l'énooorme retard de ce chapitre mais faut dire que depuis que mon ordi bug, je n'ai plus vraiment la possibilité d'écrire, ni le temps d'ailleurs. Je ne sais pas non plus quand viendra le prochain mais ne vous inquiétez pas, IL Y EN AURA UN ! (bah oui, faut pas croire que c'est fini, surtout avec ce chapitre là !)

Ca fait super longtemps mais je réponds quand même aux reviews (logique, sinon ce serait vraiment pas sympa pour ceux qui ont pris le temps de le faire!)

Liily54 : Chalut ! Avant de commencer, je vais te dire un secret, tu es ma reviweuse préférée. Mais le répête pas parce que je nireais en bloc ! ;) Je disait donc oui oui, pour le prof t'as devinée et oui évidemment qu'il est gentil ! Pour Harry... mais y'a pas que l'amour qui compte dans la vie ( je dis ça parce qu'on m'a brisé le coeur mais t'inquiète, pour Ryry ça viendra tôt ou tard) ! Et...euh... bien sûr que Dray est toujours vivant, je pense qu'il faut relir le passage pour comprendre, à part si c'est moi qui raconte n'importe quoi, faut voir.

YunJae87 : Bonjour bonjour, pour répondre à ta question... le nouveau prof, ben c'est... non, la réponse est plus bas :) ! Pour Harry, faut pas s'inquiéter, depuis le temps que les gens s'amusent avec lui, il doit avoir l'habitude.

Mily-y : Salut ! Leo, Leo, Leo... j'ai remarquée que pas mal de personne l'aimait bien celui là. Pour l'instant il sert pas à grand chose, faut avouer, mais ça viendra. Je vois que tu n'as pas aimée le coup du massage, ben désolé mais on peut pas faire plaisir à tout le monde. Mais je suis contente que tu m'ai donné ton avis !

Chapitre 19: un nouveau professeur de Défense

Harry passa précautionneusement ses doigts sur le dos de Draco, caressant distraitement le tatouage qui couvrait le dos pâle. Le dessin avait quelque chose de fascinant et de... gênant en même temps. Pour une raison qu'il ne comprenait pas, le tatouage le mettait un peu mal à l'aise.

- As-tu déjà réfléchi à la signification de ton tatouage ?

- Oui, mais je ne comprends toujours rien. J'ai essayé d'en discuter avec mon père mais... ça ne m'a pas avancé à grand chose.

- C'est étrange, de le toucher. C'est comme s'il dégageait sa propre énergie. Quelque chose de... je n'arrive même pas à décrire cette sensation.
Il fit courir ses doigts sur les formes et il sentit Draco frissonner.

- Arrête ça !

Harry détacha ses mains du dos du Serpentard, reprit le tube, fit couler le liquide sur ses mains avant de les reposer à plat sur la peau blanche. Il sourit quand il entendit Draco gémir et appuya plus fort, passant ses mains de sa nuque à ses reins, en retraçant le contour de ses côtes, massant ses épaules, ses bras. Le contact de sa peau était agréable et à mesure qu'il massait le dos de Draco, il sentait ce dernier s'abandonner peu à peu.

- Qui c'est qui t'a appris... à masser comme ça ?

- Tu n'as pas besoin de le savoir... Tu aimes ?

- Mmm, oui. T'arrêtes pas.

Harry ne put s'empêcher de rire. Il tendit les mains, remontant sur les épaules du blond, se courbant sur son corps. La porte s'ouvrit d'un coup et par pur réflexe, Draco se redressa, bousculant le brun qui se retrouva couché, le dos collé au matelas. Il redressa la tête avant de la rejeter sur les draps et de fermer les yeux devant une Pansy au visage rougit, la bouche entrouverte.

- Je... je... bégaya Pansy avant de refermer la porte et de sortir en courant jusqu'à la salle commune, se massant les joues pour qu'elles retrouvent une couleur naturelle, en vain.

Elle s'était précipité dans le dortoir à la fin de son cours pour voir si tout allait bien et, surprise, elle tombait sur son frère et son meilleur ami dans une position... pour le moins... embarrassante. Cette fois-ci, Harry ne pouvait pas lui dire qu'il ne s'était rien passé avec le blond. Même si ça aurait été la stricte vérité.

Dans le dortoir Serpentard, Draco se redressa d'un seul coup, attrapa une chemise blanche et, en l'enfilant, s'élança dans les escaliers pour rejoindre Pansy.

Soupirant, Harry se releva à son tour, prit ses affaires et quitta les cachots d'un pas traînant sans un regard pour Draco et Pansy qui parlaient d'un ton bas mais avec animation, ni pour les autres Serpentard qui le regardaient suspicieusement. Il haussa les épaules et rejoignit la salle commune pour récupérer son cours manquant.

oOo

A mesure que la semaine passait, une sorte de gêne s'installait entre Geoffrey et Harry. Ce dernier l'avait bien remarqué mais malgré ses efforts, n'en comprenait pas l'origine. Le lundi matin suivant, au petit déjeuné, Harry décida de lui poser directement la question.

- Geoffrey, est-ce qu'il y a un problème... est-ce que j'ai fait quelque chose qui t'a contrarié ?

Le garçon releva la tête et croisa le regard de Harry. Celui-ci ne put s'empêcher de sentir une bouffée de chaleur l'envahir. Geoffrey était un garçon absolument superbe, même s'il était dans l'obligation de le cacher en partie. Ses longs cheveux châtains étaient fins et légèrement bouclées, tombant doucement sur ses grands yeux bleus en forme d'amande. Son regard était véritablement enchanteur, peu de personnes parvenaient à le soutenir et beaucoup de filles étaient tombées sous son charme, mais malheureusement, celle qu'il désirait ne semblait pas en faire partie. Ses cils étaient clair et partaient loin sur ses tempes, caractéristique de son espèce qu'il avait légèrement modifiée par un sort. Ses oreilles, plus longues et pointues que la normale, avaient également été modifiées pour ne pas être visibles. Geoffrey secoua la tête et soupira.

- Non, Harry, tout va bien.

- Non, je vois bien que ce n'est pas le cas. Si j'ai fait quelque chose qui...

- Tu n'y es pour rien, rassure-toi. C'est juste que j'ai besoin de réfléchir à certaines choses ces temps-ci. Je me rends bien compte de m'être un peu éloigné de toi, mais, il n'y a rien. Je t'assure.

Harry soupira mais releva rapidement les yeux quand un hibou, qu'il reconnaissait bien, se posa devant son assiette. Il se jeta quasiment sur le pauvre hibou qui battit frénétiquement des ailes et hulula avec indignation. Il n'y prêta pas attention et prit le morceau de parchemin qu'il lut rapidement alors que le volatile s'enfuyait.

Harry,

Alors ? Tu as eu la bonne nouvelle ? Dumbledore l'a dit ? Si ce n'est pas le cas, je pense que ce sera fait dans la journée, normalement. C'est super, non ? On pourra se voir bien plus régulièrement, comme ça ! J'ai demandé à Aaron comment il avait pu y arriver et pourquoi, mais je n'ai pas réussi à lui arracher quoi que ce soit. J'espère que tu y parviendras mieux que moi, je sais combien il t'adore.

Sirius qui t'aime fort !

Harry eut un sourire en imaginant la voix surexcitée de Sirius. Mais que pouvait bien être cette bonne nouvelle ? Et en quoi est-ce qu'elle concernait Aaron ? Il haussa les épaules et jeta un coup d'oeil à la table de Serpentard. Pansy regardait un morceau de parchemin, les sourcils froncés. Elle releva la tête et croisa le regard d'Harry et lui fit un sourire en coin avant de rebaisser la tête. Le regard de Harry se posa ensuite sur le visage crispé de Malfoy. Son regard passait de l'assiette du Gryffondor à son visage, le visage impassible. Quand il remarqua le regard d'Harry sur lui, il le soutint un moment avant de se détourner avec ce qui semblait être un soupir. N'y comprenant rien, il haussa les épaules et reporta son attention sur son assiette.

Vers la fin du repas, Dumbledore qui n'avait pas déjeuné dans la Grande Salle, à leur plus grand étonnement, fit son apparition, plongeant la salle dans le silence. Le directeur prit place devant son siège mais resta debout, fixant les élèves curieux de son regard bleu électrique.

- Mes chers élèves, j'ai une annonce à vous faire. Pour une raison que je ne peux pour l'instant vous communiquer, le professeur Dolores Ombrage serra absente pendant un moment... Mais serra naturellement remplacée.

Le brouhaha d'excitation se calma rapidement et les immenses portes de la Grande Salle se rouvrirent sur une silhouette habillée en noir des pieds à la tête. La tête haute, les cheveux noirs retombant doucement sur ses épaules, de grands yeux ambre légèrement orangés, un port aristocratique, un visage inexpressif... tous le reconnurent, même les nés moldu en avaient entendus parlé.

- Je vous présente le professeur Devis qui assurera les cours de défense contre les forces du mal jusqu'au retour du professeur Ombrage, déclara Dumbledore avant de s'asseoir pour discuter avec McGonagall.

Le nouveau professeur s'assit à la place laissée par Ombrage et posa son regard troublant sur les élèves qui commencèrent à s'agiter sur leur siège et détournèrent le regard. Snape, lui, ne quittait pas le nouvel arrivant des yeux. Les yeux plissés, il l'étudiait des pieds à la tête. Harry, quand à lui, ne quittait pas non plus l'homme du regard. Alors c'était ça la fameuse surprise ? Il jeta un coup d'oeil à sa sœur qui paraissait toute aussi surprise que lui. Qu'était-il arrivé à Ombrage pour qu'Aaron prenne sa place ? Les sourcils d'Harry se froncèrent alors. Il lui avait semblé que Stella et Aaron n'appréciaient pas le directeur. Mais peut-être se trompait-il.

- Qu'est-ce qu'il fait là, d'après toi ? souffla Geoffrey en face de lui.

Harry haussa les épaules, les pensées ailleurs.

- Vous le connaissez ? demanda Hermione dont le regard passait de l'un à l'autre.

Geoffrey secoua la tête quand il remarqua qu'Harry ne semblait pas avoir entendu la question.

- Non. Mais tu ne trouves pas ça bizarre qu'Ombrage disparaisse comme ça sans que Dumbledore nous dise quoi que ce soit ? ajouta-t-il.

- De toute façon, il ne nous dit jamais rien, marmonna Ron qui venait de finir son assiette. Bon, et si on allait réviser un peu avant de notre premier cours, maintenant ?

Les regards de Harry, tiré de ses pensées, de Hermione et de Geoffrey se posèrent sur le rouquin, les yeux grands ouverts.

- Quoi ? demanda celui-ci.

- Je suis fière de toi, Ron, voilà, tu vois que ça peut t'arriver aussi d'avoir des idées intelligentes.

Les deux garçons se mirent à glousser sous le regard furieux de Ron qui se leva et quitta la salle.

- C'est quand notre prochain cours de Défense ? demanda Harry, redevenant sérieux.

- Demain matin, en attendant, viens, allons dans la salle commune.

Harry hocha la tête, porta le verre de jus de citrouille à ses lèvres et quitta la Grande Salle avec son ami, sans remarquer le regard résigné et légèrement inquiet qui le suivait.

oOo

Neville n'avait pas arrêté de se ronger les ongles pendant tout le cours de botanique, ce qui ne lui ressemblait pas. Personne néanmoins ne semblait avoir remarqué son comportement, excepté bien sûr la jolie blonde de Serdaigle qui fit équipe avec lui.

- Quelque chose ne va pas ?

Le Gryffondor releva la tête et ne pu s'empêcher de sourire. La jeune femme dégageait une chaleur étrange et apaisante, les gens autour d'elle ne pouvaient qu'être à l'aise. Mais il savait ne pas pouvoir lui parler.

- Non, ça va.

- Je vois bien que quelque chose te tracasse. Mais si tu ne veux pas m'en parler, je comprends très bien. Mais si jamais tu avais envie de te confier, je serais là.

Neville hocha la tête mais se détourna. Il devait parler, oui, mais pas à elle. Une seule personne le comprendrait. Mais il lui serait difficile de lui parler puisque la personne en question ne venait de nulle part d'autre que de Serpentard. Il soupira. Il le devait, absolument.
Il dû attendre avec angoisse la fin du cours et sortit de la serre presque en courant. Il se précipita dans la volière, posa ses mains sur ses genoux, le visage rougit et le souffle court, avant de sortir un parchemin, d'en couper un morceau et d'écrire rapidement quelque chose dessus. Il prit un hibou au hasard, lui attacha le mot et lui souffla le nom de son destinataire. Il redescendit et marcha tranquillement vers la bibliothèque. Il avait un trou d'une heure dans son emploi du temps et savait que l'autre aussi. Il attendit là près d'une demi heure avant que le Serpentard ne décide enfin à faire son apparition.

- T'en as mis du temps, dit donc.

- Oui bon ça va ? Qu'est-ce que tu veux ? Je te rappelle qu'on est pas censé nous voir ensemble.

- Oui, je sais ça. C'est à propos du nouveau prof.

- On l'a demain en première heure. Qu'est-ce qu'il a ?

- Tu ne trouve pas ça bizarre qu'Ombrage disparaisse et que, lui, arrive à Poudlard ?

- Si, mais ce n'est pas vraiment notre problème. Viens en au fait.

- Il... Tu te souviens de ce qu'Il avait dit sur lui ?

- Quoi ? Que ce mec est un dangereux psychopathe ? Tout le monde sait ça dans le monde sorcier.

- Et tu ne trouves pas ça étrange que Dumbledore l'ait accepté à Poudlard ?

Le Serpentard réfléchit un instant, les sourcils froncés avant de relever les yeux vers Neville.

- Tu as raison, c'est bizarre, mais on ne peut rien faire. Nous ne somme pas assez à Poudlard et de tout façon je ne pense pas que... Bref, ce n'est pas à nous de nous en charger.

- Tu ne penses pas que quoi ? demanda Neville qui voyait là une information importante.

- Rien. Oublie.

- Dis moi... je sais qu'on ne s'est pas toujours adoré tous les deux mais... s'il te plait, dis-moi.

Le Serpentard hésita. C'est vrai que ça n'avait jamais été le grand amour entre eux, loin de là même, mais pendant les vacances de noël, il avait cru découvrir un ami en lui et ne savait toujours pas quoi en penser. Devait-il réellement lui faire confiance ? Il n'était pas comme lui, pas assez Serpentard pour le trahir. Il le savait loyal mais, devait-il réellement ? Il se pencha vers Neville qui fit de même et leurs fronts se frôlèrent presque.

- J'ai... j'ai entendu dire que certains des mecs qui étaient sortit de l'Organisation avait mal fini. Ce que je veux dire, c'est que certains d'entre eux ont fait des choses pas très jolies.

- Qu'est-ce que tu sous entends au juste ?

- Je ne suis pas sûr mais... il y a des chances pour que nous soyons tombés dans une sorte d'organisation de formation pour... pour mercenaires. Je n'ai pas de preuve pour l'instant mais je suis tombé sur une conversation qui avait l'air de tourner en ce sens.

Neville s'affala sur le dossier de sa chaise, se mordant la lèvre inférieure, son regard ne quittant pas celui du Serpentard.

- Tu en es sûr ?

- Ce n'est qu'une supposition, je ne suis sûr de rien. Seulement, certains faits me pousseraient à croire que je suis dans le vrai... mais je n'ai aucune vraie preuve.

Neville hocha la tête. L'idée lui était passée par la tête mais en coup de vent seulement. Mais si son compagnon le pensait aussi, peut-être qu'il avait raison... ou pas.

- En qui as-tu confiance dans l'Organisation ?

- Toi et Théo à Poudlard. Anna dans les membres éminents. Je suppose que pour toi c'est pareil, non ?

Le Gryffondor hocha la tête et sembla s'immerger dans ces pensées pendant un moment.

- Snape ?

- Je lui parlerai, ne t'en fait pas pour ça... Même si je sais à quel point vous vous adorez tous les deux, ajouta-t-il avec un sourire moqueur.

oOo

- Alors ? demanda Ron, anxieux.

- Les première et quatrième années qui l'on eu hier ont dit qu'il était, je cite " mortel " avant de s'échapper presque en courant. Je pense que c'était dit dans le sens premier du terme, il semble semer la terreur partout où il va. Je pense qu'on ne va pas plus rigoler avec lui qu'avec Ombrage, en fait, répondit Seamus.

Le groupe poussa un soupir à fendre l'âme.

La porte s'ouvrit d'un seul coup et une paire d'yeux d'une étrange couleur jaune-orangé, se posa sur chacun des élèves. D'un geste sec de la tête, il leur ordonna d'entrer. Ils s'installèrent en échangeant quelques commentaires sur leur nouveau professeur de Défense. Ils avaient tous entendu parler de lui. Son nom en faisait frissonner plus d'un. La question était, entre lui et Voldemort, lequel était le plus effrayant ?

- Silence. Un mot et vous le regretterez amèrement, murmura Aaron d'une voix basse mais résonnant comme une promesse que tout le monde entendit distinctement.

Un lourd silence s'abattit sur la salle de classe. La tension était telle qu'on pouvait presque la toucher du doigt. Le professeur Devis toisa ses élèves un par un, les mains croisées dans le dos, le regard perçant. Une question était écrite sur tout les visage, ou presque : pourquoi avoir remplacé l'odieuse Ombrage par quelqu'un de pire ? Son regard ambre semblait transpercer chacun d'eux. Il se planta devant son bureau, la tête relevée.

- Bien. Comme vous le savez, le professeur Ombrage serra absente pendant un certain temps, pour l'instant indéterminé, et je la remplacerais. Je ne sais pas bien comment vous fonctionniez avec elle, et pour être honnête je m'en fiche complètement, mais je peux vous garantir qu'avec moi, aucun écart ne serra toléré. Compris ?

Il y eut des 'oui' très peu enthousiastes et il ne suffit que d'un regard pour que toute la classe se rattrape avec un 'oui monsieur' respectueux. Aaron hocha la tête et son regard se promena de nouveau sur chacun d'eux.

- Les règles sont simples avec moi. Je n'interdis ni les questions, ni les remarques, intelligentes du moins. Mais je ne saurai accepter que quelqu'un prenne la parole sans lever la main, c'est le minimum exigé. Si tout est clair, nous pouvons commencer. Quelqu'un peut-il me dire sur quel chapitre vous vous êtes arrêtés ?

Seule la main audacieuse d'Hermione se leva. Il la regarda un moment et hocha la tête, comme pour lui donner l'autorisation de parler.

- Le professeur Ombrage nous avait demandé de lire les trois premiers chapitres du manuel de cette année.

- Et ? En pratique ?

- Aucune pratique, monsieur.

- Je vois. En fait, depuis le début de l'année, vous n'avez strictement rien fait. Bien, je vais vous faire un rapide résumé de ce qui se fera avec moi cette année, tout le temps où je serais là, j'entends. C'est simple, avec moi on ne chôme pas, compris ?

- Oui monsieur.

- Si je vois qu'au bout d'un moment certaines personnes décident de ne pas travailler... ils le regretterons amèrement, déclara-t-il en appuyant son regard sur Draco qui se contenta de porter son regard par la fenêtre, d'un seul coup très intéressé par la forme des nuages.

Lui savait très bien qu'Aaron ne faisait jamais de menaces en l'air. Il du se forcer de toute son âme pour ne pas frissonner et détourna rapidement le regard. Le nouveau professeur jeta un coup d'œil à un parchemin posé sur son bureau et renifla dédaigneusement avant de reporter son regard sur ses élèves.

- Le professeur Dumbledore a décidé de mettre en commun les cours de Défense et de sortilèges puisque ce sont là deux matières semblables. Et ce, à partir de la semaine prochaine. En attendant, ouvrez vos livres à la première page.

Tout le monde s'exécuta dans un frottement de papier.

- J'ai décidé de ne pas suivre le programme par son commencement mais dans un ordre que je juge préférable. Le chapitre trois sera le premier, que pouvez vous me dire là-dessus ?

La main d'Hermione se leva immédiatement.

- Oui miss... ?

- Granger, monsieur. Le troisième chapitre traite du sortilège de stupéfixion. Il permet de rendre une personne inconsciente, dans un état second, un peu comme un comas artificiel afin de le mettre hors d'état de nuire. On dit alors qu'il est stupéfixé. Le sort permettant de le réanimer est Enervatum.

- Exact, ce sortilège est très utilisé dans les duels sorciers. Quelqu'un peut-il me donner un autre sortilège semblable à celui-ci ?

La main d'Hermione se leva presque immédiatement. D'un geste de la tête, le professeur l'autorisa à prendre la parole.

- Le maléfice de Saucisson.

- Quelle est la différence ?

- Dans le cas du maléfice du Saucisson, le corps de la victime et complètement rigide.

- Bien, maintenant, tout le monde debout.

Les élèves hésitèrent un moment, comme s'ils ne comprenaient pas ce que leur demandait leur professeur. Mais un seul regard de celui-ci les fit se relever promptement dans leur chaise comme s'ils avaient le feu aux fesses.

- Repoussez les tables dans le fond de la salle pour faire de la place.

Ils s'exécutèrent immédiatement dans un grincement de chaises et de tables qui fit grincer les dents d'Aaron. Une fois le travail fait, les élèves se mirent en rang contre les murs. Gryffondor d'un côté, Serpentard de l'autre. Ce qui ne surprit pas leur professeur.

- Parfait, sortez vos baguettes. Vous allez vous essayer au sortilège de stupéfixion avec la personne en face de vous, à mon signal et dans ce cas uniquement. Si jamais un sort traverse la salle sans que je ne l'aie autorisé au préalable, le coupable se verra affublé de son week-end complet en retenue avec moi. Ce n'est pas ce que vous désirez, n'est-ce pas ?

Toute la classe frissonna. Même Harry, Geoffrey et Pansy qui avaient pourtant eut l'habitude de le côtoyer pendant les vacances. Draco, lui, préféra détourner le regard.

- Je vais vous faire une démonstration... mais pour cela j'ai besoin d'un volontaire...

Un silence lourd s'abattit sur la salle.

- Personne ? Vraiment ? Tant pis, je vais devoir désigner alors. Hum... pourquoi pas... ah, pourquoi pas Mal...

- Moi, monsieur ! s'écria Pansy alors qu'elle voyaient le visage de son ami pâlir.

Elle avait bien vu que Draco et Aaron ne s'appréciaient pas beaucoup et était sûr que c'était lui qu'elle choisirait. En se portant volontaire, elle savait que le vampire ne serait pas aussi brutal que si ça avait été le blond. Le professeur la fusilla un instant du regard avant de soupirer en la voyant le soutenir.

- Soit. Mettez vous au milieu.

Pansy obéit et ils levèrent tous deux leur baguette. Tous retinrent leur souffle dans l'attente du coup qui ne tarderait pas à partir. La Serpentard hocha imperceptiblement la tête en réponse au regard interrogateur de son professeur, lui indiquant par ce geste qu'elle était prête.

- Stupéfix ! s'écria le professeur Devis.

Pansy se retrouva violemment projeter en arrière et retomba sur le sol, juste devant les tables qu'ils avaient repoussés précédemment. Le professeur s'approcha du corps inanimé de la jeune sorcière et souffla le contre sort. Pansy se releva lentement, se tenant la tête. Il aurait très bien put ne pas crier l'incantation mais les élèves n'auraient alors pas compris.

- Vous avez bien vu ce qu'il fallait faire ? Alors levez vos baguettes...

Tous obéirent.

- ...tenez vous prêts... lancez !

Les sortilèges fusèrent dans la salle, certains atteignant leurs cibles, d'autres se répercutant contre les murs ou les boucliers de protection que certains élèves, pas bêtes, avaient invoqués. Rares étaient ceux qui avaient réussit le sortilège. Les ratés étaient dus, soit à un mouvement de baguette incorrect, soit au fait qu'ils n'y croyaient tellement pas qu'ils n'y arrivaient finalement pas.

Ils réessayèrent ensuite à plusieurs reprises jusqu'à ce que la cloche annonçant la fin du cours retentisse. Aaron fit un geste de la main et les tables retrouvèrent leurs places d'elles mêmes. Ce qui en sidéra plus d'un. Avant qu'ils ne quittent la salle, il demanda à Harry de rester et celui-ci informa ses amis de ne pas l'attendre. Une fois seuls dans la salle de classe, Harry s'approcha de son professeur, ne sachant pas trop à quoi s'attendre. Après tout, il avait gardé un masque de sévérité tout le cours et lui avait même fait quelques remarques désagréables sur sa façon de tenir sa baguette.

- Vous vouliez me voir ? demanda Harry sur ses gardes.

Le visage du vampire se fendit d'un sourire amusé.

- Vous ? demanda-t-il. Pourquoi, vous ?

Le visage d'Harry prit une légère couleur rose et il baissa la tête, penaud.

- Aller, viens-là ! s'exclama Aaron en ouvrant largement ses bras. Tu sais que tu m'as manqué ?

- Ah bon ? Ça ne fait pas si longtemps qu'on s'est vu pourtant, rit Harry, rassuré.

- Et alors, tu me manques si je veux, d'abord.

Le sourire joyeux du vampire disparut quelque seconde plus tard et il tint Harry fermement par les épaules, devant lui, l'expression redevenue sérieuse.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Harry, surprit.

- Tu le sais bien. Dans quelques jours...

Il ne termina pas sa phrase, il savait que le Gryffondor avait comprit.

- C'est principalement pour ça que je suis venu. Tu ne peux pas te permettre de disparaître ces jours là, alors je vais t'aider à garder ton sang froid... en toute condition.

oOo

Draco se tourna et se retourna plusieurs fois à la recherche du sommeil qui ne venait décidément pas. Il soupira pour la énième fois et se remit à la contemplation du plafond. Cela faisait déjà deux jours. Deux jours que la faim lui nouait l'estomac et que ses crocs le démangeaient. Crocs qui se mettaient à pousser à tout bout de champ, qu'il le veuille ou non. Comprenant qu'il ne parviendrait pas à trouver le sommeil cette nuit, il repoussa ses couvertures, descendit de son lit sans faire de bruit, s'habilla, enfila une cape et quitta le dortoir à pas feutrés.

Les couloirs froids et humides des cachots paraissaient sinistres en cet instant. Chaque ombre, chaque courant d'air semblait animé d'une vie propre. Le bruit de ses pas, qu'il prenait soin de garder discret, semblait emplir le vide des couloirs et résonner contre les murs. Il resserra la cape sur ses épaules, plus à cause de l'air austère de l'environnement que par froid. Des bruits de pas, autres que les siens, se firent alors entendre ainsi qu'un léger souffle. Draco se figea et attendit. Il aperçut une ombre tourner dans sans couloir et avancer vers lui, ne l'ayant visiblement pas remarqué. Inconscient de la présence du blond, la personne continua son chemin avant de se figer à quelques mètres du Serpentard. C'était un garçon. De première ou deuxième année, déduisit Draco. Et à en croire le blason cousu sur sa poitrine, il était de Poufsouffle. Le garçon était assez petit de taille et ses cheveux entre le châtain et le blond retombaient gracieusement sur ses grands yeux noisette et ses frêles épaules.

Sa respiration devint laborieuse lorsqu'il rencontra les yeux sombres aux reflets rouges du Serpentard. Il tenta de reculer mais était comme statufié, ses membres refusant de lui obéir. La proie idéale, pensa Draco malgré lui, ses canines s'allongeant lentement dans sa bouche. Sans qu'il ne sache comment ni pourquoi, il parvenait à ressentir la peur du garçon. Il entendait les battement précipités de son jeune cœur, voyait la fine pellicule de sueur sur son visage, sentait les tremblements incontrôlables de son corps... Et il adorait ça. Cette sensation de supériorité, de contrôle sur la situation. Il pouvait faire ce qu'il voulait du gamin, celui-ci ne bougerait pas. Il en était certain. Il se passa une langue impatiente sur les lèvres et avança vers lui.

Il savait parfaitement ce qui allait suivre. Une part de lui, celle toujours humaine, avait envie de se retourner et de courir à toute jambe, échapper à cette scène qu'il pressentait horrible, rejeter sa nature, son instinct qui le poussait vers cet enfant. Mais l'autre côté, plus sombre et plus fort, voulait la vie du garçon. Lui arracher la gorge et le vider de son sang jusqu'à la toute dernière goutte, voir la terreur dans ses yeux, sentir la divine caresse du sang sur ses dents, sur sa langue. Il ferma un instant les yeux sans cesser d'avancer, inspira profondément l'odeur enivrante de son sang qui se bousculait dans ses veines... qui l'appelait... Il rouvrit les yeux en s'arrêtant, les plantant, devenus complètement rouges, dans les siens. Il caressa doucement la joue de l'enfant avant de le plaquer vivement contre le mur et de planter violemment ses canines dans sa gorge.

Le garçon hurla de toute la force de ses poumons sous la brûlure de la morsure et Draco lui plaqua rapidement la main gauche sur la bouche, l'autre lui tenant l'épaule, ses griffes déchirant son vêtement et sa peau. Il se nourrit autant de son sang que de sa peur qui donnait un goût plus exquis encore au liquide vital. Il ne sut combien de temps il restât là, debout, la bouche accrochée à cette peau satiné. Il entendait ses propres gémissement de plaisir tandis que ses dents s'enfonçaient plus profondément encore dans la peau du garçon et qu'il sentait le sang couler sur sa langue, dans sa gorge. C'était complètement fou. La meilleure chose qu'il n'eut jamais fait, jamais goûtée de toute sa vie. Encore... encore, était la seule chose qu'il parvenait encore à penser. C'était comme s'il revivait, comme s'il redevenait enfin lui... Ça l'enivrait... Ça lui plaisait... Ça l'effrayait.

Il se sentit soudainement tiré en arrière et propulsé contre le mur derrière lui. Son dos percuta violemment la surface dure et froide mais il n'y prêta aucune attention et se releva promptement, enragé que l'on puisse l'arracher ainsi à son bonheur. Il grogna comme un animal, ses pupilles s'élargissant et montra les dents agressivement, les lèvres toujours maculées de sang. Ses yeux devenus d'un rouge plus sombre et plus profond encore, il les planta rageusement dans ceux de celui qui l'avait dérangé mais se figea.

Celui qui était devenu son pire cauchemar se tenait juste en face de lui.

- Espèce de crétin, tu n'as donc aucun contrôle ? Pas étonnant pour un Malfoy, vous avez le meurtre dans le sang, cracha hargneusement le professeur de défense.

Le vampire se retourna et s'agenouilla devant le Poufsouffle retombé à terre, inconscient. Retirant sa baguette d'une poche intérieure de sa robe, il la posa contre la gorge du garçon avant de réciter une incantation que le blond ne comprit pas. La blessure se referma instantanément et il prit l'enfant dans ses bras avant de se redresser de faire de nouveau face à Draco.

- Vas te coucher, je m'occupe de lui... Et tu n'as pas intérêt à sortir de ton dortoir avant demain matin, sinon je ne réponds plus de mes actes.

oOo

Le lendemain matin, Draco était d'une humeur massacrante et très vite, tous les êtres souhaitant rester un minimum en vie s'éloignèrent de lui. Sauf, évidemment, Pansy et Blaise qui ne le quittaient plus.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive encore ? demanda Blaise en soupirant.

- Rien ! cria le blond qui ne voyait, à ce moment là, aucune différence entre parler et crier.

- Écoute, calme toi le temps de manger au moins, tu nous fera ta crise une fois que nous aurons le ventre plein, proposa Pansy, qu'en dis tu ?

- J'en dis que j'ai pas envie, je crie si je veux, je fais une crise si je veux... et je ne fait pas une crise ! s'indigna Draco alors qu'ils marchaient tous trois vers la Grande Salle pour le petit déjeuné.

- Malfoy pète un plomb, ricana Ron à quelques mètres du Serpentard.

Hermione leva les yeux au ciel et soupira.

- Enfin, Ron, laisse le un peu tranquille.

- Laisser Malfoy tranquille ? Lui, il ne manque pas une occasion de se moquer de nous ou de nous insulter pourtant. Et puis, j'ai juste dit qu'il pétait un plomb, ce n'est pas une insulte que je sache !

- Bonjour ! fit joyeusement une voix qui s'approchait d'eux.

Harry se retourna et répondit au sourire de Luna.

- Salut, bien dormit ?

- Super ! Harry, j'ai quelque chose à te montrer, tu veux bien ?

- Ca ne peux pas attendre la fin du petit déjeuné ? demanda le brun qui sentait son estomac protester.

- Si mais je veux te montrer ça maintenant... aller viens ! fit-elle en le tirant par le bras.

Harry eut un sourire d'excuse pour Ron et Hermione et décida de suivre la Serdaigle. Plus vite il verrait ce qu'il y avait à voir, plus vite il mangerait ! La sorcière blonde le fit monter jusqu'au troisième étage, à son grand malheur, avant d'ouvrir une porte et de s'y enfermer avec lui.

- Que voulais-tu me montrer ?

L'éternel sourire de la jeune fille s'effaça pour laisser place à une expression sérieuse et quelque peu inquiète.

- Il y a des choses bizarres qui se passent à Poudlard depuis l'arrivé d'Aaron.

- Quoi donc ? demanda le brun, vaguement intéressé.

- Hier, après les cours, j'ai fait un tour dehors et j'ai sentit les protections de Poudlard s'affaiblir. Quelqu'un l'a fait sciemment. J'ai constamment l'impression d'être épiée et j'ai un très mauvais pressentiment.

- Comment ça ? demanda Harry qui était a présent tout ouïe.

- Il y a quelque chose qui parasite la magie dans le château. Je ne sais pas trop quoi pour l'instant mais comme cette manifestation hostile est trop récente, je cherche encore. Mais depuis hier, de la magie noire circule entre les murs et une... chose est en train d'envahir lentement Poudlard.

- Je ne comprends pas.

- La magie qui réside dans le château est en conflit avec une nouvelle force, négative celle-là. En fait, j'ai de bonnes raisons de croire qu'il y a un ou plusieurs Mangemorts à Poudlard.

Un silence tendu s'abattit dans la pièce. D'un seul coup, la faim qui tiraillait Harry ne semblait plus avoir d'importance.

Je l'ai sentit aussi, Harry. Elle vient de confirmer mes doutes.

- Pourquoi ne m'as-tu rien dit plus tôt ?

Je n'en étais pas sûr, ça n'a commencé qu'hier matin ! Je ne voulais simplement pas t'inquiéter.

- Il faudrait en parler à Dumbledore, ou au moins à Aaron.

- J'y ai pensé, mais je préférais avoir ton avis d'abord.

- D'accord. On va manger, et ensuite on trouvera un moment pour lui en parler.

Un large sourire s'afficha sur le visage de la Serdaigle et elle hocha la tête. Ils se tournèrent vers la porte, prêts à ressortir, mais Harry se figea soudain et fit face à la jeune fille.

- Pourquoi avais-tu dis que tu avais quelque chose à me montrer ? demanda soudainement Harry.

- Oh, ça... ben je n'en sais rien.

Elle lui passa devant en sautillant joyeusement et disparut au bout du couloir. Harry cligna des yeux un moment, interdit, avant de secouer la tête et de rejoindre ses amis dans la Grande Salle.

- Qu'est-ce que te voulait Loufoca ? demanda Ron une fois son meilleur ami installé en face de lui.

Harry réfléchit un moment, devait-il leur en parler ? Il soupira, c'était ses amis, et entre amis, ils n'étaient pas sensés se cacher des choses.

- Je vous explique plus tard, souffla-t-il tout bas.

Il jeta un oeil à la table des professeurs mais Aaron ne s'y trouvait pas. Les hiboux et les chouettes firent alors leur entrée en masse et l'une d'elle, qu'il reconnut comme étant celle de son père, se posa devant lui. Il déplia le petit morceau de parchemin et en lut les quelques mots :

Rejoins moi ce soir à 21h avec Pansy dans les cachots. Devant la salle de potion.
Aaron.