Auteur :

Lili-black89

Disclaimer :

Tout appartient à l'auteur du livre, J.K. Rowlings (la chanceuse). Sauf l'héroïne et quelques personnages de mon propre cru.

Résumé :

Je m'appelle Lyana Montero et je suis… un peu spécial. Un jour, mon quotidien va être totalement bouleversé par un certain mage noir que vous connaissez surement. Mais je devrais peut-être lui dire merci ? Merci de m'avoir fait rencontrer ma future famille : les Maraudeurs.

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Chapitre 21 : Le département des Mystères.

N'ayant aucunes vues sur l'extérieur ni de montres, je ne sus pas dire depuis combien de temps j'étais là… Je devinais aux nombres de repas qu'on venait m'apporter de façon régulière. D'après les repas donc, j'étais dans cette pièce plus de 10jours.

Je sentais mon corps s'affaiblir de plus en plus mais leurs nourritures me dégoutaient toujours et je ne pus me résoudre à en manger.

Au bout d'un moment, l'homme fou aux cheveux gris qui s'était présenté comme Mr Jackson, entra dans la pièce avec 4aurors, baguettes en main.

Jackson avait un grand sourire et sautillait sur place. Ca me disait rien cet air là…

- Je suis très déçu de votre comportement ! Dit Jackson, faussement désolé. Je vais devoir vous obliger à manger pour que vous ne tombiez pas malade !

- Impero !

Le coup fut trop rapide pour que je l'évite.

Je me sentais si bien… J'avais envie de faire tout ce qu'on me disait de faire…

Et c'est ainsi que je dus manger et boire leurs nourritures aux goûts étranges.

J'ignore combien de temps mais j'étais que rarement consciente de ce que je faisais. Durant tout ce temps, j'étais dans une sorte de rêve. Je rêvais ou plutôt je me souvenais. Des souvenirs très anciens et très récents. C'était des sortes de flashes si … réels… Deux durèrent plus longtemps et qui me troublèrent particulièrement.

Dans le premier…

J'étais dans le jardin du Manoir de mon père. J'avais 4 ou 5ans et je lisais un gros livre sur les Fables de Lafontaine.

Je me sentais si mal… Des larmes coulaient sur le livre, faisant couler l'encre et rendant le texte illisible.

Père allait me gronder…

- Ne pleure pas, petite fleur…

Je levai le regard et vis une femme devant moi. Elle était si belle… Elle avait de très long cheveux rouge et des yeux vert pur qui éclairaient sa peau blanche. Elle portait une longue robe blanche à manches longues.

- Qui êtes-vous ? Demandais-je, d'une voix de petite fille.

- Tu le sais. Répondit la voix de la femme. Je voudrais que tu saches que quoiqu'il t'arrive, je serais toujours prêt de toi et que je ne veux plus te voir pleurer ainsi. Je ne veux pas que tu sois triste… Je veux que tu vives intensément, réagit, vit, ne regrette aucuns de tes choix. Ne te laisse jamais faire et prend tes propres décisions.

J'acquiesçai mollement.

- Nous nous reverrons ma belle mais dans longtemps.

Des larmes coulèrent le long de mes joues. Je les essuyai rageusement et souris.

- Oui, maman.

- Je t'aime.

Elle disparut tel un mirage.

- Lyana ! Rentre ! Le dîner va être prêt dans 5minutes ! Je veux que tu te changes avant !

Le souvenir s'arrêta et Jackson et sa troupe m'apparut de façon flou.

- Nous allons passer à la 3ème phase ! Déclara Jackson.

Les aurors passèrent devant lui et m'ordonnèrent de me lever.

- Vous avez qu'à me porter. Répondis-je.

- Lève-toi, monstre !

Je ne répliquai pas. Je n'allais pas marcher dans son jeu.

Ils pointèrent leurs baguettes sur moi et je me sentis léviter.

En sortant de la pièce, on pénétra dans une espèce de hall rond avec des dizaines de portes qui donnait le tournis.

Jackson leurs indiqua une porte sur la droite.

- Allez-y, je vais prévenir le ministre que nous allons commencer. Dit celui-ci avant d'ouvrir une porte qui donnait sur un couloir en marbre noir.

La sortie ?

Les aurors me firent léviter vers la salle qu'avait indiqué Jackson et j'eu froid dans le dos… La salle était d'un blanc immaculé, sans fenêtre. Seule une petite table avec des instruments bizarres et une table, également blanche, trônait au milieu de la pièce. Une table où il y avait des sangles…

Ils me lévitèrent jusqu'à celle-ci et me firent me coucher. Je ne pouvais pas bouger….

Ils m'attachèrent les mains et brisèrent le sort. Je pus enfin ? me débattre.

- Qu'allez-vous me faire ? Grognais-je.

- Quelque chose qui va salir cette belle salle, je crois. Rigola un auror.

Les autres rigolèrent et sortirent.

J'étais seule.

Il faut que je me libère…

La table était derrière moi. Mes mains étaient trop loin pour attraper un des instruments tranchant.

- Bon, voyons si toutes ces années de yoga m'auront servi... Grognais-je.

Je fermai et déplia mes jambes endolories pour les dégourdir puis je les passai derrière ma tête. Délicatement, je tata la table du bout des orteils et repéra une lame. Je pris celle-ci entre mes doigts de pied et serra fermement, me faisant saigner. Je n'y fis pas attention et fis glisser la lame dans mes mains sanglées au-dessus de ma tête.

Puis, je commençai à couper la sangle en cuir le plus vite possible. Au bout d'une bonne minute, je sentis la lame dans mon poignet. J'avais réussi à libérer ma main gauche.

Je libérai ma main droite et je pus me lever. Mes poignets saignaient beaucoup mais je n'y fis attention et courus vers la sortie. Il n'y avait personne par chance.

Je courus vers la porte que Jackson avait prise mais ce n'était plus le même couloir, c'était une pièce ronde avec des centaines de sabliers. Je refermai la porte et paniquée, j'ouvris celle d'à côté mais c'était une immense salle remplie de sphères. Je la refermai et gémis, paniquée.

- JE VEUX SORTIR D'ICI ! Hurlais-je.

Une porte vers ma gauche s'ouvrit toute seule…

Fallait juste demander ?...

Je courus vers la porte et découvris le couloir en marbre noir. Je parcourus le couloir d'une 20ène de mètres d'un pas vif jusqu'à ce que j'atteigne une sorte d'ascenseur. J'ignorais l'heure qu'il était mais je ne vis personne. J'appuyai sur le 0 en espérant atterrir vers la sortie.

Après des zigzags et autres acrobaties de cette machine infernale, un immense hall en marbre noir avec fontaine et le tralala m'apparut à travers les grilles.

- Bingo… Soufflais-je.

Mais là, par contre, des dizaines d'hommes en noir et vert étaient éparpillés dans le hall.

Je marche d'un pas rapide, l'air de rien. J'aperçus des cheminées et décida d'utiliser la première venue.

Je m'efforçai à respirer calmement et à passer inaperçu…

J'étais à mi-chemin lorsqu'une sorte de cri strident retentit.

- « Un détenu s'est évadé. Cheveux rose. Dangereuse » Cria la voix.

Je me figeai sur place sans oser regarder derrière moi.

- HEY ! VOUS !

Une décharge me parcourut et je me remis à courir vers les cheminées. Un sort me frôla la joue et un autre me frappa en plein milieu du dos, me projetant par terre. Mon dos me brûlait atrocement.

Je me retins de crier et me releva tant bien que mal.

Vingt aurors me faisaient face, baguettes pointées vers moi.

- Salut à vous, braves employés. Saluais-je.

- Lève les mains et viens vers nous !

- Je refuse d'être un animal de foire qu'on observe sadiquement ! Protestais-je.

La lame toujours en main, je la mis contre mon cou.

- Laissez-moi partir ou je me tranche la gorge. Dis-je d'une voix claire et assuré.

Les aurors semblèrent perplexes. Ils ne semblaient visiblement pas quoi faire.

- Bande d'idiots !

L'auror aux cheveux gris pourfendit la foule d'auror et s'approcha de moi, le regard noir.

Je reculai d'un pas en enfonçant la lame dans ma chaire.

Non, je n'avais pas peur et oui, je pensais ce que j'avais dis. Je ne voulais pas être un cobaye…

Je sentis le sang couler le long de ma gorge mais je ne cillai pas.

L'auror comprit que je ne plaisantais pas.

- Voyons gamine, tu ne vas pas faire une connerie pareille… Dit-il.

- Vous croyez qu'un … monstre comme moi n'est pas capable de se suicider ? Demandais-je.

- QUE SE PASSE-T-IL ICI ? Cria une voix.

Les aurors sursautèrent et se divisèrent pour laisser la place à trois hommes.

Le Premier Ministre, Albus Dumbledore et … Charlus Potter.

Je sentis mes yeux piquer mais je devais garder la tête froide jusqu'à ce que tout ça soit terminé.

- Lyana… Souffla Charlus. Par Merlin, lâche ce couteau…

Il s'approcha lentement, me tendant une main réconfortante.

- Je ne veux pas retourner là-bas… Dis-je, presque suppliante.

- Tu n'y retournes pas. Tu as ma parole. On rentre à la maison.

Je regardai le Directeur de Poudlard puis le Ministre qui semblait être de mauvaise humeur.

Je lâchai lentement la lame qui tomba dans un bruit métallique se répercutant dans l'immense hall.

Charlus se précipita vers moi et me prit dans ses bras à m'en étouffer.

- Partons. Dit-il soudainement. Tu as besoin de soins.

- Je vais vous emmener. Dit Dumbledore. Nous parlerons de tout cela demain. Ajouta-t-il froidement au Ministre.

Charlus qui me tenait toujours contre lui d'une main ferme, posa son autre main sur l'épaule du directeur. Celui-ci transplana et on atterrit devant le Manoir Potter.

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