Hello tout le monde !!
D'abord, un grand merci pour toutes vos reviews, ça fait très plaisir, vraiment.
Ensuite, je me suis rendue compte que je n'avais jamais remercié les lecteurs qui n'avaient pas de compte. Alors merci à ceux qui me lisent et également à ceux qui laissent des reviews :
Chris : Merci pour tes reviews ! Je suis contente que ma fic te plaise ! Pour répondre à ta question, Edward ne veut pas que Bella ait des problèmes. Il vient tout juste de rompre avec Jessica, capitaine des pom-pom girls, il trouve donc préférable de ne pas la mettre dans cette situation. J'espère que ce chapitre te plaira =)
Laurie : Merci pour ta review ! Et encore désolée pour l'attente =S J'espère que ce chapitre te plaiera ;-)
Mel31 : Lol ! Merci pour ta review ! En espérant que ce chapitre te plaise =)
Dawn : Merci =D. J'espère que tu apprécieras ce chapitre.
PrincetonGirl818 : Merci pour ta review, voici la suite !
Mimily : T'es enregistrée mais je te réponds ici pour tes deux dernières reviews^^ Déjà, merci beaucoup ! Et puis c'est vrai, c'est toujours Edward qui gagne, je vais tenter de changer ça un peu^^ J'espère que ce chapitre te plaiera ! =)
Comme promis, voici le chapitre 20. J'espère qu'il vous plaira !
Bises à tout le monde, et bonne lecture !
Chapitre 20
POV Bella
Je m'enfuyais, je ne voulais pas rester une seconde de plus dans cette voiture. J'en voulais à Emmet pour avoir fait naître toute cette histoire, mais je m'en voulais surtout à moi-même. Esmée avait été tellement gentille et aimante ! Je m'en voulais de lui avoir fait ça, qu'elle croit que j'ai couché avec son fils, sous son propre toit. Elle me faisait confiance. Et je gâchais tout, encore une fois. Il fallait que je me rende à l'évidence, faire ma vie ici était une mauvaise idée. J'avais d'abord mis le bazar dans les sentiments d'Edward, j'avais fait du mal à ma mère parce qu'elle était persuadée que je préférais vivre sans elle et maintenant, j'avais déçu Esmée.
Je n'aimais pas ces jours-là ceux où on ruminent et où on passe son temps à se plaindre. Ça m'insupportait. J'arrivai dans le couloir quand quelqu'un me retint par le bras. Je me retournai pour voir Edward et son visage devint triste quand je lui fis face. Mes larmes s'accumulaient sur mes joues. Il me prit alors par la main et me fit rentrer dans la première salle à notre portée. C'était la salle d'étude des lycéens, et vue l'heure, il ne risquait pas d'y avoir grand monde. Il referma la porte derrière nous et me prit dans ses bras. Je me laissai aller, pleurant un bon coup. Au bout de quelques minutes, je me dégageai de son emprise et essuyai mes joues.
« Désolée, soufflai-je en riant. Ça va mieux une fois qu'on a pleuré. »
Il me lança un petit sourire triste et je pouvais voir toute l'inquiétude dans ses yeux.
« Je vais bien ne t'en fais pas, lui dis-je en lui prenant la main. J'avais juste besoin de me lâcher un bon coup. Je sens que les jours qui arrivent ne vont pas être drôles.
- Ne culpabilise pas Bella.
- Je m'en veux, c'est affreux. Ta mère doit me détester.
- C'est faux, et tu le sais bien. Le plus crétin dans l'histoire, c'est mon frère.
- Mais j'aimerais tellement que ta mère ne …
- Hey, Bella, dit-il en prenant mon visage dans ses mains. Ma mère t'adore, elle t'aime comme sa propre fille, et ce n'est pas ça qui va changer quoi que ce soit. Une fois qu'elle aura réfléchi, ça ira mieux, tu verras. »
Deux autres larmes s'échappèrent mais je me sentais incroyablement mieux.
« Comment tu fais pour être aussi apaisant ? ris-je.
- C'est mon truc », sourit-il tendrement.
Je laissai échapper un éclat de rire et enroulai mes bras autour de sa taille. Je fermai les yeux, apaisée, et Edward caressait mes cheveux, embrassant parfois le sommet de mon crâne. Nous restâmes dans cette position un certain temps, savourant ce moment de plénitude.
« Je sens que ta revanche va devoir attendre, rit-il dans mes cheveux.
- Idiot », ris-je en le frappant au torse.
Il regarda autour de lui et lorsqu'il se retourna vers moi, un petit sourire coquin étirait ses lèvres.
« Tu sais … Il n'y a personne ici …
- Si, il y a toi … et moi, le taquinai-je.
- Justement, je me disais que peut-être … On pourrait utiliser ce précieux temps où on se trouve seuls pour …
- En réalité, tu n'es qu'un pervers, lâchai-je en prenant un air outrée.
- Moi ? Non, tu le sais bien. »
Il essayait d'être sérieux, ou peut-être bien qu'il croyait dur comme fer à ce qu'il disait, mais je ne pus m'empêcher d'exploser de rire.
« Quoi ? » lança-t-il.
Je reculai et m'assis sur une table, essayant de reprendre mes esprits.
« Rien, rien.
- Hmm … »
Il se plaça en face de moi, se calant entre mes jambes. Je plaçai mes mains derrière sa nuque alors qu'il posait les siennes sur mes hanches. Il commença à m'embrasser dans le cou, laissant ma peau piquer derrière son passage.
« Edward, je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée. Non mais sérieusement, ça sonne dans …, je m'interrompis pour regarder ma montre et m'étonnai devant ce qu'elle indiquait. Une demi-heure ?!
- Tu vois, dit-il entre deux baisers, on a le temps. »
Il glissa une main sous mon pull mais je l'arrêtai avant qu'il ne monte trop haut. Il grogna et recula sa tête pour pouvoir me regarder dans les yeux.
« Bella …
- C'est pas toi qui me disais que c'était 'trop tôt' ?
- J'ai dit ça ? dit-il avec son sourire en coin.
- Oui.
- Et bien, c'était peut-être trop tôt avant, mais le temps a passé …
- C'était hier !
- … donc on peut dire qu'il est temps, non ?
- Tu comptes me faire l'amour ici ? Maintenant ? »
Il fronça les sourcils et regarda autour de lui, plongé dans de grandes réflexions.
« On peut aller dans la salle des profs si tu préfères.
- Tu es décourageant », dis-je d'un air exaspéré.
Il rit et caressa ma joue avant de m'embrasser tendrement. Il recula, me regarda dans les yeux et reprit un air sérieux.
« Je te ferai l'amour, dit-il alors que mon ventre tourbillonnait sous ses paroles, mais uniquement quand je serai certain que tu es prête. Quand nous saurons exactement où on va, et dans un lieu adéquat. Avec personne pour regarder, ça va sans dire. Donc, ce ne sera certainement pas chez moi.
- Qu'entends-tu par « quand nous saurons exactement où on va » ? Tu ne crois pas en notre relation ?
- Si, bien sûr que si. Je sais exactement ce que je ressens pour toi, c'est rapide et soudain, mais je sais que tu ne ressembles à personne d'autre qu'à toi-même.
- Oh oh, Monsieur le Philosophe, me moquai-je en jouant avec sa montre.
- Tu viens d'arriver, m'ignora-t-il. Je veux dire, tu dois prendre le temps de réfléchir. Je ne doute pas de tes sentiments, ni même de tes envies, rajouta-t-il avec un petit sourire, mais je veux être sûr que tu ne regretteras pas.
- Edward, c'est vraiment … idiot. Gentil aussi, mais trop gentil. Je t'assure que je sais ce que je veux.
- Alors pars du principe que c'est ce que je veux moi.
- Quoi ? Attendre ?
- On va dire ça, dit-il en replaçant une mèche de cheveux qui me barrait le visage.
- Mais quand tu dis que tu veux attendre, dis-je en caressant son torse, ça veut dire qu'on n'a plus le droit de … se … chercher ? terminai-je en rougissant légèrement.
- Quand je dis que je veux attendre, je parle de l'acte en lui-même. »
Je souris et glissai ma main droite sous son haut. Je sentis sa peau frissonner à mon contact.
« Ne souris pas comme ça, souffla-t-il, dois-je te rappeler que je te fais le même effet ?
- Ça ne me dérangerait pas …
- Je me doute », rit-il doucement.
Je l'embrassai sur les lèvres à un rythme lent. Il rapprocha son corps du mien et glissa sa langue entre mes lèvres entrouvertes. Ma main caressait toujours son torse d'athlète. Il eut vite fait d'accélérer la cadence de notre baiser et je ne pus m'empêcher de sourire contre ses lèvres quand il glissa de nouveau sa main sous mon pull. Je pressai mon torse contre le sien, en attente d'un meilleur contact. J'eus vite fait d'oublier l'endroit où on était ainsi que sa décision prise quelques secondes plus tôt. Je soupirai d'aise quand il embrassa mon cou. Puis, soudainement, et pour la deuxième fois dans toute ma vie, je l'interrompis. Il était essoufflé, beaucoup moins que moi, certes, mais quand même, et il retira ma main en me souriant.
« Ce n'est pas le moment tu ne crois pas ? » dis-je en chuchotant presque.
Je ne pouvais détacher mes yeux de ses lèvres, tellement tentantes. Il s'en rendit compte puisque son sourire s'élargit et qu'il me fit descendre sur Terre – dans les deux sens puisqu'il me fit descendre de la table. J'ajustai mon pull et recoiffai vivement mes cheveux, puis lui lançai : « Même heure même endroit ? »
Il rit à ma blague en me poussant vers la porte. Nous rejoignîmes Alice et Jasper qui étaient assis sur le banc sous le préau. Edward avait attrapé ma main et me fit asseoir sur ses genoux, à côté d'Alice.
« Ça va Bell's ? me demanda-t-elle, inquiète.
- Oui, ça va mieux, lui souris-je.
- Je suis fort pour remonter le moral des filles », se vanta Edward.
Je lui lançai un regard choqué et il se reprit bien vite.
« Je n'utilise pas la même technique avec tout le monde !
- Tu as remonté le moral de Jessica ? lançai-je, soudainement acerbe.
- Bella … souffla-t-il.
- Quoi ? Ça veut dire oui ?
- Non, ça veut dire 'Bella'.
- Je ne trouve pas ça drôle ! »
Il frotta son front.
« Habituellement, je trouve que tu es mignonne quand tu es jalouse. Mais le ton que tu emploies …
- Quoi ? Ça ne te va pas ? m'énervai-je.
- Arrête s'il te plaît. »
Je croisai mes bras sur ma poitrine et avalai péniblement ma salive. Je n'avais pas pour habitude d'être aussi lunatique, mais je ne savais pas pourquoi, j'étais brutalement énervée.
« Bella … »
Il posa une main sur ma cuisse pour me réconforter et frotta mon dos.
« Non, pas Jessica, souffla-t-il. Il n'y a que toi que je réconforte ou console de cette manière. Mais ça n'a pas l'air si efficace que ça puisque tu boudes cinq minutes après. »
Je haussai les épaules et jetai un coup d'oeil à ma meilleure amie qui regardait Jasper qui regardait Edward qui me regardait qui regardait … Enfin bon, cercle vicieux. Je soufflai, ne voulant pas empirer la journée par mes pleurnicheries et souris à Edward.
« Désolée, j'aurais pas dû réagir comme ça, c'était nul.
- Non c'est moi. J'aurais dû faire attention à ce que je dis. »
Je l'embrassai rapidement et me tournai vers Alice.
« Alors Lilice, qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'Emmet hurle comme il l'a fait ?
- Oh il est rentré dans ma chambre et a vu Jasper sortir de mon lit, répondit-elle en haussant les épaules.
- Si ce n'est que ça, lança Edward.
- Et moi qui avais réservé une table dans un restaurant en ville, souffla Jasper, grognon.
- Je suis désolée Jaz, dit Alice en lui attrapant la main.
- Ce n'est pas de ta faute, sourit-il.
- Et si on sortait quand même ? proposa soudainement Edward.
- Comment ça ? demandai-je.
- Je veux dire, on est punis, ok. Mais ils ne veulent pas qu'on se retrouve que tous les deux. Si on est à 4, ça ne compte pas, si ? »
Il nous sondait un à un du regard, attendant notre réponse. Ce qu'il disait n'était pas idiot, mais ça ne semblait pas être une excellente idée.
« C'est pas bête ! s'exclama ma meilleure amie.
- Si, c'est stupide, contrai-je en lançant un sourire désolé à Edward qui grimaça. En plus, je devais manger chez Charlie ce soir.
- On ne pourrait pas … venir avec toi sinon ? demanda Alice avec des yeux de chien battu.
- Alice, non …
- Quoi ? Si on est chez Charlie, Esmée ne dira rien. Pas vrai Edward ?
- J'aimais bien l'idée du resto, moi … bouda-t-il.
- Tu sortiras le grand jeu à Bella une autre fois. Je veux passer ma soirée avec Jasper, comme prévu. Alors, partant Jaz ? sourit-elle.
- Euh …, il me lança un regard avant de répondre. Bien sûr. »
Je levai les yeux au ciel et me penchai en arrière, laissant ma tête reposer sur l'épaule d'Edward. Il sourit et m'embrassa sur la joue.
# # # #
La matinée se déroula calmement. Je n'avais aucun cours en commun avec Edward étant donné qu'il était dans la classe supérieure, donc personne ne nous avait vu ensemble encore. J'appréhendais cette première semaine de cours. Edward ne voulait pas que les autres sachent qu'on sortait ensemble à cause de moi. Ironie du sort puisque la seule chose que je voulais était de me blottir dans ses bras et de l'embrasser pour le saluer. Je ne voulais pas le contrarier, je me promis donc de faire de mon mieux pour être comme d'habitude. Même si après le week-end dernier, c'était dur de faire comme si il n'était que le frère de ma meilleure amie. Quand vint l'heure de manger, Alice et moi nous plaçâmes dans la file d'attente du self. Nous étions en train de parler du prof d'histoire quand quelqu'un me tapota l'épaule. Je me retournai pour faire face à Jessica. Son regard était glacial et ses lèvres pincées.
« Oui ? demandai-je poliment.
- Tu sors bien avec Edward, n'est-ce pas ? »
Derrière elle était regroupé tout son troupeau, sauf Lauren qui était à côté d'elle et qui me toisait d'un air supérieur que je ne supportais pas. Il fallait que je réponde à sa question, et il fallait que je mente. J'étais une piètre menteuse, je me mettais à rougir, à bafouer et puis je m'enfuyais en courant en marchant sur mon lacet – défait ou pas – et m'étalais de tout mon long dans une flaque de boue. Ah non, ce n'est que mon cauchemar ça. Dans la réalité, seulement la moitié arrivait. Comme là par exemple :
« Euh … Moi ? Non, pas du tout … »
Plop, mes joues prirent la teinte du tee-shirt de la fille devant moi dans la queue, qui, soit dit en passant, me fixait avec ses grands yeux globuleux. Comme les trois quarts du self, d'ailleurs.
Jessica haussa un sourcil et me regarda de haut en bas avec un air de dégout.
« Comment ça se fait ? cracha-t-elle. Tu es tout mon contraire.
- Puisqu'elle vient de te dire qu'elle ne sort pas avec lui ? me défendit Alice.
- Elle ment !
- Ne cherche pas d'excuse, Edward t'a plaquée, c'est tout. Alors trouve toi un autre joujou et bye bye ! »
Alice me prit par le bras et nous quittâmes la cantine. Il n'y avait pas grand monde à l'extérieur, tous étaient à l'intérieur pour manger. Nous nous installâmes sur le banc de ce matin.
« T'as vu comment ils te regardent ? C'est pathétique ! lâcha-t-elle.
- Je ne comprends pas pourquoi …
- Jessica c'est comme … Non, je ne peux pas faire de comparaison, ce serait insulter le comparant. Disons qu'elle est aimée et adulée de tous. Imagine que les gens apprennent que mon frère l'a plaquée pour toi ! Ce serait la fin de ta vie.
- À ce point ? m'inquiétai-je.
- Oh oui !
- Je comprends pourquoi il ne voulait rien dire à personne alors.
- Ma pauvre, t'es tombée amoureuse du mauvais. »
Je lui souris et expirai en fermant les yeux. La pluie commença à tomber et mon ventre se mit à grogner.
« Mince, tu as faim, dit Alice.
- Ben oui ! T'as vu quelle heure il est ?
- Ouais. On a sport après en plus, il faut qu'on aille manger un truc. Il y a un snack pas loin. On y est dans dix minutes à pieds.
- Il pleut !
- Quoi, t'as peur de friser ? se moqua-t-elle en pointant des filles au loin en train de pleurer pour leur coiffure détruite.
- Haha ! »
Je ris en levant les yeux au ciel et nous partîmes sous la pluie. Il ne pleuvait pas beaucoup au départ, donc nous marchâmes en papotant tranquillement.
« Dis Bell's, si tu passais aux choses sérieuses avec mon frère, tu me le dirais, hein ?
- Bien sûr !
- Ok. »
Quelques secondes de silence s'écoulèrent, et je comptais mentalement les mississipis avant qu'Alice ne rouvre la bouche.
« Mais …
- Non, nous n'avons rien fait encore !
- Ok. Oui c'est tôt.
- Ouais, soufflai-je, agacée.
- Quoi ? se rendit-elle compte.
- Rien.
- Dis-moi ou je boude !
- C'est juste … »
Je ne me sentais pas capable de lui avouer que j'avais envie de faire l'amour avec son frère, je trouvais ça vraiment trop … bizarre.
« Quoi ? C'est juste quoi ? s'impatienta-t-elle.
- Ben … Disons que …
- Oh je vois, n'en dis pas plus, me coupa-t-elle.
- C'est vrai ?
- Oui, il est beau garçon, tu es amoureuse de lui, il est à fond sur toi … Crois-moi je n'ai pas besoin de dessin.
- Merci ! Parce que, je ne pourrais pas ne pas t'en parler, mais le faire est tellement …
- Bizarre ?
- Tout à fait !
- On s'est toujours bien comprise, rit-elle.
- Oui c'est vrai. Et tant mieux d'ailleurs. »
Elle passa son bras sous le mien et nous arrivâmes bien vite au snack. Nous étions bien trempées quand nous nous installâmes à une petite table près de la baie vitrée. Alice sortit une glace de poche et tenta de remettre ses cheveux en place.
« Tu frises ? » lui lançai-je.
Elle me tira la langue et retourna à sa contemplation. Je jetai un coup d'oeil circulaire au petit restaurant et remarquai un jeune homme que je connaissais.
« Regarde Lice, il y a Jacob là-bas.
- Où ça ? »
Je lui indiquai l'endroit où se trouvaient Jacob et la jeune fille avec qui il mangeait. Elle avait de longs cheveux bruns et la même couleur de peau bronzée que Jake. Ils semblaient se chamailler et la fille frappa Jacob qui répliqua quelque chose en se moquant. Je vis la jeune fille froncer les sourcils, essayant de garder son sérieux, puis elle partit dans un fou rire auquel se joignit son interlocuteur.
« Tu veux qu'on aille le voir ? lui demandai-je.
- Non, il est avec Leah.
- Leah ? C'est pas la fille dont il est amoureux ?
- Si, mais il ne le sait pas encore. Rappelle-toi la réaction qu'il a eue la dernière fois.
- Oui c'est vrai, souris-je au souvenir. Ils iraient bien ensemble.
- Ouaip. »
Nous nous sourîmes et Bob le « serveur » vint prendre notre commande. Le choix n'était pas immense et il n'y avait que des sandwichs, mais je préférais ça au self où j'aurais vécu un vrai cauchemar. Quand Bob repartit mon téléphone se mit à sonner. Je vis le nom d'Edward avant de décrocher.
« Oui ? lançai-je.
- Bella ? Vous êtes où ? On vous a gardé une place avec Jaz.
- Hum on ne mange pas au self.
- Quoi ? Vous êtes où là ? s'inquiéta-t-il.
- Au snack.
- Pourquoi vous êtes parties là-bas ?
- Jessica et ses copines ont commencé à nous taper sur le système alors on a voulu …
- C'est pas vrai … Qu'est-ce qu'elle vous ont dit ? Jaz, tu vois Jessica par là ?
- Non, Edward, intervins-je, si tu vas la voir elle saura que tout ça est vrai.
- On vous rejoint alors.
- Edward … »
Il avait raccroché avant que je ne puisse répliquer. Je rangeai mon portable dans ma poche et observai Alice qui arborait un petit sourire suffisant.
« Quoi ?
- Non rien. Vous êtes mignons, c'est tout.
- Ouais, c'est ça. C'est surtout parce que Jasper sera avec lui, n'est-ce pas ?
- Ils viennent ici ? dit-elle en feignant la surprise.
- Fais comme si tu n'avais rien entendu !
- C'est pas de ma faute si ton portable laisse tout entendre. Un conseil, ne téléphone jamais à Edward devant tes parents. »
Je levai les yeux au ciel et nous rappelâmes Bob pour qu'il rajoute deux sandwichs dans la commande.
