Bonjour tout le monde ! Me revoilà ! Ca n'a pas été trop long non ?
Alors comme toujours merci pour tous vos messages, encouragements, alertes, favoris et tout et tout, je ne le dirais jamais assez.
Les réponses aux reviews pour les non-inscrits sont toujours sur le blog (lien dans mon profil pour les nouveaux.)
Bon concernant le chapitre précédent, il m'a semblait que certaines d'entre vous étaient un peu frustrées par les règles que Bella impose à Edward concernant leur relation… Il me semble que ça va s'arranger dans ce chapitre.
En parlant de ça, je n'avais pas relu ce chapitre depuis la publication et je ne me souvenais pas de deux choses : la première, c'est que l'on avait la réponse à la question des 27 minutes du chapitre précédent. Enfin la réponse, tout du moins la technique à employer… je vous laisse lire. Et la seconde, je ne me souvenais pas que le citron pouvait être aussi piquant, comprenez ce que vous voulez dans ce que je dis. De toute façon c'est johnnyboy7 le responsable hein ! Une fois de plus je vous laisse lire, vous direz ce que vous en pensez.
Voilà Bonne lecture en espérant que ça vous plaise !
Serment de sang
EDWARD POV
"The ideal life is in our blood and never will be still." - Phillips Brooks
All things relationed to Twilight belong to Stephanie Meyer.
Une balle passa près de mon oreille et emporta presque une grande mèche de cheveux près de ma tempe.
Je me retournais et regardais fixement les trois corps derrière moi.
« Putain, Emmett ! » Je vérifiais que tout le monde avait ses cheveux, « tu l'as fais exprès. »
« C'était le gamin. » Emmett pointa Alec, dont les mains tremblaient autour d'un pistolet Taurus Millennium série PT145.
« Je… je… » Il bégaya et me regardait avec des yeux pitoyables.
Emmett et Jasper partirent dans la forêt, traquant d'autres cibles, laissant Alec et moi seuls.
Alec lâcha juste l'arme sur le sol, restant là, « je suis désolé, » dit-il tranquillement.
Je soupirais et allais ramasser le pistolet, « Hé, ne dis pas ça, à moins d'y être obligé. Tu n'as rien fait de mal. »
« Je t'ai presque tué. »
« Il faut plus qu'une petite balle pour m'arrêter. » Je lui fis un sourire chaleureux que je ne savais même pas avoir en moi.
Nous étions rentrés de Russie depuis une semaine et les choses commençaient juste à redevenir normales… ou aussi normales qu'elles puissent l'être.
J'avais eu le meilleur cadeau de bienvenu que je pouvais imaginer, en passant juste quatre jours seul avec Bella, dans mon penthouse.
Je n'avais jamais pensé que je pourrais être heureux de passer du temps avec une femme sans la baiser, mais Bella me surprenait toujours. A la seconde où elle avait passé la porte, j'avais été attiré par elle et je pense que je pris ma première respiration depuis que j'étais parti pour Moscow.
C'était étrange.
Je détestais penser et dire toutes ces horribles merdes romantiques mais je ne pouvais pas m'en empêcher avec elle. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, elle me faisait me sentir bien avec moi-même, et les mots communs ne décrivaient pas ce que je ressentais à propos du temps que nous passions ensemble. C'était céleste et nous aurions pu être les deux seules personnes sur terre. Je n'aurais même pas su si une guerre avait été déclaré juste à l'extérieur de ma porte. Si Bella n'était pas impliqué, je m'en foutais.
J'avais encore du travail à faire et je devais m'assurer de rester concentré pour que mon père ne me saute pas à la gorge, plus qu'il ne le faisait déjà, mais franchement, je n'en avais rien à foutre. Je n'allais pas me séparer de Bella juste parce que nous avions toutes ces choses contre nous. J'étais plus fort que ça, et j'avais toujours aimé les défis alors je n'allais pas me laisser abattre.
Ceci étant dit, j'avais une peur bleue.
Le père de Bella était un flic, ce que je savais, mais je gardais mon sang froid en présence de Bella. Je ne savais pas ce que l'enfer avait contre moi, parce que je la voulais, mais notre situation posait des problèmes. Je gardais une façade calme pour que Bella n'ai pas de soupçon parce que ça pourrait seulement déclencher des alarmes dans sa tête si je posais une centaine de questions sur son père.
De ce que j'avais compris, elle ne lui avait pas parlé de moi. J'avais poussé un énorme soupir de soulagement quand elle m'avait dit qu'elle ne planifiait pas de dire quoi que ce soit à Charlie à propos de nous avant quelques temps, mais j'avais aussi la vague impression que Bella savait plus qu'elle ne le laissait entendre.
C'était comme si elle voulait poser des questions parfois, mais elle ne demandait jamais ce qu'elle avait en tête. Je pouvais le voir. Pour être honnête, je ne savais pas ce que j'allais faire si Bella faisait une erreur et disait accidentellement quoi que ce soit lié au nom « Cullen ».
Son père connaitrait à coup sûr le type d'ordures avec lesquels elle trainait. Je ne pouvais pas prendre ce risque alors je gardais mon sang froid ,et commençait à agir plus « normalement » près de Bella. Tout le monde le faisait parce que je refusais de cesser de la voir et même si je mettais ma famille en danger, je ne pouvais pas juste me séparer de Bella. Je ne pouvais pas.
Ma mère était mon seul soutien, et mes frère pensaient que j'étais complètement fêlé de sortir avec une fille de flic. Ils étaient légèrement distants avec elle parce qu'ils avaient peur de dire quelque chose qui pourrait nous trahir, mais Bella leur plaisaient vraiment.
Carlisle était bien sûr toujours le même connard qu'il était. Son attitude à mon égard n'avait pas changé. Nous parlions plus souvent maintenant parce que nous avions des affaires à traiter mais si ça n'avait pas à voir avec le travail, je lui disais à peine un mot. J'étais encore à convaincre mon père que j'étais un adulte.
Dans ma quête d'avoir en même temps une vie aussi normale qu'atroce, je m'assurais de rester le même et je pense que Bella était d'accord avec ça. Elle disait qu'elle ne voulait pas me changer, ce qui me rendait heureux parce que j'essayais de mon mieux mais cela prenait du temps.
Je pouvais dire que je n'étais déjà plus aussi insensible qu'avant et cela m'inquiétait légèrement. Dans mon travail j'étais regardé comme un homme froid, et c'était bien, mais avec Bella, je ne ressentais pas la nécessité de mettre des barrières. Je pouvais être Edward Cullen, l'agent immobilier de vingt-cinq ans. C'était principalement un mensonge, mais je n'avais pas à être un monstre envers Bella. Je marchais de mieux en mieux sur la ligne séparant mes deux personnages.
Carlisle avait encore essayé de me convaincre que j'étais dans une mauvaise situation, ce que je savais, mais je pouvais prendre mes propres décisions. Si je voulais être avec Bella, alors je le serais.
A partir de ce moment, les gens de ma famille avaient essayé de laisser tomber parce que je n'écoutais plus ce qu'ils disaient, et alors, l'attention s'était reporté sur le nouveau membre du clan.
Alec s'était battu bec et ongle contre nous en quittant la Russie.
Le jour où Carlisle l'avait ramené, c'était probablement le spécimen humain le plus émacié que je n'avais jamais vu. Bien sûr, mes parents pensaient qu'il était de leur devoir de s'occuper de lui mais il était hésitant. Alec s'était en réalité enfui la première nuit et Esmé nous avait envoyé le retrouver quand il n'était pas revenu le lendemain matin.
Emmett avait découvert Alec en train d'essayer de racoler un riche homme d'affaire dans une rue transversale. Nous avions dû le trainer jusqu'à la maison et pendant tout ce temps, il hurlait qu'il devait travailler pour Albert, qu'il devait ramener de l'argent à Albert, qu'il devait faire des choses pour Albert. Je ne pense pas qu'il avait réalisé que son ancien maitre ne reviendrait jamais. C'était écœurant et dégoutant mais je vis soudainement pourquoi mes parents faisaient ce qu'ils faisaient et compris pourquoi ils voulaient aider Alec.
Il était brisé au-delà de toute croyance et ça faisait mal de voir quelqu'un d'aussi rabaissé. Alec haïssait littéralement la vie pour ce qu'elle lui avait fait. Il avait été battu, meurtri et sa santé mentale était pire que son physique. Il pouvait trembler chaque fois que nous le touchions et le dernier soir de notre séjour à Moscou, en allant dans la cuisine pour un verre d'eau, je l'avais entendu récurer les toilettes de la salle de bain en bas, comme si c'était ce qu'on attendait de lui.
Au cours des derniers jours, il s'était considérablement amélioré.
Alec s'était effectivement adouci, une fois qu'il avait compris que Carlisle et Esmé n'allaient pas lui faire de mal. Lui faire prendre l'avion avait été une autre histoire et nous avions dû le bourrer de tranquillisants parce qu'il hurlait pour rester. Il n'avait pas de famille, pas d'argent, pas de vie et mes parents n'allaient pas le laisser souffrir plus. Ils avaient pris sur eux de prendre soin de lui. Et personne n'avait objecté.
Alec ne savait pas quoi faire de lui quand nous l'avions ramené à la maison. Mme Cope et Jerry avait préparé une chambre à coté de la mienne. Esmé disait qu'il allait s'adapter mais que ça prendrait du temps. La chose la plus importante pour le moment était de le nourrir.
Alec semblait plus sain, mais il avait encore un long chemin à parcourir. Il était lavé, ses cheveux étaient propres, habillé d'un jeans et d'un T-shirt, ressemblant à un garçon normal de quatorze ans.
Nous étions actuellement dans la forêt près de la maison, essayant de faire un petit exercice de tir.
« Tu n'as pas à avoir peur de nous. » Je l'avais dit d'une manière presque paternelle, ce qui me faisait peur, «première règle au tir, ne jamais laisser une arme qui vient juste d'être utilisé. » Je lui ai tendu.
« Je ne la veux pas. » Alec bougea la tête et essaya de la repousser vers moi.
« Prend l'arme, » ai-je répliqué et je mis le pistolet dans ses mains, ses doigts s'agrippant autour de la crosse, « tu vois ses marques sur l'arbre ? » Je lui montrais avec le doigt.
« Oui, » répondit-il.
Je me tenais derrière lui et levais son bras, « Stabilise l'arme et ne perd pas des yeux la marque. Prend une grande respiration… » Nous l'avons fait tout les deux, « … ne bouge pas et tire. » J'ai appuyé sur son doigt et la balle a déchiré l'écorce de l'arbre.
Alec tremblait sous l'effet de recul et laissa retomber son bras mais pas l'arme, « ne laisse pas tomber le pistolet, » l'ai-je entendu murmurer pour lui-même.
« Tu l'as eu. » Je soupirais, « tu n'as jamais tiré avant ? »
Il secoua la tête, « je me suis juste fait tire dessus. »
Ca me brisa un peu le cœur et je compatis vraiment pour l'enfant.
« Tu pourrais m'apprendre à être meilleur ? » demanda Alec timidement.
Je lui remis mon Aigle, et il s'effondra presque sous son poids, « quand tu pourras le tenir droit, viens me trouver. »
Je n'avais jamais laissé quiconque toucher mon Aigle mais je ne me sentais pas étrange qu'Alec le tienne, et cela me surpris. Une bonne chose que j'en avais deux de plus à la maison. Mais quand même, c'était le principal.
Je fourrais mes mains dans mes poches et marchais sur le chemin du retour, vers la maison. Je jetais un coup d'œil en arrière et vis Alec essayer de soulever l'arme mais je savais que ça lui prendrait très longtemps avant d'avoir la masse musculaire nécessaire pour pouvoir le soulever. Même mon bras était endolori après un certain temps.
Je donnais un coup de pied dans une pierre alors que je me dirigeais vers la maison. Je vérifiais ma montre et grognais quand je réalisais que j'avais encore deux heures avant de pourvoir aller chercher Bella.
J'étais presque à la maison quand je sentis la signature de l'eau de Cologne de mon père portée par le vent. Je levais la tête et le vis se tenir debout.
Je changeais ma position quand je remarquais que nous nous tenions tout les deux de la même manière.
« Que fait Alec ? » demanda-t-il.
« Il essaie de tenir un Aigle. Je lui ai dit de venir me trouver quand il le fera. »
Carlisle laissa échapper un rire, « Ca t'a pris un an et alors tu es venu me voir, tellement excité que tu puisse le faire. »
« Seulement parce que Emmett m'avait prit à la musculation pendant six mois, » me rappelais-je.
« Tu étais si naturel alors. » Il hocha la tête, « tu as mis trois balles dans Mercucio quand tu as eu treize ans. J'étais hautement impressionné. Ton premier meurtre, tu te souviens ? »
« A peine, il y en a eu tellement depuis. »
Nous sommes restés silencieux quelques minutes, mais ce n'était pas maladroit.
« Viens faire une promenade avec moi, » suggéra-t-il et il commença à marcher sur un autre chemin qui menait au lac.
Je suivis et les feuilles d'automnes craquaient sous nos chaussures.
« Ta mère et moi allons adopter Alec, » dit Carlisle alors que nous suivions le sentier.
« Je le pensais. Est-ce que tu as essayé de retrouver sa famille ? »
« Non, il ne se souvient de rien depuis qu'il a été enlevé si jeune, et il n'a pas de nom de famille alors il n'y a pas moyen de découvrir quoi que ce soit. Il ne sait même pas d'où il vient. »
« Une histoire tout à fait différente de celle de Jasper. »
« Je vois les mêmes blessures quand je les regarde. Parfois je ne peux pas m'en empêcher. Alec m'attire… exactement comme Jasper l'a fait. Je l'aime déjà comme un fils. »
« Tu as un cœur quand tu veux. »
Il respira par le nez, « je sais et c'est pour ça que je te présente mais excuses. »
« Vraiment ? » Je m'arrêtais de marcher. Je n'avais jamais entendu mon père s'excuser auprès de quelqu'un, spécialement moi.
« Mon comportement envers Bella était totalement inacceptable et je suis… désolé. »
« Je ne pense pas t'avoir entendu, » ai-je plaisanté.
« Je suis désolé, Edward. » dit-il lentement, « contre mon meilleur jugement, je vais faire machine arrière pour toi et Bella. »
« Qu'est-ce qui t'as fait changer d'avis ? »
« Ta mère, » répondit-il simplement. « Je suis peut-être le parrain de la mafia, mais elle est le chef de la famille et elle me fait voir les choses sous un angle différent. »
« Et bien merci. »
« Elle m'a rappelé que parfois… le chemin de l'amour n'est pas facile. Je peux encore me souvenir de m'être battu pour Esmé et je ne veux pas que tu traverse la même chose. »
« Pourquoi tu n'aimes pas Bella ? C'est la fille la plus adorable que je n'ai jamais rencontré et tu l'as traité comme une ordure. » Je remarquais que je n'avais pas grincé sur le mot « adorable ».
« C'est la première fille que tu ramène à la maison et la première fille avec qui je te vois pendant plus d'une semaine sans interruption. Je ne la déteste pas, je l'aime bien, mais je dois être capable de lui faire confiance. »
« Elle n'est pas une menace. »
« Son père est un flic. C'est une menace et tu dois être sûr que c'est pour du long terme parce que les choses déraperont. Je sais que toi et Bella commençaient juste tout cela, mais si ça devient sérieux, je veux que tu pèse tes options. »
Pour le peu qu'il savait, les choses entre Bella et moi étaient déjà sérieuses.
« Je l'ai fait. » Je fis passer ma main dans mes cheveux, « elle en vaut la peine et je ne sais pas comment l'expliquer. Bella est juste bonne, » ai-je dit simplement.
« Je sais et ça s'appelle l'amour Edward. » Mon père me sourit, « tu as muri et je vois la même chose en toi que ce que je voyais en moi à ton âge. »
« Je ne suis pas amoureux d'elle. »
« Comment tu le sais ? Tu es trop jeune pour le réaliser. »
Est-ce que j'aimais Bella ?
Je ressentais quelque chose pour elle mais qu'est ce que c'était que l'amour de toute façon ? C'était une émotion que je n'avais jamais ressenti, à part pour ma famille, alors je ne savais pas ce que c'était supposé être. Plus j'y pensais et plus ma triste vie me sautait aux yeux.
Je n'avais jamais été amoureux. Pas de premier amour, pas de cœur brisé, rien. J'étais pathétique.
« Dans ce cas, je vais arrêter d'être un tel connard avec elle, » dit finalement Carlisle, « Bella mérite une chance. »
« Tu vas l'aimer. Elle est aussi bagarreuse que toi. » Je ris.
« Je ne veux juste pas que tu sois blessé si ça ne se finissait pas comme tu le veux. Son père est un flic, et il l'a probablement élevé dans le respect de la loi, et nous sommes la chose la plus éloigné des anges dans ce monde. »
« Est-ce que je dois lui dire ? »
« Absolument pas. Je vais donner une chance à Bella, mais je ne vais pas risquer qu'elle détruise tout ce pourquoi j'ai travaillé. Elle n'a pas besoin de savoir quoi que ce soit, » dit Carlisle sévèrement.
« Je sais. » Je baissais la tête, honteux d'avoir même envisagé d'entrainer Bella dans ce monde.
Je voulais lui dire mais je ne pouvais pas. Cela pouvait poser un sérieux problème à la fin mais je devais prendre ce risque. En plus, Bella était innocente et elle était trop bonne pour trainer avec des ordures comme moi ou ma famille. Elle avait besoin de rester loin de moi autant que possible mais je ne savais pas comment la faire partir.
« Soit juste prudent, Edward. »
J'acquiesçais et continuais à marcher. « Alors, comment vas-tu faire une adoption à partir de rien ? » ai-je demandé, essayant de changer de sujet.
Carlisle rit, « j'ai Jenks qui travaille dessus. Tout devrait être prêt demain. Ta mère menace déjà de lui tricoter un pull. »
« Tu lui as déjà parlé de tout ça ? Est-ce qu'il sait ce que ça signifie de porter notre nom de famille ? »
« Je vais lui expliquer ce soir et il peut prendre la décision pour lui-même. Et s'il décide de courir alors je serais d'accord avec ça, mais au moins j'aurais essayé. »
« Tu es un homme très généreux. »
« J'essaie mais Alec est vraiment brisé. Il va avoir besoin de frères quand je serais en voyage ou… à la fin, quand je ne serais plus là. »
Je savais que c'était une possibilité que mon père pourrait mourir de la main d'un de ses adversaires mais je ne l'avais jamais prit au sérieux. Dans mon esprit, Carlisle allait vivre jusqu'à l'âge très vénérable de cent soixante ans ou un nombre scandaleux comme ça. Mon père était juste de ces hommes que vous ne pouviez pas voir mourir jeune.
« C'est un bon gamin. » Je haussais les épaules, « je n'ai pas de problème avec lui. »
« Qu'est-ce que ça fait de ne plus être le plus jeune désormais ? »
« Je ne me suis jamais senti comme le plus jeune. » Je repensais à toutes ces années et je constatais que tout le monde me traité comme si j'étais le plus vieux.
« Vrai, » admit mon père.
Mon père et moi avons fait une boucle autour de la maison, arrivant à la porte arrière une demi-heure plus tard. A ce moment, je regardais ma montre encore une fois, il était l'heure d'aller chercher Bella. Je n'avais pas de projet pour ce soir mais peu importe ce qu'elle voulait faire, ça m'irait.
Je décidais de conduire la BMW aujourd'hui, parce que je soupçonnais que la Saleen était filée et je savais qu'elle était trop voyante. Je n'en avais vu qu'une seule autre sur les routes de Chicago et elle appartenait à un riche banquier qui était dans les dettes jusqu'au cou. Je ne l'avais vu qu'une fois mais ma Saleen était plus belle de toute façon.
La BMW roula sans à coups vers Chicago et je gardais un œil sur le rétroviseur, essayant de trouver celui qui me filait.
Alors que j'arrivais aux limites de la ville, une voiture blanche, sale, apparut et je pus voir ces connards de flics manœuvrer entre les voitures plus lentes pour ne pas me perdre.
« Amateurs !» Je secouais la tête et accélérais, les laissant derrière.
J'arrivais au dortoir de Bella en un temps record et elle était assise sur « notre » banc, lisant un livre.
Je vis l'homme musclé de l'autre coté de la rue dont le nom devait être Roger, je pense, je ne pouvais pas en être sûr, mais c'était l'un des gardes du corps de mon père que j'avais engagé pour surveiller Bella. Il restait discret et ne l'approchais jamais, parce que je savais qu'elle me tuerait si elle découvrait que j'avais quelqu'un qui garait un œil sur elle, mais je devenais très nerveux.
C'était plus un sentiment d'agitation dû à la paranoïa. Les gens du milieu allaient commencer à additionner deux et deux, très bientôt. J'étais toujours près de Bella et il était évident que je me souciais d'elle, alors qu'est-ce qui allait se passer si Aro découvrait cette information ? Ce ne sera pas joli. J'avais besoin de savoir que Bella était en sécurité.
Elle leva la tête quand elle entendit la voiture et un sourire éclata sur son beau visage. Je ne pus m'empêcher de sourire alors que Bella sautillait vers moi.
« Salut, monte. » Bella sauta dans la voiture, « joli ensemble de roues. »
« J'ai pris la meilleure. » Je repartis facilement mais lentement à cause du trafic.
« Je n'ai pas le droit à un baiser ? » Elle se pencha.
« Les gens nous regardent ? » ai-je murmuré alors que je regardais des enfants admirer la voiture.
« Alors… tu as honte de moi, » me taquina Bella.
Je ravalais ma fierté et j'ai légèrement picoré ses lèvres.
« Waouh, je pense que tu rougis. » Elle se rassit dans son siège.
« Bella, arrête ça. Je pense que tu fais ça juste pour m'embarrasser. »
« Ok, ok, je vais arrêter. » Elle ricana, « où allons-nous ? »
« A la maison. »
« Maison ? »
« Ma maison ? » ai-je corrigé sans même me rendre compte de mon erreur, « y-a-t-il quelque chose que tu veux faire ? »
« Est-ce que l'on peut commander à cet indien encore une fois ? »
« J'ai une meilleure idée, » ai-je dit, sortant mon téléphone et j'ai composé le numéro de Jasper. Notre conversation prit en tout cinq secondes.
« Qu'est ce que c'était que ça ? » demanda Bella une fois que j'avais raccroché.
« Jasper a ce restaurant qui fait la meilleure nourriture indienne de la ville. Lui et Alice viendront plus tard. »
Je rentrais dans le parking souterrain de mon immeuble et n'ai même pas pris la peine de ralentir alors que je me garais dans un espace réservé uniquement pour Emmett, Jasper et moi.
« Est-ce que tu as des devoirs à faire ? » ai-je demandé à Bella comme si j'étais son père alors que je sortais de la voiture.
« Non, juste un test demain mais ça va être facile. » Elle prit ma main alors que nous marchions vers les ascenseurs.
J'étais fier de moi de ne pas me retirer comme j'en avais l'habitude. Maintenant les choses comme embrasser, toucher, tenir la main, passer des nuits ensemble, c'était normal. J'avais aussi remarqué que mes Toc diminuaient près de Bella.
Ils n'avaient pas vraiment disparut et je savais que ça ne serait jamais le cas, mais tout le temps où Bella était restée chez moi la semaine dernière, j'avais à peine eu des mouvements de recul alors qu'elle touchait les choses, mais je pense qu'elle savait que quelque chose n'allait pas avec moi, alors elle essayait de garder ses mains pour elle-même. Je n'avais pas clairement objecté. C'est juste que Bella semblait moins… sale que tout les autres.
Ce soir là, Alice et Jasper ainsi que Rose et Emmett étaient passés manger de la nourriture indienne épicée sans qu'aucun d'entre nous n'entretienne une discussion d'affaire.
C'était étrange de rester assis avec mes frères dans un cadre si détendu, je ne pense pas que j'avais jamais juste diner avec eux, maintenant que j'y pense. En fait, nous avions rit ensemble, et je pense que c'était grâce à Bella. Je ne sais pas comment l'expliquer mais elle arrivait à détendre les gens et j'arrivais à desserrer ma cravate pour la première fois depuis longtemps.
Emmett, Jasper, Rose et Alice partirent vers dix heures et j'espérais que Bella voudrait rester pour la nuit mais je ne savais pas vraiment comment lui demander.
« Je pense que tu as passé un bon moment, » rit Bella alors qu'elle désignait les quatre bouteilles de bière qui étaient les miennes sur la table basse.
« Je sais, je ne me rappelle même pas quand j'ai juste parlé avec mes frères. » Je soupirais et jetais quelques déchets dans le sac que je portais alors que nous étions en train de nettoyer.
« C'était vraiment de la bonne nourriture, » dit-elle.
« Jasper a tellement de restaurants et ils ont tous quelques choses de différents. Je t'emmènerais dans deux ou trois très bons. »
Bella et moi avons continué à nettoyer en tandem, ne parlant pas vraiment, mais ce n'était pas gênant. Quand nous avons terminé, je m'assis juste sur le sofa et Bella vint à coté de moi.
Je ne me sentais pas bizarre de mettre mon bras autour d'elle et je pouvais même noter le changement en moi. En réalité, je n'étais pas repoussé par le nouveau moi non plus.
« Alors, qu'est-ce que tu as prévu d'autre pour la soirée ? » ai-je demandé, essayant d'avoir l'air aussi décontracté que possible.
« Rien, j'ai juste un test demain et pas de projet pour le week-end après ça. » Elle haussa les épaules et jouait avec l'ourlet de ma chemise qui était sorti de mon pantalon, « et toi, rien de spécial ? »
« Non, je pourrais avoir du travail samedi mais à part ça je suis libre. »
« Travailler ? » Elle acquiesça pour elle-même, « encore une fois, qu'est-ce que tu fais exactement ? »
« Vendre des maisons, » ai-je répliqué facilement.
Elle soupira profondément, « je sais que ça peut semblait étrange et je ne devrais pas me permettre mais… je ne te crois pas. »
Bien !
« Pourquoi pas ? »
« Parce que les choses semblent juste… ne pas coller dans leur ensemble. Je ne veux pas être impolie mais toi et tes frères ne semblaient pas être le genre de personne qui gère des restaurants ou être des agents immobilier. » Elle me regarda avec des yeux inquisiteurs.
« Je… je ne peux rien dire. » Je baissais la tête, essayant de lui donner quelque chose mais je ne pouvais simplement pas, « ne soit pas fâchée contre moi mais il y a certaines choses que je dois garder privé au sujet de ma famille. »
« Je comprends, mais tu n'es pas en danger, n'est-ce pas ? »
« Je sais comment me défendre, » ai-je répondu.
Bella semblait presque être sur le point de pleurer. Je n'avais jamais eu quelqu'un qui se souciait de moi avant, en dehors de ma famille, et je commençais à penser que Bella m'aimait ou quelque chose comme ça.
Une question restait cependant : est-ce que je l'aimais ?
« Je voudrais te montrer quelque chose. » J'essayais de détourner la conversation et me levais du canapé, lui tendant ma main.
Bella la prit, hésitante, sans dire un mot.
« Je ne vais pas te mordre. » Je dus rire de sa timidité et embrassais le coté de sa tête, sentant le doux parfum de ses cheveux que j'aimais tant.
« Où allons-nous ? » demanda-t-elle alors que je la poussais dans les escaliers.
« Je veux te montrer quelque chose, » ai-je répété.
Bella continua juste à marcher avec moi dans les couloirs de mon penthouse. Je n'y avais jamais réellement prêté attention avant mais cet endroit était sacrément grand. Même moi je m'y étais perdu à l'occasion.
Je suis finalement arrivé à la porte que je voulais et je l'ai ouverte lentement, allumant les lumières alors que nous entrions à l'intérieur tout les deux.
« Waouh, » dit Bella en admiration alors qu'elle lâchait ma main, « tout est à toi ? »
« Ouais. » Je mis mes mains dans mes poches, la regardant juste avancer.
Nous étions dans ma bibliothèque, où je ne m'asseyais jamais si je n'avais pas de travail à faire mais c'était l'endroit où je gardais tout les livres que je possédais. J'étais habituellement un lecteur avide, mais récemment je m'étais relâché. Depuis que j'étais tout petit, j'adorais me perdre dans le monde des auteurs. J'avais bien sûr mes favoris mais je pouvais probablement lire n'importe quoi avant de porter un jugement sur un genre ou un autre.
La pièce était très minimaliste tout en était imposante.
Le parquet en bois était recouvert d'un onéreux tapis oriental qui avait des motifs hypnotiques rouge et or. Il y avait deux grands fauteuils dans chaque coin et un bureau en bois de meurisier dans le fond avec un autre siège derrière. Mais la chose principale qui attirait l'œil était les étagères qui allaient du sol au plafond, tout autour de la pièce. Elles étaient remplies de livre et des échelles y étaient attachées et vous pouviez en faire le tour juste comme dans les vieux films.
Je savais que j'avais exactement 6.714 livres ici et j'avais lu chacun d'eux plus de deux fois dans ma vie. Ils étaient tous dans l'ordre alphabétique et d'une couleur coordonnée par lettre. Avec ça j'avais un programme sur mon ordinateur qui référençait chaque livre que je possédais. Les romans qui étaient dans des langues étrangères étaient répertoriés comme une carte le serait.
« Je ne peux pas le croire. Tu dois avoir plus de livre que la bibliothèque de l'école. » Bella marchait vers l'étagère la plus étroite et faisait passer ses doigts sur dos de quelques livres.
Je ne sentis aucun inconfort monter en moi alors que je regardais ses petits doigts parcourir ma collection. J'étais actuellement excité.
« Tu veux monter ? » lui ai-je demandé alors qu'elle ne pouvait apercevoir que ce qui était à hauteur de ses yeux.
« Je peux ? » Elle se retourna avec un regard de joie pure sur le visage. Je voulais voir ce regard tous les jours.
Je ris, « bien sûr. »
Je récupérais une échelle et la fis rouler devant la section où Bella se trouvait.
« Tu vas devoir me tenir pour que je ne tombe pas, » dit-elle alors qu'elle posait le pied sur la première marche.
« Je te tiens. » Je la stabilisais alors qu'elle montait.
« C'est vraiment incroyable. » Bella alla plus haut, me donnant une belle vue sur son cul et ma queue se contracta dans mon pantalon.
« J'ai tout ce que tu pourrais vouloir lire là haut. »
« Je vois, » elle monta encore, « Classique, contemporain, horreur, fiction, romance. Je pense que mon professeur de littérature pourrait jouir dans son pantalon s'il venait ici. »
« Je suis sur le point de jouir dans la minute. » Je passais la main, qui ne tenait pas l'échelle, dans mes cheveux.
« Pardon ? » demanda Bella.
« Rien, continue de chercher. »
« Je peux en lire un ? »
« Bien sûr. Quel est ton favori ? »
« Je ne peux pas choisir. C'est comme demander de choisir ton enfant préféré ou de la crème glacée. »
« Tu es en train de comparer les enfants à de la crème glacée ? »
« La crème glacée est mon enfant, Edward. C'est mon vice, ne te moque pas. » Bella était environ sur la douzième marche, vraiment très haut.
« Tu n'as encore rien trouvé ? »
« Attrape-le quand il tombe. » Elle lâcha Les raisins de la colère vers le sol et je l'attrapais facilement dans ma main, « Est-ce que je peux en prendre un autre ? »
« Autant que tu veux. »
« Ok, pousse-moi là-bas. » Bella désigna sa gauche, « Doucement, Edward. Je ne veux pas me casser la figure. »
« Je te rattraperais. » Je poussais peu à peu l'échelle dans la direction qu'elle voulait.
« Je ne vais jamais quitter cette pièce. »
« Tu n'as pas un test demain ? »
« Je vais rester ici ce soir alors je suppose que tu me ramèneras. » Elle le dit presque comme si c'était une question et que j'allais dire non.
« C'est bien pour moi. » C'était plus que bien pour moi mais je ne voulais pas paraitre trop enthousiaste.
Bella passa une heure complète en haut de son échelle et mes jambes commençaient à fatiguer comme après une séance d'entrainement, à force de la pousser tout au tour de la pièce, mais je ne m'en souciais pas. Au moment où elle voulut descendre, j'avais Anna Karénine, 1984, et Les quatre filles du docteur March dans les mains.
Je les posais sur mon bureau avant d'aller aider Bella à descendre.
« Je ne sais pas lequel commencer en premier. » Bella était au bureau feuilletant les pages d'un livre.
Je me sentais soudain très excité et je ne sais pas si elle le sentait mais la tension dans l'air créait une chaleur qui était presque oppressante.
Je ne pus pas m'empêcher de me tenir derrière elle, nos corps se touchant et lire par-dessus son épaule.
« Tu peux les prendre et les ramener plus tard. » Je posais mes mains sur sa taille, voulant progresser un peu plus loin.
Des images de Bella penchait sur mon bureau me donnaient très chaud et je n'allais pas me contenter d'une petite branlette cette fois.
« Vraiment, j'adorerais ça, » répondit-elle et je pouvais dire qu'elle ne lisait plus.
« Quel est ton favori ? » ai-je demandé, passant mon nez le long de son cou crémeux.
« Euh… je te l'ai dit je ne peux pas choisir. »
« Tu vas devoir faire mieux que ça. » Je serrais ses hanches, me pressant plus contre son corps.
La respiration de Bella augmenta, sa peau délicieuse sous mon nez, alors que j'embrassais son cou, mon endroit favori de son corps qui n'était pas recouvert de vêtement.
« Je… je suppose Les Raisins de la colère. »
« Je déteste Steinbeck, » ai-je chuchoté, saisissant ses hanches presque péniblement mais si elle ne disait rien je n'allais pas lâcher prise.
« Je pense qu'il a révolutionné la littérature du début du XXème siècle. » Bella se pencha sur moi, son cul moulant ma queue et sa respiration devenait difficile dans sa gorge.
« Les révolutionnaires seraient Tennessee Williams ou Ernest Hemingway. » Mes doigts dansaient sous sa chemise, juste assez pour sentir sa peau de son ventre et ses côtes mais sans poursuivre le voyage. Pas encore.
« Ils ont tous essayé d'imiter des auteurs précédant. Je ne les prendrais jamais au sérieux. »
« Tu te trompe à bien des niveaux. Comment peux-tu penser qu'Hemingway n'était pas important ? »
« Parce qu'il s'est suicidé. Je ne prends pas les histoires d'artiste torturé très à cœur. Tous ses trucs n'étaient pas vraiment appréciés de son vivant, mais dès qu'il est mort, c'est devenu de l'or. » Elle respirait doucement.
Seul deux cas comme nous pouvaient engager des préliminaires en discutant de littérature classique. Je n'avais jamais pensé que les livres pouvaient être si chauds. Je devrais écrire une lettre à Penthouse ou quelque chose dans le genre.
« Je ne pense pas que Williams imitait quelqu'un. Ses trucs sont trop étranges, » ai-je dit et j'ai léché la peau du cou de Bella, juste en dessous de son oreille gauche. Elle avait un gout de fruit sucré, je ne savais pas lequel mais j'étais prêt à manger tout ce qu'elle me donnerait.
« Edward… nous ne pouvons pas faire ça. » Bella haletait et je vis que ses mains étaient pales, tenant fermement le bord du bureau. »
« J'ai une surprise pour toi. » Je me suis délibérément penché en avant, dangereusement proche alors que je nous plié en même temps vers le tiroir de mon bureau. Je sortis une enveloppe et me relevais avec Bella en lui tendant devant elle.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-elle pendant que je jouais avec le lobe de son oreille entre mes lèvres.
« Ta surprise, » ai-je répondu.
Avec les mains tremblantes, Bella ouvrit l'enveloppe et lu en silence. Je ne pouvais pas m'empêcher de garder Bella légèrement penchait alors que son cul pressait contre mon entrejambe. Je pouvais sentir sa fente sur le sommet de ma bite et j'étais tenté de bouger pour obtenir un peu de friction.
« Tu as été testé… » Bella laissa sa phrase en suspend.
« Propre comme un sou neuf, » ai-je murmuré contre la peau de son épaule alors que je poussais sa chemise sur le coté, « ça a été si long parce que j'ai du attendre pour le test du sida mais tout est négatif. »
Je pense avoir entendu un « enfin » tomber sur les lèvres de Bella mais je pourrais me tromper. Elle me charmait d'une façon que je n'aurais jamais cru possible et si je ne l'avais pas bientôt, j'allais sauter de l'immeuble.
« Laisse-moi juste faire. » Je passais mes mains sous sa chemise encore une fois mais cette fois, allais plus haut, jusqu'à ses merveilleux, lisse, ronds, doux seins, les prenant dans mes mains.
Bella bougea, se pressant contre moi. « Tu aurais pu me prévenir, » murmura-t-elle.
« Cela aurait gâché le plaisir, » ai-je dit avec un sourire et retirais complètement sa chemise de son corps, exposant son soutien-gorge en dentelle bleu ciel.
Je tournais autour de Bella et mon regard est allé de ses yeux bruns aux ballons de sa poitrine.
« Est-ce que tu porte toujours ça ? » ai-je demandé, caressant le tour de son soutien-gorge.
« Non, mais j'ai porté des choses en dentelles toute la semaine, attenant que tu me dises que tu avais été testé. » Bella mordit sa lèvre inférieure et ça me rendit fou.
J'ai lentement déplacé ma main de sa poitrine vers son cou, et jusqu'à sa joue où je la posais. Je sortis sa lèvre de sa prison.
« Tu vas te faire saigner, » ai-je dit dans un état second. Je soulevais Bella sur le bureau et elle ne pesait presque rien, « tu as porté des choses comme ça toute la semaine ? » J'embrassais la dentelle de son soutien-gorge.
« Ouais, je voulais avoir l'air joli, » répliqua-t-elle timidement.
« Tu as toujours l'air joli. » Mes baisers allaient vers le centre de sa poitrine et je sentais ses doigts dans mes cheveux.
Je penchais Bella en arrière contre le bois dur et froid du bureau avec moi entre ses jambes. Je dus fermer les yeux alors que je laissais trainer mes lèvres sur sa peau entre sa poitrine et le long de ses côtes.
Bella haletait pendant que je dessinais de ma langue les courbes étonnantes de sa poitrine. Mes lèvres glissèrent sur l'avant de son soutien-gorge, défaisant le fermoir qui gardait ses seins en sécurité.
« J'aime l'ouverture devant, » ai-je murmuré alors que les bonnets tombaient de chaque coté, libérant ses seins.
« Merde… » Murmura Bella alors que je prenais son mamelon gauche dans ma bouche chaude et elle se cambra dans un angle impossible, agrippant mes cheveux plus fort.
Ma langue, mes lèvres, ma salive étaient partout sur le mamelon et j'étais douloureusement dur dans mon pantalon. Ma queue hurlait pour être libérée mais j'avais entendu dire une fois que retarder la satisfaction était le signe de l'âge adulte. Je devais être vieux maintenant.
Après que son sein gauche ait obtenu une quantité parfaite d'attention, je bougeais sur le droit, le dévorant avec juste autant de passion.
« Plus… » Elle respirait et je souris en descendant sur son ventre, la faisant glisser du bureau alors que ma langue atteignait la ceinture de son jeans. Mon visage était littéralement entre ses cuisses alors que je m'agenouillais sur le sol.
« Je ne pense pas pouvoir défaire ça avec ma langue. » Je jouais avec le bouton de son pantalon.
« Utilise… tes doigts. » Bella grogna, « doigts de pianiste. »
« Pardon ? »
Elle ne répondit pas mais poussa ses hanches vers moi.
Mes doigts facilement défaits les boutons avant de faire glisser son jeans. Il tomba dans à tas sur le sol. Mes mains remontèrent sur chaque jambe de Bella, sentant la douceur, la surface lisse de ses chevilles, mollets, tibias et cuisses.
Sa culotte était dans la même dentelle bleue ciel que son soutien-gorge et même à travers le tissu je pouvais parfaitement voir la chatte rose de Bella. Il était évident qu'elle était épilée mais elle n'était pas nue.
Je léchais mon chemin sur sa cuisse droite et est atteint son sexe en quelques secondes, glissant mon nez le long de sa fente.
« Oh mon… Dieu… » Bella poussa de nouveau.
Je couvrais sa chatte de dentelle de ma bouche et commençais à sucer légèrement, écartant ses jambes presque de part et d'autre du bureau. Pendant tout ce temps je déboutonnais ma chemise et elle tomba au sol en un rien de temps.
« Si étonnamment doux, » ai-je murmuré alors que ma langue la dévorait grossièrement.
« Plus… » me commanda-t-elle, « j'ai besoin de plus, Edward. »
J'étais heureux de la satisfaire et j'ai lentement déplacé ma nouvellement culotte préférée loin de sa chatte, me la révélant.
« Enlève là, » a presque grondé Bella.
« Patience, ma douce, » ai-je dit mais je fis ce qu'elle demandé passant mes doigts de chaque coté du sous-vêtement, le faisant glisser le long de ses jambes comme je l'avais fait quelques minutes avant avec son jeans. Je rangais le slip dans ma poche arrière pour le garder en sureté.
Là, il y avait Bella, allongée sur mon bureau en merisier, complètement nue.
« Putain… » Ai-je murmuré en la regardant.
Je ne pus m'empêcher de plonger tête la première entre ses jambes, ma bouche dévorant et suçant avidement tout ce que je pouvais trouver. J'étais comme un animal en chasse et je n'avais pas honte de ravir le tentant vagin de Bella.
Elle saisit mes cheveux avec force, tirant sur les racines, alors que je continuais à consommer ce qu'elle avait pour moi. Les gémissements et les sons de Bella me stimulaient encore plus alors que je poussais deux doigts entre ses lèvres, l'étirant, la préparant.
Bella murmura quelque chose d'incohérent au dessus de moi alors que mes doigts agiles pompaient dedans et dehors, dedans et dehors. Je les ai magistralement repliés, allant frapper le bon endroit et les cris de Bella ont éclatés à travers la pièce, rebondissant sur la littérature classique alignée sur les murs.
Je parie que William Shakespeare, Virgil, Mark Twain, Edith Wharton, Jacob London et les autres étaient en train de se retourner dans leur tombe.
Aller vous faire enculer !
Je leur criais dans ma tête.
« Edward… » Bella commença à trembler au dessus de moi avec une telle force que j'aurais pu croire que j'assistais à un exorcisme. Le diable était dans les doigts qui la baisaient et je n'allais pas m'arrêter jusqu'à ce qu'il soit parti.
J'ajoutais un autre doigt et ses parois étaient si serrés autour de moi que je ne pouvais même pas les garder côte à côte. Je dus les replier les uns sur les autres pour qu'ils puissent s'adapter entre ses jambes. C'était si difficile pour moi de me concentrer avec son parfum sur mes lèvres, sur mes doigts, sur ma langue.
Bella convulsa dans un hoquet et nous avons tout les deux gémit de plaisir alors qu'elle explosait dans ma bouche. Je lapais chaque goutte que je pouvais et goutais ce doux nectar des Dieux. C'était presque trop pour moi à gérer.
Je n'arrêtais pas de bouger mes doigts alors qu'elle surmontait sur orgasme et criait mon nom comme si j'étais une rock star. Elle ne le savait pas, mais nous étions loin d'avoir terminé.
Je sortis mes doigts trempés et les fis trainer sur la peau son ventre alors que je me relevais de ma position à genou pour supplanter son corps.
« Tu veux gouter ? » ai-je demandé à Bella alors que je l'embrassais sur les lèvres.
Elle acquiesça en silence.
Je me reculais et regardais ses yeux pour un signe d'incertitude mais je n'en trouvais aucun, alors mes doigts s'approchèrent de ses lèvres roses. Bella suça mes trois doigts, faisaient tourbillonner sa langue sur eux, alors que mes mains tremblantes essayaient de garder le contrôle. Je ne pouvais pas m'empêcher d'imaginer sa bouche faire la même chose sur ma queue mais je m'étais promis que je ne laisserais jamais Bella se mettre à genou pour moi. Elle était plus que ça.
« Tu aimes ton gout ? » J'ai doucement retire mes doigts de sa bouche.
« Oui, » a-t-elle répondu dans un souffle.
« Tu es prête pour plus ? »
« Oui. »
Je soulevais Bella pour qu'elle s'assoie dans toute sa gloire, nue comme au jour de sa naissance. Je ne pus empêcher mes yeux de voyager sur les courbes son corps incroyable.
« Parfaite… » Je soupirais de plaisir.
« Est-ce… est-ce que nous pouvons faire ça… différemment, » demanda Bella, timidement.
« Différemment ? » Je levais un sourcil.
Bella me poussa doucement pour que je recule de quelques pas. Elle glissa lentement du bureau et atterrit sur le tapis. Elle se retourna et se pencha en avant et alors je pouvais absolument tout voir.
« C'est bien ? » Elle me regardait par-dessus son épaule.
Putain oui !
Je ne pouvais pas parler, je ne pouvais pas respirer, je ne pouvais pas bouger.
Je regardais stupidement le cul de Bella. Je mémorisais la façon dont ses cheveux se déversaient sur ses épaules, la façon dont sa peau brillait sous les lumières de la pièce. Elle était la définition d'un ange.
Je laissais tomber mon pantalon et mon boxer si rapidement que je ne le réalisais même pas jusqu'à ce que je sente l'air sur mes fesses. Je marchais hors de mes vêtements facilement et je m'approchais de Bella comme un animal à un abreuvoir.
Je mêlais nos corps nus ensemble, forçant le bout de ma queue contre la raie de ses fesses comme je l'avais voulu précédemment. Nous avons tout les deux libéré un son guttural alors que je me déplaçais légèrement, sentant la douceur de sa peau.
« J'ai besoin de toi, » marmonna Bella et elle reposait sur ses avant-bras sur le bureau.
Je passais ma main le long de son épine dorsale, traçant la courbe gracieuse de son dos.
« Je déteste dire ça, mais je vais devoir te laisser là » Je parlais presque douloureusement, « j'ai des préservatifs dans ma chambre mais pas ici. »
« Tu n'en a pas besoin. Je prends la pilule et maintenant que tu es clean… »
La pilule ?
Je détestais ces deux mots pour le simple fait qu'ils n'étaient pas une preuve tangible. Une femme pouvais dire qu'elle prenait la pilule, et tout ce qu'elle voulait, et je ne serais pas plus avancé jusqu'à ce qu'un bébé apparaisse, et je ne voulais jamais d'enfant alors c'était un problème. Je n'avais jamais eu assez confiance dans les femmes pour laisser la tactique de « la pilule » fonctionner.
Est-ce que je pouvais avoir confiance en Bella ?
Autant je voulais dire non et courir dans ma chambre pour un préservatif, autant mon self contrôle n'était pas bon. Je pensais qu'il l'était mais non. La chaleur de ses globes fessiers encerclant ma bite était assez pour me faire renoncer à tout ce que j'avais. Ma maison, mon fond d'investissement, mes voitures, mon argent, elle pouvait tout avoir.
« Tu es sûr ? » ai-je demandé comme un adolescent.
«Ouais. »
Je ne pus m'empêcher d'écarter plus ses jambes contre le bureau et de je pouvais sentir son excitation alors que je poussais ma bite dans l'humidité de sa chatte, juste assez pour la gouter.
« Merrrrdeee. » Je gémis fort alors que mon bout était englouti dans sa chaleur.
Les genoux de Bella se sont presque effondrés mais je me retirais.
« Tu vas me tuer. » Je grognais et poussais de nouveau, plus loin cette fois et les veines de ma monstrueuse queue hurlaient de douleur.
« Edward, pourquoi ta bite est si grande ? » Bella roula ses hanches sur mon sommet et j'étalais l'humidité qui coulait de sa fente.
« J'en ai aucune idée mais tu t'en plaints ? » Je poussais en elle un peu plus, à peu près à la moitié de ma longueur et je l'étirais aux limites de l'impossible.
« Je ne pense pas pouvoir la prendre. »
« Tu l'a fait avant. » Je pleurais presque de son étroitesse.
« Je ne sais pas comment j'ai fait. Je me sens si… serrée. » Elle haletait.
« Putain oui tu l'es. »
Je suppose que j'allais trop lentement pour Bella parce que qu'elle vint sur moi toute seule, sans aucune aide et m'absorbant entièrement, nous faisant crier tout les deux.
Son humidité était puissante et ses jambes s'écartèrent encore plus, au point d'une position de gymnaste.
Je savais que j'allais bientôt devoir bouger mais honnêtement, j'aurais pu rester immobile pendant des heures.
Je déplaçais mes hanches vers le haut et je frappais ce que je présumais être un organe vital alors que je poussais plus profondément.
Nous avons commencé à bouger ensemble, peau contre peau et je n'aurais pas voulu utiliser de préservatif même si j'en avais eu un. Je sais que ça semblait irresponsable mais je m'en foutais. Je ne pouvais pas m'en empêcher.
Bella saisit le bureau alors qu'il s'ébranlait sous nos mouvements. Je claquais en elle par derrière, aimant la façon dont son cul frappait mon entrejambe et je rejetais ma tête en arrière, alors que la sueur commencer à couler de mes cheveux.
Je ne transpirais presque jamais, mais là oui, mouillant presque nos corps.
Je ne sentis pas le besoin de m'impliquer dans une conversation salace parce que mon esprit ne fonctionnait plus vraiment, ou alors il était déconnecté de ma colonne vertébrale, je ne savais pas vraiment ce que c'était.
Les cris de Bella me poussaient plus durement, ses parois étaient si serrés sur ma bite et j'étais sur le point d'exploser mais je ne pouvais pas faire ça. Je devais tenir la distance alors je m'enfonçais en elle plus fort pendant que je pensais à des chatons morts ou des porcs ou tout ce qui pouvait me faire durer plus longtemps.
« Je ne peux pas… » gémit Bella, presque comme si elle lisait dans mes pensées, « je suis sur le point de jouir. »
« Attends, » ai-je dit alors que le son de nos peau claquant l'une contre l'autre résonnait dans la pièce et que nos corps se percutaient l'un dans l'autre.
Je me penchais sur elle, pour atteindre entre nous deux son entrejambe et frotter son clitoris gonflé, avec le bout de mon doigt.
C'était fait. Une simple pression et elle explosa sur ma bite.
Je ne pus m'en empêcher et ma libération suivit juste après.
Je sentis des fluides se déverser d'elle, et qu'ils soient d'elle ou de moi, je n'en étais pas sûr et je ne m'en souciais pas. Bella haletait mon prénom comme une prière alors qu'elle se balançait sur ses pieds, essayant de prolonger son orgasme. Ma bite palpitait douloureusement dans sa chatte et pulsait ma semence en de longues poussées qui coulait sur mon bureau, teintant le bois avec un liquide blanc et clair.
Je me penchais en avant et embrassais la peau de son dos luisante de sueur, ses épaules, ses cheveux et la pressais plus loin vers le bas.
« Tu me tue, Isabella, » ai-je murmuré à son oreille, « tu me tue. »
Bella tremblait toujours et je regrettais de ne pas pouvoir voir ses yeux parce que je pariais qu'ils devaient être sacrément beaux.
Nous n'avons pas bougé pendant au moins dix minutes. Je restais dans son corps sans que même un murmure ne passe entre nous. Mes Tocs me hurlaient de prendre une douche et de nettoyer toute la saleté que nous avions fait mais je les repoussais. Je m'en foutais.
J'ai glissé de sa chatte, une fois tout à fait mou mais dès que je le fis, ma queue était une nouvelle fois prête. Je savais qu'elle ne l'était pas alors je reculais. Je passais mes mains sur son cul en massant ses fesses impressionnantes.
« Est-ce que ça va ? » ai-je demandé, pensif.
Bella se releva sur ses bras et trébucha en faisant demi-tour. Je l'aidais à atteindre la chaise derrière le bureau où elle s'assit. Ses cheveux étaient emmêlés, ses yeux brillaient, sa peau était recouverte de sueur et elle avait l'air incroyable.
« Tu dois être le meilleur amant de la planète. » Elle rit à moitié et respirait difficilement.
« Je t'ai fais mal ? »
« Non, je vais bien. Je peux rester cette nuit ? »
« Bien sûr. » Je l'embrassais légèrement.
Nous nous sommes trainés jusqu'au lit après être resté assis pendant une heure. Il n'y avait rien qui pouvait rivaliser avec l'expérience que nous venions d'avoir. C'était plus que juste du sexe. Je pense que… j'avais fait l'amour.
J'étais satisfait, pas seulement physiquement, mais émotionnellement aussi. C'était difficile à expliquer.
Nous nous sommes douchés, restant essentiellement sous l'eau, nos muscles trop fatigués pour faire autre chose. Elle s'enveloppa dans une de mes chemises et c'était la chose la plus sexy que je n'avais jamais vu. Je ne dormis pas vraiment cette nuit là. En effet, je dessinais des cercles sur le ventre de Bella pendant que je la regardais dériver dans ses rêves.
Quand je fermais les yeux cette nuit là, je ne faisais pas de rêve érotique comme j'en avais normalement après avoir baisé. Je rêvais juste de Bella et moi, en train de lire. Je sais que c'était ringard et guimauve mais le temps que nous passions à lire était de mes moments préféré avec Bella parce qu'elle était si naturelle et belle.
Bien trop tôt l'alarme de mon téléphone sonna sept heures.
« Belle, il est temps de se réveiller. » J'embrassais son épaule mais elle ne bougea pas. Je continuais de la secouer doucement pendant que j'embrassais tout ce que je pouvais atteindre.
« Laisse-moi tranquille. » Elle roula loin de moi.
Je ris, « tu as un test aujourd'hui. » Je me sentis soudain coupable de ne pas l'avoir laissé réviser.
« Je ne veux pas le faire. Vas t'en, » marmonna Bella.
« Lève-toi, Mia Bella. »
« Non. » Dit-elle en levant la tête vers moi, « je veux rester ici pour le reste de ma vie. »
Je l'embrassais fortement et je donnais ma langue à sa demande mais je savais que cela allait nous mener à des choses pour lesquelles nous n'avions pas le temps.
« Tu dois aller en cours. » Je gardais mes baisers courts.
« Tu ressemble à mon père. »
Mon cœur rata un battement à sa comparaison, mais je ne le montrais pas.
« Lèves-toi, » ai-je ordonné.
« Bien. » Bella leva les yeux et commença à se lever du lit. Je la suivis parce qu'il semblait qu'elle allait tomber.
« Est-ce que ça va ? » Ai-je demandé.
« Ouais, je vais bien. Laisse-moi juste utiliser la salle de bain. » Bella se leva et s'étira avant de traverser la chambre. Je remarquais sa démarche un peu maladroite et soupirais de colère au fait que je lui avais probablement fait mal.
Bella sortit de la salle de bain quinze minutes plus tard dans ses vêtements de la vielle, les cheveux brossés et un sourire éclatant mais j'étais moins heureux.
« Quel est le problème ? » a-t-elle demandé en restant près de la porte.
« Pourquoi tu ne m'as rien dit hier soir ? » grommelais-je entre mes dents.
« A propos de quoi ? »
« Pourquoi tu ne m'as pas dit d'arrêter si je te faisais mal ? »
« Tu… ne m'as pas fait mal. »
« Bella, ne me mens pas. » Je tirais sur mes cheveux, « je t'ai blessé, je peux le voir. »
« Mais non, » insista-t-elle.
« Marche vers moi, » commandais-je et son visage se crispa.
Elle réfléchit un seconde, déplaçant son poids mais commença à bouger doucement et je vis ses jambes trembler à chaque pas. C'était même douloureux de regarder.
Je me précipitais sur Bella avant qu'elle ne tombe, « je ne peux pas te croire. »
« Je vais bien, Edward. »
« Non, tu ne vas pas bien et arrête de dire que ça va. » Je la portais jusqu'au lit et la posais.
« Je suis juste courbaturée. Arrête ça. »
« Tu ne vas pas en cours aujourd'hui. » Je la poussais en arrière contre les oreillers.
« Maintenant, tu ressemble vraiment à Charlie. J'ai un examen et je ne vais pas rester au lit juste parce que mes muscles sont un peu tendus. » Bella se rassit.
« Je t'ai fait mal, » ai-je dit, principalement pour moi-même, et j'avais un poids de plombs sur ma poitrine.
« Non, tu ne l'as pas fait. » Je sentis les bras de Bella autour de moi, « je ne regrette rien et si tu pense que la nuit dernière était autre chose que parfaite, alors tu te trompe. » Elle embrassa mon épaule, « je ne voudrais jamais revenir en arrière. »
Je respirais par le nez, « tu me promets de prendre un cachet une fois de retour chez toi ? »
« Oui, je sais qu'Alice a un changement de paracétamol dans son sac. » Elle rit.
« Promets-moi d'y aller doucement aujourd'hui. » Je tenais sa main.
« Je le promets. » J'eu un autre baiser.
Une demi-heure plus tard, j'étais habillé dans un costume et Bella me trainait hors de la maison. Nous nous sommes arrêtés au Starbuck en face de la rue avant de rejoindre la BMW et je l'emmenais à l'université. Je la laissais devant sa classe et Alice l'attendait sur le trottoir avec un sourire. Je repérais le garde du corps de l'autre coté de la rue, mais il était caché autant que je voulais qu'il le soit.
J'eu un baiser et Bella alla à son cours.
J'étais toujours en colère de ce qui c'était passé la nuit dernière, mais Bella disait qu'elle allait bien, alors je devais prendre sa parole pour argent comptant. Si j'avais fait les choses à ma façon, elle n'aurait pas quitté le lit de toute la fin de semaine, mais ça aurait pu être aussi mauvais pour son bien-être.
Je conduisis facilement jusqu'à la maison de mes parents, tout en battant des pousses sur le volant.
J'avais un excédent de quelque chose en moi ce matin, et ça devait avoir un rapport avec hier soir. J'avais remarqué que je n'avais jamais agit comme ça avec aucune fille, mais c'est pour ça que Bella était spéciale.
Je me suis arrêté aux portes de la maison trente minutes plus tard et je vis la sécurité renforcée autour du complexe, mais les choses étaient comme ça depuis notre retour de Russie. Mon père ne prenait pas de risque et les menaces d'Albert étaient suffisantes pour nous mettre en état d'alerte.
Nous avions tous des gardes du corps qui nous suivaient, et je ne connaissais même pas certain d'entre eux, mais je pouvais les sentir. Mais mère était essentiellement enfermée à la maison mais elle ne se plaignait pas. Rose était pareille et maudissait Emmett quand un mec la suivait alors qu'elle allait au spa. Je savais que Bella pourrait faire la même chose, mais je ne pouvais pas la laisser sans protection.
Je me garais en face de la maison et montais les escaliers où Jerry était prêt à m'accueillir.
« Hello, Monsieur. » Je lui serrais la main, « voulez-vous un petit déjeuner ce matin ? »
« Non, j'en ai un. » Je levais mon café et retirais mes lunettes de soleil.
« Votre père voudrait vous voir dans son bureau. » Il ferma la porte géante.
« Bien. Est-ce que Jasper et Emmett sont ici ? » Ai-je demandé alors que je me dirigeais vers l'arrière de la maison.
« Oui, Monsieur. Ils sont arrivés plus tôt. »
Je regardais ma montre, il était seulement huit heures. Ca devait être sérieux.
« Merci. » Je montais les escaliers deux par deux et arrivais au bureau de mon père en quelques secondes.
Je toquais légèrement et il me dit d'entrer. Je vis Emmett, Jasper, Carlisle, Esmé et Alec en train de parler mais ils s'arrêtèrent quand j'arrivais.
« Te voilà. » Ma mère se précipita vers moi pour une étreinte que je lui rendis.
« Je ne savais pas que nous avions une réunion de famille, » ai-je dit.
« Nous avons juste un petit serment de sang à compléter. » Emmett sourit, machiavélique.
Je vis Alec qui semblait effrayé.
« Mon dieu. » Je hochais la tête de compréhension.
Un serment de sang était quelque chose que mon père avait inventé il y a quelques années quand il avait eu un problème de loyauté dans la famille. Depuis lors, tous ceux qui voulait rejoindre les Cullen, fils inclut, devait singer leur confiance.
« Comment vas-tu gamin ? » ai-je demandé à Alec, en ébouriffant ses cheveux comme un grand frère l'aurait fait.
« Bien, » répondit-il et il semblait effectivement en meilleur santé, bien qu'il soit encore trop maigre pour être normal.
« Terminons-en avec ça. Je suis supposé voir Alice bientôt. » Jasper vérifia sa montre.
« Silence. » Esmé gronda, « nous avons une affaire de famille à régler. »
Nous nous sommes tous réunis autour du bureau de Carlisle et je me demandais ce que ce serait de voir Bella au cours de cette monstruosité mais je gardais mon sang-froid.
« Qu'est-ce que je suis supposé faire ? » demanda Alec timidement.
« Juste regarder, » murmura Emmett.
Carlisle sortit des papiers et ne prit pas la peine de les relire avant de les signer et les tandis à Esmé qui fit la même chose.
« Ce sont les papiers d'adoption. Mon père parlait à Alec d'une voix affectueuse, « je t'ai déjà parlé de tout ça hier, et tu n'as pas à les signer si tu ne veux pas, mais je veux que tu sache que tu auras toujours une maison ici. »
Esmé hocha la tête frénétiquement.
« Ce n'est vraiment pas si mal. » Jasper frappa l'épaule d'Alec.
Le garçon se retourna vers moi pour un conseil, et je ne savais pas quoi faire de plus qu'un signe de tête.
Il se mordit la lèvre inférieure, presque comme Bella le faisait, et il tendit la main vers les papiers.
Carlisle lui tendit joyeusement avec un stylo.
« Euh… je ne sais pas écrire, » dit Alec doucement.
« Je vais t'aider. » Esmé contourna le bureau et prit sa main dans la sienne. Ils tracèrent des lignes sur le papier avec le stylo jusqu'à ce qu'une forme apparaisse sous les signatures de mon père et ma mère.
« Wahooo ! » Emmett leva les mains en l'air, « nouveau frère. » Il souleva Alec de son siège et le fit tourner.
« Repose-le. » Esmé les poursuivit dans la pièce.
« C'est sur le point de devenir de la folie, » me suis-je dit.
Je n'étais pas jaloux d'Alec comme j'aurais pensé l'être. J'étais en fait assez excité d'avoir quelqu'un à aider. Tout le monde m'avait aidé à grandir et je voulais aider Alec et être le grand frère dont il avait besoin. Je savais aussi que mes parents avaient suffisamment d'amour pour nous quatre, non pas que j'avais envie de leur tendresse, mais je savais comment ces choses fonctionnaient. Un nouveau jouet arrivait, et on oubliait tout les autres.
En réalité j'avais souhaité ce qui arrivait, si je voulais mener une vie un peu plus normale. Je ne serais jamais plus que Il Principe, le prince de cette famille. Mon père disait toujours qu'il n'avait pas de favori mais vous pouviez dire que j'étais comme la prunelle de ses yeux. Il m'avait modelé comme une machine qui devait gouverner le monde et j'étais d'accord avec ça, mais j'espérais juste qu'Alec savait dans quoi il entrait parce qu'il n'y avait pas de retour en arrière possible. Vous étiez un Cullen entièrement ou pas du tout. Il avait prit une option et le meilleur chemin mais sa vie ne serait pas toujours aussi glamour qu'il n'y paraissait. La mienne ne l'était certainement pas.
Carlisle sortit un vieux morceau de parchemin suranné et un couteau nacré très affuté. Il était environ de dix centimètres de long et pas très large mais la pointe était mortelle rien qu'en la regardant.
« Génial, » ai-je dit, sarcastique.
« C'est pour quoi ? » demanda Alec alors qu'il revenait vers le bureau.
« Serment de sang, » répondit mon père simplement et sans avertissement, planta le couteau dans la paume de sa main. Il ne tressaillit même pas alors que le poignard appelait le sang et qu'il se versait sur le parchemin.
« Ca ne fait pas si mal, » dit Jasper à Alec, dont les yeux étaient élargis par la peur.
Je pris le couteau à Carlisle et le plongeait au même endroit où je le faisais toujours quand nous faisions ça. C'était seulement pour les membres de la famille que je participais mais c'était rare. Les serments de sang étaient presque sacrés, scellant le secret, la loyauté et l'honneur.
Le sang de ma main se mélangea à celui de mon père, colorant le papier.
Le couteau passa dans le cercle de Jasper à Emmett, qui le transmit à Alec.
Une fois encore, Esmé l'aida en tirant une petite quantité de sang de sa paume et la laissant gouter. Il n'avait pas l'air mal à l'aise ou ne dit quoi que ce soit quand le couteau s'était enfoncé dans sa chair et j'étais hautement impressionné. La première fois que j'avais fait ça, j'avais à peu près son âge, et j'avais hurlé vers le ciel.
« Tu es maintenant un Cullen, » dit Carlisle à Alec, « félicitations. »
« C'est cool. » Emmett leva le poids, « nous allons faire une fête ou quelque chose. »
« Bien sûr, » dit Esmé comme si c'était évident, « tous les papiers sont signés et le sang a été versé. C'est officiel. »
Cela me faisait toujours rire de voir comme ma famille pensait que le sang rendait tout légal.
« Tu as été meilleur que je ne l'ai été, » ai-je dit à Alec sincèrement.
« Vraiment ? » demanda-t-il excité.
« Ouais, petit Eddie a crié comme une gamine. » Jasper se mit à rire.
« Tu n'as pas fait beaucoup mieux. » Emmett lui claqua le dos, « tu n'es pas sorti de ta chambre pendant trois jours. »
« Tais-toi. » Jasper le poussa.
Emmett remplit six verres de cognac italien d'un brun profond que mon père avait dans son armoire, et nous avons levé nos verres, même Alec.
« A un nouveau commencement pour une jeune âme. » Carlisle avait un ton paternaliste.
Nous avons entrechoqué nos verres, et avons descendu le liquide facilement. Alec s'étouffa et nous avons tous rit.
Carlisle récita une longue prière en Italien et alluma ensuite le morceau de papier avec le parfum de nos sangs emplissant l'air. Je regardais le parchemin bruler sur le bureau de mon père et Esmé donna un baiser sur le haut de la tête de son nouveau fils.
Voilà, voilà ! Alors ça vous a plu ? Bon le prochain chapitre devrait arriver, je dirais dimanche, peut être début de semaine prochaine si je prends du retard, on ne sait jamais. Mais surtout continuer à me motiver, je vous assure ça fonctionne très bien !
Un extrait arrive sur le blog, au plus tard demain (mais je pense que vous pouvez aller voir ce soir, ça devrait être bon).
Et encore une petite chose, j'ai posté une annonce sur mon profil, si ça intéresse quelqu'un, il ne faut pas hésiter à me contacter. Le message restera en ligne jusqu'à ce que je trouve la personne que je cherche.
Merci encore à tout le monde et bonne fin de semaine.
Lilou
