Hello !

Dis donc, serait DEJA un nouveau chapitre ? Mdr Non, je ne mets pas du tout ma rapidité en avant, c'est tellement pas mon genre… ! :-)
Bon, un pique-nique a été promis dans le chapitre précédent, donc il y aura bien un pique-nique ! Avec beaucoup pas des rebondissements au dessert… ! ^^
Bonne lecture !

Chapitre 21 : Tout le monde a un programme excepté Alice et son dragon

« Rester dans l'ombre par une belle journée et regarder la verdure est la plus parfaite des détentes. » Jane Austen

« Une journée parfaite pour moi, c'est avec quelques rayons de soleil, un soupçon de romantisme et une pincée d'espoir pour faire bonne mesure. » Draco Malfoy

« Rien n'est plus guérisseur que l'air frais, le soleil, l'exercice ainsi que d'être en paix avec son âme en étant complètement et totalement honnête avec les autres et soi-même. » Hermione Granger


Ils attendirent plusieurs heures pour aller faire le pique-nique. Après tout, ils venaient juste de prendre leur petit-déjeuner et Alice devait encore faire son tour de poney. Draco avait du prendre le temps de se remettre de toute façon. Alice l'avait appelé 'Papa'. Même pas 'père', de la même façon que lui appelait le sien depuis sa naissance sûrement. La petite fille qui, deux jours plus tôt, disait ne pas vouloir d'un autre père l'avait appelé lui, son vrai père, 'papa' et c'était et c'était la chose la plus déchirante mais aussi angoissante qu'il n'avait jamais entendu.

Il alla faire une ballade, tout seul, mais quand il revint, Ingrid, Alice et Hermione l'attendaient toutes dans le jardin de derrière. Ingrid avait dans les bras un large panier à pique-nique. Alice avait un autre petit panier dans l'un de ses bras et son dragon dans l'autre. Hermione elle, avait deux couvertures pliées dans l'un de ses bras. C'est lui qui avait proposé ce pique-nique, mais il avait laissé les autres s'occuper de tout et il semblait qu'elles avaient quelque chose de grandiose. Il sourit en s'approchant de Hermione. Elle tendit son bras libre vers lui, la main ouverte, prête à prendre la sienne.

Oui, sa vie était belle. Il avait enfin une belle vie. Il était enfin heureux. Il espérait juste que ce ne soit pas de courte durée.

Ils commencèrent tous à marcher. Alice et Ingrid étaient derrière, et la gravité de la situation lui sauta aux yeux. Il était temps qu'il se marie, il était presque trop tard, et tout se mettait peu à peu en place. Il épousait la femme qu'il aimait, qui avait son enfant, et c'était tout ce qu'il avait toujours voulu, pourtant il se sentait las et surveillé. Il avait peur que quelque chose arrive et gâche tout. Il serrait la main de Hermione, peut-être un peu trop fort, tandis qu'ils marchaient le long du sentier, passant devant des rhododendrons et de hauts pins. Il ne la laisserait pas partir, au propre comme au figuré.

Le sentier montait légèrement et Draco continuait de regarder en arrière pour voir si Ingrid et Alice allaient bien. Tenant toujours la main de Hermione, il offrit à Alice de la porter un peu, mais la petite fille était farouchement indépendante. Il savait qu'elle tenait ça de sa mère qui, elle au moins, laissait Draco lui tenir la main. Quand ils arrivèrent au sommet de la colline, leur propre sommet, Hermione s'échappa de son étreinte et se mit à courir. Elle se tenait sur le sommet de la colline, le vent soufflant dans ses cheveux, les bras tendus, le visage tourné vers le ciel et le sourire aux lèvres.

Il s'approcha d'elle lentement. Elle ouvrit les yeux, le fixa et dit,

« Je n'arrive pas à croire combien je suis heureuse. Ai-je le droit de ressentir un tel bonheur ? »

Cette phrase le prit au dépourvu. Qu'entendait-elle par le 'droit' ? Avant qu'il ne puisse répondre, Alice courut vers sa mère. Hermione prit la petite fille, la souleva et lui montra la vallée qui s'étendait sous eux.

« Regarde la vue qu'on a, Alice. N'est ce pas le plus bel endroit au monde ? »

« Allons nous vivre ici pour toujours maman ? » demanda Alice.

« Non, pas toujours, mais nous viendrons ici souvent, j'en suis sûre, » dit Hermione.

« Je veux vivre ici pour toujours, » décida Alice.

Elle remua jusqu'à ce que Hermione la repose au sol. Hermione la prévenu de bien se tenir éloigné du bord, puis, pour faire bonne mesure, Hermione lança un sort pour tenir Alice éloigné du bord. Ingrid ramassa les couvertures là où Hermione les avait lâchées avant d'atteindre le sommet, et commença à les étaler.

Alice se mit à ramasser des fleurs sauvages.

Ingrid suivait Alice de près.

Hermione continua de rester plantée sur le sommet de la colline, regardant le ciel, un sourire collé au visage.

Draco Malfoy était amoureux de Hermione Granger.

Complètement, follement, passionnément amoureux d'elle, et finalement, il voulait savoir comment elle était tombé enceinte et pourquoi à cause de lui.

« Hermione ? »

Elle se retourna.

« Ingrid et Alice sont parties cueillir des fleurs, donc elles n'entendront pas. Est-ce qu'on peut parler ? Dis moi pourquoi tu as conçu Alice de cette façon ? Je suis prêt pour avoir quelques réponses. »

Hermione cligna des yeux lentement, regarda une dernière fois en arrière le paysage qui s'étendait à perte de vue, puis se retourna vers lui. Elle lui lança un sourire triste, puis hocha la tête. Elle s'assit sur le sol. Il s'assit juste en face d'elle. Il lui prit sa main, pour lui donner du courage.

Puis elle commença à raconter.

« Je me suis mariée juste après avoir fini l'université. Kevin était un sang-pur, mais sa mère était bizarrement une cracmol, dont il n'avait pas ces idées de sangs-purs. Il se fichait de savoir que j'étais une né-moldu. »

« Attendez, je m'en fiche moi aussi maintenant, » l'interrompit-il, en lui serrant la main.

« Je sais, laisse moi finir, » dit-elle. « Quoi qu'il en soit, comme je te disais, il vivait plus dans le monde moldu. Au début, je ne savais même pas que c'était un sorcier. Je suis allé dans une université moldue, et quand nous nous sommes rencontré, il a pensé que j'étais une moldue, et j'ai pensé qu'il en était aussi un. »

« Allons, » dit Draco d'un air incrédule. « Tout le monde dans le monde des sorciers sait qui tu es, à cause de tes liens avec Potter, et tu le sais bien. »

Elle secoua la tête et dit,

« Non, il ne savait vraiment pas. »

Draco n'y crut pas une seule seconde, mais si elle voulait continuer à être naïve et même stupide, alors qu'il en soit ainsi.

Il fit un geste de la main pour l'inviter à continuer puis reprit ses mains dans les siennes.

« Quoi qu'il en soit, nous sommes sortis ensemble des mois et des mois avant que je lui révèle qui je suis et qu'il me le dise lui aussi. Il venait d'Amérique du Nord, du Canada précisément, mais il était venu en Angleterre pour ses études. Nous avons un peu parlé de mariage, mais franchement, je ne m'avais jamais imaginé mariée mais j'aspirais à autre chose. Je voulais un enfant. Je voulais un enfant plus que tout au monde. Je ne peux pas t'expliquer pourquoi, moi-même je ne sais pas. »

« Tu n'as pas à t'expliquer, je crois que je comprends. »

Et en effet, il la comprenait. Il avait ressenti la même faim, la même envie, le même désir et cette nostalgie pour sa femme mystérieuse, pour elle, pendant tellement de temps, mais il n'avait jamais su dire pourquoi. Il savait juste que c'était le cas.

Elle continua son histoire.

« J'ai dit à Kevin que la seule raison pour laquelle je me marierais un jour, c'était pour avoir des enfants. Il était d'accord. Il m'a dit qu'il voulait lui aussi des enfants. Tous les mois, nous avons essayé d'avoir un enfant. Je lui disait quand j'étais en période d'ovulation et on faisait l'amour. Mais il ne s'est jamais rien passé. Je commençais à désespérer. Je pensais que quelque chose n'allait pas avec moi. »

« Peut-être que quelque chose n'allait pas avec lui, » intervint Draco en fronçant les sourcils.

Elle se détacha de lui et se leva brusquement.

« Oui, en effet ! Ce bâtard avait subi une vasectomie avant que l'on se marie ! Il l'a fait tout en sachant qu'avoir des enfants était la seule chose qui me poussait à me marier ! »

Draco se leva à son tour, choqué et consterné.

« Pourquoi a-t-il fait ça ? »

« Oh, le jour où je le lui en ai parlé, il a commencé à me baratiner sur le fait qu'il avait peur que son enfant soit un cracmol parce que sa mère en était une, mais je n'y ai pas cru. Je ne connais toujours pas la vraie raison. »

« Quand l'as-tu découvert ? » demanda Draco.

Il avait la tête qui tournait. L'avait-elle séduit avant ou après avoir su pour son opération ?

« Le soir du bal. J'étais en pleine ovulation et je lui ai dit. Il allait se précipiter à la maison. J'avais la certitude que cette nuit serait la bonne, je le savais au plus profond de moi. »

Elle commença à marcher juste devant lui. Il regardait du côté de la falaise pour être sûr qu'elle ne s'en approchait pas trop.

« Tu vois, chaque mois, quand mon cycle menstruel commençait et que je savais que je n'étais pas enceinte, j'étais réellement angoissée et il était si gentil et adorable avec moi, m'achetant des cadeaux, passant la journée avec moi et me promettant que l'on recommencerait encore, tout en sachant que je ne serais jamais enceinte ! »

« Quel salaud de menteur ! » cria pratiquement Draco.

« Exactement ! » dit Hermione avec un léger sourire. « Alors, je l'attendais dans son bureau, dans notre maison, attendant qu'il rentre à la maison, complètement nue, vois tu, et son téléphone à sonné… »

Il l'interrompit,

« Tu étais totalement nue ? »

« Oui et son téléphone portable était dans son bureau… »

« Rien du tout ? » demanda t-il.

« Non, rien du tout, » confirma t-elle. « Donc, j'ai ouvert le tiroir du bureau pour répondre à son téléphone… »

« Où étais tu assise ? Ou alors, tu étais debout ? Est-ce que tu peux me montrer la pose ? Est-ce que tu avais des accessoires ? » demanda t-il.

« Accessoires ? » demanda t-elle en riant. « Draco Malfoy, sortez vous l'image d'une Hermione Granger nue de votre tête, et laissez moi finir mon histoire ! »

Il sourit, ferma les yeux et dit,

« Désolé, elle est encore là, et dans ma tête, elle est assise sur le bureau, la poitrine en avant, ses jambes légèrement repliées et elle a une bombe de crème fouettée dans une main et une paire de menottes dans l'autre. Oh attends, maintenant, elle commence à danser. »

Elle le poussa et il ouvrit les yeux.

« Tu es un malade, tu le savais ça ? » martela t-elle.

« Tu es celle qui était nue sur le bureau de ton mari avec de la crème fouettée et des menottes, et c'est moi le malade ? » demanda t-il avant de la pousser à son tour.

Elle faillit tomber mais il la tira légèrement. Il garda sa main cette fois.

« Il n'y avait pas de crème fouetté ni de menottes, et j'étais assise sur le bureau dans une pose normale. »

« Montre moi, » plaisanta t-il.

« Est-ce que je peux finir mon histoire ? C'est important et j'en suis à une partie essentielle et toi tu agis comme un cinglé. »

Elle arracha sa main de la sienne et se dirigea vers la couverture étendue sur le sol. Il la suivit, mais quand elle s'assit, lui resta debout.

« Ok, les œufs prêts, toi nue sur un bureau, le téléphone sonne, tu ouvres le tiroir du bureau et là ? » demanda t-il.

Elle le regarda un instant, étonnée puis poursuivit,

« A l'intérieur du tiroir du haut, là où était le téléphone, il y avait une ordonnance d'un médecin moldu pour une vasectomie. C'est ainsi que je l'ai découvert, et j'étais furieuse. J'ai commencé à détruire des choses à l'aide de ma baguette. J'ai détruit la plupart de son bureau. »

« Est-ce que tu as fait tout cela nue ? » demanda t-il avec un sourire. « Est-ce que tu as utilisé ta baguette où la bombe de crème fouettée ? »

Elle ignora sa question stupide et ajouta,

« J'ai appelé mon amie Kelly, je lui ai dit que je le quittais, mais elle m'a dit de me calmer et de bien y réfléchir d'abord. Elle a dit qu'elle ne pouvait pas rester longtemps avec moi parce qu'elle allait à un bal masqué de sangs-purs. Elle m'a demandé si je voulais l'accompagner. »

« Et tu l'as fait, » dit-il sèchement.

« Oui je l'ai fait. Mais j'y ai passé un mauvais moment. Donc, j'ai trouvé ce que je croyais être une chambre isolée, pour m'y cacher, et tu es rentré dans toute ta magnifique gloire, » déclara t-elle.

« Magnifique ? Ha ! »

Il tourna autour d'elle. Elle se pencha sur la couverture, appuyée sur ses bras pour le regarder, tournant la tête comme il passait de l'autre côté.

« Tu étais la plus magnifique, » dit-il. « C'est ce que j'ai pensé quand je t'ai vu à ce bal. Quand je t'ai trouvé dans cette salle de billard avec moi, je n'ai pas cru à la chance que j'avais. »

Elle se mit sur ses pieds et se tint devant lui.

« Sincèrement Draco, tu ne t'es jamais douté que c'était moi ? »

« Demanda moi ça lors d'un autre rendez-vous, » ordonna t-il. « Je ne veux pas te révéler mon histoire pour l'instant. C'est ton tour, ton histoire, ta confession. »

« Est-ce que je dois dire 'Pardonnez moi mon Père car j'ai péché' ? Parce que, Draco, je n'en ai pas l'impression. C'était un risque calculé. Je savais que j'étais en pleine ovulation. Je savais que tu étais un homme beau et intelligent. J'étais blessé à ce moment là et j'avais besoin de réconfort et e compagnie plus que tout, » expliqua t-elle. « Mais si un enfant était la conséquence de cette séduction, alors c'était pour le mieux. »

« Tu m'as utilisé. Je me sens utilisé, » dit-il, mais s'il disait ça avec légèreté.

Ce qui était amusant, c'est qu'il se sentait réellement quelque peu utilisé.

« Je t'ai utilisé, tu as raison. J'étais si nerveuse. Je n'avais jamais agit de façon aussi éhonté dans toute ma vie, et j'étais là, agissant ainsi avec toi. Quelqu'un que je connaissais depuis toujours, mais quelqu'un que je n'avais jamais réellement apprécié, que ne m'avait jamais apprécié. Je n'ai pas pensé à ce qui se passerait après. Je suis désolé, Draco. »

« Ok, excuse acceptée, » dit-il sérieusement.

Il attrapa son bras. De sa main, il caressa son épaule, descendant vers son coude, son poignet, puis jusqu'à sa main. Il mit la main de Hermione autour de son cou, puis l'attira vers lui.

Il dit,

« C'est assez pour le moment. Plus tard, tu pourras m'en dire un peu plus, par exemple quand tu l'as dit à Kevin le branleur, et ainsi de suite. Je ne supporterais pas plus pour le moment. »

« Mais tu es sûr de me pardonner ? » demanda t-elle.

« Oui, je suis sûr. »

Il a tint plus près encore. Elle sentait le soleil, les pommes et l'herbe qui venait d'être mouillée par la pluie. Son corps était doux et souple, et il s'accordait parfaitement avec le sien, comme s'il était à sa place là. Juste le fait de la tenir dans ses bras lui donnait envie au plus haut point. Son cœur se serra à cause d'un sentiment qui lui était inconnu et son cerveau explosa en un million de petites étoiles. Il n'était sûrement pas assez bien pour elle, mais il la voulait de toute façon, et étant une personne particulièrement égoïste, il obtenait toujours ce qu'il voulait.

Qu'avait il vraiment à pardonner ? A la fin, il avait obtenu ce qu'il voulait, et c'est tout ce qui importait.

Il la regarda dans les yeux et pu y voir qu'elle n'était pas convaincu.

« Mon cœur, je te pardonne tout. »

Il la tenait serrée contre son torse, son menton au dessus de la tête de Hermione, et il ne pouvait pas voir son expression. Mais il était sûr qu'elle s'était laissée aller dans ses bras. Il regarda le paysage qu'elle avait regardé quelques instants auparavant et s'écria,

« Tout est réellement parfait, ici. »

Arrêté dans une lointaine prairie, Alice cueillait des marguerites blanches et jaunes. Certaines étaient petites car c'était le début de la saison, mais elle s'en fichait. Elle préférait les petites.

Ingrid gardait un œil sur elle comme elle se baladait dans un champ éloigné de ses parents.

Elle marcha vers la petite fille et dit,

« Pour qui sont ces fleurs Alice ? »

Alice s'assit sur le sol et commença à faire des piles de ses fleurs. Puis elle les pointa du doigt et dit,

« Les grandes fleurs jaunes sont pour grand-père. Les grandes fleurs blanches sont pour grand-mère. La petite pile qui contient des blanches et des jaunes est pour maman. L'autre pile est pour papa. »

Ingrid fronça les sourcils. 'Papa' ? Parlait-elle de Kevin ?

Sans perdre un instant et sans même lever les yeux de ses piles de fleurs, Alice dit,

« J'ai décidé d'appeler Mr Draco papa. Je ne pense pas que ça gênera mon prétendu papa, si ? »

Elle leva les yeux vers Ingrid et sourit.

Ingrid essaya de lui sourire. Elle dit,

« Je pense que c'est bien que tu appelles Mr Draco papa, mais chérie, rappelle toi, tu n'es pas supposé dire à qui que ce soit ce que je t'ai dit à propos de Kevin. Pas encore. Ne l'appelle plus ton 'prétendu papa', d'accord ? »

« Oh, je ne l'appelle pas mon prétendu papa à cause de ce que tu m'as dit, » dit Alice.

Elle se mit à genoux, tira sur sa chemise, et déposa toutes les fleurs dedans pour les porter. Une fois qu'elle était debout, elle dit,

« J'ai entendu maman et mon prétendu papa se disputaient avant qu'on quitte le Canada, et maman lui a dit qu'il n'était pas mon vrai père, donc il doit être mon prétendu papa. »

Ingrid n'était pas au courant de ça. Elle se pencha, tapota l'épaule de la petite fille et dit,

« Je sais que c'est très déroutant, ma chérie, mais tu comprendras bientôt. Si Kevin arrive à t'envoyer quelque choser, comme une lettre, une carte, ou un cadeau, est ce que tu pourras me le donner d'abord ? Je ferais en sorte de te le rendre. »

« Oui, » convenu Alice.

Elle tendit sa main et Ingrid l'attrapa. Elles commencèrent à revenir vers la zone du pique-nique. Alice leva les yeux vers Ingrid et dit,

« Peut-être que Draco voudra une fleur rose plutôt que les marguerites que j'ai ramassée. Rappelle toi, le premier jour au parc, quand tu m'as dit d'aller vers lui et de lui donner cette fleur rose. Il l'a vraiment aimé. »

« Vraiment ? » demanda Ingrid. « J'en suis heureuse. Je suis contente que tout ce déroule comme il le faut. »

« Moi aussi, » acquiesça Alice. « C'est le jour où tu m'as dit que papa n'est pas mon vrai papa, et que l'homme avec la même couleur de cheveux que moi et qui était assis sur ce banc, était mon vrai père, et que je devais aller le voir, et pourquoi pas lui donner une fleur, mais que je ne devais pas le dire. »

Elle se retourna vers Ingrid et dit,

« Et je ne l'ai pas fait, Nanny. Je n'ai dit à personne que Mr Draco était mon vrai papa. Est-ce qu'il le sait maintenant ? »

Les deux étaient assez prés pour voir Hermione et Draco s'embrassaient. Elle dit,

« Oui Alice, je crois qu'il sait, mais rappelle toi, ne dis à personne d'autre que tu es au courant, d'accord ? Tout se passe à la perfection, et bientôt vous serez une famille avec Mr Draco, comme ça devrait être le cas. »

Alice sourit à Ingrid. Ingrid se pencha, lui serra les épaules puis dit,

« Va leur donner les fleurs maintenant, ma chérie. J'aimerais faire un petit tour toute seule. »

Alice acquiesça et courut vers ses parents. Elle laissa tomber les fleurs sur la couverture, puis de ses bras, elle entoura leurs jambes tandis qu'ils s'embrassaient.

Ingrid les regarda un petit moment, sourit, puis se retourna et s'éloigna. Elle espérait que son travail été fini. Si seulement tout était si simple. Maintenant, elle devait trouver un moyen de faire disparaître totalement Kevin de leur vie.

A la gare, un sorcier demandait des indications pour aller à Whitehall.

Ouch, les problèmes arrivent ! ^^
Mais bon, si le fils n'est qu'un bâtard comme le dit si bien Draco, sa mère est elle plutôt gentille, non ? =))
Bon, j'espère que ce petit chapitre vous a plus !

A bientôt !
=))