Auteur : ben l'auteur de cette histoire, c'est moi, Sabou \*o*/
Correcteur : Virgo Slytherin (chapitre 1 à ?)
Avertissement : cette histoire contient des relations homosexuelles, c'est-à-dire qu'il y aura des relations entre hommes ainsi que des relations entre femmes. Si cela vous dégoûte, vous pouvez revenir en arrière et choisir une autre histoire. Sinon, il y a une petite croix rouge en haut, à droite de votre écran pour fermer la page. Je ne vous en voudrais pas puisque comme on dit, chacun ses goûts et ses couleurs, et qu'il faut de tout pour faire un monde ;-) Et il y aura aussi du M-preg ce qui signifie une grossesse masculine *o*
Disclamer : à ce qu'il paraît, faut le faire et donc, je ne peux y échapper. Juste prévenir que tous les personnages de Harry Potter ainsi que les lieux ne sont pas les miens mais qu'ils appartiennent à l'auteur J.K. Rowling et ce, malgré les nombreuses négociations que nous avons eues pour que je puisse les prendre pour moi et qui se sont soldées par des échecs. Même si la plupart des personnages et des lieux lui appartiennent, j'en ai quelques-uns qui sont les miens dont les enfants de nos héros du monde sorcier ainsi que le lieu où ils vivent leur vie pleinement (pour certains), sans oublier deux ou trois personnages qui aideront à faire avancer l'histoire de nos protagonistes ^^
Genre : romance, famille, …
Rating : M pour les lemon qu'il y aura *w*
Pairing : en principal, Drarry, il y aura d'autres couples également (mais c'est une surprise donc pchuteuh :3) et OOC.
Résumé : Comment faire lorsque l'on devient parent alors qu'on est soi-même encore un adolescent ? Alors que notre éducation n'est pas encore terminée et qu'il faut faire celle de son enfant ? Comment notre entourage réagit face à cela ? Comment concilier notre vie d'ado à celle de parent ? Telles sont les questions que tout jeune se pose lorsqu'il se trouve dans ce genre de situation et qu'il faut y faire face sans possibilité de retour en arrière. C'est ce que nos héros vont découvrir…
Note de l'auteur : Sincèrement désolée pour ce long retard et ces longs mois sans nouvelles. Mais voici le nouveau chapitre tout chaud, tout beau et tout droit sorti du four ^^ J'ai expliqué plus en détails le pourquoi de cette longue absence à la fin du chapitre :)
D'ailleurs, je n'oublie pas de remercier stormtrooper2, shenendoahcalyssa, Miss Homme Enceinte 2, xoxalyne, Lexie29, Haru-carnage, Cricket32 (pour la review au chapitre 11), Eileen Ana (pour la review au chapitre 7), .1020 et celtica25 pour toutes vos reviews :3 Aussi, je zappe toujours pas autres n'ayant pas de compte. Et comme je le fais habituellement, j'ai répondu aux vôtres sur mon blog dont l'adresse se trouve sur mon profil ^^ Je ne suis toujours pas atteinte d'amnésie donc je n'oublie pas non plus toutes les personnes qui ont mis mon histoire en follow et en favoris :D Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, on se retrouve en bas ^^
Sur ce, bonne Lecture !
/ !\ Attention, chapitre non corrigé. Je changerais de chapitre une fois qu'il sera corrigé. / !\
Est-ce que tu regrettes ?
Chapitre 21 : Derniers jours de vacances
Je suis tellement épuisé que je ne souhaite qu'une chose : dormir. Mais en même temps, je veux savoir. Il faut que je sache de quoi il en retourne. J'en ai assez qu'on me cache les choses. Je veux qu'on me réponde honnêtement, sans rien omettre… Malheureusement, je peine à combattre la fatigue… Combien de temps pourrais-je tenir ? Aucune idée… Alors il me faut au plus vite mes réponses avant que mes paupières ne se referment d'elles-mêmes… Millicent… Dépêche-toi de me dire ce que je souhaite entendre…
La jeune Serpentard avait pitié de Harry. En effet, elle le voyait combattre avec une très grande difficulté l'épuisement qui gagnait de plus en plus de terrain. À croire qu'il désirait ardemment les réponses à ses questions, et qu'il ne laisserait pas tomber tant que sa curiosité n'aurait pas été satisfaite. Cruel dilemme qui se profilait devait-elle accéder à la demande de celui-ci ? Ou au contraire, se mettre du côté de la fatigue ? Elle concéda finalement à lui répondre qu'à moitié face au regard perdu fixé sur elle. Soupirant discrètement, elle se réinstalla puis elle fit signe au jeune homme de se recoucher, ce qu'il fit sans tarder. Prenant une longue et lente inspiration, Millicent lui accorda quelques bribes d'informations.
« Je vais te répondre à quelques questions et les autres seront pour plus tard. Tu dois te reposer. Ça te va ? proposa-t-elle en premier lieu.
- Oui, ça me va, accepta Harry, heureux d'avoir au moins un semblant d'explication.
- Bien. Alors pour les explosions, on ne sait rien encore. Les adultes sont toujours à la recherche de la vérité concernant ce fait. Nous sommes arrivés ici grâce au Professeur Snape qui est venu nous chercher à l'hôpital moldu où les médecins t'ont soigné après que tu te sois évanoui dans le parc. Ensuite, c'est Pomfrey qui a pris la relève concernant tes soins. Et pour le reste, je ne peux pas te répondre aujourd'hui. Je ne te connais pas assez pour tout te dire. Désolée, s'excusa sincèrement Millicent, baissant son regard sur ses mains.
- Non, je comprends. Nous avons appris à nous connaître depuis peu. C'est normal d'être encore méfiant suite à notre passif quelque peu houleux. N'y a-t-il rien eu d'autre sinon ?
- Tu te souviens de l'homme qui t'a séparé du reste du groupe ?
- Vaguement, murmura en réponse un Harry endormi.
- Je vais te laisser je pense. Je te dirais le reste plus tard.
- Nhm. »
Tandis que le Gryffondor l'abandonnait pour le pays des rêves, Millicent l'observait sans vraiment le voir. Elle se remémora l'incident d'avec l'homme face au Ministère. Heureusement qu'elle n'était pas seule cette fois contrairement aux rencontres précédentes. Elle n'osait imaginer ce qui se serait passé si Harry n'avait pas eu la présence d'esprit d'envoyer ce sort. Nul doute qu'ils auraient été encore plus dans la panade. Soupirant, elle raya rapidement cette fâcheuse rencontre de sa mémoire. Elle avait bien le temps d'y repenser plus tard, lorsque le moment serait plus propice à cela. En cet instant précis, il y avait plus important comme, par exemple, finir les devoirs scolaires.
Misère, il lui restait encore quelques parchemins à terminer d'ici la rentrée. Elle n'était vraiment pas douée niveau organisation. Peut-être qu'elle suivrait l'exemple de Hermione pour cette nouvelle année scolaire. À voir d'ici là. En attendant, elle se décida à quitter la chambre pour laisser l'intimité nécessaire à l'occupant des lieux. Elle se leva le plus silencieusement possible, replaça le duvet sur l'endormi puis se dirigea vers la sortie. Tandis qu'elle refermait la porte tout en lançant un dernier regard sur l'alité, ses dernières pensées furent que la vie n'agissait point fortuitement, au hasard et sans dessein. Il devait forcément y avoir une raison quelconque pour que les galères tombent sans cesse sur le pauvre Harry.
Au lendemain du retour des deux jeunes perdus, tous les adolescents étaient réunis dans la chambre de Harry. En effet, celui-ci ne pouvant se déplacer à sa guise suite aux traitements moldus qu'il devait continuer à prendre jusqu'à la rentrée, ils avaient décidé de lui tenir compagnie lors de ses moments d'éveil. Chacun s'occupait à sa manière. Cela pouvait être de la lecture pour certains. Pour d'autres, il s'agissait de finir leurs derniers devoirs de vacance en tentant d'amadouer une Hermione réticente à les laisser copier sur les siens, et qui n'avait de cesse d'arguer qu'ils avaient suffisamment eu le temps de les faire depuis la fin juin. Cependant, après deux jours, elle avait fini par céder, les aidant à comprendre la matière incomprise.
Seuls Theodore et Harry faisaient une partie d'échec. Tous deux étaient tellement pris dans leur jeu qu'ils ne remarquaient aucunement les quelques coups d'œil jetés dans leur direction. Ils venaient d'entamer la troisième partie après deux échecs successifs du Gryffondor lorsque Pattenrond sauta d'un bond sur l'échiquier, renversant tous les pions sur le lit. Theodore râla contre le gros chat à la robe rousse ébouriffée pour avoir gâché leur partie. Harry était soulagé de cette action inattendue, mais néanmoins bienvenue. En guise de remerciement, il voulut le caresser. Cependant, le chat le traita avec mépris et refusa de se laisser faire. Au contraire, il préféra sauter sur les genoux de sa maîtresse avant de se mettre à ronronner sous les caresses.
« Raaah, stupide chat !
- Ne l'insulte pas, s'exclama Hermione.
- Il a renversé les pions alors qu'on jouait. Il y a de quoi s'énerver.
- Il voulait simplement jouer. Vous n'avez qu'à recommencer, défendit la maîtresse de Pattenrond.
- Non, c'est bon. Pas la peine, intervint rapidement Harry avant de se voir obligé de recommencer une nouvelle partie.
- Pourquoi ?
- Je suis nul, tu es plus fort que moi.
- Au moins une chose dont tu reconnais, Potter.
- Un problème ? demanda ledit Potter d'une façon agacée.
- Non. Enfin si. Tu es d'une nullité affligeante pour les échecs. Je ne comprends pas pourquoi tu t'obstines à y jouer.
- En quoi ça te regarde ?
- Rien… Bouge.
- Pardon ?
- Laisse-moi un peu de place. Je vais t'aider pour que tu puisses battre, ne serait-ce qu'une fois, Theo.
- Ce n'est pas juste. Vous êtes deux contre moi.
- Je vais juste lui donner des conseils. »
Le rassura Draco alors qu'il s'installait aux côtés de Harry en le poussant gentiment. Réticent à se retrouver face à deux joueurs, Theodore consentit tout de même à jouer une nouvelle partie. Les pions furent replacés sur l'échiquier et ils démarrèrent. À chaque coup que le Gryffondor désirait effectuer, Draco se penchait vers lui, lui soufflant à l'oreille où placer la pièce ou s'il était judicieux ou non de faire tel ou tel déplacement. Et à chaque fois, Harry ne pouvait se concentrer sur autre chose que le souffle chaud du blond le caressant, n'écoutant jamais les recommandations. Tout son corps se mettait à trembler face à ce simple chuchotement qui semblait tellement anodin pour des amis mais qui pour lui, signifiait tant sans comprendre la raison.
Voyant dans l'état dans lequel se trouvait Harry dès qu'il lui soufflait des indications, Draco décida de poursuivre le jeu, laissant ainsi le brun se reposer après tant de concentration. Il prit donc dans les mains tremblantes la tour que tenait Harry. Sous le regard interrogateur de celui-ci face à son geste, il lui fit comprendre qu'il devait se détendre un peu. Ce qu'il accepta avec joie, tout en abandonnant la partie aux mains de Draco sans une once de remords. Pourtant, il continua à observer leurs façons de jouer, espérant tirer quelques idées pour une prochaine fois. Mais après quelques coups des plus compliqués d'après lui, il capitula ils étaient à un niveau bien au-dessus de lui. Il préféra se laisser bercer par la respiration calme de l'héritier Malfoy jusqu'à s'endormir.
Alors qu'il allait placer sa reine, Draco sentit un poids sur son épaule. Il se tourna, intrigué, vers la source de la pression pour finalement se rendre compte qu'il s'agissait de Harry qui s'était tout simplement endormi sur lui. Ne faisant plus aucun geste pour ne pas le réveiller, il se mit à l'observer. Ses yeux mercures parcoururent la moindre parcelle du visage pour finir de s'arrêter sur la célèbre cicatrice en forme d'éclair. Elle était nette et fine. Voilà donc le résultat du sortilège de la mort ? Malgré l'horreur du sort, Draco la trouvait fascinante. Sans pouvoir s'en empêcher, il retraça du doigt la blessure. Il effleura à peine l'épiderme de Harry, ne désirant pas le réveiller face à son geste. Dès qu'il eut fini son analyse, il reporta son attention sur les autres qui le fixaient.
Tout le monde s'était mis à l'observer lorsqu'ils avaient vu Theodore attendre après Draco. Aucun n'avait osé le déranger durant son observation méticuleuse de Harry. Au contraire, ils trouvaient sa façon d'agir louche. Depuis quand agissait-il de cette manière ? Nul ne le savait. Plus étrange encore était le fait qu'il se mette à le caresser tendrement, comme le ferait un amant amoureux envers sa tendre moitié. Une seconde… Avaient-ils loupé un épisode ? Depuis quand Draco se mettait à couvrir du regard Harry ? De plus, connaissant le personnage, jamais il n'aurait laissé quiconque dormir sur lui. Alors pourquoi ne délogeait-il par le Gryffondor de là ? Aucun ne put tergiverser plus longtemps puisque la personne principale de leurs nombreuses questions se tournait vers eux.
« Dis un seul mot, Blase, et je te jure que je t'arrache les couilles sans aucun sortilège ou autre pour les offrir en pâture à des chiens enragés et affamés !
- Outch ! Ça doit faire un mal de chien ! Sans mauvais jeu de mots, ne put s'empêcher de faire remarquer ledit Blaise malgré la menace à son encontre.
- Blaise, qu'est-ce que j'ai dit ?
- J'ai juste dit que ça devait faire mal.
- Blaise !
- Compris, je me tais. »
Abdiqua le métis pour cette fois. Il connaissait très bien son ami pour savoir lorsque les menaces étaient de simples plaisanteries ou non. Et en l'occurrence, celle-ci n'était pas une farce. Il mettrait à coup sûr à exécution ses dires. Par ailleurs, il y tenait à ses attributs masculins. Ne serait-ce que pour assurer une descendance pour perdurer le nom des Zabini à défauts de pouvoir continuer de s'amuser avant son mariage. Quoique, même s'il savait déjà son avenir scellé avec une jeune fille de bonne famille, cela ne l'empêchait guère de folâtrer à droite et à gauche. Ce qu'il n'avait pas hâte que sa vingtième année n'arrive. De plus, ce que cela pouvait être contraignant de naître dans une famille aussi traditionnaliste.
Être un Sang-pur était parfois une plaie. Ils étaient au XXème siècle tout de même. Ils ne vivaient plus au temps anciens où les parents décidaient pour leur progéniture. Toutefois, la vie pouvait bien poursuivre son petit bonhomme de chemin, les grandes familles ne dérogeaient pas à la règle des mariages arrangés. C'est pourquoi, dès la naissance de leurs enfants, la décision d'une future union avec autrui, et ce qu'importe l'orientation sexuelle qui se manifestait généralement à l'adolescence, se faisait dès les premières heures de vie du nourrisson, sans que le concerné ne puisse trouver à redire quoi que ce soit. Et en cela, Blaise trouvait injuste le fait qu'aucun d'entre eux ne puisse choisir la personne qui allait partager le restant de sa vie.
Secouant la tête pour se sortir de ces idées noires, il reporta son attention sur son meilleur ami. Il espérait du plus profond de son cœur que celui-ci ait le choix quant à son avenir marital. Parce que, avouons-le, épouser la jeune sœur Greengrass, Astoria, n'était pas des plus réjouissants. Ils n'avaient aucuns points communs, ils se parlaient que durant les brèves réceptions données par leurs familles mais jamais dans les couloirs de Poudlard. Cette situation était d'un triste. Aussi, quitte à choisir, Blaise proposerait, sans une once d'hésitation, Harry comme probable partenaire. Par ailleurs, leurs comportements respectifs ne laissaient plus de place au doute. Cependant, cela allait être long pour faire admettre son hippogriffe d'ami la réalité des choses.
Sans oublier qu'il ferait son possible pour faire annuler le mariage arrangé par ses parents ainsi que celui de ses amis. Oh oui. Il était hors de question que leur génération subisse le contrôle parental encore longtemps. Il était temps que le cordon soit coupé et que les parents les laissent vivre leur vie. Qu'ils puissent s'unir avec la personne désirée, avoir une famille nombreuse si tel était le souhait et non plus suivre la politique de l'enfant unique, s'installer dans sa propre demeure sans être dans l'obligation de partager avec ses parents et aïeuls, etc. Tant de choses à changer en si peu de temps. Il en avait du travail pour ces prochaines années. L'ennui ne risquerait pas de pointer le bout de son nez. C'est résolu qu'il se replongea avec plaisir dans son livre.
Un bruit sourd brisa le silence régnant dans la chambre suivit d'un long soupire. Theodore Nott se tenait à genoux devant sa valise qu'il venait de fermer. Il resta à sa place encore quelques secondes avant de se diriger vers le lit d'où son nom fut appelé. D'un pas lent, il parcourut les quelques petits mètres le séparant de son ami. Au cours de ces courtes secondes de marche, qui lui parurent sur l'instant interminables, il repensa aux deux mois qu'il avait passé en compagnie de ses amis et des Gryffondor. Ses vacances avaient été totalement différentes comparées à celles des années précédentes. Il y avait énormément de différence entre celles vécues avec sa famille et cette année-ci car il avait vécu d'excellents moments.
Chez lui, là où l'atmosphère était froide et lugubre, ici tout était chaleureux et jovial. Là où régnaient l'omerta et l'indifférence, chez Snape tout était hourvari et chacun se préoccupait des uns des autres. Alors que sa mère était une femme austère dépourvue de sentiments, Madame Weasley, elle, était une femme sémillante et véhémente. Oui. Tout était bien différent. Que ne donnerait-il pas pour revivre encore et encore ces derniers mois tandis qu'il prenait place sur le matelas. Il se laissa tomber en arrière lorsqu'une main le plaqua gentiment sur le lit. Il laissa son ami se placer au-dessus de lui sans rien faire pour le déloger de là. Il laissa la main de son ami replacer une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. Il laissa les yeux du métis l'observer avant qu'il ne brise le silence.
« Qu'as-tu ?
- Rien.
- Menteur.
- Je ne mens pas...
- Bien sûr que oui. Alors dis-moi, qu'as-tu pour être aussi silencieux, demanda à nouveau Blaise tandis qu'il se couchait complètement sur Theodore tout en enfouissant sa tête dans le cou.
- N'exagère pas. Je ne demeure pas d'une grande taciturnité tout de même, répliqua-t-il sans toutefois se départir du poids sur lui.
- Tu peux parler de façon moins littérale ? Je ne saisis pas tout ce que tu dis, râla le métis.
- Je disais que je ne suis pas si taciturne. C'est juste que…
- Que quoi ? encouragea-t-il après que son ami ait arrêté sa phrase en plein milieu.
- Comment ça va être à Poudlard ? Est-ce qu'on restera comme toutes les autres années, à savoir être des ennemis de par nos maisons respectives ? Ou nous continuerons à nous voir comme ce fut le cas durant tout l'été ?
- Tu cogites trop. Laissons faire le temps. C'est plus simple que de réfléchir maintenant, répondit Blaise, embrassant le front de Theo.
- Mais…
- Chut. Non. Ne tergiverse plus là-dessus. Dis, je peux ?
- Je… Je suis pas sûr que ça soit une bonne idée. Sans oublier que les parents de Draco et Snape nous attendent sûrement en bas. Il ne faut pas les faire attendre trop longtemps…
- Mais non. Nous partons que dans une heure… Allez... Juste un peu… Je ne ferais rien d'autre.
- Promis ?
- Promis.
- D'accord. »
Abdiqua Theo dans un soupir résigné sans voir le sourire vainqueur ourler les lèvres de son ami. Ces mêmes lèvres qui effleurèrent son cou. Qui parsemèrent des baisers papillons tout au long de son ascension pour atteindre ses consœurs. Qui les frôlèrent un instant avant qu'elles ne se posent plus franchement sur ses semblables. Lentement, sans brusquer son ami, Blaise demanda, à l'aide de sa langue, l'accès à l'antre tant désiré. Dès que Theo ouvrit ses lèvres en un signe d'accord, le métis en profita pour aller à l'encontre de l'organe charnu, musculeux, allongé et mobile placé dans la bouche de son partenaire. Au moment où les deux organes se rencontrèrent, un combat pour savoir qui dominerait le baiser démarra. Avant que Theo ne finisse pas céder.
Il savait qu'il n'aurait pas dû abandonner aussi vite. Cependant, Blaise arrivait à le faire accepter ses demandes incongrues, et cela à chaque fois, grâce sa bonne maîtrise des mots. De plus, il embrassait bien – trop bien – pour dire non. Et n'oublions pas qu'ils n'avaient eu aucun contact avec le sexe opposé – outre ses camarades d'écoles présentes en ces lieux qui ne comptaient pas – depuis la fin juin. Leurs hormones étant en ébullition, il fallait bien évacuer le trop plein d'une manière ou d'une autre. D'ailleurs, il avait toujours tenu ses promesses sur le fait de ne jamais aller plus loin que de simples baisers. Il l'embrassait et voilà tout. Ni plus, ni moins. Sauf que cette fois-ci, il y avait quelque chose qui clochait.
C'était une main. Celle-là même qui bougeait trop à son goût. Habituellement, elle restait, tout comme son homologue, plaquée vers sa tête. Mais pas cette fois. Au contraire. Elle s'approchait dangereusement vers le bas de son tee-shirt. Avant qu'elle ne remonte sous le textile, entrant en contact avec son épiderme, caressant de ce fait sa peau. Oh non. Horreur. Voici la seconde qui se mettait à se mouvoir également. Où allait-elle ainsi ? Elle descendait petit à petit vers le bas, vers un endroit qu'il ne désirait pas qu'elle aille. Non. Il ne voulait pas de ça. Il n'aimait pas ça. Blaise n'avait pas tenu sa promesse. Apeuré, Theo tenta de repousser son ami mais en vain. Pour finir par le jeter brutalement au sol lorsque la main palpa allègrement son postérieur.
« Non mais ça va pas ? Ça fait mal je te signale, râla Blaise alors qu'il se massait son coccyx endolori.
- C'est de ta faute, rétorqua Theo tandis qu'il essuyait d'un geste rageur ses lèvres, enlevant toute trace de bave sur son menton ainsi que du baiser.
- Comment ça ? Je n'ai rien fait qui puisse justifier le fait que tu m'éjectes comme une merde au sol.
- Bien sûr que si. Tu… Tu me… Tu me pelotais le ventre et les fesses, répliqua-t-il, les joues rouges et le regard fuyant.
- Quoi ? Juste pour ça ? C'est rien du tout ça. C'est juste une petite caresse…
- Non. C'est pas « rien du tout, » s'exclama Theo. Tu avais promis de ne rien faire d'autre que m'embrasser.
- Tu vas pas t'emporter pour une si petite chose tout de même, je t'ai à peine effleuré, contra Blaise tout en tentant de calmer son ami.
- « Petite chose » ? Je t'en ficherai des « petites choses » moi. Pourquoi tu n'utiliserais pas ta main comme tous les mecs ?! Ou mieux encore, pourquoi tu n'irais pas voir l'une des filles qui est ici pour te la taper au lieu de me prendre comme substitut ?!
- Je m'excuse, t'es content ?
- Vas te faire voir ! »
Hurla Theo avant de claquer la porte de leur chambre. Pour qui se prenait-il ce sale rustre ? Pourquoi n'arrivait-il pas à lui refuser ce qu'il demandait ? Pourquoi laissait-il Blaise l'embrasser dès que l'envie lui prenait ? Son comportement était totalement contradictoire. Il pensait d'une manière mais agissait de façon contraire. Il ne suivait pas les principes qu'il s'était mis en place. Pire. Il les occultait toutes les fois qu'il venait lui demander ce genre de service. De plus, tout comme il le lui avait spécifié, il n'était ni une fille, ni un substitut pour s'amuser, ni même une de ces poupées gonflables que les Moldus achetaient lorsqu'ils étaient en manque. Par ailleurs, il n'avait aucun intérêt pour les personnes du même sexe que lui. Aussi, le fait qu'ils s'embrassent n'était pas logique.
Alors pourquoi appréciait-il lorsque Blaise le faisait ? Et dès qu'il s'imaginait faire la même chose avec d'autres hommes, cela le dégoûtait. L'aimait-il ? Était-il une exception ? Non. Cela devait juste être une passade. Un petit moment d'égarement comme tant d'autres dans la vie d'un adolescent qui se cherche. Ça devait forcément être ça. Ça ne pouvait pas être autre chose car ils étaient tous deux promis à des jeunes filles de bonne famille. Ce genre de relation entre hommes n'avait pas sa place dans leur monde. Cela passait sans encombre dans les familles de classes moyennes et inférieures mais pas dans celles plus fortunées comme la sienne. C'était tout bonnement une aberration. Voire même un sujet tabou.
Voilà ce que son père lui avait appris tout au long de sa vie. Et en tant qu'héritier de la noble famille Nott, il avait le devoir d'engendrer une descendance. Il ne pouvait se permettre de s'égarer en route sous prétexte qu'il souhaitait expérimenter de nouvelles choses. Toutefois, en son for intérieur, il désirait vivre la vie comme il l'entendait et non pas suivre les directives de son père. Soupirant face à ces sombres pensées, il cessa de tergiverser plus longuement sur ce sujet pour finir les derniers mètres qui le séparaient du hall d'entrée. Hey, c'est que l'heure tournait et il fallait rejoindre le professeur Snape ainsi que les parents de Draco pour qu'il puisse retourner auprès de son père. Malgré sa réticente de ces retrouvailles.
Il finit par rejoindre ses amis qui l'attendaient, non loin des adultes. Il se recomposa le masque que tous nobles portaient. D'un petit signe de tête, il les salua tous. Peu après lui, ce fut Blaise qui arriva. Toujours en colère pour ce qui s'était passé, Theo ne lui accorda même pas un regard, surprenant les autres quant à son attitude face au dernier arrivant. Avant même qu'ils puissent lui demander ce qu'il se passait entre eux, ils furent rejoints par tout le monde. Peu habitués aux scènes d'adieu, ils tendirent la main pour serrer les leurs en guise de salutation de départ. Secouant la tête face à leur comportement, Ginny tira Millicent dans une étreinte amicale. Elle fit de même avec tous les autres adolescents tandis que les autres suivirent son mouvement.
« Ce n'est qu'un simple « Au revoir » puisque nous nous reverrons demain donc pas la peine de se serrer la main comme des politiciens, plaisanta-t-elle lorsqu'elle relâcha Baise.
- Pas faux. Mais comment ferons-nous à Poudlard ? demanda Millicent, un peu inquiète que tout cela s'arrête une fois de retour sur les bancs de l'école.
- Ne t'inquiète pas. On trouvera bien un moyen pour se voir en cachette des autres, n'est-ce pas les amis ? déclara Ginny en se tournant vers ses camarades de Gryffondor qui comprirent son sous-entendu.
- Oui, c'est vrai, on vous fera savoir quoi et comment au moment voulu, renchérit Hermione.
- Au fait, Harry, tu l'as toujours ? interrogea la benjamine des Weasley vers le sorcier aux yeux verts qui avait eu exceptionnellement l'autorisation de se lever pour saluer les Serpentard.
- Bien entendu…
- Petite sœur, s'exclama Fred.
- Comment connais-tu l'existence, poursuivit George.
- De nos petits secrets, continua Fred.
- Concernant les cachettes secrètes ? termina George.
- De quoi parlez-vous ? interrompis le professeur Snape, suspicieux.
- Rien du tout ! »
Répondirent-ils tous en chœur, ne paraissant pas le moins du monde suspect quant à leurs futures actions dès leur retour à Poudlard. Les Serpentard étaient curieux de savoir de quoi il en retournait. Tandis que les adultes se demandaient ce que ces Gryffondor avaient bien pu encore inventer. Ils allaient devoir les surveiller de près pour éviter une exclusion de l'un d'entre eux. Pour l'heure, ils devaient s'en aller. Ils étaient en retard sur le programme. Il fallait ramener un à un les jeunes dans leurs familles respectives au plus vite afin de ne pas éveiller les soupçons concernant leurs vacances d'été complètement à l'opposé de ce qui avait été dit aux parents des adolescents soit être en compagnie des Malfoy et non de l'Ordre du Phénix.
Madame Weasley qui avait très bien entendu les propos de ses enfants se jura de les avoir à l'œil dès le départ des Serpentard. En attendant, elle serra un à un les adolescents qu'elle considérait comme étant ses enfants au même titre que Harry, Hermione et Luna. Lorsque ce fut le tour de Draco, il se raidit dans les bras de la rousse avant de tenter de se détendre devant le regard réprobateur de sa mère face à son comportement. Il n'avait pas l'habitude d'être pris dans les bras. Ses parents ne montraient jamais l'affection qu'ils portaient à leur fils en public. Ils le faisaient seulement quand ils étaient seuls. Ce bref moment d'inconfort se finit rapidement dès qu'elle le relâcha. Elle essuya les petites perles salées qui s'étaient agglutinées aux coins de ses yeux.
Un à un, ils se dirent au revoir une dernière fois. Harry serra Pansy et Millicent fortement, un peu attristé de ne pas faire la rentrée avec elles même s'il savait qu'ils se reverraient le lendemain dans le train. Il serra la main de Blaise avant que celui-ci ne l'attrape dans une étreinte d'ours tout en frottant vigoureusement ses cheveux, les emmêlant bien plus. Quand il réussit à s'échapper de cet étau, il prit Theo dans ses bras et le remercia, dans un murmure pour que seul lui l'entende, pour ne pas avoir divulgué sa peur du tonnerre. D'un geste de la main, le Serpentard lui signifia que ce n'était pas grand-chose. Lorsqu'il se trouva face à Draco, il fit juste un signe de la main que l'autre lui rendit avant de retourner auprès de son amie Hermione.
« Oh, votre manière de vous saluer est tellement touchante que j'en ai les larmes aux yeux, ne put s'empêcher de déclarer Blaise, résumant les pensées de tout le monde, tout en exagérant le côté dramatique de la scène en essuyant une larme invisible ainsi qu'une main posée sur le cœur.
- La ferme Blaise ! dit un Draco passablement énervé des propos que tenait son soi-disant meilleur ami.
- Bah quoi ? C'est vrai, non ?! C'était tellement touchant qu'il faudrait immortaliser le moment, rajouta le métis.
- Ta gue…
- Et si nous y allions ? intervint Narcissa, peu désireuse d'entendre des jurons sortir de la bouche de son fils.
- Vous avez raison ma chère. Le temps passe, renchérit son mari, pressé de rentrer.
- Hey, Servilus, tu devrais apprendre les bonnes manières à tes élèves, tu as de l'expérience dans ce domaine après tout, plaisanta à moitié Sirius. J'ai une idée, pourquoi ne pas remplacer le cours de potions par celui sur l'étiquette ? De toute façon, tes cours ne servent à rien alors autant changer la matière que tu enseignes.
- Toi qui a de si brillantes idées, pourquoi ne donnerais-tu pas des cours sur la façon de vivre à Azkaban ? Si je ne m'abuse, tu as douze dans d'expérience dans ce domaine ?! »
Répliqua du tac-au-tac Snape en guise de représailles. Voilà qu'il venait de plomber l'ambiance en une seule phrase. Bien entendu, il avait regretté ses paroles aussitôt qu'elles avaient franchi ses lèvres. Il savait qu'il avait été trop loin en évoquant le passé douloureux de Black mais il n'aimait pas que l'on s'attaque aussi impunément à sa matière. Qu'aurait-il dû répondre à cela ? Sûrement rien lorsqu'il vit le regard blessé que Sirius lui adressa. D'ailleurs celui-ci salua tout le monde d'un signe de la main avant de fuir les lieux rapidement. Il fut vite suivit par Remus qui secouait la tête devant le comportement de Severus, un air déçu peint sur le visage. Mais le Maître des potions ne fit aucun mouvement. S'il rejoignait les deux autres, il pourrait envenimer la situation. Il valait mieux laisser l'histoire se tasser avant de tenter quoi que ce soit.
Suite à ça, Monsieur Malfoy informa qu'il était temps de partir. Pour ce faire, il donna les directives quant au transplanage d'escorte. Pendant que Snape ramenait Blaise et Theo auprès de leurs familles respectives, Narcissa raccompagnerait Pansy et Millicent auprès des leurs avant de rejoindre la sienne, tandis que lui-même retournait dans son Manoir en compagnie de son fils. D'un commun accord, les jeunes s'agrippèrent fortement aux bras leur étant offerts. Alors qu'ils s'apprêtaient à transplaner, Madame Weasley ne put s'empêcher de leur donner les dernières recommandations soit de ne pas être en retard en classe, de bien écouter les professeurs, d'avoir de bonnes notes, de manger correctement, de ne pas faire de bêtises, de lui donner des nouvelles de temps à autre et de revenir pour les vacances de Noël.
Face à son inquiétude, les jeunes Serpentard lui promirent de faire attention. Avant de quitter les lieux, toutes les valises des adolescents furent réduites afin d'en faciliter leur transport. Lorsqu'ils les mirent dans leurs poches, ils firent un dernier signe de la main puis disparurent dans un tourbillon de couleurs. Dès qu'ils furent loin, Molly déclara qu'il était presque l'heure de dîner et alla derrière les fourneaux concocter de bons petits plats. Les jumeaux Weasley, quant à eux, décidèrent de rejoindre le Terrier pour finir leurs bagages. Ginny, Luna et Hermione en firent de même. Après leur départ, il ne restait plus que Harry qui fixait un point invisible au sol. Il savait qu'il les reverrait le lendemain mais c'était plus fort que lui des larmes silencieuses coulaient sur ses joues.
Tout du long, il s'était retenu d'éclater en sanglots devant tout le monde. Mais maintenant qu'il se savait seul, il n'arrivait plus à retenir les larmes. Et pour éviter toutes questions, il monta quatre à quatre les marches pour rejoindre sa chambre au plus vite. Dès la porte fut refermée, il alla directement se coucher dans son lit, prenant au passage des mouchoirs. Il se moucha à plusieurs reprises puis essuya ses joues afin de faire disparaître au maximum toutes traces prouvant qu'il avait pleuré. Inutile d'inquiéter les autres. Il devait juste être plus affecté par le départ des Serpentard qu'il ne l'avait cru. Se perdant dans ses pensées, il n'entendit pas des coups frappés à sa porte, ni même qu'elle en s'ouvre, laissant la tête de l'infirmière entrer.
Madame Pomfrey pénétra dans la chambre de Harry quand elle le vit dans la lune. Avec un sourire, elle lévita les mouchoirs usagés jusqu'à la poubelle à l'aide de sa baguette. Puis elle s'avança vers son patient qui n'avait toujours pas remarqué sa présence. Passant sa main devant les yeux verts afin de lui faire savoir qu'elle était là, rien ne se produisit. Voire même cela ne le perturba pas le moins du monde. Fronçant les sourcils, elle s'assit sur le matelas puis se mit à le secouer gentiment. Il n'était pas bon de trop cogiter car cela épuisait le cerveau inutilement lorsqu'on était malade. Cette fois-ci, cela fonctionna. Harry secoua un peu la tête comme pour reprendre pied avec la réalité avant de porter son attention sur la femme présente qui n'attendit même pas qu'on l'invite à parler.
« Il n'est pas bon de trop cogiter lorsqu'on est souffrant, Monsieur Potter. Il vous faut un maximum de repos ! conseilla-t-elle.
- Désolé, dit-il penaud.
- Bien. Je suis venue pour vous parler de votre état de santé, déclara l'infirmière face au regard interrogateur. Je ne vous cache pas qu'il était inquiétant lorsque vous êtes revenu du Chemin de Traverse. Néanmoins, grâce aux soins prodigués par les médecins moldus, cela s'est stabilisé. Mais sachez-le, Monsieur Potter, vous avez eu de la chance car vous auriez pu mourir suite aux dégâts internes occasionnés par les explosions.
- Je vois.
- Maintenant, je vous prierais de faire plus attention à l'avenir.
- Entendu. Mais j'aurai une question, pourquoi ne m'avez-vous pas donné des potions pour aider à guérir plus vite ? demanda Harry intrigué de ce fait depuis quelques jours.
- L'explication est simple avec les traitements reçus par les Moldus, les potions auraient pu altérer leurs effets voire même aggraver votre état. Aussi, afin d'éviter que cela n'interfère avec leur médecine, il est conseillé de ne pas mélanger nos potions et notre magie avec leurs médicaments. C'est la raison pour laquelle, je n'ai pas lancé de sort de diagnostic. Je me suis donc référée à votre dossier médical rempli à l'hôpital et dont le professeur Snape a pensé à ramener pour continuer les soins.
- Je vois. Je ne savais pas tout ça.
- Il y a beaucoup de choses dont vous ignorez sur notre monde, Monsieur Potter, et dont il va falloir apprendre au plus vite.
- Je sais mais… À qui je pourrais poser mes questions ?
- À moi, par exemple ?! Je suis toujours là en cas de besoin, que ce soit pour soigner ou pour répondre aux questions, répondit-elle avec un sourire rassurant.
- Merci.
- Reposez-vous maintenant. Une longue journée vous attend demain. Je demanderais à Molly de vous apporter un plateau-repas. »
La remerciant pour sa bienveillance, Harry se recoucha. Madame Pomfrey le veilla encore quelques minutes puis rassembla, avec l'aide d'un sort, toutes les affaires de l'adolescent. Elle rangea aussi les livres et autres fournitures scolaires dans la malle. C'était la seule chose qu'elle pouvait faire pour lui éviter plus de stress et lui laisser plus de temps pour se reposer. Dès que sa tâche fut terminée, elle descendit rejoindre la cuisine, demanda à Madame Weasley s'il lui était possible d'amener de quoi se sustenter auprès de Harry – dont elle eut une réponse positive – puis quitta l'Impasse du Tisseur. Il lui restait encore à faire dans son infirmerie avant l'arrivée de tous les élèves.
« Harry, dépêche-toi ou tu vas finir par être en retard ! »
S'exclama Remus Lupin à travers la porte de la salle de bain de Harry. Cela faisait une bonne dizaine de minutes qu'il l'appelait. Que pouvait-il bien faire qui prenne autant de temps ? Aurait-il pris la mauvaise habitude du jeune Draco Malfoy ? Essayait-il encore de faire quelque chose pour ses cheveux indisciplinés ? Allez savoir. Il frappa une fois encore quand il entendit l'adolescent vomir puis une chasse d'eau peu après. Ensuite, le bruit de la clé déverrouillant la serrure se fit entendre et il sortit. L'ancien professeur de défense lança un rapide coup d'œil sur Harry ; il était d'une pâleur à faire peur, une fine pellicule de sueur recouvrait son front et ses yeux étaient vitreux. Il avait l'air plus épuisé que reposé malgré les jours de repos.
« Tu te sens bien ? Tu es tout pâle. Tu es malade ?
- Non, répondit-il faiblement alors qu'il se retenait de tomber en s'appuyant contre le chambranle de la porte. Désolé, je ne peux pas venir. Je suis trop malade, dit Harry, les yeux fermés pour ne plus voir double.
- Peut-être une gastro ?
- …, Harry secoua la tête de gauche à droite, pas sûr qu'il puisse parler sans régurgiter à nouveau.
- Si ce n'est pas ça, ce ne doit pas être trop grave. C'est certainement le stress de la rentrée. »
Supposa Remus avant de voir un Harry, une main couvrant ses lèvres, courir jusqu'à la cuvette des toilettes, ouvrir le rabattant des WC d'un geste rapide, pencher la tête au-dessus puis vomir une nouvelle fois. L'odeur caractéristique du vomit lui fouetta violemment les narines du fait de son odorat extrêmement développé par son côté loup-garou. Dégoûté, il préféra laisser Harry seul, le temps qu'il finisse de sortir le contenu de son estomac. Il alla rejoindre les autres qui les attendaient devant la porte d'entrée. Afin d'éviter une cohue autour du malade, il mentit en déclarant que le retardataire devait finir de faire sa valise. Sous les protestations d'une Hermione inquiète, sur le fait qu'ils allaient arriver en retard s'il tardait trop, ils patientèrent à peine cinq minutes lorsque Harry pointa le bout de son nez.
Il offrit un petit sourire contrit pour excuser son retard. Trop pressés par le temps, aucun ne fit de commentaire quant à son retard. Seul Remus fronça des sourcils, inquiet pour le jeune homme. Au moins, il avait pensé à faire un brin de toilette pour ne pas rendre Molly malade d'inquiétude. S'il ne l'avait pas fait, ils seraient tous restés ici. D'ailleurs, celle-ci, avec l'aide de son mari, s'occupaient de réduire les valises pendant que les adolescents faisaient leurs adieux aux derniers membres de l'Ordre restant, c'est-à-dire Sirius et Remus. Il avait été décidé que seuls les parents Weasley ainsi que Tonks et Maugrey les accompagneraient jusqu'au Poudlard Express. Un à un, chacun des jeunes serra la main de l'ancien professeur de Défense. Sirius quant à lui, n'étant pas dans les parages, ils ne purent lui dire à l'année prochaine.
Malheureusement, ils ne pouvaient attendre plus longtemps. Le temps du départ se rapprochait inexorablement. Il leur fallait partir rapidement sous peine de se rendre par leurs propres moyens jusqu'à Poudlard. Un peu déçus, ils sortirent de la demeure de leur professeur de potions pour rejoindre Molly et Arthur à l'extérieur. Au moment où Harry allait franchir le pas de la porte d'entrée, son parrain se manifesta. Le jeune Gryffondor remarqua immédiatement les yeux rouges et gonflés de l'Animagus. Le voir ainsi lui serra le cœur et sans même s'en rendre compte, il se retrouva dans ses bras, des pleurs involontaires s'échappant de ses yeux. Son attitude étonna Sirius qui ne sut que faire sur l'instant. Après quelques secondes, un léger sourire orna ses lèvres face au comportement de son pupille. Doucement, il enveloppa ses bras autour de Harry puis frotta le dos de celui-ci en un geste de réconfort.
Ils restèrent dans les bras l'un de l'autre quelques minutes quand Sirius entendit des bruits de pas s'approcher. Levant les yeux vers Remus, il hocha la tête puis écarta lentement Harry. Il se mit en devoir de le rassurer en l'assurant qu'ils se verraient à Noël. Juste avant de le laisser partir, Sirius vit le visage baigné de larmes de l'adolescent, il entreprit donc de lui essuyer les pleurs. Quand cela fut fait et qu'il se dit que le jeune Gryffondor était à peu près présentable – soit ne pas inquiéter Molly – il lui ébouriffa les cheveux sous le cri d'indignation de celui-ci. Rapidement, sa main fut chassée. Un regard noir lui fut donné avant de voir Harry partir rejoindre ses amis. Bizarre. D'abord, il pleurait et la minute d'après, il était en colère contre lui. Il lança un coup d'œil à son ami, s'attendant à recevoir une réponse sur ce qu'il venait de se passer mais Remus n'avait pas l'air de savoir grand-chose non plus. Ils haussèrent simplement les épaules, pensant qu'il s'agissait sûrement du stress de la rentrée qui le faisait agir aussi étrangement.
Sur le quai de la voie 9 3/4, des centaines d'élèves se dépêchaient d'enlacer leurs parents et de rejoindre leurs amis dans le Poudlard Express. Dans toute cette cohue, Harry et les autres arrivèrent grâce au Portoloin. Comme à son habitude, il perdit l'équilibre mais fut retenu de justesse par Arthur. D'un sourire penaud, il le remercia pour son aide. Monsieur Weasley hocha simplement la tête puis serra l'épaule du jeune homme en guise d'adieu. Harry le gratifia d'un nouveau sourire avant d'être pris dans une étreinte à lui couper le souffle et les os. Il tenta tant bien que mal de se défaire de cette accolade néanmoins, Molly avait passablement de force. Quand elle estima que cela était assez, elle le relâcha puis débita les mêmes recommandations faites aux Serpentard la veille.
L'écoutant avec une attention amoindrie, ils finirent par monter dans un compartiment vide du train rouge lorsqu'un énième panache de fumée, signifiant qu'il était l'heure de quitter Londres pour la gare de Pré-au-Lard, se fit voir en même temps que le son strident du sifflet qui se faisait entendre. Avant de ranger ses affaires dans l'espace prévu à cet effet, Ginny ouvrit la fenêtre pour saluer ses parents. Elle fut rejointe par les autres qui firent la même chose. Lorsque les adultes restés sur le quai devinrent de petits points colorés, ils remontèrent la vitre. Quand ils voulurent poser les malles dans le filet au-dessus des sièges, la porte s'ouvrit sur Pansy et les autres. Heureux de se retrouver, ils entrèrent en faisant attention à ne pas être aperçus par les autre élèves.
Seuls Hermione, Pansy et Draco étaient, quant à eux, dans le compartiment des préfets pour y prendre les instructions des préfets-en-chef avant de patrouiller à intermittence dans les couloirs. Toutefois, ils les avaient prévenus qu'ils viendraient par après. Il fallait donc faire de la place pour tout le monde. Avec l'aide de Blaise, les affaires furent rangées dans les filets, libérant de l'espace pour les deux derniers. Sur l'un des bancs étaient assis Theo, Blaise et Luna. Tandis que sur l'autre se trouvaient Millicent, Luna et Harry. Ils discutèrent longtemps, ne remarquant même pas le temps passer jusqu'au moment où la porte s'ouvrit pour laisser entrer les trois derniers. Dès qu'ils furent à l'intérieur, Hermione lança un sort d'emprisonnement pour empêcher quiconque d'ouvrir la porte.
Et pour plus de sécurité, elle jeta également le sort d'impassibilité que lui avait appris Molly. En faisant ainsi, ils étaient assurés d'être tranquilles contre les indésirables pour tout le restant du voyage. Contente de son travail, Hermione se tourna pour chercher une petite place pour s'asseoir. N'en voyant aucune, elle accepta la proposition de Pansy et alla sur les genoux de la Serpentard malgré la légère gêne qu'elle ressentit mais ne fit rien paraître. Quand Draco fit mine de bouger, Blaise se leva en ne lui laissant pas le temps de dire ou faire quoi que ce soit. Il sourit à son meilleur ami qui resta soupçonneux quant à son comportement. Sans se départir de son sourire, il se plaça devant Harry afin de lui faire une proposition qui laisserait certainement l'héritier Malfoy sur les nerfs durant tout le trajet. Il s'éclaircit la gorge puis fit part de son idée.
« Pas le choix mon coco ! Il va falloir me monter dessus ! »
Hello à tous ! Et oui, vous ne rêvez pas, me revoilà :) Je sais, cela fait depuis novembre que je n'ai rien publié. Ça fait un bail mais disons qu'il m'a fallu du temps pour comprendre pourquoi je bloquais et il s'est avéré que j'avais peur, tout simplement. Oui, j'avais peur que mon histoire ne plaise pas, j'avais peur que vous m'en vouliez pour les chapitres non corrigés et qui ont encore des fautes, j'avais peur que vous soyez déçus concernant cette absence, j'avais peur pour un rien. Et dès que j'étais devant mon clavier, prête à écrire, je n'y arrivais pas.
Toutefois, je me suis remise en question et je pense que j'ai compris une chose je ne peux pas faire plaisir à tout le monde. Si les gens aiment mon histoire, super top, et s'ils n'aiment pas, tant pis. Avec cette idée, j'ai réussi à reprendre mon histoire là où j'en étais. De plus, au cours de ces mois de silence, j'ai reçu quelques reviews encore ainsi que des personnes qui m'ont mise comme histoire à suivre et cela m'a remotivée ^^ Grâce à vous, j'ai pu me remettre devant mon clavier et laisser les mots prendre possession de mes doigts pour qu'ils écrivent :D Donc, pour me faire pardonner, voici la suite tant attendue.
Qu'en pensez-vous ? J'aime bien :3 Pis Blaise, non mais de quoi il parle le gars XD ? Va savoir ^^ Et que réserve l'avenir à nos chers amis ? Lol. La suite arrivera plus tard :) D'ailleurs, vous préférez que je mette un chapitre en ligne dès qu'il est terminé, faisant de ce fait une histoire publiée au compte-gouttes ou que je publie dès que tout est terminé ? À vous de choisir.
Aussi, je précise une chose, je mets en pause cette histoire jusqu'à ce qu'elle soit terminée. Oui, je ne veux pas me sentir obligée d'écrire à la va vite juste parce qu'il faut que je respecte un planning. Je préfère prendre plus de temps pour écrire quelque chose d'agréable à lire et offrir de la qualité. Donc je me suis dit qu'il fallait vraiment que je termine l'histoire en entier ainsi, vous aurez droit à un chapitre par semaine et plus deux chapitres par mois :p Et promis, je ne referais plus la même erreur. Les prochaines histoires, je les terminerai avant de commencer la publication. Cela m'évitera le même problème ^^
À tout bientôt,
Sabou
