Il est à peine plus de six heures. Grand Bonjour à toutes, chères lectrices !
Un grand merci à vous toutes pour vos reviews, vos nombreuses mises en alerte et en favoris sur le dernier chapitre.
Une fois n'est pas coutume, je réponds à vos reviews en tête de chapitre. C'est exceptionnel et cela ne se reproduira plus, mais je voulais être sûre de poster avant vendredi soir ou le départ en vacances de l'une d'entre vous (je te souhaite de belles vacances Del !) - sans oublier que je poste très rapidement depuis la publication du précédent chapitre... !
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Merci à steffiwolf (je crois que vous êtes nombreuses à avoir eu envie de voir la tête de Madame Swan quand Edward l'envoie sur les roses), aelita48, erika shoval, christou57, Louise Malone, vinie65, zellie marcy, calimero59, gaya22, leausy (non, toujours pas de fuite sur le bébé, ni la grossesse – je sais que tout le monde a envie d'en savoir plus, mais il faut être patient !), sand91, sarinette60, la-poison (oui, Bella va « s'ouvrir » progressivement et devenir plus « forte » par rapport aux critiques de sa mère), psychogirl25 (tu m'as fait bien rire avec ton histoire de fermeture-éclair !), Scribitur ad Narrandum (ravie de te compter parmi mes nouvelles lectrices!), Niniee, Ptiteaurel (j'ai beaucoup aimé ton utilisation du mot « doudou » pour la lettre ! Sinon, concernant le chapitre qui arrive, tu as encore une fois tapé dans le mille ! Bravo !), lilipucia (pour les études, Bella reste partagée entre son envie d'étudier et son devoir d'épouse), anges0112 (ravie de te compter parmi mes nouvelles lectrices ! J'espère que la suite te plaira autant), LuneBlanche, Tonie, celine-mallen (hey ! Je suis ravie de te retrouver également sur cette fiction. Comme Ptiteaurel, tu as également trouvé de quoi allait parler le chapitre publié ci-dessous), Grazie, Ulkan13 (hum... C'est fort possible que le jeune couple se crée de nouveaux souvenirs dans la chambre de Bella).
J'ai bien compris que vous avez toutes apprécié voir Edward voler dans les plumes de sa belle-mère et la remettre à sa place en bonne et due forme.
Par contre, le titre « Confessions » a soulevé de nombreuses questions... et montrer l'envie de connaître le passé de Bella (oui, oui, je sais, certaines deviennent plus que curieuses, voir impatientes !). J'espère ne pas vous décevoir, mais seules deux d'entre vous ont trouvé le thème que j'allais aborder dans ce chapitre : un grand bravo à Ptiteaurel et celine-mallen !
Bonne lecture ! * croise les doigts pour que ce nouveau chapitre vous plaise bien que je ne parle pas du passé de Bella*
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Titre de la fiction : Sous X
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Enjoy !
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Chapitre XIV – Confessions
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-Edward... ? La voix de Bella tressautait.
-Chérie, connaîtrais-tu un endroit où nous serons au calme pour que tu puisses te reprendre ?
-Oui, viens, agréa la jeune fille en l'entraînant vers l'escalier au fond du vestibule. Allons dans mon ancienne chambre.
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Bella poussa la porte de sa chambre d'enfance et se tourna vers Edward.
-C'était ma chambre... Mais elle n'est plus vraiment personnalisée... La jeune fille haussa les épaules pour faire croire qu'elle était indifférente au constat qu'elle réalisait. De toute façon, j'ai emporté tout ce qui me tenait à cœur chez toi...
-Chez nous, la corrigea-t-il en souriant.
C'était la première fois que Edward pénétrait dans la maison de ses beaux-parents, plus en avant que le salon ou les salles de réception. Il était surpris de voir que la chambre de Bella n'était pas plus différenciable qu'une chambre pour recevoir les invités.
Chez son père et Esmé, il avait toujours sa chambre, qui contenait une grande partie de ses souvenirs d'enfance et d'adolescence. Même s'il n'y avait plus mis les pieds depuis son départ pour les États-Unis, il était sûr que ni son père, et encore moins Esmé, n'avait modifié la moindre chose.
C'était encore une preuve du peu d'attachement que manifestaient les Swan à leur fille. Enfin, surtout du faible amour maternel qu'éprouvait Madame Swan pour son enfant, puisque c'était elle qui régimentait le manoir et sa domesticité.
-Merci de m'avoir défendue, murmura Bella en se rapprochant de son mari.
-C'était une évidence, affirma Edward en refermant ses bras autour du frêle et tremblant corps de son épouse pour l'attirer contre son torse vigoureux.
-Jenesuispascou...
Bella parla si vite et si doucement que Edward ne la comprit pas.
-Qu'as-tu dit ? Je n'ai pas compris. Devant son mutisme, Edward insista. Bella, dis-moi !
-Je ne suis pas une fille courageuse, répéta Bella d'une voix larmoyante.
-Pourquoi penses-tu cela ?
-Je ne suis même pas capable de m'opposer à ma mère, ou même de lui tenir tête !
-Ce n'est jamais facile de s'opposer à l'un de ses parents, tu sais. Edward essuya de ses doigts les larmes de son épouse. Je t'en prie, ne pleure pas pour cela. Cela n'en vaut pas la peine.
-Comment sais-tu cela ? T'es-tu déjà opposé à ta mère ?
-À ma mère, non ! Je l'ai à peine connue. Elle a quitté si vite le domicile conjugal, m'abandonnant à mon père qui, dû fait de son engagement dans la Résistance, a dû me laisser chez mon jeune oncle Eleazar. Ému par ce souvenir difficile, Edward se tut un moment, puis il reprit. Mais je me suis opposé à mon père.
-À ton père ? S'exclama Bella étonnée. J'ai dû mal à le croire. Il a l'air si compréhensif, si conciliant, si ...
-Cela n'a pas toujours été le cas, reprit Edward pensif. Et puis, tu sais, je n'ai pas toujours été un enfant facile. Je lui en ai voulu pour le départ de ma mère alors qu'il n'en était nullement responsable. Mais comment un enfant de sept ans peut-il comprendre cela ? Il poursuivit sa pensée. Ensuite, je lui en ai voulu de m'abandonner pour s'engager dans la Résistance. Avec le recul, j'ai compris combien il était important pour lui de vivre dans une France libre et non sous la domination du joug nazi. Mais pas à l'époque !
-Je ne me souviens pas vraiment de cette guerre. Je suis née au tout début. Mais, j'ai souvent entendu mon père en parler. Lui aussi était résistant. Je ne le voyais pas beaucoup. J'étais toujours avec Mère et Grand-Mère.
-Cette affreuse guerre ne facilitait pas la construction des liens familiaux. Bien au contraire, elle séparait plus les membres d'une famille qu'elle les réunissait, continua Edward. Et puis, pour couronner le tout, je n'ai pas accepté la présence d'Esmé quand mon père l'a ramenée au foyer. Je me suis fort mal comporté avec elle, l'accusant de voler la place de ma mère. Et je n'en suis pas fier, mais j'ai tout fait pour faire capoter la cérémonie de leur mariage.
-Tu étais jeune, essaya de le réconforter Bella.
-Jeune et imbécile, confirma Edward sur un ton acerbe. Tu n'imagines même pas le nombre de fois où j'ai repoussé Esmé et tout l'amour qu'elle voulait me porter. Pourtant, elle ne se plaignait jamais de mon attitude. Elle aurait pu, elle aurait même dû.
-Esmé est très intuitive : elle avait sûrement dû ressentir qu'au fond tu n'étais qu'un garçon blessé, qui avait grandi sans mère et dont le père ne faisait que quelques apparitions épisodiques du fait de son engagement de résistant.
-Oui, très certainement. Toutefois, après la guerre, lorsque nous avons appris à vivre tous les trois ensemble, je n'ai toujours pas été plus agréable avec elle. Mon père faisait régulièrement le tampon entre ma colère et sa douceur, ma haine et sa patience à mon égard. Edward essaya d'expliquer à sa femme son ressenti de l'époque. Je ne lui faisais pas confiance. J'étais sûre qu'elle nous trahirait, mon père et moi, et qu'elle finirait par partir, nous abandonnant comme ma mère avant elle.
-Ta réaction excessive était une manière de te protéger, ainsi que ton père.
-Je le pense. Edward vola un chaste baiser sur les lèvres de sa femme. D'ailleurs, j'ai progressivement baissé mes barrières, et je lui ai ouvert mon cœur. Aujourd'hui, je la considère vraiment comme une mère. Je sais que je peux compter sur son aide et ses conseils.
-J'apprécie aussi beaucoup Esmé et j'aime passer du temps avec elle, confirma Bella. Mais pourquoi dis-tu que tu t'es opposé à ton père ? Il s'est juste interposé entre vous deux, entre son fils et sa femme, position qui n'a pas dû être aisée pour lui.
-Effectivement ! Un silence s'installa. Edward hésita à se confier plus en avant. Puis il se lança car Bella avait le droit de savoir, de connaître tout son passé. Elle était son épouse, son aimé, sa confidente. C'est après que j'ai réellement déconné... Mais il fallait que je t'expose le cadre de mon enfance, pour que tu comprennes que ma relation avec mon père n'a pas été un long fleuve tranquille.
-Que s'est-il donc passé ?
Bella était dans l'attente de la confession d'Edward. Il ne s'était jamais autant livré qu'aujourd'hui, même si il lui avait toujours promis qu'il le ferait.
-Viens t'asseoir, chérie. Edward la prit par la taille et tous deux s'assirent sur l'ancien lit de la jeune fille, côte à côte. N'oublie pas que ce que je vais te raconter n'est plus d'actualité, et que tu es la seule que j'aime. D'accord ?
-Oui, affirma la jeune fille avec force, tout ce que tu diras, c'est du passé.
Cette phrase fit œuvre dans la tête de Bella.
Elle commençait à percevoir et comprendre que ce secret, qu'elle dissimulait à son époux depuis leur première rencontre sur obligation de sa mère et qui lui pesait tant sur le cœur, était du passé. Or, Edward allait lui conter le sien. Pourquoi ne pourrait-elle pas en faire autant ?
Elle se promettait d'y réfléchir, mais pour l'instant son attention était concentrée sur les propos de son mari.
-Lorsque j'étais à l'université, en droit, j'ai rencontré James. Il était en filière économique et finances. Nous av...
-James ? Bella était stupéfaite. Celui qui m'a embêtée au Bal des Débutantes ? Le même qui est venu chez mes parents en août dernier et qui m'a menacée parce que je refusais de sortir avec lui ? Celui avec qui tu as eu une altercation puisque tu es intervenu pour me défendre ?
-Oui, effectivement, c'est bien lui malheureusement... Sauf que je ne savais pas qu'il t'avait déjà bouleversée lors du Bal des Débutantes. Edward serra ses poings durement. Si j'avais su...
-Laisse tomber, Edward ! C'est du passé et de toute façon, mon père est intervenu.
-Il faudra que je remercie le commissaire Swan pour avoir veillée sur toi.
-Pfff ! T'es bête parfois ! Rigola Bella. Mais raconte-moi la suite. Comment as-tu pu devenir ami avec un tel individu ?
-Et bien, reprit Edward gêné en passant une main dans ses cheveux, je me suis fait avoir. Complétement ! Il expliqua. Il était de deux ans mon aîné, il brillait partout où il se rendait, il attirait dans son cercle tout un groupe de filles et de garçons brillants et émérites. En faire partie était un honneur ! James était toujours au courant des bons plans pour sortir, des soirées où se montrer pour être aduler, des personnes à fréquenter pour créer le carnet d'adresse qui nous servirait pour débuter dans le monde du travail, ...
-Et... ? L'encouragea Bella, comme si elle savait que le pire était à venir.
-Et je n'ai pas vu ni sa noirceur, ni sa mal-honnête, ni ses mensonges, ni ses manigences qui lui permettait de s'enrichir alors qu'il appauvrissait d'autres. Je n'ai surtout rien vu sur le fait qu'il manipulait tout son entourage, moi y compris. Edward se tut un moment puis reprit. Je ne l'ai pas vu ou bien je n'ai pas voulu le voir, car son amitié me plaisait.
-Edward, ne culpabilise pas ! Ce n'est pas de ta faute ! Tu t'en es bien rendu compte à un moment ou un autre, puisqu'il ne fait plus partie de tes fréquentations.
-Oui, mais j'aurai pu m'en rendre compte tout de suite et éviter le désastre qui a suivi. Edward précisa. Bella, il faut que tu saches : mon père m'avait mis en garde. Mais, comme un jeune chien fou, je ne l'ai pas écouté. Je me suis même moqué de ses théories.
-Oh !
-Cette histoire n'a que contribué à nous éloigner l'un de l'autre. Pourtant, Esmé a essayé de nous rapprocher, de calmer la fureur de mon père. Je me souviens qu'elle disait qu'il fallait que je fasse mes propres expériences et que jeunesse se passerait. Pourtant, je suis sûr qu'elle aussi avait vu le jeu de James.
-Je crois qu'Esmé voit toujours tout, qu'elle comprend et perçoit tout bien avant nous même.
-Oui, tu as raison ! Sourit Edward. Mais à l'époque, je l'ignorai.
-C'est donc James qui a été l'élément déclencheur de la querelle avec ton père ?
-Non. Malgré tout cela, nous nous parlions encore... Certes, de loin en loin, mais encore. Edward planta son regard dans celui de Bella pour observer sa réaction à l'information qu'il allait lui révéler. Ce fut une fille que m'a présenté James qui fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.
-Oh ! Bella trembla. Celle qui a compté pour toi, avant notre rencontre ?
-Oui, mais aujourd'hui et depuis bien longtemps, elle n'a plus d'intérêt pour moi. Je me demande même comment j'ai pu vouloir lier ma vie à la sienne. La seule que j'aime, c'est toi ! En as-tu réellement conscience ?
-Oui, je le sais. Bella s'approcha d'Edward et déposa un baiser furtif sur ses lèvres. Je suis prête à entendre la suite, souffla-t-elle. Comment s'appelait-elle ?
-Irina.
-Est-ce que... Est-ce que tu la vois toujours ?
-Non, elle est décédée. De toute façon, même si elle était encore vivante, elle ne m'intéresse plus. Seule toi compte !
-Comment est-elle... est-elle morte ? Osa questionner Bella.
-Dans un accident de voiture. Edward expliqua. James et elle avaient trop bu lors d'une soirée. Ils ont quand même voulu rentrer ensemble, et ils ont eu un grave accident. James a manqué un virage. Il a été bloqué par le volant et a pu s'en sortir avec quelques côtes brisés et contusions. Irina était à la place du mort, elle est passée à travers le pare-brise et...
-Edward, je t'en prie, ne te force pas à me conter la suite, je pense pouvoir l'imaginer... Bella posa sa main sur le bras de son époux pour le rassurer de sa présence et qu'il oublie ces moments funèbres. Puis elle prit son courage à deux mains pour oser poser la question qu'elle redoutait. Étais-tu dans la voiture avec eux ?
-Non, Irina et moi avions rompu quelques semaines auparavant.
Soulagée de savoir que son époux n'avait pas connu un tel traumatisme en direct, Bella respira.
La pièce resta un moment silencieuse.
-Bella, tu dois savoir qu'Irina a été la première femme avec laquelle j'ai voulu construire ma vie. Bien sûr, j'avais déjà eu quelques aventures auparavant, mais aucune d'entre elles n'avait compté. Bella rougit en imaginant son époux avec d'autres qu'elle. Il n'y en a pas eu beaucoup, je te l'ai déjà dit, et seule toi m'importe, je te le promets.
-Je sais, mais c'est quand même bizarre à entendre, répondit Bella d'une petite voix. Mais continue ton récit sur Irina. Je suis prête à l'entendre.
- Irina fut la première avec laquelle j'ai eu une longue liaison... Nous avons vécu ensemble pendant une grande partie de nos études. Edward passa à nouveau sa main dans ses cheveux. C'était contraire à la morale, contraire aux habitudes de notre classe sociale. Mais nous n'en avions cure. Nous étions heureux ensemble quoiqu'en pensent les commères de notre bonne société.
-Est-ce pour cela que tu t'es disputé avec ton père ? Parce que tu refusais de te marier ?
-Non, pas du tout. Edward énonça les raisons à Bella. D'une part mon père a vécu en union libre avec Esmé pendant la guerre jusqu'à ce que son divorce soit prononcé. D'autre part, il savait que j'avais proposé à Irina de l'épouser. Je... Je l'aurai fait si elle avait accepté... Quand je pense à ce qu'il s'est passé ensuite, c'est sûrement une bonne chose qu'elle m'ait dit non...
-Je ne comprends pas. Pourquoi a-t-elle refusé de t'épouser si vous vous aimiez et si vous viviez ensemble ?
-Irina venait d'un autre milieu social. Elle était originaire d'un milieu ouvrier, expliqua-t-il. Elle a été la seule de sa famille à décrocher une bourse d'étude après le certificat d'étude pour pouvoir aller au lycée, puis à l'université. Il commenta. Dans son milieu, il était courant que deux jeunes gens vivent ensemble, à la colle, tant qu'il n'y avait pas d'enfant. Et surtout, elle a toujours refusé ma proposition, parce qu'elle était ambitieuse. Très ambitieuse. Mais je n'en avais pas conscience à l'époque.
-Comment cela ?
-Elle fut la raison de mon opposition avec mon père. Il avait encore une fois tout compris. Il ne l'appréciait pas, et c'était d'ailleurs réciproque. Edward précisa la pensée de son père. Il était convaincu qu'elle ne faisait que m'utiliser, qu'elle se contentait de m'aguicher avec sa plastique irréprochable, avec sa fierté de fille issue d'un milieu plus que modeste et qui refusait de se laisser marcher sur les pieds, avec son franc parler qui était loin d'être policé et qui parfois choquait les bonnes mœurs... Mon père l'a toujours considérée comme une arriviste, prête à tout sacrifier au plus offrant.
-Et Esmé ? Est-elle d'accord avec ton père ?
-Esmé s'est toujours abstenue d'intervenir dans nos disputes. Même si, avec le recul, je pense qu'elle avait aussi compris qui était réellement Irina. J'imagine qu'elle a préféré rester neutre car, de toute façon, je l'aurai accusée de prendre le parti de mon père et de jouer le rôle de la méchante marâtre qui veut se débarrasser de son beau-fils.
-Oh ! Elle ne pourrait jamais agir ainsi !
-Oui, certes, affirma Edward. Mais à l'époque, enflammé comme je l'étais, j'aurai pu tenir de tels propos. Tu sais, j'étais amoureux, complètement fou d'Irina. Elle représentait mon idéal féminin, elle est distrayante, belle, intelligente... J'en voulais à mon père de la rejeter. Je l'ai même accusé d'être stéréotypé et de n'accepter de fréquenter que des gens issus de la bourgeoisie. Nous nous sommes dit des paroles, surtout moi, que je regrette aujourd'hui...
-Et, ensuite, que s'est-il passé ?
-Mon père m'a interdit de revenir chez lui tant que je n'aurai pas repris mes esprits.
-Oh ! Que c'est dur !
-Esmé a tempéré le débat et mon père a fait une concession. Je pouvais venir chez eux tant que j'en aurai envie, mais seul. Sans James, et surtout sans Irina. Je n'ai pas adressé la parole à mon père pendant six mois.
-Et c'est l'accident de voiture qui t'a fait revenir vers lui ?
-Non ! C'est... Edward hésita, regarda son épouse aux yeux si innocents, et lui raconta la fin de cette affreuse histoire. En rentrant plus tôt de l'université, j'ai découvert Irina et James ensemble dans notre lit.
-Elle te trompait ? Bella était choquée. Quelle était cette horrible femme qui s'était permis une telle action ? Depuis le début de votre relation ? Osa-t-elle finalement demander.
-Non, elle a été sincèrement amoureuse de moi, m'a-t-elle expliqué lorsque je lui ai demandé des comptes. Sinon, elle ne se serait pas embarrassée pour si peu, elle aurait rompu. Elle avait le verbe facile.
-Mais alors pourquoi est-elle allée voir ailleurs ?
-L'appât du gain et l'ambition. James lui a promis monts et merveilles en échange de son corps. Elle a pensé qu'elle pourrait ainsi décrocher un emploi bien rémunéré avant même la fin de ses études, ce qui lui permettrait d'aider sa famille.
-Cela a dû être dur pour toi de revenir vers ton père. Il avait raison : elle était une arriviste, prête à tout pour réussir.
-Oui, mais il m'a accueilli à bras ouvert, tel le fils prodigue.
-Puis, il y a eu ce terrible accident.
-Oui, presque deux semaines après avoir les avoir découverts ensemble ! Confirma Edward. Sa mort m'a ébranlé. Quelque part, je rêvais toujours qu'elle se rende compte de son erreur avec James, qu'elle change d'attitude, et qu'elle me revienne... Apprendre sa mort ainsi a été un choc, d'autant plus que j'ai été encore plus en rage contre James, qui en était le responsable.
-C'est pour cela que tu es parti aux États-Unis.
-Exact ! Confirma Edward. Ce n'était pas du tout prévu à la base, d'autant plus que le droit français est un droit d'origine romaine, ce qui n'est pas le cas du droit anglo-saxon. Ce voyage d'étude fut une idée d'Esmé qui avait lu dans un article que le droit international se développait de plus en plus. Elle pensait, avec raison, que changer d'air me ferait du bien.
-As-tu apprécié la vie américaine ? Et tes études de droit international ?
-Oui,beaucoup ! C'était très intéressant. C'est une autre manière d'aborder le droit. Et puis, la vie aux États-Unis est démesurée ! Tout est grand ! Haut ! Immense ! Là-bas ! C'est très impressionnant !
-Tu m'emmèneras un jour là-bas ? Demanda Bella rêveuse.
-Pourquoi pas ? Si tu en as l'envie ! Mais c'est un long voyage, qui représente un budget conséquent.
-Oh ! Je ne savais pas. Si cela coûte trop cher, on n'est pas obligé d'y aller.
-Une telle dépense peut être anticipée. Et puis, je suis sûr que tu aimeras les musées d'art moderne de New York !
-C'est fort possible, sourit-elle. Le rouge aux joues, Bella osa poser la dernière question qui lui tenait à cœur. Quand tu étais là-bas, as-tu... As-tu rencontré une autre fille ?
-Non, Bella, je n'ai pas eu d'autres liaisons, affirma Edward d'une voix claire et franche. Bien sûr, je ne te mentirai pas : il y a eu quelques filles de passage, tu sais, pour assouvir les besoins que ressentent parfois les hommes. Mais aucune d'entre elle n'a compté. Mon cœur était trop meurtri pour s'engager dans une autre relation... Il précisa sa pensée. Toi seule a réussi à le faire battre, à le faire revivre depuis notre rencontre en juillet dernier. J'en ai été le premier surpris, moi qui était devenu rétif au moindre engagement, moi qui pensais ne plus jamais être capable de faire confiance à une femme.
-C'est vrai ?
-Oui, il n'y a que toi. Rien que toi, mon amour.
Pour confirmer ses dires, Edward prit les lèvres de son épouse et approfondit immédiatement leur baiser. Leurs lèvres se trouvèrent, se caressèrent, se goûtèrent. Edward tenta quelques caresses sur le corps de son épouse vêtu de cette robe qui lui seyait si parfaitement. Ses mains s'égarèrent sur ses seins si ronds, la chute de ses reins, ses fesses... Bella gémit de plaisir.
-Au fait, demanda-t-elle lorsqu'ils se furent écartés l'un de l'autre, qu'est-ce que c'est que ce mot qui a mis ma mère si mal à l'aise tout à l'heure ? L'esprit d'Edward fit un bond dans le passé, se demandant de quoi parlait sa femme. Oui, tu sais, tu as dit que c'était peut-être une pratique que nous faisions et que ma mère n'avait pas son mot à dire là-dessus...
-Ah ! Tu veux parler du coït interrompu ? Bella acquiesça curieuse. C'est une pratique sexuelle qui consiste à interrompre la pénétration juste avant que l'homme éjacule dans le vagin de sa partenaire. Les couples l'utilisent pour éviter des grossesses.
-Oh ! Je comprends pourquoi cela n'a pas plu à ma mère, murmura la jeune fille en piquant un fard. Est-ce que...
-Oui ?
-Est-ce que tu l'as déjà utilisé avec moi ?
Bella appréhendait la réponse de son époux. Peut-être n'avait-il pas autant envie d'un enfant qu'elle ? Peut-être faisait-il tout pour qu'elle ne tombe pas enceinte alors qu'il lui disait le contraire ?
-Non ! Affirma Edward sans ambages. D'une part, nous sommes mariés. Si une grossesse survenait, nous y ferions face, et ce d'autant plus que nous avons eu une conversation là-dessus il y a quelques mois. Te souviens-tu ? Bella approuva en souriant : Edward et elle étaient bien sur la même longueur d'onde. D'autre part, sache que c'est une pratique difficile à mettre en œuvre. Il faut vraiment avoir de la concentration et une envie démesurée de faire plaisir à sa compagne pour se retirer au moment opportun. Si tu me l'avais demandé, je l'aurai fait. Toutefois, cela aurait été très dur. C'est tellement bon de jouir en toi.
-Est-ce une méthode que tu pratiquais avec Irina ?
-Oui ! Mais je n'ai plus vraiment envie de parler d'elle maintenant. Tu m'intéresses beaucoup plus. C'est toi que j'aime, toi que je veux, toi qui me fait atteindre le septième ciel !
Les joues colorées et chaudes de Bella ainsi que ses battements de paupières et de cils achevèrent d'exciter Edward qui prit son épouse dans ses bras, la déposant sur ses genoux afin de la rapprocher de son torse pour pouvoir mieux approfondir leur baiser. Leurs langues valsèrent grandement alors que des gémissements leur échappaient ponctuellement.
-Oh ! Edward ! Pleurnicha Bella. Je t'en prie, arrête, sinon j'en voudrais plus !
-Peut-être que j'en veux autant que toi maintenant !
-Mais... le bal ? Ils vont nous attendre !
-Ils attendront, répliqua Edward avant de reprendre les lèvres de sa femme.
-Mère le saura toutefois si nous défaisons le lit...
-Pas forcément ! Nous pouvons nous aimer autrement, avança Edward en faisant lever sa femme de ses genoux pour qu'elle soit debout face à lui, entre ses jambes, alors qu'il demeurait assis sur le lit.
-Comment veux-tu procéder ?
-Ainsi ! Murmura Edward en faisant glisser ses mains sous la robe de Bella pour caresser ses jambes, ses cuisses, et pour enfin lui ôter sa culotte.
-Es-tu sûr de toi que Mère n'en saura rien ? Questionna une Bella stressée alors qu'Edward se levait et faisait reculer sa femme dos au mur, appuyant alors sa virilité éveillée contre son bas-ventre.
-Oh ! Oui ! Elle n'en saura rien ! Confirma-t-il en reprenant les lèvres de son épouse pour plonger sa langue dans sa bouche si délicieuse et en déboutonnant la braguette de son pantalon de soirée. Et puis, de toute façon, même si elle l'apprenait, elle ne pourrait être que satisfaite du fait que nous mettions du cœur à l'ouvrage pour lui concevoir son futur petit-enfant !
Il abaissa son caleçon pour en sortir sa queue si fière, si dure, si longue.
-Edward ! Rit la jeune fille en se trémoussant contre lui.
-Caresse-moi de tes doigts si doux, ma mie.
Bella prit la verge de son époux entre ses mains pendant que ce dernier remontait la robe de sa femme autour de sa taille. Il caressa de ses doigts les lèvres intimes qui s'humidifiaient, puis lorsqu'il la sentit plus que prête, il interrompit sa caresse pour s'enfoncer dans ses chairs si tendres, si chaudes, si humides.
-Edward ! C'est si bon ! Murmura Bella en ressentant de toute part son époux dans son antre secrète. Elle déposa ses mains sur ses fesses pour qu'il s'enfonce encore plus en elle.
-Non, c'est toi qui est bonne ! Tellement bonne ! Chaude ! Époustouflante ! Edward allait et venait furieusement en elle, accélérant son rythme en même temps que les propos qu'il tenait. La meilleure ! Tu es la meilleure ! Mienne !
-Oh ! Oui ! Balbutia Bella complètement soumise à la volonté de son époux. Encore !
-Putain ! C'est trop !
Edward s'enfonça puissamment encore une fois en elle, puis frémit dans cette antre qui lui tenait lieu de prison idéale pour sa queue. Il caressa alors son bouton d'amour gonflé par l'excitation ressentie, ce qui la fut partir dans un orgasme délirant. Ce dernier entraîna immédiatement sa propre libération et il éjacula avec force au fond du vagin de sa femme.
-Oh ! Mon Dieu ! C'était incroyable !
Bella tremblait encore de plaisir dans les bras d'Edward. Elle était incapable de se soutenir sur ses jambes cotonneuses. Son époux la conduisit jusqu'au lit où il la fit asseoir pour qu'elle puisse se reprendre.
Il en profita pour s'éclipser dans la salle d'eau, se nettoyer rapidement et se rhabiller. Puis il prit un linge humide et retourna auprès de sa femme pour prendre soin d'elle. Doucement, il effaça les traces de leur rapport intime sur ses cuisses, puis tendrement il lui fit enfiler sa culotte.
-Est-ce que tout va bien ? La questionna-t-il.
-Oh oui ! Le regard de Bella était tout encore émerveillé du plaisir intense qu'elle venait de vivre.
-Est-ce que tu te sens prête à descendre rejoindre la soirée ?
-Laisse-moi juste quelques minutes pour retenir avec des épingles les quelques mèches qui se sont échappées.
Une fois que ce fut fait, Bella prit la main de son époux et ils descendirent vers les salles de réception, où ils rejoignirent la piste de danse.
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…
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Le mois de janvier se déroula suivant un train-train bien établi.
Bella ne voyait que peu sa mère et ne s'en portait que mieux.
Elle continuait de fréquenter avec grand plaisir une fois par semaine Esmé.
De temps à autre, elle accompagnait Edward lors de ses déplacements professionnels. Elle avait ainsi l'impression de repartir en Lune de Miel, à l'exception du fait qu'Edward était souvent pris une grande partie de la journée par des audiences ou rendez-vous professionnels.
Mi février, Bella était partie à Lyon avec Edward. Ils avaient désormais leurs petites habitudes dans l'hôtel provincial où ils descendaient à chaque séjour.
Le trajet en train avait paru bien long à Bella ce matin-là. Alors qu'Edward était en entretien, Bella profita de l'après-midi pour s'allonger sur leur lit et se reposer. Elle s'était même assoupie, si bien qu'elle n'entendit pas Edward rentrer dans leur chambre d'hôtel.
-Hey ! Ma belle ! L'heure de la sieste est finie depuis bien longtemps !
-Tu es déjà là ? J'ai dormi si longtemps ?
-C'est que tu en avais besoin, affirma Edward. J'ai réservé le dîner dans un bouchon lyonnais qui m'a l'air fort sympathique.
-Super ! Je meurs de faim.
-Je me change et je suis prêt dans dix minutes.
-D'accord !
Alors que son époux se dirigeait vers la salle de bain avec des vêtements plus décontractés, Bella se leva et eut subitement la tête qui tournait. Elle retomba assise sur le lit, les mains autour de son crâne.
-Bella ! Bella ! Se précipita Edward vers elle. Que se passe-t-il ?
-Rien ! Cela va mieux. Je me suis juste levée trop vite et j'ai eu la tête qui a tourné.
-Es-tu sûre que tu ne préfères pas rester ici ce soir ?
-Non, j'ai envie de découvrir ce bouchon dont tu m'as parlé.
-Bien, accepta un Edward réticent. Je vais me changer, mais tu ne te lèves pas tant que je ne suis pas revenu.
-Oui, chef ! Se moqua-t-elle.
-Bella, je t'en prie ! Laisse-moi prendre soin de toi !
-C'est bon ! Dépêche-toi ! Je t'attends ! Je ne bouge pas de ce lit !
-Tu crois sérieusement qu'en prononçant de telles paroles je vais m'éloigner de toi ? Questionna Edward, tout excité par ces dernières paroles.
-Oh ! Oui ! J'en suis sûre ! Je meurs de faim ! Rappela Bella. Lorsque je serai rassasiée, je te promets d'être prête pour assouvir tous tes besoins, toutes tes envies...
-J'espère bien, mon amour ! Murmura Edward d'une voix rauque avant de rejoindre la salle de bains.
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Notes auteur :
Comme je sais que certaines apprécient, voici encore un petit rappel historique sur certaines règles de conduite au volant :
+ La ceinture de sécurité est obligatoire en France :
-à l'avant hors agglomération depuis 1973
-à l'avant en agglomération et en secteur rural depuis 1979
-à l'arrière depuis 1990
Pour la dernière loi, personnellement, je m'en souviens bien. Avec ma fratrie, on n'aimait pas avoir la ceinture derrière (forcément, on n'avait aussi pas trop l'habitude), on ne se sentait plus libre à l'arrière (on ne pouvait plus passer d'une place à l'autre !). Du coup, le grand jeu, c'était de réussir à détacher notre ceinture sans que nos parents à l'avant s'en aperçoivent ou l'entendent à cause du clic ! Qu'est-ce qu'on a pu parier les uns contre les autres sur cela ! On était bien bête !
Aujourd'hui, j'imagine que cela doit être plus simple (et ancré dans les mœurs) puisque les mômes sont attachés dès leur sortie de la maternité, dans des nacelles, des cosy et autres sièges réhausseurs.
+ Quant à l'alcoolémie au volant, le premier seuil de 1,2 g d'alcool par litre de sang date de 1974. Il est ensuite abaissé à 0,8 g/l en 1983, puis 0,7 g/l en 1994 et enfin 0,5 g/l en 2003 (seuil actuel). Autant dire que la lutte contre l'alcool au volant est récente !
+ Les premières sanctions pénales (suspension et/ou suppression du permis de conduire, amende, peines d'emprisonnement) ne débutent qu'à partir de 1985. Donc James dans l'histoire ne peut être inquiété, ni être accusé d'homicide involontaire, comme ce serait le cas aujourd'hui.
Juste pour info (je ne le savais pas moi-même et j'ai trouvé cela fort surprenant !) : la loi qui interdit le vin dans les cantines pour les moins de 14 ans ne date que... de 1956 !
+ Et un petit rappel, actuel cette fois : l'éthylotest est obligatoire dans vos voitures à partir de la semaine prochaine ! Par contre, l'amende de 11 euros si vous ne l'avez pas dans votre voiture, ne sera mise en place qu'à partir du 1er octobre.
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Chapitre publié le 29 juin 2012
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Prochain chapitre : titre non défini à l'heure actuelle (même si le plan du chapitre est déjà entièrement prévu).
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Pour la publication du prochain chapitre, je ne peux vous garantir de délais. Il y a en effet deux possibilités :
-soit je suis rapide pour écrire le prochain chapitre et j'arrive à publier avant mon départ en vacances le 8 juillet,
-soit je n'en suis pas capable, et donc le prochain chapitre sera publié après mon retour de vacances, donc début août, je pense.
Sachez que je vais faire au mieux pour vous comme pour moi. Si vous avez une préférence, vous pouvez me la faire connaître, tout en sachant que je ferai au mieux pour satisfaire tout le monde.
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Encore une fois merci à toutes pour votre soutien et vos commentaires.
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Je vous souhaite à tous et à toutes un bel été ! (en espérant peut-être vous retrouver une dernière fois avant le 8 juillet)
Portez-vous bien !
À bientôt ! AliLouane
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