Un énorme merci à ma beta pour son merveilleux travail


Chapitre 21 – Don't Move

(Ne Bouge Pas)


BPOV

Pour le second matin de suite, j'ouvris les yeux pour voir la chambre d'Edward autour de moi et sentir son corps pelotonné contre moi. Je ne pouvais pas me souvenir de la dernière fois où je m'étais sentie si contente. Sa respiration était lente et régulière derrière moi, ce qui voulait dire qu'il était toujours profondément endormi. J'aimais le fait de savoir à quoi ressemblait sa respiration lorsqu'il dormait.

Hier… oh mon Dieu. J'arrivais difficilement à concevoir ce qui s'était passé hier. Nous avions à peine quitté ce lit. Je m'étais finalement aventurée dans la salle de bain d'Edward pour prendre une douche, mais cela n'avait pas pris longtemps à Edward pour me rejoindre, et puis ça avait été comme le lit, seulement debout (principalement) avec l'eau. Edward n'avait quitté la pièce que pour rencontrer Sam quand il nous avait apporté de la nourriture. Et ce n'était pas que du sexe, bien qu'il y en ait eu beaucoup. Nous avions parlé et ri et nous nous étions taquinés… j'avais même chanté pour lui quand il me l'avait demandé. Mon Dieu, j'étais déjà tellement éprise de lui.

Je plissai les yeux vers mon téléphone sur ma table de chevet. L'alarme bipait, c'est ce qui m'avait réveillée. Putain, j'avais une séance photo aujourd'hui. Eh bien, aussi parfaite qu'était notre petite bulle, je savais que nous allions devoir quitter cette pièce un jour ou l'autre. Je soupirai et essayai de réfléchir à comment je devais approcher la situation. Depuis une semaine que je logeais chez Edward, dans la chambre d'amis, j'avais fait des allées venues au rythme de mon emploi du temps, et depuis que nous étions dans la course aux Oscars, je n'avais pas vraiment à me demander s'il était approprié de revenir chez Edward chaque jour. Alice m'y emmenait de toute manière.

Mais maintenant que je n'avais pas d'autres raisons de rester là, et maintenant que j'étais plus qu'une invitée temporaire, et, eh bien… j'avais peur qu'en revenant cet après-midi après ma séance, à l'improviste, cela donne l'impression que j'étais trop présomptueuse, que j'avançais trop vite, me poussant dans sa vie, ou quelque chose dans le genre. Et s'il sentait que j'essayais de faire valoir mes droits sur lui comme s'il était ma possession, il pourrait paniquer. Merde… je n'avais aucune idée d'où nous en étions hors de ce lit et je n'avais aucune idée de comment aborder le sujet avec lui. J'étais terrible dans cette partie là, garder mon sang froid, prétendre que ça n'avait pas d'importance. Surtout quand j'étais désespérément amoureuse.

L'alarme se remit à sonner. Je devais bouger. Je commençai à me déplacer de sous le bras d'Edward jusqu'à ce qu'il s'enroule autour de ma taille et qu'il me tire étroitement contre son torse.

"Tu allais me laisser me réveiller seul pour le deuxième matin de suite ?" grogna-t-il dans mes cheveux. Mon Dieu que sa voix était sexy lorsqu'il venait de se réveiller. Je souris et me pelotonnai contre lui.

"Je dois y aller. Séance photo."

"Vraiment?" demanda-t-il avec une petite lueur d'intérêt. "Pour quoi ?"

"Couverture de CD, donc c'est important."

Il fut silencieux pendant un moment. Je pouvais presque l'entendre penser derrière moi.

"Ahh… Combien… à quelle heure penses-tu avoir fini ?"

"Um, je ne suis pas vraiment sûre. Probablement en fin d'après-midi." J'eus la sensation qu'il voulait s'assurer que j'allais bel et bien revenir, mais qu'il ne voulait pas me le demander de but-en blanc. Mais après je fus inquiète d'essayer de trop lire dans le ton de sa voix. Mais je décidai que j'avais besoin de savoir où diable j'allais cet après-midi, alors j'allais devoir prendre mon courage à deux mains et me et me jeter à l'eau. "Veux-tu… que je revienne ici ? Quand j'ai fini ?"

Il me roula légèrement dans ses bras pour que je puisse finalement voir son visage. Il arborait un énorme sourire. "Je veux que tu reviennes ici," dit-il doucement, avant de baisser son visage pour m'embrasser. C'était un baiser doux et tendre, mais dans ce qui devenait déjà une habitude pour nous, ça commençait à s'intensifier et ses mains se mirent à s'aventurer de délicieuse manière et je me retrouvai dans un sérieux danger de me pelotonner une nouvelle fois dans ce lit pour 24 nouvelles heures.

"Ahhh… Edward ? Je dois vraiment y aller," murmurai-je contre ses lèvres.

Un grognement sortit de sa gorge et il bougea vers mon cou. Ses mains remontèrent le long des mes côtes. Mes yeux commencèrent à se fermer, mes mains glissèrent lentement dans ses cheveux… Le rappel de l'alarme de mon portable se remit en route.

"Dois… y… aller," chuchotai-je.

Il soupira lourdement contre mon épaule avant de s'écarter de moi en roulant, juste assez pour me laisser me lever.

"Désolé, je ne peux simplement pas garder mes mains loin de toi," dit-il avec un sourire en coin.

"Je ne me plaignais pas vraiment," dis-je alors que je me penchais pour embrasser brièvement ses lèvres. Il tendit à nouveau le bras vers moi, mais je m'éloignai rapidement du lit avant qu'il ne puisse m'attraper et me plaquer. Il tomba de façon dramatique sur le lit et me lança une grimace alors que je me dirigeais vers la salle de bain. Je m'arrêtai à la porte pour le regarder par-dessus mon épaule. Mon Dieu. Il était parfait, allongé là comme ça, son corps en parti exposé, les bras relevés sur les côté, sa tête jetée en arrière sur l'oreiller. Mon corps entier s'enflamma de nouveau à cette simple vue de lui. C'était tout ce que je pouvais faire pour ne pas ramper vers le lit pour être avec lui et rester là.

Il rétrécit légèrement ses yeux.

"Qu'est-ce qu'il y a ?"

Je secouai ma tête et tentai de sourire, pour chasser le désir qui courait à travers moi juste en le regardant.

"Je promets," dis-je, "lorsque je serai de retour, je veux tes mains partout sur moi. Et je vais mettre les miennes partout sur toi.

Il me lança un demi-sourire malicieux. "Je compte bien te faire tenir ta promesse."

=FI=

"Isabella, chérie, baisse ton menton d'un iota… oui… et maintenant lève les yeux… oui… et regarde par là," Demetri, le photographe, se remit derrière son appareil photo dès qu'il m'eut mise comme il le voulait. Je me tins immobile et respirai lentement.

"Jasper, penche-toi un peu plus contre son dos… oui. Emmett, avance légèrement ta main… non, ton autre main. Maintenant, bouge-la vers la droite… non, l'autre droite."

Maintenant, nous retînmes tous notre souffle sans bouger. L'obturateur se mit en route un million de fois, faisant de drôles de sons.

Puis Demetri me bougea infinitésimalement et puis tout recommença une fois de plus.

"Alors, Bells…" murmura Emmett, essayant de ne pas bouger ses lèvres. "C'était comment les Oscars?"

Cela semblait être une question innocente, mais pas si je me fiais au ton de sa voix. C'était lourd de sens.

"Bien," retournai-je catégoriquement. "Long."

"Ne bougez pas vos lèvres !" aboya Demetri.

Nous fûmes silencieux pendant un instant, posant immobiles et sans respirer.

"D'accord," dit Demetri, "Je voudrais en faire quelques unes des filles. Messieurs, si vous voulez bien vous en aller ?"

Jasper et Emmett expirèrent joyeusement et se dirigèrent vers la table pleine de nourriture sans se plaindre. Oh, combien je les enviais. J'avais passé deux heures en coiffure et maquillage avant même que ça commence et nous faisions la partie 'prise des photos' depuis presque trois heures maintenant. C'était fastidieux et incroyablement ennuyeux.

Demetri passa quelques minutes à nous installer Rose et moi comme il le voulait pour les photos. Rose était sur le sol, ses jambes pliées devant elle. J'étais assise sur une boîte derrière elle, mes bras enroulés autour d'elle et mon menton posé sur son épaule. Et dans ce t-shirt déchiré qu'ils appelaient une robe, que m'avait fait mettre le styliste, mes jambes étaient entièrement nues de chaque côté d'elle, la robe remontée jusqu'à mes hanches. Le truc tout entier était un peu trop "saphique" à mon goût, mais Jasper et Emmett nous faisaient des signes de l'autre côté de la pièce, sifflants et prenant des photos avec leurs portables, appréciant manifestement le spectacle. Considérant qu'ils étaient liés à nous par le sang, c'était hautement inapproprié et dégoûtant, mais également amusant. Finalement, ils furent plus intéressés par les éclairs au chocolat qu'ils ne l'étaient par nous et ils se détournèrent.

Nous nous détendîmes pendant une minute tandis que Demetri ajustait son équipement et changeait d'appareil photo.

"Alors ?" chuchota Rose.

"Quoi ?"

"Crache."

"Crache quoi ?"

"Quoi ! Tu crois que je ne peux pas le voir ? Je veux dire, même si tu n'avais pas disparu de la surface de la terre depuis le milieu des Oscars, je serais toujours en mesure de le dire juste en te regardant !"

"Rose ! Comment peux-tu le voir ?"

Elle haussa les épaules. "Je ne sais pas. Tu as su à la minute où Em et moi l'avons fait."

D'accord, elle avait raison, c'était le cas.

"Et en plus," continua-t-elle. "J'ai regardé cette maquilleuse passer une demi-heure ce matin à couvrir les traces de morsures sur ton cou."

Je jure avoir senti le rougissement jusqu'au bout de mes doigts. Cela s'aggrava quand Demetri aboya, "Isabella est toute rose ! Maquillage ! Arrangez-la !"

La maquilleuse apparut consciencieusement à mes côtés, poudre en main pour arranger ce qu'aucun maquillage ne pouvait soigner, mais cela m'apporta un peu de repos. Elle disparut rapidement du champ et Demetri se remit à s'agiter.

"Tu ne réponds pas à la question," dit Rose doucement.

"Alors… oui."

"Toi et lui ?"

"Oui."

"… Et ?"

"Mesdames ! Pourriez-vous retourner à vos poses, s'il vous plait ?" interrompit Demetri. Nous fîmes comme demandé et nous fûmes silencieuses pendant un moment. Demetri ajusta, s'agita et prit un million de photos.

"Incroyable," chuchotai-je.

"Quoi ?"

"Lui. Nous. Incroyable."

"Mesdames ! Les lèvres !"

Nous nous tûmes, mais Rose ne pouvait pas se contenir.

"Incroyable à quel point ?"

"Incroyable genre les mystères de l'univers révélés."

"LES LEVRES !"

Je levai les yeux au ciel mais fermai ma bouche et pris la pose et plusieurs minutes passèrent dans le silence.

"C'était juste l'autre nuit ? Après la soirée ?" murmura Rose, les yeux sur l'objectif de Demetri.

Je ne répondis pas tout de suite, j'attendis que Demetri s'arrête pour ajuster une lumière.

"Rose, nous ne sommes pas sorti du lit jusqu'à ce matin."

Rose fut silencieuse alors que l'obturateur cliquait un millier de fois sur nos visages.

"Putain de merde," chuchota-t-elle finalement.

"Ouais."

Demetri semblait fatigué de nous dire de nous taire. "D'accord, messieurs, c'est à vous. Mesdames, prenez une pose."

Je me redressai, soulagée, et m'étirai, en équilibre précaire sur mes talons hauts, qui étaient en réalité juste un talon aiguille avec une semelle et quelques petites lanières pour les maintenir à mes pieds. Je tapai le derrière de la tête d'Emmett alors que lui et Jasper passaient devant nous pour prendre nos places.

"C'est dégueu de siffler sa cousine," crachai-je. Puis je pointai un doigt sévère vers Jasper. "Et ça l'est encore plus quand c'est ta sœur jumelle."

"Oh, allez," protesta Emmett avec espièglerie. "Ça t'a fait te sentir jolie, admets-le."

"Dégueu, Em. Simplement dégueu," dis-je, mais je souriais.

"Messieurs ? Aujourd'hui ?" Demetri chouinait.

Rose et moi prîmes des boissons à la table et passâmes quelques minutes à nous moquer des garçons alors qu'ils prenaient la pose et lançaient des regards sexys vers l'objectif. Mon Dieu, pourvu que nous n'ayons pas eu l'air aussi ridicule à l'instant.

"Merde, Emmett est canon," soupira Rose.

Je fronçai le nez mais ne dis rien.

"Alors," elle fut de retour sur la cible, comme un missile avec tête chercheuse, "qu'est-ce qui se passe entre vous deux maintenant ?"

Je soupirai, "Je n'en ai aucune idée."

"Est-ce que vous êtes un couple maintenant ? Pour de vrai ?"

Je soupirai et baissai les yeux vers mes mains. C'était la question à un million de dollars.

"Je ne sais pas," répondis-je, haussant les épaules. "Parfois, ça donne vraiment l'impression que nous en sommes un. Mais c'est Edward et Edward n'a pas de petites amies. C'est ce que tout le monde dit. Alors j'essaye de ne présumer de rien."

"Alors, quoi… tu vas juste flotter dans cet état de déni ?" La voix de Rose était légèrement plus tranchante.

Je soupirai lourdement. "Rose, je sais ce qu'est Edward et ce qu'il n'est pas. Je suis entrée dans cette histoire avec mes yeux grands ouverts. Il ne m'a rien promis et je n'attends rien. Je veux juste être avec lui et en profiter, pour aussi longtemps que je peux. Je vais essayer de ne pas penser à plus loin qu'aujourd'hui."

"Et quand c'est fini ? Et qu'il passe à autre chose ?"

"Je m'en remettrai et continuerai. Écoute, Rose, je sais que c'est la chose la plus stupide que j'ai jamais faite, et je n'ai jamais été cette fille, celle qui fait tous les mauvais choix. Je ne peux pas m'en empêcher. Je ne peux pas rester loin de lui. J'ai vraiment essayé."

Elle passa son bras autour de mon épaule et la pressa, "Je sais, Bell. Tu n'as jamais été cette fille. Et je comprends vraiment. Je joue juste l'avocat du diable, je veux juste que tu sois sûre de ce dans quoi tu t'embarques. Mais peu importe ce que tu fais, tu sais que je suis cool, n'est-ce pas ?"

"Ouais, je sais, Rose. Et c'est pour ça que je t'aime."

"Alors, tu reste toujours là-bas ?"

"Oui. J'ai pensé ce matin que peut-être je ne devrais pas. Je ne sais pas, je ne voulais pas être présomptueuse et j'avais peur qu'il trouve ça bizarre. Mais ce matin il a dit qu'il voulait que je revienne aujourd'hui. Alors j'y retourne, pour l'instant. Je veux dire, je ne peux pas encore rester chez moi de toute manière."

"Tu sais que tu pourrais rester avec nous," lança Rose.

"Ouais, mais les médias viennent avec moi. Et les gens ne sont pas supposés être au courant de toi et Em, souviens-toi ?"

"Exact. Je n'avais pas pensé à ça. Tu pourrais rester avec Jazz."

"Et puis TMZ va mettre en ligne des photos de moi quittant la maison de Jazz le matin quand je suis supposée sortir avec Edward. Alors non. C'est bon, Rose. Je veux être avec lui."

Rose me lança un long regard, son anxiété apparente sur son visage.

"Essaye juste de prendre soin de toi, chérie."

"Je vais essayer," dis-je, presque en chuchotant. Mais je savais qu'il n'y avait aucun moyen pour que je me protège dans cette histoire. C'était trop tard et j'étais beaucoup trop impliquée.

=FI=

Rose et moi nous tortillions pour sortir des derniers ensembles petits et ridicules lorsque Jasper passa sa tête dans l'entrebâillement de la porte de la loge.

"Jazz ! Sors putain !" cria Rose, lançant sa robe sur sa tête.

"Ferme-la, Rose. Comme si je n'avais pas tout vu avant. Dépêchez-vous, les filles, Félix du label est là et il veut nous parler."

Rose leva les yeux au ciel, mais nous remîmes rapidement nos vêtements et nous dirigeâmes vers le salon juste après le studio. Emmett et Jasper étaient déjà là avec Félix. Nous avions une rotation de jeunes mecs branchés du label pour s'occuper de nous. Félix était un peu plus normal que certains des autres. Il était probablement sur la fin de la vingtaine, mais il s'habillait comme un skateur de 19 ans avec ironiquement des lunettes à montures noires ringardes et ses cheveux noirs en une coupe de cheveux emo stupide qui faisait bien trop jeune pour lui.

"Hey, les enfants !" nous salua-t-il. Il nous appelait toujours "les enfants" même si au maximum il avait 5 ans de plus que nous. "J'ai de grandes nouvelles pour vous."

Rose s'assit sur l'accoudoir du canapé à côté d'Emmett et je bougeai pour me tenir derrière Jasper.

"C'est quoi l'histoire ?" demanda Jasper.

"Eh bien, avec toute… ah, l'attention… que Bella vous a apportée, le label a décidé d'avancer la date de lancement de l'album de quelques semaines."

Jasper exhala à travers ses dents et frotta sa nuque. "Mais nous n'avons pas fini avec le studio."

Félix agita sa main avec dédain. "Vous y êtes presque. Butch dit que ça avance bien et que vous pouvez finir vite. C'est un peu serré avec la nouvelle date de lancement, mais nous devrions être en mesure de le faire. Nous le devons, parce qu'il y a plus."

"Quoi d'autre ?" demanda Emmett.

"Vous partez en tournée. Bientôt."

L'annonce de Félix, pour laquelle il était clairement excité, rencontra un long moment de silence de notre côté.

"Mais…" commençai-je finalement. "Je croyais que nous n'étions prévus pour démarrer la tournée que dans trois mois."

"C'était avant que nous avancions la date de lancement. Et vous jouerez toujours sur ces dates. Nous avons seulement ajouté une espèce de mini tournée pour coïncider avec le lancement de l'album. Dix cités majeures, quelques dates dans chaque. Pour aiguiser l'appétit, si vous voulez."

"Ou tirer profit." Les mots furent hors de ma bouche avant que je réalise les avoir dit.

Félix me fixa un moment avant de répondre, "Eh bien, Bella, c'était le but de ta relation avec Cullen, souviens-toi ? Et ça marche. Bien sûr qu'on va en tirer profit. C'était ce que l'on fait."

Je serrai la mâchoire et essayai de ne pas exploser. Je détestais ça, ces étrangers réfléchissant quelque part dans des bureaux sur les meilleurs moyens d'exploiter ce qui se passait entre moi et Edward. Surtout maintenant qu'il se passait tellement plus de choses. Ça me faisait me sentir sale, et rendait bon marché tout ce qui se passait entre nous.

Je hochai la tête, laconique, "Bien sûr."

"C'est un problème pour toi ?" demanda-t-il, avec un léger tranchant dans la voix qui n'était pas là avant.

Rose tendit le bras et attrapa ma main, me la serrant.

"Non. Pas de problème," dis-je fermement. "Alors quand partons-nous ?"

"Dans trois semaines."

"Quoi ?" répondîmes Jasper et moi à l'unisson.

"On aurait aimé vous envoyer plus tôt mais le côté logistique était trop difficile à arranger. Vous devez finir l'album, répéter le nouveau spectacle…"

"On doit préparer tout un nouveau spectacle en trois semaines ?" demanda Emmett, horrifié.

"On quitte la ville si vite ?" demanda Jasper. Je savais à quoi il pensait, parce que je pensais la même chose. Il s'interrogeait pour Alice. Je faisais de même pour Edward.

"Vous aurez des jours de repos entre les villes, assez de temps pour revenir à LA si vous voulez," dit Félix rapidement. "Il y aura plein de promotion à faire, et on arrangera ça au niveau des dates de la tournée."

"Mais quand même, un nouveau spectacle en trois semaines ? En plus de finir l'album ?" Maintenant c'était au tour de Jasper de paniquer par rapport aux évènements.

Félix fit ce qu'il croyait être son sourire le plus séduisant. "Beaucoup de travail à faire, les enfants ! Vous commencez les répétitions demain, les soirs après avoir fini au studio."

Je m'enfonçai dans le canapé à côté d'Emmett. Félix donna une tape sur l'épaule de Jasper avant de partir pour discuter avec Demetri.

J'appuyai ma tête contre le canapé et fixai le plafond. Trois semaines ? Nous partions en tournée dans trois semaines. Edward et moi venions juste de commencer et maintenant je quittais la ville. Qu'allait-il nous arriver ? Y avait-il un 'nous' en fait ? C'était complètement ridicule d'espérer qu'il veuille continuer ça dans une espèce de situation longue distance. Alors quoi ? Je partirais en tournée et je n'entendrais plus jamais parler de lui. Cette pensée me rendait malade.

Je savais qu'en entrant dans cette histoire je prendrais le temps qu'Edward me permettrait d'avoir et ne demanderais pas plus. Mais j'avais vraiment espéré beaucoup plus que trois semaines.


Merci à tous pour vos reviews et pour votre patience.

Je vais essayer poster un nouveau chapitre dans deux semaines mais je ne vous promets rien. En attendant, pensez à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre. ;D