Hey! Non ce n'est pas une illusion. Après mûre réflexion me revoilà parmi vous avec un nouveau chapitre. Disons que je m'excuse pour cette annonce longue durée. Et pardonnez-moi d'avance pour cette fin.
Déjà je vous remercie toutes pour celles qui ont pu reviewer, et celles qui n'ont pas pu et qui m'ont quand même contacter par mp ! Apparemment il y a eut des problèmes. Enfin Bref si ça se reproduit, n'hésitez pas à laisser en anonymes au lieu de vous casser la tête à m'envoyer un mp, je répondrais sur le chapitre...
Merci donc à toutes,j'ai préféré poster que laisser ce chapitre dans mon tiroir du coup je n'ai pas répondu. Néanmoins c'est vos reviews qui m'ont convaincue. En particulier toi NewFairytale! Comment vas-tu depuis le temps?
Je remercie comme il se doit mes fidèles amooours !
Tout appartient à vous savez qui!
Bisous, F'.
Chapitre 19:
"Un mensonge ne peut jamais être effacé. Même la vérité n'y suffit pas". –Paul Auster.
Lundi. Mardi. Mercredi. Jeudi. Vendredi. Cinq jours. 120 heures. 7200 minutes. 432 000 secondes.
Voilà, cela représentait la deuxième semaine de cours depuis le bal. Ce n'était pas énorme au vu de la vie de dix-neuf longues années que j'avais à mon actif.
Pourtant c'était comme un supplice. Lundi et mardi avaient été un supplice.
Mon équilibre devenait de plus en plus précaire, et je commençai à me demander s'il ne fallait pas que je consulte. De plus ma première blessure, cette épaule s'était aggravée avec une chute de plus et on avait préféré me la bander. La catastrophe.
En deux jours, un certain nombre de choses avaient changé.
En tout premier lieu, j'avais comme un poids en moins depuis que j'avais accordé sa chance à Edward, comme si je m'offrais un répit personnel. C'était agréable et pourtant éphémère. Le gout amer ne se dissipait pas.
Edward était devenu invisible, apparemment il ne trainait plus avec cette bande étrange. J'étais heureuse et rassurée, il n'était plus eux. Il avait été idiot mais seul il s'était rendu compte qu'il valait mieux que tout cela. La chaleur qui se propagea en moi me confirma une chose à laquelle je m'étais faite. J'étais fière de lui.
Pour autant, je n'étais pas encore totalement prête à l'affronter. J'avais tellement honte. Et ma fierté refusait de se tarir, de se taire. Elle me criait que je devais encore lui en vouloir. Il ne méritait pas mon pardon, pas encore. Je lui avais parlé de tout. Et je n'avais rien vu de ses mensonges, de ses cachoteries. Et ces fustigations ne me menaient qu'à une même phrase. J'étais une idiote.
Je soupirai et me rendis à l'évidence … j'étais dans un combat intérieur puissant. Mon cœur ou ma raison.
C'était un peu cliché, mais tellement vrai. Mon esprit était partagé, qui devait-il écouté ? Pourquoi refuser le pardon à Edward ? Pourquoi le lui accorder ?
Je fus coupée dans mes retranchements par un sms de Jasper. C'était étrange de sa part. J'ignorais même qu'il avait mon numéro.
« Bella, quand je rentrerais, nous aurons une petite discussion. »
Jasper et pour le peu que je le connaissais aimait faire dans le suspicieux, le flou, l'attente, le sadisme. Cette phrase me tortura longtemps, puis comme leurs derniers avertissements elle se volatilisa au profit d'Edward.
Effectivement lundi soir Alice, Rosalie et Angela avaient insisté sur le fait que je devais « faire gaffe à mes fesses ». Au début, je n'avais pas compris, puis elles m'avaient expliquée que les anciens amis d'Edward étaient presque dangereux et que je devais m'en méfier.
Bien évidemment une multitude de questions me vint mais elles durent raccrocher. Ensuite je me rendis compte que leurs mises-en-garde n'avaient fait que confirmer mes doutes et que je n'avais aucun projet d'amitié avec aucun d'entre eux.
Je naviguai dans l'université.
En effet, je cherchai activement une salle libre et vide où je pourrais m'arrêter pour travailler un peu lorsque j'entendis un bruit bizarre. Ca m'interpella, d'habitude je n'avais pas à faire à énormément de bruit de ce coté de la faculté.
Je m'avançai doucement et je vis une fille de l'échange… Emily ? S'approchait félinement d'Edward. J'entendais juste le timbre suave et horripilent de sa voix sans en comprendre le sens. Effectivement, la jalousie bâtait dans mes tempes. Je serrais les poings alors qu'elle se plaçait à califourchon sur lui.
Fuck ! Rageai-je intérieurement. Pourquoi étais-je si touchée ? Edward n'avait jamais caché son intérêt plus que développé pour les femmes.
Je me détournai et repris mes recherches. Je serrai les dents et serrai dans un geste machinale ma queue de cheval.
Double merde !
Je n'avais rien vu, non rien du tout, il ne s'était rien passé. Finalement j'abandonnais, sentant tout effort vain à l'image d'Edward à l'intérieur d'une autre femme que moi. Cette idée me tordit le ventre. Je rentrai et sans un bruit me jetais sur le lit.
Déprime, déprime, déprime.
Mercredi arriva enfin, je devais rendre mon étude de cas et comme à mon habitude je courrais dans l'université, un peu dépassée par tout ce que j'avais à faire. Le moment Edward était enfin passé. J'avais toujours ce gout amer mais il me semblait que c'était naturel. Je l'espérais en tout cas.
J'arrivais essoufflée dans mon cours et ma journée se passa rapidement.
Lorsque ma dernière heure sonna, je sortis et alors que je me dirigeais vers la chambre d'Angela quand je fus plaquée contre un mur. Et je me souvins de notre semaine d'abstinence et la manière dont il m'avait plaqué sur le mur « angle mort »
J'allais rejoindre mon cours de droit, celui où j'avais déjà effectué la moitié du programme quand je sentis deux mains fermes me prendre par les épaules et me coller contre le mur qu'on appelait « angle mort » car mis-à-part si on se mettait devant, on ne pouvait pas le voir.
-Alors tu m'évites ? Dit-il, sa tête dans mon cou, humant mon odeur.
-Non.
-Oh si, tu es rentrée à la chambre très tard, je dormais déjà et tu es partie avant que je me lève.
J'avais du mal à réfléchir car il m'embrassait dans le cou, de ses petits baisers mouillés qui m'enflammaient. D'ailleurs il le savait et en profitait.
Courage Bella, ne faiblis pas ! Je le repoussais.
-Non, non, tu sais et te souviens de ce que je t'ai dit hier.
Il soupira, son souffle enflammant ma peau.
-Je m'en fiche. Je te veux toi, là maintenant.
-Non ? Pourquoi ça sonnait comme une question alors que je voulais que ça sonne comme une obligation. Parce que je ne voulais ... non je le voulais moi aussi. Je voulais sentir ses lèvres, sa langue, son corps...
-Pourquoi ça sonne comme une question ?
-Aucune idée mais c'est tout, je vais en cours. Je me dégageai brusquement.
Il m'attrapa le bras. Il avait un air si frustré, qu'il était encore plus sexy. Mon dieu, donnez moi la force de tenir. Il avait l'air si dépité. Le pauvre. Désormais, je culpabilisais.
-Pourquoi ?
« Parce que je t'aime. »
-Parce que tu t'es moqué de moi ! Je lui envoyai un baiser et me retournai.
Nous étions insouciants presque heureux. Cette fois-y, je le repoussai aussi. Mais beaucoup plus durement, mon cœur me hurlait d'accepter son étreinte, était avide de sentir son souffle dans mon cou, de le sentir m'embrasser. Mais il y avait la souffrance de savoir qu'il m'avait mentie sur son identité fictive. Oh, il y avait aussi le fait qu'il se soit tapé Emily, mais je ne l'avouerais pas ici.
-Bella… Souffla-t-il. Je posai mes mains sur son torse, voulant plus de distance entre nous. Il attrapa mes mains et avant que je ne réagisse, elles étaient bloquées dans l'étau des siennes, au dessus de ma tête. Je déglutissais alors que son visage était prêt du mien, ses yeux verts égarés partout sur mon visage.
Je finis par relever le menton.
-Quoi ?
-Tu m'avais promis un rendez-vous. J'hésitai. Vérité ? Mensonge ? Vérité ? Mensonge ?
Toute vérité est bonne à dire.
-Edward. Son prénom roulant sur ma langue m'électrisa. Ses yeux se fermèrent et il souffla.
-J'aime tellement quand…
-Edward… Comme un souffle apaisant sortit de sa gorge. Edward, stop. Il rouvrit les yeux et la plénitude laissa place à du regret. Il secoua la tête et me relâcha.
-Je veux…
-Peu m'importe, je ne suis pas prête je le croyais mais ce n'est pas le cas. Il hocha la tête, la blessure du cœur qu'on piétine et qui se retrouve dans l'estomac me provoqua une grimace.
Je détestais qu'il souffre. Mais j'avais souffert de lui, à lui de souffrir de moi, non ?
Je me dégageai et fis un pas vers lui, il ne bougea pas. Je m'approchai juste au dessus de son torse et pris une profonde inspiration, remplissant mes yeux de larmes et de son odeur si envoutante.
Je m'en voulais tellement, mais je ne pouvais pas, je finis par me déplacer et pris la direction du couloir. En me dégageant, j'heurtai son épaule et je reconnus le léger frisson électrisant. Je continuai mon chemin, son regard sur ma nuque, luttant pour ne pas y retourner…
L'amour était bel et bien là.
Je traversai les longs jardins voulant profiter de la chaleur encore présente aujourd'hui, je devais m'aérer l'esprit. Je traversais le terrain quand je sentis une douleur dans mon mollet qui fit céder mes jambes. Alors que je tombais sur les genoux, j'entendis cette voix suave et horripilante.
Un reniflement mauvais alors qu'elle me dévisageait.
-Qu'est-ce que tu fous sur la trajectoire ?
Emily.
-Il n'y a pas encore de zone qui vous est réservée, dis-je en me relevant. Elle fit un bruit qui ressembla vaguement à un claquement de langue alors que je continuais mon chemin. Je décidais de rentrer, j'avais beaucoup d'égratignures sur les genoux, ayant opté pour une jupe.
Les jours passèrent tranquillement si on excluait ma maladresse qui m'avait fait prendre une porte, chuter, tomber, renverser.
Vendredi pointa le bout de son nez, et ma semaine était finit ! Plus longtemps avant le retour de la troupe.
J'étais heureuse, ils me manquaient tous cruellement. J'avais hâte de retrouver Alice et ses idées farfelues, Angela et notre rencontre matinale au Starbucks, Rosalie et Jasper. Mais surtout mon frère, je voulais sentir ses bras autour de moi, son étreinte d'ours. Le voir rire et me dire que la vie n'était pas si triste.
Je décidai, dans ma solitude perpétuelle, de m'assoir dans un café du campus.
Je passai la porte de cet endroit chaleureux dans un petit « ding ». Je pris place au fond de la pièce et la serveuse me demanda ce que je voulais. Je commandais juste un soda, la chaleur m'empêchant de boire quelque chose de chaud.
Je décidais d'avancer mes cours et me mis à travailler. Le café se remplissait et se vidait et finalement, comme si mon corps le savait, je me sentis bizarre. Je relevai les yeux et tombai sur deux émeraudes. Il me regardait, désolé. Il s'avança et je vis ses cheveux bougés au rythme de sa démarche, ses yeux tristes et ses cernes, ses poings serraient comme s'il avait pris son courage à deux mains.
J'ouvrai légèrement la bouche, cherchant désespérément l'air. Il arriva et s'assit.
Je cherchai dans ses yeux une raison à sa venue. Je ne l'avais pas vu depuis mercredi, mais je n'avais pas oublié le fait que je ne pouvais pas encore « aller de l'avant ».
J'optai pour la froideur.
-Qu'est-ce tu veux ?
-Je veux qu'on parle !
-Je pensais avoir dit que je ne voulais pas…
-Et pour une fois on pourrait faire ce que moi je veux ! Nous nous affrontions du regard.
-J'ai compris Edward, tu t'es foutu de moi, je m'en suis remise… Il s'approcha. Juste maintenant reste loin de moi. Il s'avança de nouveau, et je le stoppai d'un geste de la main. S'il te plait. Je commençai à ramasser mes affaires et me lever.
-Y'a pas de s'il te plait qui tienne, on doit parler, alors tu vas poser ton cul sur cette putain de chaise de café et tu vas m'écouter, est-ce clair ? Il avait l'air particulièrement en pétard. Il s'était levé, soulevé par la rage… à mon égard ?
Pourquoi résister ? Au plus profond de moi, je voulais savoir ce qu'il avait à me dire. Je voulais le comprendre. Je voulais lui accorder cette chance.
-Tu as dix minutes. Lui lançais-je mauvaise. Il souffla et se rassit en même temps que moi.
-OK. Ecoute Bella, je pense qu'il faut qu'on parte du début. Mais je ne pense pas que tu m'expliqueras pourquoi tu m'as détestée dés l'instant où tu m'as vue… Je le regardais, il était beau, mais j'haussai juste les épaules.
-Quand je me suis inscrit, Stanley m'a tout de suite reconnu, en même temps c'était tellement simple, il n'y a que toi… qui. La fureur hurlait dans mon corps.
-T'insinues que je suis conne, ou pas assez intelligente pour m'en rendre compte, quoi EAC ça parait logique pour toutes tes groupies ! Excuse-moi de pas te lécher le cul hein ! Surtout Edward, P.A.R.D.O.N.N.E-MOI.
-Doucement, calme, ce que je voulais dire…
-Je me calme si je veux, si j'ai envie de faire un scandale je fais un scandale, après tout toi t'avais envie de me prendre pour une conne, et personne ne t'as demandé de te la fermer.
-Je ne vois pas le rapport, surtout que je ne t'ai pas prise pour une conne, tu le saurais, si tu me laissais en placer une.
-Mais c'est toujours toi qui parle, tes raisons Edward, je m'en fous comme du premier président de l'Ile Morpion Island !
-Elle dépend de l'État de Saint-Vincent-et-les Grenadines.
-Quoi ?
-La plus petite ile du monde n'est pas indépendante…
-Mais je m'en fouuus ! Hurlais-je presque. Heureusement qu'il n'y avait personne a cette heure-ci. Les larmes montèrent. Je voudrais que tu comprennes, la façon dont ça m'a fait mal, comment je me suis sentie trahie. Toute excessivité dans cette histoire est justifiée, la première fois Edward ! La toute première en dix-neuf ans que j'ouvre mon cœur, que je laisse un homme autre que mon frère y entrer. J'ai attendu Edward, ça fait deux ans que je t'aime désespérément, je t'ai tout donné, ma confiance, mon amour, mes pensées, mes actes, comme si tu dirigeais mon univers, t'étais mon centre, c'est peut-être pathétique, et je me rends compte que ça sonne fleur-bleue mais c'est la vérité. La stricte et triste vérité. Et tout ça pour que tu brises tout ça, en me mentant, en essayant de me manipuler, je me suis sentie trahie, je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi tu t'ais plu à me faire souffrir, pourquoi tu me l'as caché. Comment si tu tiens juste un peu à moi, comment t'as pu me faire vivre ça ?
-Parce que je ne voulais pas te perdre à ce moment-là Bella. Je… Laisse-moi t'expliquer. Je levais la main droite et je me fis mal, foutue épaule, foutu plâtre, foutu Edward !
-Tu crois que tu peux juste débarquer, m'intimer de m'assoir et attendre que je t'écoute sans rien dire, je fronçais les sourcils, tu le ferais toi ? T'écouterais la femme qui t'a brisé le cœur ? Il s'est écoulé deux semaines Edward ! Deux semaines ! Comment ? Maintenant que t'as bien profité de toutes les filles faciles du lycée, tu penses que tu peux revenir me parler et t'expliquer. Ou bien les remords font enfin surface ?
-Tu ne m'as pas permis de m'expliquer avant.
-C'est la meilleure, j'aurais du, MOI, t'attendre, et te demander en larmes, de t'expliquer, vas-y Edward, maintenant que je suis en larmes, Explique-toi ! Criais-je.
Il s'approcha de moi et essuya à l'aide de son pouce les larmes de ma joue droite. Je frissonnais et il fermait les yeux un dixième de secondes.
-Je m'appelais EAC&Co Bella, je m'appelais pas LeMecMystè Bella ! Réveille-toi ! Comment tu as pu louper ça ? EAC Bella, nom de dieu ! Edward Anthony Cullen, je ne peux pas croire que tu n'ais pas pu t'en rendre compte !
La fierté, l'orgueil, la tristesse, appelez-ça comme vous le désirez, il n'empêche, je dégageai ma joue, en colère.
-Parce que c'est ma faute ! Tu essaies de me rendre coupable d'être seulement naïve ! De penser que c'est IMPOSSIBLE, que le meilleur ami de mon frère qui peut avoir TOUTES les filles de la fac, qui a des amis à gogo, éprouve le besoin de s'inscrire sur le chat universitaire ! Tu me reproches ça !
-C'est pas ce que je voulais dire. Je me levais d'un bon.
-C'est ça le problème avec toi Edward, tu sais jamais ce que tu veux dire et quand tu parles c'est jamais ce que tu voulais dire !
-Tu crois que c'est facile peut-être d'ouvrir son cœur comme ça ? On n'est pas tous aussi courageux que la grande et courageuse Bella.
-Il n'y a pas besoin d'être courageux, il faut juste être loyal. Je le coupais avant qu'il réponde. D'abord avec soi-même et ensuite avec les autres…
-Tu crois que tu peux te permettre de me faire la morale, tu crois que je ne souffre pas assez peut-être, tu crois que cette situation me plaît ? Tu crois que c'était facile, d'enfin voir que tu ne me détestais plus et de savoir en même temps que tu te confiais à moi à travers ce chat sans concession. Bien, j'ai été trouillard mais je voulais garder cette complicité, c'était peut-être égoïste, mais c'était comme ça, je ne voulais pas que tu cesses de t'adresser à moi, ni que tu ne sois plus cette fille du chat. Tu m'as fait craquée de par ta personnalité, la vraie. Mais je l'ai découvert seulement à travers ce chat. Bien sur que j'ai essayé de te faire comprendre, j'utilisais les mêmes mots, je t'envoyais des signaux, et pire que tout, j'essayais de créer la même complicité qu'il y avait entre nous dans la vie réelle, mais Jamais Bella, jamais, tu m'as ouvert ton cœur comme tu te le permettais avec l'internaute que j'étais. Et j'avais mes peurs qui grandissaient plus le temps passait et plus je savais que tu aurais du mal à me pardonner. Puis il y a eu le retour de mes amis du lycée. J'ai jamais été quelqu'un de respectable, à une période je sautais sur tout ce qui bougeait, je mentais. Mais au lycée, j'étais pire, j'ai fumé, volé, bu, j'ai menti, j'ai fréquenté les mauvaises personnes, et je n'avais pas envie que tu sois au courant de tout ça ! Pas parce que je ne te mériterais pas, non j'accepte mon passé, il n'empêche que j'en ai honte et que je préfèrerais l'oublier. Mais ils sont encore là pour une semaine, et ils me gâchent la vie, je me sens replongée comme avant, et c'est juste le fait de me dire que je ne veux pas décevoir mes amis actuels, qui fait que je ne deviens pas l'ordure que j'ai été. Et ton frère fait parti de mes amis actuels.
-Et moi dans tout ça ? J'étais stoïque, debout devant lui. J'étais juste la brune que t'avais pas encore sauté.
-T'étais ma fascination Bella, j'ai été fasciné par toi toute entière, c'était avant cette histoire de chat. Je voulais tenter, t'étais une tentation à toi toute seule. Mais j'étais plein d'hésitation : la sœur de mon meilleur ami, je ne voulais pas tout gâcher, entre lui et moi. Puis y'a eu ce chat, puis ton esprit, ton sens de l'humour, ta façon d'être, tout ça m'a révélé à quel point t'étais fantastique. Et quand t'as enfin daigné dire mon prénom la première journée à la fac, ce lundi, bah c'était un peu …
-Tais-toi ! Juste tais-toi.
-Quoi ? Je… Je le coupais de nouveau.
-Ecoute Edward…
-Pour une putain de fois Bella, arrête. Laisse-moi finir.
Je le regardais, pleurant à chaudes larmes.
-Je… Tu ne comprends pas tout ce que je ressens pour toi. Tu me fais de longs discours de moralistes. Mais j'adorais que ce soit toi qui ait tout découvert en premier ! Juste pour voir si aussi courageuse que tu es, t'aurais eu le courage de venir me voir, téléphone à la main, sourire aux lèvres et me déballer tout ça. La vérité c'est que je voulais te garder prés de moi, et tu n'as jamais été aussi proche de moi qu'à travers nos téléphones. C'est con, tu vois ! Aujourd'hui j'ai honte. Il y avait aucun mensonge dans tout ça, je ne voulais pas te cacher quoique ce soit, je voulais… je voulais juste te garder.
Je le regardais alors qu'il était à bout de souffle. Nos yeux étaient ancrés et j'étais tétanisée, les larmes ravageant mes joues, le souffle erratique.
Il me suppliait de répondre, et toutes ses phrases passaient devant mes yeux, résonnaient dans mes oreilles.
Tu ne comprends pas tout ce que je ressens pour toi
Non effectivement, je ne savais pas, mais je savais ce que moi je ressentais pour lui.
T'aurais eu le courage de venir me voir, téléphone à la main, sourire aux lèvres et me déballer tout ça.
Non, effectivement, je ne l'aurais pas eu.
La vérité c'est que je voulais te garder prés de moi, et tu n'as jamais été aussi proche de moi qu'à travers nos téléphones.
Non effectivement, mais est-ce que la vérité valait un mensonge ?
Je voulais juste te garder.
Je voulais juste te garder.
Je voulais juste te garder.
« Et moi je ne demandais qu'à t'aimer. »
-Tu m'entends Bella, je voulais juste te garder telle que tu étais. Je rencontrais de nouveau ses yeux, je me rendais compte que j'avais baissé le visage. Je le regardais longuement avant de me lever, ramassant mes affaires.
-Oui peut-être, mais à trop vouloir garder, on finit par perdre.
-Je… Bella, je voulais juste que tu restes près de moi, je voulais juste te garder à…
-Oui, j'ai compris mais … Tu m'as perdue.
Je me retournai, et me dirigeai vers la porte du café, tournant la page.
Et là je vous attends. Je pourrais juste rajouter le mot "Fin" et clôturer cette histoire... A moins que ... Vous m'en empêchiez ?
Personnellement, des derniers c'est celui que je préfère.
Enfin bon, j'espère que celles qui ont détesté Bella de lui laisser une chance si facilement sont rassurées!
A vos claviers, je me languis de vos impressions !
F'.
