Bonjour !

Je publie ce chapitre de mon nouvel ordinateur ! Ça me fait tout bizarre de me dire que j'ai un ordinateur pour aller à la fac... parce que OUI, j'ai eu mon bac mention ASSEZ BIEN ! Vous n'imaginez pas ma joie lorsque j'ai vu mon nom avec écrit AB à côté. Je ne pensais même pas l'avoir, alors avec la mention en plus... c'est juste parfait. Merci d'ailleurs pour tout votre soutien durant ces épreuves, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans vous !

Bon, vous allez enfin savoir la décision de Bellamy en fin de chapitre... préparez peut être la boite de mouchoir à côté de vous, on ne sait jamais. Bonne lecture !


CHAPITRE XXI

Je me déplace dans toute la chambre d'Octavia et me regarde une dernière fois dans le miroir. Je me trouve plutôt jolie mais beaucoup trop classe. Je ne suis pas habituée à être habillée de cette façon. Octavia entre dans la chambre et se fige en me voyant. Elle porte l'une de ses mains jusqu'à sa bouche et commence à secouer la tête, les larmes aux yeux.

- Quoi ? demandais-je. C'est si mauvais que ça ?

- Non... tu es magnifique !

- Octavia...

Je m'approche d'elle et enroule mes bras autour de ses épaules. Elle a déjà mis ses hauts talons et fait presque une tête de plus que moi. Je m'éloigne d'elle et la regarde de haut en bas. Elle porte une jolie robe noire arrivant au-dessus du genou et ses cheveux sont mis sur le côté.

- J'adore ta robe, lui dis-je.

- On s'en fiche complètement de moi, c'est toi la star de la soirée !

- Quoi ? dis-je en riant.

- C'est ton faux petit ami qui reçoit un trophée et tu l'accompagnes tout au long de la soirée. Tous les hommes vont avoir les yeux braqués sur toi. Il faut que tu profites de cette soirée.

- Oui, ça sera la dernière.

Elle me lance un petit sourire triste auquel je réponds. Je vais profiter de cette soirée et ne plus penser au lendemain. Je suis amoureuse de Bellamy, effectivement, mais je ne vais pas pleurer toutes les larmes de mon corps parce que ça n'arrivera pas. Je dois me montrer plus forte que ça.

Octavia retourne dans le salon. Je me penche sur le sol et mets mes escarpins noirs. Je retourne devant le miroir devant moi et regarde ma robe. Elle m'arrive jusqu'aux pieds et est bleue tirant un peu sur le violet. Le décolleté en forme de cœur est retenu par des bretelles plutôt larges. Elle est un peu fendue sur le devant mais rien de très choquant. J'ai choisi la couleur bleu pour une seule raison : Bellamy. Je sais qu'il va beaucoup l'aimer. Je ne devrais plus me soucier de ce genre de choses mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Mon téléphone vibre sur le lit. Je le ramasse et lis le message.

Bellamy B. : « Je suis chez Octavia dans 5 minutes. »

Clarke G. : « D'accord, à tout de suite. »

Ce sont nos premiers échanges en 5 jours. C'est un exploit. Je préviens sa sœur du message et me regarde une dernière fois dans le miroir. Mes cheveux sont placés en un chignon déstructuré. Quelques mèches s'échappent et encadrent mon visage. Je suis contente de cette coiffure, ça fait chic et classe... tout ce qu'il faut pour une remise de prix.

Je m'assois sur mon lit alors que j'entends des cognements à la porte d'entrée. J'entends Lincoln ouvrir la porte et la voix de Bellamy.

- Lincoln ! C'est la première fois que je te vois en costume !

- J'ai mis le paquet, répond le principal intéressé en riant. Je ne le fais que pour toi.

- Merci mon pote, ça me touche... Octavia !

Je n'entends plus rien durant quelques secondes et j'imagine qu'ils sont en train de s'enlacer. Il commence à la complimenter sur sa robe alors que je me ronge les ongles.

- Où est passée Clarke ? demande Bellamy à l'un des deux.

- J'arrive ! m'exclamais-je.

Je souffle un bon coup et me regarde une dernière fois dans le miroir. Je suis angoissée à un point inimaginable, je crois que je vais m'évanouir. J'ouvre la porte de la chambre d'Octavia et rentre dans le séjour.

Bellamy est au milieu de Lincoln et Octavia. Il porte une chemise blanche, une veste noire ainsi qu'une jolie cravate de la même couleur. Bellamy est vraiment beau en costume. Je savais que tout lui allait, mais à ce point... Dès qu'il m'aperçoit, il promène son regard le long de ma robe en ouvrant la bouche. Je vois ses joues se teinter d'une jolie couleur rose alors que je me racle un peu la gorge. Il secoue la tête et me regarde dans les yeux.

- Tu es très belle, me dit-il finalement.

- Merci, dis-je en humectant mes lèvres.

Nous nous regardons quelques secondes sans savoir quoi nous dire. La tension est palpable dans la pièce. Octavia brise enfin le silence en se mettant juste à côté de moi et en nouant nos deux bras ensemble.

- On y va ? nous demande-t-elle.

Nous hochons tous la tête en silence et passons la porte d'entrée. Je prends les clés d'Octavia et ferme son appartement à sa place et les suis. Bellamy se place derrière le volant et je m'apprête à m'asseoir derrière lorsque Octavia prend ma place. Elle me lance un petit sourire alors que Lincoln se place à côté d'elle. Je soupire et m'assois devant, à la droite de Bellamy. Je garde mon coude droit sur la fenêtre tout le long du trajet malgré les regards que Bellamy me jette de temps en temps. Il ne faut pas qu'on recommence ce petit jeu, je ne le supporterais pas.

- Est-ce que tu as une veste pour le trajet du retour ? me demande-t-il au bout de quelques minutes.

- Non, pourquoi ?

- Tu es bras-nu, dit-il en soupirant. Nous sommes en novembre, je te signale.

- Et bien moi je te signale que nous sommes à Los Angeles, dis-je sarcastiquement. Il ne fait pas froid ici.

- Tu sais très bien qu'on rentrera tard.

- Je n'aurais PAS froid, Bellamy, répondis-je brutalement. Je ne suis pas frileuse.

- Clarke...

- Tu ne me connais tellement pas...

Je le vois lever les yeux au ciel alors que je soupire bruyamment. La soirée commence déjà à être insupportable. Je ne sais pas comment je vais faire pour endurer ça jusque tard dans la nuit. Heureusement qu'Octavia et Lincoln seront là pour moi.

Bellamy se gare sur une place de parking et nous sortons tous les quatre de la voiture. Je regarde le grand bâtiment devant moi et suis impressionnée. C'est très joli. Bellamy part en premier et nous le suivons jusqu'à arriver devant la porte ouverte d'une grande salle. Bellamy se tourne vers moi et tend sa main gauche vers la mienne. Je déglutis et entrelace mes doigts de la main droite avec les siens. Nous entrons à la suite de Lincoln et Octavia.

Il y a déjà beaucoup de personnes autour de nous. Il y a énormément de monde que je ne connais pas mais je souris dès que j'aperçois mon groupe d'amis favori. Jasper et Maya. Monty et Nathan. Thélonious et Mia. Murphy et Emory. Je souris lorsque je vois également Lexa ou encore Anya. Les collègues de Bellamy sont tous venus en masse pour le soutenir. Je serre la main de celui-ci alors qu'il tourne sa tête vers moi et me lance un regard interrogatif.

- Ils sont tous venus pour toi, lui dis-je en souriant.

- J'ai tellement de chance de les avoir...

Il me sourit également. Je sens mon cœur devenir un peu plus léger comme si les tensions passées avaient soudainement disparues. Nous nous avançons vers ses amis et je lâche sa main pour enlacer le plus longuement possible Nathan. Lorsque nous nous séparons, il me regarde de haut en bas.

- Franchement, Clarke, si je n'étais pas gay...

- Je le sais Nathan.

- Tu es tellement jolie... je suis fier d'être ton ami.

- La ferme, dis-je en frappant son épaule.

J'enlace Monty à son tour et regarde autour de moi. Je me dirige automatiquement vers Lexa, qui est en train de prendre une gorgée de sa coupe de champagne. Son visage s'illumine dès qu'elle m'aperçoit.

- Clarke ! s'exclame-t-elle en m'enlaçant rapidement d'un bras. Tu es vraiment belle dans cette robe !

- Je devrais dire la même chose pour toi, dis-je en riant. Le rouge te va comme un gant.

- Merci, dit-elle en rougissant. Je ne savais pas si c'était un bon choix...

- Lexa, crois-moi, tu es parfaite. Je ne serais pas en couple avec Bellamy, je te sauterais carrément dessus.

- C'est vrai ? dit-elle en riant. Je suis une femme chanceuse alors !

Je ris alors que quelqu'un pose soudainement son bras sur mes épaules. Je regarde le visage de Murphy à quelques centimètres du mien.

- Ma très chère Clarke...

- Comment vas-tu Murphy ? demandais-je en me retournant vers lui.

- Si je suis venu, ce n'est même pas pour Bellamy, je dois te l'avouer... j'avais juste envie de te voir.

- Ah oui ? Ce ne serait pas plutôt parce qu'Emory t'a obligé ? dis-je en riant.

- Bon, peut-être...

- Quand on parle du loup...

Emory se place à côté de lui et lui lance un regard qui veut sans doute vouloir dire « je te tiens à l'œil ». Je ris alors que je tends ma main droite vers elle en me présentant.

- Bellamy m'a beaucoup parlé de toi, me dit-elle en souriant.

- Tu es l'une de ses collègues ? lui demandais-je, surprise.

- Non, en fait nous nous connaissons depuis toujours, Octavia, Bellamy et moi. Nous étions ensemble en école primaire.

- Oh, je ne le savais pas ! Ton nom est venu dans une de nos conversations mais nous n'en avons pas réellement parlé.

- Et bien je vais le tuer !

- Surtout pas, dis-je en riant. Ça serait dommage, avant la remise de son prix.

Nous continuons à parler quelques minutes alors qu'elle parle de sa rencontre avec Murphy : la soirée au retour d'Italie. Au bout de quelques temps, je repère Bellamy parlant avec Monty et Nathan. Je m'apprête à les rejoindre lorsque deux mains se posent sur mes yeux.

- Devine qui c'est ?

Je lâche un petit cri de joie et me retourne vers Raven. Je l'enlace le plus fortement possible alors que je vois Wick éclater de rire derrière elle. Ils sont tous les deux très beaux. Je m'éloigne d'elle et la regarde.

- Je ne sais pas que tu allais venir ! m'exclamais-je.

- Wick a su me convaincre, dit-elle en riant. J'ai à mon tour convaincu deux personnes de venir t'épauler...

- Quoi ?

Je regarde derrière elle et ouvre grand les yeux. Marcus et ma mère s'avancent vers moi, tout sourire. Ma mère porte une longue robe grise et Marcus porte un très joli smoking. Je viens les enlacer rapidement et m'écarte d'eux, encore choquée par leur présence.

- Mais qu'est-ce que vous faites ici ? demandais-je en leur souriant.

- On a appris dans les journaux que Bellamy allait participer à une remise de prix, mais nous ne voulions pas empiéter sur ta vie privée. Seulement, quelques heures après avoir appris la nouvelle, Raven nous a appelé pour que nous puissions te faire la surprise. Tu es contente j'espère ?

- Oui, c'est... génial.

Avoir Marcus et ma mère à mes côtés pour cette fin de soirée c'est génial, je dois l'avouer. Ma mère me rassure toujours et est de très bons conseils... le problème c'est que c'est la dernière soirée qu'ils vont pouvoir passer avec Bellamy. Je n'ai pas envie qu'ils s'attachent encore plus à lui alors qu'ils apprendront notre « rupture » dans quelques jours ou quelques semaines. Je ne sais pas comment je vais pouvoir gérer « l'après Bellamy ». Ça va être très compliqué.

Je me retourne lorsque je vois Bellamy arriver à mes côtés et donner une poignée de main amicale à Marcus. Il se penche vers ma mère, lui fait la bise et la complimente sur sa tenue. Je fais les gros yeux lorsque je la vois rougir. Elle l'aime énormément et ça n'est pas bon. Pas bon du tout.

- En fait c'est moi qui ai dit à Raven de vous appeler, leur dit-il.

- Attends... intervins-je. Tu as fais quoi ?

- Oui, dit-il en me regardant. Je me disais que tu aimerais avoir ta famille à tes côtés.

Je hoche la tête en pinçant des lèvres et en regardant au loin. Je ne sais pas ce qui lui a pris mais il est complètement stupide d'avoir faire ce genre de choses. Il va en voir de toutes les couleurs.

- Vous voulez bien m'excuser ? dis-je à Marcus et à ma mère en prenant le bras de Bellamy.

- Bien sûr ! répondent-ils en chœur.

Je plante un sourire sur mon visage et tire le plus violemment possible Bellamy par le bras. Je le traîne jusqu'au toilettes dans lequel je nous enferme.

- Un très bon endroit pour parler, dit-il ironiquement.

- Pourquoi est-ce que tu as fais ça ? demandais-je désespérément.

- Je pensais que ça te ferait plaisir, dit-il en fronçant les sourcils.

- Je...

Il semble triste. Je prends une grande inspiration et essaye de me calmer. Il a voulu bien faire, malgré sa très mauvaise décision. J'essaye de me détendre doucement.

- Merci, lui dis-je. C'est juste qu'ils t'apprécient tellement... ça me fait peur.

- Je continuerais à les voir même après notre rupture publique, me dit-il en souriant légèrement. Je les aime vraiment. On leur dira que nous sommes restés amis.

- Je croyais qu'on ne pouvait pas être amis après tout ça ? demandais-je en soupirant.

Il tourne la tête et se rapproche lentement de moi. Je remarque ses tâches de rousseur et ses joues fraîchement rasées. Il est tellement beau.

- On pourra toujours essayer de l'être.

Je ferme une micro-seconde mes yeux en entendant ses paroles. Pendant une petite seconde, une tout petite, j'ai cru qu'il allait m'embrasser. J'ai cru qu'il allait me dire qu'il regrettait ses paroles de l'autre jour et qu'il m'aimait. Malheureusement, c'est beaucoup trop beau pour être vrai.

Je hoche la tête alors qu'il tend de nouveau sa main vers moi.

- Prête ? me demande-t-il.

J'entrelace mes doigts aux siens et essaye de sentir chaque parcelle de peau de sa main contre la mienne. J'aimerais m'en souvenir pour plus tard, dans les moments où il me manquera trop.

Nous sortons des toilettes et entrons de nouveau dans la grande salle. Nous nous dirigeons automatiquement vers Thélonious qui a l'air de nous attendre.

- Clarke ! commence-t-il a dire. Tu es tellement belle !

- Merci beaucoup, dis-je en riant. Tu n'es pas mal toi aussi, je dois l'avouer.

- Je suis là, dit Bellamy en se raclant la gorge.

- Tu es beau également Bellamy, dit Thélonious en riant.

- Merci monsieur.

- J'ai vu que ta mère est venue également, me dit-il en me regardant. Je suis contente que tu l'ais invitée.

- Bellamy l'a fait en fait, lui dis-je. Mais je suis également contente. Elle a l'air de bien s'amuser en tout cas.

- Oui, sans doute. Elle va adorer la remise de prix.

- Je ne suis pas le seul à recevoir un prix, j'imagine ? lui demande Bellamy.

- Non, en effet. Il y a quelques peintres, sculpteurs ou encore simplement des milliardaires. Je ne sais pas pourquoi ils sont là mais on va faire avec

- D'accord monsieur, répond Bellamy en riant.

- Je pense que je vais y aller puisque je vois Jasper et Maya vous regarder intensément depuis quelques minutes.

À ces mots, il se détourne de nous et part vers sa femme. Bellamy et moi nous tournons vers Jasper et Maya qui viennent en courant vers nous. Jasper me saute dans les bras en me murmurant des tonnes de compliments à l'oreille.

- Clarkey, tu es parfaite !

- Arrête de m'appeler comme ça, dis-je en serrant mes dents.

- Je te signale que Bellamy t'appelle princesse et tu ne lui dis rien à lui !

- Oh ne t'en fais pas, je lui ai dit des tas de fois d'arrêter de m'appeler comme ça, dis-je en riant.

- Et comme toujours, je ne l'ai pas écouté, répond Bellamy en posant son bras sur mes épaules.

- Tête de mule, grommelais-je à travers mes dents.

Il rit en enlevant son bras de mes épaules. Je sens ma peau se couvrir de chair de poule. Maya le remarque et me propose son gilet.

- Pas la peine, dis-je. C'est Bellamy qui me fait cet effet.

- Je fais de l'effet à beaucoup de monde, répond celui-ci.

Je le regarde et nous nous sourions quelques instants. Voici encore l'un de ces moments où j'ai l'impression que nous sommes réellement en couple et que tout va s'arranger. Jasper se racle la gorge et nous nous tournons vers lui.

- Un moment mignon se passait entre vous, je me suis senti obligé de l'interrompre.

- Comme à ton habitude, dis-je en lui souriant.

Je regarde soudainement autour de moi lorsque les lumières de la salle commencent à s'assombrir. Une personne arrive sur la scène et se place devant le micro.

« La cérémonie va commencer. Je vous invite à vous asseoir et à vous mettre à l'aise. Bonne soirée ! »

Nous applaudissons tous et nous nous dirigeons vers quelques tables. Ce sont des tables rondes avec 6 chaises par table. Je me mets à côté de Bellamy avec Jasper, Maya, Marcus et ma mère. Des serveurs viennent planter une flûte de champagne devant nous. Je porte le verre à ma bouche et écarquille les yeux d'étonnement. C'est bon, c'est même excellent. Bellamy doit penser la même chose puisqu'il me sourit. Les lumières s'assombrissent encore et nous nous retrouvons dans une lumière tamisée. Je pose mon verre sur la table et regarde la scène. Une personne s'avance devant le micro et commence à annoncer une remise de prix.

- Accueillons maintenant Emma Walts, qui gagne aujourd'hui le prix de la femme de l'année. *

Nous applaudissons le plus bruyamment possible son arrivée sur la scène. Cette femme est très connue aux Etats-Unis. Elle lutte depuis quelques années pour l'égalité des sexes et cette année fut un triomphe pour elle. Elle a notamment donné un discours aux Nations-Unis. Elle commence à prononcer un petit discours en remerciant toutes les personnes de sa famille ainsi que ses amis. Elle parle un peu du début de son travail pour le féminisme. Son discours doit durer environ cinq minutes mais nous sommes tous subjugués par son incroyable histoire. Elle ne semble pas avoir peur des photographes présents dans la salle et qui la prennent en photo. Elle sourit et continue à parler, une lueur de passion dans le regard. À la fin de son discours, nous applaudissons une nouvelle fois.

- Accueillons Quentin Weathers qui gagne aujourd'hui le prix du photographe de l'année.

Quentin arrive sur la scène et commence à faire son discours. Ce photographe est l'un des meilleurs du pays, ses photos m'ont toujours inspiré quelques jolies toiles. J'aurais aimer photographier d'aussi belles choses que lui. Il a beaucoup voyagé pour son travail et, quelque part au fond de moi, je l'envie. Il a une très belle vie.

Nous l'applaudissons lorsqu'il sort sur scène alors que l'organisateur de la cérémonie revient derrière le micro.

- Accueillons Bellamy Blake qui gagne aujourd'hui le prix de l'architecte de l'année.

Je porte directement mes mains l'une contre l'autre et applaudis le plus fort possible. Bellamy se tourne vers moi et j'essaye de lui faire le sourire le plus rassurant possible. Il se lève sous les applaudissements et les sifflements admiratifs de ses collègues. Il monte sur l'estrade et se place devant le micro. Il se racle la gorge alors que nous stoppons nos hurlements et l'écoutons.

- Je pense que je ne vais pas être très original avec ce discours, puisque je vais remercier toutes les personnes qui comptent pour moi. Tout d'abord, merci à mes très chers collègues. Ils sont tous venus pour me soutenir en cette soirée et je ne saurais comment les remercier. Merci à mon patron, Thélonious Jaha, qui m'en apprend un peu plus chaque jour sur ce beau métier qu'est l'architecture. Merci à Lincoln et Wick, mes meilleurs amis... Et surtout, merci à ma petite sœur, Octavia. Je t'aime petite sœur.

Nous commençons tous à applaudir lorsque son discours se termine. Je lui souris, même si je sais pertinemment qu'il ne m'a pas cité dans le discours. Je ne peux vraiment pas lui en vouloir. Ça paraîtrait beaucoup trop réel.

Je fronce les yeux lorsqu'il nous regarde tous en restant néanmoins sur la scène. Il reprend la parole.

- J'aimerais surtout remercier Clarke, ici présente, qui est venue avec moi plus par obligation que par choix. Je pense qu'il est temps de dire toute la vérité, tu ne crois pas ?

Qu'est-ce qu'il se passe ? Je le regarde et secoue plusieurs fois de suite la tête en lui faisant les gros yeux. Il ne doit pas continuer son discours, il risque de toute foutre en l'air. Il ne peut pas faire ça.

- Vous savez tous que Clarke et moi n'étions pas faits pour nous entendre, au départ. Nous nous disputions comme chiens et chats, c'était notre truc... jusqu'au jour où Clarke est arrivée chez Octavia, paniquée. Ce jour-là, sa mère l'avait invitée à un repas où son ex petit ami était présent également... et sans réfléchir, elle lui a dit qu'elle viendrait accompagnée. Nous avons donc échafaudé un plan pour se faire passer pour un couple... puis tout est allé de travers. Nous avons rencontré mon patron, des paparazzis nous ont photographiés... nous avons dû continuer notre petit jeu.

J'entends autour de moi des exclamations de surprises. Je tourne mon regard sur le côté et vois Jaha la main sur la bouche, les yeux exorbités. La seule chose qui me rassure est de voir Jasper et Murphy commencer à rire dans leurs mains, mais je retourne mon regard vers la scène. Je regarde Bellamy et me demande comment la fin de la soirée va se passer.

- Je m'excuse, continue-t-il. Je m'excuse surtout envers vous, M. Jaha, ainsi qu'envers Marcus et Abby. Je suis désolé de m'être joué de vous. Je voulais juste que vous sachiez que ça ne change rien. Je vous apprécie réellement.

Je tourne ma tête vers ma mère qui le regarde en hochant doucement la tête. Je vois que ses yeux sont emplis de larmes et je me mords la lèvre.

- Je n'étais pas obligé de vous avouer la vérité, dit Bellamy en les regardant. Clarke et moi aurions pu faire semblant de rompre et tout irait pour le mieux... mais j'ai choisi de dire la vérité seulement pour une seule personne : toi.

Lorsqu'il prononce ce mot, il me fixe intensément. Nous nous regardons quelques secondes alors que les flashs des paparazzis mitraillent la scène. Je passe ma langue sur mes lèvres et le regarde, attendant qu'il dise quelque chose. Il se lance finalement.

- Tout à l'heure, dans la voiture, tu m'as dit que je ne te connaissais pas. C'est complètement faux. Je pourrais même te faire une liste. Je sais que tu adores l'Italie et que tu parles couramment italien. Tu as très peur des films d'horreurs, surtout ceux avec les esprits. Tu n'aimes pas l'avion et tu me donnes toujours les cornichons de ton burger. Tu es fan de Taylor Swift et j'essaie de vivre jour après jour avec ça. Tu me dis à chaque fois que tu détestes le surnom que je te donnes mais je sais que c'est faux. Tu as une fois fait un roller coaster après avoir mangé... et c'était une très mauvaise idée.

Il fait une petite pause alors que je prends une grande inspiration.

- Lorsque tu es stressée, tu te grattes l'avant-bras et tu te mords la lèvre inférieure. Tu lèves très souvent les yeux au ciel à chacune de mes remarques et c'est pour cette raison que je continue. J'aime t'énerver parce que tes yeux s'illuminent de rage et tes joues s'empourprent... et je te trouve encore plus belle. J'aime te tenir la main dans la rue, j'aime t'enlacer, j'aime t'embrasser.

Il s'arrête quelques secondes après cette dernière phrase. Je renifle quand je sens mes larmes inonder mes joues. Je commence à les essuyer mais abandonne lorsque d'autres commencent à retomber. Je le regarde et je vois son émotion dans son regard.

- En dévoilant toute la vérité, j'ai peut être perdu un travail... mais je m'en fiche. Je m'en fiche complètement. Plus rien ne compte à part toi.

Je cligne plusieurs fois des paupières et aggrippe de ma main droite mon collier. Il faut que je fasse quelque chose ou je craque.

- Je t'aime, Clarke Griffin.

Un silence s'abat dans toute la salle alors que je coupe ma respiration. Je n'avais aucune idée de ses sentiments envers moi. J'entrouvre la bouche et mes mains commencent à trembler.

- Je suis tombé amoureux de toi.

Je ferme une seconde mes yeux, pensant que toute cette scène est un rêve. Lorsque je les ouvre de nouveau, Bellamy me regarde.

- Quand on aime quelqu'un, on trouve un moyen de tout arranger, et c'est ce que j'essaye de faire en ce moment même. Je ne veux pas faire l'erreur de laisser cet amour s'envoler.

Il me regarde profondément dans les yeux.

- J'ai essayé de refouler mes sentiments mais au fond de moi je savais que je t'aimais. Dès que toute cette histoire a commencé, j'ai su que j'allais avoir de très grands problèmes avec toi. Lorsque tu es loin de moi, je suis complètement perdu. C'est comme si une partie de moi manquait à l'appel. Lorsque je te vois me sourire, c'est comme si tout ce qui se passait autour de nous s'arrêtait. Il n'y a plus que nous dans ces moments. Tu as fais de moi un homme meilleur. Je n'aurais jamais cru ressentir ce genre de chose pour une personne... et tu es la seule qui me fait ressentir cela. À mes yeux, tu es parfaite.

Je le regarde et lui souris, même si je ne dois surement pas être à mon avantage en ce moment. L'une de mes mains est agrippée à mon collier alors que l'autre tremble comme une feuille sur mes genoux. Il se racle légèrement la gorge en baissant la tête alors que je le vois essuyer le coin de son œil gauche. Il relève la tête et me regarde une nouvelle fois.

- Maintenant la balle est entièrement dans ton camp. Si tu décides de t'enfuir en courant de la salle et de ne plus jamais me revoir, je ne t'en empêcherais pas. Tu mérites d'être heureuse. En revanche, si tu décides de tenter l'aventure avec moi, je te promets tout.

Il réfléchit quelques secondes et tend sa main en avant, vers la place où je suis assise.

- Alors, Clarke Griffin, acceptes-tu de me rejoindre sur scène ?


* Personnage inspiré d'Emma Watson

Pendant le discours, petite influence de la série New Girl et Hart Of Dixie. J'étais en train de regarder le dernier épisode de ce dernier et ça m'est venu à l'esprit !

J'espère que ce chapitre vous a plu et que vous êtes impatients de découvrir le prochain...

Je sais que la fin approche donc je voulais vous dire une nouvelle fois à quel point vous comptez pour moi. Je suis vraiment reconnaissante de m'être inscrite sur FF parce que j'ai rencontré des personnes formidables avec qui je parle beaucoup sur Twitter par exemple. Donc franchement, si vous avez Twitter, ajoutez moi au pseudo Carreyland. Ça serait vraiment un honneur de tous vous connaître ! De plus, je poste quelques fois des précisions sur quelques chapitres ou alors quelques "facts" sur le couple Bellamy et Clarke de ma fiction !

- Amandine.