Bienvenue à Nono, qui me fait la gentillesse de poster ma 100ème review ! Et évidemment, merci à vous tous, lecteurs fidèles, qui m'encouragez à poursuivre cette histoire, malgré un emploi du temps de plus en plus chargé !

Ce chapitre est dans la continuité du précédent, avant de revenir au plan d'évasion proprement dit.

Chapitre 21

Le voyage de retour se déroula dans un silence contraint. Isabelle eut l'impression, à plus d'un moment, que le sorcier à l'air fatigué brûlait d'engager la conversation avec elle, mais son compagnon l'en dissuadait d'un unique regard lourd de menaces.

Isabelle ne pouvait s'empêcher de se demander ce qui les liait, tous les deux. Elle était certaine, en tous cas, que ce n'était pas de l'amitié.

Et quel lien avaient-ils avec Finnigan Fox ?

Il était hors de question qu'elle les interroge là, devant le passeur et le sorcier qui les avait rejoints avant le départ. Sirius Black lui avait bien fait comprendre le danger qu'il y avait, pour le jeune homme, à laisser filtrer que Fox n'était pas son véritable nom. Elle n'allait pas le compromettre.

De toute façon, il était évident que ces deux hommes ne lui répondraient pas. Sans doute chercheraient-ils, eux-aussi, à protéger l'identité du jeune homme.

Ils accostèrent. Isabelle accepta la main que lui tendait le sorcier fatigué pour l'aider à descendre du bac. Une nouvelle fois, elle s'attendit à ce qu'il lui adresse la parole, elle était sûre qu'il s'apprêtait à le faire. Mais son compagnon le saisit aussitôt par le bras et l'entraîna à sa suite, avant de transplaner.

Isabelle resta seule sur la plage, désarçonnée. Ces hommes étaient décidément bien étranges.

Elle rentra chez elle. Après s'être préparé du thé, elle s'assit dans son fauteuil préféré. Elle était fatiguée comme elle l'avait rarement été. Cette semaine avait été très dure, émotionnellement parlant. Il y avait eu d'abord l'évasion de Floyd de Sainte Mangouste, puis l'agression de Fox, la visite à Sirius Black en haute sécurité…

Elle but une gorgée de thé.

Jorkins lui avait accordé son après-midi pour qu'elle se repose, qu'elle se vide la tête, et elle ne pouvait penser qu'à Fox et Black. Pourquoi ces deux hommes l'obsédaient-ils autant ?

Parce que Sirius Black n'est pas tel que tu l'imaginais, parce que Fox est tellement mystérieux… Parce qu'il te plait…

Elle devait bien se l'avouer. Comment pourrait-elle ignorer la chaleur qui lui montait aux joues lorsqu'il la regardait ? Qui lui rappelait si fort les débuts de sa relation avec David ?

Elle ne voulait pas penser à David. Elle préférait encore se torturer l'esprit à résoudre l'énigme Fox.

Elle but une nouvelle gorgée de thé, pensive. Elle était persuadée qu'elle ne retrouverait sa tranquillité d'esprit que lorsqu'elle aurait la réponse à certaines questions. Un moment, elle caressa l'idée de les poser directement aux principaux intéressés. Black ne lui répondrait sûrement pas, mais Fox ?

Le jeune homme accepterait-il de s'ouvrir un peu à elle ?

Cette idée la fit frissonner. Elle lui parut terriblement dangereuse. Parce que s'il le faisait, elle risquait fort de nouer d'autres liens avec lui. Il était déjà bien embarrassant d'être attirée par lui…

Elle reposa sa tasse. Parler à fox n'était pas une bonne idée, mais elle avait vraiment besoin de savoir qui il était réellement.

Il n'y avait qu'une seule personne susceptible de la renseigner.

Après avoir hésité de longues minutes, elle se leva et s'agenouilla devant la cheminée. Elle demanda le service de renseignements du réseaux de cheminette. « Qui demandez-vous ? lui demanda l'employée, sans lever la tête vers elle.
- J'aimerais me connecter au domicile de Mrs Walburga Black. »

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Assis au fond de sa cellule, Sirius contemplait les barreaux de sa cellule avec une telle intensité que des taches de couleurs ne tardèrent pas à danser devant ses yeux.

Il avait promis à Regulus qu'il trouverait un moyen par lui-même pour en venir à bout. A la vérité, il n'était pas totalement sûr de pouvoir le faire. Mais Regulus avait tellement eu besoin de se raccrocher à l'espoir que tout n'était pas perdu… Sirius ne l'avait jamais vu ainsi, aussi fragile.

Regulus tenait apparemment vraiment à le sortir de prison. C'était étrange. Jamais il n'aurait pensé trouver ces sentiments-là chez son frère. Il s'était si bien persuadé que Regulus était comme le reste de la famille, et qu'il le détestait…

Non. Dans le fond, il avait toujours su que Regulus ne le détestait pas. Ce n'était pas possible.

Mais Regulus avait choisi sa propre voie. Ils étaient ennemis.

Regulus s'est fait enfermer pour moi, pour me sauver !

Il n'arrivait toujours pas à se le figurer.

Il ramena ses pensées sur la grille. Il devait passer outre. Pour lui, mais aussi pour Regulus. Parce qu'il était hors de question que son frère risque plus longtemps sa vie dans un endroit pareil. Parce que si Regulus avait bien renoncé aux Mangemorts, s'il était censé être mort, Azkaban n'était pas le lieu qu'il aurait dû fréquenter.

Si Regulus avait trouvé un moyen de leur faire quitter l'île, il ferait sa part en sortant de lui-même de sa cellule. Il devait le faire.

Il s'avança jusqu'aux barreaux.

Il avait remarqué que sous sa forme de chien, il était presque assez maigre pour passer au travers.

Presque.

Il ne tenait qu'à lui de faire en sorte qu'il puisse se glisser entre les barreaux.

Et Sirius décida de perdre le poids qu'il faudrait. Quitte à s'affamer pour cela.

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Le visage de Severus avait retrouvé son masque d'indifférence. Remus n'y voyait plus trace de colère, maintenant qu'ils étaient assis face à face, à la Tête de sanglier. Mais Remus était intrigué par ses relations avec le frère de Sirius. Etaient-ils amis ?

Pourquoi pas, après tout. Regulus n'avait qu'un an de moins qu'eux, il avait appartenu à la même maison que Rogue, l'avait côtoyé pendant six ans à Poudlard, avant de le retrouver chez les Mangemorts…

Les Mangemorts. Rogue était un Mangemort. Remus n'avait pas suivi la vague de procès qui avait suivi l'arrestation de Sirius. Mais il savait que Rogue avait été innocenté par Dumbledore lui même. Cela seul lui suffisait. Si le vieux directeur de Poudlard avait suffisamment confiance en cet homme pour lui confier un poste de professeur dans son école, il était prêt à faire de même.

« Cette femme, dans le bac… commença Remus. Elle semblait optimiste, sur la santé de Regulus…
- Mmmhhhh…
- Je ne pense pas que nous devions nous inquiéter… »

Le regard de Rogue était clairement méprisant. Comme s'il possédait des données que lui, Remus, n'avait pas.

« Regulus a été condamné à mort par le Seigneur des Ténèbres, coupa-t-il à voix basse. Et la prison est pleine de Mangemorts ! Est-ce que tu as assez d'imagination pour te figurer ce qui peut lui arriver ?! A lui, mais aussi à moi ?! » Remus haussa un sourcil surpris. « A toi ?
- C'est moi, qui ai été chargé de l'abattre ! Moi, qui ai certifié aux Mangemorts qu'il était mort ! »

Il y eut un silence. Ainsi, Rogue s'inquiétait autant pour lui-même que pour Regulus. C'était plus en accord avec ce que Remus connaissait du personnage.

« C'est pour cela, que tu tiens tant à ce que Regulus et Sirius s'évadent ? Parce que tu as peur des représailles ? demanda-t-il.
- Evidemment ! Pas pour les beaux yeux de ton cher Black ! »

Remus se crispa légèrement. Tant qu'il n'aurait pas eu la certitude que Sirius était innocent, il préférait oublier qu'ils avaient été amis un jour.

« Parce que Croupton est loin d'avoir enfermé tous les Mangemorts à Azkaban, poursuivait Rogue. Et je préfèrerais qu'on ne sache pas ce que j'ai fait… Ou plutôt, ce que je n'ai pas fait… »

Il y eut un silence. Remus contemplait le fond de son verre d'un air absent. En vérité, son cerveau était en ébullition, à chercher les tenants et les aboutissants des révélations de Rogue. Quand celui-ci avait-il renié Voldemort ? Pourquoi avait-il épargné Regulus ?

Il ne perdit pas son temps à lui poser de telles questions. Il connaissait suffisamment l'homme pour anticiper sur sa réaction, et il n'avait pas envie de perdre son énergie dans de vaines querelles.

« Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? demanda-t-il plutôt.
- Il faut retrouver Harry Potter. Et assurer sa protection. »

Remus esquissa un sourire. Rogue, déclarant qu'il fallait protéger le fils de James ? Il était sûr que son ami aurait apprécié l'ironie.

« Et ça, tu t'en charges ! » décréta Rogue.

Ah, voilà qui remet les choses à leur place ! pensa Remus.

« Cogite, Lupin. Où Dumbledore cache-t-il le petit ? Potter avait de la famille ?
- Non. Ses parents sont morts, et il était fils unique.
- Ah… Et… De l'autre côté ?
- Du côté de Lily, tu veux dire ? »

Rogue lui jeta un regard indéchiffrable. Pourquoi ne peut-il pas prononcer le nom de Lily ? se demanda Remus. Il réfléchit pourtant plutôt à la question qui lui était posée. Il n'avait vu la famille moldue de Lily que le jour de son mariage.

« Ses parents sont morts. Mais elle a une sœur. Moldue. »

Rogue renifla, avec un dédain appuyé. « C'est bien de Dumbledore, de planquer le gosse chez les moldus… remarqua-t-il.
- A t'entendre, on a clairement l'impression que tu n'as pas totalement balayé les préjugés de tes anciens copains Mangemorts… coupa Remus, acide.
- Tu te trompes, Lupin, répliqua Rogue, doucereux. Mais je n'attends aucune subtilité de ta part… Je n'ai rien contre les Moldus. Mais comme protection, Dumbledore aurait pu trouver bien mieux !
- Dumbledore a sûrement agi pour le mieux.
- La tante du gosse, donc… Tu connais son adresse ?
- Je ne l'ai vu qu'une fois. Une femme très sèche, et absolument antipathique.
- Tu te souviens au moins de son nom ?
- Pétunia. Lily nous en parlait souvent.
- Pétunia Evans, donc. On devrait pouvoir suivre cette piste-là.
- Pas Evans. Elle était mariée. A un type aussi horrible qu'elle, et qui a décampé dès qu'il a compris que rien n'était très normal, dans ce mariage… Et non, je ne me souviens pas de son nom. »

Rogue lui lança un regard qui en disait long, sur ce qu'il pensait de lui.

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Regulus posa les pieds sur le carrelage de l'infirmerie et s'accrocha au lit. Tout tanguait, autour de lui, et il se sentait toujours affreusement faible. Mais il voulait se lever, faire quelques pas. Profiter qu'il était seul, pour prendre ses repères. Evidemment, Andrew n'était pas loin, et il était tenu soigneusement enfermé dans la pièce qui lui servait de chambre, mais il avait une occasion d'étudier de nouveau les lieux plus en détail.

Dès qu'il irait mieux, il reprendrait son plan d'évasion. Il n'était plus question de perdre du temps. Même si la santé de Sirius était bien moins menacée que ce qu'il avait pu craindre.

Il se leva doucement, lentement. La tête lui tournait, mais il se tenait fermement campé sur ses jambes.

Il fit quelques pas incertains. Son corps se couvrit d'une sueur glacée, et sa vision se troubla.

Il n'aurait pas dû se lever, c'était trop tôt. Il recula, tituba, et s'effondra sur son lit.

Sirius devrait attendre un peu plus longtemps, finalement.

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Isabelle déboucha dans un salon très sombre et très poussiéreux. Une vieille femme la fixait avec une curiosité non dissimulée.

Lorsqu'elle avait eu la communication avec la place Grimmaurd, Isabelle était restée très succincte, se présentant comme une ancienne camarade de Regulus, tout juste revenue de France. Elle avait appris le décès du jeune homme et était venu présenter ses condoléances à la famille. Walburga Black l'avait aussitôt invitée à se rendre chez elle.

« Bonjour, Mrs Black, commença Isabelle, ne sachant pas trop comment se comporter.
- Mademoiselle… ? Je ne me souviens plus du nom que vous m'avez dit.
- Isabelle Fudge.
- Isabelle ? Etes-vous de sang pur ? »

Isabelle fut désarçonnée par la question, autant que par les implacables yeux gris – les mêmes que Sirius Black ou Finnigan Fox – que la vieille femme posait sur elle.

« Euh… Oui…
- Sur combien de générations ? »

L'entrée en matière déplut fortement à Isabelle. L'idéologie qui la sous-tendait avait été cause de bien trop de violence, ces dernières années. Mais Isabelle était venue chercher des réponses. Elle n'allait pas pousser Mrs Black à lui refermer sa porte maintenant.

« Au moins cinq… » répondit-elle, espérant que cela suffirait.

Il sembla que ce fut le cas. Mrs Black s'assit sur le sofa, lui indiquant un fauteuil. « Il est si difficile de trouver des jeunes gens corrects, de nos jours… soupira la vieille femme. Isabelle… Ce n'est pas un prénom de chez-nous…
- Je suis française par ma mère.
- Ah oui, vous m'aviez dit que vous reveniez de France…
- Je suis venue en Angleterre pour prendre un emploi. Je suis guérisseuse…
- Oh ! C'est donc ainsi que vous avez fait la connaissance de Regulus ! »

Isabelle hésita. Elle avançait en aveugle. Et Mrs Black était très loin de l'image qu'on pouvait se faire d'une gentille vieille dame. Il y avait quelque-chose de sinistre, dans sa manière de vous dévisager. Isabelle ne tenait pas à ce qu'elle découvre qu'elle mentait, en prétendant être l'amie de son fils.

« Nous étions si fiers de lui, quand il nous a annoncé qu'il poursuivait ses études à Sainte Mangouste… ! »

Ainsi, Regulus Black avait travaillé à Sainte Mangouste ? Isabelle essaya de se figurer Finnigan Fox en guérisseur. C'était difficile à croire. Elle balaya rapidement la pièce du regard, à la recherche d'un portrait quelconque de Regulus. Au moins, elle serait fixée…

« J'ai étudié la médicomagie en France, mais j'ai fait un stage à Sainte Mangouste, avant de passer mon diplôme, expliqua Isabelle.
- Regulus ne nous a jamais parlé de vous… A vrai dire, il ne parlait pas vraiment de ses amis… »

Isabelle se contenta d'un hochement de tête peu compromettant. Il y eut un silence très inconfortable. La vieille femme était plongée dans ses souvenirs, ignorant totalement son invitée. Isabelle avait bien du mal à ne pas s'agiter dans son fauteuil.

« C'est gentil à vous, d'avoir pris contact, dit finalement Mrs Black. Il y a eu si peu de personne, pour manifester leurs regrets, à la disparition de notre pauvre Regulus… C'était pourtant un garçon exceptionnel… »

Isabelle se sentait mal à l'aise. Elle se demandait confusément quel type de personnes une femme comme Mrs Black jugeait « exceptionnel ». Certainement du type de celles qui purgeaient une peine à perpétuité à Azkaban… A la pensée que Finnigan Fox pouvait être de ce genre là, elle frissonna. Elle en avait assez, elle devait savoir.

« J'aurais aimé… commença-t-elle. J'aurais vraiment aimé un souvenir de Regulus… Un portrait de lui, peut-être ?
- Bien sûr. Il y a quelques photographies de lui, dans sa chambre, vous pourrez en choisir une. »

Elle se leva lentement et Isabelle la suivit, le cœur battant, à travers la sombre demeure des Black.

La maison était horrible, et révélait sans ambiguïté l'attirance de la famille pour la magie noire. Isabelle n'avait qu'une hâte : partir de là au plus vite. Elle regrettait presque de ne pas avoir passé son après-midi le nez plongée dans un bon livre, à boire tasse de thé sur tasse de thé…

Mrs Black s'arrêta devant une porte qu'elle ouvrit, avant de s'effacer pour la laisser passer. Isabelle entra dans une chambre visiblement inusitée depuis un certain temps, déjà. Mais le lit était fait, comme si la maîtresse de maison n'avait pu se résoudre à l'idée que son fils ne reviendrait plus jamais dormir là, entre ces murs tendus de bleu sombre. Elle fit quelques pas dans la pièce et s'arrêta devant une lourde commode aux poignées artistiquement ouvragées. Des photos y reposaient, dans des cadres dorés. Celles de Regulus Black.

Celles de Finnigan Fox.

Il n'y avait aucun doute à avoir, maintenant.

Elle prit la photo montrant le jeune Regulus tenant à la main son diplôme d'Aspic, souriant à peine, d'un sourire qui n'atteignait pas son regard. Si semblable au jeune homme qu'elle avait sauvé de la mort deux jours plus tôt.

« Il était doué, dit Mrs Black. Il faisait honneur à notre famille.
- Comment est-il mort ? » La question avait échappé à Isabelle avant qu'elle puisse l'examiner. Le visage de la vieille femme pâlit affreusement. « Je suis désolée… murmura la jeune femme, gênée.
- Il a été tué. Assassiné par la vermine sang-de-bourbe. »

Isabelle sursauta, surprise. Ce n'était pas ce que lui avait dit son père. Selon lui, Regulus Black avait été éliminé par les Mangemorts. « Je croyais…
- Jamais il n'aurait trahi la cause ! coupa Mrs Black, catégorique. C'était un bon fils, qui savait quelle était sa place ! Pas comme… l'autre…
- L'autre ?

- Son frère ! Il n'était pas comme lui, à fréquenter des sangs-de-bourbe et des traîtres à leur sang ! Regulus était fier de ce qu'il était ! Oh, je sais ! Ils ont dit qu'il avait été tué… exécuté… par ses amis, mais c'est faux ! Je sais que c'est faux ! C'était juste un mensonge, pour couvrir les agissements de ces sorciers abjectes qui prennent le parti des Moldus contre nous-autres, les sang-pur ! Ce sont eux, qui ont tué mon fils, eux, qui m'avaient déjà pris Sirius… »

La vieille femme était blême, maintenant. Elle s'appuya contre la commode, et Isabelle vit ses membres grêles trembler convulsivement.

« Je n'ai plus de fils, maintenant, et la lignée des Black va s'éteindre… » murmura-t-elle, douloureusement.

Isabelle sentait un nœud se serrer au fond de sa gorge. Regulus, un Mangemort… Elle ne voulait pas croire que le jeune homme soit tel que sa mère l'avait décrit. Ce n'était pas possible.

« Vous pouvez la prendre, si vous voulez… reprit Mrs Black.
- Pardon ?
- La photo… Gardez-la. »

Isabelle la sortit de son cadre, la glissa dans la poche de sa robe et jeta un dernier coup d'œil à la chambre. Sur la table de chevet, un livre était posé, abandonné. Isabelle en lut le titre et son cœur s'écrasa un peu plus au fond de sa poitrine.

Les arcanes de la mort.

Un livre de magie noire.

Elle était venue chercher des réponses. Elle aurait préféré ne jamais se poser de questions.

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A suivre très prochainement : quelques explications entre Isabelle et Regulus, retour de celui-ci dans sa cellule et explication concernant un certain flacon de doxycide chèrement acquis !

Au fait, j'encourage vivement tous ceux qui ne connaissent pas Prison Break à regarder la série ! Si vous aimez les plans tortueux, les poussées d'adrénaline et les belles histoires d'amour fraternel, vous accrocherez à coup sûr !

A bientôt !