Rappel : ceci est la traduction d'une fanfiction chinoise, crédits donc à J.K. Rolling et l'auteure original.
Encore merci pour vos commentaires, même les plus courts sont appréciés
Les vacances sont finies ! Reprenons là où nous en étions : Harry est de retour !
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Chapitre 21 : Le chemin de Traverse
30 mars, 1936
Au fur et à mesure, Allie devint une visiteuse récurrente de la maison numéro 15 rue de Londres, où, au-dessus des grilles métalliques, s'élevait fièrement un large panneau de bois sur lequel était inscrit à la vue de tous le nom du propriétaire: Harry Potter.
Maintenant, pourquoi venait-elle si souvent? Eh bien! — la réponse était simple —parce que Tom l'invitait; parce que le garçon la trouvait utile, comme un outil pour atteindre ses objectifs.
Avec sa perspicacité habituelle, rapidement, l'enfant s'était rendu compte qu'Harry aimait Allie. Chaque fois qu'il amenait la fille chez lui, Harry lui sourirait chaudement et leur offrirait des biscuits. Tom observait le jeune homme acheter des gâteaux et des douceurs pour son « amie » d'une indifférence froide. Chaque fois, quand il les regardait, une bête irrités rugissait dans sa poitrine, sifflant envers l'intrus, mais chaque fois, Tom refoulait cet instinct tout en ajustant son masque en un sourire poli quand ils s'adressaient à lui.
Il pouvait la tolérer. Pour Harry.
« Tom, où étais-tu aujourd'hui? » demanda Harry d'un air sévère tandis que Tom se hâtait et passait l'entrée principale, enlevant son écharpe en marchant.
Le garçon regarda Harry de ses yeux noirs, d'une expression si sincère qu'Harry se sentit mal d'avoir posé la question. Discrètement, Tom fit courir ses doigts le long du serpent enroulé autour de son bras, dont le corps froid était dissimulé sous son manteau.
Il sourit doucement. « Allie m'a invité chez elle. »
Harry se relaxa. « Oh, bien. Tu as faim? J'ai préparé le souper. »
« Je meurs de faim. Merci, Harry, » répondit le bel enfant en hochant la tête avec excitation. À son aise, il jeta l'écharpe, laquelle était tâchée d'un mystérieux liquide nauséabond, dans un panier déjà rempli d'un tas de vêtement destinés à la lessive. À l'insu de tous, de la poussière et du sable s'échappèrent de ses manches, allant se répandre sur le plancher en bois. De la poussière qui avait voyagé depuis une lointaine, profonde et sombre caverne.
Même s'il n'avait que sept ans, Tom savait comment tirer avantage de tout ce qui pouvait être utilisé autour de lui— même des gens.
…
La petite fille était occupée à rêver— rêver de princes et de princesses, rêver d'un garçon, de son sourire parfait et de sa galante chevalerie. Elle était tellement accaparée dans ses rêves qu'elle ne pouvait remarquer que, pour lui, elle n'était qu'un outil et une excuse pratique.
« Tom, quand je serai grande je t'épouserai, » proclama-t-elle bruyamment, son visage radieux empli d'espoir et d'innocence.
Sous la lumière orange du soleil couchant, un garçon et une fille marchait côte à côte dans une allée venteuse, pas après pas, tout en se promettant dévotion éternelle l'un à l'autre. Premier amour, aussi doux que les nuages, parfait comme la fin heureuse des contes de fée.
« Tu n'es pas encore une adulte. »
« Je le serai! Dans pas longtemps— très bientôt — très vite… »
L'enfant aux cheveux noirs lui sourit en réponse, mais ce sourire ne s'étendit pas à ses yeux d'ébène, toujours aussi mystérieux.
Tom était très mature pour son âge. Par rapport aux autres enfants, il avait une compréhension inhabituellement profonde du "mariage" — et il savait qu'il détestait cela. À l'orphelinat, la grosse gardienne Franny avait décrit la mère de Tom avec un dégout profond et évident: « Oh, elle était seule et enceinte, sans mari. Errant tel un chien dans les rues. Probablement l'une de ces putes de tavernes— tu sais— celles rejetées par leur mari et leur famille. »
Tom n'avait jamais pris sa mère en pitié. Au contraire, il la détestait. Il la détestait pour être si faible, pour être une femme qui n'avait vécu que pour l'amour et le mariage, et qui était morte dans la honte, sans rien. Elle était stupide, faible!
Il n'avait pas besoin de lien, ou de limite comme le mariage. Tout ce dont il avait besoin, c'était de puissance!
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Les mâtinés de mars et d'avril étaient fraiches, la température indiquée sur le thermomètre ne dépassant que de peu les 10 degrés. Dans la grotte humide, l'air était froid, perçant les os. Dans l'obscurité, il n'y avait que le silence. Sauf pour un garçon.
« Ce... n'est pas assez, » siffla le garçon, un son calme tel un serpent se glissant dans l'herbe, à peine audible mais dont les implications étaient à glacer le sang.
Le serpent leva la tête et inspecta les nombreuses faces blanchâtres et squelettiques submergées dans les eaux. Elle siffla.
« C'est déjà pas mal pour moi. »
« En quantité mais pas en qualité... ce n'est pas assez... J'ai besoin d'inferi plus puissants. »
Le serpent hocha la tête. Elle répondit avec confiance, « Cet endroit est idéal pour l'entretien d'inferi... laisse les reposer pour dix ou vingt ans, ils deviendront plus forts. »
« Ce n'est pas bon. L'attente est trop longue »
Grimpant sur un tas de pierres quartz, Tom inspecta la petite île isolée de loin. Ses pupilles brillèrent, d'une obscurité telle celle lors d'une nuit sans lune. Personne ne savait ce que le garçon préparait, même pas le serpent constamment à ses côtés.
Evidemment, le serpent ne se souciait guère du futur. Tout ce qui l'importait était de trouver une solution aux attentes de Tom.
« Ooooh! Tom! Les Inferi fabriqués à base de sorciers sont beaucoup plus puissants… »
Le garçon écouta. Immédiatement, la première chose qui lui vint à l'esprit fut Harry. Jusqu'à aujourd'hui, Tom n'avait rencontré qu'un seul autre sorcier dans sa vie — Harry Potter.
Il plissa ses yeux sombres. Sans hésitation, il barra Harry de sa liste de proies potentielles.
Quelque chose perturba le sommeil des inferi. Leurs têtes émergèrent des eaux calmes du lac, des faces décharnées comme celles de momies, des lambeaux de peau pendant et recouverts d'un liquide nauséabond, des muscles pâles et tordus, figés au moment de leur mort dans cette expression d'horreur qu'ils avaient tous eut avant d'être trainés dans les profondeurs et d'être transformés. Deux trous noirs et béants se trouvaient à l'endroit où leurs yeux se situaient auparavant.
Le garçon mit ses mains dans ses poches en inspectant calmement ses serviteurs.
Il ne voulait pas faire d'Harry un inferius... Il ne voulait pas voir les magnifiques yeux verts de l'homme et son sourire chaleureux devenir cette chose morbide. Pas le moins du monde.
« Où... Où puis-je trouver des sorciers? »
« Je... Je ne sais pas, » répondit faiblement le serpent. Ses connaissances primordiales venaient toutes de la vie de ses ancêtres dans la forêt sombre et inexplorée du monde magique. Elle ne s'était jamais préoccupée auparavant du monde des sorciers ou des moldus, et de ce fait ignorait comment passer de l'un à l'autre. En fait, elle ne se souvenait même pas comment elle s'était retrouvé à Londres.
Pas en métro, cela était certain
« Tu devrais demander à Harry. Il le saura. »
Harry? Le garçon se pinça les lèvres.
…..
Harry était un homme très gentil. Il avait une patience infinie avec l'enfant.
« Bien sûr, Je t'y emmènerais, » sourit le jeune homme, ses yeux verts vagues encore chargés de sommeil et les cheveux noirs en désordres, venant juste de se réveillé. Quelques mèches se déplacèrent et laissèrent entrevoir une étrange cicatrice en forme d'éclair. Tom se posait beaucoup de questions à propos de cette cicatrice. Mais son instinct lui soufflait de les garder pour lui.
Harry était plus qu'heureux de répondre à la demande de Tom. Il se souvint de la première fois qu'il avait visité le chemin de Traverse — la joie qui l'avait envahi— d'entrer dans ce merveilleux, mystérieux, magique monde des sorciers. Il se souvint de la curiosité et de l'excitation qui s'agitaient dans sa poitrine; l'émerveillement qui avait coloré sa première année d'une teinte miel et de la chaleur qu'il avait ressenti. Ah, voilà qu'il devenait nostalgique.
« La première fois que j'ai vu le chemin de Traverse, c'était merveilleux… » se souvint Harry. Son épais manteau en coton était un peu trop large pour sa frêle silhouette, mais cela lui donnait un air étrangement charmant.
Tom leva un sourcil. C'était la première fois qu'Harry mentionnait son enfance.
« Harry, tu as grandi dans une famille de sorciers? » demanda Tom, prêtant grande attention à la réaction d'Harry.
Le jeune homme s'interrompit, avant d'afficher rapidement un sourire malin. « Nope, j'ai grandi avec des moldus. Les moldus sont les personnes sans magie, en passant… »
« Donc... Tes parents n'ont pas de magies? »
« ... Euh, non. Ce sont des êtres magiques. Un sorcier et une sorcière très puissants. »
« Alors... pourquoi as-tu grandis avec des moldus? » demanda calmement Tom.
L'enfant leva les yeux vers Harry, cherchant de ses yeux sombres le visage souriant qui semblait presque l'accuser de voir à travers son masque de fausse gaieté.
Harry fixa le visage calme du garçon, et se sentit soudainement nerveux. Il s'humidifia les lèvres.
« Eh, regarde! Il n'y a plus de voiture. Allons-y… »
Les yeux de Tom brillèrent un instant mais il n'insista pas.
Tandis qu'ils marchaient côte à côte, Harry sourit amèrement. Pourquoi avait-il grandi avec des moldus? Parce que ses parents n'étaient plus là. Pourquoi cela? Parce que tu les as assassinés. Dans des moments pareils... il se remémorait le destin du petit garçon qui se tenait à ses côtés — dans le futur, il serait Voldemort, l'ennemi mortel d'Harry.
« Harry, on est bientôt arrivés? » demanda l'enfant de sept ans avec excitation. Chaque fois qu'il se tournait vers Harry, Tom prenait soin d'afficher une façade animée et impatiente, ses yeux noirs rayonnant d'un émerveillement enfantin.
"Pas encore," répondit Harry, passant une main joueuse dans les cheveux de son petit compagnon. Il sourit à nouveau, et cette fois-ci ce fut un vrai sourire.
Dans le futur, il sera Voldemort, l'ennemi... Mais le présent n'est pas le futur. Maintenant, ce n'était qu'un petit garçon, avec une réserve d'amusement et de douceur juvéniles. Tout n'était pas encore perdu.
…..
Quelque part sur l'avenue des Chars de Londres se trouvait un vieux bar qui tombait en ruine. Tellement ordinaire que Tom ne lui aurait pas accordé le moindre regard si Harry ne le lui avait pas pointé du doigt.
Tom suivit Harry de près alors que le jeune homme se frayait un passage entre les tables poussiéreuses, les vieux sorciers aux barbes grises et d'étranges bouteilles, passant juste en face du comptoir miteux du bar pour s'arrêter finalement dans une petite cours carrée et vide dans le fond de l'établissement.
« Des vêtements moldus?... Nan, y a pas d'moldus capables de voir c't'endroit, » murmura un vieux sorciers aux dents noircies. Il posa brutalement sa chope vide sur le bar et héla un barman plutôt âgé. « TOM! — une autre. »
Derrière Harry, le garçon s'agita légèrement. Du coin de l'oeil, il lança un regard mauvais au barman vouté.
« Encore? » grommela ce dernier. Avec impatience, il remplit la chope et la fit glisser le long du comptoir.
Le liquide couleur ambre fit d'amples mouvements, mais, bizarrement, aucune goutte ne déborda.
Tom est un nom tellement ordinaire. Presque trois anglais sur dix étaient nommés Tom...
Tom grimaça tandis qu'il observait son faible et vieil homonyme.
Tom... lui aussi, hmm?
Apparemment, Harry avait également entendu son nom être appelé. Il tapota l'épaule de Tom pour le rassurer, et lui offrit un sourire éclatant. « Peu importe si ton nom est Tom ou Sam ou autre chose. Souviens-toi juste, tu es toi-même. »
Peu importe si ton nom est Tom ou Voldemort, tu seras toujours toi pour moi.
« Merci, » vint la réponse amère du garçon qui râlait derrière Harry.
Harry trouva sa réaction assez mignonne. Il ne put s'empêcher de passer une main dans les cheveux de Tom, à nouveau, décoiffant consciemment la coupe nette de l'enfant. « Allez, sourit! On y est — au chemin de Traverse. »
Tom savait qu'il ne devait pas être trop pesant. Amour et sympathie reposaient sur de la patience, et mieux valait ne pas tester celle d'Harry... pas encore du moins. Il inspecta la petite cours et fronça les sourcils.
Ce n'était pas très impressionnant, pas plus de quatre mètres de largeur, des mur en briques, ne comportant rien de plus qu'une poubelle et que de la poussière.
Harry s'avança vers l'un des murs de briques rouges. Il tapa celui-ci trois fois avec sa baguette.
« Trois au-dessus... deux sur le côté, » dit-il à Tom.
Harry recula. Tout à coup, les briques s'animèrent, elles tremblèrent et reculèrent, et une allée apparut devant Tom, révélant un tout nouveau monde à l'enfant.
Animé, bruyant, rempli de monde, réel et magique — c'était le monde auquel ils appartenaient.
« Bienvenue au chemin de Traverse, » annonça Harry, souriant devant l'émerveillement de Tom. Le visage du garçon était le même que celui d'Harry lorsque Hagrid lui avait présenté le monde magique pour la première fois. Il était fier, heureux. Il était à la maison.
Contre toute attente, Tom était tellement surpris par le spectacle devant lui qu'il ne trouvait mots. Il observait l'oeil vague. Ses yeux se concentrèrent ensuite sur le visage souriant d'Harry, qui, se tenant au milieu d'un décor rappelant l'époque victorienne, semblait rayonner d'une beauté étrange, douce et rosée.
Tout comme Harry s'était attaché à Hagrid, le premier être magique qu'il avait rencontré— Tom lui aussi était sujet à une inexplicable transformation émotionnelle. Quelque chose grandissait au plus profond de son coeur, quelque chose de si fort que cela viendrait ébranler totalement sa vision du monde.
Son âme en trembla d'anticipation.
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J'espère que vous avez aimé Perso je suis plutôt satisfaite de ce chapitre, mais n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez (histoire ou traduction).
L'année reprend, de même que les traductions : rendez-vous toutes les deux semaines !
