Relecture Brynamon. Ma sœur chérie qui a toujours été de bon conseil.
Désolé, je vous ai fait attendre pour cet épilogue final, j'étais pas motivée, je me concentrai plus sur mon autre fic, je m'en excuse.
Après deux ans d'écriture pour mon histoire en deux parties, je me sens un peu triste. Enfin bon, c'est la vie…
J'espère que vous avez passé un bon moment en tout cas et à bientôt peut-être.
EPILOGUE FINAL
UN AN PLUS TARD
POV EDWARD MASEN CULLEN
Allongé derrière Rosella qui dormait paisiblement, je caressai son ventre bien rond. Elle était enceinte de presque neuf mois. Nous ne savions pas encore si c'était un garçon ou une fille mais peu m'importait. Elle avait décidé de l'appeler Bonnie si c'était une fille comme dans Bonnie and Clyde. Quelle idée ! Pour un garçon, elle n'arrivait pas à se décider. J'adhérai à tout ce qu'elle souhaitait, tout ce qui m'importait était qu'elle soit heureuse près de moi. J'avais failli la perdre quand j'avais pris seul cette décision qui avait changé ma vie.
Après la bataille, il m'avait fallu deux semaines pour me décider à utiliser la potion que Sabrina m'avait laissée. Pourquoi à moi ? Je me le demandais encore. Rosella m'avait questionnée sur ce flacon et avait vite compris ce que c'était. Elle m'avait supplié de jeter cette mixture. Elle craignait que je décide de m'en servir et que je le regrette par la suite. Elle m'aimait tel que j'étais et quelque soit les obstacles nous saurions y faire face. Après son départ pour Londres le lendemain, j'étais resté en famille pour en parler avec eux. Avant de m'en servir, je voulais savoir s'il y avait un meilleur usage à en faire. Alice m'avait bien aidé sur ce coup car elle avait compris que j'étais le seul à pouvoir en bénéficier. La potion ne pouvait ramener qu'un vampire à la vie ou rendre un vampire humain. Il ne pouvait servir dans d'autres cas. J'avais fixé alors chacun d'entre eux car ils avaient tous le droit de vouloir retrouver cette vie. Aucun d'eux n'avait jamais exprimé le désir de redevenir humain, sauf Rosalie. Je m'étais attardée sur elle, elle m'avait souri avec résignation.
-Cette potion, c'est à toi qu'elle l'a donnée. Et si Alice a vu un enfant quelque qu'il soit, je te souhaite que ce soit le tien. Moi sans Emmett, je ne veux pas de cette vie.
Il la serra dans ses bras, touché par cet immense sacrifice. Cela montrait surtout qu'elle l'aimait plus que l'on n'aurait pu l'imaginer. Rassuré sur ce point, j'avais osé leur demandé ce qu'ils en pensaient. Ils étaient mitigés mais Esmé m'avait décidé.
-Quoi que tu décides nous t'aimerons éternellement. Tu seras toujours mon fils. Tu feras toujours partie de cette famille. Fais ce que ton cœur te dicte.
Alice m'avait conseillé d'en parler avec Rosella mais je ne l'avais pas écouté. Elle avait vu des conflits intenses entre nous provoqués par cette décision mais ce n'était que temporaire du moins elle l'espérait car l'avenir fluctuait. Je l'avais ignoré car pour moi l'essentiel était que cela finirait par s'arranger, j'en étais persuadé.
Et j'avais eu raison. Maintenant elle se réjouissait comme les autres car Esmé et Carlisle allaient devenir grands-parents. Leur bonheur n'avait pas de limite même s'ils savaient que c'était éphémère.
Je n'avais jamais été si déterminé et pourtant je n'avais jamais eu aussi peur. Alice bien que troublée, m'avait assurée de la réussite de ma transformation sans me donner plus de détail. Ce fut Rosalie qui, contre toute attente, se porta volontaire pour me veiller. Elle m'avait tenu la main et m'avait rassuré. Cela avait duré trois jours. J'avais cru suffoquer tandis que l'air cherchait à véhiculer de l'oxygène dans mon organisme. J'avais eu des spasmes, des crampes, des décharges d'un milliard de volts. Mes muscles avaient semblé grossir indéfiniment cherchant de la place pour s'étendre, ma peau…on aurait dit qu'elle avait été plongée dans de l'eau bouillante. Ma tête avait été comme dans une broyeuse. Mes os avaient paru se rompre. J'avais ensuite cru me noyer, tandis que l'eau et le sang imprégnaient mes tissus. J'étais resté conscient pendant cette première phase qui m'avait paru interminable tant elle se répétait dans un ordre anarchique. J'avais ensuite plongé dans une sorte de coma pendant la deuxième phase (merci Sabrina pour votre clémence) où j'étais resté un peu conscient mais sans les douleurs atroces, j'avais juste été paralysé, comme engourdi. La troisième phase me plongea dans le sommeil. Un sommeil plein de rêves.
Quand j'avais ouvert les yeux, ils étaient tous près de moi. J'avais vu la différence toute de suite : elle se voyait sur leur visage que je distinguais moins nettement. Il avait reflété de l'incrédulité et surtout du scepticisme. Je ne pouvais lire en eux, j'en avais été soulagé. Il y avait eu une immense paix dans ma tête emplit que de mes propres pensées des plus bouillonnantes. J'avais inhalé avec bonheur l'air ambiant, leur parfum était inexistant. Troublé, j'avais fermé les yeux. Une main m'avait alors caressé les cheveux. C'était Esmé…
-Ça va ? Tu sembles perdu.
J'avais opiné, peu sûr de moi. Elle m'avait embrassé sur le front. Sa bouche glacée aux contours durcis m'avait donné des frissons. Encouragé, je m'étais redressé doucement et avait apprécié les nouvelles sensations de mon corps, réminiscences de ma première vie d'humain. Je n'avais plus de brûlure dans ma gorge, plus de capacités accrues, ma peau n'était plus imberbe.
J'étais sorti du lit pour m'observer dans la glace, marchant normalement, constatant le froid du sol. J'avais d'abord fixé mes yeux verts héritage de ma mère que j'avais retrouvé avec plaisir. Ensuite le choc ! J'étais moins beau, Aïe ! J'avais longuement cligné des yeux devant mon reflet imparfait. J'avais un peu de barbe, mes cheveux n'avait plus cette teinte de bronze mais était juste châtain foncé. Rosella allait-elle supporter ces nombreuses différences ? J'avais posé ma main sur mon cœur et des larmes avaient coulé sur mon visage en sentant cet organe si précieux battre de nouveau.
-Ton odeur n'a rien d'attirant, avait fait remarqué Emmett.
-Sabrina a dû mettre une protection pour qu'il ne soit pas attractif aux vampires, avait supposé Jasper avec un léger sourire.
Je les avais écoutés d'une oreille distraite. Esmé était déjà près de moi et m'avait enveloppé de ses bras maternels.
Je soupirai à l'évocation de ses souvenirs, ma famille me manquait même si je les voyais de temps à autre. Mais j'étais si heureux que j'avais l'impression de voler. Je continuais à caresser le ventre de ma femme (et oui, nous nous étions mariés) et perçus un léger petit coup comme si mon fils ou ma fille voulait communiquer avec moi.
-Moi aussi je suis impatient de te connaitre…
POV BELLA SWAN
Nous étions chez Sam, fêtant l'obtention du diplôme de Jake, entourés de sa sœur Rachel et de ses amis. Emily n'avait pas chômé, il en fallait pour nourrir toute cette peuplade d'ogres. Je l'aidai du mieux que je pouvais sous le regard perçant de Charlie.
Oui, il était là aussi comme pour compenser l'absence de Billy qui faisait cruellement défaut.
Je savais qu'il avait des choses à me dire, mais l'heure n'était pas aux conversations sérieuses. J'étais rentrée d'Angleterre hier dans la matinée. J'étais exténuée mais pour rien au monde je n'aurais raté la remise de diplôme de Jacob. Son sourire lumineux en me voyant avait illuminé toute la salle. Nous nous étions si peu vu durant l'année qu'il m'avait tardé de me retrouver seule avec lui. Je l'avais trouvé changé, en bien. Il avait retrouvé une certaine sérénité et il était plus déterminé. Son amour pour moi était resté intact, il s'était chargé de me le prouver sans attendre, une fois seuls tous les deux.
J'avais travaillé tout l'été dernier pour mettre de côté suffisamment afin d'acheter mon billet pour l'Angleterre à la fin du mois d'Août. Harry m'avait attendu le vingt-huit pour me faire rencontrer la Directrice, une de ses amis. Il avait fait le nécessaire dès que je lui avais donné mon accord. Il n'avait pas été simple de convaincre Renée. Charlie avait suivi le mouvement. Quant à Jake…
Après la bataille, nous avions repris une vie somme toute normale. J'avais obtenu mon diplôme, lui avait réussi à rattraper son retard et comptait bien finir son cursus. Il fut difficile de nous quitter. Il m'avait demandé, non il avait exigé que je me donne à fond pour justifier que je le laisse se dessécher ici tout seul. Je lui avais assuré que je ferai de mon mieux et que je comptais revenir à la fin de l'année pour préparer notre entrée universitaire ensemble. J'avais déjà commencé à lister des universités potentielles. Il y avait encore du boulot mais ce n'était rien par rapport à ce que nous avions vécu. Une ballade de santé quoi.
J'avais vu Alice régulièrement pendant cet été là. Son retour avait été source d'un bonheur sans nom. Réconciliant chacun avec la vie. Je m'étais rendu de temps à autre à la villa pour prendre des nouvelles. Edward avait été souvent absent apparemment, j'avais cru qu'il m'évitait mais en fait je l'avais su après, il avait décidé de redevenir humain. Après le choc initial (je l'avais vu), je lui avais souhaité d'être heureux. Je l'avais rassuré en lui disant qu'il était en rien différent de celui que j'avais connu, j'avais menti mais il n'avait pas besoin de le savoir. Il était parti à la mi-juillet à Londres rejoindre Rosella. Emmett et Rosalie faisaient souvent la navette, elle s'occupait régulièrement des enfants de Remus. Je leur avais passé un coup de cheminette de temps à autre ainsi qu'à Harry. J'avais eu tellement hâte de rencontrer ses enfants et de connaitre ses proches.
Renée était restée deux bonnes semaines après la bataille. J'en avais profité pour qu'elle connaisse mieux celui que j'aimais le plus, elle et Charlie mis à part. Ses craintes sur sa nature s'étaient dissipées. Elle n'avait pardonné que moyennement à papa par contre, lui reprochant quelque part d'être responsable de mon côté sorcier (qui m'avait emmené tous ces ennuis selon elle). Elle était repartie avec du mal. Pourtant j'avais bien récupérée. Mais bon, c'était ma mère…
Je n'avais pas trop pratiqué la magie, j'étais plus à l'aise certes mais je me sentais pas dans mon élément ici. J'avais vu Allie de tant à autre, et son père aussi à qui je devais beaucoup. Chez lui, je m'étais autorisée plus de liberté. Il s'était fait une joie de me guider un peu.
L'arrivée à Londres avait été magique, tout était allé rapidement. Harry m'avait installé chez lui m'expliquant que les choses seraient différentes pour moi. J'avais à peine eu le temps de revoir tous mes amis. J'avais été scotchée par Poudlard. C'était loin de ce que j'avais imaginé. C'était mille fois mieux. J'avais été un peu en décalage par rapport aux autres élèves, malgré tout j'avais eu un bon accueil car j'étais de la famille du « Survivant ». Mon bonheur avait atteint son paroxysme quand j'avais découvert que c'était Remus mon professeur attitré. J'avais suivi des cours intensifs particuliers et contrairement aux autres, j'avais été autorisée à quitter Poudlard le soir avec lui. Harry avait insisté pour que tout comme Remus, je puisse bénéficier d'une vie de famille. J'adorai ses enfants. Je m'entendais mieux avec Ginny. J'avais été invité au mariage d'Edward mais j'avais préféré les laissés profiter de ce moment sans une ex dans leurs pattes. Je ne pensais pas que Rosella était du style à se marier. Edward avait dû user de beaucoup de finesse à tous les coups.
J'étais rentré deux fois à Forks, une fois pour les fêtes de Noel et une fois à Pâques pour fêter nos un an avec Jake. Quand mon année scolaire s'était terminée, j'avais tant acquis que je m'étais réconciliée avec moi-même. J'étais une sorcière à part entière désormais. Peu importait l'endroit où j'irai, cela ferait partie de moi. Allie m'avait promis de m'emmener à nouveau du côté magique. J'en étais tout excitée.
Je ne craignais plus la vie, je pourrais enfin protéger tous ceux que j'aimais. La vie était belle. L'avenir s'annonçait des plus prometteurs…
POV HARRY POTTER (en « Je » exceptionnellement)
Je contemplai avec vigilance ma petite Lily assise dans la baignoire pour le bain et qui se chamaillait brutalement avec son frère lui arrachant son jouet des mains. Elle ne faisait pas de cadeau, son caractère intempestif et volcanique n'était pas sans me rappeler sa mère. Elle niait d'ailleurs toute ressemblance. De l'eau s'éparpilla partout, je m'en fichai, un sort suffirait à nettoyer tout ça. Je n'étais pas d'humeur à être sévère. Mes enfants m'avaient tant manqué pendant une période que je prenais le temps de vivre et de profiter d'eux… et de ma femme.
J'avais hébergé Bella dès son arrivée à Londres. Elle avait crée à elle seule une ambiance familiale des plus agréables et les enfants s'étaient vite adaptés. Elle avait été discrète malgré tout, ne voulant pas nous gêner. J'avais repris mon travail d'Auror avec un rythme moins soutenu. Ginny et moi avions eu besoin de nous retrouver. Elle avait eu sa dose avec tous nos problèmes. Parfois Bella avait fait du baby-sitting pour nous donner l'occasion de sortir. Réticents au départ, elle avait su nous prouver que nous avions tord de nous inquiéter car les enfants étaient des anges avec elle (quels ingrats !).
Ginny envisageait de reprendre bientôt son travail. Je lui avais répondu que quelque soit sa décision nous nous adapterions. Je voyais régulièrement Rosella et Edward. Il venait même à la maison. Et oui, Ginny avait enfin pardonné. Nous avions assisté à leur mariage fait en petit comité, j'avais participé à ma façon. J'avais eu un choc, tout comme Ginny en rencontrant cet Edward humain. Elle avait donné des conseils à Rosella pour son futur bébé et passait régulièrement quelques heures avec elle pour faire les boutiques pendant que nous gardions les enfants. J'aimais passer du temps avec Edward. Cet Edward humain était plein de ressources (il avait déjà des pistes pour du boulot) et son bonheur était contagieux.
Ginny et moi avions passé du temps avec Hermione et Ron à l'hôpital et puis à leur retour avec leur bébé après une éternité. Ginny avait passé et continuait à passer du temps avec Hermione qui souhaitait reprendre le travail après un an sans activité. Elle adorait sa petite Rose mais elle était trop active pour rester au foyer. Ronald lui avait repris le travail. Mes amis avait connu l'enfer mais s'en était sorti plus fort et grandi et surtout heureux.
Je m'occupais de mon filleul quand je le pouvais. Il était bien entouré, il ne me tenait pas rigueur d'être moins présent.
En revenant de Forks, il avait fallu que je m'organise pour tant de choses et que je m'éloigne de nouveau pour le procès de Madame Jonas. L'affaire Zabini s'était soldée par un non-lieu. Mais plus la peine d'y penser. Toute cette affaire avec Remus, Mme Jonas, Andrew, Sabrina et les Volturi était derrière nous.
Il y avait une chose qui me tenait aussi à cœur mais je n'étais pas sûr que cela puisse fonctionner. J'avais entendu parler, grâce à une collègue du Ministère, qu'il y avait des enfants hybrides (mi-sorcier, mi-vampire) dans l'orphelinat du centre de Londres. Cependant, personne ne savaient comment ils allaient évoluer et je ne savais pas comment aborder le sujet avec Rosalie…
-Harry ?
Je fis un bond.
-Les enfants c'est maman, elle monte, alors on se calme.
Ils comprirent parfaitement et se mirent à s'amuser calmement. Je me hâtai de réparer leurs bêtises. Quand elle pénétra dans la pièce, elle éclata de rire.
-Vous êtes des anges.
Elle prit une serviette qu'elle me lança.
-C'est si gentil de me faire croire que tout va bien.
Elle se pencha pour embrasser les enfants et se tourna vers moi pour en faire de même. Les enfants se remirent à nous éclabousser et nous nous joignîmes à eux, riant aux éclats, la vie ne pouvait être plus belle…
POV RONALD WEASLEY
Debout face à la porte-fenêtre de la maison, j'observai Hermione dans le jardin le visage illuminé devant notre fille qui tentait de s'asseoir. Rose avait un an et deux semaines mais elle ne marchait pas encore, à peine commençait-elle à s'asseoir. Elle avait pris du temps à grandir. Sa naissance prématurée avait laissé beaucoup de séquelles motrices et psychologiques. Nous ne savions pas encore où nous allions mais une seule chose comptait, elle était avec nous et ça n'avait pas de prix. Son premier sourire avait été un pur moment d'émerveillement. Elle avait passé quatre mois à l'hôpital avant de rentrer chez nous. Hermione après son hémorragie qui avait failli lui coûté la vie avait été hospitalisée un mois. Il avait été difficile pour moi d'être seul si longtemps. Et encore plus difficile de laisser Rose à l'hôpital. Mais nous avions tenu le coup et nous en avions été récompensés. Aidés par nos proches, l'attente avait été moins rude. Leur soutien nous avait permis de garder la tête hors de l'eau.
En revenant ici avec Rose dans nos bras, nous nous étions demandés comment nous allions faire. Un peu dépassé, nous étions restés un moment à la contempler endormie dans son berceau immense. Nous étions une famille à présent. Nous avions la responsabilité d'un petit être fragile qui avait grandement besoin de nous. Nous avions peur de nous louper.
-Il va falloir assurer Ronald.
Je lui avais pris l'épaule, faussement confiant.
-Nous allons y arriver.
Hermione se reposait beaucoup sur moi depuis l'arrivée prématurée de Rose. Il avait fallu que je grandisse et que j'assume mon rôle de père. Pas évident…
Nous avions eu beaucoup de visite et beaucoup d'aide de nos familles et proches. Ginny m'avait soutenu comme jamais. Elle m'avait vu au plus mal mais jamais elle n'en avait fait étalage, se contentant juste d'être là. Le retour d'Harry avait été un pur soulagement. Le savoir en danger, ne m'avait pas aidé.
Nous avions eu la visite de Remus quand Rose était rentrée, nous avions fait la connaissance de sa fille. Hermione m'avait confié peu après que la vie n'était pas toujours si injuste après tout. J'avais aussi fait la connaissance du Dr Cullen de passage pour le mariage d'un membre de son clan tout fraichement redevenu humain. Cela m'avait moins choqué que le fait que ce soit Rosella Vance qui soit la mariée. Il m'avait rendu visite accompagné d'Harry. Je m'étais entretenu longuement avec lui. Carlisle s'était révélé être comme nous le pensions Hermione et moi : très prévenant et généreux.
J'avais aussi rencontré la fameuse Bella. Une gentille fille, un peu tête de mule comme Harry mais bon, il y avait certains traits de famille contre lesquels on ne pouvait rien.
J'avais repris le travail depuis peu et Hermione envisageait aussi de retravailler mais plus à mi-temps car le planning des rendez-vous médicaux de Rose était chargé. Nous allions nous arranger pour décaler notre emploi du temps, Hermione n'était pas chaude pour la faire garder et son appréhension était contagieuse. Nous nous verrions moins mais c'était un sacrifice qui nous paraissait nécessaire.
-Ron ! Viens voir ! Elle se tient assise toute seule !
Je courus les rejoindre, plein de fierté, j'étais heureux…
POV ROSELLA VANCE (j'ai gardé mon nom de naissance, m'enquiquinez pas !)
J'émergeai doucement d'une nuit de sommeil agitée. Je me sentais reposée même si le bébé avait tout fait pour m'empêcher de dormir. Maintenant il était calme dans mon ventre, je profitai pleinement de ce moment de sérénité. J'avais hâte d'accoucher, j'étais comme une baleine et j'avais mal partout. Comme d'habitude, j'étais enveloppé des bras d'Edward qui semblait dormir encore. Je me dégageai doucement et me retournai non sans mal pour l'observer. Il dormait paisiblement, il en avait de la chance. Je n'arrivai pas encore à bien réaliser. Nous allions former une famille, c'était inespéré. Je caressai ses cheveux, sa joue ombrée par une barbe naissante. Il se réveilla d'un coup, posant ses yeux verts sur moi. Il me sourit.
-Tu as bien dormi ? Le questionnai-je.
-Oui. J'ai rêvé de toi.
Il me disait ça tous les matins depuis son retour. Enfin sauf le premier mois car c'était le temps qu'il avait fallu pour que je lui pardonne.
En revenant à Londres j'avais repris mon travail avec joie. J'avais aussi réaménagé la maison dans l'attente de l'arrivée d'Edward. J'étais allée voir Hermione qui était hospitalisée. J'avais vu son bout de chou qui luttait avec courage. Je l'avais presqu'enviée, je ne savais pas où j'allais avec Edward. Je pouvais imaginer une vie sans enfants mais pas une vie sans lui. Tous ces derniers évènements avec Ewan et Sabrina m'avaient laissé des traces. Je m'étais tellement endurcie que j'avais peur de ne plus savoir être heureuse. La mort d'Ewan avait été une délivrance ? Non. Désormais je n'avais plus de famille. J'avais failli mourir à maintes reprises. Mon visage défiguré par des maléfices resterait marqué à vie. Il était pourtant moins difficile de me regarder dans la glace qu'auparavant. Cette femme magnifique n'existait plus, j'étais libérée de ce poids comme si je m'étais enfin retrouvée. J'avais en plus coupé mes longs cheveux pour ne plus ressembler à l'ancienne Rosella. Ils étaient raides à présent et dégradés jusqu'aux épaules.
Quand j'avais accueillis Edward à l'aéroport deux semaines plus tard, j'avais cru que j'allais faire une syncope. Je l'avais reconnu, la n'était pas le problème. Ce fut le sourire confiant qu'il afficha qui m'avait fait partir en vrille tel un magyar à pointe rancunier et crachant du feu, il avait encaissé sans broncher malgré le regard choqué des passants et cela n'avait fait qu'envenimer les choses. Nous étions rentrés ensuite dans un silence de mort. A la maison, il avait posé ses valises et s'était tourné vers moi, j'avais cillé pour la première fois, déstabilisée par ce qu'exprimaient ses yeux d'un vert si limpide.
-Exprime ta colère parce que je sais que je la mérite. Quand tu auras terminé, je t'expliquerai pourquoi j'ai pris cette décision.
-Je t'écoute, grognai-je prête à relancer la guerre.
-Tu n'a pas terminée, je le sais mais fais vite car ma patience à des limites.
J'avais effectivement grogné encore et encore puis j'étais passé au stade suivant où je râlais tel un gobelin mécontent. Pas une fois, il ne m'avait touché, pas une fois il n'avait élevé la voix, pas une fois il n'avait tenté de me calmer. Il se contentait de passer des heures à jouer au piano des mélodies qui me filaient le cafard. Le reste du temps il faisait la cuisine, il adorait manger. Quand il dormait dans la chambre d'ami, je l'observais avec angoisse. J'avais peur, il était tout ce qui me restait de merveilleux dans la vie et cette décision qu'il avait prise sans me consulter…
Je finis par ne plus ressentir de colère, si j'avais eu moi aussi cette occasion peut-être que je l'aurais saisi. Je ne pouvais être si égoïste envers celui que j'aimais plus que ma vie. Comment avait-il pu prendre tant de place dans mon cœur si abimé ?
Et puis un jour en rentrant du travail, je l'avais trouvé debout dans l'entrée à m'attendre. Il m'avait enlacé brutalement.
-J'en ai marre d'attendre.
-Moi aussi, avais-je dit simplement en lui entourant le cou de mes bras.
J'avais eu beaucoup d'appréhension. C'était pour moi la première fois et j'avais su plus tard que c'était aussi son cas. Ses lèvres n'étaient plus glacées mais ses baisers étaient tout aussi brûlants. Il m'avait portée jusque dans la chambre et là, il y avait eu un déchainement de passion qui m'avait consumé jusqu'à ce qu'il se redresse haletant. Il avait quitté mes bras et s'était assis en me donnant son dos.
-Je ne fais pas les choses correctement.
J'avais attendu, bouleversée d'être ainsi frustrée et de me sentir rejetée. Il avait sorti une boite de sa poche et s'était retourné vers moi. Il m'avait fait sa demande sous mes yeux ébahis.
-Ce n'est pas romantique, pardonne-moi.
Il avait attendu ma réponse, me voyant hésiter il me confia une chose qui fit pencher la balance.
-Je t'aime et je veux vieillir avec toi, voilà pourquoi je suis redevenu humain : pour rester avec toi jusqu'au paradis et pour l'éternité…
POV JACOB BLACK
La fête de ma remise de diplôme était terminée. J'aidai Emily à ranger avec l'aide de Bella et de Sam. La journée avait été super cool même si j'étais un peu fatigué. Faut dire que la nuit passée nous n'avions pas beaucoup dormi. Je me faufilai derrière elle, l'enlaçai, l'embrassant dans le cou.
-Ma petite sorcière.
Elle posa sa main sur ma joue, soupirant d'aise. Depuis hier j'étais sur un nuage. Son retour définitif avait été mon plus beau cadeau. Ainsi que le départ annoncé de ma sœur Rachel. Je l'aimais mais j'avais besoin de prendre mon envol. En plus de mon devoir de loup, j'avais pu gérer cette année écoulée, ma scolarité. J'étais fier. Mon père aurait été fier. Il fallait que je continue dans cette voie. J'évitai d'être trop triste. Il ne l'aurait pas souhaité.
J'avais aussi travaillé comme un dingue pour économiser de l'argent. Rachel avait aussi prévu une certaine somme pour mes études et fait une demande de bourse que j'avais obtenue. Il était pas évident de faire de bonnes études sans argent et maintenant que je m'étais fixé sur ce que je souhaitais faire de ma vie, je devais tout faire pour y parvenir.
L'avenir devant moi me paraissait des plus exaltants, pleins d'imprévus et d'inconnus. La seule chose dont j'étais sûr était de ne jamais plus être éloignée de ma moitié. J'avais supporté son absence avec difficulté, seul le fait de la savoir épanouie m'avait fait garder les pieds sur Terre. Quand elle était revenue pour Noel, elle l'avait passé avec moi, mes sœurs, mon beau-frère et leurs enfants ainsi qu'avec Charlie. Cela avait été le premier Noel sans mon père. Cette période de fêtes avait été un peu triste. En janvier, j'avais fêté mes dix-huit ans, mais Bella n'avait pas pu revenir. J'avais reçu le lendemain un hibou. J'en avais été scotchée quand il avait débarqué en salle de cours de maths. Cela m'avait causé des soucis avec le prof mais ma joie avait tout supplanté. Ce fut un cadeau très particulier…
Elle se tourna et m'enlaça à son tour, le visage enfoui dans mon cou.
Nous avions encore tout l'été pour finaliser notre nouvelle vie à deux, mais j'avais aussi d'autres obligations. Le conseil devait se réunir car mon départ, celui d'Embry et de Quil, suscitait des interrogations pour l'avenir de la meute. Le danger avait été écarté mais il y en aurait d'autres. Les Cullen étaient éparpillés. Seuls restaient Alice et Jasper qui se proposaient de nous aider régulièrement dans notre tâche. Nous n'allions pas cracher dessus. L'aide d'Alice était des plus précieuses. J'espérai juste qu'il n'y ait pas d'ennemis pendant quelques temps afin qu'il n'y ait pas d'autres mutations.
-Je suis heureux, lui dis-je simplement.
-Moi aussi.
Elle se redressa et me sourit avec réserve.
-Pourquoi tu fais cette tête ? L'interrogeai-je.
-Tu as quelque chose à me dire je le sens.
Elle me bluffait chaque jour un peu plus.
-Je ne peux rien te cacher. Tu as raison. Je voulais t'annoncer que je comptais fonder une famille avec toi.
Tandis que j'observai avec amusement son visage se décomposer, je continuai une fois l'effet de surprise passé :
-Je te dis ça à titre informatif afin que tu aies le temps de te faire une raison.
Je la lâchai et finis de ranger en sifflotant, heureux comme un prince…
POV REMUS LUPIN
Assis dans mon vieux fauteuil, je contemplai Amandine avec fierté. Elle faisait ses premiers pas devant son frère ébahi. Il lui tendait les bras et elle tentait d'y parvenir. Teddy adorait sa petite sœur qu'il couvait comme un trésor. Il poussa un cri quand elle y arriva sans tomber et la félicita si chaudement qu'elle gazouilla de bon cœur comme pour lui répondre.
Quand j'étais revenu avec elle, il n'avait même pas eu de réticence ou de réserve. Il avait accueilli sa sœur comme la huitième merveille du monde. Je lui avais ensuite expliqué les choses, il avait paru comprendre, en partie du moins. J'étais resté quelques jours chez ma belle-mère qui avait été prévenue par Harry. Elle restait telle que je l'avais connue, distante et froide. Mais il n'y avait plus de rancune. Passé le choc de cette première rencontre avec cet enfant avec lequel elle n'avait aucun lien, elle se comporta comme une grand-mère pour elle. Mes beaux-parents arrivèrent juste après et s'installèrent rapidement dans le Londres moldu.
Je vivais depuis neuf mois dans une maison que je retapai, aidé régulièrement par Emmett et Rosalie souvent de passage pour gâter à l'extrême mes enfants. Teddy avait depuis longtemps pardonné à Rosalie, c'était un enfant heureux qui n'avait pas la rancune tenace surtout quand il avait compris qu'elle n'avait pas agi de sa propre volonté. L'émotion avait été vive pour elle en voyant toute l'affection qu'il lui portait de nouveau. Harry passait aussi voir son filleul. Ils étaient toujours aussi proches, Harry trouvait du temps pour l'emmener à certains matchs et Teddy passait des week-ends chez lui. Alice m'avait fait la surprise une fois avec Jasper de me rendre visite, c'était à l'occasion du mariage de leur frère Edward avec Rosella. Je les avais trouvés épanouis. Je gardais une place privilégiée pour eux dans mon cœur car c'est eux qui m'avait trouvé et sauvé d'une mort certaine. Je les avais aidé à organiser le mariage, tout ce bonheur ne pouvait que me réjouir.
Les parents de Doris venaient tous les jours, Léandre s'occupait de mon jardin en plus du sien. Il était gâteux devant sa petite fille qu'il idôlatrait. Jacqueline était moins présente, elle avait trouvé du travail au Ministère grâce à Harry. Je ne me rappelais pas du plus loin que je me souvienne qu'un moldu ait travaillé là-bas mais Harry était très persuasif. Elle y évoluait avec facilité, s'occupant du secteur juridique. Elle se consacrait à sa petite-fille ses jours de repos.
J'avais retrouvé un poste de professeur de DCFM à Poudlard. Je n'avais même pas besoin de nourrice tant il y avait de personnes pour s'occuper de Mandy. Teddy, lui, s'autogérait très bien. Il allait avoir dix ans et était très autonome. J'avais eu l'immense privilège d'être le professeur attitré de Bella. Elle était assidue et rigoureuse. Elle évoluait bien dans ce monde mais elle avait parfois des moments de nostalgie. Heureusement, grâce à Harry, elle avait comme moi eu la possibilité de quitter Poudlard pour rejoindre sa « famille » une fois le soir arrivé.
Je l'avais vu repartir à Forks avec tristesse il y a deux jours.
J'avais dû repartir quelques jours au Canada pour le procès de Mme Jonas. L'affaire avait été difficile, j'avais dû revivre des moments que je voulais oublier. Quand elle avait été condamnée, j'avais pu enfin respirer. Je m'étais dit que ma vie allait vraiment commencer.
Je regardai vers l'avenir et je m'estimais chanceux. La vie ne m'avait pas épargnée et pourtant elle ne pouvait être plus belle aujourd'hui. Je me concentrai sur mes petits. Rosalie s'alternait avec Harry pour mes phases mensuelles difficiles. Mes beaux-parents avait fini par découvrir mon secret. Ça n'avait pas été simple pendant une période et puis voyant que ça n'avait aucune incidence sur le bonheur de mes enfants, ils avaient cessé de s'angoisser.
Jacky me relançait depuis peu concernant une potentielle relation amoureuse mais je n'y pensais pas. J'avais connu deux intenses passions, deux grands amours qui m'avaient comblé même si c'était trop court. L'idée de les remplacer m'insupportait. Il y avait des photos d'elles deux partout dans la maison. Je savais qu'un jour je les rejoindrai quelque part. Ce ne serait pas simple car elles n'aimaient aucunement partager.
Je soupirai, le sourire aux lèvres. Ça promettait…
POV DE JASPER HALE
Nous étions Alice et moi dans l'avion nous menant à Florence. Je lui avais proposé de rendre visite aux Volturi afin de voir si Sabrina allait bien. Elle avait accepté, voyant que cela me tenait à cœur. Elle n'avait pas su me donner des nouvelles même quand elle se concentrait ardemment.
-C'est comme si l'on bloquait mes visions ! S'était-elle agacée après une énième tentative.
Depuis la fin de la bataille, nous étions restés à Forks afin d'aider les loups à maintenir l'ordre. Nous n'étions pas amis mais maintenant nous étions alliés. Après le départ d'Edward, nous étions restés tous les six à la villa profitant de nos retrouvailles. Et puis Rosalie avait émis le besoin de voir les enfants de Remus et Emmett l'avait suivie. Un matin vers la mi-août Alice m'avait annoncé que nous devions nous rendre tous les deux à Londres. Nous y étions attendus. Surpris au départ, je n'avais pas cherché à polémiquer. Dans l'avion, elle s'était tournée vers moi :
-Edward et Rosella ont besoin de nous pour préparer leur mariage.
A l'aéroport d'Heatrow, j'avais reçu un appel d'Edward me demandant ce que je faisais dans les trois prochaines semaines.
-Je suis déjà pris, avais-je répondu.
Déçu, il l'avait été.
-J'ai mon idiot de frère qui se marie, il a besoin de moi comme témoin et vu que je suis déjà à Londres…
Il avait explosé de joie. J'avais revu Rosella avec joie et j'avais trouvé Edward plus épanouie et surtout plus expansif. On avait passé trois supers semaines jusqu'au matin fatidique. Je l'avais aidé à se préparer. Devant la glace, il avait subitement cessé son geste voyant que je le fixais avec insistance.
-Qui-a-t-il Jaz ?
-Tu te rappelles notre conversation à Florence ?
-A quel sujet ?
-Tu me disais que ton vœu le plus cher était de redevenir humain et de vieillir avec ta sorcière.
-Je me rappelle oui, me sourit-il.
-Tu as réussi. J'avais tord de te sous-estimer.
Il m'avait donné une franche accolade. Ce contact m'avait déstabilisé tant il était inhabituel. J'avais ensuite rejoins Alice qui pour l'occasion avait coupé ses cheveux très courts. Coiffée dans un style année vingt, elle était magnifique dans cette longue robe moulante à bretelle prune fendue outrageusement sur le côté.
-Tu n'es pas censée être moins belle que la mariée ?
-Je sais que c'est difficile à croire vu mon immense beauté…
Elle avait ri de son rire cristallin que j'adorais tant.
-…mais grâce à mon talent légendaire c'est le cas. Elle est sublime.
Rien n'était plus sublime que mon Alice mais ce n'était pas une chose à dire ce jour là.
Assis dans l'allée derrière la maison de Remus qui nous avait volontiers prêté son jardin pour l'occasion, j'avais détaillé le bon travail que nous avions fait Emmett, Rosalie, Carlisle, Esmé, Alice et moi. Le jardin était méconnaissable, rempli de fleurs blanches et de décorations des plus originales, j'avais surtout admiré la touche finale de Remus qui avait rajouté des lampes flottant telles des feux follets. Il y avait une fontaine d'eau sans fontaine. Seule l'eau faisait d'elle-même des figures et des cercles. Il y avait une douce musique sortant d'un appareil innommable. Teddy vêtu comme un prince, avait été d'accord pour amener les alliances et Harry était chargé d'emmener Rosella à mon frère. Celui-ci était resté planté là, impatient. J'avais envoyé des ondes pour calmer tout le monde dans l'assistance car ils étaient tous tendu et ce fut dans un calme olympien (hormis la musique) que Rosella avait fait son apparition apprêtée d'une robe blanche à bustier époustouflante, soulignant la finesse de sa taille et l'élégance de sa démarche. Elle portait de longs gants et avait une longue traine. Elle avait illuminé tout sur son passage éclipsant Harry au passage qui pourtant était très élégant quoique mal à l'aise dans son costume.
Edward s'était figé à sa vue, cela en aurait été risible si ça ne m'avait pas rappelé ma propre expression lors de mon mariage avec Alice. Leur bonheur avait fait plaisir à voir et ce fut avec émotion que nous les vîmes échanger leurs vœux et s'embrasser.
La soirée terminée, ils étaient partis en lune de miel. Le lendemain matin Alice avait sautillé dans tous les sens.
-Ça y est c'est officiel, ils vont avoir une fille.
La nouvelle avait fait le tour avant même que les intéressés soient au courant mais le secret fut bien gardé. Nous étions rentrés à Forks avec Carlisle et Esmé qui furent présent tout comme nous lorsqu'Edward nous avait passé un coup de cheminée pour nous annoncer la nouvelle un mois plus tard. Il avait tant pleuré que je l'avais bien envié à ce moment là.
Toute ma famille était heureuse. J'étais heureux au côté de mon Alice, que demander de plus. Et puis l'ombre de Sabrina était revenu car mon bonheur s'était fait au détriment du sien, même si je n'étais en rien responsable, j'avais cette culpabilité qui me gênait.
Nous patientions dans le hall des Volturi quand Sabrina elle-même vint nous accueillir. Elle était vêtue d'une longue cape épaisse bordeaux brodée d'un symbole inconnu et doré au col, aux manches et aux ourlets. Ses cheveux blonds étaient relevés en un chignon sévère. Ses yeux rouge sombre se posèrent sur moi. Elle me sourit avec affection et m'étreignit doucement. Je le lui rendis.
-C'est gentil de me rendre visite. Comment vas-tu ?
-Bien.
Elle s'éloigna et m'examina.
-Oui tu as l'air d'aller. Bonjour Alice.
Elles se firent juste un signe de tête minimaliste. Alice me prit la main que je serrai doucement pour la rassurer. Elle n'était pas à l'aise.
-Comment va Edward ? A-t-il utilisé la potion ?
-Oui, et il est heureux maintenant, il s'est marié et va être père.
Un voile de tristesse passa dans ses yeux qu'elle chassa rapidement.
-Bien. Suivez-moi.
Nous nous exécutâmes.
-J'ai hâte que tu vois les changements opérés ici Jasper.
-Je ne doute pas que tu aies accompli de belles choses, j'ai confiance en toi. Comment tu gères ton arrivée chez les Volturi. Pas trop difficile de te fondre dans la masse ?
-Tout se passe bien. Merci de t'en inquiéter.
-C'est vous qui bloquez mes visions, intervint Alice d'un ton de reproche.
-Oui. C'est exact.
Je la fixai sans comprendre.
-Pourquoi ?
Silence.
Nous fumes introduit dans la salle principale et Aro, Caïus et Marcus se levèrent en signe de bienvenue. Ils portaient eux-mêmes la même cape rouge. Je remarquai avec stupeur un quatrième siège sur la droite de celui d'Aro. Sabrina s'avança et y prit place sous nos yeux éberlués. Une fois assise, Aro et ses comparses se rassirent aussi. En fait ce n'était pas pour nous qu'ils s'étaient levés. Je visionnai la salle et remarquai les autres hybrides en poste près de Sabrina et de Marcus formant presque comme un demi-cercle. Il n'y avait plus ni Jane, ni Alec, ni Demitri, ni Felix, ni les autres sbires connus des Volturi. D'ailleurs en y regardant bien le triumvirat semblait un peu ailleurs.
Alice se braqua quand Sabrina me sourit avec satisfaction.
-Tu vois Jasper, tu n'avais aucune raison de t'inquiéter, tout est sous contrôle…
Cette fin me plait bien. J'ai en tout cas donné le meilleur de moi-même pour vous faire rêver.
