Bonjour,
Voilà le chapitre juste avant le procès...
Merci pour vos reviews !
RAR aux anonymes :
Nami-chan : J'espère que tu vas vraiment le garder longtemps alors ;) Merci à toi pour ton soutien ! Bisous
Guest : Non ! Il ne faut pas frôler la dépression pour cela :) Encore désolée pour ce retard... Merci beaucoup pour tes compliments en tout cas ! Ca me fait très plaisir ! Bonne lecture pour la suite !
Kisis : Esperons que cela dure ;) Merci pour ta review !
Bonne lecture à tous !
OoOoOoOoO
L'avocat avait poursuivi le travail sur le journal sans lui. Il avait bien avancé et avait presque terminé. Le procès aurait lieu dans une semaine.
Draco fut penaud lorsqu'il retourna le voir. Figé devant la porte de Thomson, il resta de longues secondes ainsi, réfléchissant à la meilleure façon de s'excuser pour son absence. Il finit cependant par toquer. Lucien apparut quelques instants plus tard, l'air plus fatigué que jamais. Son visage montra son étonnement.
- Draco... Je ne t'attendais plus.
- Je suis désolé, répliqua de suite le blond. J'ai été extrêmement pris durant la dernière semaine...
- Eh bien, entre.
L'homme aux cheveux châtains se décala afin de lui laisser la place. Il l'entraîna ensuite vers son salon et lui servit un verre.
- Alors, raconte moi... Qu'est ce qui a été si prenant ? Je crois que je mérite d'avoir une plus ample explication...
Gêné, l'ancien préfet accepta le verre mais ne but pas l'alcool. Il le fit tourner entre ses mains, cherchant ses mots.
- Disons que j'entretiens une relation intime plutôt tumultueuse avec une personne. Mais cela ne devrait plus me préoccuper jusqu'au procès. Je m'en suis chargé.
L'avocat sourit.
- Tu n'as pas trouvé la parfaite jeune fille au sang si pur, si je puis me permettre ?
- Non, pas vraiment.
Draco respira un grand coup, prenant son courage à deux mains.
- Il s'agit d'un homme.
- Oh !
La bouche de Lucien resta grande ouverte. Cette fois, il était vraiment stupéfait. Mais il se reprit bien vite.
- J'imagine que personne n'est au courant chez toi.
- Non. Donc, si vous pouviez restez discret...
- Bien sûr ! Je t'ai dit que tu pouvais te confier à moi... Je ne dirais rien.
Le blond le remercia d'un hochement de la tête, soulagé. Il vida ensuite d'une traite son verre puis se leva.
- Vous allez me montrer où nous en sommes ? demanda-t-il.
L'avocat se mit debout à son tour.
- J'ai pratiquement terminé. Viens, je vais te montrer le résultat. Et toi ? Tu as avancé du côté de ton père ? Nous ne pourrons rien présenter s'il n'est toujours pas d'accord.
Draco soupira.
- Ma mère s'y attelle encore mais... Je vais le voir demain à sa place. Je lui avouerai tout et lui ferai comprendre qu'il n'a pas le choix.
- Je te souhaite bonne chance, sourit Lucien. Tu en auras besoin.
Ils se rendirent ensuite dans la cuisine. Sur la table des nombreuses feuilles étaient éparpillées. L'homme se saisit d'une d'elles et la tendit à l'ancien préfet.
- Voilà le résumé des passages.
L'ancien Serpentard s'assit et lut attentivement. Lorsqu'il eut finit, il se mordit la lèvre. L'avocat sourcilla, voyant son hésitation.
- Qu'il y a-t-il ? interrogea-t-il.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de mettre le dernier passage...
- Tu parles de celui où Tu-sais-qui lui confie son journal ? Mais pourquoi ? Je trouve au contraire qu'il finalise leur relation. Le lord noir amadoue son fidèle avec un pseudo journal en prétendant qu'il a de la valeur.
- Il en avait, répliqua Draco. Mon père ne m'a pas tout raconté dans les détails lorsque celui-ci a été détruit mais... Selon lui, il s'agissait d'un sujet trop épineux, trop complexe, qui ne devait plus jamais être soulevé. Il était très sérieux. Si vous le présentez au procès, il risquerait d'attirer l'attention sur lui.
- Tu es sûr ? Ce passage serait vraiment intéressant à présenter et...
- J'en suis sûr.
Lucien baissa la tête, vaincu.
- Bon, si tu le dis. Je trouverai autre chose pour terminer mon argumentation.
Son vis à vis reposa la feuille sur la table et croisa ses bras tout en se laissant aller contre le dossier.
- Comment cela va se passer d'ailleurs ? Les passages vont-ils être lus durant l'audience ?
- Oui. La petite dizaine que j'ai sélectionnée, les plus importants. C'est essentiel. La presse sera là, tout comme un public sans aucun doute, je veux changer l'avis de la foule concernant Lucius Malfoy.
Un rictus méprisant se dessina sur les lèvres de Draco.
- Cela ne marchera pas. Les gens ne viendront pas pour juger mais pour condamner mon père.
- Pour la plupart, c'est vrai. Mais la presse sera obligée de retranscrire correctement les passages et les plus sages sauront les appréhender. Il faut savoir que même s'ils ne sont pas toujours meneurs, ce sont eux généralement qui ont la meilleure influence. J'en veux de notre côté.
- Vous voulez créer un scandale...! comprit le blond. Vous voulez attirer plus que le peuple qui a mal, qui est aveuglé par la souffrance de la guerre, mais ceux qui peuvent encore réfléchir avec raison... Pensez vous réellement que cela peut marcher ?
L'avocat sembla peser ses mots. Il s'assit à son tour et croisa ses mains sur ses genoux.
- J'avoue que c'est quitte ou double. Cela pourrait soit le sauver soit carrément l'anéantir. Enfin, je pense qu'après la révélation du serment inviolable, le baiser du détraqueur sera exclu.
Il pinça ensuite ses lèvres, paraissant se retenir d'avouer quelque chose. Il finit cependant par se lâcher et murmurer, un sourire machiavélique aux lèvres :
- Ce sera le procès de ma carrière. Non pas que je ne pense qu'à elle, je ne souhaite pas de malheur pour Lucius. Néanmoins, il est clair que s'il s'en sort, ma réputation va monter en flèche...
Draco retint un sourire.
- Je comprends et j'en suis rassuré, vous en êtes du coup beaucoup plus motivé.
- Le métier d'avocat t'intéresse-t-il ? demanda Lucien, amusé. Tu penses déjà de la bonne façon.
Cette fois-ci, le blond rit, gêné.
- Je reconnais que ce travail m'a bien plu... Je ne serai cependant jamais accepté dans l'école avec mon passé.
- Ce n'est pas quelque chose qui devrait te limiter. Songes-y, si cela t'intéresse vraiment, je serais ravi de t'épauler.
- Merci, dit franchement l'ancien préfet. Je saurai le retenir. Bon, je vais vous laisser finir... Je vous tiens au courant des avancées concernant mon père.
- D'accord.
OoOoO
La prison froide accueillit le fils Malfoy. Cela faisait un moment qu'il n'y était plus retourné et cela ne lui avait pas manqué. L'odeur des détraqueurs se faisait sentir partout et un silence de mort pesait sur les lieux. Seul le fracassement des vagues sur les rochers le brisait par instants.
Frissonnant, Draco resserra sa robe de sorcier autour de lui alors qu'il suivait l'auror. Un gardien les accompagnait. Il ne cessait de lui jeter des regards torves, voulant sans nul doute lui jeter aussi des insultes à la figure. Il ne réussit à se retenir que jusqu'à la porte de la pièce où le blond devait retrouver son père. Lorsque celui-ci s'apprêta à la franchir, il s'agrippa à son poignet et persifla.
- Dis lui bien au revoir à ton paternel, sale mangemort. Tout le monde le sait, la semaine prochaine, c'est le baiser qui l'attend !
Violemment, l'ancien Serpentard se dégagea. Il ne répliqua pas cependant.
Lucius était déjà présent dans la pièce froide. La prison avait fait encore plus de ravages que la dernière fois. Des bleus et des coupures marbraient le visage du patriarche Malfoy. Inquiet, Draco referma la porte derrière lui et s'approcha en vitesse.
- Tout va bien ? demanda-t-il. Que s'est-t-il passé ?
Le mangemort cracha :
- Ne fais pas comme ta mère ! Je joue le jeu pour elle mais je sais très bien que tu n'ignores pas ce qu'il se passe dans ces murs. Il est inutile de s'inquiéter pour cela. Comment avance ma défense ? Narcissa m'a dit que tu aidais Lucien.
- Merci, moi aussi je vais bien, père, claqua le blond.
Lucius sourcilla et se recroquevilla légèrement sur lui même, sa verve perdue et plus frêle que jamais. Il n'avait pas l'habitude que son fils lui réponde ainsi. Draco s'adoucit en le voyant si affaibli. Il répondit donc.
- Votre défense est quasiment bouclée. Lucien et moi avons travaillé sur le journal, tout sera présenté la semaine prochaine.
- Comment ? s'outra le prisonnier. Que...?
- Ce n'est pas négociable, père. Votre ami vous a préparé une défense qui tient debout, il compte remuer la salle d'audience.
- J'ai dit non ! Draco, comment oses-tu passer outre mon droit ?
- Votre droit ? Mais votre droit de quoi ? De mourir ? Ils vous prévoient le baiser ! Etes vous égoïste au point de ne songer qu'à votre fierté ? Que se passera-t-il si vous mourrez, hein ? Comment mère le prendra-t-elle ?
- Au moins, murmura tout bas Lucius, elle ne sera plus obligée de venir rendre visite à son vieux mari coincé entre ces murs.
- Votre mort la dévastera. Acceptez, bon sang !
Draco commençait vraiment à s'énerver. L'entêtement de son père l'agaçait au plus haut point. Ce dernier n'en démordait pas cependant.
- Je décide de faire ce que je veux, ce journal contient beaucoup trop d'éléments intimes. Comment oserai-je me présenter au monde après cela ?
Saisissant son père par le col, le blond siffla :
- Et moi, alors ? Comment osez vous vous présenter à moi ? Je n'avais que quinze ans lorsque j'ai lu ce journal et la seule chose que je savais à l'époque c'était que le même sort m'attendait, par votre faute ! Malgré tout cela, malgré le fait que par vos principes et votre innocence d'adolescent vous avez brisé notre famille, je suis encore là. Je cherche le mieux pour vous. Ayez au moins la décence de faire de même !
Il le repoussa ensuite au fond de la pièce et plaqua ses poings sur ses hanches.
- Alors votre décision ? Vous acceptez oui ou non ?
Lucius ne répondit pas. Draco sortit alors la décharge et posa la feuille avec une plume sur le sol près de son père.
- Je vous laisse trente secondes. Après cela, ce sera la dernière fois que vous me verrez.
Choqué, son père leva les yeux grands ouverts vers lui. Sur de lui, le blond le jaugea du regard dans un défi. Coincé, Lucius dut donc se saisir de la plume, il griffonna sa signature puis se laissa retomber sur le sol, vidé. Draco s'accroupit alors à son niveau. Il prit la feuille, la plia et la rangea dans sa robe. Puis, il posa sa main sur l'épaule de son père et vint lui chuchoter tout près.
- Je ne vous aurais jamais laissé tomber, père.
Il déposa ensuite un bref baiser sur sa tempe puis se détourna et quitta la pièce. C'était bon, ils étaient prêt pour le procès.
OoOoO
La nouvelle apporta de la bonne humeur dans le Manoir Zabini. Lorsqu'elle l'apprit, Narcissa chassa de suite ses amies qui étaient venues pour prendre le thé afin de féliciter son fils. Une fois celles-ci dehors et le salon vidé, elle revint vers Draco. Sans hésiter, elle le prit dans ses bras et le serra fort contre elle.
- Tu m'en vois rassurée. Vraiment.
Le blond lui rendit son étreinte, lui aussi était soulagé. Puis, sa mère s'éloigna de lui.
- Comment as-tu fait ? La semaine dernière encore, il avait refusé.
- J'ai été un peu insistant. Je l'ai menacé...
Narcissa fronça les sourcils mais hocha tout de même la tête.
- Il n'y avait que cela à faire. Bon, et bien maintenant, nous n'avons plus qu'à attendre que Lucien fasse son travail.
- Il m'a dit qu'il voulait provoquer un scandale et avoir le soutien de personnes influentes.
Une lueur dangereuse passa dans les prunelles de la femme, elle sourit alors avec un léger amusement.
- Ton père ne va jamais s'en remettre...
Draco rit à son tour.
- Non. Mais, au moins, s'il s'en sort, tous ces efforts n'auront pas été vains.
- Il ne le seront pas. Espérons le.
Elle lui caressa légèrement le bras puis se détourna.
- Il faut que j'aille me préparer pour le dîner. Helena a invité du monde, Pansy sera là, je crois.
- D'accord.
L'ancien préfet monta ensuite dans sa chambre et se dirigea vers son hibou. Brièvement, il expliqua la situation à l'avocat.
Mon père a enfin donné son accord. Je viendrai demain midi afin de vous apporter les papiers.
A bientôt,
DM
Puis, il alla se préparer pour la soirée. Alors qu'il se rendait sous l'eau chaude et qu'il se plongeait dessous pour en profiter, ses pensées s'égarèrent vers le Survivant. Depuis qu'il lui avait donné son accord pour reprendre une relation sérieuse, il ne pouvait s'empêcher de réfléchir aux conséquences que celle-ci engendrerait. Même si au début, il arriverait sûrement à la maintenir cachée, par la suite, jamais Harry n'accepterait de continuer à vivre dans l'ombre. Et alors, tout le monde serait au courant. Sa famille, ses amis, son entourage, tout le monde saurait que jamais il ne respecterait la tradition familiale.
Soupirant, Draco laissa sa tête reposer contre le carrelage de sa douche. Comment Narcissa réagirait-elle ? Allait-elle le voir d'un autre oeil, allait-elle ne plus vouloir qu'il soit son fils ? Heureusement, le blond savait que la guerre les avait rapprochés. Il comptait beaucoup là dessus, comme sur le fait que son père serait affaibli...
Finalement, il réussit à s'extirper du bac de douche. Il choisit ensuite une robe de soirée simple mais bien habillée. Il fallait toujours garder les apparences et ce soir ne ferait pas exception. Jamais il ne montrerait qu'il stressait pour le procès de son père, il sourirait, faisant comme s'il savait déjà d'avance que le jugement final serait bon.
Plus tard, dans la soirée, il descendit rejoindre les invités. Helena avait invité beaucoup de gens. Au centre de la pièce, habillée avec une robe indécente qui lui allait pourtant à merveille, elle souriait à tout va, accueillant les hommes avec charme et les femmes avec sécheresse.
Non loin de là, Narcissa semblait elle aussi dans son élément. Entourée de ses nouvelles amies, elle discutait joyeusement et, pour une fois, avec plus de naturel. La nouvelle semblait l'avoir vraiment rassurée.
Le blond n'alla cependant vers aucune des deux. Il fendit la foule et repéra son amie, Pansy. La brune, quoique un peu sombre, bavardait poliment avec leurs anciens camarades de Serpentard. Lorsqu'il arriva, l'ancien préfet les chassa d'un regard glacial et glissa tout près de la brune.
- Comment vas-tu ? demanda-t-il. Tu parais morose. Le lit de Blaise est devenu froid ?
- Draco, le répimanda-t-elle. Ce n'était qu'une fois. Une erreur.
- Vraiment ?
Il chercha du regard le noir et le trouva seul, près du buffet, l'air plus abattu que jamais. Cela faisait quelques jours qu'il n'avait pas eu de ses nouvelles mais jamais il n'aurait pu penser que cela aurait tourné aussi mal.
- Qu'as-tu fait ? demanda-t-il à son amie.
- Le soir où tu m'as vu était l'unique fois. J'ai craqué sous la tristesse et l'alcool. Je m'en veux terriblement et il... Enfin, il croyait autre chose. Surtout que je ne lui ai pas dit tout de suite. J'ai fui pendant un moment.
- Bravo, fit ironiquement Draco.
La brune lui jeta un regard torve.
- Je ne crois pas que tu sois bien placé pour me faire une remarque, monsieur j'aime les hommes.
- Chut ! siffla le blond.
Pansy ricana.
- N'aie crainte. Tant que Théo ne sait rien de toute cette affaire, ton secret est bien gardé. J'ignore cependant toujours qui c'est... ?
Elle finit sa phrase en interrogation et leva vers son ami des yeux curieux.
- Tu ne sauras rien, ou plutôt, tu le sauras bien assez tôt.
- Oh ! Vous êtes vraiment ensemble alors ? Et vous allez vous montrer ? Tu as du courage !
Elle sembla réfléchir puis afficha une moue mutine.
- Je te soutiendrai.
- Pardon ? s'exclama Draco.
- Oui, fit Pansy en hochant fort la tête. Rien que pour pouvoir admirer la tête horrifiée de tous ces hypocrites qui n'ont pas soutenu Théo, c'est le moins que je puisse faire.
Le blond leva les yeux au ciel. Il la prit ensuite par les épaules et l'approcha de lui. Soufflant dans ses cheveux, il murmura avec ferveur.
- De toute manière, nous sommes amis, non ?
Pansy se dégagea, ne répondant rien, et s'en alla. Elle lui jeta cependant un clin d'oeil juste avant de se détourner. Draco s'autorisa alors un sourire attendri. Même s'ils étaient des Serpentards et qu'ils préféraient la ruse au débordement d'affection, ils savaient quand se soutenir. D'ailleurs, il y en avait un qui avait besoin de lui présentement. Il prit donc son courage à deux mains, chopa une coupe de champagne, et rejoignit Blaise.
OoOoOoOoO
Ahhh, les Serpentards... On retrouve un peu tous les autres personnages. J'espère qu'ils ne vous ont pas manqué ;)
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