--Raziel, à vrai dire, le coup des chapitres plus longs, je crois bien que c'était de la pub mensongère. Même moi j'y ai cru, pour te dire la qualité de la pub ! Merci pour ta définition de flooder, je connaissais mais sans savoir le terme scientifique. J'espère que ton histoire avance et pis, comme tu dis si bien, à dans 3 jours !

--Marine, merci pour ce 3615 ta vie, ça m'intéresse toujours ! Parc Astérix et peinture de chambre, c'est fun ça … et moi je me bousille les yeux devant un ordi … bon ok, c'est aussi ce que je fais quand j'écris, mais bon, c'est pour le stage alors ça me gave. Moi, c'est tout le contraire, présente en juillet, absente en août. Mais je pense avoir finit de tout publier en juillet. Je pense. Mais vu mon habilité avec les chiffres, ça reste à voir.

Ouép, ça s'éternise ! C'est ce que je pensais depuis bien longtemps mais bon tant pis, c'est fait, c'est fait. Ouii, le soleil, les oiseaux et tout et tout, quoi de mieux pour développer une relation se cache dans son gilet

Marine, je veux que tu arrêtes de deviner toutes mes idées à l'avance ! T'as pas le droit ! Et comme un fait exprès, c'est dans le chapitre qui suit. Trop douée, franchement. Respect. Alors bisous, bonne vacances, enfin pas vraiment mais si, enfin pour le principe quoi !

Et au fait, t'en es où dans ton histoire ? Et pas de stop …

-- A vous les studios :


Faxe à tant de réflexion, j'en viens à me demander ce que j'ai bien pu dire pour déclencher cela. Je me mets donc sur mes pieds tout en tenant les vêtements qu'il m'avait lancé et ne cesse de le regarder.

- Qu'y a-t-il ? demandé-je finalement.

- Rien, élude-t-il en se tournant à nouveau vers l'armoire pour en sortir une ceinture de cuir.

Comme je me doute qu'il ne va pas me la lancer, je m'avance vers lui pour m'en emparer. J'essaie de croiser son regard mais peine perdue, sa capuche m'en empêche. D'un geste brusque, je saisis donc la ceinture et passe dans la pièce d'à côté afin de me changer.

Dès que c'est chose faite, j'attache la large ceinture autour de ma taille et découvre que je suis vêtue comme lui, à une différence, je n'ai pas cette bande de tissu rouge. Je me sers d'une lanière de cuir de ma précédente tenue pour nouer mes cheveux derrière ma nuque de telle manière qu'ils ne soient pas visibles, ni de face, ni sous le tissu de la capuche. En retournant dans la pièce principale, je lance :

- Il ne manque plus que les armes et ça sera parfait.

L'assassin me tend deux gantelets que je prends avec étonnement. J'avais oublié cet accessoire. En les enfilant, je constate qu'il ne s'agit que de simples gantelets en cuir d'où ma réaction :

- Pourquoi je n'ai pas de lame rétractable ?

Je devine qu'il me lance un regard sceptique mais … je ne le vois pas.

- La lame secrète est unique, comme une épée. Elle n'est pas en option sur tous les gantelets.

- Je trouve ça chouette comme technique. Bien cachée, discrète, le prolongement de la main c'est pratique. Hormis le fait qu'il faille perde un doigt pour que …

En réalisant que je suis en train de parler pour rien dire, je m'arrête net. Qu'est-ce que m'a pris de sortir ça ? Un peu penaude, je dévie la conversation :

- Je n'ai pas droit de porter d'armes ?

L'homme semble réfléchir un moment avant de déclarer :

- Donne-moi ta parole.

- Que quoi ? Je te ne poignarderais pas dans le dos, promis !

Avec lenteur, je m'avance vers lui et m'arrête lorsque très peu d'espace nous sépare. C'est en appuyant chacun de mes mots que je clame :

- Je ne suis pas un perfide assassin.

D'un geste vif, je rabats ma capuche et m'éloigne de lui pour me diriger vers la porte d'entrée. J'allais l'ouvrir lorsqu'un poignard se plante fermement sur le panneau en bois. Je sursaute sur le coup et me retourne comme une furie. L'assassin s'est rapproché et me tend le fourreau du poignard qui saigne la misérable porte qui n'a jamais rien demandé à personne. A prix d'un immense effort, je me retiens d'extérioriser ce que je ressens et retire simplement l'arme du bois pour la ranger dans le fourreau. Finalement, j'accroche le tout à ma ceinture et questionne en indiquant l'homme toujours à terre :

- On fait quoi de lui ?

- Il est très bien là où il est.

- J'adore ta façon de traiter tes amis.

- Ce n'est pas un ami.

- Mais c'est un frère.

- Il est parfois nécessaire d'évincer sa famille.

- J'adore tes principes.

D'un coup, l'assassin me pousse de telle façon que je me retrouve plaquée contre la porte et il appuie ses avant-bras de part et d'autre de ma tête sur le panneau en bois. Son corps frôle le mien et son visage est extrêmement proche du mien. Trop proche.

- Vas-y. Juge moi une fois de plus, dit-il dans un sourire sournois.

Je rencontre ses yeux mais je suis incapable de dire quoique ce soit. Ce salaud profite du fait que je sois mal à l'aise pour me dominer. Il joue sur une corde sensible sur laquelle je n'ai aucune envie de m'aventurer. Pourtant, je rassemble un minimum de force pour menacer :

- Tu te souviens ce qui est arrivé alors que nous nous trouvions dans la même position ?

- Oui. Tu étais à deux doigts de changer radicalement de point de vue sur moi.

Je fronce les sourcils et il aborde une mine exagérément étonnée en rectifiant :

- Oh ! Tu ne parlais pas cette fois là ?

D'un geste habile, je m'empare du poignard à ma ceinture et le remonte jusqu'à le plaquer sous la gorge de l'assassin.

- Vas-y, répète-t-il. Je ne suis pas dans un instant de faiblesse là.

Ses yeux rivés dans les miens ne m'aident en rien à réfléchir. Alors je dévie mon regard mais, pas de chance, j'atterris sur ses lèvres. Ont-elles toujours été aussi charnues ? Ca y est. Je ressens de nouveau ce foutu sentiment que je ne suis pas censé éprouver et j'ai une envie folle de …

- Euhmgf …

Comme une seule personne, l'assassin et moi tournons la tête pour découvrir l'homme à terre remuer faiblement, signe qu'il est en train de revenir à lui. L'assassin reporte son attention sur moi et me fait un signe de la tête indiquant qu'il est temps de partir. Je hoche la tête et range le poignard dans le fourreau alors qu'il s'écarte de moi, laissant ainsi l'espace suffisant pour ouvrir la porte.

Une fois dehors, nous parcourons quelques rues jusqu'à en dénicher une moins fréquentée que les autres pour nous y arrêter. C'est justement en m'arrêtant aux côtés de cet homme que je constate que je dépasse à peine son épaule. Pourquoi est-ce que cela ne me frappe que maintenant ? Je l'ignore. Tout comme je viens de remarquer que lorsqu'il marche, il recule légèrement les épaules en arrière, ce qui fait tomber ses bras un peu derrière son bassin. Etrange que je me mette à constater ce genre de détails.
A vrai dire, j'ai l'impression de percevoir sa présence différemment. Il n'irradie plus de haine ni de mépris à mes yeux, désormais il dégage quelque chose de plus … doux. Alors que je stoppe près de lui, il détourne la tête afin de surveiller l'issue la plus proche de nous avant de dire :

- Une fois que nous serons à Jérusalem, si jamais il se déroule un évènement importun, change ton prénom. N'oublie pas que tu es censée être morte.

Je lève les yeux vers lui et suis sur le point de critiquer le fait qu'il passe sous silence notre scène de tout à l'heure. Mais je me retiens de justesse, persuadée qu'une telle remarque n'engendrerait que des complications et une discussion aussi ardue que tordue. Et je ne m'en sens pas de taille. Du moins, pas pour l'instant. Je me contente donc de répondre :

- D'accord.

Je réfléchis un instant avant de déclarer :

- Ada. C'est simple, joli, efficace. J'ai toujours aimé.

- Alors en route, lâche-t-il froidement.

L'assassin se met à avancer, me laissant clouée sur place. Constatant que je ne le suivais pas, il fait demi-tour et revient à mon niveau.

- Qu'y a-t-il encore ?

Le « encore » ne met plaît pas du tout, pas plus que le ton sur lequel il vient de m'adresser la parole. Tentant le tout pour le tout, je lâche :

- Tu sais ce que tu es en train de faire ? Tu fuis. Tu as eu honte de ce que tu as ressentis peu auparavant et maintenant, tu prends des distances. Non, tu ériges des murs ! Tu n'es même pas en accord avec toi-même et encore moins capable d'assumer tes sentiments.

- Quoi ?! s'exclame-t-il avec un réellement étonnement.

- Tu sais très bien de quoi je veux parler !

- Mais qu'est-ce que tu racontes ? Quels sentiments ?

C'est alors que je réalise l'ampleur de mon erreur. Il n'a jamais rien fait de plus que me manipuler et jouer avec moi. En tentant d'étouffer les cris de mon cœur pour qui tout cela est bien trop, je souffle :

- J'ai cru que …

- Arrête de bavasser et allons-y.

Sur ce, il fait de nouveau volte-face et s'engage dans la rue. Tous ces sentiments, je n'arrive plus à les gérer. Je passe de la haine, au mépris, à la sympathie, à l'indifférence, à la colère, au … désir ? Je me sens mal au plus profond de moi-même et cet homme n'a jamais rien fait d'autre que m'enfoncer. Je suis peut-être censée être morte mais le fait est qu'il est en train de creuser un énorme trou dans lequel il me plonge et m'ensevelit peu à peu.
C'est certain, je ne m'en sortirais pas indemne. La mort aurait été largement préférable.