Note de Lady Memory: Mille mercis à mes lecteurs et reviewers.
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Vendredi - Jour 20 – Orgueil et préjugés
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Pour la énième fois, Hermione considéra le morceau de parchemin qu'elle avait entre les mains. C'était le fameux message destiné au Professeur Dumbledore pour lui demander plus de laine noire, mais elle n'était plus certaine de vouloir poursuivre son projet.
Le Professeur Snape accepterait-il un cadeau –et un tel cadeau- de sa part ?
Plus que cela, le méritait-il vraiment ?
Son front se plissa alors qu'elle revivait l'épisode avec Robert. Oui, la visite du garçon avait été une conséquence de son attitude précédente, imprudente, mais elle pensait avoir été pardonnée pour cela… Mais non, évidemment, cela ne suffisait pas, et Hermione se sentit désespérée. Alors qu'elle tentait de faire de son mieux, en suivant sa nouvelle vie, et par-dessus tout, ses exigences à lui, le Professeur Snape rejetait continuellement ses efforts, exposant en même temps les pires aspects de sa personnalité. Plus exaspérant encore, il semblait incapable de changer d'avis à son sujet. Pour lui, elle n'était qu'une enfant, une gamine pourrie gâtée qu'il devait contrôler. Et pour certaines raisons étranges et frustrantes, la situation semblait toujours vouloir lui donner raison.
Hermione soupira profondément. Quand elle était à Poudlard, elle avait cru avoir quelques qualités, au moins une ou deux pouvant être utiles… Mais ici, quand il s'agissait de subir un test, elle semblait ne pouvoir qu'échouer ignoblement. Son estime personnelle s'effritait. Sa seule caractéristique semblait être ce célèbre secret abrité par son esprit. Que pouvait-il être ? Et pourquoi, quand et où l'avait-elle appris ?
La jeune fille entendit la porte de l'autre chambre s'ouvrir et se refermer pour la troisième fois : son gardien avait sûrement été prendre des livres avant de partir, et elle sourit amèrement, pensant à combien elle avait appris à connaître ses habitudes après ces longues semaines de frustration passées ensemble. Mais elle n'était pas préparée pour le flot de mémoires qui envahirent soudain son esprit, comme dans l'attente d'un instant de distraction. Et parmi eux, l'image inattendue et amusante d'un Professeur Snape pas encore rasé, portant une robe de chambre usée et luttant pour la garder fermée tandis qu'il entrait dans la cuisine.
Ce qu'il avait eu l'air vulnérable ! Et elle avait probablement été la seule qui avait pu avoir un aperçu d'une telle vulnérabilité. Pas même le Professeur Dumbledore n'avait eu la chance de voir son formidable subordonné en de tels instants…
Ces pensées avaient un effet calmant, et enfin, Hermione se décida. Résolue, elle entra dans le salon et attendit qu'il sorte de sa tanière.
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Le Professeur Snape sembla un peu surpris quand il rouvrit la porte, des livres sous le bras. Mais son visage s'assombrit immédiatement.
« Oui ? » demanda-t-il froidement, son regard affichant un éclat sinistre. Mais Hermione avait d'une certaine façon été adoucie par ses souvenirs, et sa colère ne l'effraya pas.
Elle lui présenta le rouleau de parchemin ainsi que quatre mots. « Pour le Professeur Dumbledore. »
Il fronça dangereusement les sourcils, et elle se pressa d'ajouter « S'il vous plaît. »
Snape saisit le parchemin d'une main libre. « Une plainte ? » demanda-t-il sarcastique. « Vous vous plaignez après avoir enfin réalisé que vous et moi étions incapable de cohabiter ?
-En fait, c'est une demande de… Produits féminins » répondit la jeune fille, appliquant avec soin l'intonation hésitante adéquate censée montrer un peu de gêne.
L'homme jeta un regard sauvage au rouleau, comme pour l'écraser. Puis il le plongea dans sa poche, et la regarda avec colère.
« Une nuisance de plus ! Mais au moins, cette fois vous avez eu la sagesse de confier la corvée à un autre. »
Snape se rua à grands pas vers la porte et prit sa cape, tentant sans succès de l'enfiler, sans y parvenir avec une seule main. Silencieusement, Hermione avança et plaça la cape correctement sur ses épaules. Il sembla se figer et resta raide un moment, puis se tourna pour la regarder, lui jetant un effrayant regard noir –un effet tout de même ruiné par sa lutte maladroite avec l'attache de sa cape.
« N'essayez pas vos petits tours sur moi, Miss Granger.
-Dieu m'en garde ! » répliqua amèrement Hermione. Ses yeux se plissèrent mais elle ne sembla pas accorder d'attention à ce signe alarmant, puisqu'elle continua à lui jeter un regard de défi.
« Miss Granger, vous êtes décidément irritante ce matin » la prévint-il.
« Pourquoi ? Parce que je vous ai aidé ? » demanda-t-elle.
Snape tentait toujours sans succès de fermer l'attache. Sous sa colère, il avait déformé le métal, l'objet continuait donc à résister à la pression de ses doigts, tandis que son visage rougissait d'exaspération.
« Vous n'êtes d'aucune aide ! Vous êtes un ennui, un tracas, une difficulté, et la plus stressante de mes charges !
-Merci d'avoir éclaircit votre point de vue » répliqua-t-elle froidement.
« Soyez polie, Miss Granger ! » tempêta-t-il, mais Hermione ne s'excusa pas. Très bien, elle n'était qu'un tracas, une difficulté, et une fois de plus, il lui criait dessus. Ok, alors, qu'il crie. Que pouvait-il faire d'autre ? Quoi? La renvoyer dans sa chambre? La renvoyer à Poudlard? Par la barbe de Merlin, c'était exactement son souhait le plus cher! Elle aurait fait n'importe quoi pour mettre fin à cette situation intolérable, même l'encourager dans sa colère.
Hermione lâcha donc brusquement « Je n'ai rien dit d'impoli » et comme elle s'y attendait, Snape explosa. « Allez dans votre chambre ! »
Mais ce matin, elle ne voulait pas obéir.
« Vous comptez m'y enfermer ? » Elle croisa les bras. « Je vous en prie, sans quoi, dès que vous quitterez la maison, je serais libre d'en sortir. »
Hermione voulait bien sûr dire 'sortir de la chambre', elle n'était donc pas préparée à la réaction amenée par sa déclaration.
Snape se tourna vers elle, et son regard devint glacial. « Je suppose que vous prévoyez de voir de nouveau ce jeune idiot » gronda-t-il.
C'était inattendu, mais sa confusion ne dura qu'un moment.
« Robert n'est pas un idiot ! » rétorqua Hermione, agacée.
« Bien sûr! » renifla Snape. « Il est grand, blond, a les yeux bleus, et cela vous suffit. »
Merlin ! Comment et quand avait-il remarqué tous ces détails ? Elle le fixa, bouche bée, et il devint plus furieux encore. « Va-t-il encore vous rendre visite ? Vous a-t-il promis quoi que ce soit ? »
Ah, c'était trop!
« Je vois que vous ne me faites pas confiance » répliqua Hermione en colère.
« Qui serait assez fou pour croire une femme sur cette question ? » rétorqua Snape.
Elle lui jeta un regard noir. Ses réactions étaient déconcertantes. Pourquoi était-il aussi effrayé de la possible réapparition de Robert ? Le garçon était Moldu, il ne pouvait donc représenter aucun danger !
Mais maintenant qu'elle y réfléchissait plus clairement, peut-être que ses allées et venues continuelles dans un coin aussi désert pourraient attirer une attention indésirable sur leur maison… Et si le garçon avait déjà parlé d'elle et de son 'mari' à sa sœur et à ses amis ? Quelqu'un pourrait être curieux de voir un couple si mal assorti… Quelqu'un qui aurait des raisons complètement différentes de mener l'enquête sur cette relation en particulier.
Hermione se sentit soudain très mal à l'aise. Ce qu'elle avait été bête, à se comporter de façon si puérile avec un homme qui s'exposait à des risques inimaginables pour la protéger ! Mais elle ne voulait pas s'excuser, elle baissa donc la tête tandis qu'il poursuivait sa lutte acharnée.
« Vous voyez ce que vous avez fait ! » rugit finalement Snape dès qu'il eut vaincu la résistance de l'objet. « Comment pourrais-je vous laisser seule ? Les chances qu'il revienne sont trop élevées pour être ignorées ! »
Hermione pâlit. La perspective de passer toute une journée avec cet homme enragé était terrifiante.
« Je suis désolée, Professeur » murmura-t-elle. « S'il vous plaît, oubliez ce que j'ai dit. Je suis sûre que Robert ne reviendra plus. Et je vous promets de ne pas sortir de la maison. Je ne laisserai pas non plus quelqu'un entrer.
-Je ne vous crois pas, Miss Granger » trancha Snape. « Comme toutes les femmes, vous suivez vos émotions, on ne peut donc pas vous faire confiance.
Il hésita, mais la colère le poussa vers l'inévitable conclusion.
« Peu de choses comptent pour celles de votre sexe. Et la loyauté n'y tient certainement pas le premier rôle : les femmes sont si facilement convaincues par de belles paroles et de jolis visages ! »
Hermione rougit d'indignation. « Comment pouvez-vous dire de… De telles méchancetés ? »
Snape afficha son sourire sarcastique et haineux.
« Parce que j'ai subi de nombreuses preuves, et pas seulement de votre part » conclut-il.
« Les femmes ne sont PAS ainsi ! » cria la jeune fille, fulminante. Puis, tentant de le blesser autant que lui l'avait blessée, elle ajouta, venimeuse « Quoi que je pourrais faire une exception pour celles de Serpentard ! »
Snape inclina la tête et croisa les bras.
« En réalité » émit-il lentement, « la femme à laquelle je pense était une Gryffondor. »
Hermione écarquilla les yeux. « Ah ! » s'exclama-t-elle, et elle recula d'un pas, comme pour envelopper toute sa personne d'un regard dégoûté. « C'est pour ça que vous nous détestez tant ! Je comprends mieux, maintenant ! »
Son visage se transforma, affichant une émotion si intense qu'elle en fut effrayée.
« Non ! » s'exclama Snape, et sa voix trembla de façon déconcertante. « Vous ne comprenez rien ! »
Il cessa abruptement et serra les poings.
« Je pars, Miss Granger" dit-il d'un ton plus calme, et donc, plus alarmant encore. « Inutile de cuisiner pour moi ce soir. Je dînerai au château avant de rentrer. »
Sa voix devint plus amère. « Mieux vaut se voir aussi peu que possible. »
Hermione se sentit soudain épuisée. Quel était l'intérêt à se blesser l'un l'autre tandis qu'un monstre démoniaque attendait tranquillement l'occasion de les exterminer tous deux ? N'était-ce pas suffisant, en matière de torture psychologique ? Pourquoi avaient-ils besoin d'ajouter plus de douleur aux instants qui pouvaient être leurs derniers ?
Sa tête retomba.
« Je suis désolée » expira-t-elle. « Je ne pensais pas vraiment ce que j'ai dit. »
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Hermione l'observa partir. Dès qu'il eut disparu au loin, elle rejoignit sa chambre, se jeta sur le lit et relâcha toutes les larmes qu'elle avait accumulées au cours des dernières heures, le visage plongé dans son oreiller, sanglotant comme l'adolescente désespérée qu'elle était. Il fallut un certain temps pour que le raz-de-marée s'assèche, mais finalement, elle releva la tête et concentra son regard bouffi sur les objets occupant sa chambre. Non, rien n'avait changé comme par magie pendant ce temps, et aucune fée n'apparut pour lui offrir sa consolation. Elle devait trouver une solution par elle-même. Mais que pouvait-elle faire ?
Eh bien, tout d'abord, elle avait besoin de recouvrer son calme. Et pour atteindre ce désirable état d'esprit, il lui fallait quelque chose de tranquille et ennuyeux à faire. Alors, à contrecœur, Hermione prit ses aiguilles et commença à tricoter, espérant que son esprit trouverait quelque chose d'utile pendant ce travail répétitif. Mais bientôt, elle fut forcée d'arrêter, puisqu'elle n'avait plus du tout de laine. Il n'était que le milieu de la matinée, et elle se sentait déprimée. Alors, une fois encore, la jeune fille se reporta sur son passe-temps favori et leva les yeux vers la bibliothèque, contre le mur la dernière des romances à l'eau de rose qu'elle avait commencées à lire les premiers jours de sa ségrégation attendait toujours d'être ouvert. Elle le récupéra et alla s'asseoir près de la cheminée, prête à s'anesthésier.
Dire que c'était une histoire puissante, pleine de personnages bien décrits et de sentiments peints avec force aurait été merveilleux… Malheureusement, ce n'était qu'une romance bas de gamme, sans prétention et basique, où haine et amour se mélangeaient en un tourbillon de passion néanmoins, son esprit s'y accrocha avec toute la force de son cœur attristé. Hermione lut, lut, lut, et tandis qu'elle lisait, son esprit se détendit pour se retrouver dans une sorte de stupeur hébétée jusqu'à ce qu'elle eut à nouveau discipliné ses sentiments. Et enfin, une idée illumina son esprit.
« A la cuisine » s'ordonna-t-elle.
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Quand Snape arriva, Hermione était toujours dans la cuisine et se précipita pour lui ouvrir. Une odeur délicieuse la suivit, emplissant l'air de son arôme attirant. C'était son plat préféré elle ne l'avait pas fait depuis des jours, et son regard s'illumina un instant avant qu'il ne se glace à nouveau.
« Bonsoir » le salua-t-elle, tendant une main pour prendre les sacs du supermarché. Mais étrangement, il n'en avait ramené aucun. Hermione déglutit. Était-ce le signe annonçant que quelque chose de pire arrivait ? Quoi qu'il en fut, elle continua à jouer le rôle que son livre lui avait suggéré : la frêle et innocente jeune fille opposée à l'homme courageux mais sévère et… et… oh, eh bien, autant être sincère et dire despotique ! La méthode n'avait jamais échoué, d'après l'héroïne de l'histoire, dont Hermione avait absorbé la philosophie au cours de son après-midi de lecture.
« Je… J'espère que vous avez passé une bonne journée » émit-elle timidement, tentant de se rappeler des phrases formées mentalement avant son arrivée.
« C'est le cas, merci » répondit posément Snape.
« Il fait très froid, dehors, n'est-ce pas ? » continua la jeune fille, rougissant sous son regard. Il devait sûrement être surpris. Elle se comportait avec si peu de naturel, surtout en considérant ce qui était arrivé le matin même ! Mais il ne cligna même pas.
« Oui, très froid » confirma-t-il, l'observant comme si elle était un spécimen intéressant.
Hermione inhala, jeta un œil sur ses mains serrées et capitula, s'abandonnant à son cinéma auto-imposé. « Alors… Alors peut-être voudriez-vous manger quelque chose ?
-J'étais censé dîner à Poudlard » lui rappela calmement Snape. Trop calmement. Hermione sentit son sang se glacer dans ses veines, et se prépara à l'explosion.
A la place, étonnamment, il pencha la tête et ajouta tranquillement, « Mais je ne l'ai pas fait. Alors, je serais heureux d'accepter votre invitation.
-Oh ! » dit-elle, et sa voix trembla de soulagement. « Je suis si heureuse ! J'espérais tellement que vous… » Elle s'interrompit, soudainement mal à l'aise. "Que vous auriez changé d'avis » termina-t-elle, courageuse. Puis, stabilisant sa voix, elle expliqua « Vous voyez, j'ai préparé quelque chose de spécial.
-Oui, j'ai remarqué. De tous les jours possibles, vous avez choisi aujourd'hui. » Snape resta un moment immobile, puis ajouta pensivement « J'appellerai ça de la corruption. »
Hermione afficha une rougeur plus éclatante encore et mordit sa lèvre. « Cuisiner est le seul moyen que j'aie de vous montrer combien j'apprécie votre… aide » murmura-t-elle.
Le sorcier arqua un sourcil en une expression ironique. « Oh, mais vous en avez tant d'autres ! De bonnes manières et un silence respectueux seraient des remerciements adéquats, dans la plupart des cas. Mais je suis heureux que vous ayez choisi une façon aussi appétissante de me démontrer votre… appréciation. »
Ils se fixèrent l'un l'autre, puis, avec un petit sourire, Snape lui tendit un petit paquet enveloppé d'un papier décoré de sucettes aux couleurs joyeuses.
« Tant que j'y pense. De la part du Professeur Dumbledore, avec ses meilleurs compliments. »
Hermione prit le paquet contenant visiblement la laine demandée, et comprit qu'il n'était pas au courant de ce qu'il contenait. Soudainement, elle se sentit exulter. Le festin imminent était évidemment la dernière de ses pensées. Son cadeau serait donc une surprise inattendue, et pour une étrange raison, cette considération emplit son cœur d'une joie immense.
« Merci, Professeur » lança la fille, levant le visage et lui souriant si joyeusement que Snape fronça les sourcils, pris par surprise. Et, comme à chaque fois qu'elle le surprenait –ou le déconcertait- il rougit.
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La querelle du matin semblait s'être cachée dans un recoin obscur, et il y n'avait rien d'autre à ajouter. Alors, ils se rendirent dans la cuisine, et l'homme s'assit à table, affichant une expression impatiente. Hermione emplit son assiette et s'interrompit pour le regarder manger, appréciant les premiers assauts de sa fourchette. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle se sentit folle de joie et se perdit dans cette sensation plaisante…
Snape remarqua son silence, et arqua un sourcil, affichant son habituel air interrogatif.
« Eh bien ? » demanda-t-il, ironique. « Ai-je été pris dans un piège défensif ? Avez-vous empoisonné cette nourriture, comptant sur mon appétit et ma crédulité ? »
Hermione s'éveilla brusquement. « Vous devrez décider ça par vous-même » déclara-t-elle avec un sourire, et elle lui présenta un pudding au chocolat.
Il sembla impressionné. « Quelle habileté ! Je suppose que je vais devoir prendre le risque » répliqua-t-il. Il savoura la douceur avec un plaisir évident. « Je vous autorise à m'empoisonner chaque soir dès maintenant, Miss Granger. »
L'atmosphère se détendit. Quand tout fut terminé, Snape reposa sa cuillère sur son assiette scrupuleusement vidée et se laissa aller en arrière dans sa chaise tandis qu'elle s'occupait de remettre la cuisine en ordre.
« Vous vous êtes surpassée ce soir » dit-il, jouant avec sa serviette. « Mais si vous vous étiez trompée ? Si j'avais déjà mangé à Poudlard ?
-Non. » Hermione secoua la tête, arrangeant soigneusement les verres dans l'évier. « Je savais que vous ne le feriez pas.
-Mais comment pouviez-vous en être sûre ? » insista Snape.
« Oh! » reprit-elle vaguement, empilant les assiettes en une pile ordonnée. « Disons que c'est de l'intuition féminine. »
Son visage rougit de panique dès qu'elle réalisa ce qu'elle avait dit. Son regard se dirigea vers lui puis revint rapidement sur l'évier alors qu'elle attendait qu'il explose. Pourtant, les secondes s'écoulaient lentement, et rien n'arrivait. Hermione l'observa encore, ses lèvres se plissèrent un sourire timide et embarrassé.
Snape lui rendit son regard avec une expression indéfinissable.
« Je pensais que vous aviez perdu le pouvoir de me surprendre, Miss Granger. »
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Note de Lady Memory :
Je suis heureuse de recevoir des messages me demandant de publier rapidement. Cela signifie que ceux qui les écrivent aiment l'histoire, alors merci beaucoup. En revanche, gentils lecteurs, je publie tous les jours. Je pense qu'il est impossible de faire plus rapide
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Note de Sockscranberries : Bon, j'espère que cette fois-ci on avance pour de bon.
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Le Professeur Snape accepterait-il un cadeau –et un tel cadeau- de sa part ?
Plus que cela, le méritait-il vraiment ? (Oui! C'est lui qui se les gèle… même s'il a un caractère de…)
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« Vous n'êtes d'aucune aide ! Vous êtes un ennui, un tracas, une difficulté, et la plus stressante de mes charges ! (Je l'adoooore! il sait parler aux femmes.. tout dans la délicatesse)
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Snape se tourna vers elle, et son regard devint glacial. « Je suppose que vous prévoyez de voir de nouveau ce jeune idiot » gronda-t-il. (Jaloux?)
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« Il est grand, blond, a les yeux bleus, et cela vous suffit. » (il est jaloux…)
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« Va-t-il encore vous rendre visite ? Vous a-t-il promis quoi que ce soit ? » (Vraiment jaloux!)
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« Qui serait assez fou pour croire une femme sur cette question ? » rétorqua Snape. (Retenez moi je vais le …)
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« Comment pourrais-je vous laisser seule ? Les chances qu'il revienne sont trop élevées pour être ignorées ! » (Ouais, ouais … Jaloux va!)
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« Peu de choses comptent pour celles de votre sexe. Et la loyauté n'y tient certainement pas le premier rôle : les femmes sont si facilement convaincues par de belles paroles et de jolis visages ! » (grrrrr… c'est parce qu'il s'est fait avoir une fois par la rousse que toutes les filles sont comme elle…)
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Et, comme à chaque fois qu'elle le surprenait –ou le déconcertait- il rougit. (C'est-y pas mignon… un Sevichou rougissant)
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« Eh bien ? » demanda-t-il, ironique. « Ai-je été pris dans un piège défensif ? Avez-vous empoisonné cette nourriture, comptant sur mon appétit et ma crédulité ? » (Le voilà reparti…)
