Ichigo : Ah mais l'action ne fait que commencer, je peut te l'assurer ;)
Kisous : Azami lui en a mis une, c'est suffisant, non ? :p
Angel : Non, je ne t'excuse pas ! Na ! :D Favorite ? Carrément ? :x
Fuyuki417 : Il en avait pas besoin, alors ;)
Azami n'en dormit pas de la nuit, terrorisée par l'expression que Madara avait eue. Et surtout par le fait qu'elle venait de condamner des dizaines de vies. Elle se souvenait parfaitement des quelques images qu'elle avait eues du clan, quand elle avait été emmenée au campement et bien qu'il ne soit pas aussi grand que les Uchiha, elle savait qu'il était composé de quelques civils.
Madara allait-il les tuer ? Il avait prouvé que la pitié n'était pas un sentiments familier pour lui.
Cependant, en entendant toquer assez durement à l'entrée, la jeune femme sortit de son lit, le corps endolori par des courbatures dignes de ce nom, enfila une sorte de peignoir et alla ouvrir aux visiteurs qui n'étaient autre qu'Hikaku et Tora.
Les deux hommes échangèrent un regard avant que Tora s'avance d'un pas et murmure :
- Nous nous excusons de vous déranger, Azami-sama, mais nous aurions aimé savoir si Madara-sama était ici ?
- Non, il … Il a dû partir précipitamment, cette nuit. Une sorte de ... mission …
La bouche de l'homme qui venait de parler forma un « oh » silencieux et Hikaku fronça les sourcils en demandant :
- Vous sentez-vous bien, Azami-sama ? Vous semblez pâle.
D'un main un peu lourde, la jeune femme toucha son front, couvert de sueur et murmura :
- C-ca va …
Juste avant de perdre connaissance. Quand la jeune femme se réveilla, brûlante de fièvre et nauséeuse, elle mit plusieurs secondes à comprendre qu'elle était à l'infirmerie et que Fuyo, la jeune médic, s'occupait d'elle. Celle ci était agenouillé à côté d'elle, pressant un linge frais sur son visage, mais en remarquant que sa patiente était réveillée, l'infirmière murmura :
- Bon retour parmi nous, Azami-sama.
- Qu'est ce qui s'est passé ?
- Je vais vous l'expliquer.
Le corps douloureux, Azami tenta de se redresser, en vain et Fuyo la fit boire un peu avant d'ajouter un oreiller sous sa tête et murmurer :
- Restez calme, s'il vous plait, je dois aller prévenir Tora-san que vous êtes réveillée. Nous parlerons après mon retour.
Sentant que de toutes façons, elle ne pouvait pas se lever, Azami acquiesça doucement et regarda la médic s'éloigner tandis qu'elle croisait les bras sur son ventre. La faim était omniprésente, ce qui lui faisait se demander combien de temps elle était restée inconsciente, sans parler de son mal de crâne.
Ses derniers souvenirs étaient un peu flous mais elle se souvint du débat de Madara, de sa façon de la regarder avant que le garde l'attrape, du frisson qu'elle avait ressenti en comprenant que oui, il était sérieux quand il disait qu'il lui donnerait tout ce qu'elle pourrait demander. Que ça soit un peu d'argent, ou le monde, comme il l'avait suggéré. Elle n'avait qu'à laisser son imagination travailler et il agirait.
Et c'était terriblement effrayant.
La jeune femme stoppa le cours de ses pensées en voyant Fuyo revenir, l'air satisfaite et la médic se plaça à côté d'elle pour poser un linge sec sur son front en demandant :
- Comment vous sentez-vous ?
- Bien, je crois. Qu'est ce qui s'est passé ?
- Vous avez perdu connaissance à cause d'une grosse fièvre. Un chaud et froid important, sûrement et votre corps manquait de défenses naturelles pour la combattre. Mais Gosuke-sensei s'est bien occupé de vous.
- Je suis restée inconsciente combien de temps ?
- Deux jours. Nous aurions pu vous soigner plus rapidement mais nous avons pensé que laisser votre corps créer ses propres défenses vous serait bénéfique, pour la suite.
- Madara est revenu ?
- Non, je suis désolée, et Tora-san apprécierait de savoir où Madara-sama est allé. Un des gardes a avoué l'avoir vu partir, que vous le poursuiviez mais …
- Je ne veux pas en parler. Madara le fera s'il le souhaite, à son retour.
- En attendant, alors, reposer vous. Nous allons vous garder jusqu'à ce soir au moins.
- J'ai faim.
- Je vais vous faire préparer un repas.
Enthousiaste, Fuyo s'éloigna de nouveau pour aller donner ses ordres tandis qu'Azami laissait sa tête reposer dans son oreiller moelleux, essayant d'oublier ce qu'elle avait fait, en vain.
Connaissant à peu près la vitesse de déplacement de Madara, en deux jour, il était déjà sûrement sur les lieux, et, s'il décidait de ne pas foncer dans le tas comme un imbécile, il lui faudrait quelques heures pour monter un plan, décider d'une approche puis peut être plusieurs jours de combat s'il faisait ça façon shinobi et non guerrier assoiffé de sang.
En tous cas, c'était ce qu'elle imaginait.
Voyant Fuyo revenir, Azami prit sur elle pour se redresser seule, même si son corps n'était pas spécialement d'accord avec ça, laissa la jeune médic la nourrir avant de murmurer :
- J'aimerais rentrer chez Madara. Tout de suite.
- Azami-sama, ça n'est pas …
- Je serais franchement mieux dans mon lit. Vraiment. Et Ayae s'occupera de moi si elle est en forme.
- Je dois demander l'autorisation à Gosuke-sensei.
La médic s'éloigna de nouveau et Azami en profita pour attraper sa manche, pliée près du futon, l'enfiler avec difficulté tandis que le docteur en chef s'approchait pour vérifier l'état de la patiente. Il la fit tirer la langue, mesura sa fièvre avant de murmurer :
- Azami-sama, ça serait plus prudent que vous restiez encore quelques heures.
- Je ne me sens pas bien ici.
- Je comprends, ma dame, personne n'aime vraiment les infirmeries. Mais pour votre santé …
- Je veux rentrer !
- Azami-sama … Pensez à la réaction de Madara-sama s'il apprend que je vous ai laissé partir sans être sûr que votre état de santé le permettait. Je ne crois pas qu'il apprécierait.
Lentement, la jeune femme releva un regard embêté vers le docteur, soupira longuement et demanda :
- Et je devrais rester combien de temps ici encore ?
- Une nuit. Au moins. Et je vous prescrirais une semaine de repos complet après.
- Et on peut vraiment pas faire ça de la façon rapide ?
- Ça serait mieux, Azami-sama, que pour votre bien, nous continuons le traitement minimum. La tuberculose que vous aviez à votre arrivée ici a considérablement affaibli votre système, il a besoin de se reconstituer.
Déçue, Azami se laissa retomber dans ses oreillers, se maudissant de l'avoir fait dans la seconde et murmura :
- Je crois que je vais dormir alors.
- Cela vous fera le plus grand bien. Je peux faire appeler Ayae-san pour vous tenir compagnie si vous le souhaitez, elle est immunisée depuis bien des années.
- Oh .. je veux bien.
Rassuré qu'elle tienne enfin en place, Gosuke se releva, alla parler rapidement à Fuyo qui s'élança à l'extérieur tandis que la patiente se tournait sur le côté, la respiration difficile mais déjà moins ennuyée de savoir qu'Ayae allait venir. La gouvernante de Madara était à présent sûrement une des seules personnes au village à qui elle pouvait faire confiance. En tous cas, elle l'espérait.
Celle ci arriva rapidement quand la médic la prévint. Depuis deux jours, elle se faisait un sang d'encre pour sa protégée, sachant seulement que celle ci avait été emmenée d'urgence à l'infirmerie par Tora parce que, selon les rumeurs, elle s'était effondrée devant les assistants de Madara.
Une fois agenouillée près d'Azami, celle ci sourit faiblement et demanda :
- Je croyais que tu étais malade mais Gosuke m'a dit que tu étais immunisée …
- Du poisson pas frais, Azami, rien de grave. Comment allez-vous ? Vous semblez tellement pâle.
- J'ai l'impression d'avoir un feu d'artifice dans la tête mais ça peut aller. Ils refusent que je sorte avant demain.
- C'est pour le mieux. Ne vous inquiétez pas, je resterais avec vous.
- Mais, Ayae, tu dois t'occuper de ton fils.
- Mon fils est bien assez grand pour se faire à manger. Et il n'est pas malade !
La plus jeune acquiesça et regarda un instant au dessus de son épaule avant de murmurer :
- J'ai besoin de te parler de choses importantes, Ayae. Et j'espère qu'elles resteront entre nous.
- Doutez-vous de ma fidélité envers Madara-sama ?
- Non, pas envers lui mais je doute de l'amitié de plusieurs personnes envers moi. Et ça n'a rien à voir avec Madara.
- Je vous considère comme ma propre fille, Azami, vous devriez le savoir, depuis le temps.
- Je sais, mais j'ai appris .. des choses, et ça m'a fait beaucoup de mal de m'en rendre compte.
- Nous pouvons attendre que vous soyez rentrée chez Madara-sama pour en parler, si vous le souhaitez. Ou si vous avez peur que les murs aient des oreilles.
- Je préférerais, oui.
- Est-ce … à propos de l'absence de Madara-sama ?
- En partie, oui.
- Vous savez où il est ?
- Oui.
Surprise, Ayae se pinça les lèvres et attrapa une des mains d'Azami en murmurant :
- Vous portez là une information capitale, vu l'état du village.
- L'état du village ?
- Personne ne sait où il est parti. Il n'a prévenu personne. Nous savons juste qu'il était .. très bien armé et que vous avez essayé de le retenir.
- Oui …
- Croyez moi, Azami, qu'un chef de clan quitte le village aussi brutalement n'est pas commun et met le clan entier en danger.
- Je … ne savais pas.
- Hikaku et Tora ont géré la situation, jusqu'ici, mais si Madara-sama tarde à revenir, ça pourrait être mal vu.
- C'est de ma faute …
- Non, Azami. Quoiqu'il se soit passé, personne ne peux obliger Madara-sama a faire quoique ce soit. Ne vous blâmez pas.
Rassurée, la jeune femme acquiesça et ferma les yeux pour faire mine de dormir tandis que la gouvernante veillait sur elle. Mais les pensées d'Azami étaient de nouveau dirigées vers Madara.
Et celui ci était tellement loin, enfoncé dans la rage qu'il pouvait ressentir envers le clan qui avait osé faire du mal à la jeune femme qu'il ne pensait qu'à tuer.
En deux jours, Madara avait parcouru des dizaines de kilomètres, sans vraiment faire de pauses, un peu ralenti à cause de ses armes et du froid mais plus il avançait, plus sa haine augmentait.
Mais pas seulement envers les Yotsuki. Par exemple, il ne se trouvait qu'à quelques bornes de Samohara, et de cet enfoiré de Taku qui avait envoyé des mercenaires à la recherche d'Azami. L'envie d'aller le tuer le titillait depuis qu'il avait reconnu les paysages propres du comté mais jusqu'ici, il s'était parfaitement retenu d'y aller, sa mission primaire étant d'enfin venger les humiliations qu'Azami avaient pu subir.
Même lui qui, habituellement, savait raisonner avant toute chose était aveuglé par l'état d'excitation total dans lequel il se trouvait. Non pas parce qu'il allait tuer, décimer un clan sans cligner des yeux, mais parce qu'Azami lui avait enfin offert une chance de se racheter. De se faire pardonner pour son absence, sa promesse brisée, et il ne comptait pas la rater.
Il avait cependant parfaitement remarqué qu'elle avait semblé changer d'avis, mais après son dernier regard, le choix avait été rapidement fait pour lui. Et il préférait qu'elle le haïsse d'avoir tué plutôt que de le haïr de l'avoir abandonnée. Peut être même comprendrait-elle qu'elle en avait besoin, pour sortir de cette impasse. Qu'elle avait besoin qu'on la venge, qu'on lui offre la chance de rendre la pareille à ses démons pour qu'ils arrêtent de la tourmenter.
Il ne voulait plus l'entendre gémir de peur dans son sommeil.
Les Yotsuki ne possédaient pas un village, comme les Senju ou les Uchiha, parce que ça demandait beaucoup d'hommes pour l'entretien ainsi que la sécurité, mais un campement mobile qui changeait de localisation à peu près tous les mois. Madara n'avait eu qu'à trouver une de leurs patrouilles et les interroger un à un pour en connaître l'emplacement actuel. Il les avait tué, bien entendu, et avait laissé leurs cadavres à la merci de la forêt.
Seuls les guerriers méritaient une mort honorable.
Puis, il s'était dirigé, non sans un certain bouillonnement au fond du coeur, vers la région qu'on lui avait indiquée, loin au nord du Pays de la Foudre. Il avait passé des contrés stériles, dépourvus de végétation, des forêts d'arbres morts, des pics jusqu'à enfin trouver le campement.
Contrairement à ce qu'il avait pensé, celui ci semblait bien organisé. Plusieurs hommes s'occupaient de faire un tour de garde, même si en un regard, Madara avait trouvé leur faille, il pouvait aussi apercevoir plusieurs feux de camp.
Les tentes, plutôt complexes pour la plupart, ce qui confirmait leur main mise sur une parti du Pays, sans parler des impôts qu'ils faisaient payer à Samohara et aux villages qu'ils avaient conquis après la chute du Sato, s'alignaient les unes à côté des autres sur une terre gelée et l'une d'elle, portant le symbole du clan, se trouvait au milieu de cet arrangement.
Sûrement celle du chef de clan, pensa Madara.
Mais il attendit d'abord que la nuit soit totalement tombée pour se diriger, plus discret qu'une ombre, vers le campement. Sans que personne ne puisse le voir, il se glissait entre les tentes, évitant l'éclat vacillant des feux de camps, jusqu'à entrer discrètement dans ce qu'il identifia comme la tente de commandement, où une dizaine d'hommes parlaient, autour d'une table basse ronde. Celle ci croulait sous la nourriture, sans parler des quelques femmes à moitié nues qui passaient de d'homme en homme, dans une luxure totalement exposée.
L'Uchiha se faufila entre quelques drapés de la tente, mais de toutes façon, vu l'état d'ébriété totale dans lequel se trouvait tous les fêtards, il n'avait aucune raison de craindre de se faire repérer. Ça en état pitoyable.
Il resta là quelques minutes à observer les enfoirés qui avaient sûrement torturé Azami et patienta sagement que l'un d'entre eux sorte de la tente pour le suivre, avec la même discrétion et il attendit que celui ci soit hors de vue pour l'assommer d'un coup sec sur la nuque, placer son corps dans une charrette pleine de foin où deux chevaux étaient en train de manger paresseusement, puis il prit l'apparence de l'homme, dissimulant ses armes derrière des caisses avant de retourner dans la tente, volant ainsi la place de l'homme.
Personne ne sembla remarquer le changement, et, profitant d'avoir de quoi manger à portée, Madara avala un peu de poulet, un bon verre de vin avant d'observer chaque homme un à un.
Plusieurs d'entre eux ne semblaient pas s'être entrainés depuis plusieurs mois, ce qui ne faisait qu'appuyer l'idée comme quoi ils ne devaient pas souvent se battre, préférant terroriser des civils sans défenses. Et faire du mal à des gamines.
Cependant, il dut quand même repousser un peu violemment une des prostitués présentes quand celle ci s'approcha de lui pour commencer à le déshabiller, lui murmurant qu'un de leurs rapports avait été très bon, plus tôt dans la soirée, qu'elle était prête à recommencer.
Ce geste sembla surprendre tous ses « camarades » et Madara, pour se justifier, murmura :
- J'me sens pas bien.
- Va pas gerber sur la table comme la dernière fois hein ! On avait dû jeter des tonnes de bouffe à cause de toi ..
Avalant un nouveau verre de vin, Madara jeta un regard circulaire à l'assemblée et son voisin lui demanda :
- T'es sûr que ça va ? T'es vraiment bizarre …
- J'repensais juste à cette gamine là …
- Quelle gamine ?
- Y'a genre quinze ans, un truc comme ça. On l'avait torturée pour un nom …
L'esprit embrumé par l'alcool, la plupart des convives se perdirent dans leurs pensées, cherchant de quoi il parlait, jusqu'à ce que l'un d'eux s'exclame :
- Si ! Celle qui croyait qu'un shinobi allait venir les sauver ! Souvenez vous, l'autre abruti avait dit que la gamine priait tous les soirs pour que son shinobi débarque et nous avait dit qu'il fallait qu'on lui fasse lâcher le morceau …
Devant l'air perplexe des autres, le même homme ajouta :
- Mais si … Elle était .. chatain je crois, avec des yeux clairs .. Même qu'Atriu avait dit qu'il l'aurait bien sautée si l'autre avait pas payé une fortune pour pas qu'on le fasse …
- Ah, je crois que je vois. Mais je comprends pas pourquoi t'en parles, Orokana.
Voyant les regards se tourner vers lui, Madara haussa une épaule en disant :
- J'ai pensé à elle en allant pisser …
- Ca m'arrive d'y repenser aussi …
Sans pouvoir le retenir, Madara posa un regard meurtrier sur l'homme qui venait de parler et celui ci ajouta :
- Tain, vous vous souvenez à quel point elle gueulait ? Pire qu'un cochon qu'on égorge. Et elle arrêtait pas de chialer. J'arrivais même plus à lui briser les os tellement elle faisait pitié .. Tu te souviens, Isha, tous les os de son bras gauche y étaient passé.
L'homme nommé acquiesça, l'air fatigué et ajouta :
- Elle doit en garder de sacrées cicatrices …
- Le pire, c'est qu'elle avait jamais donné son nom, la petite conne. Ça lui aurait pourtant évité pas mal de problèmes.
Un sourire sardonique déforma les lèvres de Madara et, en avalant une nouvelle gorgée de vin chaud, il annula le métamorphose. L'alcool augmentant leur temps de réaction, les hommes mirent quelques secondes à le remarquer mais au moment où ils allaient sonner l'alerte, Madara murmura :
- Son nom, c'était Madara Uchiha. Et elle m'a demandé de vous exterminer.
L'Uchiha esquiva un coup d'épée tout en finissant son verre, puis il se leva en activant ses sharingans, fouilla dans la poche d'armes dans son dos afin d'en sortir trois kunai qui allèrent rapidement se planter dans la gorge des hommes qui lui faisaient face et après une nouvelle esquive, il brisa, d'un coup de pied, les deux jambes de celui qui avait avoué avoir torturé Azami. Il voulait le garder pour la fin, celui là.
Voyant que les prostituées sortait de la tente en criant, ce qui allait alerter tout le campement, Madara se dirigea vers le côté de la tente, qu'il déchira d'un coup de kunai et il récupéra ses armes avant de traquer et abattre chaque homme et femme qui tentait de l'arrêter. Ou en tous cas, ceux qui semblaient être des shinobis, laissant les autres s'enfuir.
Il ne s'abaisserait jamais à tuer des civils.
Personne n'avait le temps de voir son visage, parce qu'il était comme une ombre meurtrière, au coeur de la nuit, à la hauteur de sa réputation et il marchait, dans le camp, traquant tous ses ennemis, jusqu'au dernier. Une machine de guerre.
Sharingans activés, quand il sut que la bataille était terminée, il scruta un instant le campement, dont plusieurs tentes étaient en feu, d'autres s'étaient simplement écroulées sur elles mêmes, puis il retourna dans la tente principale où l'homme qu'il avait blessé haletait en essayant d'arrêter ses hémorragies.
Sans un mot, Madara se réinstalla à table, se servit un nouveau verre de vin et releva un regard menaçant vers l'homme qui trembla en murmurant :
- Pitié …
- As-tu vraiment eu pitié pour elle ?
- O-oui …
- Quel est ton nom .. ?
- Fukuo.
- Bien, Fukuo. Je vais te raconter l'histoire de cette fillette que tu as pris plaisir à torturer.
Ne comprenant pas vraiment la situation, l'homme acquiesça, pensant que ça le sauverait sûrement et Madara arracha une cuisse d'un des poulets proches, y croqua un bon morceau qu'il mâcha lentement en disant, la tête posée dans sa main, le regard perdu dans les tentures, sans se soucier du fait qu'il était couvert de sang :
- J'ai fait sa connaissance il y a .. tant d'années. Dès que je l'ai vue, j'ai été charmé par sa pureté et son innocence. Elle était comme une fleur blanche immaculée et j'ai compris que je devais devenir plus fort pour protéger les gens comme elle.
- Vous l'aimiez ?
- Ah, Fukuo, pourquoi parles-tu au passé ?
- Je pensais que ..
- Que j'étais incapable d'avoir des sentiments ? Je viens de détruire ton clan tout entier parce qu'elle me l'a demandé. Je ne suis même pas sûr que parler d'amour soit suffisant pour exprimer ce que je ressens.
- Ne va-t-elle pas vous en vouloir ?
- Je … j'aimerais qu'elle me pardonne, mais ça n'est pas simple. Tu veux savoir pourquoi ?
Un regard froid vers l'homme le fit acquiescer et Madara sourit légèrement en murmurant :
- Parce que je l'ai abandonnée. Et qu'à cause de mon absence, vous lui êtes tombé dessus. Vous avez torturé une fillette .. Une gamine tellement pure qu'elle en était magnifique, et à cause de ça, Fukuo, à cause de ce que vous lui avez fait, elle a commencé à me haïr. Parce que je n'étais pas revenu pour elle comme je l'avais promis.
- Votre .. absence n'est pas de notre faute.
- Non, bien sûr que non. Mais ton clan a souillé son coeur pur avec la torture. Vous lui avez appris à haïr, à se méfier, et elle est tellement différente maintenant … Mais, Fukuo, je crois que même si nous avons eu des retrouvailles très difficiles, même si elle me hait toujours un peu, si je lui montre de quoi je suis capable, pour elle, juste pour elle, j'obtiendrais son pardon sans avoir à le demander. Et je ne la quitterais plus …
Le murmure de Madara se perdit dans un léger sourire un peu rêveur, tandis qu'il livrait ses pensées les plus intimes à l'enfoiré qui avait osé salir Azami et après avoir avalé une nouvelle bouchée de poulet, Madara se leva, sa faux à la main et l'abattit d'un geste simple et presque gracieux sur l'homme qui hurlait pour son absolution.
En voyant l'étincelle de vie s'éteindre dans le regard de l'homme, Madara sentit comme un poids être enlevé de ses épaules, comme si le fardeau qu'il portait depuis le retour d'Azami lui avait été enlevé et après un dernier regard circulaire, il entama son voyage de retour.
