Alors, je tiens à m'excuser pour le temps que j'ai pris depuis ma dernière update, mais considérez que j'ai plein de bonnes excuses (je n'ai pas envie de les chercher toute seule, elles seront probablement fausses de toute façon). La vérité c'est que j'ai eu une grosse panne sur cette histoire donc je n'avais pas écrit sur Harry Potter depuis 'Going on' (en anglais). Merci à tous ceux qui ont reviewé, je ne vais pas faire de réponses personnelles pour ce chapitre, puisque ça fait vraiment trop longtemps. Mais je tenais quand même à vous remercier d'avoir pris le temps de me dire ce que vous en pensiez. Enfin, je vous ai suffisamment fait attendre donc voilà la suite de l'histoire.
21 – Réflexions
Minerva arriva dans les appartements de son mari. Ce dernier n'avait pas bougé. Elle fit une pause à peine assez longue pour dire :
-Une nouvelle victime. Le directeur le sait. Il me soupçonne. Je vais me coucher.
Elle entra dans sa chambre et ferma la porte avant de s'y adosser en soupirant. Il fallait qu'elle réfléchisse. Rapidement. Elle se décolla de la porte pour s'asseoir devant le miroir.
-Tu ne devrais pas garder tes cheveux lâchés. On dirait une gamine.
-Ce n'est pas ça qui le gène…
-Il n'a pas de goût.
-Qui donc ?
-Celui dont vous parlez.
-Peut-être… Mais de qui je parle ?
-De quelqu'un qui vous aime bien les cheveux lâchés.
Elle eut une expression étrange, fronçant les sourcils tout en levant les yeux au ciel et secouant la tête en signe d'exaspération.
-Vous devriez arrêter de faire ça, ou il ne vous aimera plus.
-Mais je ne veux pas qu'il m'aime !
-Qui ?
-Albus.
-Alors continue à ne pas prendre soin de toi.
-Oui, mais Tom ?
-Qui ?
-Tom, lui il m'aime.
-Ah.
-Mais est-ce que je veux qu'il m'aime ?
-Tu devrais essayer…
-De le laisser m'aimer ?
-Non, un peu de rouge sur les lèvres.
-Ses attentions sont agréables, mais pour autant, est-ce que je l'aime ?
-Juste une pointe de couleur,…
-Après tout je n'ai aucune idée de ce qu'est l'amour.
-…ça te ferais le plus grand bien.
-De connaître l'amour ?
-Aussi. Mais surtout de te maquiller.
La jeune fille secoua la tête pour rejeter l'idée du miroir et reprit le cours de ses pensées.
-Evidement on peut tomber amoureux sans savoir ce que c'est l'amour…
-Il en faudrait un peu sur les joues aussi…
-Sinon personne ne tomberait amoureux…
-Pour souligner ta peau pâle, ce serait parfait…
-Mais si je ne sais pas ce que c'est l'amour, comment puis-je savoir si je suis amoureuse ?
-… avec tes cheveux noirs.
-Qu'est-ce que me cheveux viennent faire là-dedans ?
-Comme ils sont noirs, si tu ne prends pas soin de toi, tu ressemble à Katherine alors que Bianca est bien plus jolie.
-Qui donc ?
-Les deux sœurs dans la Mégère apprivoisée de Shakespeare. Et il vaut mieux être Bianca si tu aimes ce garçon.
-Mais pourquoi lui ai-je dit que je l'aimais ?
-Pour tes yeux, il faudrait autre chose…
-Si je lui ai dit c'est qu'il doit y avoir quelque-chose derrière…
-Peut-être du bleu pâle ?
-J'apprécie ses attentions, c'est sûr, mais est-ce que cela suffit ?
-Non, je ne pense pas.
-Que cela suffise ?
-Non, que le bleu pâle t'aille au teint.
-Et alors ?
Elle haussa les épaules et attrapa sa brosse pour entreprendre le démêlage de ses cheveux après sa course dans les couloirs.
-Enfin une idée constructive, recommença le miroir.
Elle l'ignora et reprit ses réflexions.
-Somme toute, ce n'est pas à lui que je tiens…
-Evidemment si tu gardes tes cheveux lâchés…
-…mais à certaines de ses actions…
-…tu vas avoir ce genre d'ennuis.
-…ce n'est donc pas lui que j'aime…
-Essaie donc un chignon, ça t'irait bien
-…c'est ce qu'il représente.
Elle sourit à son reflet, heureuse d'avoir mis fin à son dilemme. Des voix provenaient du salon, elle se leva et ouvrit sa porte.
-Et le chignon ? lui lança le miroir sans obtenir de réponse.
-Albus soyez raisonnable ! Votre femme est un danger pour l'école.
-Et je vous dis qu'elle n'y est pour rien, Armando !
Minerva repoussa discrètement la porte et s'assit près de l'entrebâillement.
-Je comprends que l'amour vous aveugle, mais nous avons deux victimes.
-Dans ce cas, fermez l'école !
-C'est ridicule, alors que nous savons qui est responsable.
Le directeur adjoint soupira.
-Je ne vois pas pourquoi elle aurait fait tout cela.
-C'est une sang-pur.
-C'est loin d'être la seule de l'école.
-C'est la seule nouvelle avec un niveau suffisant.
-Toute sa famille était à Poufsouffle.
-Non, sa mère était à Serdaigle, j'ai fait mes recherches. Il se peut très facilement qu'elle soit l'héritière de Serpentard.
-Alors qu'elle était à Gryffondor ?
-Le choixpeau n'est pas infaillible, Albus.
-Vous non plus, Armando. Je ne renverrais pas ma femme.
-Voyez les choses d'un autre côté, si elle est innocente elle est en danger, vous êtes simplement en train de la protéger.
-Comme vous l'avez souligné, elle est de sang-pur et donc ne craint pas grand-chose. Et je lui ai promis de ne pas la surprotéger.
-Par le chapeau de Merlin, Albus, pour le bien de l'école, laissez votre vie privée de côté !
-C'est ce que je fais depuis des années. Minerva n'y est pour rien. Fermez l'école !
-Je vois qu'il est inutile de vous raisonner. Mais je suis le directeur et j'aurais le dernier mot.
Minerva soupira derrière la porte. Elle allait devoir retourner chez son père. Enfin, ça ou dans la maison vide de son mari.
-Je ne laisserai pas partir Minerva seule. Considérez le moment où Minerva sortira de l'enceinte de Poudlard comme mes deux semaines de préavis et mettez vous en recherche d'un nouveau professeur de Métamorphose, directeur de Gryffondor et directeur adjoint. Maintenant je pense que notre discussion est finie.
Minerva poussa la porte pour la fermer complètement. Elle appréciait les efforts que faisait son mari pour l'aider, mais elle doutait sérieusement de ses intentions depuis son aveu étonnant. Que se passerait-il si le directeur les laissait – ou plutôt les faisait – partir ? Elle serait à nouveau seule avec lui dans leur maison Et après cet aveu… Elle frissonna. Elle ne voulait pas que son époux l'aime. Il ne fallait surtout pas que cela arrive, spécialement si ils devaient passer de longs moments avec l'autre pour seule compagnie. Il fallait qu'il reste à Poudlard. Elle se leva et lança sa brosse à cheveux sur le lit avant de sortir de la chambre.
-Ce n'est pas la peine de démissionner. Principalement si ce n'est que pour venir avec moi.
Albus, qui se tenait près de la fenêtre, fit volte-face.
-Vous avez entendu ?
-J'ai écouté, répliqua-t-elle avec défi.
Il ne releva pas le ton et retourna vers le centre de la pièce.
-Armando ne tentera pas le diable. Il a besoin de moi, surtout en ce moment, avec les attaques.
-Mais il est persuadé que j'en suis responsable. Donc si je pars, les attaques partiront avec moi et vous aussi.
-Et quand il verra que les victimes continuent de s'accumuler, il nous rappellera. Tous les deux.
-Donc si vous restez, je reviendrai quand même ?
-Oui.
-Dans ce cas je ne veux pas d'une gouvernante possessive.
Albus fronça les sourcils un instant avant d'ouvrir de grands yeux.
-Oh, je vois. Mais je ne vous aime pas. Je vous aime bien.
-Pardon ? demanda Minerva, stoppée net alors qu'elle préparait ses arguments.
-Quand je vous ai dit que j'éprouvais quelque-chose pour vous, ce n'était pas de l'amour. Mais j'apprécie votre présence et j'aimerais que vous restiez vivante encore quelques temps.
-Vraiment ? Alors embrassez-moi, le défia-t-elle.
-En êtes-vous sûre ?
Un simple sourire assorti d'un haussement d'épaule lui répondit. Ses yeux bleus se mirent à pétiller et il lui prit la main.
-Souvenez-vous que c'est vous qui l'avait demandé, murmura-t-il.
Il se pencha doucement, gardant les yeux de sa femme emprisonnés dans les siens avant de poser délicatement ses lèvres sur le dos de sa main. Elle ouvrit légèrement la bouche de surprise puis sourit de soulagement. Il aurait eu tous les droits de profiter de la situation et il ne l'avait pas fait. Oh, cela ne voulait pas dire qu'il avait vraiment dit la vérité, mais même si il ressentait plus que de l'affection pour elle, il n'avait apparemment pas l'intention d'agir en fonction de ces possibles sentiments. On frappa à la porte.
-Professeur Dumbledore !, appela une voix enfantine, Quelqu'un a transformé les armures du couloir du rez-de-chaussée en statue, le directeur m'a dit de venir vous chercher.
-J'arrive.
Albus se redressa et la serra un instant contre lui.
-Maintenant, je vous en supplie, soyez raisonnable et ne quittez pas nos quartiers.
Minerva acquiesça et le regarda sortir de la pièce. Elle alla se lover dans l'un des fauteuils près de la cheminée.
-Bon, un gêneur remis à sa place, plus que deux à distraire, remarqua-t-elle à haute voix.
La porte de sa chambre s'ouvrit et Ganymède en sortit. Il la rejoignit près du feu et grimpa sur ses genoux.
-Ganymède fatigué. Minerva dormir avec Ganymède ?
Elle resserra ses bras autour de lui et s'autorisa enfin à fermer les yeux.
