Désolée de poster aussi tardivement :) Mais jviens de m'enfiler huit parties de Jungle Speed avec les mères et une petite qui est chez moi. Fort heureusement, j'ai pu m'éclipser en disant à Mère que j'avais des choses à faire "Mais tu vas où ?" "Sur l'ordi. Jdois aller sur mon site, tu sais..." "Ah d'accord. Mais tu peux faire ça après ?..." "Non, Mère ! Déjà jdevais faire ça hier, alors hein, jdois bien ça aux gens ! Jreviens tout à l'heure !"
Et me voilà... :)
08/V/08
Bienvenue en Mai !
Et Bon Aniversaire Père (L) Avec un peu de retard.
Oh Mon Dieu. Mon dernier chapitre. La fin de la fin. Le der des der.
Jvais pleurer. Jsuis trop émotive...
Dans ce blabla auteurien, tellement de choses à dire. Déjà vous dire que j'ai eu 18 à une dissert' en français sur ma lecture personnelle, 1984 de Orwell. Grande grande fierté. Ensuite, désolée de poster trois jours après le jour habituel (Vous étiez prévenus, hein) mais ces trois derniers jours étaient à mourir. Des devoirs communs atroces, des devoirs tout simples mais quand même atroces, et une putain de chaleur mardi. J'ai cru crever de chaud. Mais... Nous avons fait une bataille de chocolat (Amen les petits oursons guimauviens) avec ma Roger et... DM ! :D Immense bonheur xD Donc on peut dire que je pardonne Mr Météo.
Hu hu hu. Sinon je tenais à vous dire que mes filleuls étaient morts. Zizou et Noé ont rendu l'âme lundi 5 mai. On suppose que l'eau était pas fraîche, parce que ça a été rapide et je l'espère pour eux, indolore. Amen.
Et vous savez quoi ? JPOURRAIS PLUS RACONTER MA VIIIIIE !! :o :o :o :o :o Naooon, c'est horrible. Jpourrais plus dire n'importe quoi juste par plaisir sans me soucier de ce que vous pensez (Enfin d'après le sondage, vous aimez bien mes p'tits blablas :p) Enfin, grosse grosse tristesse. Enfin je crois que mon blog est en bone voie. Toujours pas d'articles, toujours pas d'amis mais j'y travaille, si si.
Ah et oui, jdevais psoter hier mais des invités au dernier moment à la maison et pis, aussi Nouvelle Star ! Han c'est Thomas qui est partiii ! Jl'aimais bien lui. Mais bon, mon choupi il est là : Benjamin. Malheureusement, il estdéjà casé, avec une blondasse, d'après Louise.
Plus rien à dire... Jvoudrais faire durer ce chapitre éternellement en fait...
Passons à Pandémonium
Oh Seigneur Jésus Christ (Parce qu'il a mal), MERCI ! :D Waw, waw, waw, waaaaaw !! Quand jdisais que jvoulais dépasser les 300, jdisais en deux chapitres quoi ! Oh merci énormément à vous tous, les gens que j'aime depuis des mois maintenant ! Alors des bisouxxxx énormes, gigantesques, gargantuesques même ! à miss DS, Valalyeste, lilyana, merope, Reliie, mimi, Arwen00710, FelicityJames, loulou par cinq (Waw ! C'est ton meilleur score tu sais xD), petitefolle par deux (Et non tu n'es pas une lectrice capricieuse xD T'auras un petit cadeau à la fin...), atchoum16, Caella, EtoileDeNeige, Lili.Draco.Malfoy, BellatrixBlackLestrange, Fatlouie, Crunchies qui est le number 300, MissMalfoyFelton, fiind-l0ve par deux, Darkim the queen ok konery, PetiteFleur, fripounne2312, Fan-fiction-hp7, Anadyomede et Azalan (Merciii encore hein !).
Merci ! Vraiment de tout mon coeur :)
Jvais répondre à deux-trois trucs, aussi.
Jcomprends pas... Vous avez été nombreuses à vouloir une fausse-couche de Pansy... :D Allons, la pauvre chérie. Pourquoi tant de haine ? Laissez-la avoir son bébé.
Je ne vois absolument pas Drago se suicider pour échapper à Pansy. S'il l'avait voulu il l'aurait fait depuis longtemps, immédiatement après son entrevue avec Adams Parkinson. Et comme celui-ci l'a bien dit, Drago est bien trop lâche pour choisir la prison ou la mort, alors qu'on lui offre la liberté. Une liberté sous contrainte, mais quand même une liberté...
Loulou, il n'y a en fait aucun rapport avec le prologue ;) A part peut-être qu'il se passe quelques scènes sur cette plage. Au début, Hermione rencontre Drago en France. Des années plus tard, elle y revient avec son fils, sa famille, ses amis. C'est l'endroit où les Delacour ont une villa. Alors, je sais pas... Ca peut être un signe.
MissMalfoyFelton, Drago ne vendra jamais Ginny. Même si tous les deux, ils se haïssent, Drago sait bien qu'il a déjà tous les Weasley-Potter sur le dos. T'imagine s'il balançait la petite soeur chérie ? Déjà, Hermione serait anéantie. Ensuite, Harry serait choqué de savoir que la femme qu'il aime a manigancé dans son dos pour faire souffrir sans en avoir vraiment conscience, Hermione. Et puis, pour finir, il y aurait des répercussions terribles et au final, la vérité de Rigel serait dévoilée.
Donc voilà les gens :)
Jvais vous laisser lire... Dernier chapitre. Savourez. On se retrouve en bas.
Ce chapitre, je le dédie à vous tous. Tout le monde, même les anonymes, même les nouveaux, les anciens, les fidèles. Vous tous. (L)
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Pandémonium
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Chapitre XIX
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Mars 2007
Année Six sur le Calendrier de la Paix
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Comme chaque épouse Malefoy, Pansy devait mettre au monde son fils dans la Chambre des Naissance, au troisième étage du Manoir Malefoy. Des elfes la conduisirent sur un siège flottant, alors que les contractions se faisaient plus fortes. Une multitude de serviteurs préparaient la pièce qui verrait naître l'héritier Malefoy. Des draps pourpres étaient posés sur le lit, les fauteuils étaient couverts de tentures bleu roi et le feu brûlait dans la cheminée en marbre sombre. Deux infirmières venues tout droit de Ste Mangouste l'aidèrent à s'allonger, tout en la revêtant d'une chemise en lin blanc. La plus jeune des femmes plaça une couverture verte, au niveau du bassin douloureux de Pansy.
On toqua à la porte, et deux Guérisseurs ainsi que le Gynécomage entrèrent. Ce dernier fondit sur sa patiente, et posa sa main fraîche sur son front brûlant.
- Ce bébé arrive au bon moment, dit-il d'une voix rassurante. Où est donc votre époux ?
- Au Ministère, je crois, souffla Pansy, en grimaçant. Je lui ai fait envoyer un hibou.
Le Gynécomage hocha la tête et ordonna à une infirmière de tenir la main de la future mère.
- C'est la place de votre époux, normalement, s'excusa-t-il, avant de retourner vers les Guérisseurs.
Pansy inspirait et expirait difficilement, ne se retenant pas de serrer la main de l'infirmière avec force. Elle-ci restait étonnamment douce, lui murmurant des paroles de réconfort au creux de l'oreille.
- Ce n'était pas Miss Apple qui devait s'occuper de moi ? Grinça Pansy, entre deux contractions.
- Mr Malefoy m'a engagée, il y a deux jours, répondit la jeune femme.
- Pourquoi donc ?
- J'ai aidé pour la mise au monde de Kate et Samuel Weasley, les faux jumeaux de George Weasley et neveux de Mr Potter. Votre époux l'a appris et m'a contactée.
Pansy acquiesça alors qu'un hurlement lui déchirait les entrailles.
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La Gazette du Sorcier
20 Mars 2007
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« Hier après-midi, Pansy Malefoy, née Parkinson a mis au monde son premier enfant. Le nom et le sexe du nouveau-né ne sont pas encore connus de la presses, puisqu'il est coutume chez les Grandes Familles de présenter les héritiers, une semaine après la naissance. Nous souhaitons beaucoup de bonheur aux jeunes parents, Drago et Pansy Malefoy. »
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Mars 2007
Année Six sur le Calendrier de la Paix
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Il se pencha sur le berceau, le visage impassible, comme toujours. De son lit, Pansy le regarda anxieusement. Il ne lui avait encore rien dit, s'était simplement contenté d'un léger baiser sur son front, lors de son retour du Ministère, une heure après la naissance de l'enfant.
Silencieux, Drago contempla le bébé, emmitouflé dans d'épaisses couvertures, vertes et bleues. L'enfant ouvrit les yeux, et après un moment d'hésitation, il passa sa main sous la tête nue du bébé pour le porter contre sa poitrine.
Il se tourna vers son épouse, qui le fixait de ses yeux inquiets.
- C'est une magnifique petite fille, murmura-t-il.
- Oui, souffla Pansy, comme si elle avait arrêté de respirer. Tu… tu lui as choisi un prénom ?
Drago ne répondit pas et cala mieux sa fille contre son épaule. Elle eut un hoquet et ferma les yeux.
- Iona. Elle s'appellera Iona.
- Iona, répéta Pansy, en fronçant les sourcils. Ce n'est pas un nom d'étoile.
- Io est un satellite de Jupiter, répliqua Drago en levant la tête vers elle. Et c'est à moi de décider du nom que portera mon héritière.
- Et mon père, Drago ? Tu oublies que notre fille portera aussi son nom, et que sa fortune lui reviendra en grande partie. N'a-t-il pas son mot à dire ?
- Il n'a rien à dire, coupa Drago, d'un ton sec. Je suis le père et lui n'est rien. Cette fille est une Malefoy, pas une Parkinson.
Légèrement effrayée, Pansy hocha la tête. Drago reporta son attention sur le bébé endormi contre lui.
- Iona Narcissa Malefoy, chuchota-t-il. Tu es la première héritière de mon nom et de mon sang.
- Drago, appela timidement Pansy.
Il la regarda, attendant qu'elle poursuive.
- Tu… tu ne m'en veux pas ?
- De quoi ?
- De ne pas t'avoir donné un fils, pour assurer ta lignée ?
- Si tu savais à quel point je m'en moque, souffla-t-il, en reportant son regard sur sa fille. Je voulais une fille qui puisse porter le digne nom de ma mère.
- Tu n'es pas déçu alors ?
- Jamais, Pansy…. Jamais Iona ne me décevra…
Pansy se permit un sourire. Elle avait tellement eu peur qu'il lui tienne rigueur de ce premier-né femelle. Drago ne quittait pas l'enfant des yeux. Et Pansy remarqua soudain le ton qu'avait pris sa voix. Un mélange d'amour et de fascination. Un ton qu'un père ne prend pas pour parler de sa fille.
Pansy frissonna et elle se cala mieux dans ses couvertures.
- Drago ?
Il ne répondit pas, ne fit pas même mine d'avoir entendu.
- Drago, donne la moi, s'il te plaît.
Il sembla sortir de sa contemplation et se tourna vers sa jeune épouse. Elle paraissait terrifiée par son regard, mais tendait la main fermement, attendant qu'il lui donne leur enfant.
- Non.
- Drago, souffla Pansy, apeurée. Donne moi notre fille.
Il secoua la tête et posa son doigt sur la joue du bébé, qui se mit à pleurer. Alors, sans un mot de plus, il lui tendit le nouveau-né. Pansy le saisit et le serra contre son cœur.
- Tu lui donneras le sein, dit Drago. Je ne veux pas que mon héritière soit nourrie avec le lait d'une Sang-de-Bourbe.
Il l'avait craché, mais son ton sonnait faux. Pansy ne put qu'hocher la tête. Elle ne le reconnaissait plus. Il ne l'aimait pas autant qu'elle, elle le savait mais il ne la trompait pas non plus, elle en avait l'intime conviction. Il avait simplement attendu d'avoir son bébé.
Il resta encore un instant à regarder l'enfant et sa mère avant de tourner les talons et de sortir de la chambre. Et Pansy eut mal. Elle eut mal parce qu'elle comprit que Drago ne serait jamais à elle. Elle regarda sa fille et les yeux emplis d'amour et de tendresse que Drago avait posés sur elle lui revinrent en mémoire.
Elle ne pourrait pas aimer sa fille. Elle ne pourrait pas parce que cette enfant avait réussi à avoir en quelques minutes ce que Pansy avait cherché à conquérir depuis des années.
Iona Malefoy avait l'entière attention de son père. Elle possédait son amour alors que Pansy n'avait rien.
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Août 2008
Année Sept sur le Calendrier de la Paix
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Installée à une table de la terrasse de Fortarôme, la tête renversée en arrière, elle fermait les yeux et écoutait avec un mince sourire les enfants supplier leurs mères de se rendre à la boutique des Farces pour sorciers facétieux. Les mères refusaient, catégoriques, les pères acquiesçaient un peu déçus eux aussi de ne pouvoir pénétrer dans l'antre des Jumeaux Weasley.
Dans le fond, ils avaient tous une âme d'enfant. Hermione ouvrit les yeux et regarda le ciel bleu de l'été, la gorge offerte au soleil. Sa glace sur la table fondait mais elle s'en moquait. Ca faisait du bien d'être dehors.
Lucia et Fleur lui avaient proposé de l'accompagner au Chemin de Traverse où Hermione avait eu la soudaine envie d'aller, pour manger une glace avec les enfants et assister au ballet des familles venues se préparer pour Poudlard. Rigel avait demandé à ce que Sirius vienne, Isabelle avait fait la moue à sa mère, les quatre fils de George et Fred s'étaient plaints de toujours être mis à l'écart et leurs mères avaient répliqué qu'elles comprenaient étant donné leurs bêtises systématiques.
Résultat, Hermione avait emmené tous les enfants manger une glace : Sirius, Rigel, Isabelle, Hector, Perceval, Arthur, Charlie et même Callisto et Véga, les filles de Olivia Diggory. Elle avait assuré à Fleur qu'elle pouvait se débrouiller avec tout ce petit monde et avait poussé Lucia à rester chez elle. Elle venait d'avoir un bébé et faisait mieux de se reposer.
Du coin de l'œil, Hermione chercha les enfants et les trouva dans le parc de jeux intérieur à jouer. Elle avait eu la bonne idée de parler avec les différentes mères et s'était aperçue que la plupart ne pouvait pas se rendre sur le Chemin de Traverse avec leurs enfants. Qu'en faire ? Il y avait tant de monde, ils seraient vite perdus….
Alors Fortarôme, chez qui la plupart des mères et des jeunes se retrouvaient avait proposé de créer une sorte de petit parc, à la place de la boutique déserte entre son glacier et le Royaume des Hiboux. L'idée avait fait fureur et on voyait plus souvent de jeunes enfants accompagner leurs mères pour faire les courses et ensuite réclamer une glace et aller jouer dans le parc avec les autres enfants.
Plus besoin de les surveiller avec trop d'assiduité, pensa Hermione satisfaite. Les jumeaux taquinaient Callisto, Véga et Isabelle qui tentaient de jouer avec leurs poupées et Rigel et Sirius riaient à s'en casser la voix.
C'était une belle journée.
Elle s'était rarement sentie aussi détendue. Elle attrapa sa coupe et prenant sa cuillère, s'amusa à trier les pépites de chocolat de la glace. Une ombre immense se dessina soudain devant elle et levant la tête, se trouva face à un homme inconnu.
- Hermione Granger ? Dit-il d'une voix hésitante.
- C'est moi, fit Hermione, en retenant un soupir.
Les gens venaient souvent lui parler dans la rue et elle détestait ça.
- Salut, poursuivit l'homme un peu plus assuré. Je ne sais pas si tu te souviens de moi….
- Non désolée….
- Hum. Anthony Goldstein. J'étais à Serdaigle. Préfet, tu sais et... Hum…. J'ai fait parti de l'AD.
- Oh ! Oui, je me souviens, fit Hermione et un large sourire fendit son visage.
Il sembla soulagé qu'elle le reconnaisse et lui rendit son sourire. Hermione se leva et il sembla croire qu'elle allait lui faire la bise puisqu'il se pencha vers elle mais elle l'invita simplement à s'asseoir sans s'apercevoir de son geste.
Ils se regardèrent, vaguement mal à l'aise.
- Je ne savais pas que tu étais toujours en vie, dit-elle brusquement.
Il tressaillit, ne s'attendant pas à une telle entrée en matière.
- Je… Oui. Après que… Dumbledore soit mort j'ai fait exiler mes parents en France. Ma mère était sorcière et mon père Moldu. Ma mère voulait rester pour se battre mais je…. Je ne lui ai pas laissé le choix, dit-il d'une voix dure. Elle croyait vraiment pouvoir aider Harry Potter à lutter mais…. Je ne voulais pas, tu comprends ?
Bien sûr qu'elle comprenait. Elle comprenait très bien même.
- Je suis resté avec eux en France et j'ai essayé de convaincre les français de venir nous aider en Angleterre. Ma mère avait travaillé au Département des transports magiques avec Mrs Edgecombe, tu sais la mère de….
- De l'amie de Cho Chang, coupa Hermione, les lèvres pincées. Je sais.
- Elle m'a accompagnée au Ministère français et a tout fait pour les convaincre. Ma mère n'a pas eu plus de succès que moi. Alors je suis revenu en Angleterre, après avoir enfermé mes parents dans une maison afin qu'ils ne s'enfuient pas. Et j'ai cherché l'Ordre du Phénix. C'était un an avant la fin de la guerre.
Il se tut un instant et dans ses yeux bleu tendresse, il y avait cette douleur que tous les jeunes ont, que tous ceux qui ont combattu connaissent.
- J'avais réussi à retrouver Terry. Terry Boot. Il m'avait donné rendez-vous dans une ruelle du Londres Moldu. Mais des Mangemort nous sont tombés dessus. Terry est mort et je me suis enfui.
Il lui lança un coup d'œil comme effrayé qu'elle lui fasse une quelconque remarque mais elle hocha juste la tête.
- Après je suis tombé sur Lavande Brown. Elle me connaissait bien. J'étais le meilleur ami de Padma Patil. Alors elle m'a conduit à une de vos planques et j'ai retrouvé Parvati, Padma et Michaël Corner. Et puis, une semaine après, Harry lançait son appel à la guerre et on se retrouvait tous sur le champ de bataille.
- Tu y étais alors, souffla Hermione, toujours un peu gênée de se retrouve face à un combattant alors qu'elle n'avait rien fait.
Il hocha la tête.
- Après, les jumelles nous ont permis de venir chez elle, en Inde. Pour se reposer. Pour rester loin de l'Angleterre. Je suis allé délivrer mes parents mais ils ont préféré rentrer au pays. Ils ne comprenaient pas que j'ai besoin de partir. Ca fait sept ans que je suis parti. Quatre ans en Inde et puis trois autres années à voyager un peu partout.
Il sourit et s'installa un peu mieux.
- Et toi ? Je ne sais pas tellement ce qu'il s'est passé ces dernières années.
- Oh rien…. Bill Weasley est devenu Ministre et il a restauré la paix. Beaucoup de choses ont changé bien sûr.
- Tu es mariée avec Ronald Weasley ?
Elle lui lança un regard surpris. Elle ne s'attendait vraiment pas à cette question.
- On pensait tous que vous allier finir ensemble, dit-il sur un ton d'excuse.
- Non. Nous sommes juste meilleurs amis. Mais Ron vient d'avoir un bébé, Tracey.
Il sembla soulagé et la dévisagea, prêt à poser une autre question. Mais les enfants déboulèrent à cet instant, Sirius en tête. Ils ignorèrent Anthony et se tournèrent vers Hermione, parlant tous en même temps.
- Mayone ! Les jumeaux nous embêtent ! Se plaignirent les filles.
- C'est pas vrai, firent les quatre petits monstres en chœur.
- On peut aller voir la boutique de Quidditch ! S'écrièrent les deux plus grands en sautillant.
Hermione leva les mains pour les faire taire sous l'œil abasourdi d'Anthony.
- Du calme les chéris. Vous quatre laissez les filles tranquilles, ou j'appelle vos mères. Les filles, ignorez les. Sirius, Rigel, vous savez que c'est non ! Je n'aime pas le Quidditch et Harry a promis de vous y emmener samedi prochain.
Les garçons affichèrent une mine boudeuse, les filles les regardèrent triomphantes.
- Excuse les, sourit Hermione en se tournant vers Anthony. Ce sont des monstres.
- Ils ne sont pas tous à toi, j'espère, plaisanta Anthony, en avisant les cheveux carottes des quatre plus petits.
- Non, fit Hermione, soudain impassible. Rigel est mon seul fils.
Anthony cilla. Rigel releva la tête.
- Oh.
- Les enfants, continua Hermione, je vous présente Anthony Goldstein. Il était avec vos parents et moi à Poudlard.
- B'jour Anthony.
Il les salua de la tête, un peu sonné.
- Je m'appelle Sirius. Sirius Potter, fit fièrement Sirius en levant la tête.
Il avait compris depuis des années que son nom était connu et reconnu et il aimait voir les têtes des adultes qui le reconnaissaient.
- Oh. Tu es le fils de Harry, alors. Et de Ginny, non ?
Vexé qu'il n'accorde pas plus d'importance à son nom, Sirius l'ignora et repartit vers le parc, n'oubliant pas de tirer sur les tresses d'Isabelle au passage. Hermione leva les yeux au ciel et les regarda se mettre à courir dans des éclats de rire.
Elle se tourna vers Anthony et le silence se fit lourde au-dessus de leur tête.
- Tu es mariée, souffla-t-il, l'air déçu.
- Non, répliqua Hermione d'une voix froide. Rigel a neuf ans. Il est né pendant la guerre.
- Et son père est… mort ?
Elle acquiesça sans répondre.
- Et tu… tu as quelqu'un ?
Elle le dévisagea. Elle l'avait toujours bien aimé à Poudlard. Il était de Serdaigle, Préfet, sérieux et n'avait jamais traité Harry de fou. Il était intelligent et travailleur, respectueux et ne cherchait pas la bagarre. Ils avaient souvent eu des conversations pendant des rondes ou des réunions. C'était un des garçons les plus convoités de Poudlard, un peu comme Cédric Diggory avant lui. Un bellâtre, aurait dit Ron.
- Non, finit-elle par dire.
Elle termina sa glace et posa quelques pièces sur la table. Anthony se leva en même temps qu'elle et ils se dévisagèrent. Il n'avait pas tellement changé, si on regardait bien. Des cheveux blonds cendrés, des yeux bleus gentils, assez grand et un sourire sur les lèvres.
- Ca m'a fait plaisir de te revoir.
- Oui, moi aussi.
Les enfants revenaient vers elle, les joues rosies, les lèvres barbouillées de leur glace. Ils se chamaillaient tranquillement comme toujours. Anthony et Hermione se faisaient toujours face. Elle attendait qu'il parle…. Qu'il se décide.
- Maman ? Fit Rigel en glissant sa main dans la sienne. On y va ?
- J'arrive mon chéri, souffla Hermione avec tendresse. Dis aux jumeaux de secouer leur pantalon pour pas que leur mère crient en voyant toute cette saleté.
Les yeux d'Anthony allaient de la mère au fils, comme hésitants.
- Bon et bien bonne journée Anthony. A bientôt sûrement, fit la voix lointaine d'Hermione dans sa tête.
Elle tourna les talons et s'éloigna, avec le visage rayonnant de son fils, les rires des autres enfants et les pirouettes de Sirius.
- Dans deux ans, on reviendra ici, Rigel ! Déclara Sirius. Tu verras. Dans deux ans, on sera à Poudlard.
Anthony la rappela. Elle se retourna, ses yeux dorés interrogateurs.
- On pourrait se revoir ? Demanda-t-il, plein d'espoir.
Hermione le dévisagea, sans un mot, impassible et il se dit qu'elle allait refuser. Elle était bien trop jolie maintenant, bien trop mère et trop heureuse pour supporter un homme. Elle ne vit pas les yeux de son fils se poser sur elle, comme suppliants.
- Bien sûr, dit-elle enfin, un léger sourire venant fleurir sur ses lèvres.
Anthony lui en adressa un plus grand et après un signe de la main, partit en sens inverse. Elle ne vit pas son fils baisser la tête. Elle sentit juste sa main glisser et retomber le long de son corps alors qu'il s'écartait d'elle, rejoignant son meilleur ami.
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Août 2011
Année Dix sur le Calendrier de la Paix
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L'elfe lui tendit sa cape avant de s'incliner avec déférence. Il disparut ensuite par une petite porte dérobée. Pansy regarda son époux se vêtir, Iona dans ses bras puis ils sortirent tous trois. Drago tendit le bras et Pansy lui passa la petite fille. Après un hochement de tête, Drago transplana.
Il réapparut, suivi de Pansy dans la petite cour derrière le Chaudron Baveur. Toujours en silence, il lui rendit l'enfant qu'elle cala contre sa hanche et sortit sa baguette pour en tapoter les briques.
Le portail magique s'ouvrit et ils entrèrent sur le Chemin de Traverse. Aussitôt, Pansy se redressa, importante et se rapprocha de Drago qui marchait calmement à sa gauche. C'était rare qu'ils sortent à trois. Trop rare. Drago allait au Ministère, ou chez Blaise ou encore voir sa mère à la Maison de Merlin, où il avait été dans l'obligation de la placer. Pansy allait voir son père, rendait visite à des amies Sang-Pur, restait chez elle ou allait promener sa fille.
Mais ce matin là, Drago avait eu l'envie subite qu'ils aillent sur le Chemin de Traverse. Pour s'afficher. Pour montrer leur bonheur à tous, les belles boucles blondes de leur fille, leurs riches capes, et le ventre arrondi de Pansy.
Elle était radieuse. Radieuse de montrer à tous quelle était l'épouse de Drago Malefoy, qu'elle portait son deuxième enfant, et qu'il l'aimait malgré les mauvaises langues. Drago marchait, la tête haute, le regard fixe devant lui et pourtant Pansy le voyait scruter la foule.
Elle, au contraire, offrait sourire sur sourire aux gens de sa connaissance, des employés du Ministère surtout et ignorait les Moldus venus faire leurs courses de début d'année pour leurs sales petits enfants, ces Sang-de-Bourbe.
Ils étaient nombreux les enfants. Des grands, des petits, certains se baladaient avec leurs parents et faisaient la grimace et d'autres en groupe d'amis, les glaces de chez Fortarôme dans la main.
Iona regardait autour d'elle, ses grands yeux gris observant tous les passants. Elle agrippait l'épaule de sa mère sans rien dire. Elle espérait que son père la prendrait à son tour dans ses bras, mais il n'en fit rien, ne tourna même pas la tête vers elle.
Elle sentait sa mère s'essouffler à force de la porter, mais Pansy était bien trop fière pour dire quoi que se soit. Aussi, Iona se contorsionna pour descendre.
- Arrête, Iona, tu me fais mal, lâcha Pansy en resserrant sa prise.
- Je veux descendre, gémit Iona.
- On dit 'je voudrais' et non, tu restes là et tu ne bouges pas.
Elle resta bien sage. Son père ne les avait pas regardées, semblant chercher quelqu'un. Et alors, en tournant la tête vers le magasin d'Accessoires de Quidditch, Iona la vit.
Une femme, jolie, assez jeune, tenant des paquets et souriant doucement à un garçon derrière elle. La femme releva la tête en riant et croisa les yeux de la petite Iona. Elle se raidit et Iona ne comprit pas pourquoi. Elle sentit sa mère sursauter et son père se figea devant. La femme et l'enfant étaient face à eux. Le couple Malefoy ne pourrait pas les éviter.
Alors avec naturel, Drago marcha vers eux, suivi de Pansy, qui fronçait les sourcils. La femme les regarda arriver, sans bouger alors que le garçon relevait la tête. C'était un beau garçon, avec des cheveux virant entre le châtain et le bond foncé. Il avait un teint très pale, une haute stature pour son âge, onze ans, sûrement.
Drago s'arrêta à quelques pas d'eux. Il garda le silence, la femme aussi, alors Pansy se décida.
- Bonjour Granger, dit-elle, d'une voix où perçait le mépris.
- Parkinson, salua la jeune femme.
- Mrs Malefoy, je te prie, corrigea Pansy.
La jeune femme l'ignora et hocha la tête vers Drago.
- Bonjour Malefoy, dit-elle.
- Bonjour Granger.
- Je ne pensais pas te rencontrer ici, continua Hermione Granger. Toi et… ta famille.
- Il en est de même pour moi.
Le regard d'Hermione dériva lentement sur Iona qui nicha sa tête dans le cou de sa mère. Pansy eut un sourire.
- Allons, ma chérie, susurra-t-elle. Ne sois pas timide.
Contre toute attente, Drago se tourna vers elle, en tendant les bras. Etonnée, elle lui passa Iona.
- Granger, dit enfin, Drago, je te présente ma fille, Iona.
Elle eut comme un soubresaut. Pansy, elle, sentit son cœur se serrer. Ma fille. Pourquoi ne disait-il jamais notre fille ? Comme s'il refusait de partager Iona, de partager le lien de famille qui les unissait tous les trois. D'un geste machinal, elle caressa son ventre. En relevant la tête, elle surprit le regard d'Hermione.
- Tu…. C'est pour quand ? Demanda-t-elle, d'une voix douce qui étonna Pansy.
- Novembre, normalement.
-Et…. Vous connaissez le sexe de votre bébé ?
- Drago préfère la surprise.
- Etonnant, lâcha Hermione, d'un ton devenu cassant. J'aurais cru qu'un Malefoy voulait à tout prix un fils.
Pansy lança un coup d'œil craintif à Drago. Il fixait Hermione, avec intensité.
- En vérité, j'ai l'impression que celui-ci sera le bon, répondit-il, quand Hermione le regarda.
Ils se fixèrent droit dans les yeux, et Pansy eut l'impression qu'il y avait un double sens dans les paroles de son époux. Comme s'ils jouaient, qu'ils parlaient à mots cachés. Soudain, elle se souvint de la présence du petit garçon qui se tenait silencieusement près d'Hermione.
- C'est ton fils ? Dit-elle, les yeux écarquillés.
Hermione regarda tour à tour l'enfant, puis Pansy.
- Oui.
- Il te ressemble, ne put s'empêcher de dire Pansy.
Hermione eut un petit rire et posa sa main sur l'épaule du garçon.
- Je te présente Rigel. Mon ange, c'est le couple Malefoy, Pansy et Drago et leur petite fille, Iona.
L'enfant hocha la tête et dans un coin de son esprit, Pansy nota le « je te présente ». Se pouvait-il que Drago sache déjà qu'Hermione Granger était mère ?
- Rigel commence sa Première Année, cette année.
- Palpitant, dit posément Pansy.
- Tu préfères quelle maison ? Demanda Drago à Rigel, en ignorant son épouse.
- Serdaigle. Ou Gryffondor.
- Naturellement, dit encore Pansy. Avec Granger pour mère.
- Je ne vous permets pas de parler ainsi de ma mère, rétorqua Rigel, d'un ton calme.
Pansy le regarda, choquée, alors qu'Hermione esquissait un sourire.
- Je peux aller voir chez Fleury et Bott ? Demanda son fils, en tournant la tête vers elle, ignorant avec brio la femme en face de lui.
- Je t'y rejoins, sourit Hermione.
Rigel Granger salua les Malefoy et marcha d'un pas souple jusqu'à la librairie, juste derrière eux. Hermione le suivit du regard, avant de le reporter sur le couple.
- Tu pourrais mieux élever ton fils, siffla Pansy, d'une voix sèche.
- Tu devrais mieux tenir ta langue.
- Sale Sang-d….
- Pansy, coupa Drago. Tais toi.
La voix était sèche, tranchante et Pansy détourna la tête, les yeux brillants. Sans un mot, elle reprit sa fille dans ses bras et s'écarta de son époux et de Granger, pour aller voir une boutique de vêtements.
Immédiatement, Hermione fronça les sourcils.
- Je peux savoir à quoi tu joues ? Souffla-t-elle, à Drago.
- De quoi tu parles ?
- Ne me prend pas pour une cruche, Malefoy. Notre rencontre n'est pas un hasard.
Drago sentit son cœur se serrer. Elle l'appelait Malefoy. Comme si toutes ces années n'avaient jamais eu lieu.
- Tu savais que je serais ici, pas vrai ?
- Je le savais, admit Drago.
- Comment ?
- Je savais que c'était sa Première Année.
Hermione ferma les yeux.
- Drago, murmura-t-elle. Je t'interdis d'approcher mon fils d'une façon ou d'une autre. Tu m'as clairement fait comprendre que tu n'en voulais pas. Tu es marié, tu es père et nous sommes de nouveau ennemis.
- Ennemis ? Répéta Drago. Tu y vas un peu fort….
- Tu te fais du mal…. Tu nous fais du mal, à vouloir à tout prix approcher Rigel.
- Je voulais juste le voir, dit Drago en haussant les épaules.
- Tu n'es rien pour lui, trancha Hermione. Il ne sait pas qui tu es. Il ne le saura jamais. J'en fais le serment.
- Et si je le lui dis, moi ? Fit Drago, sournois.
- Alors, me quitter, il y a cinq ans n'aura servi à rien.
- Nous n'étions pas ensemble.
- C'était comme si ! Tu m'as abandonnée, Drago, il y a quatorze ans ! Tu es parti, tu m'as laissée seule, avec mon fils à élever.
- Je ne savais rien de lui ! Coupa Drago, agacé.
- Tu n'as rien voulu savoir quand je t'ai dit qui il était. Je t'en prie, Drago, si tu as un minimum de respect pour moi, laisse nous tranquille.
- Je n'ai pas que du respect pour toi, murmura Drago, à voix basse.
- Arrête, souffla-t-elle. Arrête, je t'en supplie….
- Je peux juste te demander quelque chose ?
Elle hocha lentement la tête.
- Tu me diras dans quelle Maison il est ?
- Non.
Drago la dévisagea et ne répondit pas. Cela faisait quatre qu'il ne l'avait pas vu d'aussi près. Elle n'avait pas tellement changé. Toujours ce visage fin, ces yeux dorés, ces cheveux bruns. Sa peau avait repris sa couleur bronzée, d'avant. Elle portait un jean moldu et un tee-shirt rouge, recouvert d'une cape fine d'été. Ses trente ans ne la vieillissaient pas.
- Pourquoi Iona ?
- Pardon ?
- Pourquoi l'as-tu appelée Iona ? Répéta Hermione.
- Tu connais la réponse.
- Je voudrais l'entendre de ta bouche.
Il la regarda. Elle lui rendit son regard avec intensité.
- Je l'ai appelé Iona, car Io est le satellite de la planète Jupiter, et est connu pour son volcanisme. J'espère que ma fille aura du caractère.
Ce n'était pas la réponse qu'elle espérait entendre. Mais elle ne dit rien et hocha simplement la tête. Drago continua de la regarder.
- Tu as changé, dit-il soudain.
- Toi aussi…. Tu es… moins cadavérique qu'il y a quatre ans.
- Je dois… te remercier, je pense….
- Non, murmura-t-elle. Remercie Adams Parkinson. C'est grâce à lui si tu es dehors, non ?
Il aurait voulu lui dire d'arrêter. Lui dire qu'il n'y pouvait rien, que pour lui, c'était elle qui l'avait sauvé, pas Adams qui l'avait remis en prison, au final. Une prison dorée, une belle prison, où il avait de l'argent et du pouvoir.
Mais Pansy revint vers eux. Elle tenait Iona par la main et la petite de quatre ans marchait à ses côtés, d'un pas hésitant.
- Drago ? Tu ne voulais pas aller chez l'apothicaire ?
- Oui, souffla Drago. On y va.
- Bonne journée, Granger, salua Pansy en partant en avant.
- Au revoir, Mrs Malefoy, souffla Hermione.
Drago lui effleura la joue. Ça avait été rapide. Tellement doux qu'Hermione crut avoir imaginé. Et les yeux d'acier de Drago brillèrent. Et ce fut comme un nouvel adieu. Un adieu définitif.
- Drago.
- Oui, murmura-t-il.
- Je voudrais… je voudrais savoir… tu…. Tu as combien… combien de maîtresse, demanda-t-elle, à voix basse, en plantant ses yeux dans les siens.
Il esquissa un sourire. Un sourire tendre.
- Aucune. Je n'ai aucune maîtresse.
- Pourquoi ?
Elle se faisait du mal. Elle remuait inutilement le passé.
- Parce que la seule femme que je voulais a refusé.
- Elle a eu raison.
- Tu trouves aussi ?
- Adieu Drago.
Elle sourit et fit demi-tour. C'était douloureux. Très douloureux de la voir partir. Parce que pour une fois c'est elle qui lui tournait le dos. Lentement, il rejoignit Pansy qui s'était arrêtée, un peu plus loin, devant la boutique de Florian Fortarôme. Elle se retourna immédiatement vers lui, alors que Iona levait les bras vers lui.
- Ne quémande pas, Iona, réprimanda Pansy.
Mais Drago passa outre et se pencha sur la petite fille. Souplement, il la porta jusqu'à lui et la cala sur sa hanche.
- Tu lui cèdes trop, Drago, soupira Pansy.
- C'est ma fille, dit-il comme si ça réglait tout.
- En parlant de ça, tu as vu Granger ? Et son fils, ce… Rigel ? Un Sang-de-Bourbe, portant un aussi noble prénom ! Et son père ? Sûrement un traître de la guerre.
- Tais toi, Pansy.
Elle releva les yeux, surprise par son ton glacial. Il ne lui parlait plus que rarement ainsi. Iona avait pris tant de place…. Pansy plissa les yeux et suivit son mari en silence. Ils allèrent jusque chez l'apothicaire et remontèrent jusqu'au Chaudron Baveur. Pansy aperçut Granger et son fils, au comptoir de Fleury et Bott.
Merlin, ils avaient passé tout ce temps dans une librairie ? Elle eut un rictus. Un Sang-de-Bourbe restait un Sang-de-Bourbe. Elle observa vaguement Rigel Granger, en passant devant la boutique. Il était réellement beau, ce maudit Impur. Une peau unie, et ses cheveux ondulés d'une couleur indéfinissable. Et ses yeux qui l'avaient figée sur place, lorsqu'il lui avait répondu. De très beaux yeux. Un mélange de bleu azur, pailleté d'argenté.
Elle reporta son attention sur Drago qui marchait à quelques pas d'elle. Et la réalité la frappa, foudroyante. Elle reconnut dans la démarche de son époux, celle assurée de Rigel. Elle retrouva la même carrure, la même nonchalance innée. Les cheveux tombant élégamment, la peau douce et pâle. Et le visage aux accents pointus adoucis par les traits maternels.
Alors, elle s'arrêta. Elle écouta son cœur se fendre en deux, tandis que l'effroyable vérité s'imposait à elle. Elle eut mal. Si mal. Devant, Drago se retourna, curieux de voir ce qu'elle faisait. Il la trouva immobile, pétrifiée, défaite. Il fronça les sourcils. Son épouse portait un masque qui dissimulait ses émotions à merveille. Et son masque venait de tomber. Ce n'était pas normal.
Les yeux de Pansy reposaient sur lui. Si grands, si horrifiés. En deux pas, Drago revint vers elle. Il lui prit le coude mais elle se dégagea brutalement. L'inquiétude assombrit ses yeux orageux.
Pansy ne le quittait pas des yeux. Les traits de Rigel étaient ceux de Drago, en moins agressifs, en plus doux. Les cheveux de Rigel étaient ceux de Drago, aussi soyeux, plus foncés, plus ondulés. Et ses yeux, Merlin, ses yeux. Si perçants, si uniques, si intenses.
- Pansy ? Tu vas bien ?
Elle retrouva enfin la parole. Elle aurait voulu hurler. Cracher sa colère, cracher son dégoût pour lui. Mais elle ne put que parler d'une voix faible.
- Merlin, Drago….
- Quoi ? Pansy, qu'est-ce qui se passe ?
Il la prit par l'épaule et l'entraîna sans ménagement à l'angle de la boutique la plus proche. Elle se dégagea et frissonna de dégoût. Iona enfouit sa tête dans l'épaule de son père, craintive.
- Drago…. Merlin…. Tu… tu es…. Tu es le père de cet enfant !
Et Drago comprit enfin. Son regard se voila. Il attrapa le bras de Pansy et avant qu'elle ait pu faire un geste les fit tous transplaner. Ils arrivèrent dans le hall du Manoir Malefoy. Il déposa Iona et appela un elfe. La créature conduisit la petite fille dans sa chambre et Drago fit face à sa jeune épouse.
- Pansy, murmura-t-il. Pansy, écoute moi….
- Non ! Comment as-tu osé !? Cette Sang-de-Bourbe !? Tu as trahi les tiens ! Tu as trahi ton nom, ta famille ! Tu fais honte à ton père et à sa mémoire !
Drago la gifla. C'était la première fois qu'il levait la main sur elle. Ses yeux à lui étaient glacials comme deux pierres brillantes et Pansy comprit qu'elle était allée trop loin.
- Par Morgane et les fées, chuchota-t-elle. Tu le savais ? Tu savais qu'elle serait là ? Tu savais qu'il y aurait… ton fils ?
- Je le savais.
- Tu la vois toujours ?
- Non. C'est du passé.
- Quand ? C'était quand ?
- A l'Abri de l'Ordre. C'était il y a longtemps. Très longtemps. Je ne veux plus me souvenir.
- Et moi, Drago ? Je dois savoir !
- Tu n'as rien à savoir.
- Je suis ta femme ! Tu me dois la vérité !
- Non.
- Tu me trompes Drago ?
- Non.
- Tu pourrais pourtant ?
- Je ne le fais pas.
- Pourquoi ?
Il la regarda. Elle était blême. Ses yeux brillaient, son cœur criait et il restait de marbre.
- Parce que je ne voulais qu'elle et aucune autre femme.
Elle s'appuya sur le mur derrière elle et plaqua ses mains sur ses yeux.
- Mon père le sait.
- Oui.
Elle hoqueta. Drago ne fit pas mine de s'approcher d'elle. Il resta à une distance raisonnable.
- C'était pour ça, alors qu'elle t'a fait sortir d'Azkaban.
- Pour notre fils, oui.
- Dis moi, Drago, murmura-t-elle, d'une voix presque suppliante. Pourquoi… pourquoi dis-tu notre fils et pas notre fille…. Dis le moi juste.
- Parce que Rigel est né en mon absence, parce que Rigel ne peut pas être mon fils alors qu'il le devrait…. Parce qu'il est né d'un amour partagé.
- Et Iona ? Demanda-t-elle, d'une voix faible, tremblante.
- Iona…. Iona, c'est ma fille. Elle est mon sang, elle est mon nom, elle est le prix à payer pour être sorti de prison. Ton père, Pansy, ton père, maudit soit son nom, m'a fait chanter. Ta main contre ma liberté. Des héritiers contre la vie de mon fils. De mon seul fils.
- Je te donnerais des fils, moi aussi…. Je te le promets, je te….
- Non, Pansy. Je ne veux pas de tes fils. Je veux les miens. Ceux d'Hermione.
- Merlin, bredouilla Pansy, les yeux écarquillés d'horreur. Tu… tu as couché avec la Sang-de-Bourbe !
Elle comprenait enfin que ce n'était pas un rêve, pas un cauchemar et toute l'ampleur de la situation lui sauta au visage. Son époux, l'homme qu'elle aimait depuis toujours…. Il avait offert son cœur. Il avait offert son âme, à une autre femme. A une Impure.
Drago la dévisagea gravement, puis il s'avança et se pencha vers elle. Elle remarqua alors qu'elle s'était laissée tomber au sol et qu'elle avait replié ses genoux contre elle.
- Non Pansy, souffla Drago, d'une voix rauque, d'une voix tendre et passionnée. Je n'ai pas couché avec Hermione Granger…. Je lui ai fait l'amour tellement de fois, que nous en avons perdu le compte...
Pansy ferma les yeux, vaincue. Elle sentit Drago se redresser et s'éloigner, de sa démarche royale. Elle l'entendit monter l'escalier. Elle l'entendit partir simplement, quitter sa vie dont il n'avait jamais vraiment été présent.
Pansy Malefoy, née Parkinson se mit à sangloter, enserrant étroitement son ventre, où, elle le savait grandissait un fils. Un fils qui ne serait jamais celui de Drago Malefoy.
Et son cœur pleura, et son cœur saigna, et elle se sentit mourir, seule sur les dalles froides du Manoir, tant convoité par son père qui dans un sens l'avait sacrifiée, elle sa seule fille, pour quelque chose qui de toute manière, ne lui appartiendrait jamais.
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2 Octobre 2001
Journal de Ginny Weasley
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Maintenant que toute cette période de cauchemar a pris fin, je pense que je peux cesser d'inscrire mes peurs dans ce carnet. Je vais le garder dans un endroit connu de moi seule. Un jour, peut-être, la vérité sur le père de Rigel éclatera au grand jour. Un jour peut-être, Hermione apprendra que Malefoy est mort depuis des mois. Un jour, elle dira à son fils de qui il tient son sang. Peut-être aussi qu'elle racontera comment ils se sont aimés, malgré la guerre et les autres.
Moi, je raconterais à Harry la peur qui me retournait les entrailles, quand il était absent. Je lui avouerais à quel point je détestais m'occuper de Sirius qui pleurait, pleurait, pleurait…. Peut-être aussi je lui dirais ce que je sais sur Hermione et Malefoy. Mais, avant cela, il nous faut nous reconstruire. Il faut qu'Harry réapprenne à dormir d'un vrai sommeil, il faut que Sirius apprenne à ne pas parler de la cicatrice qui barre le haut de son front, il faut que j'apprenne à aimer un Harry différent. Il faut que Remus apprenne à vivre sans Tonks, il faut que Hermione comprenne que Malefoy ne reviendra pas, il faut que Rigel console sa maman quand il le faudra….
Demain, j'enfermerais ce carnet dans un coffre que je mettrais au grenier de notre manoir à Godric's Hollow. Et puis, j'aiderais les sorciers à reconstruire notre monde, pour que mes enfants n'aient jamais à endurer une guerre aussi sanglante que celle-ci.
Et j'oublierais. J'oublierais ces quatre années d'horreur.
Il le faut. Pour les enfants.
Je pourrais écrire le mot Fin. Mais j'ai pas envie. Jme dis que je trouverais bien le moyen de faire un jour un épilogue, ou mieux, une suite. Peut-être. Si j'ai le temps, si j'ai l'inspiration et l'envie. Je verrais.
Même si c'est le dernier chapitre, je me dois de donner quelques précisions, non ? Alors, je ne sais pas si vous avez compris la subtilité (Hu hu) mais Iona vient bien sûr de Hermione. Jvoulais un prénom qui rappelle celui d'Hermione. Mais pas de Hermy ou de Mione. Trop évident. Alors Iona c'était parfait. Ca veut dire pourpre et aube en grec. Et puis, Io est vraiment un satellite connu pour son volcanisme. J'imagine bien Iona, très explosive. Un peu froide peut-être comme son père, un peu arrogante et prétentieuse, mais n'ayant pas peur de dire ce qu'elle pense. Je l'aime bien ma Iona. Elle a été une des premières à être créee.
Alors voilà, comme Rigel, je l'adore.
Anthony a été inseré y a genre.. trois jours ? Jtrouvais ce chapitre trop court, trop Malefoyen. Et puis c'est une question de FelicityJames qui me demandait si Hermione allait finir vieille fille. Elle pourrait. Mais bon, après ils sont humains. C'est pas parce qu'ils s'aiment et tout ça, qu'ils ne vont pas aller voir ailleurs. Et pis, j'avais lu une fic où Anthony tournait autour d'Hermione en Septième Année, et l'idée m'avait plu. Alors voilà. Anthony, mon nouveau personnage à creuser ! :)
Sinon... Je plains ma Pansy. Je l'aime vraiment mais il fallait qu'elle sache un jour. C'est violent, ça fait mal mais au moins, elle arrêtera de vivre dans une illusion. Et puis mon Rigel, il est magnifique !
Et pis, ne vous en faites pas... Dans ce chapitre, on peut se dire qu'il aime pas Anthony, parce qu'il invite sa mère à sortir un de ces jours. Mais Rigel a toujours vécu seul avec sa mère. Il ne connait pas son père, il s'en fiche peut-être pour le moment. Il doit penser que son père est un méchant, un monstre qui a abandonné Hermione. Alors, il veut l'amour d'Hermione que pour lui. C'est sa mère. Alors, c'est sûr ça doit lui faire mal de se dire que peut-être elle va se retrouver quelqu'un... Mais promis, lui et Anthony s'entendront bien ;)
Au fait, j'avais dit une fois que peut-être je ferais une suite. J'y pense de plus en plus souvent en fait. Je pense qu'elle tournerait autour de Iona. J'aimerais qu'elle apprenne un jour que son père a été amoureux d'une autre femme et qu'il a eu un enfant. Mais voilà... Pas d'idée d'intrigue :s Je pense que Rigel sera déjà au courant de l'identité de son père mais personne ne le saura. Alors jvous demande : si vous avez des idées, faites m'en part :) Ca m'intéresserait.
Voilà. Je n'ai plu rien à dire. N'hésitez pas à me poser diverses questions. Ca me fera plaisir.
Merci à vous tous. Merci de m'avoir mis en alert, en favorites, de m'avoir lue, reviewée, d'avoir été là.
Merci et plein de gigatesques bisouxx.
A bientôt, j'espère.
Margaux.
« Un matin, Ginny Weasley Potter sortit de chez elle. Elle regardait ses pieds, toute heureuse de ses nouvelles chaussures. Elle marcha dans une flaque. Agacée, elle s'arrêta et sortit un mouchoir en papier de sa cape. Avec amour, elle nettoya sa chaussure, y enleva un peu de boue et satisfaite se redressa. Son visage se figea d'horreur, quand elle vit le camion arriver sur elle à toute allure. Elle n'eut pas le temps de réfléchir. Le camion klaxonna et ça fit : PAF GINNY !! »
Mwahahahahahahahaaaaa !!
Petit délire personnel :p Vos reviews me demandant une mort pour Ginny m'ayant fait très plaisir, je vous offre ces trois lignes débilos :D
Enfin surtout pour petitefolle. Voilà chérie, j'ai réalisé ton rêve.
Avec amour (L)
