Auteur : lyrainthedark

Traduction : Nami-chan

Soul

Chapitre vingt

La Longue Nuit : Et comme ça tout ce termine.

Ce qui suivi ne fut que cinq mois de tourments et d'étrangetés, cinq mois de convalescence et d'enfer.

Ce fut cinq mois où Yukimura oubliait toutes les nuits et se souvenaient tous les matins que le prisonnier dont il s'occupait et qu'il interrogeait n'était rien de ce qu'un prisonnier devait être – et cela en dépit de sa propre réputation de gentillesse et d'attention en ce qui concernait de s'occuper des vaincus, quelque chose de plus, quelque chose qui ne devrait pas être permis, grandissait en lui et Date Masamune.

Il ne s'était jamais permis, et ce depuis le premier jour, de parler où de penser à son prisonnier comme autre chose que Date Masamune. il ne pouvait pas penser à lui comme à un homme, où à un soldat – et tout particulièrement il ne pouvait pas penser à lui comme Dokuganryu. C'était sur cette voix que reposait la folie. Cette voix où reposait l'étrange sensation qu'il pensait être son âme, faisant surface – une sensation comme une bête surgissant en lui, rugissant joyeusement et grinçant de peur à la fois.

Mais Masamune n'avait aucun scrupule à l'appeler Red, bien que ce nom n'ait jamais eu aucun sens pour Yukimura. Masamune avait l'air porté par il ne savait quelle compulsion, un besoin, dont Yukimura ne pouvait se faire une idée. Il parlait sans arrêt du passé – un lointain passé, un passé récent, hier. Il ignorait le futur et le présent, puisque le futur les sépareraient dans l'incertain et le présent était un problème, un déséquilibre qui ne pouvait pas être corrigé sans perte. Il voulait ramener cette lueur de confusion dans les yeux de Yukimura, voulait tâter, corroder, soutirer et trouver celui qui savait.

Chaque jour il essayait et chaque jour il échouait, chaque jour il réduisait un peu plus sa fierté – mais il était insoumis et entier. Il était toujours confiant, parce qu'il devait l'être; parce qu'abandonner était la fin de toutes les options et la fin de tout espoir.

Il ne savait rien de leçon que Yukimura avaient apprises dans cette vie; il n'avait pas eu assez de temps, pas assez de conversation, et il n'y avait pas assez d'égalité entre eu pour qu'il pose des questions. La chose qui lui sautait le plus aux yeux était les plus fortes de ces leçons, pour lequel Yukimura restait un guerrier, et bien qu'il y ait l'acier de ceux qui avait pris des vies dans ses yeux, il y avait aussi une douceur – une gentillesse.

Masamune savait parce que toutes les nuits sans exception il entendait des cris, et aucun n'étaient les siens. Il n'y avait pas de torture, seulement des questions, et peut être était-ce parce que Masamune ne connaissait aucun secret, il pouvait parler librement sans mentir –mais il espérait que ce soit le cas. Il espérait que c'était parce que quelque part au fin fond du silence de la mémoire de Yukimura il y avait une voix qui appelait son nom.

Mais la vérité était Nankin. La vérité était que Yukimura connaissait la part sombre de la nature humaine –la vérité était qu'il avait vue trop de mascarades et trop de douleur pour pouvoir infliger ce tourment à quelqu'un d'autre. Au combat, sous l'effet de son sang chaud, il pouvait tuer – mais il ne pouvait pas prendre un homme sans défense et le fustiger de souffrances.

Il ne voulait pas se souvenir de ce qui avait pu arriver qui arrivait maintenant, pas plus qu'il pouvait se souvenir de toutes les vies qui étaient venu avant.

Et en revanche, plus que tout, il ne voulait pas affronter cette tension dans son ventre, cette chaleur qu'était le rire de Masamune. Il ne voulait pas affronter ce sentiment qui n'avait pas à être là, et le désir qui grandissant avec, ne voulait pas admettre que ça avait été cinq mois de confinement et pas cinq jours parce qu'il ne pouvait pas supporter de laisser partir son prisonnier.

Il n'y avait pas de souvenirs de ça dont il avait conscience, mais l'attraction entre eux était une partie du passé, une continuation de tout ce qu'il avait été avant même alors que Yukimura ignorait cela. Même s'il ne savait, ça ne changerait rien. il avait un travail à faire; il ne pouvait pas définir sa vie avec des désirs et des sensations.

Pas même quand ses rêves étaient de vif et splendides ténèbres. Pas même quand il en était venu à connaitre des soupirs, des sons et de la peau dans même toucher; pas même alors que ses questions devenaient de moins en moins importantes.

La fin, quand elle arriva, fus soudaine – même pour Yukimura. L'ordre venait du haut commandement; plus de prisonniers. Plus de temps où de ressources perdu pour l'options d'information qui étaient de moins en moins justes alors que les jours passaient.

Cette nuit, pour la première fois, il y eu le silence, et il était encore plus pénétrant de que les cris. Sans les bruits des interrogateurs et de leurs assistants, le complexe était recouvert d'un calme blanc. Il n'y avait pas de gémissements, mais la plupart des prisonniers n'étaient pas en conditions de faire plus que de pleurniché avec le soulagement que les ténèbres était venu sans douleurs.

Il se demanda combien savait déjà qu'elles allaient très bientôt devenir d'éternelles ténèbres.

Il se demanda combien d'entre eux en serons reconnaissant.

Ses pieds l'emmenèrent dans les couloirs vides jusqu'à Date Masamune et il regarda par la fente dans la porte pour voir l'autre homme allongé sur son lit de camp, un bras couvrant ses yeux. Avec des mouvements habitués, Yukimura referma l'ouverture, leva le verrou, ouvrit la porte. Il y eu un énorme grincement alors que la lourde porte s'ouvrait, un son familier maintenant, et Masamune se redressa sur ses coudes, placardant un sourire sur son visage.

"Bonjour, Red."

Yukimura sentit ce frisson familier puis il fit quelque chose qu'il n'avait pas fait depuis le début de ça…ça.

"Date Masamune… Dokuganryu. "

L'œil qui lui faisait face, assombrit par les ombres que le corps de Yukimura lançait dans la lumière du couloir, s'écarquilla. Yukimura entendit la respiration de Masamune s'accélérer, il sentait les battements de son propre cœur raisonner dans sa poitrine. Quelque chose changea dans l'atmosphère lorsqu'il entra dans la pièce et ferma la porte derrière lui; quelque chose devint plus tranchant, plus palpable, plus lourd. Peut-être que c'était ça décision; peut-être que c'était ce soupçon de pas-tout-à fait souvenir qui le touchai toujours quand il prononçait ce mot.

Il fit un pas en avant, lentement, et avant qu'il ne se rende compte de ce qu'il faisait ses mains déboutonnaient sa veste, défaisant les soigneuses plies pressées de tissus. Il entendit sa voix parler comme si elle n'était pas la sienne, mais elle l'était, et il se demanda s'il avait planifié ça depuis le début, même quand il croyait ne pas avoir de plan.

"Dokuganryu, c'est ta dernière nuit sur terre. La mienne également, je suppose. Un ordre et arrivé du haut commandement; il ne doit plus y avoir de questions, plus de réponses – plus de prisonniers. Au matin, l'équipe d'exécution arrivera et tu seras amené avec les autres dans la cour, où tu mourras."

Les yeux de Masamune étaient sur les mains de Yukimura, sur les boutons de la chemise de son uniforme qui était défais un à un. Il n'était pas si distrait qu'il n'avait pas entendu, mais il n'arrivait pas à penser à comment réagir; s'était quelque chose à laquelle il s'était attendu, bien qu'il ait espérer n'importe quoi d'autre.

N'importe quoi d'autre, debout devant lui, se déshabillant.

Sous la chemise de l'uniforme il y avait un simple maillot de coton, et encore en dessous une peau lisse et halée. Yukimura doré, doré comme le soleil, ses tétons sombre comme des ombres sur le sable; Masamune ne pouvait détourner les yeux, et se pencha en avant sans un mot avant de passer son propre haut par-dessus sa tête.

Il était pale, trop pale et mince aussi, sa minceur presque décharner après cinq mois d'alimentation minimum, de peu d'exercice et de soleil. Yukimura ne pouvait détourner les yeux, se figeant pendant un moment, s'avançant pour poser ses doigts sur le torse de Masamune. Juste au-dessus de ses doigts se trouvait une pale ligne de peau cicatrisé; un étincelle parcouru son bras quand il la traça, s'envolant jusqu'à son cerveau. Le contraste était parfait, si familier; sa peau était plus foncé, toujours plus foncé –

Et puis cela devint une question sérieuse, une pointe de confusion dans son esprit.

Toujours ?

Il le dit à voix haute, le gouta, vit les yeux de Masamune s'agrandir et s'illuminer d'un orage de sentiments.

"Toujours…"

Il s'assit, sous le regard brillant de Masamune, et commença à délassé ses bottes – doucement, mécaniquement. Il les retira, puis ses chaussettes, les reposant dans chacune de ses bottes. Quand il se releva, pied nus, Masamune se leva avec lui et cette fois ils ne cherchèrent pas à retirer leurs vêtements, mais les vêtements de l'autre.

Les doigts de Masamune tremblaient sur la boucle du pantalon de Yukimura; il s'entait la chaleur s'enlacer en lui, les doigts de Yukimura qui touchaient ses hanches.

Et ils étaient nus, peau contre peau, les doigts allumant des feux, agitant des nerfs, traçant des muscles, cherchant à atteindre tout, n'importe quoi.

Les derniers mots prononcés avaient été de mort, et comme s'ils avaient été un sortilège, Masamune et Yukimura se mouvaient dans un silence de souffle et de gémissements. Ce fut Yukimura qui repoussa Masamune sur son lit de camp, Yukimura qui traçait les cicatrices sur cette peau pale avec sa langue, enveloppa ses lèvres autour du bout plissé d'un téton. Yukimura, qui tira un long, long gémissement de la gorge de Masamune, appuyant ses hanches, pressant la chaleur de son érection grandissante sur l'excitation répondante de Masamune.

Les halètements qu'il obtint lorsqu'il fit un mouvement de vas et vient, satin ferme contre satin ferme, le rendait fou. Il pouvait sentir Masamune lutter pour ne plus bouger, pour prendre ce plaisir, pour ne pas le retourner et prendre le contrôle. Yukimura le regarda, se pencha en avant et prit sa lèvre entre ses dents, l'embrassant profondément. Il sentit les muscles se détendre tout le long du corps de Masamune, et cette dureté, trembler.

Des mots vinrent alors, mais peu.

"Red- Red, j'ai tant attendu- "

"Tu es mien, Dokuganryu. Tu étais à moi depuis le début – Tu as toujours été mien."

Et puis encore, plus tendrement.

"Dokuganryu."

Il s'avança et la bouche de Masamune était ardente sur sa peau, sa langue était humide et rugueuse tandis qu'elle passait sur sa poitrine, ses tétons, excités et foncés, mais Yukimura dominait, contrôlait et Masamune n'arrivait pas à s'en soucié. Il avait attendu ça sa vie entière; ce n'était pas ce à quoi il s'était attendu, pas la situation, pas la position – mais l'homme était l'homme qu'il voulait, et son baiser était un feu qui brulait le reste du monde.

Il n'y avait rien dans ses souvenirs qui soit comparable à ses infinis moments de plaisir – la langue qui glissait le long de son excitation, les doigts qui pénétraient son corps, un puis deux et puis trois. Masamune devint un arc de dos et de jambes, haletant de désir, ses mains cherchaient n'importe quel contact avant d'être épinglées, au-dessus de sa tête, par une puissante main. Il était un homme plus large que Yukimura, plus grand, plus épais- mais il avait été emprisonné durant cinq mois et ça se voyait.

Il gesticulait, pas pour se libérer, mais pour le fait de se débattre. La bouche de Yukimura était ardente contre sa gorge, lèvres, langue, dents et enfin–

Oui, et enfin.

La pénétration était un feu, s'étendant sur les bords de la douleur et le visage de Yukimura était tendu par le plaisir et la concentration. Il essayait de faire attention, d'être tendre, essayait d'attendre le plaisir de Masamune, mais Masamune donnait des coups de hanches, demandant plus, instaurant un rythme de rudesse.

Le monde se dissous en soupir, chaleur et sensations.

Ça ne dura pas éternellement, ça ne dura presque pas suffisamment longtemps – mais tout était bien. Empilés dans le trop petit espace du lit de camp de Masamune, ils pressaient leurs corps luisant de sueur l'un contre l'autre et murmuraient d'amour, et du passé – le passé que Yukimura sentait, maintenant; le passé que ne pouvait oublier Masamune.

"- et puis Nobunaga – et après ça, il y cette bataille à Saiga – je ne sais pas ce qui t'es arrivé, mais je – la seconde bataille a été celle qui m'a tuer et je t'ai vu t'en aller- y avait-il quelque chose…non, maintenant je me souviens – mais quand tu m'as trouvé en Chine, je n'arrivais pas à croire que c'était toi, et tout ce qui s'est passé alors était de ma faute…"

Les mots de Masamune se perdirent dans le silence.

L'aube arriva et la lumière était une douleur lancinante dans les yeux de Yukimura. Lentement, il se détacha de Masamune et se leva, traversa la pièce vers ses vêtements éparpillés. Il releva sa ceinture du sol et sa main resta un instant su son pistolet…puis bougea, lentement, jusqu'au long couteau gainé juste à côté. Ses pas étaient silencieux tandis qu'il refaisait le chemin inverse; il se tenait nu dans le seul rayon de soleil, sa peau rayonnante, ses yeux tacheté de feu écarlate.

Masamune était allongé avec ses yeux clos, son corps courbé autour d'un espace vide qui portait toujours la trace de la silhouette de Yukimura. Son visage était contenté, ces lèvres aimantes courbé en un sourire frai et léger. Yukimura resta sans bouger, puis il s'agenouilla au bord du lit de camp, serrant le couteau dans sa main. Il le positionna avec attention, juste pour que la lame glisse entre les côtes de Masamune, juste pour que la mort soit rapide et calme et pratiquement sans douleur.

Il observa, se brisant, la rencontre en la peau et le métal, et bien qu'il sache que la mort venait avec de rapides ailes, battant de plus en plus en direction de chaque prisonnier dans cet endroit – bien qu'il sache que ce qu'il offrait à son amant maintenant était une fin sans douleur pour ne pas que son ennemi l'ait –

Ses mains étaient pourtant figées. Il contemplait l'évasion dans des plans dramatiques et fantastiques qui partirent en cendre dans son esprit.

Une secousse remua tout son corps, et puis –

Une main était sur la sienne, et un œil, bleu dans les ombres, lui souriait avec amour.

Le couteau glissa à l'intérieur, et à l'extérieur.

Il y eu du sang – sang.

La voix de Masamune, lui échappant comme sa vie, n'était qu'un long soupir dans le silence.

"J'attendrai, Red."

La pièce fut soudainement vide, soudainement froide. Le seul rayon de soleil était blanc et corrosif maintenant, mais Yukimura se pencha et souri, souri, et laissa échappa un sanglot solitaire de douleur et de reproche. Il savait exactement ce que voulait dire Masamune.

Le couteau glissa à l'intérieur, et à l'extérieur.

Il y eu du sang – sang.

Il demeurait une odeur d'amour; d'ozone et de cendres.

TBC

Je viens de regarder un bout du drama Sengoku Basara Moonligh party…rien à faire même si c'est Sengoku Basara, ben moi les dramas…