Voilà la suite ! Vos nombreuses rewiews me font sourire et me poser des questions, je tente de prendre en compte vos remarques ! Bientôt, deux nouveaux chapitres de "1000 ans" !


18 Décembre 1889 : Retard, rattrapage, éloignement

Le soleil chatouillait le nez de Ciel, laissant son visage se peindre d'une adorable petite moue. Il ouvrit finalement les yeux et se releva. Après s'être étira longuement, il se leva, enfila ses chaussons et sortit de sa chambre. Mais en fermant la porte, il se rendit compte qu'il était humain !

« Ah… C'est pourtant vrai… Je n'ai pas mangé mon chocolat hier soir. » En chanté par le fait de passer une journée en tant que Ciel Phantomhive sous sa forme originelle, il descendit tranquillement les escaliers. Tout le monde dormait et Sebastian n'avait pas fait attention au réveil de son contractant. Le comte s'installa donc devant la cheminée du salon, attrapa un livre posé non loin de lui et se mit à lire. Mais à peine avait-il commencé sa lecture que son regard fut attiré au dessus de la cheminée : le calendrier en bois, déjà à moitié vidé de ses chocolats, trônait fièrement au-dessus des braises incandescentes.

Ciel avala sa salive, hésitant. Mangera, mangera pas ? Après quelques secondes de réflexion, il opta pour l'excuse de la gourmandise. Il se leva donc, laissant son livre de côté pour la structure en bois.

« Alors… Le 18… Là. » Il prit dans ses mains la friandise brune et la posa doucement sur sa langue. Les parfums qui envahirent alors son palet le laissèrent muet plusieurs secondes : il n'avait encore jamais dégusté un des chocolats de ce calendrier jusque-là, ne faisant que l'avaler rapidement, sûrement parce qu'il redoutait un goût désagréable.

« Mhh… Pas mauvais. » Grommela-t-il en retournant s'asseoir.

Les mots défilant devant ses yeux finirent hélas par avoir raison de lui, le laissant s'endormir pour plusieurs heures encore…

Ce fut donc à 9 heures pile que Sebastian entra dans la chambre (vide, mais ça, il ne le savait pas encore) de son jeune maître. Le voyant absent, il retourna chaque couverture, chaque oreiller chaque meuble, craignant de l'avoir perdu de nouveau. Ce ne fut que lorsqu'il descendit au salon qu'il trouva un livre et une couverture posés sur un siège. Il s'en approcha en levant les yeux au ciel, non sans un sourire.

Là, il découvrit son jeune maître… transformé en mygale. Sebastian fit un bond en arrière, croyant d'abord reconnaître un de ses ennemis de toujours : Claude Faustus. Mais il se rendit rapidement compte qu'il n'en était rien et il prit la gentille araignée dans ses bras. Ciel se réveilla donc et, grâce à l'aide précieuse de son cher majordome, prit conscience de sa nouvelle métamorphose.

« Bonjour monsieur. Vous êtes devenu une mygale. » Le tact légendaire du majordome fit se retourner Ciel vivement. Ses mandibules s'actionnèrent et il grimpa sur l'épaule de son démon, paniqué.

« Voyons monsieur… Tout ira bien, je suis là. » Tenta de le rassurer Sebastian en le prenant dans ses mains et en le portant à ses lèvres, les déposant doucement sur le dos de l'arachnide poilue, faisant bien attention à ne pas l'embrasser réellement.

La journée se déroula plutôt calmement. Les domestiques avaient failli hurler de peur, Soma s'était réfugié courageusement derrière Aghni… Seul Monsieur Tanaka avait gardé son calme, sachant pertinemment que son jeune maître ne lui ferait pas de mal. Rassuré par l'attitude du vieil intendant, Ciel parvint à apprécier sa journée. Il passa donc une bonne partie de son temps avec celui qu'il considérait comme son grand-père.

Le soir venu, Sebastian coucha le jeune homme et l'embrassa sur le dos « Pouf ! » puis il lui donna son chocolat que le jeune homme avala lentement.

« Au fait, jeune maître… Quand avez-vous mangé votre chocolat ? Je ne vous l'ai pas apporté hier soir pourtant… » Demanda Sebastian, curieux.

Ciel lui adressa une moue hautaine et se cacha dans ses couvertures. « Je l'ai prit ce matin, pensant te faire plaisir. Apparemment, c'est raté. »

Sebastian caressa les cheveux de l'attentionné jeune homme. Celui-ci bougea sa tête, lui intimant de le laisser tranquille…

Qu'avait bien put lui dire Monsieur Tanaka ?