Je pense que vous allez être contentes, car cette fois-ci, c'est un grand chapitre qui vous attend :) Encore une fois je vous remercie toutes rien que pour le fait de lire ma fiction, mais aussi pour me laisser des reviews, qui me font toutes très plaisir. Je ne serais rien sans vous ! Alors j'avais envie de vous faire plaisir, et j'espère que se sera le cas ! Bref, j'arrête de discuter et de raconter un peu ma vie là, je vous laisse lire !
Chapitre 19 : Une journée d'amour, mais aussi de servitude. Vous comprendrez pourquoi.
Installée sur mon lit, je repensais à la séance de mardi. Et aux changements qu'elle avait provoqués. Grâce à Esmée, je m'étais rendue compte de l'importance qu'avait Edward à mes yeux, comme si ma vie ne dépendait que de lui. Comme deux aimants. Je l'aimais plus que je n'avais jamais aimé quelqu'un, et savoir cela réciproque me rendait vraiment heureuse. J'étais la terre, et mon soleil se trouvait être Edward. J'aurais qualifié notre relation de parfaite, mais le mot me paraissait encore faible. L'âme-sœur ? Est-il possible que nous trouvions notre âme-sœur à dix-sept ans ? Sûrement que oui. Mais le plus important : Edward est-il mon âme-sœur ? Cela, je ne le saurais qu'avec le temps. Profiter de l'instant présent était assez, pour le moment. Nous n'avions pas encore parlé de notre avenir avec Edward. Nous n'étions ensemble que depuis quelques jours. J'espérais qu'il voyait son avenir à mes côtés, car telle était mon idée. Je ne me voyais plu vivre sans lui. Je me répétais encore, mais mon monde tournait autour de lui.
Esmée avait fait la part des choses entre son travail, et la vie au dehors. Je savais qu'elle s'était rendu compte que le « Il » était en faite Edward, son fils, depuis le début. Elle n'avait donné aucun commentaire, continuant à m'écouter et me conseiller, m'encourager. Et lorsque la fin de toutes nos séances arriva, elle courut jusqu'à moi afin d'assouvir sa curiosité. Elle n'avait pas été surprise lorsque ma réponse était positive. Peut-être est-ce l'intuition d'une mère pour son enfant. Je ne peux le savoir, n'ayant jamais été mère.
Je m'étais réellement rapprochée d'Esmée, au fil des heures passées seule à seule dans son bureau. J'avais même trouvé ces moments agréables, bénéfiques. Elle m'était devenue importante. Savoir que je la reverrais m'enthousiasmait au plus au point. Et de plus, je la « rencontrerais » ce soir, aux yeux de tous. Il ne savait pas que je la connaissais, Esmée devait garder le secret. Et je lui faisais énormément confiance. Elle était comme … ma deuxième mère. Elle ne pourrait remplacer Renée, évidemment.
Un coup. Deux coups à ma porte.
_Oui ?
Je savais que cette personne ne pouvait être que Charlie.
_Alice t'attend dans le salon.
Elle avait stipulé qu'il fallait que ce soit elle qui vienne me chercher, puisqu'il fallait garder les apparences d'une soirée-pyjama entre filles.
_Je descends.
Alice m'avait fait une liste de ce que je devais obligatoirement prendre. Autrement dit, presque toute ma garde-robe. J'avais donc trois énormes sacs. Saleté de lutin !
_Tu veux que ... je t'aide ? Me proposa-t-il.
Nos rapports étaient encore plutôt distants. Nous étions tous les deux des personnes n'aimant pas montrer nos sentiments, et aimant se retrouver seules.
_Hum, oui je veux bien. Pourrais-tu me porter ce sac ?
Il le prit de son bras droit, puis s'avança jusqu'au escalier, non loin de la porte de ma chambre.
_Tu as décidé de partir pour deux mois ?
_Ahah, très drôle. Vois-tu, c'est le lutin qui se trouve dans le salon qui m'y a obligé.
_Je t'entends Bella, gronda joyeusement Alice du rez-de-chaussé.
Elle était déjà enthousiaste et excitée naturellement, je ne vous parle pas d'aujourd'hui. J'en avais même peur. Comprenez moi : elle ne tenait même plus en place, et me donnait, enfin nous donnait à mon père et moi le tournis.
_On peut y aller ! Merci Charlie de la laisser venir à la maison.
_De rien Alice. Passe mes amitiés à tes parents.
_Je n'y manquerais pas. A bientôt.
Depuis quand parlait-elle comme cela à mon père ? Et depuis quand Charlie n'y faisait pas attention ?
_Et bien, euh à demain, fit maladroitement Charlie.
_N'oublie pas la liste de ton diner !
_Je ne vais pas faire exploser la cuisine.
_On ne sait jamais. A demain papa.
C'était la première fois que je l'appelais comme ça, et même s'il me le cachait, il rayonnait. Je le pris dans mes bras, maladroitement à mon tour, puis repris le sac posé par terre.
_Génial, tu as prit tout ce que je t'ai demandé ! Tu es un amouuuuur.
Qu'est-ce que je vous disais ?!
Elle me prit un par un les sacs de mes bras, et les mis à l'intérieur de la Volvo, qu'elle avait emprunté à Edward. En attendant, je m'asseyais côté passager et attacha ma ceinture. Elle s'assit à son tour devant le volant, et me fis un extraordinaire sourire juste avant de démarrer. Je devinais aisément quelle musique allions-nous entendre ... The Beatles.
J'avais hâte d'arriver. Je voyais déjà Edward m'attendre devant le porche, et moi lui sauter dans les bras afin de l'embrasser. Nous aurions tous deux un large sourire.
_Désolée de te décevoir, mais ton cher Edward est déjà partit. Emmett s'est chargé de lui. J'ai vu que sur ton visage que tu avais hâte de le revoir. Autant te le dire maintenant !
Je grogna, puis tourna ma tête vers la fenêtre pour lui montrer que je lui en voulais. Réaction puérile, certes, mais j'avais Vraiment envie de le retrouver.
_Oh fais pas cette tête !
Derechef, un son animal sortit de ma gorge.
_Et puis, nous ne passons jamais de temps ensemble, et j'en voulais absolument une ... Fit-elle peinée et déçue.
Comment en vouloir encore plus longtemps à cette petite bouille ? Je me retournais du paysage, et lui souris comme pour me faire pardonner.
_Désolée Lili. Moi aussi je veux passer du temps avec ma meilleure amie, avouais-je.
Mon excuse parut lui suffire puisqu'un énorme sourire s'afficha sur ses lèvres roses, ainsi que des étincelles dans ses grands yeux noirs.
Même si je n'y étais allé seulement que trois fois, dont une fois pendant qu'il faisait nuit, je connaissais le chemin pour aller à la villa par coeur, ce qui enchanta Alice. Je reconnaissais ces larges arbres à la sortie de Forks, le chemin à gauche où une petite rivière le frôle, ainsi que l'odeur des sapins et le doux son de la cascade. Doux son que je n'entendais pas, Alice ayant mit à font la musique des Beatles. Bientôt, je les connaitrais aussi bien qu'eux. Dorénavant, je faisais partie du groupe, et cela me plaisait énormément.
_Quel planning avons-nous ? Osais-je lui demander.
_On commence par "j'habille Bella". Ensuite "je maquille Bella" avec un "Bella me raconte la vie de son histoire d'amour."
Aïe.
_Et ça finit par ?
_Par un "Bella et moi faisons un gâteau pour nous six".
_Nous six ?
Parlait-elle des trois couples, dont un nouveau (Edward et moi) inséparables?
_Le couple Ed-la, le couple Em-alie, et mon couple.
_Le couple Jasp-ice ? Me moquais-je.
Alice s'était attribuée à nous donner des petits surnoms de ce genre, ridicule certes, mais ça allait plus vite pour nous nommer. Je les employais donc de temps en temps. Elle aquiesça, toute sérieuse, et s'arrêta devant la maison.
_Ils ont prit le 4x4 d'Emmett ?
Je ne les voyais pas prendre cette voiture jusqu'en ville.
_Non, Jasper a emprunté la voiture de sa mère. Ils y sont tous les trois.
_Et Rosalie ? M'enquis-je.
_Elle est chez Victoria.
Je trouvais cela bizarre, car elle ne m'avait jamais parut proche toutes les deux.
_Il y en a une à réconforter, marmonna Alice. James et Victoria se sont engueulés hier soir ... Seule Rosalie, qui est capable d'amadouer la lionne, sera au courant du pourquoi. Je n'ai aucune patience, Rosalie a la patience maternelle, débita-t-elle.
Je comprenais. Et dans ma tête, j'imaginais très bien Rosalie portant un mini Emmett ainsi qu'une petite Rosalie dans ses bras. La scène serait très touchante.
J'ouvris ma portière, puis sortis afin d'aider Alice avec mes sacs. Elle me remercia, prenant le plus gros sac des trois. Elle m'ouvrit donc la porte de la maison. Elle me paraissait encore plus belle qu'avant.
Nous montions donc au premier étage, passant devant la chambre d'Emmett, et celle de leur parents. Arrivées au fond du couloir, Alice me montra sa chambre que j'avais déjà vu lorsque je m'étais engueulée avec Jacob, et que j'avais besoin de réconfort. Alice avait toujours été là pour moi, et je savais que cela ne changerait jamais. Et à mon tour, je serais toujours là pour elle quoi qu'il arrive. J'inspectais sa chabre. Propre, bien rangée. Des photos de mode d'Alice et Rosalie en plus sur les murs.
_Je l'ai rangée ce matin, m'expliqua-t-elle. Lorsque je suis à la recherche de tenues précises, je fous tout en bordel. C'est d'ailleurs pour cela que personne ne rentre dans ma chambre, à part évidemment Jasper.
_Et je ne veux pas savoir ce que vous y faites ! La taquinais-je.
Mademoiselle me tira la langue, puis me fis signe de m'assoir sur le canapé blanc. Elle se mit à mes côtés.
_Avec toutes les fringues que tu as, tu dois bien avoir un truc potable !
_Merci Alice, ça fait plaisir.
Elle m'avait demandé d'amener toutes mes affaires, celles que je n'avais pas acheté avec son aide à Port-Angeles. Celles qui venaient de Phoenix ... Je devais aussi prendre mes bijoux, et mon maquillage. Elle me maquillerait avec ce dernier afin de me montrer l'exemple. C'est dans ces moments-là que je pleins les têtes à coiffer.
_Bon, ouvrons le premier sac.
Elle prit le gros sacs noirs en cuir, celui que j'avais depuis très longtemps, et l'ouvris. Elle éparpilla tous sur son lit.
_On va regarder tes jeans.
Elle inspecta jeans pas jeans, cinq minutes pour un pantalon. Pendant ce temps, je regardais ces photos. J'aimais regarder les souvenirs, il n'y a rien de plus beau. Selon moi.
_Bella ! Sur six jeans, il n'y en a que deux qui te rendent sexy. Un troisième qui est potable. Mais un jeans vert ! Comment peux-tu avoir une horreur pareille ?
Potable. C'était son mot du jour.
_Je ne jettes jamais mes fringues.
_Et moi, j'en jette toutes les semaines, s'exaspéra-t-elle.
Je me retins de rire, ce qui pourrait l'énerver encore plus, et je ne voulais pas subir sa colère. En vérité, j'avais même quelques fois peur d'elle. Malgré sa corpulence.
_Bon. Maintenant les jupes. Je ne veux pas de jupes qui t'arrive en dessous du genoux.
Elle retrouva trois jupes, dont deux qui allaient en dessous du genoux. Elle était encore plus irrité.
_Bon sang, tu étais à Phoenix Bella ! Bref, j'ai quelques paires de collants à te filler pour cette jupe.
C'était une petite jupe bleu, qui s'arrêtait tout de même en-dessous des genoux, mais était classe : elle était rétro, selon Alice. Je n'avais jamais fait attention à ces choses-là. Elle me passa des collants en laine de couleur blanche, et bleu marine.
_C'est ta tenue d'aujourd'hui ! Mais puisque l'on reste à la maison, tu ne mets pas de collants. T'es tu au moins rasée les jambes ?
_Oui, soupirais-je. Et comme haut ?
_Attends un peu ! Alors, nous avons gardés trois pantalon, ainsi qu'une jupe.
Je n'aurais jamais crut que cela pouvais durer aussi longtemps. Finalement, après avoir ouvert les trois sacs, nous avions trouvé cinq pantalon, trois jupes, deux sous-pulls, un tee-shirt, deux hauts simples, un corset, une robe, et un chemisier blanc. Elle m'avait aussi donné deux pairs de collants, et une veste. Au final, je devais m'habiller avec la jupe bleu ainsi que le chemisier rentré dans la jupe. Elle me prêterait les chaussures, nous faisions la même pointure.
Elle me montra sa salle-de-bain, et je m'y engouffrais. J'étais obligée de porter mes plus beaux-souvêtements, ceux qu'Alice adorait tant. Oui; Alice avait aussi voulu regarder mes sous-vêtements, et à son grand bonheur, j'avais du coup à cette spécialité-ci. Je m'habilla en vitesse, et appela Alice. J'eu comme accesoires un sautoir, et des perles en guise de boucle d'oreilles. Finalement, j'aimais bien. Vraisemblablement, j'avais l'impression d'être Esmé, elle avait la même jupe que moi.
_Splendide, s'émerveilla Alice.
C'est vrai, je me trouvais jolie.
_Quand même, il ne faut pas exagérer.
Malheureusement, je ne serais jamais comme elle, ou comme Rosalie. Pourtant, j'aimerais tellement ! Pour Alice, elle serait laide si le maquillage et les belles fringues n'existaient pas. Mais je ne la croyais pas, même naturelle, elle était super jolie.
_Non, non, je n'exagère pas. Sa change de le Bella d'habitude.
_C'est bizarre, j'ai l'impression de recevoir pleins de piques aujourd'hui ...
_Ne sois pas bête ! Montre-moi ta trousse de maquillage !
Après lui avoir sorti tout ce que j'avais, elle prit le temps et le soin de l'examiner convenablement. Elle soupirait, s'émerveillait, s'excitait ... Elle était encore pire que tout à l'heure, ce qui m'apeurait. Elle choisit alors de me mettre du "bronze" sur les paupières. Avec du crayon, ainsi qu'un trait d'eye liner marron-prune. Elle appliquerait ensuite du rose clair sur mes joues, ainsi qu'un rose un peu plus soutenu que celui de mes lèvres afin de l'appliquer sur ma bouche. Elle me montra où tout cela se trouvait dans mon maquillage, et je l'écoutais sans dire un mot. Et elle paraissait surprise.
_Raconte-moi pour Edward, me demanda-t-elle lorsqu'elle commença par le fard à paupières.
_Et bien, je l'aimais presque depuis le début finalement ...
_Ah je le savais, s'écria-t-elle.
_Alice, ne m'intérons pas ! Lui ordonais-je.
Elle ferma sa bouche à l'aide d'une clée imaginaire, et continua son maquillage.
_Je ne le savais pas encore. Je m'en suis réellement rendu compte lorsqu'il y a eu l'heure de psychologie. J'en ai parlé avec Rosalie ... Je suis ensuite allée chez elle, et je lui ai expliqué ce que je ressentais réellement. Elle voulait absolument que l'on crée un plan pour qu'Edward réagisse ... Ce qui finalement n'a pas marché puisque c'est moi qui ai réagit ! En faite, j'ai cru comprendre qu'Edward pouvait avoir des sentiments pour moi lorsqu'il a prit ma défense en sport. J'en ai ensuite discuté avec Jasper pendant l'heure d'histoire ... Je suis sortie, prête à lui dire. J'ai couru vers lui, et lui ai finalement fait comprendre que je l'aimais. J'étais tellement heureuse lorsque j'ai apprit que cela est réciproque !
_Ne parle plus, je m'occupe de tes lèvres. Tu sais, lorsque j'ai dit à Rosalie qu'Edward était amoureux de toi, elle m'a dit qu'en fin de compte, tu l'étais aussi. On a essayé de tout faire pour que vous tombiez dans les bras de l'autre. Et ça a marché. Je suis fière de nous.
_Qui était au courant ?? M'inquiétais-je.
_Emmett savait qu'Edward t'aimait, moi aussi, Jasper le savait pour les deux, Rosalie le savait pour toi, ainsi que Jacob, et Angela.
Mince. Je me mordis les lèvres.
_Ils arrivent bientôt ! S'exclama-t-elle.
_Ce sont tes impressions ?
_Oui !
L'attente n'avait pas été si longue. Il allait bientôt revenir, et je pourrais à nouveau le serrer dans mes bras comme j'aime tant le faire. Ou mettre ma main dans ses cheveux, ils étaient si doux. Alice elle aussi avait hâte de retrouver Jasper, même si il avait dormi ici cette nuit. Nous essayâmes de tout ranger, mais lorsque le sac explosa pratiquement, nous fûmes prises d'un tel fou rire que nous n'avions pas entendu les garçons arriver.
Ils étaient devant la porte de sa chambre lorsque nous avions fini de tout remettre à l'intérieur de ce maudit sac.
_Que vous arrive-t-il ? Demanda Edward.
_Edward ! M'exclamais-je en lui sautant dans les bras.
_Et bien. Je devrais m'absenter plus souvent.
Je ne répondis pas à sa phrase, l'embrassant de toutes mes forces. Il m'avait absolument manqué.
_Tu es parfaite, me chuchota-t-il a l'oreille, comme toujours.
Je rougis, c'était plus fort que moi.
_Où est Jasper, s'inquiéta Alice.
Je venais de réaliser qu'il n'y avait qu'Emmett et Edward.
_Il est partit chercher sa soeur chez Vicky, expliqua Emmett.
C'était bizarre que nous n'ayons pas reçu une de ses moqueries sur notre façon de s'embrasser.
Nous sommes donc redescendus dans le salon, étant sur les genoux d'Edward, attendant tous l'arrivée des jumeaux. Edward caressait mes cheveux, m'embrassait dans le cou. Je le trouvais si mignon ... J'aimerais rester là pendant des heures.
_Comment c'était à la salle de boxe ? Leur demanda Alice.
_Génial ! S'enthousiasma Emmett, ce qui ne me surprit pas.
_Emmett nous a foutu la honte, mais c'était bien !
Je me demandais ce qu'il avait bien pu encore faire.
_Il a carrément foutu en l'air un puching-ball, qui pour être plus précis, est allé s'encastrer dans le mur ...
_Il n'y avait qu'un petit trou, se défendit Emmett.
Après avoir entendu les mésaventures d'Emmett, Alice et moi fûmes prises d'un énorme fou rire en imaginant la scène.
_C'est ça, moquez-vous, bougonna-t-il. En attendant, c'est moi le plus fort !
Le bruit d'une clé puis d'une porte qui s'ouvre nous interrompit. Alice se leva comme un ressort, et couru jusqu'en bas afin de rejoindre son bien-aimé. Pendant ce temps, Edward jouait toujours avec mes cheveux. Je me retournais, et lui posais un tendre baiser sur ses lèvres.
Alice revint vers nous bras sur le bas du dos de Jasper, et inversement. Rosalie elle embrassa fougueusement et langoureusement son petit copain.
_Vous n'avez pas oublié votre gage tout de même ? Nous demanda Emmett en s'adressant à nous trois.
Alice, Rose et moi s'interrogeâmes du regard. Nous ne savions pas de quoi il nous parlait.
_Vous nous devez une journée de servitude, nous précisa Edward.
Ah oui. Je m'en souvenais. Après un quiz de filles contre garçons, nous avions perdu. Et nous leur devions servitude pendant toute une journée. Ce que nous avions oublié depuis dimanche soir.
_C'est trop tard ! Nous défendit Alice.
_Il n'est jamais tord Alice. Tu vas devoir servir ... Edward !
_Ah non ! On ne change pas de couple, gronda Rosalie.
_C'est nous qui choisissons les règles, rétorqua son frère.
_Jasp', s'indigna Alice, depuis quand tu n'es plus d'accord avec moi ?
_Depuis que je sais que je vais pouvoir faire chier ma soeur !
*** (Quelques heures après)
Voilà à quoi c'était résumée mon après-midi : J'avais du faire une dizaine de tartines au Nutella, remplir quatre verres de jus d'orange, faire un gâteau au chocolat ! Vraiment, je me demandais où Emmett arrivait à mettre tout ça. De plus, j'avais dû lui gratter la joue, et lui mettre ses converses. Sous le regard désespéré de sa copine, moqueur de ma meilleure amie, et énervé de mon petit ami. Toujours est-il qu'Edward prenait sa revanche en faisant souffrir sa petite soeur, et Jasper faisait la même chose avec sa soeur jumelle. Nous croyons ne jamais n'où en sortir jusqu'au moment où :
_Très bien, on arrête, elles en ont assez bavé ! Déclara ce satané Emmett.
_Merci mon Dieu ! S'écria Rosalie.
Je trouva refuge dans les bras de mon chéri, et me rassis à ses côtés lorsqu'Esmé fit son apparition.
_Salut tout le monde !
Elle était autant chaleureuse qu'aux fois où nous nous sommes vus. Nous voir tous dans son salon ne la perturbait pas, et nous voir tous en couple non plus. Esmé s'approcha et prit sa fille ainsi que Rose dans ses bras, puis fit la bise à ses deux fils, plus Jasper. Lorsqu'elle vint en face de moi, elle me prit dans ses bras, chose à laquelle je ne m'attendais pas.
_Je suis heureuse de te voir Bella !
_Hum moi aussi madame Cullen.
_Oh je t'en pris, appelle moi Esmé. Tu prendras vite cette habitude, vu le nombre de fois où ils viennent ici, ria-t-elle doucement.
Je n'avais jamais remarqué la douce couleur de ses cheveux, dans son bureau. Grâce à la grande-salle toute vitrée, je pouvais voir son visage dans les moindres détails, et elle me paraissait encore plus belle.
_Votre père mange avec nous ce soir ! Qui reste ? Demanda-t-elle.
_Nous ne pouvons rester Esmé, notre père mange aussi avec nous ce soir, expliqua Rosalie.
J'étais heureuse d'entendre que Rose et Jasper verrait leur père ce soir, ils ne le voyaient que très rarement.
_Oui, Kathie m'en a parlé, je suis allée la voir juste le temps d'un café tout à l'heure.
A mon grand plaisir, Edward me fit rassoir sur ses genoux au regard bienveillant de sa mère.
_Bon et bien, à plus tard !
Elle se dirigea vers la cuisine, où nous entendions les placards. J'aurais tellement aimé avoir ma mère en ce moment-même, étant avec mon père. Que nous soyons une famille heureuse et comblée. Chose qui me manquait plus que tout au monde en ce moment. Et Esmé était si douce et attentionnée ... Je jalousais ma meilleure amie, Emmett, et mon petit ami. Qui d'ailleurs était bien plus qu'un simple petit ami à mes yeux, et à mon coeur.
_On fait quoi maintenant ? Demanda Emmett.
_Et bien nous, nous rentrons. Nous allons chercher papa à Port-Angeles, fit Rosalie.
Son amoureux prit un air boudeur, ce qui provoqua l'hilarité générale. Jasper embrassa avec tendresse Alice, et Emmett fit de même avec Rosalie. J'avais l'impression qu'ils n'allaient plus se voir pendant quelques mois. Edward me serra plus fort, heureux que je reste là jusqu'à demain soir. Je me retourna et lui murmura un : "une soirée rien que tous les deux après ?" Il posa ses lèvres sur les miennes, et je sentais son sourire contre ma bouche. Ce baiser était son accord.
Alors, ce chapitre vous a-t-il plut ? Pour ma part, il n'est pas vraiment ce que je recherchais, et je dois bien avouer que je suis un peu déçu ! Il est donc plus long que les chapitres habituels. Je précise aussi que ma connexion ne marche pas très bien ... Et je ne sais pas quand est-ce que je peux écrire, alors je ferais du mieux que je peux. Sinon ... J'espère connaitre toutes vos réactions, car c'est vos Reviews qui me font continuer, et qui me rendent heureuses, évidemment. Bon je vais vous laisser lire d'autres fictions ^^
Bisous, et encore merci !
Evaa.
