Bonjour à tous !
J'ai reçu vos nombreuses reviews de protestations. Je sais que j'aurais dû publier avant, mais j'ai des périodes où je n'arrive même plus à toucher à la moindre fic...
Enfin sachez quand même que le format que j'ai des chapitres est vraiment pas top, du coup je dois toujours les retoucher avant de les publier sinon ça serait illisible. J'en profite aussi pour corriger les fautes quand j'en vois, c'est pour ça que ça n'est pas si facile de publier les chapitres même si j'avoue que j'ai abusé...
Enfin voilà, j'ai quelques chapitres de prêt et je vous promets de faire des efforts niveau publication !
Bonne lecture (et n'oubliez pas que cette fic n'est pas de moi, je ne fais que la publier avec l'accord de l'auteur).
Chapitre 20 : Interrogatoire nocturne.
Je l'avais prédit, tous les élèves sont choqués, dégoûtés.
Wilson ouvre la bouche plusieurs fois pour parler, maiselle la referme aussitôt. C'est pas plus mal, elle sait dire que des conneries.
Ça me fait vraiment marrer de voir leurs tronches choquées. Ils regardent tous Remus comme des poissons hors de l'eau.
Y en a pas un qui a remarqué que j'étais là… je sens que je vais pouvoir faire mon petit effet.
Je saute au cou de Lupin, et je me mets à lui demander comme si il n'y avait rien de plus naturel que de voir une Serpentard blonde en rose accrochée au cou d'un Gryffondor qui est quand même sensé être son pire ennemi, rivalité entre maison oblige.
Qu'est-ce que ça a de si bizarre ? Les gens peuvent être vraiment étroits d'esprit des fois !
« Qu'est-ce qu'elle te veut, cette pouf ?
- C'est moi que tu traites de pouf, Jones ? Demande-t-elle menaçante.
- Non, c'est la chaise à côté de toi qui arrêtes pas de me regarder méchamment, dis-je.
- C'est vrai ? Mumus tu sors avec… ça ? Demande-t-elle choquée.
- Ça a un nom, Wilson, dis-je.
- Oui, c'est vrai, répond Remus. Je sors avec elle, dit-il en passant ses bras autour de ma taille. Que ça vous plaise ou non.
- Mais c'est… c'est Jones, articule Potter avec difficulté.
- Et alors ? Demande Remus, ça pose problème ?
- C'est… c'est une Serpentard ! Et en plus c'est Jones ! Continue Potter.
- Tu pactises avec l'ennemi, c'est une Serpentard, elle va tout faire pour te faire souffrir, surtout elle c'est une vraie sadique, traduit Evans.
- Je vais le convertir au masochisme, t'inquiètes pas pour ça », dis-je avec un sourire espiègle.
Black n'a toujours rien dit, il se contente de nous fixer méchamment avec l'air profondément dégoûté d'un mec qui vient de trouver Rogue dans son lit.
Rogue !
Il est pas dans la Grande Salle, je l'avais presque oublié !
Je l'ai toujours pas vu en poupée Barbie !
Le mieux ça serait de prendre une photo… une de sorciers qui bouge.
Je pourrai taxer l'appareil de Skeeter… elle s'en sert tout le temps pour photographier les couples dans les couloirs, après elle publie les photos avec des articles complètement débiles dans son journal de Poufsouffle.
Mais le problème, c'est que je vais devoir trouver Rogue, j'imagine qu'il se cache dans son dortoir…
Il faut que je prenne cette photo, ça sera sûrement mon meilleur souvenir de Poudlard.
Je lâche Remus pour me diriger vers la table des Poufsouffle où Skeeter est déjà en train d'écrire des trucs saugrenus sur nous.
Elle a l'air passionnée par l'échange entre Potter et Remus, elle ne me voit pas arriver.
Les autres Poufsouffles par contre me remarquent et me lancent des regards noirs, en particulier Jenkins et Matthews.
« Qu'est-ce que tu veux, Jones ? Me demande Jenkins froidement.
- Je veux parler à Skeeter, dis-je.
- Tu ne m'empêcheras pas de publier mon article ! S'exclame Skeeter paniquée.
- Je m'en fous de ton article, je veux te proposer un deal, dis-je.
- Un quoi ? Demande-t-elle sans comprendre.
- Un marché, dis-je exaspérée. Je te propose une interview exclusive en échange de ton appareil photo sorcier.
- Une interview exclusive ? Demande-t-elle soudainement intéressée. Ça va intéresser mes lecteurs ! Marché conclu, Jones.
- OK, il est où ton appareil ? »
Elle sort de la poche de sa robe une petite sacoche qu'elle me tend.
« Fais très attention, ça vaut une fortune, dit-elle.
- T'inquiètes, j'ai juste l'intention de prendre une photo pendant une chute du haut de la tour d'astronomie, mais je suis sûre que ce machin à un antichoc intégré.
- Non ! Je t'interdis… s'écrie Skeeter alarmée.
- Je rigole, Skeeter, faut pas tout prendre au pied de la lettre, dis-je.
- C'est pas drôle, marmonne-t-elle. Et l'interview, on la fait quand ?
- Demain après les cours, dis-je.
- D'accord, mais tu n'as pas intérêt à te défiler, menace-t-elle.
- Je me défilerai pas, j'ai bien trop hâte de te déballer ma vie privée pour que tout le collège soit au courant de la version déformée. » Dis-je en m'en allant.
J'ai jamais utilisé d'appareil sorcier et je suis pas très douée pour prendre des photos correctes… mais cette photo je ne dois pas la rater, je pourrais me faire des millions rien qu'en la vendant à la Gazette de Sorciers ! Mais je ne la vendrai pas, ça restera mon délire personnel.
Je sors de la Grande Salle, j'ai le malheur de voir que les Maraudeurs et leurs nouvelles copines sont dans le couloir en train d'engueuler Remus.
Avec des amis comme ça on a pas besoin d'avoir d'ennemis… le pauvre.
« Pourquoi elle ? Non mais franchement t'aurais pas pu trouver mieux ? Ou moins pire ? S'exclame Black.
- Je sors avec qui je veux, répond Remus, est-ce que je te reproche de sortir avec Kate Foster ?
- Kate est une Gryffondor, et elle est humaine elle au moins, réplique Black.
- Gryffondor ou pas c'est quand même une pétasse, dit Remus.
- Tu peux parler, t'as vu ta copine ? On est même pas sûr que c'est une fille ! S'exclame Black. Elle porte des fringues super larges pour cacher ses bourrelets ou sa cellulite !
- Elle est très bien comme elle est, et elle au moins elle a d'autres qualités que le physique, répond Remus.
- Oui, elle est antipathique, asociale, effrontée, méchante… énumère Black.
- C'est vrai que c'est mes plus grandes qualités, dis-je. Tiens Remus je te rends ton manteau j'en ai plus besoin. »
J'enlève le manteau 10 fois trop grand pour moi pour révéler mes toutes nouvelles fringues de super pétasse.
Je suis pas mal foutue, pas pleine de cellulite ou avec des bourrelets. Je vais pas non plus me vanter, mais le fait est que je suis plutôt bien foutue. Je suis pas non plus une bombe sexuelle ou un mannequin en puissance, mais je suis correcte, voir même jolie pour les gens qui ne m'ont jamais parlé et qui ne savent pas quelle garce je suis.
Potter se met à baver devant ma jupe ultra courte qui est en réalité mon jean troué préféré.
J'espère bien que mes fringues reprendront leur forme originelle parce que sinon la prof de DCFM va m'entendre.
Black m'a déjà vue avec ces fringues, mais là j'ai l'impression qu'il me voit avec pour la première fois.
Il ne fait aucun commentaire, il s'est déjà assez ridiculisé comme ça.
Wilson a l'air dégoûté et me regarde comme si j'étais un déchet de l'humanité.
« Au fait, je dors chez toi ce soir, dis-je à Remus.
- OK, on se retrouve à quelle heure ? Demande-t-il en ignorant le regard dégoûté de Black.
- Je sais pas trop… j'ai un truc important à faire et je te rejoins après, dis-je. De toute façon je croyais que tu restais chez toi ce soir ?
- Ouais, y a pas de problèmes, je te donnerai le mot de passe une autre fois, ça sera quand même plus pratique, dit-il.
- Tu vas quand même pas lui donner le mot de passe de chez nous ! S'écrie Evans scandalisée. Je m'y oppose ! De toute façon je ne veux pas d'elle chez moi !
- Je te demande pas ton avis, Evans, dis-je.
- T'inquiètes pas, Lily, intervient Remus. On te dérangera pas.
- T'es en train de te faire manipuler, maugrée Black. Cette fille ne sort avec toi que parce que tu es célèbre et que tu as un appartement à toi tout seul, elle veut éviter son dortoir.
- Elle ne sort pas avec moi parce que je suis célèbre contrairement à Foster, qui te détestais tant que Lily haïssait James », réplique Remus.
Black devient rouge de fureur, il donne un coup de poing violent à Remus qui tombe par terre.
Wilson et moi on se baisse en même temps pour vérifier que Remus va bien.
« Ca va, Remus ?
- Ca va, Tania, répond-il. J'ai un peu la tête qui tourne mais ça va aller.
- Tu veux que je t'emmène à l'infirmerie ?
- Non, ça va aller, c'est pas un petit coup de poing qui va me mettre KO, répond-il. Mais maintenant au moins je sais qui sont mes vrais amis.
- C'est de ta faute, ça t'amuse de brouiller des amis ? Me demande Wilson.
- Je ne connais rien de mieux, dis-je avec un sourire.
- Et en plus tu avoues, continue Wilson avec mépris.
- C'est pas moi qui ai donné un coup de poing à Remus, dis-je. C'est pas de ma faute si vous ne supportez pas que vos « amis » sortent avec qui ils veulent. »
J'aide Remus à se relever, puis je me dirige vers la salle commune des Serpentards.
Je sens que je vais avoir droit à des railleries de la part des Serpentards, moi la grande marginale qui se transforme d'un seul coup en poupée Barbie et qui sort avec un maraudeur en plus…
Je me dirige directement dans le dortoir des garçons sans faire attention aux commentaires débiles que les élèves me lancent ni aux sifflements débiles des mecs.
Personne ne me barre l'accès au dortoir, il faut dire que je suis vraiment déterminée et que rien ni personne ne m'empêchera d'aller prendre cette photo avec l'appareil polaroid sorcier.
J'entre dans le dortoir des 7e années. Il semble vide mais je sens bien que Rogue et là.
Je ferme la porte derrière moi, au cas où il tenterait de s'enfuir.
« Ca sert à rien de te cacher, je sais que t'es là, dis-je. Allez sors je vais pas te manger. »
Rien. Il ne bouge pas, il a peut-être vu l'appareil.
Je cherche un peu partout dans la pièce, puis je finis par le trouver caché sous un lit qui, vu la couche de crasse, doit être le sien.
Je le force à sortir et je reste plantée comme une conne, paralysée par un fou rire.
Rogue est lui aussi devenu blond, ses cheveux ne sont plus gras. Il porte un mini short ultra moulant rose bonbon qui s'arrête au début des cuisses. Il a des grosses cuisses flasques et toutes pleines de poils gras et huileux. Il porte aussi une sorte de débardeur en dentelle rose pâle et une sorte de veste efféminée rose vif.
Je reste bien 5 minutes à rigoler comme une folle, lui il ne rigole pas, mais il ne tente pas de s'enfuir non plus.
Je brandis l'appareil, il ne réagit toujours pas, il ne tente pas de me l'arracher des mains ni de s'enfuir.
Cette absence de réaction m'intrigue, mais je prends quand même la photo.
Je prendre trois photos, les trois sont réussies et Rogue n'a toujours pas réagi.
« Eh ! Qu'est-ce qui t'arrives ? »
Il ne répond pas tout de suite, il s'assoit sur son lit crasseux et me regarde avec des yeux vides de toute expression.
« Ma vie est foutue, dit-il. Comment les autres vont réagir en me voyant comme ça ? Ces fichus maraudeurs vont s'en donner à cœur joie.
- T'es pas capable de te défendre ?
- Déguisé en travesti tu crois que je ferai peur aux gens ? Réplique-t-il.
- Parce que tu crois que ça me plaît d'être transformée en pétasse ?
- Tout ça c'est de la faute de cette prof, marmonne-t-il. A cause d'elle je suis au même rang qu'une sang-de-bourbe.
- Estime-toi heureux, dis-je. Avant t'étais inférieur à la sang-de-bourbe.
- T'étais bien la seule à penser ça, répond-il.
- Non, je ne crois pas, les gens qui ne sont pas des nazis en puissance pensent comme moi, dis-je.
- Nazis en puissance ? tu crois pas que t'exagères ? Demande-t-il.
- Eliminer les races inférieurs pour purifier le monde, c'est bien des idées de mangemorts, non ?
- Ouais, répond-il. Mais ça veut pas dire que c'est des nazis.
- Ah bon ? Alors c'est quoi des nazis d'après toi ?
- Pff, laisse tomber tu peux pas comprendre, répond-il.
- A mon avis c'est toi qui comprends rien, dis-je.
- Je vais me venger… dit-il.
- Quoi ?
- Je vais me venger de la prof, je vais lui faire subir ce qu'elle me fait subir, continue-t-il comme si il se parlait à lui-même.
- Et pourquoi tu me dis ça ?
- Parce que tu vas m'aider, répond-il.
- Parce que tu veux de l'aide d'une sale sang-de-bourbe qui ose souiller la digne maison de Seprentard ?
- Tu peux être assez efficace quand tu veux », répond-il.
C'était quoi ça ? Un compliment ? C'est les fringues qui le rendent bizarre ?
« De toute façon, rien te dit que je vais accepter, dis-je.
- Si, parce que toi non plus tu n'aimes pas ces déguisements infâmes, répond-il.
- On va se faire repérer et là on va en avoir pour notre grade, dis-je.
- Pas si on reste discrets cette fois-ci, répond-il. Si personne n'est au courant, elle n'aura aucune preuve.
- T'as un plan ? »
On passe près d'une heure à élaborer un plan assez sadique et en même temps un plan qui ne nous dénoncerait pas.
Rogue a un esprit vraiment tordu, il est plutôt doué pour ce qui est de mettre au point des plans tordus, un peu comme moi en fait.
S'il n'était pas raciste je suis sûre qu'on aurait pu s'entendre.
Mais de toute façon je ne lui fais pas confiance, il est capable d'aller me dénoncer.
Il est aussi tordu que moi, il serait bien capable d'avoir fait tout ça juste pour se venger de moi.
Je sors du dortoir quand il me dit.
« Jones, tu devrais changer de jupe, celle-là c'est un vrai appel au viol. »
Je passe prendre des affaires dans mon dortoir, je compte m'installer un petit bout de temps chez Remus, parce que supporter les hystériques de service alors que je suis transformée en Barbie je sens que je vais pas pouvoir.
Quand j'ouvre mon armoire je me rends compte avec horreur que TOUTES mes affaires ont été transformées. Il ne me reste plus aucune fringue correcte.
Tous mes pantalons ont été transformés en minijupes, je crois que je vais devenir un appel au viol ambulant pendant le long mois qui s'annonce.
Après avoir pris quelques fringues dans mon armoire, je vais rejoindre Remus chez les préfets-en-chef.
Quand il m'ouvre je me rends compte qu'il a dû s'engueuler violemment avec Evans, il y a plein de trucs renversés sur le sol et Evans à l'air fou de rage.
Elle s'enferme dans sa chambre quand j'entre.
« Elle a pas l'air contente de me voir, dis-je.
- Ca lui passera, répond Remus. Elle est juste un peu sur les nerfs, elle t'en veut d'avoir envoyé Foster à l'infirmerie.
- Foster joue la comédie ! Quand je suis allée la voir elle était en pleine forme en train de discuter avec Black ! Ca l'arrange peut-être de jouer les martyrs, au moins tant qu'elle est à l'infirmerie elle se croit en sécurité.
- T'as rien pu tirer d'elle ? Demande Remus. Et t'es partie ? Ca te ressemble pas d'abandonner aussi vite.
- Mais qu'est-ce qui te fait croire que j'ai abandonné ? J'y retourne cette nuit, quand son chien de garde ne sera plus là pour la protéger.
- C'est dangereux la nuit, objecte-t-il, inquiet.
- Tu seras pas dans le parc transformé en grosse bestiole assoiffée de sang ?
- Non, répond-il.
- Dans ce cas je devrais pas avoir de problèmes, dis-je. Au fait, ça te dérange si je squatte ?
- Comment ça ? Demande-t-il sans comprendre.
- Avec mon nouveau look je crois que je vais pas supporter mon dortoir encore longtemps et j'ai pas envie d'être virée pour meurtre d'une de ces pouffiasses, dis-je.
- Tu préférerais être virée pour le meurtre de qui ? Demande-t-il amusé.
- Le meurtre de ton grand copain Black, dis-je.
- On est plus vraiment copains, marmonne-t-il en se massant la tempe là où Black l'a frappé.
- Quelle grosse perte, dis-je. Alors je peux squatter oui ou non ?
- T'es la bienvenue, je tenterai de convaincre Lily, je suis sûr qu'elle m'écoutera si j'arrive à lui parler seul à seul.
- Comme ça c'est réglé », dis-je en allant jeter mes affaires dans la chambre de Remus.
OoOoOoO
Il est minuit, je sors de la chambre en tentant de ne pas faire trop de bruit.
Je m'habille, je reprends le manteau de Remus et je sors le plus discrètement possible de l'appartement des préfets-en-chef.
J'imagine que Rusard fait toujours des rondes après minuit, et si c'est pas lui c'est sa sale bestiole qui prend le relais.
C'est pas facile d'être discrète avec une minijupe rose fluo qui brille dans le noir, la prof de DCFM a fait fort. Peut-être qu'elle a fait exprès de nous donner des vêtements voyants pour qu'on se fasse vite repérer si on sort la nuit.
Heureusement que j'ai le gros manteau de Remus, même si ce truc est horriblement chaud.
Je me rends à l'infirmerie, en rasant les murs au cas où la chatte de Rusard me suive discrètement.
L'infirmerie est fermée, ça doit vouloir dire que Pomfresh est partie se coucher.
Si c'est le cas ça va me faciliter drôlement la tâche.
Je murmure « alohomora », la porte s'ouvre immédiatement.
Pomfresh n'est pas là, d'ailleurs l'infirmerie m'a l'air presque désert.
J'entre dans la pièce où dort Foster, elle est toute seule il n'y a pas d'autres malades à l'infirmerie.
C'est facile, c'est presque trop facile…
Je m'approche doucement du lit de Foster, elle dort profondément.
Je lui plaque une main sur la bouche au cas où elle aurait envie de crier, et je la réveille.
Elle me regarde les yeux remplis d'horreur.
Eh ouais ma vieille, t'es toute seule avec une méchante Serpentard qui va te faire du mal et ton prince charmant n'est même pas là… c'est bête, hein ?
« Tu hurles et je te coupe la langue, dis-je en enlevant ma main de sa bouche et en lui montrant une paire de ciseaux acérés.
- Qu'est-ce que tu me veux, Jones ? Murmure-t-elle, affolée.
- J'ai quelques petites questions à te poser, mais je peux pas te parler librement tant que ton chien de garde est dans les parages. Alors, tu vas bien gentiment répondre à mes questions, Foster ?
- Oui, oui ! Murmure-t-elle effrayée. Je t'écoute, Jones.
- Est-ce que c'est toi qui m'as dénoncé à la prof de DCFM ?
- Non ! Je te jure que c'est vrai, j'ai rien dit », répond-elle.
Le pire c'est qu'elle a l'air sincère.
« Est-ce que t'as une idée de qui aurait pu me dénoncer ?
- Non, je ne vois pas, murmure-t-elle.
- Ta copine Wilson n'a rien dit ?
- Non, elle aurait eu trop peur que ça retombe sur Remus, répond-elle.
- Et Evans ?
- Lily ? Peut-être… je ne sais pas, répond-elle. Elle aurait pu le faire, vu qu'elle prend son rôle de préfet-en-chef au sérieux.
- Foster, je vais te demander de garder notre petit entretien pour toi, parce que j'aimerais pas avoir à revenir, OK ?
- D'accord, répond-elle en tremblant. Je ne dirai rien à personne. »
Elle me fait pitié, à trembler dans son lit comme une pauvre petite chose impuissante, elle se sent moins en sécurité à partir du moment que son chéri n'est plus dans les parages pour la défendre.
Je sors de l'infirmerie, plutôt contente de moi, j'ai quand même fait peur à Foster, même si j'ai pas découvert la balance.
Je crois qu'elle a raison en disant qu'Evans aurait très bien pu le faire…
Soudain j'entends une voix prononcer une formule derrière moi, je reçois l'éclair dans le dos.
Je tombe à terre, j'ai très envie de vomir.
Je ne me suis jamais sentie aussi mal de toute ma vie, je reste par terre, incapable de bouger, essayant de vomir sur le sol de Poudlard.
J'ai même pas la force de me retourner voir qui est mon agresseur.
Je vomis une grosse limace toute verte, bien dégoûtante.
Je sais pas ce que c'est comme sort mais c'est vraiment dégueulasse, j'arrête pas de cracher des limaces.
Mon agresseur se tord de rire derrière moi.
Peut-être qu'expulser les limaces m'a redonné un peu de force, en tout cas j'arrive à me retourner pour voir qui m'a lancé le sort.
C'est Black. Il a enlevé la cape d'invisibilité qui le cachait et il me regarde, plié en deux.
Il est très content de son coup, il va voir…
Il continue à rire, j'en profite pour me jeter vers lui et lui attraper la cheville fermement.
Il comprend trop tard ce que j'ai l'intention de faire. Je tire sur sa cheville et il s'étale par terre.
Le plus dur ça va maintenant de le maintenir à terre.
La haine et la colère m'ont donné une force toute nouvelle, pour une fois je me sens tout à fait capable, du haut de mon mètre 60 de dominer un joueur de Quidditch baraqué bien plus grand que moi.
Je rampe vers lui, tout en gardant les limaces horribles dans la bouche.
Je finis par grimper sur lui, de manière à le maintenir au sol sans bouger.
Avec une de mes mains je lui ouvre la bouche, puis je plaque ma bouche contre la sienne et j'expulse toutes les limaces dans sa gorge.
Il tente de se débattre, mais je le maintiens fermement au sol.
Il va finir par étouffer avec toutes ces limaces dans la gorge sans pouvoir les cracher.
Mais je m'en fous royalement, tout ce que je veux c'est lui rendre la monnaie de sa pièce.
Il réussit finalement à me repousser, il crache les limaces par terre, puis en me regardant haineusement il prend sa baguette et marmonne « finite incantatem ».
L'envie de vomir des limaces disparaît instantanément, je lui lance un regard triomphant.
« C'est du joli ! » S'exclame une voix derrière nous.
Je me rends compte que je suis toujours perchée sur Black, avec ma jupe « appel au viol » comme dit si bien Rogue.
Je me dégage de Black et je me retourne pour voir Lucius Malefoy qui nous regarde avec un air mauvais.
« Après la grande révélation du dîner, je ne pensais pas te retrouver si vite dans les bras d'un autre homme, Jones, continue Malefoy. Je crois que ton petit copain n'apprécierait pas.
- Qu'est-ce que tu veux, Malefoy ?
- Tu sais ce que je veux, Jones, dit-il avec un sale regard pervers.
- Va crever, dis-je.
- Dans ce cas je vais devoir en informer toute l'école, c'est comme tu le sens, répond Malefoy.
- Tu me laisses un temps pour réfléchir ?
- T'as jusqu'à demain soir après le dîner, retrouves-moi dans la salle commune », répond-il en s'en allant.
Me voilà encore dans la merde jusqu'au cou, et cette fois je sais vraiment pas comment je vais m'en sortir.
« Qu'est-ce qu'il te veut ? Demande Black.
- Laisse tomber, Black, dis-je.
- Réponds, Jones, qu'est-ce qu'il te veut ? Insiste Black.
- Rien qui te concerne, alors maintenant tu me lâches, OK ?
- James m'a raconté qu'il l'avait surpris à te lancer l'imperium… réfléchit Black. Il veut coucher avec toi ?
- Fous-moi la paix, Black, dis-je. Retourne surveiller ta copine. »
Il m'énerve, à cause de lui je vais devoir me… me prostituer, et en plus il insiste pour savoir de quoi il s'agit !
Je peux pas retourner chez les préfets-en-chef dans un état pareil, je vais faire un tour dehors pour me calmer un peu et réfléchir.
J'ai beau chercher je vois pas de solution, je veux pas que l'école soit au courant, c'est trop humiliant… mais je veux pas céder au chantage minable de Malefoy.
Donc j'ai pas de solution.
Il fait de plus en plus froid, et avec mes fringues transformées par la prof je vais vite être congelée.
Je veux toujours pas retourner chez Remus, j'ai encore besoin de réfléchir un peu.
Je vais donc dans la cabane hurlante.
La Cabane Hurlante est aussi froide que la maison d'un mort, je vérifie à tout hasard que personne n'a planqué de cadavre dans un placard.
C'est bon, il n'y aucun cadavre à par deux ou trois rats crevés.
J'allume un feu dans la cheminée à l'aide ma la magie, mine de rien on apprend parfois des trucs utiles en cours…
J'arrête pas de me prendre la tête, je sais vraiment pas ce que je vais pouvoir faire contre Malefoy.
Je veux pas que Remus soit au courant, j'ai déjà assez honte comme ça, alors s'il l'apprend…
Je veux pas le perdre, j'ai honte de le dire mais je tiens à ce mec et j'ai pas envie de le perdre à cause d'une connerie pareille.
Je vais quand même pas céder à son chantage minable…. Je pourrai peut-être essayer de le piéger… si Rogue n'était pas son pote et si je lui faisais un peu plus confiance je pourrais lui demander de l'aide, mais ce mec me trahira j'en suis sûre, il voue un culte pitoyable à Malefoy.
La pièce commence à se réchauffer quand j'entends du bruit qui vient de l'étage.
Les rats crevés auraient ressuscité ?
Je monte à l'étage voir ce qui a fait ce bruit, pas très rassurée à cause de mes idées de rats crevés mais bon, je suis courageuse, même si je suis a Serpentard et que c'est pas une des qualités de la maison.
C'est Black.
Ce connard m'a suivi.
« Qu'est-ce que tu fous là ? Dis-je exaspérée. Tu peux pas me foutre la paix ?
- Qu'est-ce que tu vas faire pour Malefoy ? Demande-t-il en ignorant mes paroles.
- Mais qu'est-ce que ça peut te foutre ? T'es pas concerné !
- Même si t'es qu'une sale garce de Serpentard, t'es quand même la copine d'un de mes amis, alors je vais pas laisser un méchant mangemort te sauter dessus, par respect pour Remus.
- C'est marrant, tu veux absolument protéger la propriété de ton pote alors que tu lui as foutu un poing dans la gueule, et puis quand c'est toi qui me sautes dessus t'as moins d'états d'âmes, dis-je.
- Je te saute pas dessus, Jones, dit-il, tu prends tes rêves pour des réalités.
- Plutôt mes cauchemars… A quoi ça te sert de nier ? Je suis au courant quand même je te rappelle que j'étais présente.
- C'était avant… avant que tu sortes avec Lunard, se justifie-t-il. Et puis de toute façon je suis sûr que c'est toi qui m'as jeté un sort.
- C'est fou ce qu'elle peut m'énerver cette rumeur ! Pourquoi j'irai lancer des sorts à tout le monde ? J'ai pas que ça à foutre !
- Tu me dégoûtes trop, continue-t-il. Je suis sûre que c'est un sort. »
Il m'énerve.
Je balance pas des sorts à tour de bras !
Je m'avance vers lui, j'essaye d'avoir l'air sexy tout en contrôlant ma colère.
J'aime bien jouer les grandes prédatrices, les filles ultra sensuelles qui envoûtent les gens d'un seul coup d'œil, enfin j'aimerai bien parce que j'y arrive pas trop à vrai dire…
Je m'approche le plus près possible de lui, puis je l'embrasse.
Il répond à mon baiser, pile ce que j'attendais…
J'arrête de l'embrasser, mais je reste quand même collée à lui. Je pose mon front contre son front et je lui murmure, avec ma voix la plus sensuelle possible.
« Tu dis que je t'ai lancé un sort, mais depuis le temps il aurait dû arrêter de faire effet, non ? Et puis tu dis que je te dégoûte, dans ce cas pourquoi tu ne m'as pas repoussé ? C'est pas compliqué tu sais, il suffit juste de te dégager. Tu dis que tu protèges la copine de ton pote des sales pervers qui voudraient la lui piquer, la question qui tue c'est : est-ce que tu t'es mis dans le lot ? »
Je le lâche finalement, il reste planté au même endroit à me regarder méchamment.
Je suis assez contente de mon petit effet, je sais bien que tout ça c'est du vent, Black et moi on se hait tellement qu'on perd complètement les pédales quand on reste ensemble dans la même pièce trop longtemps, rien de plus.
J'amorce un mouvement pour sortir par le passage secret, mais Black me rattrape et me pousse sur le lit crasseux à l'autre bout de la pièce.
Je crois que je suis restée trop longtemps… tant pis.
Il se met à m'embrasser, il a vraiment l'air d'être dans un état second.
C'est mes paroles qui l'ont marqué ?
Les rôles sont inversés, maintenant c'est lui qui me domine de toute sa carrure de joueur de Quidditch.
J'espère juste qu'il a pas la bouche remplie de limaces, pas pour l'instant en tout cas.
Moi aussi je suis dans un état second, incapable de réfléchir calmement et de le repousser comme je devrais le faire, j'en ai pas envie, en fait je vaux pas mieux que lui…
C'est ça ! Il veut me faire le même coup que je viens de lui faire ! Il va me dire les mêmes trucs juste pour le plaisir d'avoir le dernier mot !
Dans un ultime effort pour retrouver mes esprits, ou du moins ce qu'il en reste, je lui balance un grand coup de genou dans les parties sensibles et je le pousse en arrière.
Je le regarde se tordre de douleur, je crois que j'y ai pas été de main morte cette fois… Tant mieux ça lui apprendra.
Je sors de la Cabane hurlante et je rentre à Poudlard sans m'en rendre compte, je suis trop aveuglée par la rage pour me rendre compte du voyage que j'ai effectué.
Il m'énerve ce mec ! J'en ai connu des mecs comme ça, Diggory par exemple, mais c'était pas un cas comme Black !
Même quand on le remet à sa place, il trouve le moyen d'avoir le dernier mot, ça m'énerve !
Et moi qui suis pas capable de réfléchir posément en sa présence tellement il m'énerve ! Je suis aussi naze qu'une vulgaire groupie !
Je rentre chez les préfets-en-chef sans faire de bruit, j'entre dans la chambre en essayant de faire le moins de bruit possible.
Je ne l'ai pas réveillé, parfait.
« Alors tu as pu tirer quelque chose de Foster ? »
Je manque de faire une crise cardiaque.
J'ai sous-estimé le potentiel terrifiant qu'a le loup-garou même quand il est humain.
« Mais t'es malade de me faire peur comme ça ?
- Désolé, répond-il. Alors où t'étais ?
- A l'infirmerie, comme prévu, dis-je.
- T'es restée plus de deux heures à l'infirmerie ?
- Non, après je suis allée faire un tour dans le parc et dans la Cabane Hurlante pour réfléchir un peu, dis-je.
- Elle t'a dit quelque chose, Foster ? Demande-t-il.
- Elle m'a dit que c'était peut-être Evans… je sais pas trop si je dois la croire, je vais déjà interroger Wilson demain, à moins que tu ne t'en charges, dis-je.
- Quoi ? Pourquoi moi ? Demande-t-il.
- Parce qu'elle est folle de toi, elle te fera confiance si tu lui dis que tu as réussi à te défaire de mon emprise démoniaque juste quelques instants.
- Mouais, je vais y réfléchir… » dit-il.
Je sais pas si il va le faire ou pas, peut-être qu'il y réfléchit sérieusement mais moi toutes mes pensées sont tournées vers Malefoy et son chantage minable.
