Dragonna : Oui, c'est moi qui ait inventé pour Mars, c'est un autre Mars, dieu de la guerre aussi, mais le deuxième du nom. Bon, voilà, la vérité sors du sac. Pour Hadès, oui, mars est son fils, mais on parle toujours du deuxième du nom. Et pandore qui tapoche Rhadamente, ça m'amuse beaucoup, alors je peux pas m,en empêcher, merci d'avoir reviewé aussi vite, je peux déjà te mettre la suite! J'espère que tu vas être contente.
Ikki 3 (on comprendra que l'inquiétude de mes fans était trop grande pour que je ne le fasse pas bientôt)
-Réveille toi, ça fait longtemps que tu dors, si tu continues comme ça, tu ne pourras jamais te sortir du sommeil, chanta une voix mélodieuse dans l'oreille du bel endormi. L'adolescent ouvrit doucement les yeux pour découvrir celle qu'il espérait retrouver depuis des mois.
-E… Esmeralda! Demanda Ikki, tout en refermant ses bras sur la jeune femme pour l'attirer contre lui.
-Pourquoi es-tu allé faire ça, tu savais que c'était idiot, tu n'as prêté attention à rien et tu t'es fait tué bêtement, le réprimanda sa belle, en se dégageant de sa douce étreinte.
-Mais, je . . . Enfin, Esmeralda, tu sais bien que je n'ai pas fait exprès, gémit-il en s,asseyant entre les draps sombres qui avaient suivi son sommeil agité. Ikki fut d'abord surpris de ne pas sentir la moindre douleur entre ses omoplates, là où il avait été blessé. Puis il se souvint qu'une fois mort, on ne ressentait plus aucune douleur physique. Ou presque. . .
Sa jeune amie abandonna sa tête blonde contre son torse musculeux, juste avant de fondre en larmes et en sanglots. Le pauvre chevalier ne pu que lui passer un bras autour des épaules et posé une main sur ses mèches dorées. Il aurait voulu ne pas cherché à comprendre la peine de la jeune fille, mais l'impression qui montait en lui était claire. Il devait savoir pourquoi elle était si triste. C'était capital.
-Esmeralda, arrêtes de pleurer je t'en pris et dis-moi ce qui ne va pas, lui ordonna-t-il.
-Tu étais jaloux de Shun, n'est-ce pas? Parce que lui et China pouvait se voir, mais que toi et moi ne le pouvions pas! Chuchota-t-elle dans son cou.
Ikki frissonna sous la caresse de son souffle et de ses larmes qui tombaient directement sur sa peau. Quand les bras d'Esmeralda entourèrent son torse, il se mit à trembler. Parce ce que ce qu'elle disait était parfaitement vrai. Pour la première fois de sa vie, lui et Shun n'avait pas été séparé par la mort, un caprice ou ses errances, mais par une femme.
À la pensée qu'Andromède pouvait voir China dès qu'il le voulait, alors que lui et Esmeralda voyait leur couple déchiré entre la vie et la mort, avait réveillé le cœur saignant du phénix. Ça l'avait blessé si profondément que plus rien n'avait eu d'importance à ses yeux. Obnubilé par la souffrance qu'il endurait, le jeune homme avait été tué par un imbécile de voleur de grand chemin.
-Tu ne portais pas ton armure non plus! Tu sais ce que ça veut dire?
-Esmeralda, je t'en pris, si je. .. ça fait des mois que je ne vivais plus que grâce à mon espoir de te retrouver. Maintenant que c'est fait, je ne peux plus m'apitoyer sur les causes de ma mort. Je veux juste oublier un peu. Je suis mort plein de fois et jamais tu ne m'as réprimandé d'avoir laissé ça arriver. Je veux te garder avec moi, m'occuper de toi, te remonter le moral, je. .. je veux t'aimer Esmeralda, je veux t'aimer autrement qu'en rêve. Maintenant, j'en ai la chance, alors ne te fâche pas après moi parce que je suis ici ou parce que je ne supportais plus de ne pas t'avoir avec moi.
-Ikki, toi aussi tu m'as manqué, tu crois que c'est facile comme situation pour moi? Murmura-t-elle en essuyant ses larmes et relevant son beau visage vers lui.
L'adolescent appuya délicatement son front contre celui d'Esmeralda, réprimant ses tremblements et sa peine avec difficulté. S'il l'avait retrouvé elle, il avait perdu Shun. Et même s'il trouvait un moyen de revenir à la vie pour rejoindre son frère, il la perdrait à nouveau. C'était une situation de non-retour. Parce que même s'il découvrait la façon de la faire renaître à la vie avec lui, il la mettrait en danger.
-Ikki? S'inquiéta-t-elle devant la soudaine fragilité dont le jeune homme était investi. D'habitude, c'était elle qui s'effondrait et lui qui la relevait. Même blessé, il n'aurait pas voulu laisser paraître sa faiblesse.
Pour éviter de la voir lire en lui comme dans un livre ouvert, le chevalier se recroquevilla sur elle, cachant son visage maintenant trop expressif dans le cou de la jeune femme. Il parvint à chasser ses tremblements et à calmer son âme éprouvée au contact de l'adolescente, quoique son cœur continua de souffrir.
-Je… Je ne sais plus quoi faire Esmeralda, jusque-là, tout est aller de travers. Je… J'ai l'impression que je n'arriverais plus jamais à rien, avoua-t-il, sur un ton où se percevait sa détresse.
-Allons mon beau guerrier, ne perds pas confiance en toi. Je t'aime, je ne t'en veux pas et je ne te demande rien d'autre que ton amour le plus sincère.
-D'après toi, qu'est-ce que je me tue à te donner? S'emporta-t-il comme elle le forçait à se redresser.
-Je déteste ton jeu de mot, le réprimanda-t-elle en caressant ses joues avec douceur pour le calmer.
-Désoler, je n'ai pas réfléchi…
Des larmes lui montèrent aux yeux sous la caresse des doigts de la jeune fille. Il y avait si longtemps que ses mains si douces ne l'avaient pas effleurés. Devant son regard tendre, elle se sentit fondre sur place.
-Dis-moi que tu m'aimes.
-Je t'aime, obéit-il en l'attirant sur ses genoux.
-Dis-le moi encore, supplia-t-elle en le laissant attraper une de ses mains et la porter à ses lèvres.
-Je t'aime, Esmeralda, répéta-t-il, d'une voix fragile. Il avait l'impression qu'elle ne le croyait pas.
-Encore, dis-le encore, souffla-t-elle en fermant les yeux.
-Je t'aime, je t'aime Esmeralda, je t'aime plus que tout, reprit-il en prenant délicatement son visage aux traits fins entre ses mains.
-Alors qu,est-ce que tu attends pour m'embrasser?
-Que tu me dis que tu m'aimes toi aussi?
-Je t'aime sacripant, bien sûr que je t'aime, fit-elle avant que leurs lèvres ne se rencontrent. À ce moment, Ikki aurait voulu que le monde cesse de tourner et qu'ils soient les deux derniers habitants de la planète. Il aurait voulu resté ainsi à jamais, goûtant le bonheur à petite goulée. Mais leur baiser s'enflamma et le phénix, presque fiévreux, renversa la jeune femme sur le lit de tissu noir. Ils avaient attendu si longtemps de se retrouver. Et malgré cela, ils se séparèrent, à bout de souffle.
-Tu m'aimes, tu en es sûre, demanda-t-il en frottant sa joue contre celle, glacée, d'Esmeralda.
-Oui, j'en suis sûre, mais Ikki, tu es si chaud tout d'un coup, comme si.. .
-Toi tu es gelée, laisse-moi te réchauffer, suggéra-t-il.
-Nous sommes morts, c'est trop tard.
-Il n'est jamais trop tard pour aimer, j'ai attendu trop longtemps pour te donner mon amour le plus sincère. Laisse-moi faire, je ne te ferais pas de mal.
-Moi non plus, tu n'as pas à en douter, mais ça dépend de ce que tu entends par amour sincère, fit-elle en caressant le dos nu du jeune homme.
-Tout ce que tu pourrais vouloir recevoir, répondit-il.
-Alors, donne-moi la vie.
Ikki en resta tout pantois. Parce que s'il comprenait bien ce qu'elle voulait dire, Esmeralda lui demandait de réaliser ce qu'il avait toujours cru impossible. Après tout, il n'était pas un dieu, il n'était qu'un homme. Un homme mort en plus. Dans la tendresse de sa voix perça un voile de craintes.
-Je veux bien essayer, mais..
-Que tu ais dit oui ou non, je suis toute à toi.
-Ne dis pas ça, ça me donne l'impression d'être un monstre.
-Mais, Ikki, tu ne m'as pas laissé le temps de te dire que tu serais à moi toi aussi, murmura-t-elle avant de le voir rougir pour la première fois depuis très longtemps.
