Chapitre 20 La promesse que je reviendrais pour toi

Point de vue d'Isabella :

Ce matin en me levant, en me réveillant j'eus un drôle de sentiment, une impression que j'avais déjà eue avant et qui ne me plaisait pas du tout. Loin de là. Il allait se passer quelque chose. Après un moment, je descendis de mon lit et je commençais ma routine journalière en me dirigeant vers la salle de bain afin de prendre une douche matinale afin de m'aider à me réveiller complètement et de me rafraichir. Une fois que j'eus fini de prendre ma douche et que je fus habillé, je descendis les marches menant aux étages inférieurs pour enfin atterrir au rez-de-chaussée où je commençai mon chemin d'une démarche légère et sautillante signe de ma bonne humeur malgré mon mauvais pressentiment persistant tout en me rendant dans le salon.

Dans la pièce, je fus accueilli par Remus assis dans un fauteuil en train de lire la gazette des sorciers. Il m'aperçut très vite et me fit un sourire en coin pour ensuite déposer sa gazette sur le côté du fauteuil et de se lever par la suite pour venir à moi et de me serrer dans ses bras en guise de salutations et d'affections.

« Le petit déjeuner est prêt… Je n'attendais plus que toi. » Déclara-t-il simplement en haussant des épaules en me gardant dans ses bras.

Au bout de plusieurs minutes, Remus se détacha de l'étreinte que nous partagions et il prit un peu de recul puis m'examina pendant un bref instant avec beaucoup d'attention et d'inquiétude. Afin de le rassurer que j'allais bien, mais aussi que j'allais mieux depuis ma crise de larmes, je lui fis un petit sourire en coin digne des Potter. Enfin, satisfait, il sourit à son tour de soulagement ainsi que de contentement et nous nous dirigeâmes vers la cuisine pour prendre place à la table. Chacun, nous nous servîmes de la nourriture installée sur la table. Moi, je me contentai d'une assiette d'œufs brouillés avec du bacon bien croustillant comme je l'aimais, accompagner d'un jus de citrouille frais. Dobby avait dû certainement aider Remus à la préparation du petit déjeuner, mais je savais que Remus connaissait mes gouts sans avoir besoin l'aide de Dobby pour cela, nous nous connaissions depuis bien trop longtemps afin que ça ne soit pas le cas. Depuis toujours, lui et moi avions été très proches et presque inséparables avec James, mais aussi Sirius. Pettigrow, je ne l'avais jamais porté dans mon cœur et il y avait de quoi.

Pendant que Remus mangeait ses divers aliments tout en étant occupé à lire la gazette des sorciers, chose que je ne parvenais pas à comprendre, car il y avait que des mensonges dans ce torchon et cochonnerie, je fixais mon assiette sans la voir tout en jouant avec ma nourriture à l'aide de ma fourchette.

« Qu'est-ce qui te préoccupe tant ? » demanda Remus en soupirant d'un air inquiet et en repliant la gazette pour ensuite la déposer sur le milieu de la table quelques secondes plus tard.

« J'ai un mauvais sentiment… » Soupirais-je tout en fronçant les sourcils et en me mordant la lèvre inférieure nerveusement. « … un très mauvais sentiment même. Je ne sais pas ce que c'est ou ce qui se passe, mais quelque chose de grand va arriver très prochainement et je n'aime pas du tout ça. C'est le même sentiment que j'ai eu peu avant la mort de mes parents, mais aussi celle de James et de Lily… Et s'il arrivait quelque chose à Harry ainsi qu'à Sirius ou même à toi, Albus, les jumeaux ? Je ne veux plus perdre quelqu'un dont je me soucie… J'ai déjà tant perdu à cause de ce salopard et cette fois-ci, je ne sais pas si je pourrais continuer si je venais à perdre encore des personnes que j'aime, je ne sais pas si j'en aurais la force… » Lui expliquais-je avec des larmes dans les yeux en relevant la tête pour le fixer dans ses yeux tout en avalant difficilement à cause de la boule que je sentais et qui me gênait dans ma gorge.

Aussitôt les mots sortis de ma bouche, Remus se leva en faisant tomber sa chaise au sol par la même occasion et vint vers moi puis il s'agenouilla sur mon côté et me prit dans ses bras dans une étreinte réconfortante.

« Quand mes parents sont morts, j'ai eu très dur à surmonter cette épreuve surtout quand mon père est mort. Lui et moi, nous étions vraiment très proches. Non seulement il était mon père, mais il était aussi une figure de mère étant donné que la mienne ne voulait même pas de moi. Tu sais, je vais peut-être paraitre méchante quand je dis cela, mais quand ma mère est décédée, je n'ai rien ressenti du tout, aucune tristesse, aucun chagrin et aucune perte. Mon père, par contre, c'était différent, j'ai été dévasté. Quand James est parti à son tour, je me suis senti vide, une partie de moi était morte avec lui ce jour-là. Tu sais, malgré que ça fait maintenant des années, je sens encore quotidiennement un vide à l'intérieur de moi, un manque et je ne veux pas perdre la seule personne qui me relie directement à James. Je sais que c'est un peu égoïste de ma part, mais Harry est tout pour moi comme l'était son père. En toute honnêteté, je serais prête à mourir pour lui, mourir à sa place si ça pouvait l'épargner et lui donner une chance de vivre une vie meilleure et remplie de bonheur, mais aussi d'amour. Il mérite tout ça bien plus qu'une autre personne. » Dis-je en sanglotant violemment. « Je m'en veux tellement de ne pas avoir pu empêcher la mort de James et Lily, je m'en veux de ne pas avoir été présente pour lui durant toutes ces années, mais c'était pour sa protection. Si j'avais été là, si je l'avais élevé moi-même, il aurait été encore plus en danger… » Finis-je en fermant les yeux et en prenant un morceau de chemise de Remus dans un poing serré et ferme.

Remus et moi restâmes ainsi dans cette position pendant un long moment sans ajouter un autre mot ou parler pour ne rien dire avant que finalement il me relâche pour ensuite se remettre debout de toute sa hauteur et de s'étirer afin de détendre ses muscles. Il me fit un clin d'œil et un petit sourire avant de se réinstaller à sa place initiale et de terminer son petit déjeuner.

« Quels sont tes projets pour la journée ? » demanda-t-il curieusement en changeant de sujet et afin de me sortir ces mauvaises pensées, mais aussi mes inquiétudes de ma tête ainsi que de mon esprit tout en élevant un sourcil après avoir déposé sa tasse de café.

« Rien de concret… Surement trainer dans la maison, peut-être faire une balade dans la forêt profitant d'un peu d'air frais, mais aussi pour vérifier les environ. C'est déjà protéger, mais j'aime mieux être sûr qu'il n'y a pas de mangemorts ou quoi que ce soit d'autre à proximité. Je ne sais pas vraiment à vrai dire, j'improviserais le moment venu. Et toi ? » Demandais-je à mon tour avec un sourire affectueux.

« Mmh… Sans doute, aller rendre visite à notre bon vieux Patmol… Le pauvre, il doit se sentir si seul dans cette grande maison… » Dit-il dans une note inquiète, mais aussi en secouant la tête.

« Il me manque… Surtout ses yeux… Tu lui diras que je pense à lui, n'est-ce pas ? » Le questionnais-je d'une petite voix de petite fille en me mordant la lèvre de façon incertaine.

Remus ne répondit pas, mais hocha la tête. En silence, il continua à manger. Au bout de plusieurs minutes, je déposai ma fourchette dans l'assiette et poussai celle-ci plus loin devant moi sur la table. Je n'arrivais pas à manger, c'était comme si mon estomac était noué. Il y avait beaucoup trop sur mon esprit et j'étais terriblement angoissé pour pouvoir le faire. Peut-être qu'un jogging m'aiderait à vider ma tête de toute pensée et inquiétude. Remus dû surement remarquer mon état émotionnel par la couleur changeante de mes cheveux parce qu'il me fit un sourire rempli de compréhension et de sollicitude.

« Je vais voir avec l'ordre s'il y a du nouveau. Si c'est le cas, je te dirais quoi dès que je le peux et le plus rapidement possible. » M'informa-t-il d'une voix douce qu'il réservait seulement à ses proches.

« Merci. » Répondis-je en souriant un peu plus largement cette fois tout en me levant pour ensuite sortir de la cuisine le laissant seul.

Une quinzaine de minutes plus tard, je revins avec un parchemin qui représentait un dessin de la forme animagus de Sirius et le lui tendis. Remus le pris avec un sourire puis il se leva et quitta finalement à son tour la cuisine. Je le suivis. Il entra dans la cheminée quelques instants plus tard, prit une pincée de poudre de cheminette et me souris largement avec un clin d'œil.

« 12, Square Grimmaurd. » Déclara-t-il en articulant d'une voix forte.

Cela dit, Remus disparut dans un ensemble de flammes vertes pour ensuite laisser une place vide. Haussant mes épaules, je me dirigeai vers ma chambre, m'habillai dans une tenue plus adéquate afin de courir. Une fois prête, je redescendis en bas puis je sortis de la maison dans l'air plus chaud de juin.

Je pouvais sentir perceptiblement la douce chaleur du soleil où il n'y avait pas de nuages qui le cachaient. Inspirant profondément l'odeur de la nature ce qui m'aidait un peu à apaiser mon côté vélane, je commençai à me déplacer d'abord dans de petites foulées puis en augmentant la vitesse au fur et à mesure que je m'avançais dans la forêt environnante pour enfin m'y engouffrer et débuter ma course à travers les arbres et buissons à un rythme régulier tout en faisant très attention à ne pas trébucher sur une branche ou une racine d'arbre gênante ou bien trainante sur le sol et de tomber pour me retrouver affaler comme une imbécile.

Point de vue de Fred :

Depuis la nomination d'Ombrage en tant qu'inquisitrice, nous savions avec George que nous n'allions pas trainer longtemps dans Poudlard. Si nous étions restés tant de temps, c'était pour être là et soutenir notre petit frère, Harry. Quand ce vieux crapaud avait remplacé Dumbledore, nous savions que nous devions mettre notre plan d'évasion en action et cela, le plus vite possible. Bien entendu, cette tâche n'était pas des plus simples et des plus faciles, il nous fallait du temps afin de nous préparer correctement. Nous avions non seulement besoin de stratégie, mais aussi de beaucoup d'intelligence et de génie, mais aussi de patience.

L'idée en général était de quitter Poudlard, mais avec George, nous voulions rendre hommage en quelque sorte à certaines personnes que nous respections, mais aussi pour les remercier de nous voir appris tout ce que nous savions aujourd'hui et qui nous avait permis de développer nos connaissances, mais aussi la création de nos produits. Dumbledore était l'une de ces personnes. Il était un homme bon. Le plus grand hommage cependant allait revenir et était réservé pour les maraudeurs, car c'était essentiellement eux qui nous avait appris à être les farceurs que nous étions, c'était grâce à eux et à leur génie que nous ne nous étions jamais fait prendre. En effet, grâce à eux, nous ne nous étions jamais fait prendre que ce soit de Rusard, de Rogue ou d'un autre professeur lors de nos nombreuses farces et frasques afin de mettre un peu plus de bonne humeur dans ce vieux château qui avait besoin de nouveauté.

Après des mois d'intense préparation, nous avions abouti à un résultat plutôt très satisfaisant. En bref, nous avions mis le désordre dans la plupart du château avec l'aide de Peeves ainsi que de Lee, mais également à l'aide de plusieurs idées notées dans le journal de tante Isa qui était en la possession d'Harry la plupart du temps. Il nous le prêtait parfois quand nous en avions besoin.

Dans beaucoup de couloirs, nous avions installé plusieurs marécages et d'autres objets dans ce style afin de piéger les pauvres malheureux et professeurs trainant dans les couloirs. Bien entendu, tous nos pièges comme les bombes explosives ou autres choses étaient plus particulièrement réserver pour Ombrage, Rogue et cette connerie de brigade. Enfin, après nous être rendu dans le bureau d'Ombrage et récupérer nos balais, nous nous étions dirigés vers la grande salle où avait lieu l'examen écrit de défense contre les forces du mal. Là-bas, nous avions déclenché le commencement de notre fête en mémoire aux maraudeurs. Nous savions très bien que même si nous intervenions, personne n'allait rater son épreuve parce que la plupart des élèves avaient fait partie de l'AD. Nous étions sûrs aussi qu'Harry ainsi qu'Hermione réussiraient sans problème cette matière.

Concernant Harry, il n'avait pas besoin de réviser cette matière, car il connaissait tous les trucs sur les bouts des doigts pour les avoir exercés et pratiquer depuis qu'il était à Poudlard. Il était un combattant né. Hermione, quant à elle, était très intelligente et elle connaissait tout ce qui avait dans les livres. Ces deux-là étaient une paire sur laquelle il fallait compter. Dommage qu'ils ne se rendaient pas compte de leur amour et qu'ils étaient bien trop aveugles pour le voir. Je savais très bien, en voyant Harry qu'il pensait que ses sentiments pour Hermione étaient seulement qu'une simple amitié, mais ce n'était pas le cas. Avec George, nous avions décidé d'attendre un peu afin de voir s'il y avait une amélioration entre ces deux-là, sinon, nous nous en mêlerons personnellement afin de faire avancer les choses entre ces deux-là, ces deux êtres trop têtus et fiers pour faire un geste vers l'autre. De ce que j'avais observé en silence, Harry ne semblait pas encore avoir réalisé ses sentiments, il faudra certainement un déclencheur pour que cela se fasse, mais du côté d'Hermione, je pouvais voir qu'elle l'avait réalisé. Je le savais à la façon dont elle se comportait avec Harry, mais aussi en voyant les gestes qu'elle utilisait envers lui, des gestes plus tendres qui s'attardaient parfois trop longtemps quand elle était en contact physiquement avec Harry. Tous les deux avaient toujours un contact tactile ce qui n'étais pas le cas avant cette année. Il y avait bien sûr eu des câlins mais pas aussi souvent que maintenant.

Une fois que Poudlard fut derrière nous et que le château disparut de notre vue, George et moi, nous décidâmes d'un commun accord de nous rendre directement à Londres, au square Grimmaurd. Nous savions que nous ne voulions pas retourner au Terrier, car nous connaissions que trop bien la réaction qu'allait avoir notre mère. De toute façon, elle n'avait plus aucun droit de décider pour nous, d'ordonner ce que nous devions faire ou le droit de dire un mot en la matière puisque nous avions maintenant l'âge adulte et légal. Nous étions à présent adultes à part entière et elle ne pouvait rien y faire.

Notre décision était prise, nous allions commencer à vivre notre vie comme bon nous semblait.

Point de vue de Sirius :

Cela faisait maintenant un très long moment qu'Harry était retourné à Poudlard. Malheureusement, je ne pouvais pas entrer en contact avec lui aussi souvent que je le voulais et comme je le désirais avec cette vieille harpie d'Ombrage qui était dans les parages et qui contrôlait non seulement le courrier arrivant par hibou, mais aussi les cheminées. Donc, en bref, je n'avais pratiquement aucun contact avec Harry à part quand il réussissait à entrer en contact par le biais du miroir que je lui avais donné et disons que ce n'était pas très souvent. Ce fait me dérangeait grandement. J'étais inquiet et préoccupé pour lui, mais aussi pour sa sécurité surtout que maintenant Dumbledore n'était plus présent dans l'école afin d'avoir un œil sur ce qui se passait.

Plus le temps passait depuis ma première rencontre avec lui dans sa troisième année, plus je le voyais et le considérais comme le fils que je n'avais jamais eu. Il était un jeune homme fort, courageux, mais aussi très intelligent. Il me rendait si fier.

Un petit sourire se dessina sur le coin de mes lèvres en pensant qu'au moins il avait hérité de certaines bonnes choses de James, mais aussi de Lily. Toutefois, plus il vieillissait, plus je me rendais compte qu'il avait le même tempérament, mais aussi la même maturité qu'Isa. Il avait beaucoup plus de choses en commun avec Isa qu'avec ses parents réunis.

« Hey Patmol ! » me salua Lunard en entrant dans la cuisine et en me sortant de mes pensées pour ensuite s'assoir sur une chaise près de moi.

« Comment va-t-elle ? Est-ce qu'elle est dans un endroit sûr ? Est-elle en sécurité ? » Demandais-je précipitamment en guise de salutations.

Remus secoua la tête et un léger rire sortit de sa bouche dans l'amusement de mon comportement soudain. Je le regardai avec des yeux confus ainsi qu'une moue boudeuse au fait qu'il se moque ouvertement de moi et de mon comportement.

« Je sais que tu es très inquiet pour Isa et je le comprends tout à fait, mais il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Isa est dans un endroit sécuritaire et isolé. En plus, s'il y a une attaque de mangemorts ou quoi que ce soit d'autre, elle sait très bien se défendre et se battre. Tu devrais t'en souvenir. Remémore-toi la fois qu'elle en a eu assez de Malfoy essayant de la mettre dans son lit pour la énième fois… Rassure-toi, il n'arrivera rien à notre Isa… Cette fois-ci, je ne permettrai pas qu'elle nous quitte aussi facilement. En plus, il n'y a pas que moi dans ce cas, il y a toi, mais aussi Harry et d'autres personnes. Rien ne se passera. Isa est bien là et pour de bon cette fois-ci… » Dit-il tout en laissant glisser un sourire narquois quand il mentionnant Malfoy.

Je me souvenais parfaitement de cette fois-là, James et Remus avaient dû me retenir afin que je ne m'en mêle pas. Pour finir, Isa avait jeté plusieurs sorts consécutifs à Malfoy et il avait fini par se retrouver à l'infirmerie pendant deux bonnes semaines. Quand il fut sorti de là, il avait encore essayé de mettre Isa dans son lit comme il le faisait le plus souvent, mais à chaque fois qu'il se retrouvait trop proche d'Isa, il était projeté à une cinquantaine de mètres d'elle et des pustules bleues apparaissaient sur tout son corps. Quand cela se produisait, personne ne voulait être près de lui à cause des pustules qui éclataient et qui émettaient une forte odeur désagréable et insupportable. Il fallait dire qu'à la fin, il ne tentait plus rien sur Isa pour la plus grande joie et soulagement de celle-ci.

« Tiens, c'est pour toi… » M'informa Remus en sortant quelque chose de son manteau puis en me le glissant sur la table.

En regardant mieux ce que c'était, je vis un morceau de parchemin plier soigneusement avec mon nom écrit dessus de la belle écriture d'Isa. Avec un sourire, je le ramassai et le déplia avec précaution, ne voulant certainement pas l'abimer ou le déchirer par mégarde. Dessinée était ma forme animagus dans les moindres détails avec un seul mot dans une bulle près de la gueule de Patmol.

Bientôt…

J'examinai le dessin pendant un petit moment avant de relever la tête et faire un petit sourire content et niais à Remus dans la joie qu'Isa avait pensé à moi. Ensuite, je mis le parchemin soigneusement plié dans la poche de mon jeans en me relevant un peu puis je me levai tout à fait de ma chaise et me dirigeai vers la cuisinière afin de nous faire un peu de thé.

« Comment est-elle réellement ? » demandais-je avec mon dos toujours tourné à lui tout en préparant la bouilloire sur le feu.

« Ça va, mais elle doit se battre avec sa vélane intérieure, c'est dur pour elle de le faire. Tu lui manques. L'autre jour, elle a craqué. Bien sûr, elle ne savait pas que j'étais là. Tu l'as connais, elle garde une façade forte devant les autres, mais une fois seule, tout ce qu'elle a emmagasiné à l'intérieur d'elle finit par sortir et être évacué d'une manière ou d'une autre. Ne t'inquiète pas, je pris soin d'elle et j'ai réussi à suffisamment la calmer, mais pour être honnête je ne sais pas combien de temps elle va tenir ainsi. Elle perd patience et j'ai peur qu'elle fasse quelque chose de radical. Je vais devoir entrer en contact avec Dumbledore afin de trouver une solution… Pour le moment, elle va mieux, mais je ne sais pas pour combien de temps… Je lui ai remonté le moral autant que je le pouvais. » Me rassura-t-il avec un air compatissant sur son visage. « Ne t'inquiète pas trop, on va trouver une solution pour qu'Isa ne fasse pas quelque chose d'inconsidéré ou plutôt sa vélane. Isa m'a confié qu'elle avait de moins en moins de contrôle… » Ajouta-t-il avec un visage inquiet.

Plusieurs heures plus tard, je me retrouvais une nouvelle fois seul dans cette maison sombre et que je détestais plus que tout. Remus venait de partir il y a un petit moment maintenant. Finalement, je me décidai de monter à l'étage et de me rendre dans le salon, mais quand je passai près du hall d'entrée, j'entendis plusieurs frappes à la porte avant que des bruits de pas résonnèrent dans le hall d'entrée. Immédiatement, je sortis ma baguette et la pointai dans cette direction juste au cas où, car normalement personne ne devait se présenter et il n'y avait pas de réunion pour l'ordre de prévu. Quelques instants plus tard, les jumeaux Wesley apparurent avec de grands sourires satisfaits sur leurs visages. Je sus à coup sûr qu'ils avaient fait quelque chose. Je les regardai septique, car normalement, ils devaient être tous les deux à Poudlard en train de passer leurs examens. Enfin, je baissai ma baguette et la rangea dans la poche arrière de mon jeans. Si Fol œil me verrait faire, il aurait certainement ma tête pour un truc pareil.

« Que faites-vous ici ou plutôt qu'avez-vous fait ? » demandais-je totalement confus de leur présence dans ma maison, mais aussi méfiant. Pourquoi étaient-ils venus ici et pas au Terrier avec leurs parents ?

« Pourquoi envisage tu que nous avons forcement fait quelque chose ? » dirent-ils d'une même voix.

« Peut-être parce que vous le faites toujours ? Vous n'êtes pas les premiers jumeaux que je rencontre et eux deux étaient encore bien pire que vous deux surtout Isa. Répondez à ma question maintenant. » Répliquais-je avec un sourire narquois.

« Eh bien -… » Commença celui que je reconnus comme George.

« … nous avons en quelque sorte quitté Poudlard-… » Poursuivit Fred en mettant ses mains dans les poches avant de son jeans.

« … et laisser un souvenir mémorable de notre passage et de notre départ. » Finit George tout en souriant diaboliquement avec son frère.

« Qu'avez-vous fait ? » demandais-je curieux, mais avec un sourire malicieux tout en les invitant à me suivre dans le salon.

« Nous avons laissé quelques marécages de notre création, certaines bombes explosives qui émanaient une puanteur insupportable aussi de notre création, mais dont nous avons eu l'aide d'Harry et quelques autres bombes qui aspergent les gens à proximité de teintures différentes, inlavables pendant une très longue période de temps. Nous avons bien entendu utilisé cette fois-ci les couleurs de Gryffondor. » Expliqua Fred avec un large sourire et une posture fière.

« Et il se peut que nous ayons laissé un plus gros souvenir aux Serpentard dans leur salle commune… Il se peut que quand ils vont entrer dans la salle commune, ils vont découvrir une salle remplie de plume de poules et d'oies, mais aussi des dizaines de lutins de Cornouailles. Tu sais comment ça peut être de sales créatures et des pestes à cela. Les Serpentard vont certainement se faire un plaisir avec eux et pour s'en débarrasser… » Déclara George d'une voix rêveuse en s'imaginant surement le résultat.

« Comment êtes-vous entré dans la salle commune ? » demandais-je intrigué.

« Eh bien, nous avons fait la même chose qu'Harry quand il était dans sa deuxième année, mais pas par la même façon pour autant. Nous savions que Grabbe et Goyle pensent surtout à leurs estomacs donc nous avons laissé quelques gâteaux trainer bien en vue pour eux, gâteaux où se trouvait du véritaserum. Enfin bon, il n'a pas fallu longtemps avant qu'ils nous disent le mot de passe, mais avant que nous allions nous occuper dans leur salle commune, nous leur avons jeté un sort d'oubliette. » Répondit Fred avec moquerie et satisfaction.

« Très intelligent. Où avez-vous trouvé toutes ces idées de pièges ? » Demandais-je amusé de leurs frasques.

« Le journal d'Isa nous a donné un point de départ, nous avons fait que des améliorations… » M'informa George avec un petit sourire et en haussant des épaules.

« C'est vraiment des idées géniales ! Isa sera fière de vous quand elle va en entendre parler. J'aurais voulu être là pour voir la tête d'Ombrage à ce moment-là. En tout cas, c'est très digne d'un maraudeur, mais attention ne le dites pas à votre mère que j'ai dis ça, elle m'étriperait encore plus qu'en temps normal… » Les félicitais-je en laissant un rire à gorge déployée à la fin.

« Alors… » Recommençais-je à parler d'une voix trainante quelques minutes plus tard. « Pourquoi ne pas aller au Terrier ? » demandais-je en les regardant attentivement avec un sourcil relevé.

« Ben… En fait, on n'avait pas trop envie de faire face à notre mère donc on sait dit que ça serait mieux de venir ici. En plus, on sait que tu te sens seul ! Qui mieux que nous pour te divertir un peu ? » Répondit Fred avec un sourire narquois.

« Très bien, je vous crois, moi non plus je n'aimerais pas faire face à votre mère à votre place. Vous pouvez rester autant de temps que vous le voulez… » Les informais-je d'une voix décisive en faisant apparaitre devant nous des bouteilles de bièraubeurre.

Point de vue d'Harry :

Hermione et moi étions toujours en train de courir à toute vitesse mettant ainsi le plus de distance possible entre nous et l'endroit où nous étions plus tôt dans la forêt interdite au cas où les centaures décidaient tout de même de s'en prendre à nous après s'être occupé d'Ombrage.

Il me semblait que des heures s'étaient écoulées depuis que nous avions quitté précipitamment la forêt, mais je savais que ça faisait seulement qu'une dizaine de minutes que nous courrions afin de nous mettre à l'abri. Il fallait absolument que je trouve un moyen de me rendre au plus vite au ministère de la magie afin d'aider Sirius. Ma cicatrice me faisait de plus en plus mal au fur et à mesure que le temps s'écoulait avec lenteur, je devais me concentrer sur la tâche à accomplir. J'examinai la distance qu'il nous restait à atteindre afin d'être en sécurité dans les murs du château et loin de la forêt. Il nous restait plus que la moitié du chemin à parcourir. En regardant sur le côté vers Hermione, je pouvais voir qu'elle avait du mal donc pour l'encourager à continuer, je lui pris la main tout en continuant à courir sur son côté. Brusquement, je vis des formes sombres se rapprocher de plus en plus de l'endroit où nous nous trouvions.

J'arrêtai ma course avec Hermione, me plaçai devant elle et attendis. Finalement, après un moment, je reconnus que c'était en réalité les silhouettes de Ginny, Luna et Neville accompagné de Lee Jordan, le meilleur ami des jumeaux et leur partenaire dans leurs crimes et farces. Plusieurs minutes plus tard, Hermione et moi, nous nous stoppâmes devant eux et ils s'immobilisèrent à leur tour. Neville nous tendit nos baguettes et je le remerciai d'un bref sourire.

« As-tu une idée pour te rendre à Londres ? » demanda Neville après plusieurs secondes en reprenant petit à petit son souffle.

« Comment avez-vous fait pour vous échapper ? » me contentais-je de répondre.

« Certains sortilèges que tu nous as enseigné, mais c'est Ginny et Lee qui ont fait le plus gros et le reste du travail afin que nous puissions sortir de là. Ginny a jeté un maléfice de Chauve-Furie à Malfoy et en ce moment même, il est surement occupé à essayer de se débarrasser de chauvesouris qui l'attaque venant de tous les sens. Lee quant à lui nous a permis de nous échapper de là sans que personne ne s'en aperçoive ou s'en rende compte… » Expliqua Neville.

« Comment tu as fait ça Lee ? » demandais-je intrigué et curieux en me tournant vers lui.

« Eh bien… George et Fred m'avaient laissé quelques objets de leur création au cas où il y aurait une urgence de ce genre ou si nous avions besoin de nous sortir d'un problème et qu'il nous fallait une distraction. Enfin bon, j'ai utilisé des bombes explosives sauf que celles-ci sont améliorées par rapport aux autres déjà existantes. Quand tu les jettes sur le sol ou sur une personne, elles émanent une puanteur épouvantable, mais fait également apparaitre une fumée rouge qui empêche à qui que ce soit de voir correctement. Bien entendu, l'effet du brouillard de fumée se dissipe après un certain temps, mais l'odeur reste pendant un très très long moment. Il faudra un certain temps à Ombrage de se débarrasser de cette puanteur non seulement dans son bureau, dans le couloir de celui-ci, mais aussi dans l'étage entier. » Dit-il avec un énorme sourire narquois.

« Qu'est-ce que vous avez fait d'Ombrage au fait ? » demanda Ginny en regardant autour d'elle comme si le crapaud en question allait surgir de nulle part.

« Elle a été emmenée par un troupeau entier de centaures en colère. » Répondis-je en haussant les épaules comme si ce n'était pas une grosse affaire. « Ce n'est pas ma faute si elle ignore le fait de ne pas provoquer ou de s'attaquer à un troupeau entier. » Ajoutais-je avec un ricanement.

« Et ils vous ont laissé partir comme ça ? » demanda Luna de sa voix rêveuse, mais on pouvait tout de même encore entendre son étonnement et sa stupéfaction.

Ginny me regarda avec un sourcil relevé, mais n'ajouta rien.

« Il faut trouver un moyen de locomotion pour nous rendre à Londres. Il faut absolument aider Sirius… » Dis-je avec détermination.

Pendant une certaine période, nous restâmes tous silencieux réfléchissant chacun à une solution.

« Pourquoi ne pas utiliser la voie des airs ? » proposa enfin Luna brisant le silence.

« Comment veux-tu qu'on aille par ce moyen. La plupart d'entre nous n'ont pas de balai à l'exception de Ginny et moi, mais le mien est je ne sais où enfermé dans les cachots par un sort qu'Ombrage a jeté sur lui et on a pas vraiment le temps d'aller chercher mon autre se trouvant dans mes affaires et dans la tour Gryffondor. En plus, nous n'avons pas à notre disposition des hippogriffes donc je ne vois pas comment on pourrait le faire à moins que tu nous aies caché le fait que tu saches voler sans balai, mais dans mon cas c'est impossible. » Répliquais-je aussitôt d'une voix plus forte de ce que je voulais réellement utiliser, mais parfois elle avait vraiment de drôles d'idées.

« Peut-être pas des hippogriffes, mais eux ils peuvent. Hagrid nous a appris quand nous assistions à son cours de soins aux créatures magiques qu'ils savaient très bien trouver la destination de leur cavalier. » Rétorqua-t-elle en pointant du doigt un endroit derrière moi et vers la forêt interdite en ignorant mon ton.

Je fis volteface et à contrecœur, je commençai à marcher vers la forêt avec les autres à ma suite reconnaissant pour une fois que Luna était fasciné par certaines créatures que les autres ne pouvaient pas toujours voir pour différentes raisons.

Quelques minutes passèrent quand soudain, entre deux arbres, je vis des yeux blancs luisants avec un reflet étrange appartenant à deux sombrals nous regardant comme s'ils avaient entendus et compris chaque mot de ce que j'avais parlé avec les autres.

« Oui… Bien sûr… Pourquoi n'ai-je pas pensé à vous ? » Demandais-je à personne en particulier en chuchotant.

Les sombrals secouèrent leurs têtes reptiliennes, rejetant ainsi en arrière leurs longues crinières noires. Je tendis la main afin de caresser le cou de celui qui m'étais le plus proche et le caressai avec précaution. Comment n'avais-je pas vu avant qu'ils étaient en fait très beaux en un certain sens ? Ça, c'était la question que je me posais en examinant avec attention et admiration la créature étrange. Elles avaient une tête entre le dragon et le cheval avec des yeux blancs qui brillaient avec éclat dans le noir et l'obscurité. Les sombrals avaient aussi un regard fixe et vide. Leurs ailes étaient comme celles des chauvesouris, elles étaient également douces et très lisses à la fois. En général, personne n'approchait les sombrals parce que ceux-ci étaient réputés pour porter malheur, car seules les personnes qui avaient vu quelqu'un mourir pouvaient les voir. Les autres personnes ne les voyaient pas.

« Harry… il y en a combien ? » demanda Hermione me sortant de ma contemplation.

« Deux. » Répondis-je simplement.

« Il nous en faut six en tout. » Annonça Hermione en regardant un peu partout autour d'elle essayant de deviner où pourrait être les autres sombrals.

« Ne t'en fais pas pour ça, d'autres vont bientôt arriver ! » déclara Ginny avec confiance.

« Comment sais-tu ça ? » demandais-je avec intérêt en tournant la tête dans sa direction et en arrêtant de caresser le sombral avec lequel j'étais occupé

« Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué ou encore réalisé, Hermione et toi, vous êtes couverts de sang et nous savons tous qu'Hagrid se sert habituellement de viande crue pour attirer les sombrals et les nourrir. Je pense que c'est pour cette raison que ces deux-là sont ici en fait. » Déclara Ginny simplement comme si c'était la réponse la plus naturelle.

Quelques secondes plus tard, j'entendis du bruit venant de plus profondément dans la forêt. Je me retournai afin d'observer d'où ça venait pour voir plusieurs sombrals s'avancer parmi les arbres avec leurs ailes repliées sur leurs corps, leurs yeux étincelants de curiosité.

Malheureusement, je n'avais pas le choix que de laisser les autres venir avec moi. Je savais que si je leur disais de rester ici, ils n'allaient pas écouter et faire tout leur possible pour venir avec moi d'une manière ou d'une autre surtout Hermione. Donc, ce fut avec résignation que je me tournai vers Hermione, Ginny, Neville, Luna et Lee avant de leur faire signe de me suivre tout en guidant ceux qui ne pouvaient pas voir les sombrals afin qu'ils puissent monter correctement.

Une fois que je fus assuré que tout le monde était bien installé et que je m'étais attardé un peu plus que nécessaire sur Hermione, je grimpai à mon tour sur le sombral qui m'était désigné. Heureusement, il n'opposa aucune résistance et j'en fus grandement soulagé. Accroché correctement au sombral, je jetai un coup d'œil en direction des autres afin de voir s'ils étaient tous prêts à décoller. Voyant que tout le monde était prêt, je reconcentrai mon attention sur l'animal et le regardai un instant avec confusion parce que là, je ne savais pas trop quoi faire pour le faire voler.

« Hum… Ministère de la magie, entrée des visiteurs à Londres… » Tentais-je d'une voix mal assurée ne sachant pas trop quoi faire d'autre pour le faire bouger.

Rien ne se passa, aucune réaction. Je soupirai frustré, car je n'avais pas vraiment le temps pour essayer une autre méthode. Soudain, après quelques minutes, après un court instant d'attente, les ailes du sombral se déployèrent de chaque côté pour s'étendre complètement. Je les observai choquer, elles étaient si grandes. La bête se baissa légèrement avant de s'abaisser encore vers le sol et d'ensuite s'élancer dans les airs. Je dus me cramponner hermétiquement, car le mouvement était si brusque et si rapide que je n'avais pas fait attention à vérifier si j'étais bien attaché. Après m'être remis de mes émotions, je regardai autour de moi pour voir que les autres sombrals volaient à la suite de mon propre sombral. Bientôt, nous sortîmes des limites de l'école dans l'air froid de début de soirée. J'espérais seulement que nous arriverions à temps afin de sauver Sirius, je ne voulais pas le perdre surtout en sachant que lui et ma tante partageaient quelque chose de spécial et d'unique. Ma tante ne s'en remettrait pas, je le savais au fond de moi…

Point de vue externe :

Au sommet de la plus haute tour du château de Poudlard, sur la tour d'astronomie, un oiseau rare d'une extrême beauté et d'un charisme unique était perché sur le toit de la tour observant les alentours et les anomalies. Il regarda une dernière fois vers le groupe d'Harry Potter où ils venaient tous de disparaitre de sa vue puis il déploya ses ailes et d'un mouvement gracieux, il s'envola dans le ciel étoilé sortant ainsi des terres bien connu de Poudlard. Sa destination était inconnue pour les personnes qui auraient pu l'apercevoir, mais lui, il savait où aller. Prévenir son maitre qu'Harry Potter avait quitté la sécurité de Poudlard comme il le craignait tant…

Point de vue d'Harry :

Mes yeux se plissèrent afin de se protéger du vent et de l'air froid. Nous avions maintenant dépassé Pré-au-Lard depuis un moment. En dessous de moi, je voyais défiler les villages. La nuit tombait petit à petit. Je me demandais combien de temps s'était passé depuis notre sortie de Poudlard et combien de temps Sirius pourrait encore résister aux tortures de Voldemort.

Nous continuâmes à voler dans l'air froid de la nuit. J'étais totalement frigorifié, je gelais. Cependant, je n'osais pas bouger ou de faire un mouvement pour tenter de me réchauffer un peu, je ne faisais rien parce que j'avais peur de glisser et donc de tomber vers le bas. Je ne savais pas où nous nous trouvions actuellement, je ne reconnaissais pas les alentours ou les paysages. Ma seule solution était de faire confiance à la créature me portant. De toute façon, je n'avais pas vraiment d'autre choix en la matière ou d'autres options.

À la fin d'un très long moment dans les airs, je sentis le sombral pointer vers le sol. À cela, je m'accrochai encore plus fortement et plus fermement. Nous descendions enfin. À présent, les lumières, immeubles et maisons pouvaient commencer à se voir lentement, petit à petit. Bien assez tôt, l'animal sur lequel j'étais installé se posa avec douceur sur le sol et je me laissai glisser à terre. Tout le monde descendit chacun à leur tour de sa monture et vint à mes côtés observant ce qui les entouraient et attendant la prochaine étape.

« Et maintenant, on va où ? » demanda Luna d'une voix intéressée.

« Là-bas… » Répondis-je en pointant la cabine téléphonique du doigt à quelques mètres de nous. La même que j'avais prise avec monsieur Wesley lors de mon audience disciplinaire.

Après avoir fait les différentes étapes dans la cabine afin de pouvoir nous rendre dans le ministère, le plancher de la cabine se mit à vibrer sous nos pieds et nous commençâmes à descendre petit à petit avec lenteur dans le sol pour ensuite nous engouffrer dans les profondeurs du ministère. Au bout de plusieurs minutes, plus ou moins une dizaine, la cabine s'immobilisa une bonne fois pour toutes et la porte s'ouvrit d'elle-même.

Avec précaution, je sortis avec ma baguette en main prête en cas d'attaque-surprise. Il faisait calme, le seul bruit présent était celui de l'écoulement d'eau venant de la fontaine. Je jetai un dernier coup d'œil aux autres puis nous nous hâtâmes à travers le hall principal du ministère. Très vite, nous arrivâmes devant les ascenseurs et nous y entrâmes tous. Enfin, la cabine s'arrêta en ouvrant ses portes grillagées après un très long moment.

« Département des mystères… » Annonça une voix robotique.