Hello ! J'espère que vous avez toutes passés de joyeuses fêtes de noël, sans abuser des bonnes choses, et que vous avez toutes été gâtés par le vieux monsieur barbu !
Johanna : Je suis contente que tu ais autant aimé ce chapitre ! Renée est très égocentrique, et pour éviter de culpabilisé, elle rejette la faute sur Bella. Bella ne se cache pas dans la benne a ordure, mais elle se trouve juste derrière en réalité. Tobby se devait bien d'arriver pour embeter notre couple preferé, et il a choisi son camp ! Merci pour ta review ^^
Cassy-chou : Oui, tu as bien compris, j'ai 18 ans ! C'est vrai, l'age influe souvent sur la façon dont on lit une histoire, car il n'y a pas la même maturité ni la même connaissance de la vie. Par exemple, mon expérience en terme d'accouchement et de développement de l'enfant est très limité, voire inexistante ! Je suis contetne que tu ais aimé ce chapitre, mais c'est vrai qu'Ed et Bella ne vont pas avoir des relations intimes tout de suite, je vais encore faire trainer les choses ! Passes de joyeuses fêtes de fin d'année ! Bisous, jtd, merci pour ta review ^^
Anges0112 : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Renée est quelqu'un de très égocentrique, et pour ne pas culpabiliser, elle rejette la faute sur Bella. Le retour de Bella chez elle, c'est pour la semaine prochaine, mais tu as un avant-gout de ce qui va se passer dés ce chapitre ! Passes de bonnes fêtes de fin d'année, merci pour ta review ^^
Dolylavi : Non, je te rassure, Edward n'est pas amoureux de son ex, mais disons qu'il a un arrière-gout amer quand il repense à sa relation. Tu auras des explications plus présises dans ce chapitre. Merci pour ta review ^^
Aussidagility : Bon, visiblement j'ai tapé juste ! Je te rassure, mon front va bien, j'ai une belle bosse maintenant dessus, mais rien de bien méchant ! lol. J'espère que tu as passé un joyeux noel et que tu as bien été gaté, et je te souhaite un joyeux réveillon de la saint Sylvestre ! Bisous copine, merci pour ta review ^^
Nini54 : Renée est égocentrique, mais sa réaction va s'expliquer la semaine prochaine. Bella sera très soutenue par Rose, Emmett et Charlie, et elle pourra traverser cette épreuve (avec difficulté tout de même) En fait, Edward avait insulté Mike de crétin, et, ce dernier très susceptible, lui en avait voulu, et lui avait involontairement renversé les deux gobelets de cafés brulants sur le corps. Edward va éviter de penser que sa mère et Carlisle ont fait des choses intimes, mais il ne pourra plus nier l'évidence dans plusieurs chapitres. Tobby a fait un choix, et il préfère définitivement Bella a Edward ! L'ex dont parle Edward, c'est Heidi. J'en ai peu parlé au cours de l'histoire, Edward y fait une rapide allusion au chapitre 5 de l'histoire. J'ai passé un bon noel, merci, et j'espère que toi aussi ! Passes un joyeux réveillon de la saint Sylvestre ! Merci pour ta review ^^
Sans pseudo : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Merci pour ta review ^^
Bella POV
Je me réveillais en sursaut dans le lit, et cherchais à comprendre avec difficulté la raison de mon réveil. Je me recouchais dans le lit, et tentais de calmer ma respiration. Edward dormait toujours sur le flanc, gardant sa main dans la mienne. Je me concentrais sur sa respiration lente, apaisée, pour que la mienne s'adapte à la sienne. J'allais m'apaiser définitivement quand je vis une vive lumière blanche à travers le hublot en plastique du garage, recouvert par un tissu bleu. Je me relevais de suite et attendis. Un énorme grondement se fit entendre.
- Edward ! Edward ! J'attrapais son bras pour le secouer et le réveiller. Il eut un grognement. Tobby se réveilla également, couina, et vint se coller contre moi. Edward, j'ai peur ! Je tentais de contrôler les trémolos dans ma voix, sans grand succès.
- Qu'est ce qui se passe ? Il pivota légèrement vers moi.
- Je ne sais pas, je sais juste que je suis morte de trouille ! Ya de la lumière et du bruit ! Il alluma la lumière. Un nouvel éclair de lumière transperça la nuit noire. L'ampoule clignota légèrement avant de nous éclairer stablement.
- C'est l'orage, rien de grave. L'énorme grondement se fit entendre à nouveau. Je me recroquevillais dans le lit et attrapais Tobby dans mes bras. Lui aussi tremblais comme jamais.
Un claquement se fit entendre dans la pièce, et le réveil ainsi que la lampe s'éteignirent d'un seul coup. Edward glissa un bras sous mon corps et me colla contre lui. J'enroulais un bras autour de son cou et me laissais aller, profitant de la chaleur de sa peau. Mes ongles allèrent gratter le crane du chien pour l'apaiser.
Des pas descendirent lentement l'escalier, et une lumière vacillante fit refléter une ombre immense sur le mur. Je fermais les yeux et me collais plus contre Edward.
- Maman ? L'entendis-je murmurer.
- Montez, je viens d'allumer les bougies ! Tobby, reconnaissant la voix de son autre maitresse, bondit de notre étreinte et alla suivre Esmée. Elle remonta, et je sentis le bras d'Edward chercher sa lampe de poche.
- Viens. Ma mère aussi est morte de trouille, et c'est notre tradition quand il y a de l'orage. On se réunit dans le salon à la lumière des bougies, et on attend. Un nouvel éclair apparut. Je renforçais mon étreinte autour de lui. Bon, j'crois que j'ai compris !
Il vira les draps dans lequel nous étions emmêlés et porta dans ses bras. Il glissa la lampe de poche dans ma main pour qu'il puisse trouver la sortie. Je sentis ses pas monter les marches. On déboula dans la grande pièce entourée de bougie. Je n'eus pas le courage d'éteindre la lampe de poche. Il nous dirigea dans la pièce et j'eus la surprise… De tomber sur mon médecin, le docteur Cullen, torse nu comme Edward, portant simplement un pantalon en guise de pyjama. Je m'interrogeai sur sa présence. Il regarda d'un œil mauvais ma tenue, une simple chemise qui découvrait une large partie de mes cuisses.
- Je ne commente pas votre situation, vous ne commentez pas la mienne. Edward hocha la tête et nous installa sur le canapé. Il mit sa main sur mon crane et la posa sur son cœur. J'en écoutais le battement lent et apaisant. La mère d'Edward reparut avec un autre chandelier et le posa sur la table basse.
Sa mère s'assit sur le canapé face à nous et prit le bras de mon médecin pour l'enrouler autour de ses épaules. Bon, je commence à cerner la situation. Mais pourquoi Edward ne m'a-t-il pas dis que mon médecin est son beau-père ? Il n'a pas à en avoir honte, c'est un chirurgien de renom.
Le battement de son cœur et sa respiration apaisante me firent oublier la tempête qui s'abattait dehors. Mes paupières se firent lourdes et je me sentis m'endormir contre le meilleur oreiller du monde.
Edward POV
Je tentais de ne pas regarder le médecin serrant ma mère dans ses bras, trouvant la situation dérangeante. Surtout qu'elle ne m'a pas dit qu'il devait venir, ce qui signifiait qu'il a dut se pointer quand on était dans le garage.
- C'est une bonne idée, m'annonça le médecin.
- De quoi ? Demandai-je, intrigué.
- D'avoir mis Bella en peau à peau avec toi pour l'apaiser, comme pour les nouveaux nés. Les battements de ton cœur ont contrôlés le sien, et elle a pu se calmer et s'endormir.
- C'est rien, c'était une idée comme une autre. Je retirais une mèche de cheveux qui tomba sur son nez et la calais derrière son oreille.
- Tu devrais aller dormir. Tu vas avoir une dure journée demain.
- Ecoutez, il est plus de 3 heures du matin, je suis pas d'humeur à faire des énigmes à deux balles. Alors, allez droit au but, ce sera mieux.
- J'ai décidé de te réintégrer. Avec un peu d'avance, je le conçois, mais, quand je te vois agir avec Bella, je sais que tu es tout sauf un mauvais infirmier, bien au contraire. Puis, mais ça, c'est dans une moindre mesure, j'ai besoin de remplacer Sam. Déjà qu'on est déjà court niveau personnel, je ne peux pas me permettre de te suspendre plus longtemps.
- Emily a accouché ? Et alors, c'est quoi ?
- Ils ont eu un beau petit garçon, qu'ils ont appelés Jared. Il nous a juste bipés pour nous l'annoncer, personne ne l'a vu. On va faire une énorme collecte pour leur payer le landau, le trotteur et tout un tas de vêtement. Tu en fais partie ?
- Je vous payerais demain. Merci, en tout cas, de me réintégrer.
- Je le fais surtout de bon cœur. Ne vas pas croire que je le fais uniquement pour la survie de l'hôpital.
- Je le sais. Je crois que je vais aller me rendormir, si jamais je dois retourner au travail demain. Tu peux remettre le courant m'man ? J'aimerais éviter de faire une chute magistrale en descendant dans le garage. Elle hocha la tête et prit sa lampe de poche.
Je me levais et me dirigeai vers l'entrée de mon petit monde. Ma mère referma la porte derrière moi. Je nous installais dans le lit et nous couchais cote à cote. Je remis correctement la couette sur son corps et la serrais contre moi pour qu'elle n'ait pas froid. Je passais une de mes meilleures nuits, la plus paisible qui soit quand on sert contre soit la personne que l'on aime.
- Tu es vexé, je le sais. Bella se colla contre mon dos et enroula ses bras autour de mon ventre.
- A propos de quoi ? Je passais ma blouse d'infirmier. Bella resta contre moi.
- Ton ex. Depuis que je t'en ai parlé, tu es renfermé, et tu ne me parles plus. Je suis désolé, je voulais pas, je… Je posais délicatement mon index sur ces lèvres.
- Ce n'est pas grave. Tu as juste fait ressurgir deux trois trucs pas très agréables. J'ai pas envie de parler de tout ça.
Mon regard se posa d'instinct sur mon ordinateur, dans un coin de la pièce. Je revis les mots qu'elle m'avait envoyés par e-mail, pour m'annoncer qu'elle préférait une séparation, vu qu'elle était à New-York. Elle n'avait même pas eu le courage de m'appeler. Bon, ok, j'ai dit que notre rupture était d'un commun accord. Sauf qu'elle était plus d'accord que moi. Je n'ai jamais répondu à ce message. Elle m'en a envoyé des tas d'autres qui sont restés sans réponse. Ensuite, je suis revenu m'installer ici, chassant de ma mémoire Seattle, et les souvenirs que j'avais avec elle.
- D'accord, on n'en parlera plus. C'est promis. Je me tournais vers elle et l'embrassais. Je profitais du contact chaud de ses lèvres pour oublier les mauvais souvenirs.
- Je m'en veux de t'abandonner comme ça jusqu'à ce que tes parents arrivent, mais c'était une occasion inespéré pour moi, de reprendre le travail aujourd'hui.
- Ce n'est rien, je comprends. Je resterais avec ta mère, elle ne me mordra pas.
- Ne t'en fais pas pour ça. Il y eut un léger silence entre nous. Nos aux revoir, sans savoir quand nous allions nous revoir. J'en ai marre de l'abandonner à chaque fois ! J'ai beaucoup apprécié notre nuit tous les deux. Et si jamais tu veux revenir, cette porte t'es grande ouverte !
- Je vais voir comment mon retour se passe. Ma rencontre avec Renée, les commentaires du reste de ma famille…
- Je termine ma garde à 19 heures 30. Je t'appellerais dans la soirée, d'accord ?
- Pas de souci. Nous allions nous embrasser à nouveau quand j'entendis la porte en haut des escaliers s'ouvrir.
- Edward, il faut y aller ! Carlisle part au travail maintenant !
L'ambiance dans la voiture fut étrange. Personne ne se parlait, ni ne s'échangeait de regard. J'aurais voulu briser ce silence monotone en allumant la radio, mais cette dernière ressemblait au tableau de bord d'un Boeing, puis, c'est quand même mal poli d'allumer la radio dans la voiture d'un homme qu'on ne connait quasi pas. Il s'engagea sur le parking de l'hôpital et alla se garer à sa place attitrée. J'allais quitter l'habitacle quand il m'attrapa le bras.
- Je te reçois à 15 heures dans mon bureau pour avoir le contre-rendu de l'incident avec la tasse de café. Il me faut des noms, et faire tomber des sanctions. Je vais interroger tous les infirmiers, et je sais que vous allez vous serrer les coudes. Si je m'en rends compte, je devrais avertir le conseil d'administration pour qu'il prenne des mesures plus radicales. C'est bien compris ?
Je hochais la tête et sortis réellement de la voiture. Je grimpais rapidement jusqu'aux vestiaires des infirmiers, où je trouvais tout le groupe en train de se changer. Ils furent surpris de me revoir ici aussi vite mais me réservèrent un accueil chaleureux. Mike était assis sur un banc, blanc comme un linge.
- Cullen va nous cuisiner pour qu'on dénonce celui qui m'a brulé. Mon regard se porta instinctivement sur Mike. Je vais te couvrir vieux, en prétextant que c'était un accident de ta part. Tu as trébuché et je me trouvais dans la ligne de mire. Vous me suivez ou pas ? Demandai-je en me retournant vers les autres. Certains hochaient franchement la tête, d'autres hésitaient un peu. Ecoutez, nous ne risquons rien si nous paraissons unis, d'accord ? Ceux qui étaient de mon côté lancèrent des regards lourds à ceux qui hésitaient, qui finirent par acquiescer.
Tous les bippers se mirent à sonner en même temps dans la petite pièce, provoquant un son strident pendant plusieurs secondes. J'attrapais le mien. Un message des urgences. Tous mes collègues prirent la même direction, se servant des escaliers pour aller plus vite. En arrivant dans le service, on comprit de suite le pourquoi de cet appel urgent.
Des dizaines de brancards se trouvaient répartis dans plusieurs box de soin. Certaines personnes hurlaient de souffrance, d'autres avaient la tête prisonnière d'une minerve, et certaines étaient dans l'inconscience.
- Bon dieu, mais c'est quoi ce bins ? Prononçai-je à haute voix. Deux ambulanciers me bousculèrent et repartirent vers le véhicule. Mes collègues et moi, nous restions ahuris devant tant de blessés avant de reprendre conscience et aller assister un médecin. Je m'approchais de Cullen et ses internes, ayant visiblement besoin d'aide. Je pris le ballon servant à faire entrer l'air dans les poumons du patient sous intubateur et exerçais un mouvement régulier.
- Qu'est ce qui s'est passé ? Ce fut l'interne à côté de moi qui me répondit.
- Un poids lourd a glissé à cause de la pluie sur la voie rapide, et ça a fait un accident en chaine. Il y a encore pas mal de blessés qui vont arriver, et d'après les collègues, c'est pas des blessés légers.
- Au lieu de faire les potins du coin, essayez de sauver cet homme voulez-vous ! L'engueula Cullen. Il afficha les radios du patient sur un des tableaux lumineux et tenta de les analyser sous le regard attentif de son chef.
- Je dirais qu'il a deux côtes cassées, et trois fêlés.
- Continuez. Il n'en eut pas l'occasion. Le moniteur qui devait se charger de calculer le rythme cardiaque du patient s'agita.
- Bradycardie ! Rythme cardiaque à 43.
- Chariot de réa, vite ! Je confiais le ballon à un des internes et courut chercher le matériel nécessaire à la réanimation du patient. Je tendis les palettes au médecin et positionnais deux patchs sur la peau du patient. Il appliqua les palettes et me demanda de les charger. Je me plaçais derrière lui et fis ce qui était demandé. On fit ça à trois reprises, lui injectant une seringue d'adrénaline pour essayer de faire repartir son cœur. Sans succès. Le moniteur montrait un point d'interrogation ainsi qu'un rythme plat. Nous attendions tous les ordres du médecin. Il souleva la manche de sa blouse et regarda sa montre.
- Heure du décès, 10 heures 24. Il attrapa le dossier du patient avec un geste brusque et nota l'heure du décès. Il fit quelques annotations rapides.
- Descendez-le à la morgue, Masen. Il nous reste encore d'autres blessés qui vont arriver. Les internes m'aidèrent à transporter le patient sur un brancard à roulettes. Une des missions que je déteste le plus dans mon job. Je remontais rapidement dans la salle des urgences et repartis aider le médecin. Je l'accompagnais d'urgence au bloc pour l'assister sur une lourde intervention de plus de cinq heures. Heureusement, le patient s'en sortit de justesse.
Je sortis du bloc, retirais mon équipement et me lavais les mains. Je remontais jusqu'au rez-de- chaussée et allais m'acheter rapidement un sandwich, n'ayant pas pris le temps de prendre mon repas de midi. J'allais m'installer contre une des vitres et retirais le cellophane de mon repas. J'allais croquer un énorme bout de mon sandwich crudité-salade-viande quand je vis une petite fille dans un des box des urgences. Assise là, oublié de tous, les yeux dans le vague. Elle portait une robe de princesse rose avec un petit diadème. Elle avait une trainée de sang sec sur le visage et tenait son bras en écharpe. Je croquais deux bouchées de mon sandwich, demandais aux cuisiniers de me le garder et allais la rejoindre.
- Quelqu'un s'occupe de toi en ce moment ? Lui demandai-je en attrapant un tabouret. Elle fit non de la tête. Je pris son dossier médical et y jetais un œil rapidement. On devait lui poser un plâtre, et lui faire un pansement neuf au-dessus de l'arcade sourcilière.
- Je veux ma maman ! Souffla-t-elle. Deux grosses larmes roulèrent sous ses yeux.
- Oh ma princesse, non, pleure pas ! J'attrapais un mouchoir et lui essuyais le visage. Ta maman doit être avec les médecins, ils sont en train de la soigner. Ton papa est ici ?
- Tra-travail ! Bégaya-t-elle.
- Tu sais où il travaille ?
- Res-tau !
- D'accord, calme-toi. Je jetais un nouveau coup d'œil à son dossier médical. Le pédiatre ni l'orthopédiste n'ont prévus d'insertion chirurgicale, et la case concernant la nourriture n'était pas coché. Je vais chercher tout le matériel qu'il me fait pour te soigner, et je vais te ramener un verre d'eau, d'accord ? Elle hocha la tête. Je pris son dossier médical et passais par l'accueil.
- Appelez tous les restaus de la ville pour trouver le père de cette gamine, ok ? Elles hochèrent la tête et prirent le bottin. Je partis dans la réserve et prit tout ce dont j'avais besoin. Je passais par la fontaine à eau et par le distributeur pour lui acheter un sachet de friandises. Je repartis vers son box, en tirais le rideau et la fis s'allonger pour lui mettre un pansement neuf.
- Tu t'appelles comment ? Lui demandai-je. Je le savais bien sûr, mais la faire parler ne lui ferait pas penser à ce que je lui faisais. Je retirais le pansement que les urgentistes lui avaient fait sur place et nettoyais la plaie.
- Mary. Et j'ai 7 ans, ajouta-t-elle, devançant mon autre question.
- Et tu allais où déguisé en belle princesse ? Au spectacle de ton école ? Elle hocha la tête.
- Je suis la princesse Aurore. Tu la connais ?
- Bien sûr ! Et ton prince charmant, il allait t'embrasser sur la bouche ? Elle eut un rougissement et ricana, gênée.
- Ben non, t'es bête ou quoi ? Il allait m'embrasser sur la joue ! En plus, il est vraiment trop beau mon prince ! Je posais délicatement le pansement et attrapais une compresse humide. Je nettoyais le sang séché.
- Et toi, tu es une très belle princesse. Tous les garçons vont vouloir être ton amoureux maintenant. Attention, ne bouge pas. J'attrapais délicatement son poignet blessé et le tenu délicatement. Elle eut une grimace. Je le gardais le plus immobile possible et habillais son bras d'un jersey et l'entourais de coton. Je cherchais des yeux l'orthopédiste pour qu'il vienne lui poser son plâtre. Je vis simplement Cullen remplissant ses dossiers de la matinée, accoudé au comptoir avec une tasse de café. Je l'interpellais pour qu'il vienne lui poser les bandes de plâtre que j'allais humidifier dans l'eau tiède. Je lui laissais ma place sur mon tabouret.
- Ils sont où tes parents ma petite puce ?
- Sa mère doit surement être au bloc, et les secrétaires se chargent de retrouver son père qui travaille dans un restaurant. Je trempais une longue bande de plâtre dans un seau d'eau chaude et la tendis au médecin.
- J'vais pas pouvoir être la princesse si j'ai un plâtre !
- Ne t'en fais pas, avoir un plâtre aura un grand avantage. Tous les garçons de ton école voudront être serviables. Cullen rigola.
- On sent que vous parlez en connaissance de cause Masen !
- Tu l'as déjà fait, toi ?
- Oui, à ton âge, je me suis cassé la figure à la patinoire avec ma maman. J'ai eu le poignet dans le plâtre pendant trois semaines. Toutes les filles de mon école me donnaient leur gouter et m'aidaient à porter mon sac ! Elle eut un éclat de rire. Le médecin modela délicatement le plâtre pour lui donner un aspect lisse.
- Est-ce que tu as des fourmillements ? Elle fit non de la tête. Bon, tu vas rester avec nous pendant deux jours, le temps que ton plâtre sèche et pour vérifier qu'il est bien posé. Ton papa devrait bientôt arriver, mais tu ne dois pas toucher ton plâtre, d'accord ? Elle hocha la tête.
- Tiens, vu que tu as été une jeune fille très courageuse, tu mérites une belle récompense. Je sortis le sachet de fraise tagada de ma poche et l'ouvrit pour elle.
- J'adore les bonbons ! Merci ! Elle les mangea un à un rapidement. Je lui apportais un nouveau verre d'eau et signais la fiche de soin à coté de Cullen, avant de confier la petite à une infirmière du service pédiatrique pour qu'elle la surveille jusqu'à ce que son père arrive.
- Tiens. Je ne sais pas si ça se fait, mais je voulais t'offrir un cadeau pour ton retour à l'hôpital parmi nous. Il posa une boite de forme rectangulaire à côté de moi, recouverte d'un papier cadeau bleu nuit et surmonté d'un nœud rouge. J'enlevais délicatement ce dernier et détachais les bouts de scotch pour enlever le papier. Je découvris un iPod dans sa boite en plastique.
- Merci. C'est un très beau cadeau, un petit peu trop beau quand même. Je lui tendis la main pour qu'il la serre. Cette poignée de main se prolongea bien plus que nécessaire.
- Je voulais juste marquer le coup. Et ce n'est en aucun cas un moyen pour t'acheter ou acheter ton affection. Je relevais les yeux vers lui.
- J'avais bien compris que vous aviez fait ce geste dans un but totalement désintéressé. Je récupérais mon présent et allais monter le ranger dans mon casier quand je vis Bella dans le hall d'accueil, assise sur une de leurs chaises en plastique.
Elle se leva quand elle me vit et se dirigea vers moi. D'instinct, elle me serra contre elle. Je lui rendis son étreinte quand je vis les deux secrétaires de l'accueil, celle qui répandent les ragots plus vite que la lumière dans l'hôpital dégainer leur portable. Je leur fis deux beaux doigts d'honneurs bien visibles. Elles rangèrent leurs engins.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? Lui demandai-je en retirant une de ses mèches de cheveux.
- J'ai rendez-vous avec le psy. Il voulait me rencontrer à tous prix, suite à ma petite crise d'hier.
- Ton retour chez toi s'est bien passé ? Elle s'agrippa plus fortement contre moi, refusant de me lâcher. Je fis de mon mieux pour la serrer contre moi avec la même intensité sans la blesser quand j'entendis sa voix faible.
- Elle est définitivement partie ! Elle nous a abandonné. Je nous guidais sur un des fauteuils en plastique pour écouter son récit.
Voila pour cette semaine !
Je vous retrouve l'année prochaine pour découvrir la suite, et je vous souhaite par avance un joyeux réveillon de la Saint Sylvestre !
Bisous ^^
