Voici le second et dernier chapitre de la soirée, histoire de me faire pardonner pour ce long hiatus
Enjoy !
Azniv
Dans le même temps dans la salle à manger du couvent.
Ziva relu pour la seconde fois les gros titres des journaux hébraïques.
Leur plan avait fonctionné et ils avaient commencé à publier les informations suspicieuses qu'une source, étrangère et anonyme, avait laissé filtré, au compte gouttes, promettant de plus amples détails dans un futur proche.
Ce qu'ils espéraient ne pas avoir à faire.
Car leur deal, leur plan d'évasion, tenait à cela.
La nouvelle étape était que David prenne contact avec eux, et accepte le marché. Autrement, le si difficile équilibre des relations internationales que Vance craignait de mettre en péril basculerait. Et eux avec.
Il suffisait maintenant d'espérer ne pas prendre la tasse. De ne pas se noyer et de retourner à bon port.
A côté d'elle, McGee et la petite Aïda déjeunaient et semblaient encore se jauger.
La petite décortiquait les moindre geste qu'il pouvait faire tandis qu'il tentait, le plus précautionneusement possible de rentrer en contact avec elle. Plus que ce qu'il avait pu jusqu'à là du moins. Mais il semblait que l'enfant ne donnait sa confiance que très rarement et que son devoir de protection envers Juliette n'arrangeait rien. Non pas qu'elle considère McGee comme une menace mais il ne faudrait pas qu'il fasse un faux pas.
Et le jeune homme s'en rendait très bien compte.
C'était assez plaisant à regarder.
Tony rentra avec la mère supérieure. Ils n'arrêtaient pas de faire des allers retours entre les deux institutions pour s'assurer que tout allait bien des deux côtés.
Et à chaque fois que son mari revenait de là bas, elle revoyait le regard qu'il avait lorsque les jumeaux étaient des nourrissons qui amenaient des découvertes chaque jours. Le premier rot, le premier sourire, le premier rire, le premier gazouillis…
La décision qu'ils avaient pris la veille au soir lui revint. Et si, pour apercevoir encore ce sourire sincère sur le visage de son homme, il fallait qu'elle retombe dans les couches culottes et les biberons toutes les 4 heures alors…Elle ne regrettait pas de lui avoir dit oui…Pas le moins du monde.
Et hier, après qu'ils aient très sérieusement commencé à préparer cette nouvelle vie, pendant qu'il dormait tranquillement contre elle, elle était restée imaginer le visage de cet enfant. Elle avait décidé qu'il aurait les yeux de son père, ses yeux qu'elle voyait sans cesse dans sa prison de Somalie, qui avaient évité qu'elle ne devienne folle. Elle voulait aussi qu'il ait son sourire malicieux. Le même qu'Aaron avait apprit de Tony. Il aurait aussi son charisme et sa perspicacité. Ils auraient les mêmes oreilles, nez, doigts…Et cette petite tache de naissance qu'il avait, soigneusement cachée.
Ce bébé serait Tony.
Sa preuve d'amour pour lui et pour tout ce qu'il avait fait pour elle et les enfants ces dernières années.
Elle avait même laisser aller son imagination vers le fait qu'elle pourrait prendre un mi-temps au lieu d'un temps pleins pour s'occuper de sa famille. Peut être était-il temps de devenir raisonnable et de trouver des buts plus important que de se mettre en danger. Ou alors accepter un autre poste, moins risqué.
Elle aimait son travail, courir après les ennemis qui mettaient les siens en danger, pouvoir suivre des courses poursuites, se battre, tirer, lancer ses couteaux…Elle aimait tout cela, elle avait été tout cela.
Mais elle ne l'était plus. Elle…était une maman maintenant, une maman qui maniait le 9 mn comme d'autre manient le fouet à gâteau. Une maman qui ne voulait plus avoir peur pour ses enfants que ses anciennes batailles reprennent surfaces, comme celle-ci.
Elle voulait pouvoir ne pas avoir à expliquer de nouveau pourquoi des messieurs en costumes surveillaient la maison d'Oncle Ducky pendant que Papa et Maman partaient prendre l'avion et ne pouvaient pas dire exactement quand ils rentreraient.
Ses armes lui manqueraient sans doute. Son badge aussi. Mais elle n'avait pas besoin de lui pour être armée et protéger sa famille.
-Ziva tu m'écoutes?
-Euh oui McGee pardon?
-Je disais que Dinozzo semblait avoir pris du poids charia le plus jeune.
Hier, ses abdos lui semblaient parfait pour un homme de son âge merci. Et elle avait minutieusement inspecté le matériel…..
Mais en effet, ce matin…
-Tony…Qu'est ce que tu cache sous ta veste?
La religieuse qui servaient des tasses de café à côté de lui sourit mais ne dit rien.
Et « la chose » caché sous la veste bougea et…Cria…
-Chut…Chut…Voilà, je te sort dit-il…
-Mon…D-…To…C'est un bébé!
-C'est Chiara…
-Mais…
-Elle ne voulait pas que je la dépose de nouveau dans son berceau alors je ne pouvais pas la laisser et la Mère m'a dit que Sr Ruth ne la laisserait jamais partir alors…On a trouvé une solution…Chiara et moi on a fait un marché…Elle arrêtait de pleurer et je lui faisait visiter les alentours…
Et en plus il était fier de lui!
-Tony! C'est un bébé de quelques jours.
-2 semaines McGee
-Et elle arrive à te mener par le bout du nez?
-Rappelle toi Probie…Sara et Aaron…Il y a 5 ans…
-Touché…
-Tony! coupa Ziva.
-Oui chéri…répondit un sourire cent pour cent « j'ai fait une bêtise mais je t'aime et tu va me pardonner… »
-C'est un bébé…
-C'est…juste pour la journée…Zi…
-Dans tes rêves Dinozzo rentra le patron.
Pas très content visiblement.
-Des nouvelles d'Abby? Demanda-t-il avec le même ton qu'au bureau.
-Tout se passe comme prévu. Aux dernières nouvelles les renforts n'étaient pas loin de l'Egypte. Répondit promptement McGee en découpant une pita en deux pour Aïda qui l'accepta poliment.
-Bien. Je veux savoir à la minute même quand ils atterrissent.
-Bien patron.
Pendant que ce dernier commença à siroter son café, Tony s'assit prêt de Ziva pour donner un biberon apparut là par les soins de la Mère Supérieure, à un bébé visiblement ravie d'avoir réussie son évasion de la nurserie à l'aide de ce grand dadais.
Ça promettais.
-Comment va Juliette aujourd'hui? Demanda la religieuse en prenant place à côté d'Aïda qui délaissa immédiatement la tartine.
-Bien. Elle parle mieux et se sent prête à rentrer à la maison rajouta-t-il en appuyant bien sur la dernière phrase.
-Dans vos rêves Agent Gibbs!
Alors? Que pensez vous qu'il va se passer par la suite?
