Disclaimer : tout appartient à J.K Rowling ^^ à par mes personnages bien sur.
Couples : Drago Malfoy / OC, SS/HP, HG/BZ, Ginny W/ OC, RW/PP, TN/ LL, RL/NL
Résumé : DM/ OC, HP/SS...Imaginez...Harry se montre incapable de tuer Voldemort...Lui et son maris: Severus Snape, ont eu des jumeaux...Imaginez que ces enfant sont pris dans cette guerre...Renvoyé dans le passé pour arranger les choses...Comment vivre une vie normale lorsqu'on ne sait faire qu'une seule chose dans sa vie: combattre...
Chapitre 21 ~ Hermione et Blaise
Ambre marchait vers la bibliothèque, ignorante du moment privilégié entre Drago et son frère. Elle entrait dans le sanctuaire du savoir, se demandant passablement si Hermione et Blaise avaient eu l'idée d'y venir dès le matin ou si elle avait le temps d'aller se prendre un petit déjeuner digne de ce nom. Mais elle finit par les trouver du regard. Ce n'était pas ce jour là qu'elle allait être tranquille avec toutes ces histoires débiles sur les veelas.
« Salut vous deux. » lança-t-elle tout bas.
« Bonjour. » répondit Hermione.
Blaise quant à lui ne fit qu'un signe de tête agrémenté d'un sourire de son cru. Hermione l'invita à s'asseoir en face d'eux deux, sur des fauteuils confortables autour d'une petite table basse.
« Bon, on peut faire vite ? Non pas que vous m'ennuyez mais c'est que quitte à me lever tôt un samedi, autant faire quelque chose de plaisant.
- Directe n'est-ce pas ? » Demanda Hermione presque agacée.
« Hermy, c'est une Serpentard tu sais. » Argua Blaise.
« Hé, ça n'a rien avoir ça ! » Contra Ambre.
« Oui, mais c'est le seul argument pour être aussi peu respectueuse de notre travail. » Dit Blaise avec un grand sourire.
« Surtout que tu avais le choix de ne pas venir. » Poursuivit Hermione.
« Oui bon... Si on passait au concret ? S'il vous plait ? » Demanda Ambre, pressée.
« Bien. » Commença Hermione.
« Les veelas sont des créatures magiques qui tirent leurs pouvoirs de leurs sentiments, comme l'amour, la colère, liée à l'amour, tout ce qui les mèneraient à de la passion pour leur âme-sœur.
- Et pourquoi pas de la haine et de la colère brute ? Ça aussi ce sont des émotions fortes, et c'est plus facile à gérer.
- Non, un veela qui ressentirait ça pour son élu s'autodétruirait forcément. La race dont on parle est extrêmement pure, sans amour, il meurt.
- Trop faible en gros. Sauf que Drago ne meurt pas quand je le rejette. Il ne dit rien ou presque. De toute façon quand il ouvre la bouche c'est pour faire des caprices d'enfant ou d'autres choses dans le genre.
- Crois-tu être plus mature que lui ? Parce que vu la manière dont tu parles de lui, on ne dirait absolument pas.
- Je n'ai pas envie d'argumenter là-dessus. Ce que je veux savoir c'est comment m'en débarrasser et occasionnellement lui permettre de vivre sa vie. »
Blaise lui répondit : « C'est impossible, sauf si tu le tues toi-même, mais vu que c'est mon meilleur ami, je ne te laisserai pas faire.
- Autre que la mort je veux dire !
- Chaque sorcier et sorcière ont une âme-sœur dans le monde. Il est très dur pour un sorcier moyen de trouver la personne qui lui conviendra le plus. Les veelas eux la trouvent tôt ou tard et leur plus grande crainte est de se faire rejeter. »
Cette fois ce fut Hermione qui reprit la parole : « L'avantage des sorciers est qu'ils sont à la base humains, donc ils peuvent survivre au refus de leur âme-sœur. Les veelas sont vus comme des êtres presque angéliques, avec les défauts des hommes. Ils sont purs dans leurs sentiments et dans leur magie, mais sont possessifs, jaloux, exigeants et égoïstes tant ils ont peur de perdre l'être aimé. »
Ambre se croyait dans un cauchemar réel, ou un réel cauchemar, dans tous les cas cela ne changeait pas le problème. Alors Drago continuerait à être une sangsue sauf si elle le tuait ? Qu'on ne la tente pas ! Non, vraiment, elle n'allait pas le tuer, surtout qu'elle avait l'impression que cela ne plairait à personne.
« Refuser un veela catégoriquement entraine la disgrâce de l'élu qui ne saisit pas sa chance d'être heureux. » Lut Hermione.
« Qu'est-ce que cela peut me faire d'être dans les bonnes grâces des gens Granger ?
- Eh bien, étant donné que tu fais des études, tu auras besoin de l'appui de certaines structures officielles qui se baseront bien évidement sur ton comportement. Refuser un veela est une tare dans le monde des sorciers.
- Je n'ai même pas besoin de Malefoy pour qu'on me tombe sur le coin du nez, avec je ne sais quels reproches. Tu verras, à la fin de la guerre, si c'est moi qui fais tomber la tête de l'ennemi je serai quand même accusée de meurtre.
- L'État ne va quand même pas te punir d'avoir fait le travail qu'il n'a pas fait.
- C'est ça, c'est déjà un miracle que je sois sous la tutelle de Snape, sachant tous les soupçons qu'ils ont contre lui. Je m'en fiche de toute façon, si jamais ils se l'ouvrent je sais plus de choses qu'eux pour les vingt prochaines années.
- Pourquoi, tu es douée en divination ?
- Qui sait... »
Elle oubliait parfois qu'aucun des deux ne savaient qu'elle était voyageuse temporelle, et donc de tout ce qu'elle avait fait dans le passé, tout ce qu'elle savait que les autres ne sauraient pas. Elle avait de la peine surtout, elle ne pensait pas pouvoir récupérer une complicité avec Hermione comme elle en avait quand elle était petite. Ambre se releva, décidant qu'elle n'avait pas besoin d'en savoir plus sur les veelas.
« Les veelas ne sont pas des animaux de compagnie, ils sont dangereux. » Annonça Hermione.
« Peut-être, mais pas pour une âme-sœur.
- Au contraire, même pour une âme-sœur. Toutes les victimes que fait le veela par jalousie sont de la faute de l'élu. Et dans ton cas, toi qui le rejette, fais attention à ce qu'il ne touche pas une goutte d'alcool.
- Quoi ? Pourquoi ? » Demanda Ambre qui avait pâli comme la mort, qu'est-ce qui pouvait être pire que ce qu'il lui était déjà arrivé à elle ?
« Parce qu'un veela ivre qui n'est pas lié magiquement à son élu va tenter de forcer la chose à se faire, mais sans contrôler sa fertilité. Après tout, qu'est-ce qu'un enfant à part le résultat concret de l'amour physique de deux personnes.
- Mais si l'élu ne veut pas ? C'est un viol !
- Non, pas vraiment parce que grâce à ses pouvoirs il permet à son élu de faire ressortir ses désirs enfouis. Il l'oblige à se focaliser sur les sensations plaisantes que sur sa raison qui est alors un obstacle. Malheureusement, sans amour de la part de l'élu, il n'y a pas de lien, mais il peut y avoir une grossesse non désirée. Ses pouvoirs ne font que libérer l'élu pour qu'elle se laisse aller, jamais il ne pourrait lui faire de mal consciemment.
- Quelle horreur. » Siffla Ambre.
« Oh, et… Ambre ? » Commença Blaise.
« Ne le pousse pas dans ses derniers retranchements, là il pourrait vraiment te faire du mal.
- Mais je croyais qu'il ne pouvait pas me faire du mal consciemment ?
- Si tu le mets face à la négation totale, que tu le mets face à de la pure haine et j'en passe, il pourrait te tuer parce qu'il ne pourrait pas t'avoir. Il pourrait être pris d'une crise de folie, et s'il ne t'a pas il ne voudra pas que quelqu'un d'autre t'aie. Pour l'instant il n'y pense pas, il semble détaché de tout, mais fais attention.
- Quoi ?
- Il est à demi-sorcier, ce qui le rend imprévisible, et en tuant la seule chose qui met du sens dans sa vie il se condamnerait lui-même à devenir une manticore. Il passerait d'angélique à démoniaque, tuant tous les couples sur son passage par pure jalousie.
- Mais je ne peux pas l'aimer !
- Alors reste sage jusqu'au jour de sa mort. Il mourra le jour de son anniversaire, il mourra d'amour et tu en seras débarrassée sans avoir à lever le petit doigt. »
Ambre se recula vivement et prit la fuite dans les couloirs glacés du château. Elle savait que Drago était plus fort qu'elle physiquement et la magique aidant cela le rendait encore plus inatteignable pour elle, surtout depuis que ses pouvoirs avaient été bridés. Comment faire pour ne pas se faire tuer ? Comment faire pour empêcher Drago de lui faire encore du mal ? Ambre déambulait dans les couloirs, réfléchissant à ce qu'elle venait d'apprendre et ratant même le déjeuner tellement elle était distraite. Pourtant elle savait qu'elle ne devait pas trop rater de repas, depuis que cette vie en elle lui pompait toute son énergie elle devait manger de plus en plus. Ce ne fut que lorsqu'une voix grave sifflante s'adressa à elle qu'elle s'arrêta, droite comme un « i ».
« À l'heure pour votre heure de colle à ce que je vois.
- Mon heure de colle ? »
Mais qu'était-elle allée faire du côté des cachots elle ? Surtout que c'était le meilleur endroit pour voir son p... Tuteur ! En plus elle avait un trou de mémoire, depuis quand il l'avait collée ? À vrai dire elle avait tellement la tête dans ce que Blaise et Hermione venaient de lui apprendre qu'elle n'avait pas entendu le professeur de potion arriver.
« Oui, votre heure de colle. » dit Severus en l'empoignant par le bras pour la trainer au fond de la salle de classe.
« C'est bon, je ne vais pas m'enfuir, je peux récupérer mon bras ? »
Severus lâcha sa poigne, passa derrière son bureau et lui lança son regard courroucé d'un air de dire « tu-vas-morfler-sale-gamine-insolente ». Ambre haussa un sourcil, pas le moins impressionnée pour deux noises, ce qui eut le don de lasser son paternel d'outre-temps qui s'avachit sur son fauteuil. Il fit apparaître un fauteuil confortable devant son bureau pour qu'Ambre soit bien installée.
Ambre sentait de la tension dans la pièce. Elle n'aimait pas l'idée d'être aux mains de son père, enfin, c'était surtout qu'elle ne pouvait anticiper les conséquences pour au mieux les gérer. Elle n'aimait pas la perte de contrôle. Severus fit apparaître une bouilloire et des tasses à thé.
« Suis-je collée pour prendre le thé avec toi ? » Demanda Ambre sceptique.
« Je crois que pour ce qu'on a à se dire, c'est mieux qu'on soit bien installés.
- De quoi veux-tu parler ? De mon comportement ?
- Entre autres, mais surtout du fait que tu sèches presque tous les cours sauf ceux de Lupin.
- Ah... Et alors ?
- Les conséquences ne tombent pas que sur toi Ambre. Drago prend ton rythme de vie, il sèche tous les cours que tu sèches. Et pour fuir quoi ? Aller coucher avec la première fille qui te ressemble un tant soit peu ?
- Quel est le problème ? Ce qu'il fait de son corps ne me regarde pas.
- Tu condamnes Drago à ne pas finir ses études, comme s'il n'avait plus rien d'autre à faire dans sa vie que combler son ennui.
- De toute façon, il est déjà condamné, et tu le sais très bien ! Sauf si on trouve une solution à...
- Il n'y a pas de solution !
- Alors il va mourir. » Trancha Ambre.
« Et cela te va ? Je croyais que tu ne voulais pas le tuer !
- Je ne le tue pas.
- Il meurt chaque jour un peu plus. On est déjà au mois d'octobre, il ne lui reste plus que huit mois à vivre !
- Personne ne peut m'obliger à l'aimer, et surtout pas moi !
- Qu'est-ce qui t'en empêche à la fin ? »
La bouilloire siffla et Severus versa le thé. Il flottait une odeur légère dans l'air, sucrée, fleurie. C'était le thé préféré de Severus, un thé qu'Ambre buvait elle aussi dans son passé. Cela calma les esprits de chacun, réinstaurait un climat de confiance où ni l'un, ni l'autre n'avait plus envie de tirer dans les pattes de l'autre.
« Dan y arrive lui, à aimer les autres malgré toutes les immondices qu'on a vu et faites. Il arrive à se faire aimer des autres et à les aimer en retour. Moi je suis sa fausse jumelle, son contraire. Je déteste tout le monde tout le temps, je n'arrive pas à faire confiance, à m'attacher facilement.
- Pourtant j'ai entendu dire que tu étais amie avec Parkinson, ai-je tort ?
- Je ne sais pas ce qu'elle me trouve, pourquoi elle me colle. Je l'ai mise sous fidélitas, je lui ai dit des choses horribles et elle reste toujours. Je suis sûre qu'elle ne reste avec moi que pour tenter de sauver la peau de Malefoy.
- Peut être qu'elle t'aime bien, tout simplement. Ce n'est pas le genre de Parkinson d'être hypocrite en amitié.
- C'est une Serpentarde.
- Tu en es une aussi.
- D'un côté c'est normal, je n'ai pas de cœur !
- Tu en as un au moins autant que moi et Harry réunis.
- Non, Dan a le cœur d'Harry. Un vrai Gryffondor, Poufsouffle sur les bords.
- Ne m'en parle pas. » Soupira Severus.
Ambre rit légèrement face à la réflexion de son père. Lui et Harry étaient comme chat et chien, et pourtant ils avaient une relation si fusionnelle. C'était comme Dan et Ambre d'un côté : chacun se rattachant à l'autre pour survivre, avoir la possibilité d'adopter les manières de l'autre pour se sortir du pétrin.
« T'as-t-il fait du mal ? » Demanda soudainement son père.
« Quoi ?
- Tu es comme moi Ambre : rancunière, du genre à tout taire, tout intérioriser et à te renfermer sur toi-même. Alors ne me mens pas à moi, s'il y a au moins une personne à qui tu peux faire confiance dans cette époque c'est moi. » Assura Severus.
Ambre leva son bras et mit à l'évidence son bracelet en argent, celui qui bridait ses pouvoirs, qui l'empêchait de se sentir sereine avec eux : inatteignable par le mal. Severus n'eut aucune réaction par rapport à la vue du bijou, rien ne le dérangeait. Pour lui, il avait agi comme un père, il avait fait son devoir en donnant à Ambre un semblant d'éducation pour la remettre dans le droit chemin. Et notamment, se souvenir qu'elle n'était qu'une sorcière, qu'elle n'était qu'une fille parmi tant d'autre, faisant de lui un père comme les autres... Cela, c'étaient les valeurs qu'il voulait rappeler à la jeune fille.
« En quoi cela change ta manière de me faire confiance ?
- Comment tu veux que je me sente en sécurité sans mes pouvoirs ?
- Tu as ta baguette pour cela, n'est-ce pas suffisant ?
- C'est comme si on t'apprenait à peindre une toile sorcière parfaite avec les doigts, et que du jour au lendemain on t'impose des pinceaux. Ce qui est un objet indispensable pour les sorciers en général est dérisoire pour moi. J'ai l'impression de régresser ! C'est frustrant ! Et c'est pour quoi ? Que je m'intègre dans le paysage comme un arbre dans une forêt ?
- Tu n'as vraiment pas compris la différence ? N'as-tu trouvé aucun changement dans ta manière d'être ?
- Si. Au lieu d'utiliser ma magie, j'utilise mes poings. » Conclut-elle.
Severus se pinça l'arrête du nez en fermant douloureusement ses yeux. Il n'en revenait pas, sa fille se comportait comme une moldue violente alors que justement, brider ses pouvoirs avait pour but de la raisonner pour qu'elle s'ouvre plus au monde autour d'elle. Enfin, surtout à ce qu'elle arrête de s'attaquer à n'importe quel danger comme si elle était seule au monde ! Ambre ne s'était pas adaptée, elle avait survécu et avait un handicap comme n'importe quel soldat en mission.
« Mais pourquoi n'arrives-tu pas à vivre comme une fille de ton âge ? Tu as la chance de pouvoir refaire ta vie, une chance que plein d'autres auraient voulu avoir et toi tu...
- Reste fixée sur mon but final ? » Tenta Ambre.
« Tu as un homme à tes pieds prêt à te satisfaire quand tu le voudras. Un père qui ferait tout pour t'aider à vaincre ce qui t'empêche d'être la vrai toi, et je ne parle pas de ton côté soldat affligeant ! Tu as la chance de pouvoir connaître tout ton entourage différemment, et toi tu préfères faire la guerre.
- C'est ce pour quoi je suis le plus douée en même temps. Tu crois que c'est facile pour moi ? Je vois chaque jour des gens qui sont morts sous mes yeux, qui sont en vie mais qui ne me connaissent pas. Je m'aperçois que je ne les connais pas non plus. Granger est avec Zabini, jamais ma meilleure amie ne viendra au monde. Pansy avec le dernier des Weasley, ça va être un vrai capharnaüm ! Quoi que, ça devrait me rassurer, des sangs-mêlés ou des nés moldus avec des sangs-purs, ouah ! Quel progrès !
- Tu essayes de noyer le strangulot Ambre. » Lança Severus avec un sourire en coin.
« Je ne vois pas de quoi tu veux parler. » Contra Ambre faussement innocente.
« Mon filleul. » Rappela son père.
Ambre se renfrogna, elle n'allait pas couper à la conversation. Elle ne savait pas comment détourner son « tuteur » de ce sujet. Pourquoi fallait-il toujours que le sujet concernant cet homme là en particulier revienne sur le tapis, hein ?
« Il t'a fait du mal Ambre, c'est pour cela que tu es fermée envers lui.
- Oui.
- Est-ce si mauvais que tu ne puisses lui pardonner ?
- Oui !
- Que t'a-t-il fait ?
- Je ne veux pas en parler.
- Pourtant, tu l'as dit à Parkinson.
- Comment tu le... De toute façon elle est sous fidélitas !
- Faut-il que ma propre fille me mette sous fidélitas pour qu'elle me fasse confiance ? Est-ce que cela fonctionnait aussi comme cela dans ton temps ?
- Dans mon temps ? Dans mon temps il n'y avait que Dan, nos missions périlleuses et notre mental d'acier. Dans mon temps nous vous voyions une ou deux fois par an, pour notre anniversaire ou Noël.
- Par Salazar, on dirait un bout de bois sans sentiment qui se prend pour un vétéran parce qu'il a survécu au pire feu de forêt de la décennie.
- Arrête de me critiquer deux secondes ! Je fais comme je peux pour vivre avec mon passé !
- Ce qui est génial, c'est que tu n'as plus qu'à vivre avec tes souvenirs, à surpasser la douleur qu'ils te procurent et à vivre ta vie.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Tu ne crois tout de même pas qu'on va laisser deux gamins de 16 ans aller au front pendant la guerre, si ? Eh bien non.
- Mais... On en sait plus que vous tous sur cette guerre !
- Justement, pourquoi aller vous faire tuer alors que vous êtes les seuls à savoir ce qu'il ne doit pas être fait pour guider les autres, hein ? Vous serez les stratèges, ceux qui dirigent les opérations. Vous ne commettrez plus de meurtres, plus de missions à risque, vous ne serrez plus les pions de personne. Vous aller nous aider à faire cette guerre, mais pas sur le terrain.
- Mais ça sert à quoi de faire la guerre si on n'est pas sur le terrain ?
- Ne crois-tu pas que tu en as assez fait ?
- Non ! Et puis la prophétie, elle compte non ? C'est à Dan et à moi de mettre fin à la guerre !
- Non, c'est à Harry.
- Mais il est incapable de le faire ! La prophétie l'a dit, et elle a dit aussi que la solution était dans cette époque !
- Ton frère lui donne des cours, des entrainements pour que Harry aille au bout de sa prophétie. Harry a peut être échoué lorsque ta prophétie a été faite, mais la solution se trouve ici, tu l'as dit toi-même. Il fallait quelque chose d'extérieur pour que la guerre penche du côté du bien, et rien de mieux que des forces venues du futur pour nous guider de la meilleure des façons qui soit.
- Mais si notre prophétie est apparue, c'est bien parce que c'est à nous d'agir !
- Elle ne dit pas explicitement que c'est à vous de tuer le Lord, or dans la prophétie de ton autre père, si.
- Alors, nous avons vécu tout ça pour rien ? » Demanda Ambre presque hystérique, dans une voix qui partait dans les aigus.
Severus comprenait à présent le malaise d'Ambre. Elle se sentait inutile, tout ce pour quoi elle s'était battue jusqu'à lors n'avait plus de sens. Sa vie entière était dédiée à mettre fin à cette guerre, c'était ce pour quoi selon elle, elle était en vie. Tout était clair, limpide dans son esprit... Si on empêchait sa fille de faire cette guerre alors sa vue n'aurait plus de sens, plus de but pour lequel se battre, plus rien qui vaille la peine d'être vécu. Ambre était comme Severus lorsqu'il était adolescent, avec la beauté en plus cependant. Elle faisait passer sa vie après tout ce qui existait et qui avait plus de valeur à ses yeux que toute autre chose.
« J'essayerai de te permettre de combattre sur le terrain mais sous quelques conditions. »
On pouvait voir le regard d'Ambre moins perdu, ayant subitement recouvert une certaine détermination. Il suffisait de lui donner quelque chose à quoi se raccrocher. Autre chose que des envies de meurtre sur la personne la plus crainte du pays. À croire qu'elle était suicidaire plus qu'autre chose !
« Qu'est-ce que je dois faire ? » Demanda Ambre d'une petite voix, avalant sa tasse de thé avec nervosité.
« Dan entraine Harry, les autres participent à l'AD en croyant qu'on ne les a pas encore découverts. Je veux que tu empêche Drago de se perdre. Il perd l'esprit, il se perd dans la luxure comme si c'était la seule chose qui allait le sauver de la douleur et de la mort.
- Tu veux que je fasse quoi ?
- Entraine-le au combat. Fais comme s'il était ton compagnon d'arme, comme s'il était ton second frère, je ne sais pas moi.
- Un second frère ? Mais il ne pense qu'à me sauter dessus ! C'est une bombe d'hormones ce gars-là !
- Débrouille-toi. Soit tu entraines Drago pour qu'il combatte avec toi, soit tu ne combats pas. Dan se charge d'initier Harry, et il est hors de question que tu combattes seule.
- MAIS !
- Pas de mais, et peu importe ton expérience passée. »
Ambre s'avachit dans son siège, boudeuse. Son père l'obligeait à passer du temps avec le veela. Enfin bon, la seule chose qui la réjouissait était qu'elle allait pouvoir lui en faire voir de toutes les couleurs. Et puis comme l'AD était à nouveau opérationnelle, elle allait pouvoir obliger Drago à y participer. Bien sûr, Ambre n'avait pas oublié lorsqu'Hermione lui avait raconté en son temps comment ils s'étaient battus contre les mangemorts en sixième année. Elle n'avait rien oublié, pas même le contrat magique qui punissait quiconque trahissait le groupe. Surtout qu'aux dernières nouvelles, c'était Drago qui les avait capturés pour Ombrage. Comment réagirait celui-ci en apprenait qu'elle était la fille légitime de son parrain, et de son pire ennemi ? Ah, pour cela elle en jubilait d'avance !
« Je peux savoir ce qui te fait sourire comme cela ? » Questionna Severus.
« Rien, rien. » Chantonna-t-elle en se relevant de son fauteuil.
« Ambre ? » Menaça gentiment son père.
« Faut que je file, j'ai une potion sur le feu !
- Je veux vous voir, toi et Drago en cours dès lundi !
- Hm hm !
- Et je vérifierai les progrès de Drago dans tes entrainements toutes les deux semaines !
- Oui, oui ! Allez, à plus ! »
La porte du cachot se referma brutalement, et déjà Severus se demanda si son plan était aussi bon que ce qu'il croyait. Parce qu'Albus n'avait jamais donné de directive pour empêcher ces enfants de combattre, non, au contraire le vieillard était satisfait de savoir que d'aussi bons combattants allaient aller dans son camp. Ambre était partie bien trop joyeuse pour une fille qui était sensée supporter la personne qu'elle détestait le plus au monde dans Poudlard pendant des cours particuliers. Étrange... très étrange !
« Bonne heure de colle Severus ? » Demanda Harry en surgissant derrière lui.
Harry le prit dans ses bras avant de claquer un baiser sonore dans son cou. Il laissa ses mains dériver sur le torse du Serpentard avant de fourrer son nez dans les cheveux du professeur pour s'enivrer de son odeur. Harry était vraiment accro à son amant, son compagnon, dans tous les cas : l'homme qu'il aimait éperdument.
« Tu viens d'où comme ça ? » demanda Severus la voix rauque.
« De ton appartement, je trouvais le temps long.
- Tu as entendu tout notre échange ? Entre Ambre et moi...
- Une mini partie. Alors comme ça, les professeurs sont au courant pour l'AD ?
- N'y a-t-il au moins qu'une seule chose qui passe sous le nez de Dumbledore sans qu'il ne s'en aperçoive ?
- Pas si c'est citronné en tout cas ! »
Harry gémit douloureusement alors que Severus voulait se retourner pour le serrer plus étroitement. Il eut un petit sourire sadique au son de la plainte de son amant, lui aussi se souvenait de toutes ces courbatures alors qu'il devait se mettre à niveau physiquement pour toutes ses missions.
« Dan t'en as fait baver, hein ?
- Plus que tu ne le crois. C'est un sadique automatisé, comme s'il n'avait qu'à commander son corps pour faire n'importe quoi. J'ai l'impression que tous mes muscles vont se détacher en même temps tellement ils me font souffrir.
- Pauvre petit Potter.
- Ce n'est pas drôle Snape.
- Allez, viens. »
Severus guida Harry vers son appartement et lui indiqua leur chambre pour qu'il aille se déshabiller. Le Serpentard prit un pot d'onguent préparé spécialement pour les courbatures d'Harry et... tant d'autres choses. Lorsqu'il revint dans la chambre sans robe de sorcier, les manches de sa chemise remontées, il s'arrêta quelques secondes devant le spectacle de son compagnon totalement nu sur les draps.
« Aïe ! Ouille ! Severus, qu'est-ce que tu attends ? » Demanda le survivant.
« J'admire la vue.
- Tu crois que c'est le moment ?
- Tu préfères que j'aille voir ailleurs peut être ? » Demanda Severus, ravi de l'effet qu'il venait de faire.
« Certainement pas ! » cria Harry en bondissant avant de se plaquer sur le lit douloureusement, comme une crêpe.
« Ha ha ! Je te taquinais Harry. »
Severus grimpa sur le lit, pressant le pot de crème contre lui, et s'assit à califourchon sur le postérieur bien musclé du jeune homme. Il s'enduisit les mains d'onguent avant de commencer un massage sensuel et délassant sur le Gryffondor. Harry ne gémissait plus de douleur mais soufflait de bien être maintenant. Severus se releva doucement pour masser les jambes de son amant, faisant fi du désir qui commençait à l'enflammer.
« Mets-toi sur le dos Harry. » demanda Severus en essayant de garder sa voix mesurée.
Harry bougea lentement pour se mettre sur le dos, exhibant tout le reste de son corps sous l'œil avide du plus âgé. Severus s'assit prudemment pour ne pas blesser Harry, puis passa l'onguent sur les bras et le torse présents sous lui dans un massage des plus érotiques.
« Dis Sev', tu n'aurais pas mis quelque chose en plus dans l'onguent ?
- Oh, pourquoi cela ?
- Parce que je suis crevé mais que tu arrives à m'exciter quand même ! »
Severus baissa les yeux sur l'entre-jambe de son compagnon et constata qu'en effet, l'aphrodisiaque avait fonctionné. Harry commençait à bouger lascivement sous lui, son membre palpitant qui frôlait le pantalon de velours du Serpentard les rendait fous.
« Arrête de bouger comme ça Harry, tu m'excites.
- Sev' ! Qu'est-ce que tu as mis dans le baume ?
- Un petit rien du tout, juste un aphrodisiaque.
- De quoi ? » S'exclama Harry.
Mais à peine Severus posait ses mains sur le jeune lion qu'il cherchait plus de contact. Harry était en feu, il bouillonnait de désir. Par Merlin, depuis quand n'avait-il pas fait l'amour avec son homme ? Longtemps, répondit son corps. Severus tenait sur ses genoux de part et d'autre de son jeune amant.
« Severus, j'ai envie de toi. » susurra Harry.
« Ah oui ? Comme c'est étonnant. » Ricana le vert et argent.
Harry se mordit la lèvre inférieure et passa sa main sur son torse avec une sensualité digne de lui. Il se pinça les mamelons, et poussa un gémissement provocateur, toutes les sensations étaient décuplées à cause du petit rien du tout que Severus avait ajouté à son insu.
« Arrête de gémir aussi indécemment Harry, je ne serai pas capable de me retenir sinon.
- Oh, mais ne te retiens pas ! »
Harry pose les mains sur son érection déjà fièrement dressée. Il se caressait sous l'œil gourmand de Severus qui ne perdait pas une miette de la vie, des gémissements et des suppliques de son petit-ami. Rapidement, son pantalon se retrouva au sol avec son boxer. Ne lui restait plus que sa chemise complètement ouverte mais qui lui donnait un air sexy !
« Je vais te manger petit lion dépravé... » gronda Severus d'un air plus que tenté.
« Oh oui Sev' ! Tout ce que tu veux ! »
Severus se pencha, prit les mains d'Harry pour les clouer contre le matelas. Il dévora sa bouche sans pudeur, comme un affamé, jouant avec la langue du jeune Gryffondor. Il mordillait ses lèvres qui étaient rougies avant de donner une myriade de baisers sur sa mâchoire pour aller titiller son oreille. Harry bougeait lascivement contre le maître des potions. Parfois, leurs membres se touchaient, se frottaient, les rendant encore plus fous de désir. Dès que Harry trouvait un morceau de peau assez proche de lui, il l'embrassait, le mordillait, c'était comme cela que Severus s'était retrouvé avec des suçons dans le cou et sur l'épaule gauche.
« J'ai envie de toi Sev', j'ai envie... Ooooh, prends moi, allez !
- Caresse-moi. » demanda Severus.
Severus se mit sur le côté, libérant ainsi les mains de Harry. Le jeune éphèbe exécuta la demande de l'homme avec son sourire en coin, les yeux pétillants. Il caressa Severus, pressa son gland avec son pouce, y recueillant les premières gouttes de plaisir qu'il porta à sa bouche. Il joua avec ses bourses, s'amusa à le plonger proche de l'orgasme sans jamais l'y plonger. Severus ne resta pas inactif, il avait posé progressivement sa main sur les fesses musclées de son compagnon et il avait vite fait de trouver son intimité pour le préparer comme il se devait.
« Harry, je vais jouir !
- Non ! » S'exclama Harry en serrant la base du membre de son amant.
« Je veux que tu me prennes. Fais-moi l'amour toute la nuit. J'ai faim de toi Sev', tu me manques comme jamais, j'ai besoin de toi, de te sentir, alors retiens-toi ! »
Severus obligea Harry à se retourner, allongé sur le côté dos à lui. Le professeur caressa le torse de l'autre tandis qu'il le pénétrait sans aucune cérémonie. Il caressa son amant pour faire passer la douleur plus vite et Harry finit par se détendre. Severus bougea, fit des mouvements de va et vient selon son désir pour leur plus grand plaisir à tous les deux. Harry jouit violemment, se déversant dans les draps mais il était encore dur. Cette semaine sans avoir fait l'amour l'avait rendu plus endurant, plus affamé que jamais. Et puis, Severus tapait toujours ce point en lui qui lui faisait perdre son sang froid, le faisait gémir, crier, haleter, supplier...
« Sev' ! Encore ! Oh oui, comme ça, encore ! » Gémit Harry.
« Tu es tellement étroit, tellement bon. » Fit la voix troublée de Severus.
Severus donna une tape gentille sur la croupe de son amant qui se contracta, donnant encore plus de plaisir au vert et argent. Le maitre des potions semblait ne pas pouvoir s'arrêter, pas tant qu'ils n'avaient pas plongé ensemble dans le gouffre des plaisirs le plus intense. À chaque fois Severus touchait le point qui faisait voir des étoiles en Harry, et à chaque fois Harry bougeait son bassin à la rencontre du plus de sensations, plus de son amant, son Severus. Sous le plaisir intense, ils s'embrassaient, s'agrippaient l'un à l'autre pour que l'étreinte dure encore plus longtemps. Severus arrêta tout mouvement profondément ancré à l'intérieur de son amant. Il lui fit des suçons, des morsures gentilles tandis qu'Harry lui, bougeait des hanches pour avoir plus, prendre du plaisir et en donner.
« Severus, je t'en prie. » gémit le griffon à mi-voix.
Le professeur arrêta ses caresses possessives et reprit ses coups de butoir avec une vitesse et une force qui servaient leur plaisir et leur jouissance, comblant leur besoin commun qu'ils avaient l'un de l'autre. Ils se donnaient l'amour le plus inébranlable qui fut.
