Et salut à tous, ici MrJacketBarths ! (ou Barthes, comme vous voulez)
Et j'avoue que ça fait un peu bizarre, puisque pour la première fois, je vais terminer une de mes fanfictions. Parce que ouais, ceci, mes amis, est le dernier chapitre de « Gorillaz : Escape to YouTube World ». Après, je posterai le making-of mais après ce making-of, y'aura plus de chapitres, ce sera terminé.
Mais avant ça, conclusion !
Enjoy !
« Mais ouaaaaais, carrément, les mecs ! Carrément qu'y'a moyen de faire rentrer une caméra dans le cul de Samuel ! »
Ces douces paroles pleines de classe et de sobriété étaient prononcées par un Murdoc bien éméché, quand il ne se mettait pas à danser torse nu sur l'une des tables du Choix de Buscarron, pour la plus grande joie de tout le monde. Parce que ouais, Cyborg avait bien raison de se dire que les lieux créés par les Créateurs dans leurs vidéos étaient devenus réels en même temps que les Créations. En plus, le bar de ce cher Buscarron était bien pratique, vu qu'on pouvait y rester plusieurs mois et que ça servait tous types d'alcools. Très vite, la flopée de personnes se divisa en 3 parties :
- ceux qui tenaient bien l'alcool ou qui restaient modérés dans leur consommation, ce qui n'empêchaient pas certains, comme Bruce ou Seb, de rigoler à n'importe quelle blague un peu pourrie. Ou d'autres, comme le Boogieman ou les Hippies, de parfois ne plus être au courant d'un sujet de discussion qu'ils avaient pourtant lancé quelques secondes avant.
- ceux qui tenaient moyennement bien l'alcool et qui n'arrêtaient pas de lancer des propos incohérents. Cela faisait qu'on avait le Gâteau de Riz qui questionnait Russel à propos de la situation géopolitique du Venezuela, Fred & Nyo qui chantaient des chansons paillardes super ringardes ou encore Jigmé & François qui se posaient une question existentielle : si Kickstarter avait existé au XXème siècle, Stanley Kubrick aurait-il pu faire son Napoleon ?
- ceux qui ne tenaient pas très bien l'alcool, ce qui pouvait créer des situations qu'il faudrait juste voir pour le croire. C'est ainsi qu'on put voir Richard explicitement demander à Noodle si elle avait déjà pratiqué le noble art de la fellation sur peluche, le Geek et le Gamin complètement pétés et ronflant sur la table tout en lâchant quelques petites perles de vomi de temps à autre, Mathieu et Antoine faisant des roulades qu'ils pensaient être dignes de gymnastes mais qui étaient surtout bien merdiques, le Prof de Philo tenter de danser le twist alors qu'il titubait à moitié ou encore le Patron qui faisait du gringue au Tueur et à Lilith. En même temps.
Mais en tout cas, ce qui était sûr, c'est que l'ambiance du Choix de Buscarron était joyeuse et festive. Ils avaient réussi à retourner dans leur époque et ils étaient à nouveau tranquilles, oubliant peu à peu dans l'alcool leurs épreuves (même si ce genre de choses est difficilement oubliable). La seule qui était à l'écart du groupe, c'était Sasha. Ce n'était pas qu'elle était soudainement devenue complètement dépressive, non. C'était juste qu'elle ne cessait de se questionner sur ce qu'était devenu Jack. Quand Cyrix était revenu, il lui a juste dit qu'il avait disparu, peut-être dans une autre dimension.
Pas plus. Et ça faisait qu'elle ne cessait de se triturer les méninges pour savoir où il aurait pu atterrir. Parce qu'elle s'inquiétait de son sort et ça devait être la seule, vu que tous les autres auraient préféré ne jamais entendre parler de lui. Et elle l'aimait. Oui, il avait ses défauts. Oui, pour la rencontrer, il l'avait faite kidnapper. Et oui, quand il ne se contrôlait plus, il pouvait devenir le cauchemar de l'humanité. Mais il le savait très bien et parfois, il disait que même si les médecins s'étaient très mal comportés avec lui, ce qu'il avait fait n'était pas tolérable et était digne d'un tueur en série, d'un monstre horrible et abominable. Et il voulait que tout ce qu'il y avait de mauvais en lui se manifeste le moins possible. Et ils s'aimaient. Jacket avait même dit un jour à son amante qu'elle avait été « la première bonne chose qui me soit arrivée depuis longtemps ».
Et c'était pour ça qu'elle se posait des questions. Maintenant qu'il n'était plus là, qu'allait-il se passer ? Est-ce qu'elle allait devoir le pleurer pour l'éternité ? Est-ce qu'elle allait l'oublier ? Minimiser ce qu'il pouvait avoir de bien en lui ? Elle ne savait juste pas. Et elle ne pouvait pas être heureuse de ça. Mais c'était bien la seule. Pour l'heure, le Choix de Buscarron fêtait la paix et la tranquillité revenues dans ce monde. Et ils étaient bien décidés à ce que… non, en fait, ils n'étaient décidés à rien du tout, vu que la plupart étaient bien, bien bourrés. Et rien n'aurait pu stopper cette joyeuse frénésie de fête. Même pas ce flash spécial diffusé sur la télé du bar qu'une minorité de personnes entendirent :
« Mesdames et messieurs, nous interrompons nos programmes pour confirmer ce qui n'était qu'une rumeur : depuis quelques heures, de mystérieuses explosions ont touché environ tous les pays du monde. Cette vague, selon nos envoyés spéciaux, aurait débuté aux Etats-Unis et aurait été provoquée par un homme du nom de Noah Antwiler. Ces explosions auraient provoqué l'apparition de ce qu'Internet a vite appelé « les Créations ». Il est encore impossible de déterminer ce qui a motivé M. Antwiler dans son geste fou, ni les répercussions que cela pourrait avoir sur tous les domaines mondiaux. Le bilan se compte à la quasi-totalité du gouvernement de Donald Trump, le président américain lui-même ayant été tué dans l'attaque du criminel. Notre envoyé spécial aux Etats-Unis a réussi à interviewer une de ces fameuses Créations, le Nostalgia Critic. Nous vous proposons de l'écouter. »
S'ensuivait une longue intervention du Critic, qui expliquait plein de choses sur sa nouvelle condition tout en ne se privant pas de souligner que Trump et ses soutiens ne seraient pas une grande perte pour le monde. Mais encore, qui s'en préoccupait ? Vu qu'ils étaient tous là et que personne n'avait rien colporté, personne n'allait tuer personne et aucun Royaume ne se créerait. Donc, la consigne pas donnée mais quand même implicite, c'était d'ignorer ça parce qu'après tout, on avait de l'alcool et des copains, non ?
Alors, la fête continua encore pendant 15 minutes. Et puis, la sonnette du bar retentit. Personne ne fit attention, c'était peut-être un visiteur assoiffé ou un fan de What the Cut curieux.
« Je… j'crois qu'j'ai… échappé aux messieurs… aux méchants messieurs… »
Cette voix… immédiatement, même les sangs des plus ivres se glacèrent. Ils se retournèrent pour voir un spectacle à la fois affreux et pathétiquement triste : Jacket lui-même. Affreux, parce qu'il était toujours là. Triste, parce qu'il n'était pas comme d'habitude. Il avait les cheveux longs et complètement en pétard, des bleus et des hématomes partout sur ses bras et ses jambes, du sang sur ses mains et n'avait qu'une camisole de force sale et déchirée, recouverte de bave, de sang, d'urine et d'autres fluides dont les vidéastes ne voulaient pas connaître l'origine. Mais c'était surtout son visage, le plus frappant : ce n'était plus un visage monstrueux ou dément, plus un visage de tueur ou de génie. Non.
Son cou était marqué par diverses piqûres de seringues et ses joues étaient comme creuses. Ses lèvres saignaient et de la bave était expulsée sans qu'il ne puisse la retenir. Sa maigreur était affolante, il semblait presque rachitique. Son nez aussi saignait, il semblait s'être blessé. Et ses yeux bleu-vert étaient implorants et versaient des larmes. Alors, là, sûrement que vous pensez qu'ils auraient très vite chassé, voire tué ce dangereux taré pour en finir une bonne fois pour toutes.
Mais non. Parce que là, il ne ressemblait pas du tout au Cthulhu ayant voulu se livrer au cannibalisme sur leurs personnes. Il ne ressemblait pas non plus au criminel ayant réussi à dominer la France en y installant de faux monarques. Il ressemblait encore moins au génie dément entouré de dizaines de lieutenants aussi puissants que lui et de centaines de milliards de Pouces Rouges cinglés. C'était juste un pauvre gosse (bien qu'il ressemble à un homme presque adulte) blessé et perdu qui n'avait besoin que d'une seule chose : qu'on l'aide. Les jambes de Jacket le lâchèrent, faisant s'effondrer l'écrivain. Aussitôt, tout le monde, même ceux qui étaient bourrés, se précipita pour lui venir en aide et voir s'il était en danger.
« Putain, putain, putain ! »
« Vous avez vu ces traces de piqûres ? L'ont pas manqué, ces salauds ! »
« Les méchants messieurs… ils veulent me faire du mal… »
« Faut qu'on lui essuie tout ce sang ! C'est peut-être pas que le sien, mais… bon, y'a quand même du sien. »
« Bon sang, gamin ! Regarde nos yeux ! Parle-nous ! Faut pas que tu abandonnes la vie ! »
« Les seringues… les seringues… j'ai… si mal… »
« Et merde, merde, merde, on fait quoi ? »
« J'EN SAIS RIEN, PUTAIN ! »
« Attendez, Murdoc a un titre de docteur, il peut peut-être faire quelque chose ! »
« Alors qu'il a bu ? C'est pas prudent. »
« On lui demande pas de faire de la chirurgie, juste de l'examiner et de, au moins, lui essuyer tout le sang qu'il a. »
« Veulent… me faire mal… veulent… me tuer… veux… ma maman… »
« Bon, c'est peut-être pas prudent mais il délire, il a besoin qu'on le soigne. »
Aussitôt, tous les vidéastes se dirigèrent vers l'arrière du bar et posèrent Jacket sur une table vide avant que Murdoc ne vienne, légèrement moins bourré, pour l'examiner. Les autres restèrent dehors pour ne pas déranger le bassiste, bien qu'ils eurent la boule au ventre. Cette même boule au ventre qu'ils eurent pendant exactement une demi-heure avant que l'Anglais ne ressorte.
« Alors ?, lui demandèrent les autres.
« Il vivra, se contenta de répondre le musicien. Il n'a pas de blessures trop graves mais je lui ai mis beaucoup de pansements. Et il a besoin de beaucoup de repos donc faut qu'on le laisse dormir. Mais en tout cas, je peux vous dire que le pauvre, il a vraiment dégusté ! »
« Pauvre gros ! »
Suivant les recommandations de Murdoc, les autres s'en retournèrent à leurs occupations. Sauf que cette fois, leurs pensées étaient plus détournées vers ce Barths devenu inoffensif et étant terriblement innocent. Vu que c'était celui du passé, ils s'inquiétaient : savait-il tout ce qui allait lui arriver ? Ce qu'il allait faire ? Avait-il toujours ce… truc au fond de lui ? Oui, certainement, vu qu'il s'était échappé de l'asile. Mais était-il toujours aussi dangereux ? Y avait-il un espoir de le sauver de la démence complète ? Ils avaient tant de questions, tant d'inquiétudes au sujet du jeune homme. Car là, il méritait qu'on le sauve, cette fois.
Jacket resta seul dans l'arrière du bar. Il s'était un peu endormi, espérant trouver la paix au fond de lui-même. Au fur et à mesure, ses pensées divaguèrent vers sa vie… ses fanfictions… les auteurs qu'il aurait voulu rencontrer… les auteurs… les auteurs qui hurlent… les auteurs qu'il frappe… leurs cadavres… leur sang… celui des docteurs…
L'ex-écrivain se réveilla en sursaut. Sa respiration était anormalement forte, il se mettait à transpirer, il n'était pas bien. Non, il pouvait, il DEVAIT oublier tout ce qui lui est arrivé, il était autre part et il devait se reposer ! Pourtant, cette histoire serait toujours en lui, c'était une bonne partie de sa vie. Mais ça faisait tellement mal… les piqûres de seringues… les mots répétés des docteurs… sa passivité et son impossibilité de faire ce qu'il voulait… les médicaments qui l'abrutissaient… Non, non, non. Il n'y était plus, il pouvait tout oublier. Et surtout, il devait se calmer. Alors, il reprit le contrôle de sa respiration, qui devint plus lente, plus posée, bien qu'entrecoupée par de petits spasmes nerveux. Puis il se rallongea sur la table vide lui servant de lit.
« Hey ! Tu vas mieux ? »
Il releva la tête, surpris. Sasha venait de s'asseoir juste à côté de lui et il ne l'avait même pas entendue entrer. En fait, les deux ne s'étaient pas encore rencontrés et n'avaient donc eu aucune relation amoureuse ensemble. La chanteuse, bien qu'ayant encore la flamme de la passion, savait donc bien qu'il ne fallait pas faire n'importe quoi. Alors, elle avait juste demandé pour son état de santé.
« Je… ouais, je crois… j'ai repensé à l'asile… mais là, pour l'état du corps, je crois que… ouais, ouais, ça va mieux. »
« Cool. »
Jacket regarda son interlocutrice. Et fut pris d'une interrogation : ne l'avait-il pas déjà vue quelque part ? Ce visage, ces cheveux, cette voix… non, là, il était sûr de l'avoir déjà vue quelque part !
« C'est drôle… »
« De quoi ? »
« Je crois que je t'ai déjà vue… ton visage me dit un truc… »
Sasha se contenta de soupirer. Elle hésitait à lui dire la vérité. Elle ne savait pas ce que ça allait déclencher en lui.
« Je sais pas. Peut-être en convention. »
« T'étais pas là… la fois où j'ai vu les Vox en convention. »
Merde, pensa-t-elle. En plus, il la tutoyait, comme s'il avait déjà tout deviné. Sauf qu'il n'avait pas deviné.
« Non… c'était autre part. Mais… c'est bizarre, on dirait que t'avais pas cette couleur de cheveux, avant. »
Il avait vu juste, vu que la membre de VoxMakers n'avait plus les cheveux roux, mais bleus.
« Ah oui… j'aimerais bien te dire pourquoi j'ai pris cette couleur… mais t'es pas censé le savoir. »
En prononçant cette dernière phrase, Sasha semblait un peu triste, ce qui frappa le cœur du supposé fou.
« Mais pourquoi ?, prononça-t-il innocemment.
A cette question, la chanteuse se tut. Elle ne savait vraiment pas si elle devait lui répondre. Et puis, après 5 longues minutes de silence, elle se décida à parler.
« Parce que ça te concerne. »
« De… quoi ? »
« Dans le futur, ou en tout cas un futur, on s'est aimés, Jack. Tu avais demandé à un de tes gars de m'amener jusqu'à toi car tu voulais me déclarer ta flamme. Quand on a discuté la première fois, tu n'arrivais pas à trouver tes mots. Et puis tu m'as embrassée en me disant que c'était un peu pour toi la seule manière de vraiment me dire ce que tu ressentais. C'est là que ça a commencé. Et jusqu'à l'effondrement de ce futur, j'ai pas cessé de t'aimer. Et toi non plus, tu n'as pas cessé de m'aimer. »
Barths fit des yeux un peu ronds. Alors, ces souvenirs, ces réminiscences… se pourrait-il que ce soit ça ? Immédiatement, une idée bizarre lui vint en tête.
« Embrasse-moi. »
Sasha se tourna vers lui comme si c'était un inspecteur des impôts lui ayant annoncé une augmentation de ces mêmes impôts.
« De quoi ? »
« Je sais que ça peut paraître débile ou glauque, mais tu m'as parlé de quelque chose qu'on n'a pas encore vécu et j'ai des flash-backs de moi et de toi. Et il faut que je sache si c'est vrai. Et j'ai rien trouvé d'autre que ça. »
La jeune femme continua de le regarder un peu bizarrement (faut dire, son idée était bizarre, c'est vrai) avant de réfléchir. Cela dura 2 longues minutes de silence. Et puis, finalement, elle se pencha lentement vers lui et ferma les yeux avant de sceller ses lèvres contre celles de Jacket. Ce dernier le lui rendit, d'abord, assez timidement. Et puis, au fur et à mesure de ces secondes qui devenaient peu à peu des minutes, il approfondit ce doux baiser et posa ses mains sur le visage de Sasha. Et tout lui revint en mémoire. Ils passèrent encore plusieurs minutes à s'embrasser, profitant de cet amour qu'ils retrouvaient petit à petit, avant que le baiser ne soit rompu.
La vidéaste regarda son aimé, avant de le prendre pour le serrer dans ses bras. Mais c'est avec étonnement qu'elle l'entendit pleurer.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Sasha… les autres… »
« Non, lui dit-il pour le rassurer. Les autres t'ont soigné. Les médecins ne te feront plus de mal. Plus jamais. »
« Le futur… je suis devenu un connard… un monstre… je veux pas être ça, parvint-il à répondre entre 2 pleurs.
« Ça va aller. Je suis avec toi. On sera tous avec toi. »
« Je veux pas qu'on se souvienne de moi comme d'un connard… je veux pas qu'on dise que j'en suis un… j'ai jamais voulu en être un… »
« Tu ne seras pas un connard. T'en seras pas un. Je te promets. »
« Tu… me le promets ? »
« Oui. Je te le promets. On ne te considérera pas comme ça. Jamais. »
Touché par tant de gentillesse, ce fut vraiment là que le pauvre Jacket fondit en larmes. Il resta encore quelques minutes dans les bras de Sasha, à expulser tout ce qu'il avait contenu. Il en avait bien besoin. Ces larmes étaient étonnamment douces et pour la première fois, ce genre de larmes et la voix douce et rassurante de son amoureuse, oui, tout cela le fit sourire. Mais cette fois, ce n'était pas un sourire de fou ou de tueur. Son sourire était vrai.
Après ça, la vie reprit pour tout le monde. Sauf que beaucoup de choses changèrent, en fait.
Le Patron redevint comme dans la saison 1 de SLG, c'est-à-dire un ultra-capitaliste qui rachetait tout et n'importe quoi et avait des caprices exorbitants (en gardant un peu de ce côté pervers) et Maître Panda gagna sa propre émission de reprises musicales sur YouTube. Samuel devint un perso de cartoon cosplayé en Deadpool et Richard devint un poulpe chevelu avec le monocle de Nick Fury. Metal Sonic fut fusionné avec Shrek et Kurt Cobain et le perso ainsi obtenu par Nyo devint l'emblème de Draw Together. Fred & Seb du Grenier, PuNkY et tous les autres gamers présents dans cette aventure arrêtèrent d'ailleurs de dire du mal des jeux Sonic sortis après 2001. Le Tueur traversa les évènements de la saison 3 d'Unknown Movies avant de faire une pause et de monter avec son Créateur, qui continua les vidéos, Wild Bonnefoy Inc., sa société de production et de distribution de films. Jean-Luc Mélenchon devint le Ministre des Affaires Etrangères sous le gouvernement d'Usul, qui avait pris la tête du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) et remporté les présidentielles de 2022 (Philippe Poutou deviendra son Premier Ministre). Patrick fit toutes ses vidéos dans la mer, vu que ça lui donnait de l'énergie, et réussit à retrouver le Monstre du Loch Ness. Le Fossoyeur de Films et InThePanda eurent les yeux définitivement blancs, effets secondaires de la possession. Plectrum se remit à faire ses propres vidéos et adopta un rythme de 2 Plectroscopes par semaine. Benzaie fit du Hard Corner une adresse VIP pour tous les amoureux de jeux vidéo et en profita pour tuer Jean-Guy parce que ce con faisait chier tout le monde. Fanta & Bob continuèrent les vidéos tandis que TheFantasio974 devint immortel et que le Pyro-Barbare fut engagé par Rammstein pour superviser tous les effets pyrotechniques. Charlotte fit son coming out et se mit en couple avec Lilith après s'être séparée de David. Jérémy Breut adopta les lentilles de contact. Golden Moustache fut enfin reconnu comme un collectif d'artistes, plus que de comiques, et devint un groupe de réalisateurs très en vogue, toujours soutenus par la société de Victor et du Tueur. Les Gorillaz sortirent leur album Humanz mais continuèrent à voir leurs amis vidéastes, pour qui ils avaient développé énormément d'amitié. Ce fut d'ailleurs là que Cyborg Noodle avoua qu'elle était tombée amoureuse du Fossoyeur. Et que c'était réciproque. Et enfin, Jacket et Sasha furent engagés par Links comme acteurs dans les NMT et les 50/50 et s'installèrent dans une petite maison pas loin de celle d'Alexis. Ce fut d'ailleurs là que Jack écrivit un Point Culture sur Rammstein (encore) qui devint la vidéo la plus vue de la chaîne.
C'est donc là que mon histoire est censée se terminer. Mais laissez-moi encore vous raconter une petite chose étant arrivée à notre cher ami Jacket.
Un jour, alors qu'il écrivait des vannes pour un futur 50/50 sur Les Dissociés, on vint sonner à la porte du couple. Et ce n'était pas pour n'importe quoi.
« Bonjour. Je suis François Descraques et voici Ruddy Pomarede et Fabien Fournier. On souhaitait vous voir car votre histoire nous a beaucoup interpellé. Nous voudrions votre accord pour adapter ça en web-série. Ça s'appellerait Petit problème de concordance. »
L'acteur et son amante grimacèrent un peu. Ce n'était pas qu'ils n'aimaient pas leurs travaux, mais… disons que certaines choses mériteraient de rester secrètes aux yeux du monde.
« Ben, vous savez, on aimerait bien, mais y'a des trucs dont je suis pas super fier. Cela me ferait chier de les mettre en avant. Si vous réécrivez, je veux bien. »
« Oh, mais nous en avons, pour les réécritures, intervint Ruddy. Regardez dehors. »
Barths regarda dehors. Et ouvrit de grands yeux ronds avant de se précipiter. Des dizaines de personnes étaient présentes et lui souriaient. Des personnes qu'il avait cru mortes. Oui, c'était ses compagnons auteurs de fanfictions, en bonne santé et rayonnants. Il se retourna vers François.
« Mais… mais comment ? »
« Sûrement l'auteur, répondit Fabien. Il déteste trop tuer de persos. »
Alors, Jack prit le temps pour vraiment sympathiser avec ces gens qu'il n'avait jamais pu connaître jusqu'à ce jour. Et voilà.
Voilà l'histoire des Gorillaz. Voilà comment ils ont découvert un nouveau monde. Voilà comment ils ont connu YouTube. Voilà comment les vidéastes sont devenus des super-héros ou des résistants. Et voilà comment cette histoire s'est finalement révélée être celle de Jack, jeune homme binoclard détruit par la vie qui a réussi à se reconstruire.
Parce que franchement, vous croyiez que la Mandragore de Nantes nous avait tout dit ?
Bon. Voilà. C'est donc la fin (beuhaaaaaa ! JE CHIALE, PUTAIN !) de « Gorillaz : Escape to YouTube World ». Un projet qui m'aura pris 21 chapitres et pas mal de temps. Alors, à part dire que c'était quand même une merveilleuse fanfiction et que j'en suis très fier, je n'ai pas grand-chose à dire. A part un truc.
La Mandragore de Nantes, sache qu'on ne se connaît pas. Qu'on ne partage sûrement pas les mêmes hobbies. Et qu'on n'est pas dans les mêmes coins de France. Mais putain, tu es et tu resteras une auteure que je n'oublierai pas. La première fois que j'ai lu PPDC, j'ai été transcendé. Et c'est pas pour exagérer, vraiment ! C'était (et c'est toujours) la meilleure fanfic que j'ai pu lire et c'est uniquement grâce à toi que j'ai eu la motivation de faire cette fanfic (la première version dont tu as demandé la suppression ? Elle n'existe pas, voyons… ^^). Et que, aujourd'hui, j'ai pu la terminer. Surtout que c'est la première fanfiction que j'ai réussi à terminer.
Donc, sache, Mandragore, plante mystique et magique, que tu as tout mon respect et mon admiration d'écrivain. Plein de bisous sur toi. Et de cœurs. Parce que c'est cool, les cœurs.
