Il me semblait bien que tu parlais de WoW Choucroute ! Actuellement, je joue sur celui qui est gratuit... J'aime beaucoup tes théories en tout cas, c'est amusant que tu te prête au jeu ! =D
Bonne Petite Lecture !
]Chapitre Vingt-et-unième[
POV Roy
"- Il nous a été fait la description d'un, je cite, "jeune homme de taille moyenne aux longs cheveux blonds attachés en queue de cheval qui portait des lunettes de soleil roses"
Jean me tendit le papier sur lequel il avait inscrit la description d'Edward, semblait-il...Je lisais la suite avec fureur;
"- ... Portant un t-shirt noir et un pantalon imitation-cuir noir... Il avait un auto-mail au bras doigt et ses doigts de la main gauche étaient tachés de sang..."
Je soupirais en m'asseyant sur la chaise de ma cuisine. J'avais récemment eu le droit de sortir et de rentrer chez moi. Officiellement j'étais en arrêt de travail sauf en cas de force majeure. Une infirmière à domicile venait tout les jours pour me changer mon pansement et m'obliger dans le même temps à avaler mes fichues pilules. Ça ne faisait que deux jours que j'étais sorti de l'hôpital que déjà je n'en pouvais plus de cette condition de vie. Je m'endormais sur ma table toutes les heures à cause de ces cachets et je me réveillais en ayant l'impression qu'un train m'était passé dessus.
"- Reposez-vous, Colonel, on va le retrouver, m'intima Jean en se servant un café"
Je soupirais pour ce qui me semblait être la cinquantième fois de la matinée. Nous étions très loin de connaître la vérité et les ambitions des ravisseurs. D'ailleurs, suite à cette description d'Edward, rien ne laissait sous-entendre qu'il avait été kidnappé par qui que ce soit. L'armée avait annoncée sa prochaine capture et son jugement en cour martiale. Maes tentait au mieux d'étouffer l'affaire pour qu'Alphonse ne lise pas toutes ces âneries dans le journal. De toute manière, le cadet Elric n'allait pas tarder à venir, c'était une certitude depuis que Jean l'avait mis au courant. L'idée était très mauvaise en soi car j'avais peur qu'Alphonse ne soit qu'une cible potentielle de plus. J'avais donc ordonné fermement qu'il soit escorté dès son arrivée à Central.
Toc Toc.
Quelqu'un frappait à ma porte. C'était la quatrième visite depuis ce matin. Mes subordonnés et amis se relayaient chaque heure pour rester auprès de moi. Je ne savais plus s'il fallait que j'en sois reconnaissant ou leur demander de me laisser seul cinq minutes ! Mais je savais pertinemment de quoi ils avaient peur... Ils avaient peur que je sois actuellement LA cible. Celle d'Edward. Ou plutôt... Celle de cet homonculus qui devait être au courant qu'il avait manqué son coup. Maes passa le pas de ma porte en me saluant avec énergie. Il faisait toujours cette tête là en rentrant quelque part et il propageait la bonne humeur. Mais aujourd'hui, il alla s'asseoir en face de moi, arborant une mine tellement sérieuse que j'avais envie de me rendormir sur ma table.
"- A plus tard Colonel, me salua Jean, je vous rapporte des nouvelles dès qu'on est au courant de quoi que ce soit."
Je le remerciais d'un signe de tête avant de reporter mon attention sur mon meilleur ami.
"- Devine de qui j'ai eu des nouvelles, me demanda t-il en cherchant quelque chose dans sa poche
- Je ne sais pas... De ta fille ? fis-je en espérant sérieusement qu'il n'était pas en train de sortir une photo de sa famille"
Il me gratifia d'un mince sourire. Visiblement ce n'était pas ça mais il aurait bien voulu que ça le soit.
"- Docteur Marcoh, ça te dit quelque chose ?"
Je restais interdis quelques secondes pendant qu'il dévoilait son papier au grand jour. Celui-ci était jonché de notes et de gribouillis. Qu'avait-il découvert ?
"- Qu'est-ce qu'il t'a dit ? fis-je en me penchant en avant sur la table"
J'étais impatient à l'idée qu'on puisse trouver n'importe quel indice concernant ces kidnappeurs.
"- En gros... Commença t-il, il nous a dit que Edward avait bien été en contact avec l'eau rouge, plus communément appelé la pierre philosophale. La substance relevée sur le couteau de cuisine qui à servit à lui entailler la tempe était anormalement instable. "
Il lisait les notes du Docteur Marcoh avec résignation. Et j'étais pendu à ses lèvres;
"- Instable ? Comment ça, instable ?
- J'ai passé les dernières vingt-quatre heures à m'acharner sur la surveillance afin qu'il puisse accéder à l'arme blanche, fit-il d'un air blasé, et il a découvert que l'eau rouge avait des caractéristiques uniques. Cela expliquerait pourquoi Edward est devenu..."
Le mot lui restait en travers de la gorge.
"- L'homonculus de la luxure ? tentais-je en essayant de me décrisper moi-même"
L'évidence me rendait fou de rage.
"- Alors ce n'était pas une attaque au hasard... murmurais-je, dès le début, ils avaient décidés d'en faire l'un des leurs et plus communément de le faire ainsi."
Maes fourra le papier dans sa poche et croisa ses mains sur la table;
"- J'ai aussi réussi à faire rentrer le Docteur dans la salle d'autopsie de Sho Tucker. Il a découvert que la pierre rouge lui avait été administré dans les veines et il a analysé l'échantillon... Là aussi, l'eau rouge avait des caractéristiques uniques, mais ce n'était pas les mêmes qu'on a retrouvé sur le couteau. C'était pareil pour l'eau rouge que le médecin avait récupérer de la jeune femme disparue...
- Bien-sûr soufflais-je, car Sho Tucker n'était pas l'homonculus de la Luxure..."
Je mettais ma tête entre mes mains pour tenter de réfléchir. Je comprenais à présent. Les kidnappeurs créaient des homonculus, c'était un fait. On en avait à présent la preuve.
"- Pourquoi ont-ils les yeux noirs ? Edward n'avait pas les yeux noirs... murmurais-je"
Hughes leva les yeux derrière moi et fixait le mur contre lequel je m'étais fait poignardé. Là encore ma maison avait été réquisitionnée et nettoyée sous tout les angles avant de m'être rendue. J'avais presque envie de remettre mes affaires en vrac pour me sentir comme chez moi.
"- Je ne sais pas pourquoi ils ont les yeux noirs, fit-il, en revanche ce que je sais c'est que Sho Tucker était un alchimiste et que la jeune femme du nom de Clara en était une aussi... Et bien-sûr, Edward..."
Je relevais la tête pour faire face à son regard contrit. Son front était plissé et il semblait en colère de ne pas comprendre.
"- Sans parler de la description de l'homme qui accompagnait Edward dans ce bar avant hier, rajouta t-il"
C'était à mon tour de ne pas comprendre. On m'avais fait la description d'Edward mais on n'avait mentionné personne d'autre;
"- Pourquoi on me l'a pas dit plus tôt ? commençais-je d'un ton plus fort
- Parce que cette description est allée de la bouche de celui qui l'a faite, aux archives des affaires classées."
Il chercha dans la poche avant de son uniforme un petit carnet noir. Il l'ouvrit à une page bien précise avant de me le tendre. Je lisais;
"- Un homme de grande taille. La peau très blanche et des long cheveux noirs attachés en queue de cheval. Le barman indique avoir vu un sceau alchimique dans la paume de sa main au moment où il l'a posait sur le comptoir."
Je lisais et relisais la description pour être sûr que je voyais bien les petites lettres tracés par Hughes.
"- Je rêve ou c'est la parfaite description de Solf J. Kimblee ? demandais-je à voix basse
- Non, tu ne rêves pas. Tu comprend mieux pourquoi ils ne le recherchent pas ? Comment expliquer à toute une population que nous recherchons un homme mort depuis plus de deux ans ?"
Je restais pétrifié sur place. Nous avions à présent beaucoup plus que des indices. Les kidnappeurs recherchaient donc des alchimistes compétents qu'ils soient morts ou vivants. Je n'arrivais cependant pas à croire qu'ils avaient ressuscités ce cinglé pour ça.
"- Ce qui n'est pas noté dans sa description, souffla Hughes, c'est qu'il avait les yeux violets."
Je redressais la tête vers lui si vite que je sentais mes cervicales craquer. Maes haussa les épaules;
"- Bah oui... Là aussi, comment expliquer au barman qu'il n'a pas juste halluciné ?
- Il n'avait pas les yeux noirs ?"
Je parlais si fort que je ne me rendais pas compte à quel point je devais faire peur. Presque affalé sur ma chaise, des cernes bouffis sous les yeux et les cheveux en bataille. Je comprenais mieux pourquoi Hughes n'avait pas esquissé le moindre sourire depuis son arrivée chez moi.
"- Non, me répondit-il, selon le barman il avait les yeux violets... "
Il soupira avant de s'étirer sur sa chaise. L'envie de changer de sujet lui brûlait les lèvres, je le voyais.
"- Le Major qui l'écoutait à du lui expliquer que c'était un phénomène rarissime dû à une drogue. Sans mentionner laquelle...Est-ce que tu va me servir un café ou je me lève moi-même ?"
Je restais hébété quelques secondes avant d'esquisser un sourire meurtrit. Il avait sans doute passé la nuit avec le Docteur Marcoh et devait simplement rêver de parler d'autre chose à présent. Je me levais péniblement pour sortir une tasse propre de mon armoire. Même ma cuisine avait été fouillée, analysée et disséquée avant d'être remise en place. Mon ciseau fétiche était posé sur le lavabo qui n'avait jamais été aussi propre de toute sa vie. Je laissais couler le café dans la tasse en regardant par la fenêtre. Le temps était parfait pour une promenade. A quelle saison étions nous déjà ? C'était l'automne... Les feuilles jaunies tombaient par terre. La nature se mourrait et bientôt le froid régnera. Pourquoi pensais-je à tout ça ? La pluie et le beau temps... Qu'est-ce que j'en avais à faire ? Je me refusais de penser à Edward tout simplement. L'idée qu'il soit prisonnier de lui-même me coupait le souffle. J'avais envie de courir dehors en criant son nom. J'avais envie de poser mes fesses derrière mon bureau en ordonnant sa recherche. J'avais envie de le retrouver...
"- Pas autant ! cria Hughes derrière moi"
Je baissais les yeux vers la tasse qui était à deux doigts de gerber le café. Je m'arrêtais aussitôt et en renversais un peu dans le lavabo. Je lui tendais sa tasse pleine en m'excusant avant de me rasseoir face à lui. Nous bûmes quelques gorgées en silence avant que je ne me décide à le briser;
"- Comment va Gracia ?"
Il m'adressa un sourire plein de tendresse;
"- Toujours aussi joyeuse et belle, répondit-il
- Ah l'amour, murmurais-je"
Aussitôt je me renfrognais. Je pensais encore à Edward. Au baiser que nous avions partagés. Est-ce qu'il y pensait aussi ? Sans doute pas...Est-ce que, si je retrouvais, je pourrais le revoir, lui, sans son double immortel et sans âme ?
"- Je l'ai embrassé, tu sais... confessais-je"
Hughes me regardait avec une bouche aussi ronde qu'un cul de bouteille. Il reprit contenance très lentement en m'envoyant un sourire qui semblait dire " je te l'avais bien dis." puis il reposa sa tasse sur la table;
"- Qu'est-ce que tu as ressenti ? me demanda t-il, impatient de savoir"
Je levais les yeux au plafond. Qu'est-ce que j'ai ressenti ? Edward m'avait posé une question dans ce genre juste après notre baiser. Je lui avais répondu sans trop grande euphorie que c'était bien... Mais qu'avais-je vraiment ressenti ? J'avais envie de recommencer, voilà tout. Je voulais voir si la deuxième fois, ce sentiment de désir allait s'accroître. Et la troisième fois ? La passion. Puis enfin... Est-ce qu'il y aurait de l'amour ?
"- C'était bien, répondis-je de nouveau en haussant les épaules
- Menteur ! fit-il en me surprenant plus que de coutumes"
Je le regardais avec des yeux ronds comme des billes. Il arborait l'expression parfaite du type qui lit dans les pensées.
Maes, tu n'es décidément pas humain... Fais voir tes yeux...
"- Quand est-ce que ton subconscient te dévoilera la vérité ? me demanda t-il
- Que... mon... Quoi ?"
J'étais dubitatif. Que pensez de ça ? On aurait dit qu'il savait quelque chose que j'ignorais. Mais le pire, c'était que ça me concernait. J'étais accoudé à la table, ma tasse de café entre les mains et je le regardais de travers en gardant ma gorgée dans la bouche. Il explosa de rire et franchement, cela du lui faire du bien car je voyais à l'œil nu ses épaules qui baissaient d'un cran. Ses rides de panique et d'inquiétude étaient moins présent. Il se reprit quelque peu avant de me répondre sous le ton de l'évidence;
"- Tu va l'aimer ce petit blond.
- J'aimerais que tu ai raison, répondis-je du tac au tac"
Malheureusement, le petit blond en question était dans une posture assez délicate et je pensais pas que de lui parler de "nous" l'aiderait à se sentir mieux en ce moment. Encore fallait-il le trouver pour ça. Puis l'attacher. Mais l'attacher des pieds, des mains, de la tête ! Je me jurais que la prochaine fois que je le croise, je ne le laisserais pas s'enfuir, cette fois ! Maes se pencha vers la table et ma tapota l'épaule;
"- J'en suis certain, fit-il en m'adressant un clin d'œil"
Je haussais les sourcils, suspicieux. Qu'en savait-il ? Le fait que je veuille à tout prix le retrouver ? Le fait que je veuille l'attacher ? Ou alors peut-être que ça venait du fait que j'eu mis mon grade en danger pour le faire sortir de prison et l'emmener chez moi ? Ou bien que je ne lui ai pas tiré dessus avant qu'il n'essaye de me tuer... Les hypothèses étaient lourdes mais elles ne faisaient pas pencher la balance en ma faveur...
Peut-être effectivement que... Je tombais...am... NAAAAAN !
A la suite !
