Bonjour à tous et à toutes,
Merci à vous pour vos review, vos mises en favoris...
Voici la troisième épreuve et de nombreuses révélations.
Je vois que l'identité du fameux Sorcier Blanc tracasse nombre d'entre vous. Vos hypothèses m'ont fait sourire mais non, il ne s'agit pas de Regulus.
Nous allons laisser un peu l'histoire de côté pour nous pencher sur un personnage qui réunit pour le moment tous vos suffrages. Pas vraiment de suspense n'est-ce-pas ?
Voici donc une première partie du point de vue d'Albus Dumbledore. Deux autres chapitres lui seront ensuite consacré pour nous ramener à notre fiction d'origine.
Pour infos, nous avons passé la barre des 250 reviews ! Un grand merci à vous tous !
À bientôt !
Disclaimer : Tous les personnages et l'Univers de Harry Potter appartiennent à JK Rowlings.
Rating : M+ pour les chapitres futurs
Genre : Aventure / fantastique / romance / slash / yaoi
Couple : HPDM / DMHP
Bonne lecture !
Chapitre 20 : Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore
Décembre 1899 – Godric's Hollow
La vie était décidément injuste. Alors qu'il venait de sortir de Poudlard avec les meilleurs résultats jamais enregistrés, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore se trouvait en charge de la tutelle de ses jeunes frère et sœur, confiné dans ce petit village sorcier sans envergure.
Au lieu de pouvoir parcourir le monde aux côtés de son propre faire-valoir, Elphias Doge, il était obligé de réviser tous ses plans d'avenir glorieux. La mort accidentelle de sa mère lors d'une crise de démence de sa petite sœur Ariana le condamnait à assumer le fardeau de sa famille à dix-huit ans à peine. Fini l'aventure et les succès, bonjour les responsabilités !
Il se morfondait dans le bureau familial lorsqu'un coup résonna à la porte d'entrée.
« Encore cette vieille folle de Bathilda qui vient vérifier que tout va bien » marmonna-t-il dans sa barbe naissante.
- Albus, mon cher enfant, comment ça va ? jacassa la vieille femme en forçant le passage, suivie d'un adolescent renfrogné. Je suis venue vous présenter mon petit-neveu, Gellert Grindelwald. Il a été renvoyé de Durmstrang et je me disais que vous pourriez sûrement m'aider à le ramener sur le droit chemin.
Et sur ces mots, sans laisser aux deux jeunes hommes le temps de réagir, elle sortit et referma la porte derrière elle.
- Euh… Bonjour, je m'appelle Albus Dumbledore, enchanté de faire ta connaissance.
- Gellert Grindelwald, répondit le blond aux yeux bleus en l'observant suspicieusement.
- Je ne sais pas trop ce que ta tante attend de moi. Je viens moi-même de sortir de l'école et franchement, je ne sais pas comment je pourrais t'aider. C'est quoi cette histoire de « droit chemin » ?
- Elle veut que je m'éloigne de la Magie Noire.
- C'est pourtant bien au programme de Durmstrang, non ?
- Evidemment. Qu'est-ce qu'i faire par ici ? éluda le plus jeune.
- Malheureusement, pas grand-chose. Ce n'est qu'un simple petit village.
- Et tu apprécies de vivre ici ?
- Pas vraiment. Le décès de ma mère m'a empêché de partir faire le tour du monde comme je l'avais prévu.
- Tu voulais aller où ?
- Partout où il y a de la magie. La Grèce, l'Egypte, Rome, la Chine et le Japon, le Tibet. En Afrique et en Amérique du Sud. Et pourquoi pas l'Ile de Pâques et les tribus maoris. Je voulais voyager pour apprendre le plus possible.
- Et pourquoi tu ne pourrais pas le faire ?
- A cause de ma sœur. Elle ne peut pas rester seule.
- J'ai entendu ma tante dire qu'elle avait tué ta mère à cause de la magie accidentelle.
- Oui. Ariana n'a aucun contrôle sur sa magie. Elle réagit comme les jeunes enfants.
- Quel âge a-t-elle ?
- Quatorze ans… Mais elle est fragile, répondit-il avec une gêne manifeste. Mais toi, explique-moi pourquoi tu as été renvoyé de Durmstrang ?
- Parce que j'ai utilisé la Magie Noire.
- Mais oui, c'est ça ! ironisa Albus.
- Je t'assure. Renvoi pour utilisation prohibée de Magie Noire.
- Attends, là tu dois vraiment m'expliquer. Durmstrang est connue pour son enseignement en magie noire et tu prétends avoir été renvoyé pour l'avoir utilisée. Ce n'est pas logique.
- J'ai fait des expérimentations, essayé de créer de nouveaux sortilèges. Ça n'a pas plu à la direction de l'école.
- Pourtant, on nous encourage plutôt à tester et innover, enfin du moins à Poudlard.
- Chez nous aussi, mais ils n'apprécient pas qu'on utilise des cobayes humains.
- Tu as expérimenté sur les élèves ?
- Non ! Sur des Moldus. Il y a un petit village juste en dehors de l'enceinte de l'école.
- Mais … souffla Albus, choqué. C'est de la torture !
- Et alors ! Ces petits salauds le méritaient ! Ils avaient attrapé un jeune garçon et l'avaient attaché à un arbre. Ils s'amusaient à le lapider, le lacérer et lui donner des coups de pieds. Le pauvre gamin était en sang. Et ce n'était apparemment pas la première fois qu'ils agissaient ainsi.
- Et ... que leur as-tu fait ?
- J'ai voulu leur faire comprendre ce qu'ils infligeaient à l'enfant. J'ai combiné plusieurs sorts pour obtenir le même résultat que leurs coups.
- Et ? insista Albus avec une fascination étrange.
- J'ai réussi, répondit Gellert platement. Et j'ai été renvoyé pour usage de la magie devant les moldus et avoir brisé le Décret sur la Restriction de l'usage de la magie en tant que sorcier mineur.
- Et les moldus ? Qu'est-ce que …
- Ils ont été soignés et oubliettés. Et moi, expulsé, répéta-t-il avec dégoût. Ils ont même menacé de briser ma baguette. Ils n'ont même pas tenu compte du fait que le gosse était un jeune sorcier qui s'amusait dans son jardin. Il faisait léviter ses jouets quand les autres l'ont vu et attrapé.
- Tu t'en sors bien quand même. Ils auraient pu t'emprisonner.
- … mouais… n'empêche, on est des sorciers. Chaque fois que nous sommes impliqués dans une altercation avec un moldu, c'est le sorcier qui paie la note. Le Moldu repart simplement avec sa mémoire altérée. Les Moldus devraient ramper devant notre supériorité. Ils sont bien trop stupides pour régler efficacement leurs problèmes. Ils sont toujours en guerre les uns contre les autres pour des querelles vides de sens. Si nous étions au pouvoir, le monde serait en paix.
Albus étudia un moment son vis-à-vis, repassant sa propre histoire à l'aulne de ce jugement particulièrement sommaire.
Des années plus tôt, des adolescents ordinaires avaient vu sa petite sœur Ariana faire de la magie et l'avaient torturée pour cette raison. Son incapacité à maîtriser ses pouvoirs trouvait ses racines dans ce traumatisme. Son père avait voulu la venger et il s'était retrouvé à Azkaban. Et effectivement, les jeunes moldus n'avaient reçu aucune sanction.
Aujourd'hui, il était lui-même forcé de vivre avec les conséquences de cette attaque. Finalement, la Justice semblait loin d'être aveugle et impartiale quand il s'agissait d'actes de violence commis par des Moldus envers des Sorciers. Ces derniers étaient toujours considérés comme coupables d'une manière ou d'une autre. Pour préserver le secret de leur existence.
Les deux jeunes gens continuèrent à discuter toute l'après-midi, échangeant des idées sur des sujets plus généraux. La situation des moldus par rapport aux sorciers et l'utilisation de la magie noire ne furent plus abordés dans les jours qui suivirent. Avec un ricanement, Albus se dit que ce genre de discussions ne permettrait sûrement pas de ramener Gellert dans le droit chemin comme l'avait espéré la vieille Bathilda.
- Tu sais que ta tante m'avait demandé de te ramener à des idées plus … droites ? l'interrogea-t-il.
- Et ?
- Eh bien, elle ne m'a même pas dit ce qui t'était reproché. Comment suis-je censé te ramener à de meilleures intentions dans ce cas ?
- Elle ne t'avait rien dit ?
- Rien du tout !
- Elle devient vraiment sénile. Et tu comptes faire quoi ?
- Devenir ton ami. Pour le reste, que pourrais-je bien faire? Tu as vengé un sorcier face à des moldus agressifs et tu as été jugé pour cela. L'affaire est classée.
- Finalement, c'est peut-être moi qui vais te corrompre plutôt que toi me sauver ! répondit Grindelwald en riant.
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Il fallut attendre quelques temps avant que le sujet des Moldus et de la non-ingérence sorcière ne soit à nouveau avancé. Ils en avaient discuté de façon détournée mais l'idée était cependant bien là, ancrée dans leurs esprits. L'un comme l'autre avait la conviction que les Sorciers étaient de loin supérieurs aux simples moldus. Le but premier du Ministère de la Magie leur semblait l'exemple même de la lâcheté. En tant qu'individus supérieurs, il était de leur devoir de guider les plus faibles. Se cacher sous prétexte que les moldus pourraient faire appel à eux pour résoudre leurs problèmes prouvait le bien-fondé de leur théorie. Pour eux, la hiérarchie du monde était claire. Les Sorciers dominaient par leurs pouvoirs, les Moldus devant être guidés tels des enfants.
C'est ainsi que naquit la maxime du Plus Grand Bien.
Le principe était des plus simples : la magie leur accordait un pouvoir leur donnant le droit de gouverner, mais apportait également des responsabilités à l'égard des gouvernés. Cette notion fondamentale justifiait par elle-même l'utilisation de la force en cas de nécessité.
Parallèlement à ces idées, les deux jeunes gens se rapprochaient lentement. Au-delà d'un intérêt commun, des sentiments commencèrent à se développer. Étonnamment, ni l'un ni l'autre n'avaient jamais lié de relations amoureuses et là, l'attirance intellectuelle se mêlait lentement à un réel intérêt amoureux.
Le drame survint quelques temps plus tard. Tandis que Albus consacrait tout son temps à son nouvel ami et à leurs projets, Abelforth, son jeune frère, lui fit le reproche de négliger leur sœur Ariana. Gellert s'interposa dans la querelle et les trois sorciers en vinrent vite aux baguettes. La jeune fille fut la victime d'un sort perdu et la disparition de leur sœur entérina la séparation des deux frères.
Gellert disparut lui aussi, quittant précipitamment le pays, sans laisser de traces. Déjà sous le coup d'une accusation pour torture sur moldus et d'un renvoi de Durmstrang, la mort de la jeune fille n'aurait pu que signifier son envoi en prison, que ce soit à Azkaban ou Nurmengard, voire le Baiser des Détraqueurs.
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Malgré la disparition de sa sœur, Albus ne réalisa pas son projet de voyage autour du monde. Libéré de la charge de sa famille, Albus se lança dans les études, à la manière d'un élève libre, emmagasinant les connaissances dans tous les domaines, cherchant à oublier et faire oublier le drame qui s'était produit, tandis qu'Abelforth ne cessait de l'injurier et de l'accusé de meurtre. Il blâmait son frère pour la mort d'Ariana, allant jusqu'à l'agresser physiquement lors de ses funérailles et lui casser le nez.
Un moment, il avait hésité à partir retrouver Gellert et à s'établir avec lui mais il ne voulait pas quitter l'Angleterre. C'était son pays et il voulait y garder ou plutôt y créer une certaine influence. Le monde sorcier britannique abritait la plus grande population magique et il voulait y être reconnu.
Ce qu'il étudiait, il le trouvait donc dans les livres. Ensuite, il effectuait des recherches et des expérimentations dans le but d'améliorer les sorts existants ou en créer de nouveaux. Alors qu'il avait déjà été considéré comme l'un des plus brillants diplômés de Poudlard, le directeur Armando Dippet fit appel à lui pour assurer les cours de Métamorphoses, proposition qu'il déclina dans un premier temps. Il considérait qu'il n'était pas encore prêt à devenir professeur, et de plus, il estimait avoir encore beaucoup de choses à apprendre et à réaliser. Il voulait conserver la totale liberté de mouvement qui lui avait été temporairement enlevée suite au décès de sa mère.
Petit à petit, le scandale qui avait entouré la mort d'Ariana Dumbledore et éclaboussé la réputation de son frère fut oublié. Dans le même temps, la réputation d'Albus grandit, le présentant comme un sorcier quasi autodidacte, d'une puissance et d'une influence grandissantes.
Albus n'avait jamais réellement rompu les ponts avec Gellert. Les deux jeunes hommes avaient trouvé un moyen de communication relativement discret, à l'aide de miroirs à double sens. Et à chaque période de vacances prolongées, ils se retrouvaient dans l'un ou l'autre lieu, continuant à échafauder leur théorie du Plus Grand Bien tout en développant une solide relation amoureuse.
Les deux amants voyageaient à travers l'Europe à l'occasion de ces congés, permettant à Dumbledore de réaliser une partie de son rêve d'étudiant. Chaque lieu de villégiature était donc soigneusement choisi, toujours en lien avec la magie, pour leur apporter des connaissances supplémentaires.
Gellert avait continué à explorer la magie noire, tandis qu'Albus s'intéressait en profondeur à la magie blanche. Ils pourraient ainsi présenter les deux faces d'une même pièce, ce qui leur permettrait un jour d'atteindre leur but ultime, le Plus Grand Bien.
Mais ce qui fascinait le jeune sorcier noir, c'était la politique, tant moldue que sorcière. Il devait cependant bien s'avouer que la société sorcière n'était pas très évoluée sur ce point, se basant fortement sur un modèle de clientélisme des plus corrompu.
D'un autre côté, même s'il les méprisait au plus haut point, les moldus pouvaient faire preuve d'une créativité ahurissante dans ce domaine. Ils développaient des modèles politiques comme le nationalisme et le communisme. Ils tissaient des alliances entre les diverses puissances, de façon à ce qu'ils se soutiennent en cas d'offense quelconque. Ils étiquetaient la valeur des gens en fonction de critères absolument incompréhensibles, se reposant sur la couleur de la peau ou les croyances religieuses.
Les moldus ne faisaient que lui prouver leur inutilité mais surtout montraient avec quelle facilité il serait possible de les manipuler.
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Dimanche 28 juin 1914 – Sarajevo
En ce mois de juin, Albus et Gellert se promenaient sur un pont envahi par une foule de promeneurs qui semblaient attendre quelque chose. Dumbledore se tourna vers son amant.
- Pourrais-tu me dire pourquoi tu as tant insisté pour venir jusqu'ici ? Je ne dis pas que l'endroit n'est pas agréable, mais il est totalement dépourvu de magie. Que pourrait-on bien découvrir d'intéressant dans cette région ?
- Ce n'est pas tant la région qui est importante que ce qui va se passer aujourd'hui.
- Tu prévois l'avenir maintenant ?
- Ne ris pas des prédictions, Albus. Elles sont parfois bien plus dangereuses et utiles que tu ne peux l'imaginer. De plus, tu sais pertinemment que l'arithmancie peut se révéler particulièrement efficace. Les prédictions émises par Rowena Serdaigle sur des évènements majeurs se sont toutes vérifiées.
- Peut-être, mais franchement, je reste dubitatif.
- Je ne me base pas que sur ça, tu t'en doutes. Si je ne me trompe pas dans mes déductions, il va se passer aujourd'hui quelque chose qui va changer la face du monde moldu.
- Le monde moldu ? Mais en quoi cela nous concerne-t-il ?
- Ça nous aidera quand on mettra en place le Plus Grand Bien ! En étudiant ce qui va se passer dans les mois à venir, nous pourrons affiner nos plans de domination des moldus, tout en manipulant les sorciers pour parvenir à nos fins.
A ce moment, des clameurs commencèrent à retentir alors qu'un cortège de voitures s'engageait sur le Pont Latin qui enjambait la rivière Miljacka, au cœur de la ville de Sarajevo. Un coup de feu retentit, déclenchant un mouvement de panique. L'Histoire était en marche.
Agrippant le bras d'Albus, Gellert profita de la bousculade pour les faire transplaner à l'abri.
- Peux-tu m'expliquer ce qui s'est passé ?
- Bien sûr. Comme tu le sais, la plupart des grandes puissances ont tissé entre eux des alliances. En cas de conflit, ils ont obligation de se porter assistance.
- Oui, mais …
- Ne m'interromps pas, je vais t'expliquer. L'homme qui vient de se faire abattre sur le pont n'est autre que l'héritier de l'Empire Austro-Hongrois. Si le jeu d'alliance se met en place et que l'Autriche réclame réparation, la France, le Royaume Uni et la Russie vont se liguer contre elle. Et dans ce cas, l'Allemagne se verra obligée d'entrer elle aussi dans le conflit.
- Mais comment savais-tu que cet attentat aurait lieu ?
- Les assassins sont des bosniaques, contrée qui a été annexée par l'empire autrichien. Ils souhaitent se libérer de cette tutelle. Il a suffi de leur glisser l'idée avec un bon sort de compulsion pour les amener à perpétrer l'assassinat. Je me suis lié d'amitié avec le chef d'un petit groupe de rebelles, prétendant partager ses idéaux. Ensuite, l'esprit belliqueux primaire propre aux moldus a fait le reste. Ce sont des esprits faibles qui se laissent facilement embrigader, surtout quand tu leur pointes du doigt un coupable et prétends que l'éliminer réglera tous leurs problèmes.
- Et tu es sûr que cela va déclencher un conflit d'une telle ampleur ?
- C'est un peu comme le jeu des dominos que les enfants moldus apprécient tant. Fais tomber une pièce maîtresse, et toutes les autres suivront. Maintenant, il ne reste plus qu'à observer.
- Et tu ne vas rien faire ?
- Pas encore, il est trop tôt. Nous devons nous créer une place dans la société, déterminer nos réseaux d'influence, nous imposer. Ce conflit va seulement nous permettre d'étudier les réactions des gouvernements, qu'ils soient sorciers ou moldus. Ensuite, nous pourrons nous adapter.
Il était un peu plus de onze heures du matin en ce dimanche 28 juin 1914. La Première Guerre Mondiale allait bientôt mettre le Monde à feu et à sang.
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La déclaration de guerre secoua non seulement le monde moldu, mais elle eut également des répercussions sur l'ensemble des Sorciers. Les différents Ministère de la Magie obligèrent tous leurs ressortissants à rentrer sur leur territoire et à ne plus avoir aucuns contacts extérieurs, quelques qu'ils soient.
Les différents lieux stratégiques du monde magique étaient protégés par de gigantesques boucliers qui assuraient ainsi la protection des personnes et permettaient également la continuité des activités habituelles. Le monde sorcier était totalement isolé du monde moldu, vivant en totale autarcie. Et cela valait pour l'ensemble des communautés sorcières. Personne ne recevait ou ne pouvait donner de nouvelles en dehors de sa propre sphère de vie.
Albus avait tenté de garder le contact avec Gellert ou d'organiser des rendez-vous secrets en des endroits protégés, mais le courrier était systématiquement intercepté et les déplacements totalement contrôlés.
De plus, Gellert ne restait jamais très longtemps au même endroit. Il se déplaçait régulièrement, non seulement pour échapper aux autorités, mais également pour se renseigner sur les divers déroulements des actions de guerre chez chacun des belligérants. En fait, il restait au cœur même des événements. Les deux hommes disposaient toujours des miroirs double-face, mais même la magie de communication avait été bridée dès l'annonce du conflit.
Une brigade spéciale d'Aurors avait été constituée pour veiller à l'application du décret de non-ingérence dans les affaires moldues. Les hiboux avaient été placés en quarantaine, les portoloins interdits et les réseaux de cheminette désactivés. Les voyages étaient contrôlés grâce à des points fixes surveillés pour permettre les transferts entre les domiciles et lieux de travail. La Trace avait également été réactivée sur toute la population, majeure et mineure.
Les mois, puis les années s'écoulèrent donc sans que les deux amants ne puissent se voir ou même s'écrire. Albus avait simplement continué ses études, en dehors de tout cadre académique reconnu, approfondissant encore ses connaissances dans des domaines très variés, allant de la magie de l'esprit à la magie ancienne, en passant par la métamorphose, les potions et les sortilèges. Étonnamment, il se documenta sur les méthodes de divination, obtenant même un titre de Maître après avoir passé des examens auprès de voyants extrêmement réputés. Il n'avait pas de réelles affinités avec cette matière, mais le diplôme faisait de lui une personne de référence dans l'analyse des prophéties.
Même s'il n'avait plus de nouvelles de son amant, il était déterminé à poursuivre leur plan à long terme et pour ce faire, emmagasinait connaissances, influence et pouvoir.
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Mardi 26 Novembre 1918 – Ile grecque sans nom
Enfin, le 11 Novembre 1918, les plénipotentiaires des différents pays signèrent l'Armistice, mettant fin au conflit qui avait déchiré le Monde pendant quatre ans.
Dès que la nouvelle parvint au Ministère de la Magie et que les différentes mesures de contrainte furent levées, des volées de hiboux et de rapaces divers prirent les airs, porteurs de lettres interrogatives quant au bien-être des familles séparées depuis plusieurs années. Albus ne fut pas le dernier à courir à la rencontre de son hibou afin d'envoyer un pli à Gellert.
Il dut attendre plusieurs jours avant d'enfin obtenir une réponse lui fixant un lieu de rendez-vous éloigné, une semaine plus tard, sur une petite île isolée, non loin des côtes grecques. Aussitôt, il prépara son voyage, n'informant personne de son départ. Il n'avait de toute façon pas de compte à rendre puisqu'il étudiait en dehors de toutes les structures officielles.
Gellert l'attendait dans une petite maison en bord de plage. Il avait changé en quatre ans, plus musclé, plus sûr de lui. Dans ses yeux, Albus put distinguer une étincelle étrange, témoin des horreurs que l'homme avait dû voir pendant cette guerre, mais il ne semblait pas affecté par cela. Au contraire, tout son être semblait irradié d'une assurance un peu malsaine, clairement issue d'une connaissance pratique et matérielle. Cependant, le sorcier anglais ne s'attarda pas sur cette intuition, préférant renouer les liens qui avaient tant souffert de leur éloignement forcé. Empoignant l'homme, il le poussa dans la maison, bien déterminé à rattraper le temps perdu.
Ce ne fut que le lendemain, leur passion un peu assouvie, qu'ils purent discuter de ce qui s'étaient passé durant toute leur séparation.
- Et donc, tu as continué à étudier pendant tout ce temps ? s'enquit Gellert
- Il n'y avait que ça à faire. Nous étions littéralement cloîtrés dans certains lieux et toutes nos maisons étaient sous surveillance. Le Ministère avait réactivé la Trace pour tous les sorciers vivants sur le territoire, enfants comme adultes. Le moindre pas de travers était lourdement sanctionné. Tous nos actes magiques étroitement surveillés. Mais et toi ? Qu'as-tu fait pendant tout ce temps ?
- Comme je te l'ai dit, j'ai étudié les conséquences de l'attentat. C'est fascinant de voir ces pitoyables moldus se battre pour des idéaux aussi futiles. Je me suis rapidement ennuyé. Ils sont beaucoup trop faciles à manipuler.
- Mais tu es resté au milieu des conflits ? Comment se fait-il que tu n'aies pas été cloîtré en Russie par ton gouvernement ?
- Cela fait longtemps que je ne suis plus considéré comme un ressortissant russe. J'ai en quelque sorte « disparu des radars », comme disent les moldus. Mais, oui, j'ai assisté à tout, mais pas toujours au même endroit. Et je me suis contenté d'un simple rôle de spectateur. L'intérêt de l'expérience était d'étudier les interactions des Moldus, pas de les influencer plus que je ne l'avais déjà fait. L'Europe tout entière était à feu et à sang et m'a servi de laboratoire, si l'on peut dire. Je suis allé en Russie où le régime impérial a été renversé. Ensuite, j'ai entendu parler d'un concept très intéressant qui avait été appliqué dans presque tous les pays.
- Comment cela ?
- Eh bien, il semblerait que les autorités politiques de certains de ces pays aient vu les ressortissants des belligérants comme des menaces potentielles. Afin de sécuriser leur territoire, il a été décidé que ces personnes devraient être mises sous surveillance et tenues à l'écart des événements.
- Et comment ont-ils fait ?
- Un peu comme ton Ministère de la Magie l'a fait avec vous. Ils ont regroupés les personnes à risque dans des lieux clos, comme des prisons ou des endroits isolés et faciles à confiner par des barrières et des gardes armés.
- Et en quoi ce concept peut-il t'intéresser ?
- Le jour où nous commencerons enfin notre prise de pouvoir, il est évident que nous aurons des opposants de tout ordre. Ils ne nous laisseront pas briser le décret du Secret aussi facilement. Et encore moins réorganiser la société de la façon dont nous le souhaitons.
- Et tu crois que l'installation de tels endroits serait utile ?
- Ça nous permettra surtout de les tenir à l'écart pendant un temps. Il suffira de trouver une manière de brider leur magie.
- Cette idée me semble assez extrême. Il est évident que nous rencontrerons des oppositions, mais de là à les enfermer. Tu ne crains pas de te retrouver avec une rébellion marquée ?
- Nous étoufferons tous mouvements de révolte, par la force s'il le faut. Cela prendra le temps qu'il faudra, mais nous deviendrons les maîtres absolus. Tous devront plier devant notre puissance ! A deux, nous serons invincibles !
- Et donc, si on suit ton idée, on écarte les problèmes potentiels pour les gérer ensuite ?
- Exact !
Les autres questions d'Albus furent balayées par l'enthousiasme enfiévré de son amant. Ce dernier semblait littéralement irradier d'une puissance fascinante qui l'attirait inexorablement. Il s'approcha lentement de Gellert, les yeux brillant de convoitise et de luxure. Il l'attira dans une étreinte brûlante, emprisonnant brutalement sa bouche et lui mordant les lèvres jusqu'à ce qu'elles lui cèdent le passage. Leur union fut brutale, sauvage et violente, à l'image des projets qu'ils faisaient tous les deux pour le Monde Magique.
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Mercredi 23 Juin 1926 – Ile grecque sans nom
Les années s'écoulèrent lentement, les deux amants continuant à approfondir leurs connaissances magiques, Albus en se concentrant toujours sur les études dites de magie blanche, Gellert parcourant le monde en tous sens, emmagasinant le plus d'informations possibles. Quand son amant lui avait demandé pourquoi il tenait tant à apprendre ces formes de magie dites « pures », il lui avait répondu, de manière un peu mystérieuse, qu'ainsi à deux, ils pourraient atteindre l'équilibre entre les Ténèbres et la Lumière. Il n'avait pas voulu développer plus sa déclaration.
En 1926, le directeur de Poudlard, Armando Dippet, approcha une nouvelle fois Albus pour lui offrir un poste d'enseignant dans la célèbre école de Sorcellerie. Dumbledore avait déjà refusé la proposition des années auparavant, mais avec la mise en œuvre des théories de Gellert, il avait un peu regretté cette décision trop rapide. En apparence indécis, il demanda un délai de réflexion. L'homme le lui accorda, bien que légèrement déstabilisé par sa réaction.
Albus contacta alors Gellert et le retrouva dans l'une de leurs retraites secrètes le soir même. C'est dans un état d'excitation extrême, en parfaite opposition avec la presque indifférence qu'il avait montré plutôt dans la journée, qu'il sauta sur son amant aussitôt que celui-ci transplana.
- Ça y est ! On a enfin l'ouverture que nous attendions ! On va pouvoir commencer à imposer nos idées. Il n'y a pas de meilleur moyen que celui-là ! s'écriait-il tandis que l'autre le regardait éberlué.
- Mais enfin Al, qu'est-ce qui t'arrive ? Je ne comprends rien à ce que tu dis. Calme-toi et explique-toi !
- Il me l'a enfin proposé. On attend ça depuis des années et cet abruti se décide enfin !
- Stop ! Par Mordred, de quoi parles-tu ?
- Dippet ! Il me donne un poste à Poudlard ! Professeur de Métamorphose ! jubila Dumbledore, qui continua sa grotesque danse de la victoire autour du salon.
- Tu aurais pourtant pu l'avoir depuis longtemps. Pourquoi n'as-tu pas accepté la première fois qu'il te l'a proposé ?
- Je n'étais pas prêt à m'enfermer dans une école, ni à être contraint de suivre des règlements étriqués. Je voulais conserver ma liberté.
- Et maintenant ?
- Maintenant, nous avons bien avancé dans nos projets et il est temps de commencer à les mettre en œuvre. Et quoi de mieux que de pouvoir influencer de jeunes esprits malléables ?
Gellert le fixa un court moment interdit avant qu'une lueur malveillante n'apparaisse dans son regard. En effet, l'opportunité qu'ils attendaient tous deux depuis si longtemps leur était enfin offerte. En tant que professeur d'une des branches d'étude principales et surtout obligatoires, son amant serait en contact avec tous les enfants du monde magique anglais. Il serait désormais à la position idéale pour manipuler et influencer les futurs adultes qui façonneraient le monde et ainsi les manœuvrer pour le Plus Grand Bien.
Grindelwald arbora un sourire lubrique avant de saisir brutalement son amant et de le plaquer violemment contre le mur, bien décidé à savourer cette petite victoire dans le stupre.
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Vendredi 4 Juillet 1941 – Londres
En tant qu'adjoint du Directeur, Albus avait été chargé de contacter les familles d'enfants issus de moldus. Au départ, il avait rechigné à cette tâche qu'il jugeait ingrate et inutile. Les nés-de-moldus et les sang-mêlé n'avaient pas leur place dans la société qu'il souhaitait créer avec Grindelwald. Oubliant que lui-même était d'origine douteuse selon ces critères, il considérait que ces enfants ne pouvaient constituer qu'une population de sorciers de second plan.
Mais il avait rapidement remarqué que nombre de ces élèves subissaient des brimades à cause de leur « différence » et qu'apprendre leur appartenance à un monde différent leur conférait généralement un soulagement des plus évidents. En outre, cette nouvelle connaissance impliquait la plupart du temps un fort sentiment de gratitude envers celui qui leur apportait cette information. Grâce à cela, Albus bénéficiait d'une aura de plus en plus favorable aux yeux de ces sorciers de seconde classe.
C'est donc avec la même réticence que d'habitude, teintée de la satisfaction de savoir qu'il aurait bientôt un nouveau partisan, qu'il se rendit en ce jour de juillet 1941 dans un orphelinat moldu de la banlieue de Londres. Il était étonnant que les orphelins n'aient pas été évacués vers les campagnes malgré les bombardements que la capitale avait subis pendant plus d'un an. La toute grande majorité des enfants avaient été envoyés loin des grandes villes afin de les protéger des retombées de la Guerre, mais cet orphelinat avait apparemment échappé à la procédure. Est-ce qu'il avait été considéré comme placé en dehors d'une zone à risque ? L'hypothèse semblait plus qu'improbable et le bâtiment continuait donc à abriter une dizaine de petits orphelins.
Albus soupira en repensant à cette période où l'armée allemande avait attaqué l'Angleterre. Depuis déjà vingt-trois mois, le monde était en proie à une nouvelle guerre totale et une fois de plus, les sorciers anglais étaient confinés sur leur territoire, le Ministère ayant remis en place les mesures de contrainte et de surveillance qui avaient été créées lors du premier conflit.
L'économie mondiale avait subi un énorme revers en 1929, ce qui avaient conduit les pays à promulguer des lois diverses, versant ainsi dans un protectionnisme dangereux. Mais les effets les plus graves du fameux krach boursier se firent ressentir en Allemagne et offrirent ainsi un terreau fertile à la montée en puissance d'un homme aux idées extrêmes, Adolf Hitler.
Albus connaissait très bien les idées de l'Autrichien qui avait obtenu la nationalité allemande pour la simple et bonne raison que Gellert vivait dans son ombre. Grindelwald s'était intéressé à celui que l'on appelait maintenant le Führer après que ce dernier ait publié en 1925 un livre intitulé « Mein Kampf », ouvrage qui avait été rédigé durant les années de prison de Hitler. Ce dernier avait fomenté une prise de pouvoir en Bavière, au nom de son parti, le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, à l'origine du parti nazi. La tentative s'était soldée par un échec et une peine de prison de cinq ans, dont il ne purgea en réalité que treize mois.
Les théories qu'il y développait avaient trouvé un écho en lui. La supériorité d'un sang dit pur, la chute d'une civilisation par trop métissée et entraînant la dégénérescence, l'asservissement des peuples dits inférieurs, etc… C'est pour cette raison que le sorcier avait approché l'austro-allemand et l'avait aidé à réaliser ses idéaux.
Il n'y avait qu'un point sur lequel Gellert n'était absolument pas du même avis : le sort réservé aux homosexuels dans la société aryenne. A de nombreuses reprises, il s'était plaint de devoir s'empêcher d'avadakedavratiser l'homme quand ce dernier partait dans ses envolées de destruction à l'encontre de ce que les nazis considéraient comme des déviants sexuels.
Cependant, l'intervention de Grindelwald n'avait pas échappé aux différents ministères sorciers et nombre d'entre eux le surveillaient de très près. Quelques semaines plus tôt, Albus avait été convié par le Ministre anglais à une réunion d'information sur le sujet.
Flash-Back
- Mon cher Albus, je suis ravi que vous ayez pu répondre à mon invitation en ces temps aussi troubles.
- Monsieur le Ministre, se contenta-t'il de répondre.
- Si je vous ai demandé de venir, c'est parce que nous avons reçu des informations très dangereuses concernant la politique des Allemands envers certaines franges de la population et qu'il semble que des Sorciers soient impliqués dans l'affaire.
- Et en quoi pourrais-je vous aider ? Je ne suis qu'un simple professeur.
- Ne soyez pas si modeste Albus. Nous savons tous ici que vous êtes l'un de sorciers les plus puissants de notre temps.
- Non, je ne …
- Allons, allons. Vous savez bien que c'est la vérité. L'important dans le cas présent est que vous connaissiez personnellement l'un de ces sorciers renégats.
- De qui s'agit-il donc ?
- Gellert Grindelwald. Déjà adolescent, il y a eu de nombreux problèmes avec lui et il semble qu'aujourd'hui, il soit partie prenante dans ce conflit qui opposent les moldus. Il faut impérativement le mettre hors d'état de nuire. Le décret du Secret ne doit pas être brisé !
- Mais comment pourrais-je faire cela ? Je connais à peine Grindelwald ! Il est responsable de la mort de ma sœur, même si les faits n'ont jamais pu être prouvés, s'écria Albus avec une conviction tout à fait fictive.
- Nous le savons bien. Les circonstances du décès de votre sœur n'ont pas été élucidées totalement, mais son implication est indéniable. Vous-même et votre frère en avez témoigné. Vous savez pertinemment que la remontée des sortilèges effectuée sur vos baguettes respectives ne laisse que Grindelwald comme responsable du sort qui a tué votre sœur. Et c'est pour cela que nous sommes certains que vous pourrez mener cette mission à bien. Quelle meilleure motivation que le désir de justice !
- Mais pourquoi croyez-vous qu'il intervienne dans les affaires moldues ?
- Nos espions nous ont rapporté sa présence auprès du Fou Allemand. Il semblerait que ce soit lui qui lui souffle les idées et les moyens de les mettre en œuvre.
- Mais quelles idées ?
- Les Aurors spécialisés ont rapporté des preuves de la construction de « camp de concentration » dans lesquels les opposants au régime nazi sont enfermés. Mais ils nous ont également ramenés des plans visant à pouvoir éliminer ces personnes en grand nombre.
- Mais en quoi Grindelwald est-il impliqué ?
- Il semble qu'il veuille mettre en pratique les idées de ce Psychopathe Atrophié qui prétend qu'il est issu d'une race supérieure et qui veut à tout prix la préserver. Pour ce faire, il veut éliminer ce qu'il appelle les « impurs », se basant sur leur croyance, leur culture ou tout autre critère qui ne correspondrait pas à ses valeurs propres.
- Encore une fois, je ne comprends pas votre suspicion à l'égard de …
- Mais enfin Albus ! Ce n'est pas compliqué. Déjà tout jeune, Grindelwald préconisait la suprématie des sorciers. Ce qu'il met en œuvre aujourd'hui, il risque de l'appliquer plus tard chez nous. Il faut l'arrêter.
- Mais pourquoi faire appel à moi ?
- Vous ne serez pas seul. D'autres ont déjà été envoyé à sa recherche. Dès que nous l'aurons capturé, il sera envoyé à Azkaban pour être Embrassé.
Fin de Flash-Back
Avec un soupir, Albus revint au présent, s'inquiétant de la situation précaire de son amant. Il savait Gellert capable d'échapper à ses poursuiveurs, mais il était évident également que jamais on ne le laisserait en liberté. Il faudrait qu'ils trouvent une solution pour le préserver sur le long terme.
Abandonnant ses réflexions, il se concentra sur la mission du jour : informer le jeune Tom Jedusor de sa qualité de sorcier et de sa prochaine rentrée à Poudlard.
TBC
