Disclamer : Les personnages et le monde HARRY POTTER sont à J.K. Rowling.

Bêta : Zarbi et Gwenillo pour une deuxième correction. Un grand merci a eux deux.


NdA : Alors, je suis tombé sur la fic d'ANOKADE il y a deux/trois jours de ça et l'idée m'a plu. Comme je trouvais que l'histoire est allée un peu trop vite ainsi que la fin, j'ai eu l'envie de la reprendre. Bien entendu, j'ai demandé l'autorisation de l'auteur avant. Et je la remercie pour ça. Alors, voici ma réécriture du fic Aider pour tout Changer d'ANOKADE. Un lien vers la fic se trouve dans mes favoris pour ceux qui seraient intéressés par elle. N'hésitez pas à me faire part de vos avis.


Mon fils bien aimé

Chapitre 21

_ C'est une blague, n'est-ce pas ? questionna Harry avec colère.

En fait, si on venait à lui demander, il vous répondrait que ce qu'il ressentait était bien au-delà de ma colère. Le sorcier se trouvait à cet instant dans le bureau du ministre de la Magie en compagnie de Johnson, le ministre par intérim. Ce dernier venait de lui annoncer que les Gaunt avaient pris la fuite, et de ce fait, le procès de ces derniers ne pourra pas avoir lieu ; car les lois magiques anglaises stipulaient que pour qu'une audience se tienne, les prévenus devaient impérativement être présents. Il va sans dire que l'annonce ne plut absolument pas à Harry. Voilà pourquoi, il s'adressait avec tant de véhémence à Johnson. Il ne pouvait tout simplement pas croire que ses boulets de père et frère, dont il se serait bien passé, n'allaient pas être punis pour leur acte.

Et plus rageant que tout, ces derniers étaient actuellement dans la nature à faire il ne savait quoi qui pourrait les nuire, lui et Tom. Donc, oui, Harry plus que furieux ! Et comme si apprendre la disparition des Gaunt n'était pas suffisant, l'attitude si désinvolte de Johnson avait le don d'ajouter à son mécontentement. Harry fit plusieurs allers et retours afin de se calmer, mais surtout, pour éviter de maudire le né moldu. Il prit une grande inspiration, puis fit finalement face à Johnson qui n'avait pas fait un geste pour tenter d'apaiser la colère d'Harry. En fait, il était plutôt amusé par les efforts faits par Harry pour ne pas lui jeter un sortilège.

_ Comme je viens de vous le dire, Lord Serpentard, Elvis et Morfin Gaunt ont quitté le sol anglais. Et malgré toutes les recherches menées par les Aurors, ils ne sont pas parvenus à trouver dans quel pays ces derniers se sont réfugiés. Donc, non, Lord Serpentard, j'ai bien peur que ceci ne soit pas une blague et toutes les menaces que vous pourriez proférer à mon attention ne pourrons rien n'y changer, finit par dire Gellert.

Harry lançant un regard assassin au ministre Johnson avant de prendre une grande inspiration et de dire à l'intention de ce dernier :

_ Vous savez, je n'étais pas très motivé pour briguer le poste de ministre de la Magie, parce que, même si je n'apprécie pas les lois anti-créatures magiques et contre les vieilles traditions que vous avez instaurées depuis que vous avez pris vos fonctions, le pouvoir ne m'a jamais intéressé. Sachez que je ne tiens pas à devenir ministre de la Magie, mais étant donné votre incapacité à occuper ce poste, je vais tout faire pour obtenir ce dernier.

Sur cette déclaration, Harry quitta la pièce d'un pas furieux, alors que son esprit mettait déjà en place un plan pour sa compagne ministérielle.

_ Eh bien, il semblerait que le monde sorcier soit sur le point de faire connaissance avec la télévision, marmonna-t-il alors qu'un sourire vicieux étirait ses lèvres.

En quittant le ministère de la magie, Harry prit la direction de Gringott. Et plusieurs heures après son passage, les sorciers purent voir différents elfes de maisons lancer plusieurs sortilèges au-dessus des lieux de vie des sorciers et même de certaines créatures magiques. De même, ont pu voir des elfes de maisons accompagnés par des Gobelins, se rendre dans les magasins les plus fréquentés des allées marchandes sorcière londoniennes, même celles avec une très mauvaise réputation ; où après une longue discussion avec les gérants de ces derniers, repartir après avoir lancé un sortilège inconnu au plafond des établissements qui engendra une sphère opaque flottant dans les airs. Plusieurs semaines après la discussion d'Harry avec Gellert, le 1 er décembre 1937 pour être précis, Circuit-magique, la première chaine de télévision sorcière, émit son premier programme à 12 h 00.

Celle-ci fut diffusée via les sphères magiques que les elfes de maisons avaient placées dans les boutiques de l'allée marchande sorcier de Londres. Pour ce premier programme, Harry, avec l'aide des Gobelins et de sorciers né-moldu, adeptes de théâtre moldu, avait concocté un mini film inspiré du conte des trois frères. Il va sans dire que l'apparition soudaine d'images et de sons au plafond de plusieurs commerces, engendra surprise et même panique chez les sorciers, mais cela ne dura pas bien longtemps, car les gérants de ces derniers se pressèrent de rassurer leurs clients. Après le mini film d'une trentaine de minutes, Harry fit une petite apparition à l'écran afin d'expliquer ce qu'était la télévision en précisant que l'idée venait des moldus. Après les explications, il annonça aux téléspectateurs qu'un autre petit film les attendait la semaine suivante à la même heure.

_ D'ailleurs, glissa-t-il, notre équipe de production est actuellement à la recherche d'acteurs, chanteurs et danseurs pour jouer dans nos prochains films, ainsi que de journalistes qui seront chargés de parcourir le monde à la recherche de sujets d'actualité aussi bien venant du monde magique que moldu, et de présentateurs pour animer des émissions et jeux. Notre porte est ouverte à tout le monde, tant que vous êtes sérieux et travailleur, termina-t-il.

Après avoir fait cette annonce, Harry leur dit qu'il espérait, qu'ils seraient nombreux à suivre Circuit-magique et que le programme leur avait plu. Il termina sur un :

_ Avant de vous laisser avec le prochain programme, je tenais à vous rappeler que les élections ministérielles sont prévues pour le 15 janvier. Alors, soyez nombreux à vous rendre aux bureaux de vote, car vous avez le pouvoir de choisir qui sera votre prochain ministre, celui qui veillera au mieux à vos intérêts et non aux siens propres. S'abstenir de voter ou voter blanc, revient à se lancer un Silencio sur soit même.

Harry fit une pause afin que ses mots puissent s'ancrer dans les esprits des sorciers, puis reprit :

_ Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis candidat au poste de ministre de la Magie. Quand je serai élu, je m'emploierai à faire de mon mieux pour que les droits de chaque sorcier, sorcière, sang pur, né-moldu, sang mêlé, créature magique et même Cracmol, soient les mêmes, mais aussi qu'ils soient respectés ; car nous sommes tous les enfants de Magie.

Le sorcier fit une autre pause.

_ Je suis Harry Smith, Lord Serpentard, poursuivit le voyageur interdimensionnel. Oui, je suis le descendant de Salazar Serpentard, mais rassurez-vous, je ne partage pas ses idéaux, car même si mon père est un sang pur, mais mère elle, était une Cracmole. Je dois vous confier que je me serais bien passé de ce titre un peu trop pompeux, mais Magie a crue bon de me l'imposer, ajouta naturellement Harry.

Il fit une autre pause afin de s'assurer que sa dernière déclaration sur le rôle de la magie à sa nomination de Lord Serpentard, soit bien intégrée par les sorciers, car Harry n'avait pas mentionné ce fait pour rien. En effet, il voulait que tous sachent, qu'ils en viennent à comprendre sans qu'il n'ait à leur dire lui-même, qu'il était l'élu de Magie, son représentant parmi eux. Donc, le meilleur choix à faire, parce que qui mieux que l'envoyé de Magie pour diriger la communauté magique ? Cette idée lui venait des Gobelins qui tenaient autant que les sangs purs à le voir devenir ministre de la Magie.

_ Pour le respect et la prospérité de la magie, pour une société plus juste, progressiste et équitable, votez pour moi ! reprit Harry. Voter pour Harry Smith, Lord Serpentard ! cria Harry.

Et sur ces mots, l'écran devint blanc quelques minutes avant de se rallumer sur groupe de chanteurs très connu des sorciers, les Noctambules. La télé, le film, mais surtout, le petit discours d'Harry devinrent les jours suivants, les sujets de conversations préférés des sorciers. Ce qui ne plut absolument pas à Gellert, mais enthousiasma plus que de raison, Albus, qui vit là, un signe du destin prouvant qu'Harry Smith et lui étaient faits l'un pour l'autre. Tout en s'occupant de sa compagne électorale, Harry ne perdit pas en vue que l'anniversaire de Tom était pour bientôt et qu'il fallait absolument fêter cela. Heureusement que Poudlard était fermé durant les fêtes de fin d'année et que l'anniversaire de son petit serpent tombait à cette période précise de l'année, car le sorcier n'aurait pas supporté de ne pas être auprès de son fils un jour aussi particulier.

Ainsi, les semaines qui suivirent la première émission de la télévision magique, les sorciers se ruèrent à Gringotts afin de se renseigner sur les démarches à mener pour acquérir une sphère permettant de regarder Circuit-Magique depuis chez eux. Les Gobelins se firent un plaisir de leur apprendre que les sphères étaient exclusivement vendues par Gringotts. Cette exclusivité aida à grossir un peu plus les coffres déjà bien pleins des Gobelins.

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_ Nous devons trouver une parade afin de diminuer l'influence et la renommée de ce maudit Lord qui deviennent de plus en plus fortes, car si rien n'est fait, il va être élu ministre de la Magie, râla Gellert en faisant les cent pas dans la chambre de l'hôtel moldu dans lequel il avait donné rendez-vous à Albus, car ce dernier avait peur que l'on puisse les voir ensemble.

_ Smith n'est pas une si grande menace que ça, répondit Albus avec désinvolture tout en s'étirant. Tu es bien plus compétent que lui. De plus, tu as la faveur des nés-moldus, des sang-mêlé et même d'une grande partie des sangs purs. Donc, tu n'as vraiment pas à t'inquiéter pour lui, poursuivit Dumbledore en quittant le lit pour rejoindre son amant. Tu n'as pas à avoir peur de lui, le rassura-t-il ensuite en passant ses bras autour du cou de son compagnon afin de lui donner un baiser.

_ Laisse-moi douter de ta conviction, Albus, dit le mage noir en s'éloignant des bras de Dumbledore.

Gellert était parvenu, très difficilement cela dit, à mettre de côté sa colère contre son amant, uniquement pour parler du cas Smith, Lord Serpentard, le sorcier qui mettait en danger ses plans si soigneusement mis en place depuis des années. La dernière dispute qu'il avait eue avec Albus avait blessé le mage noir bien plus profondément qu'il ne l'avait pensé. Être traité de monstre par ses paires alors que tout ce qu'il avait fait jusqu'à présent était dans le but de rendre le monde sorcier plus fort, était déjà extrêmement difficile ; alors, l'entendre de l'homme qu'il aimait, était tout bonnement inimaginable. La douleur était si vive et la blessure qu'elle avait créée si profonde, qu'il ne savait pas si un jour, il aura le courage ou même la volonté de pardonner à Dumbledore.

De plus, Gellert avait le sombre pressentiment que ses sentiments ne lui étaient plus rendus par son compagnon. Mais, ce dernier les avait-il seulement un jour partagés ? Commençait sérieusement à se demander le mage noir. Alors que cette pensée dérangeante devenait de plus en plus récurrente dans son esprit ces derniers jours, Gellert ne pouvait s'empêcher de repenser à ce qu'Aberforth le frère d'Albus lui avait dit un jour, bien des années avant.

_ Je sais que je ne pourrai jamais rivaliser avec Albus en ce qui concerne la puissance et les connaissances magiques, de même que je ne pourrai jamais rivaliser avec son intelligence ni avec son charisme ; mais je sais que je le battrai sans le moindre effort sur un domaine…

_ Lequel ? lui avait demandé le jeune sorcier qu'il était à cette époque.

_ L'amour, avait soufflé Aberforth. Mon amour pour toi est bien plus fort et pur que celui qu'il te porte ou qu'il ne te portera jamais, car je suis persuadé qu'il ne t'aime pas, avait ajouté le jeune sorcier.

_ Si tu me dis ça pour que je quitte ton frère afin de remettre avec toi, sache que ton plan à échoué, Aberforth. Je sais qu'Albus m'aime autant que moi je l'aime. Et jamais, tu entends, jamais je ne le quitterai pour toi ou pour une ou un autre, avait soufflé Gellert avec assurance, tout en faisant de son mieux, pour retenir la colère qu'avaient fait naître les mots du plus jeune dans son cœur, d'exploser.

_ Tu n'es qu'un idiot Gellert ! avait répliqué Aberforth. Un sombre crétin qui s'est fait avoir par les paroles mielleuses de mon sournois de frère ! Mais laisse-moi te dire une chose Gellert, Albus n'aime personne, car il en est incapable. Tout ce qui l'intéresse et ne l'a jamais intéressé, c'est le pouvoir qu'il peut ou qu'il pourra avoir sur les gens, avait-il poursuivi avec rancœur. Et pour l'obtenir, il est prêt à tout, même à faire croire qui il veut, qu'il est amoureux de lui. Une chose à laquelle il est passé maître. Merlin ! Il arrive même parfois à se persuader que ses sentiments sont réels.

_ Arrête de raconter n'importe quoi ! s'était écrié Gellert alors que le doute avait commencé à s'insinuer en lui. Je sais que ce que je t'ai fait est horrible, Aberforth, mais ce n'est pas une raison pour venir calomnier ton frère ainsi. J'aime Albus et lui m'aime en retour. Alors, au nom de Merlin, arrête-toi, avait-il ensuite soufflé.

Aberforth avait eu un rire plein de dépit avant de lui tourner le dos après lui avoir rétorqué :

_ Je reconnais que me quitter du jour au lendemain, sans explication, après deux ans de relation pour te mettre en couple avec Albus, n'est pas digne de toi, mon amour. Mais étonnamment, malgré toute la douleur et le mal que tu m'as fait et que tu continues de me faire, les sentiments que j'ai pour toi sont encore là. Et ils sont aussi forts, si ce n'est plus, qu'aux premiers jours. Et c'est parce que je t'aime comme un fou, idiot que je suis, que je me sens obligé de te mettre en garde contre mon frère, avait confié Aberforth. Tu peux me traiter de fou et de tout ce que tu veux, mais crois-moi, même s'il te donne cette impression, Albus ne t'aime pas toi, mais ce que tu représentes. C'est-à-dire : puissance beauté et intelligence. Et le jour où il trouvera quelqu'un de plus puissant, plus beau et plus intelligent que toi, il n'aura aucune hésitation : il te quittera pour cette personne comme toi tu l'as fait avec moi, avait terminé Aberforth.

_ Alors, je ferai en sorte qu'une telle personne ne croise jamais sa route, avait dit le jeune mage noir avec assurance.

_ Pendant combien de temps ? s'était moqué Aberforth. Combien de temps supporteras-tu ça ? avait-il ajouté.

_ Aussi longtemps qu'il le faudra, avait répondu le jeune Gellert.

Aberforth l'avait longuement regardé avant de s'en aller pour de bon.

Au fil du temps, le mage noir avait plus d'une fois pensé à cette discussion sans s'y attarder plus de quelques secondes, car rien n'était jamais venu étayer les dires d'Aberforth. Mais depuis quelque temps, les mots de son ancien amant ne le quittaient plus. Et depuis la dernière dispute qu'il avait eue avec Albus, ces mots étaient devenus sa plus grande hantise. Tout en repensant à cette conversation, Gellert se demanda si Albus s'apprêtait à le remplacer ? Avait-il finalement trouvé quelqu'un de bien plus intéressant que lui ? Quelqu'un de bien plus jeune, plus beau, plus riche, plus puissant et plus charismatique que lui. Et si c'était bien le cas, le mage noir pensait avoir une petite idée sur l'identité de qui pouvait bien être cette personne.

_ Albus, as-tu une idée de l'image que Smith a auprès des sorciers ? reprit Gellert après avoir repoussé de côté ses sombres pensées. As-tu seulement idée de ce qu'il représente pour eux ? cracha-t-il entre ses dents serrées.

Albus ne dit rien, car même à Poudlard, il avait entendu parler de à la montée de popularité d'Harry Smith. D'abord connu pour ses exploits sur un balai et sa collaboration avec une célèbre marque de fabrique de balais, qui était à l'origine du balai le plus rapide et le plus performant du monde magique ; Harry Smith s'était encore fait remarquer quand il s'était associé aux Gobelins pour créer une carte de paiement magique qui était devenue, en quelques mois, indispensable auprès des familles fortunées. Et plus récemment, il avait fait parler de lui quand il a lancé Circuit-Magique, qui lui servait en plus de se faire énormément d'argent, de faire des petites apparitions hebdomadaires où il faisait sa promotion au poste de ministre de la Magie. Donc, oui, Albus avait conscience du danger que représenter le jeune Lord Serpentard, mais il se sentait incapable de prendre les mesures habituelles pour faire disparaître la menace.

_ Si nous voulons que nos plans réussissent, nous devons nous charger du cas Smith, dit Gellert. Et très rapidement.

_ Tu ne penses pas que… que c'est…

_ Que c'est quoi, Albus ? siffla Gellert avec colère.

_ Qu'éliminer Smith nous soit plus néfaste que bénéfique ?

_ Néfaste en quoi ? s'étonna Gellert dont la colère qu'il ressentait et les doutes qu'il éprouvait envers son amant devenaient de plus en plus forts.

_ Comme tu viens de le dire, il est devenu très populaire auprès des sorciers. De ce fait, le faire disparaître pourrait soulever des questions embarrassantes pour nous. Sa mort pourrait même nous attirer l'attention de la Haute Cour de Justice Magique, expliqua Albus.

_ Eh bien, il fallait penser à ça avant d'aider les Gaunt à s'échapper ! répliqua Gellert sans chercher à cacher sa colère cette fois

_ Combien de fois dois-je te dire que je ne suis pour rien dans leur fuite ! s'exclama Albus en mettant dans ses mots, toute la conviction dont il était capable.

Dumbledore savait qu'avoir prévenu les Gaunt de l'arrivée des Aurors, puis leur trouver une cachette en dehors du pays n'était pas une très bonne idée, mais il avait l'impression que ces derniers pourraient lui être utiles dans le futur. De plus, le départ des Gaunt l'arrangeait bien, car cela lui laisser le champ libre pour poursuivre ses expériences sur le jeune William. Donc, même si la fuite d'Elvis et de Morfin Gaunt leur avait attiré les foudres de Smith, sans oublier que cette dernière mettait en péril leurs plans, Dumbledore n'arrivait pas à regretter son geste.

_ Albus, soupira Gellert de fatigue. Je ne sais pas pourquoi tu tiens autant à protéger Smith, mais il va te falloir faire un choix, et très rapidement. C'est Smith ou moi. Je te donne jusqu'à la fin de l'année pour prendre ta décision, annonça très sérieusement le mage noir.

Sur cet ultimatum, Gellert ramassa ses vêtements et quitta la chambre après s'être revêtu. Resté seul, Dumbledore s'empara du premier objet qui se présenta devant lui et le jeta violemment contre le mur. Ensuite, il s'employa à réduire tout le mobilier de la chambre en morceau. Quand la frustration qui était née en lui suite aux mots de son amant finit par s'apaiser un peu, Albus prit une décision. Cela allait être difficile, mais il n'avait pas le choix. Il allait devoir en finir avec son amant. Il allait devoir l'arrêter avant qu'il ne commette l'irréparable, se persuada-t-il. Et tant pis pour leurs projets, car c'était pour le plus grand bien, se dit-il ensuite.

Le soir même, une attaque menée par un groupe de sorciers et de géants fut menée sur le Chemin de Traverse. Les Aurors parvinrent à stopper cette dernière, cependant, comme avec toutes les attaques qui avaient eu lieu durant les derniers mois (en effet, après la première attaque au village d'Harry, plusieurs petites agressions visant des villages ou lieux de vie de sorciers, avaient été mené par le groupe de Dumbledore), il eut plusieurs morts parmi les civils. L'attaque ayant lieu deux jours avant noël, cette dernière engendra une colère monstrueuse dans les cœurs des sorciers, qui réclamèrent à cor et à cri, la tête du mage noir Gellert Grindelwald.

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Tom venait de sortir du bureau de son professeur de Soin aux Créatures Magiques, Norbert Dragonneau, dont il était devenu l'assistant durant les week-ends, quand son attention fut attirée par des pleurs. Avant qu'il n'ait eu le temps de réfléchir, la curiosité le poussa à aller voir qui était à l'origine de ces dernières. Il fit quelques pas avant de tomber sur un spectacle qui le laissa dubitatif, mais qui, étonnamment, le rendit triste et coléreux. Cela l'étonna énormément, car jamais il n'aurait pensé éprouver ces sentiments dans de telles conditions. Devant lui se tenaient trois élèves de troisième année de sa maison qui s'en prenaient à Williams.

Les trois élèves avaient lancé un sortilège de lévitation sur le plus jeune qui flottait dans les airs, la tête en direction du sol. Le garçon était en sous-vêtement, car les trois autres lui avaient enlevé tous ses habits à l'exception de son caleçon. Williams avait les larmes aux yeux et les suppliait de le laisser tranquille. Ses pleurs et supplications ne firent que rire ses agresseurs, qui lui lancèrent un sortilège de Crache limace. Ce n'était pas la première fois que Tom tombait sur une telle scène, mais cette foi, pour il ne savait quelle raison, voir William maltraité de la sorte lui fit de la peine. Il eut pitié pour lui. Alors, mettant de côté la rancune qu'il ressentait envers celui qui avait été un frère durant les premières années de sa vie, Tom décida d'intervenir.

_ Laissez-le tranquille ! ordonna-t-il en tirant sa baguette tout en s'approchant du groupe.

_ Smith, ce ne sont pas tes affaires, alors, passe ton chemin, lui dit l'un des agresseurs de William.

_ Je voudrais bien, mais je ne peux pas. Alors, laissez-le, répondit Tom.

_ Et si nous ne le faisons pas ? Provoqua le même élève en regardant Tom de haut en bas.

_ Je devrai vous convaincre, répliqua Tom en jouant avec sa baguette.

_ Et tu crois pouvoir faire le poids face à nous trois ? se moqua l'autre.

_ Je pense que oui, dit Tom avec une assurance apparente.

Au fond de lui, le petit garçon savait qu'il n'était pas vraiment de taille pour se mesurer à des garçons avec deux années d'études de plus que lui, mais il se savait aussi en mesure de leur tenir tête pendant quelques minutes. Et avec un peu de chance, un professeur passerait par là avant qu'il ne se fasse massacrer par eux. Donc, oui, c'était risqué, mais il ne pouvait pas se résigner à passer son chemin en laissant William se faire brutaliser. Tom avait été si souvent victime de brimades, qu'il savait parfaitement ce que cela faisait, dans quel état on se trouvait et la souffrance, non seulement physique, mais aussi psychologique, que l'on ressentait. Et c'est parce qu'il savait tout ça qu'il ne pouvait tout simplement pas continuer à fermer les yeux sur ce qui arrivait à William.

_ Alors, vous allez le laisser tranquille oui ou non ? reprit Tom.

Les trois garçons lui jetèrent des regards noirs avant de lui tourner le dos et de s'en aller. Tom ne revint pas de leur départ. Cela a été si facile qu'il se demanda s'il n'avait pas rêvé. Sans chercher à en savoir plus, Tom haussa les épaules, libéra William, l'aida à se rhabiller, puis, sans un mot, il s'en alla sans dire un mot.

_ Tu vois, William, il est venu à ton secours comme je te l'ai dit, souffla une voix de femme de son esprit directement.

_ Oui maman, tu avais raison, répondit William en souriant de toutes ses dents, les yeux braqués sur le dos de Tom.

_ Bientôt, mon petit. Bientôt il te reviendra, dit encre la voix.

Le sourire de l'enfant grandit un peu plus.