Disclaimer: Harry Potter ne m'appartiens pas!


Un mariage mouvementé

Pendant que leurs parents discutait autour du repas de réveillon, en s'extasiant devant les jumeaux de quatre mois, Leslie et Hamish était tranquillement en train de discuter de tout est de rien, allongé en travers du lit du rouquin.

- Et comment c'est passer les mariages auquel tu devait assister lors des dernières vacances? C'est pour cela que tu n'a pas pu revenir a la Toussaint, alors tu pourrait me raconter? Demanda le blondinet.

- Oh c'est vrais! Les mariages! Rigola le jeune poufsouffle. J'en reviens pas que je ne t'es pas raconté!

Flash-Back:

POV Leslie:

Le premier mariage est celui d'Hermione et Ron.
L'effervescence est à son comble. Père a pris rendez-vous chez le coiffeur pour l'occasion. Il veut faire honneur a sa famille.

Pendant ce temps, papa fait mine de contrôler la situation. Une sorte de haute tension règne de la cave au grenier. On court, saute, stress, s'habille, se coiffe.
Madame Weasley a fait enfiler à son fils un affreu tablier pour protéger le costume jusqu'à l'heure H. La mariée est sublimissime, déjà folle de bonheur avant le "oui" fatidique.

Des heures de préparation en tout genre. On sonne. C'est père qui rentre.
J'ouvre et là, j'ai tout bonnement une vision divine. Ça tient du miracle. La coiffeuse a vraiment travaillé sa tête comme une oeuvre d'art, une sculpture digne de Rodin en personne! Elle a réalisé sans conteste le clou de sa carrière: une espèce de choucroute surdimensionner. Mon père gagne facilement une quinzaine de centimètre via cette pièce montée. Pour le coup, il aurait mieux fait d'aller chez notre coiffeur habituel, et pas sur celui du chemin de traverse. En même temps, qui ferais confiance à une boutique portant le nom de "Au ragondin échevelé!".
En tout cas, pas de doute qu'il sera à la hauteur de la situation...

Je le rêve en Dame de Pompadour, perruquée et poudrée à l'extrême, valsant à Versailles. Ma-gni-fi-que!

Je le complimente, papa aussi.
Les yeux de l'amour sans doute...

Pourquoi n'a-t-il pas dit à la coiffeuse que c'est tarte, tout simplement, plutôt que de tout refaire une fois à la maison?
Mon père ne perd pas de temps pour raccourcir la pièce montée d'un ou deux étages, laissant ça et là quelques mèches folles. C'en est presque mieux. Plus naturel...

Tout le monde est enfin prêt, la mariée frôle l'hystérie. Elle a mis une musique en fond sonore, du genre de celle que l'on entend dans les supermarché interrompue régulièrement par une "vente promotionnelle de boudin rayon boucherie", et danse comme une folle. Elle vit à fond sa musique, l'accompagne en chantant faux, tournoyant sur elle-même en faisant virevolter sa robe blanche, rejetant sa crinière lisse et brillante en arrière (ça lui a pris deux litres de potion et un temps fou), sourire Colgate en avant.
Si l'heureux élu la voyait à cet instant précis, il prendrait la poudre d'escampette au coup sûr, le pauvre...

J'en fait par à la mariée, qui apprécie moyennement la plaisanterie, la prenant par-dessus la jarretière. Aucun sens de l'humour!

Père attrape ses affaires et se passe un dernier "petit" coup de laque pour fixer cette oeuvre d'art moderne.
La coiffeuse le lui a recommandé avec accusé de réception, c'est un jour de grand vent, c'est donc un geste indispensable avant de sortir.

Il vaporise généreusement, de face, profils divers, arrière...

Je visualise un oisillon, un duvet planté au sommet du crâne, appelant ses congénères, tous azimuts, en s'égosillant.

Je me rend soudainement compte qu'une odeur étrange se fait brusquement sentir. J'en fait par à l'oisillon...
Il s'immobilise net, le bras tendu, me regarde, puis lentement il rapproche le vaporisateur à son regard, lit, et repose l'aérosol avec précaution sur la table.

- J'ai vaporisé mes cheveux à insecticide...

Le coup de massue sur la pièce montée!
Il me demande si ça sent. Un mensonge serait trop hypocrite, et je confirme:

- On le sent à quinze mètre...

Pas le temps de retourner chez Rodin. On retourne la maison pour trouver du parfum, papa ayant oublier les leurs. Le seul disponible: celui de Ginny...
Il ne masqua pas vraiment. On sent bien l'essence de rose (vu la baisse éclaire du flacon, rien d'étonnant), mais l'odeur qui reste après coup, c'est bien le "Raid, spécial insectes volants" sans aucun doute.
Tout une roseraie en fleurs, mais traitée sauvagement aux pesticides!

Fin du flash-back

Hamish, écroulé de rire sur le sol, était tombé du lit au fils du récit en imaginant la scène très clairement dans son esprit. Leslie n'était pas tellement mieux...

- Et...et ensuite? Demanda le blondinet entre deux gloussement.

- Ensuite? Au pas grand chose... Certaines mauvaises langues ont trouvé que le curé avait un peu forcé sur la dose d'insecticide.

A cette phrase, le fou rire de son amoureux repris de plus belle.

- Père c'est trouvé obligé, au cours de la soirée, de danser bien loin de ses partenaires... Certains l'ont trouvé un peu distant, voire hautain. Enfin, bon, c'est sur que entre la coiffure et le parfum, ça impose le respect, mais de loin! En tout cas, Papa et moi on a bien rigolé. Père, moins...