Avertissement : Lovino est de nouveau en forme et un autre personnage a du répondant à ses insultes. Grossièretés en tous genre.


Le réveil fut difficile pour Antonio. Il pensait avoir dormi, alors qu'il aurait dû veiller sur Lovino. Pourtant, il avait l'impression d'avoir fait nuit blanche et d'être fatigué. Cette sensation étrange le déstabilisait. Seul point positif, Lovino avait confondu son torse avec un coussin et était lourd et bien vivant.

Antonio n'osait pas réveiller Lovino, même si cela faisait plus de douze heures qu'il roupillait.

Il ne pouvait pas se dégager, parce que s'il laissait Lovino seul une seule seconde, Feliciano lui ferait une scène et lui s'en voudrait s'il arrivait quelque chose de grave.

Il allait passer sous silence qu'il s'était assoupi. Sage décision, dès le matin.

Antonio poussa un long soupir, espérant déranger Lovino dans son sommeil. Quand vous avez la personne que vous désirez accrochée à vous dans un lit, le self-control sur vos pulsions inassouvies est un exercice très difficile. Surtout avec une érection matinale. Antonio ne doutait pas que le corps de Lovino soit responsable de son état d'excitation.

Lovino resterait un chieur, même quand il ne le désirait pas, parce que c'était inscrit dans son code génétique démoniaque.

Antonio attendait sa réponse depuis plusieurs semaines, fantasmant sur un oui et se désolant d'un non. Lovino lui faisait vivre un enfer d'espérance.

Il avait tellement envie d'être avec lui.

À sa grande surprise, Lovino fronça les sourcils et remua, sûrement pris dans un cauchemar. Antonio passa sa main dans son dos, provoquant un frisson.

« Tu ne peux pas me laisser tranquille, bastardo… »

Génial, il faisait partie du cauchemar. Lovino ouvrit les yeux en grognant. Antonio était partagé entre sa précédente déception et la joie de le voir rétabli.

« Bonjour. On dirait que tu as passé une bonne nuit, l'embêta Antonio.

- Ton ange et ton démon m'ont martyrisé, se plaint Lovino.

- Ils ne t'ont pas laissé te reposer ?, s'affola Antonio.

- Je plaisantais. Ils se sont bien occupés de moi, idiota.

- Comment te sens-tu ?

- Mieux, mais encore vidé. J'espère que je vais pouvoir marcher tout seul. »

Antonio fit un sourire contrit. Il aurait pu perdre Lovino la veille, sans savoir ce qu'il ressentait pour lui, et aurait été affligé par sa mort.

« Est-ce que tu veux qu'on fasse un essai ? Je pense que Gilbert a déjà préparé le petit déjeuner.

- Déjeuner de bâtard du Nord.

- Tu devrais être gentil pendant les jours qui viennent, si tu veux qu'on t'aide.

- Je n'y crois pas ! C'est du chantage ! »

Antonio ne put s'empêcher de rire, soulagé. Lovino était assez en forme pour défendre ses intérêts.

« C'était une suggestion !

- Suggestion, mon cul ! C'est du chantage !

- Mais non, Lovi chéri ! »

Antonio se mit à lui faire des chatouilles, Lovino cria qu'il était un bâtard, et il le renversa sur le lit.

Antonio avait la main sur sa hanche, en contact direct avec sa peau douce, et le surplombait. Lovino avait les joues rougies d'avoir ri et son regard bascula aussi vite que l'atmosphère entre ses draps. Antonio se retint de l'embrasser et de le caresser. Il allait se retirer sagement, quand Lovino prit l'initiative de poser les lèvres sur les siennes.

Ravi de l'intention de Lovino, Antonio le laissa explorer sa bouche et prendre le contrôle pour une fois. L'espagnol s'était toujours demandé si son expérience jouait dans leur attirance physique. Soit Lovino avait beaucoup appris de leurs derniers baisers, soit Antonio perdait ses moyens dès que la langue de Lovino le touchait. Il passa fébrilement sa main sur le ventre de Lovino pour remonter son flanc et se rapprocha de lui dans le même temps.

Lovino, un peu affolé par le contact plus appuyé, s'arrêta.

« Je t'interdis d'aller plus loin, bastardo. »

Son pouce allait effleurer son téton. Serait-il sensible à cet endroit-là ? Sa curiosité ne tiendrait pas jusqu'à la prochaine occasion. Il passa innocemment l'arrondi de son doigt dessus et obtint une réaction intéressante. Qu'est-ce qu'il allait l'embêter avec ça !

« Idiota. »

Il n'avait pas intérêt à gémir une fois de plus comme ça. Il obligea ses mains à se figer.

« Ce n'est pas la grande forme… Et ne t'imagine pas que je m'allonge facilement !

- Ne t'inquiète pas. Je l'ai déjà constaté. Il y a plein de monde qui aurait déjà cédé à mon charme dévastateur. »

Antonio préférait utiliser la plaisanterie quand il s'agissait de ses coucheries sans sentiment. Il suffisait qu'il demande ou qu'on lui demande pour qu'il s'allonge comme disait Lovino. De toute façon, ce n'était pas les sentiments qui attiraient les gens vers lui, mais plus sa réputation d'amant talentueux. Autant en profiter, si on ne pouvait espérer une histoire de cœur. C'était ce qu'il disait entre deux faux espoirs de relation et avant de tenter sa chance avec Lovino.

« Ce n'est pas ça qui m'intéresse chez toi ! »

Surpris, Antonio adora l'embarras de Lovino.

« Je t'intéresse ?

- Je n'ai jamais dit ça !

- Mais si !

- Mais non ! Je vais appeler Feliciano, si tu continues de m'embêter ! Je ne me sens pas bien !

- C'est une menace et une excuse bidon pour ne pas répondre.

- J'ai faim, bastardo ! Je dois retrouver des forces ! Tout de suite !

- Allons voir le déjeuner du bâtard du Nord, alors. Ne crois pas que je vais abandonner. Je veux savoir si tu veux sortir avec moi ou pas. »

Antonio se leva et prit Lovino dans ses bras.

« Tonio, tu mets une chemise, bordel ! »


Putain ! Ce bastardo était pire en deux en un. Il avait la gentillesse de Patronus et les charmes de Cornéa. Allez savoir comment il piochait les deux bons côtés de ses moitiés dans le mélange, il était bizarre ce mec.

Qu'est-ce qu'il lui avait pris de lui dire qu'il était intéressé par lui ? Bordel, ça ressemblait à… Il ne savait pas quoi… Une prise en considération de ce bastardo. Il s'était juré de ne pas lui donner de faux espoirs, avant d'être sûr de sa décision le concernant. Et il l'avait embrassé ! Comme un idiot ! Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Lovino était en convalescence ! Il devrait pouvoir avoir la paix avec ce qu'il ressentait pour cet idiota et se réfugier dans son lit ! Même son lit était pris d'assaut par ce bastardo ! Bordel de merde !

Et il avait eu raison de lui dire de mettre un haut !

Comme ce bâtard unawesome mâtait son Antonio ! Sans vergogne. Depuis tout à l'heure, Lovino essayait de faire un trou dans le front de Gilbert rien que par la force de sa pensée. Heureusement pour Gilbert, Lovino était privé de ses pouvoirs démoniaques. Lovino ne s'était jamais intéressé à l'effet que produisait Antonio. Son côté démoniaque séduisait tout ce qui bouge, pas étonnant que lui aussi subît cette tentation lubrique.

Antonio se décida à quitter la pièce, complètement à l'ouest concernant le sentiment protecteur de Lovino et le regard éloquent de Gilbert sur sa paire de fesses.

« Toi ! Le bâtard allemand ! Tu arrêtes de te rincer l'œil ! »

Gilbert eut le bon ton de rosir, pris sur le fait.

« Qu'est-ce que ça peut te faire, la teigne ?

- Ça se fait pas de mâter son meilleur pote, connard, râla Lovino.

- Ça ne se fait pas de coucher avec son meilleur pote, mais ça arrive, petit couillon… »

Lovino avala de travers et toussa.

« … Pas en ce moment, soupira Gilbert. D'habitude, je le récupère après chaque rupture. On s'amuse plutôt bien et je croyais que…

- Tu as pensé à ce que ressent Antonio ! Salop !

- Il sait que ce n'est que du sexe et il est consentant. Retourne à ton bol de céréales, puceau. »

Lovino voyait rouge. Évidemment, le côté démoniaque d'Antonio devait apprécier les parties de jambe en l'air, mais son côté angélique avait l'air résigné de n'être qu'un morceau de viande.

« T'es qu'un con !

- En quoi, ça te concerne, microbe.

- En rien. Ne va pas t'imaginer des choses, enculé. »

Gilbert devait être l'une des seules nations assez awesome pour rentrer dans son jeu d'insultes.

« Francis n'est pas du genre à coucher avec nous, parce que la jalousie d'Arthur étouffe ses envies aventureuses, mais il est très bavard. Imbécile d'italien.

- Oh, merde ! Le bâtard pervers a sévi !

- Donc, l'emmerdeur, si tu ne veux pas d'Antonio, laisse-moi profiter de son cul !

- Je vais t'arracher les yeux, en faire de la gelée pour finalement réaliser tout un tas de rituels sataniques et te maudire pendant des siècles et des siècles ! Espèce d'enflure d'âne bâté croisé avec une chienne galeuse et… »

Feliciano le bâillonna de sa main pour l'empêcher de proférer plus d'insanités invraisemblables. Il espérait qu'Antonio ne l'avait pas entendu le défendre.

« Vee ! Je vois que mon démon tient la grande forme.

- Pourquoi j'ai eu droit à un ange espagnol et pas à toi, bordel ?

- Je t'ai soigné toute la journée et j'étais vraiment épuisé, vee ! Je savais qu'Antonio prendrait soin de toi.

- Oh ! Un ange espagnol, l'embêta Gilbert. De quoi te plains-tu ? »

Lovino lui tira la langue.

« C'est vrai. De quoi plains-tu, Lovi chéri ?, surenchérit Antonio.

- Heureusement, ton ange avait enlevé son armure, sinon j'aurais eu la trouille, lui répondit Lovino.

- Et il avait abandonné son arme ?, demanda Gilbert avec curiosité.

- Il n'allait pas mettre sa lance dans un lit.

- Ça dépend de quelle lance tu parles, le puceau !

- Dès que je retrouve mes pouvoirs, tu vas morfler grave. Je vais t'arracher les couilles et les râper en petits copeaux…

- Stop, Lovi ! On veut manger sans avoir ce genre d'images en tête », déclara Feliciano.

Le repas se fit assez silencieusement. Si Lovino ou Gilbert commençait à parler, ils allaient de nouveau s'en envoyer dans la gueule. Antonio semblait apprécier un peu de calme. Feliciano et Ludwig dialoguaient silencieusement, main dans la main. Beurk ! Lovino se remit à surveiller Gilbert au cas où celui-ci aurait de nouveau l'intention de mâter un splendide corps espagnol. Hum… Ouais. Il l'avait pensé. Objectivement, Antonio était bien gaulé. Donc, il pouvait encore s'y faire d'avoir eu cette pensée déviante. Son regard s'attarda sur Antonio. Il aimait bien la ligne de ses épaules… S'il continuait, il allait exploser son quota de compliments dans ses pensées intimes pour le bastardo.

Gilbert semblait perdu dans ses réflexions. Et un bâtard allemand dans cet état est un salop qui échafaude une brillante stratégie. Une stratégie pour quoi faire ? Et pourquoi se mettre en mode stratégie en visite diplomatique dès le petit déjeuner ? Son instinct de nation en danger se concentrait sur les objectifs obscurs de ce génie.

« Lovino, il faudra qu'on parle.

- Ah… Euh, oui, Feli…

- Je n'ai senti que tu étais en danger qu'au tout dernier moment.

- Putain, Feli ! T'es pas obligé d'en parler devant des nations étrangères !

- C'est que Gilbert a dit…

- Je lui expliquerai. Feli, il vaut mieux que tu concentres sur ton travail.

- Tu viens de dire à mon ange de ne pas se préoccuper de moi. T'abuses, enfoiré ! Je veux passer du temps avec Feli !

- Je veux juste que Feli n'aborde pas un certain sujet dès maintenant.

- Ah ! Et pourquoi ?

- Parce qu'il y a un moment pour tout. »

Apparemment, il était la cible du stratège. Journée de merde ! Ce connard allait le manipuler pour qu'il arrive à un certain objectif qui est… Il ne savait pas. Putain ! Il détestait quand Gilbert se mêlait de ses affaires ! Le gros bâtard ! Il détestait les Allemands. La dernière fois que Gilbert avait opéré, Lovino avait dû offrir des produits de luxe en compensation d'une perte de commandes. Gilbert était nuisible aux affaires. Et son frère aussi.

Il commençait à littéralement montrer les dents, quand Antonio passa une main sur ses épaules, le détendant aussitôt. Il ne devrait pas avoir ce pouvoir sur lui, bordel !


Après le petit déjeuner, Lovino put rester un moment seul avec Feliciano.

Feliciano n'hésita pas à le prendre dans ses bras. Lovino sentit qu'il recevait des soins de la part de Feliciano.

« J'aurais dû être là.

- Tu ne pouvais pas savoir. Et je n'étais pas si loin, dit Lovino pour rassurer Feliciano.

- Heureusement, je suis arrivé à temps. Gilbert m'a expliqué que je passais de plus en plus sous la protection de Ludwig, ce qui me détache de toi.

- Oh, merde !

- Je suis désolé !

- Tu n'as pas à être désolé ! Tu as le droit d'être avec ce gros bâtard, si tu en as envie.

- Mais ça veut dire que tu dois être toujours accompagné…

- Tu veux dire qu'on est reparti comme au tout début.

- Tu n'es pas suffisamment protégé Lovino. Et c'est de ma faute ! »

Lovino avait commencé à se faire à cette vie sans contrainte. Gilbert était un idiot ! Il fallait lui dire une telle information. Il ne se serait pas fâché avec Feli pour cette raison.

« Je suis de nouveau enchaîné à toi, c'est tout. »

Lovino ne préférait pas penser au fait qu'Antonio avait tout à fait été capable de le protéger…

L'enflure de stratège ! Gilbert allait tout faire pour les mettre ensemble ! Oh, le con ! Putain, il n'avait encore rien décidé !

« J'avais envie de te parler d'un truc important, mais ça peut attendre que tu aies fini la journée…

- Si c'est important, ça n'attend pas…

- Antonio m'a proposé de sortir avec lui, annonça Lovino.

- Quoi ? Mais… mais c'était ton tuteur !

- Ouais, je sais ! Mais je m'en fous ! »

Feliciano eut une drôle d'expression. En même temps, Feliciano avait connu un tuteur omniprésent et avait été entouré de nations toute son enfance, alors que lui avait enchaîné les professeurs.

« C'est quoi le problème ? »

Merde. Il ne savait pas quoi répondre à Feliciano.

« Je tiens beaucoup à Antonio. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.

- Pourquoi ? »

Si Feliciano n'avait pas été son ange, il l'aurait étranglé avec son pourquoi. Putain, ce n'était pas sa tasse de thé de parler de ses sentiments.

« Parce qu'il ne doit pas être mon véritable amour, puisque c'est Ludwig pour nous deux. J'ai peur que ça foire à cause de ça.

- Tu devrais en parler avec Gilbert.

- Feli, le supplia Lovino.

- C'est lui qui en sait le plus à ce sujet.

- On aurait dû étudier ces vieux grimoires, putain !

- C'est certain. Je crois que tu n'as pas le temps d'attendre de trouver la réponse dans ces livres.

- Bastardo peut encore patienter au point où il en est.

- Ça fait combien de temps ?

- Trois semaines, un mois… »

Feliciano prit une fausse inspiration, la bouche grande ouverte. OK. Il avait clairement abusé, si son frère était offusqué du temps qu'il avait pris à se décider.

« … Tu fais mariner Antonio.

- Je ne sais pas ce que je ressens. Il est tellement… »

Bandant était le mot, mais il n'allait pas choquer son ange.

« … désirable que je suis perdu.

- Bon. Tu l'aimes bien, tu le désires, tu te fais du souci par rapport à votre relation, tu es donc amoureux. Vee !

- Féli !

- En quoi c'est un problème ?

- J'ai peur. Il me fait trop d'effets, cet idiot ! Est-ce que cela te fait plein de choses quand Ludwig te touche ?

- Tu as couché avec Antonio ?

- Non. On s'est jute embrassé. Plusieurs fois.

- C'était bien ?

- Oui. Et j'avais envie d'aller plus loin. N'évite pas la question.

- Ludwig provoque plein d'émotions en moi parce que je l'aime. Quand il me fait l'amour comme si j'étais l'être le plus précieux au monde, évidemment, je suis atteint par plein de sentiments. Vee !

- Je ne parlais pas de ça. Physiquement, c'est très intense dès qu'il m'effleure… Alors, ça m'effraie.

- Ah…

- Alors, tu imagines quand il y aura des sentiments en plus… »

Lovino n'aimait vraiment pas le sourire amusé de Feliciano.

« Avec Ludwig, on a toujours eu de l'attirance. C'est devenu physiquement plus intense, parce qu'on se connaît de mieux en mieux. Il y a des couples qui ont une alchimie quasi immédiate.

- Ah bon. Lesquels ?

- As-tu déjà vu Héraklès et Sadiq s'embrasser ? »

Ouais. D'ailleurs, il avait dit qu'ils étaient comme deux chiennes en chaleur. Ouais. Toute la subtilité et la poésie Lovinesque par rapport à l'amour de deux êtres très portés sur le sexe… Et bordel, Feliciano avait comparé Antonio et lui à ce couple ! Il détestait son ange rempli de naïveté et de bons sentiments !

« Tu devrais peut-être poser des questions à Héraklés…

- Non. Féli. J'ai compris l'idée. Ça me fait peur, quand même.

- Dis-le à Antonio quand tu lui auras avoué tes sentiments.

- Je ne peux pas lui dire que je l'aime.

- Ah ?

- J'ai peur que ça conclue le pacte entre nous et je ne suis pas prêt à faire ça.

- Ça complique les choses. Tu ne lui as jamais dit ?

- Eh bien non ! Toi, tu dis à tout le monde que tu les aimes. Moi, je me réserve le droit de dire que je les protègerai.

- Je préfère mon option, mais la tienne est très romantique, puisque tu ne le diras qu'à deux personnes : moi et Antonio !

- Féli ! Je ne te ferai plus jamais de confidences !

- Tu les feras à Antonio ! Vee !

- Bordel, Feli ! »


Antonio somnolait dans le salon des Vargas en compagnie de Gilbert.

« Alors, sacrée nuit awesome ?

- Non…

- Évidemment, tu n'as pas réussi à te le taper.

- Ne parle pas de Lovino comme ça. Je vais finir par te frapper.

- C'est awesome comme vous prenez la défense de l'autre.

- Ah, bon ?

- Ouais. Lovino a dit de me mettre les yeux dans les poches. Déjà possessive, la teigne.

- Je me demande s'il a vraiment envie de se mettre en couple avec moi. J'attends depuis si longtemps.

- Je comprends. Ce n'est pas une petite amourette entre vous. »

La gorge d'Antonio se serra, parce qu'il serait vraiment déçu si Lovino ne désirait que son corps. Il préférait que Lovino lui dise non immédiatement ou qu'ils rompent parce qu'ils ne se supportaient pas. Tout, mais pas une bête histoire d'attirance physique. Il craignait au vu de ses réactions et de celles de Lovino que le charnel l'emporte.

« Hé ! ça va bien se passer cette fois. Lovino est un chieur avec des principes. Tu vas en baver tous les jours, mais ça en vaudra la peine… »

Antonio ne put s'empêcher de rire.

« … Je lui ai fait croire qu'on avait déjà couché ensemble. Tu aurais vu sa tête. Il m'a fait la morale, se réjouit Gilbert. Parfois, il est con, mais il est con…

- Gilbert, tu vas arrêter de te foutre de sa gueule. Qu'est-ce qu'il va penser de moi maintenant ?

- Il va te croire quand tu lui diras que ce n'est pas vrai. Tu peux lui faire gober n'importe quoi.

- Il n'y a que toi qui peux lui faire gober n'importe quoi.

- Je suis trop awesome !

- Il va te prendre pour un mythomane maintenant. Il ne se gênera pas pour le dire.

- La guerre sera déclarée, se réjouit Gilbert. Il sera aussi intraitable qu'en affaire. Awesome !

- Franchement, il faut te trouver des occupations et quelqu'un. Là, ça ne va pas.

- De toute façon, je me suis fixé comme objectif de vous mettre ensemble. Je suis occupé pour plusieurs semaines. »

Comptez sur vos meilleurs amis pour vous remonter le moral !

« Gilbert. Je n'en peux plus ! Je n'en peux plus ! Il ne peut plus me faire attendre un jour de plus.

- Tu peux aller dans les toilettes pour te soulager de toute cette tension sexuelle. Je ferai le guet !

- Gilbert ! Tu m'énerves ! Je veux savoir...

- Pose-lui un ultimatum. Les Italiens détestent ça.

- Tout le monde déteste les ultimatums.

- Ouais, mais les Italiens sont toujours en retard sur les ultimatums, alors ils se font toujours avoir.

- Je l'embrasse toutes les heures jusqu'à ce que j'aie sa réponse.

- Tu es sûr que tu arriveras à te contenir.

- Je ferai attention.

- Je ne suis pas convaincu.

- Je le ferai en public.

- Il ne va pas aimer.

- Alors, pas tous. Ceux en public seront sur les cheveux…

- Antonio, ne te casse pas la tête. Tu lui dis que tu veux sa réponse demain, mais attends-toi à ce qu'il la donne juste avant minuit ou un petit peu après. »

Antonio avait peur. Il avait repoussé la confrontation le plus possible, laissant du temps à Lovino pour se décider. Il commençait à en avoir plus qu'assez. En plus, ils s'étaient embrassés plusieurs fois durant ce laps de temps de réflexion. D'ailleurs…

« Il m'a embrassé. Tu crois que ça compte pour un oui.

- C'est encourageant. Je ne doute pas que tu l'aimes profondément et je vais essayer de lui faire comprendre à cet idiot.

- Oh, Gilbert ! Tu m'épates ! Comment as-tu deviné que je tiens tant à Lovino ? C'était vachement difficile, ironisa Antonio.

- Un ange, protecteur des maisons, n'enlève jamais son armure et ne pose jamais son arme dans la demeure d'un démon, protecteur des maisons, avec lequel il n'est pas lié. C'est particulièrement dangereux pour l'ange qui peut se faire attaquer par le démon à n'importe quel moment pour le moindre motif. Ceci indique que ta partie angélique est complètement charmée par ce démon de Lovino et lui fait extrêmement confiance. Je suis sûr qu'en interrogeant Lovino, j'en apprendrais encore plus sur ton attachement awesome. Il va falloir que je retrouve certains passages awesome de certains livres pour lui expliquer tout ça, tout ça. J'espère qu'il va comprendre à quel point tu l'aimes. »

Antonio se sentit étrangement mal à l'aise à côté de Gilbert. Juste pour une histoire d'ange sans armure et sans lance, il avait déduit tout ceci. Effroyablement awesome.

« En plus, Lovino ne semblait pas offusqué d'avoir passé la nuit dans les bras de tes deux parties, ce qui normalement horripile un démon en état de faiblesse. Je pense que tu peux faire la déduction tout seul comme un grand. Je suis trop awesome !

- Tu es trop awesome ! Mais ce n'est pas aussi simple que dans les livres !

- Je peux tout faire gober à Lovino, t'as oublié ! »


Lovino se retrouva seul avec Antonio et Gilbert tandis que Feliciano allait régler les affaires d'État. Tout le monde avait pris du travail. Il se retrouvait donc être le seul en vacances. Et bordel, les vacances, ce n'est pas surveiller qu'un bâtard allemand se désintéresse de son livre de compte pour s'attarder sur un magnifique espagnol en pleine lecture d'un compte-rendu financier.

De plus, il ne pouvait pas lire un livre. La bibliothèque ne contenait quasiment que des romans d'amour et des essais sur la peinture. Gilbert se foutrait de sa gueule qu'il lise l'un ou l'autre. La peinture ne l'intéressait pas du tout et il le savait.

Il ne pouvait pas mettre la télévision, parce qu'il gênerait le bâtard allemand. Pas Antonio. Une fois qu'il était concentré sur quelque chose, une cohorte d'éléphants pouvait lui passer sous le nez sans obtenir une réaction de sa part.

Lovino allait donc faire le ménage de la pièce. Certains trucs lui heurtaient l'œil.

« Lovi, tu dois te reposer, râla Gilbert.

- Laisse-le faire sa petite fée du logis, dit Antonio.

- Je ne suis pas une fée ! Je suis un Larès !

- Ne casse rien, l'embêta Antonio.

- Je n'ai jamais aimé ce putain de buffet !

- Ne prends pas des décisions extrêmes, l'avertit Antonio.

- Feli l'adore, je ne suis pas fou.

- J'espère que tu auras autant de considérations pour le mobilier qui me plaît.

- Bastardo ! Il y a d'autres façons de dire que tu veux emménager avec moi un jour !

- Kseksekse !

- Toi, la ferme, enculé !

- Pour une fois, Antonio était subtil. Mon pauvre ami, tu t'es fait rembarrer, direct ! »

Lovino se sentit mal à l'aise, parce qu'il avait bien vu à quel point Antonio s'était senti blessé. Il ne pouvait pas laisser la situation s'envenimer. Feliciano lui avait recommandé de régler le problème dès ce soir. Il devait dire un truc gentil… Vraiment gentil… Merde, il ne savait pas comment faire avec quelqu'un d'autre que Feli !

« De toute façon, je suis déjà fourré tout le temps chez toi, idiota. »

Il ne pouvait pas faire mieux pour l'instant, mais apparemment c'était suffisant pour Antonio. Gagné !

« Pour l'instant, c'est moi qui suis fourré chez lui tous les week-ends, imbécile d'Italien.

- Quoi ? Bordel !

- Ce n'est pas vrai ! Il ment comme il respire, Lovi chéri !

- Tu y as cru !, se moqua de lui Gilbert.

- Sale mytho ! J'ai eu peur que tu entraînes Antonio dans la débauche.

- J'ai préféré le laisser déprimer seul dans son coin.

- Occupe-toi de tes fesses, enculé !

- Lovino, tu devrais arrêter de t'énerver ! »

Putain, Gilbert ne facilitait pas les choses. Il aurait préféré rester seul avec Antonio. D'ailleurs, il aurait dû allumer la télévision pour le faire partir. Il fit tourner malencontreusement le bouton de la radio.

« Connard, grogna Gilbert.

- Si ça ne te plaît pas, va voir ailleurs si j'y suis, emmerdeur.

- Mais c'est toi le chieur !

- Le chieur, c'est celui en minorité ! Toni, ça te gêne la musique ?

- Non.

- Faux frère. Évidemment qu'il va aller dans ton sens, il est amoureux de toi, salopard.

- Donc dégage, le chieur !

- Je vais vous laisser un peu d'intimité. Faites en sorte de tout couvrir avec de la musique !

- Va te faire voir ! »

Gilbert leur tira la langue, avant de s'installer dans la salle d'à côté en claquant la porte.

« Il faut que je te parle ! »

Merde ! Ils avaient parlé en même temps.

« Toi d'abord.

- Non, toi d'abord, bordel. »

Antonio avait la mâchoire crispée. Il eut du mal à le regarder dans les yeux en parlant :

« Je ne peux plus attendre ta réponse. Tu as jusqu'à demain minuit pour me la donner. Si c'est non, je ne t'embêterai plus jamais avec ça.

- Il y a un quelqu'un d'autre ?

- Non. C'est que j'ai besoin de savoir. Je ne peux pas espérer encore, peut-être inutilement. »

Lovino était assez énervé qu'Antonio le mette au pied du mur, mais il comprenait sa démarche. En plus, ce n'était pas le style d'Antonio, mais plutôt de l'autre connard allemand. Il lui avait demandé conseil, sûrement parce qu'il ne savait plus quoi faire. Allez ! Ce n'était pas difficile de dire un putain de oui !

Il se rapprocha d'Antonio, en étant nerveux comme jamais. Il avait peur qu'Antonio ne se jette sur lui, l'embrasse et tout le reste. Il aimerait, c'est sûr, mais il n'était pas vraiment prêt pour tout ça.

« Qu'est-ce que tu voulais me dire ?

- Ton ultimatum, tu peux te le carrer où je pense ! J'allais te dire oui !

- Surtout, ne change pas d'avis !

- Comment veux-tu que j'en change, bordel ? »

Antonio eut un grand sourire, avant qu'il ne l'embrasse. Lovino n'avait pas oublié à quel point sa langue provoquait du plaisir rien qu'en touchant la sienne, mais bordel, c'était toujours mieux de le vivre avec un cœur qui bat la chamade. Entre deux loopings intrabuccaux, il se retrouva sans le comprendre coincé entre un mur et le corps imposant d'Antonio. Il essaya de rompre le baiser, mais il ne put que gémir quand il sentit la main d'Antonio passer sous son haut. Sa langue revint à l'assaut et Antonio souleva l'une de ses jambes pour en caresser la cuisse. Putain ! Il avait de plus en plus chaud et il aimait sentir Antonio pressé contre lui. La bouche de son petit ami quitta la sienne pour déposer des baisers dans son cou qui le firent frémir d'excitation. Comment pouvait-il lui donner autant envie de lui en même pas une minute ?

« Tonio. Il y a une condition… Hum… Bordel, écoute-moi ! »

Quand Antonio avait aspiré sa peau, Lovino avait adoré ça.

« Quelle condition ?

- Tu y vas en douceur pour ce genre de choses, putain !

- Ce n'est pas assez soft ?

- Je t'arrête avant que tu continues plus loin.

- Je ne faisais que t'embrasser, tu sais !

- Tu as les mains sacrément baladeuses quand tu embrasses !

- Parce que j'embrasse bien comme il faut ! Embrasser veut dire prendre dans ses bras !

- Ne te la joue pas sémantique, bordel ! »

Antonio rit. Lovino s'aperçut qu'il était véritablement heureux. Et lui aussi. Sentiment bizarre, mais bon, il n'avait pas envie de le chasser. Antonio colla son corps contre le sien dans un câlin beaucoup plus sage que le précédent que Lovino apprécia à sa juste valeur.

« Sérieusement, c'est quoi le problème quand je fais ça ? »

Antonio l'avait embrassé juste à la jonction entre son épaule et son cou et, bordel de merde, c'était putain d'intense.

« Je dois être super sensible, ce n'est pas possible, putain !

- Oh. Je te fais de l'effet ?

- Beaucoup trop !

- Ah. »

Antonio le regarda dans les yeux avec une expression très sérieuse.

« Ça te fait peur ?

- Carrément. »

Ce n'était pas le moment d'être de mauvaise foi. Si Antonio recommençait une attaque des sens, il serait perdu corps et âme. Ce devrait être interdit de chambouler quelqu'un comme ça.

« Je te promets d'y aller doucement, lui assura Antonio. Par contre, je ne sais pas combien de temps je résisterai à mes pulsions. Tu me fais beaucoup d'effet aussi et je ne suis pas effrayé du tout parce qu'on pourrait faire tous les deux. »

Lovino déglutit difficilement devant l'intensité du regard d'Antonio. Putain, si ses yeux s'y mettaient maintenant, il allait en mourir.

« Je te fais confiance pour tout ça, finit-il par articuler.

- Super, Lovi ! »

Antonio embrassa légèrement ses lèvres, avant de lui laisser plus d'espace personnel.

« Je sens que je ne vais pas arriver à travailler à cause de toi », râla-t-il.

Lovino ricana :

« Hé, Tonio, est-ce qu'on laisse gros balourd tenter de nous rapprocher encore ?

- Ce serait marrant ! Si tu n'as pas envie qu'on s'affiche en public, ce sera facile de le faire douter.

- Je préfèrerai qu'on évite les effusions baveuses devant tout le monde.

- Moi aussi. On peut dire tout de même que ce sont nos proches…

- Je n'inclus pas les bâtards allemands dans mes proches, mais dans ma putain de belle-famille imposée.

- C'est noté, s'en amusa Antonio. »

Lovino s'approcha d'Antonio pour lui voler un baiser. Il en avait eu trop envie. Et puis, maintenant, il était autorisé à le faire.

« Ne me tente pas trop.

- C'est rien, ça.

- J'en rêve depuis un bon moment. Que tu aies osé ce matin, c'était un pur bonheur. »

Lovino rougit puis passa ses bras sur les épaules d'Antonio, profitant de sa présence. Il espérait vraiment que tout se passerait bien entre eux, parce qu'il tenait beaucoup à ce bastardo. Il était définitivement amoureux, mais ne pouvait pas encore le lui exprimer.


Antonio était sur un petit nuage. Lovino avait dit « oui » pour une relation amoureuse. Il était presque euphorique, mais il se contenait à cause d'un ange italien encore très protecteur envers son démon. Lovino essayait de le montrer le moins possible, mais il avait l'air apaisé et heureux.

L'Italien avait fini par s'allonger contre lui dans le canapé. La musique faisant fuir tout allemand non désiré avait bien des avantages. Il ne pensait pas que Lovino était effrayé par son propre désir et les gestes amoureux. Il savait qu'il ne trouverait pas ce comportement mignon et adorable très longtemps, parce que, bon sang, il n'avait pas fait l'amour depuis trop longtemps.

Son bras s'était sagement enroulé autour de la taille de Lovino. La tête brune avait élu domicile sur son épaule. Il faisait tout pour se concentrer sur les dépenses de son État. Les chiffres ne lui avaient jamais paru aussi ennuyants. Il préfèrerait passer son temps à discuter avec Lovino, à l'embêter, à l'embrasser… Ne pas y penser ! Les chiffres, les chiffres, les chiffres ! Il fallait valider les chiffres !

Lovino avait bougé.

D'habitude, il arrivait à se concentrer sur tout et n'importe quoi, même avec quelqu'un contre lui.

Sa main eut un mouvement incontrôlé de caresse.

« Bastardo…

- Ne me dis pas que c'est suffisant, s'en amusa-t-il.

- Fais tes devoirs.

- J'ai pas envie. On a du temps libre, tous les deux.

- Tu vas être en retard.

- C'est un Italien qui me dit ça.

- C'est Féli qui est toujours à la bourre ! La dernière fois, je lui ai donné les papiers deux semaines à l'avance. Deux semaines !

- Mais voyons, tu ne lui donnes pas assez de temps…

- Quoi ? Bordel ! Je fais aussi vite que je peux et je tiens les délais. Il a le temps de jeter un coup d'œil pour mettre sa putain de signature en deux semaines !

- La preuve, ce n'était pas suffisant. Mais ne t'inquiète pas pour ça !

- Il est en retard !

- Officieusement, il n'est jamais en retard !

- Quoi ?

- Depuis le temps, on a appris à le connaître. Dès qu'on veut quelque chose, on programme de vous avertir de ce que l'on veut et d'exiger des dates de rendu en avance pour avoir tout en temps et en heure.

- Vous êtes des salopards !

- On sait très bien que tu travailles comme il faut. Quand ça ne concerne que toi, on reste sur un calendrier normal. C'était une idée des deux bâtards allemands. Ils sont très à cheval sur les délais.

- Pourquoi ça ne m'étonne même pas ? »

Antonio passa une main dans les cheveux fins de Lovino. Apparemment, dès qu'il touchait Lovino, celui-ci ressentait un plaisir plus ou moins important. Il n'avait jamais eu quelqu'un d'aussi réceptif à ses caresses.

« Hé, les amoureux !

- Putain, frappe avant d'entrer, connard !

- C'est l'heure de manger ! Hé ! La teigne, je te conseille de remonter le col de ta chemise ! Trop awesome, Antonio ! »

Antonio ouvrit grand les yeux en remarquant le suçon dans le cou de Lovino. Mince ! Il aurait dû y penser.

« Ne panique pas, Lovi !

- Toi ! Tu as intérêt à fermer ta grande gueule !

- Ne bouge pas que j'arrange ça !

- Et toi ! Tu as intérêt à te tenir tranquille !

- Bien sûr, Lovi chéri d'amour !

- Et évite ce genre de surnoms ridicules !

- Dire que j'avais bloqué mon après-midi pour vous emmerder et vous mettre ensemble !

- Je te déteste, le blafard !

- C'est réciproque, la teigne avec un suçon ! C'est de l'art Antonio ! »

Antonio attrapa Lovino avant qu'il ne se jette sur Gilbert. Il lui fit faire demi-tour, l'embrassa de manière déloyale et, pendant qu'il se remettait de ses émotions, il arrangea son col.

« Là, c'est mieux maintenant.

- On a dit : "pas en public !", bastardo.

- C'était préférable à ce que Feliciano entre en trombe et m'éviscère pour avoir touché à son démon, tu ne crois pas ?

- Féli est incapable de te faire autant de mal.

- Je n'en suis pas certain quand ça te concerne. Il a quand même décapité un ange vampire pour toi, devant témoins. Heureusement, personne ne s'en souvient. Tu devrais le remercier.

- D'accord.

- C'est beau comme tu deviens docile quand Antonio te caresse dans le sens du poil, l'emmerdeur.

- Toi. Tu n'es pas autorisé à faire de commentaires, à répandre des rumeurs, à… plein de trucs dont je vais faire la liste.

- Si tu pouvais garder le secret, ça nous arrangerait bien.

- OK. Antonio. »

Lovino ne comprit pas comment il arrivait à faire en sorte que Gilbert se la boucle aussi facilement.

« L'amitié, la pure amitié, lui confia à l'oreille Antonio.

- Le gros mytho », râla Lovino.

Antonio eut un petit rire, avant d'entrer dans le salon partager le repas avec les autres nations et se comporter comme d'habitude.


Voilà... Maintenant, je suis bien embêtée (parce que je n'ai pas d'idée pour finir cette histoire...). Mais je vais me triturer le cerveau et vous trouver une fin.