I Don't Want to Be Right

A/N: Salut les gars. C'est le premier chapitre où je me suis assise et juste écris sans vrai plan ou idée de ce qui allait arriver. Ça a juste coulé et les personnages ont fait leurs propres trucs. J'espère que ça ne crains pas trop, mais si vous pensez que c'est le cas alors vous êtes ceux qui craignent.

Je rigole. Je vous aime tous. Gros bisous.

A/T : Hey everyone ) On a presque atteint 100 reviews :D merci beaucoup ! :)

Merci vraiment pour toutes ces reviews *-* je vous envoies des cupcakes virtuels :p

Chapitre 21

Précédemment...

« J'aimerai qu'on puisse rester comme ça pour toujours. » dit Kurt. Il regardait le plafond avec les mains croisées derrière la tête.

« Pourquoi ne peut-on pas ? » demanda Blaine avec un sourire.

Briana criant bruyamment quelque chose dans le hall d'entrée les tira de leur brouillard post-orgasmique.

« Oh mon dieu ! » cria-t-elle.

Blaine roula des yeux.

« Qu'est-ce qu'elle a encore elle maintenant ? » se demanda Kurt à voix haute. Son petit-ami haussa les épaules et se pelotonna encore plus contre lui.

« Papa ! Oh mon dieu ! Qu'est-ce que tu fais là ? »

Blaine s'assit rapidement et Kurt ne pût presque pas en croire ses oreilles. Leur père était venu de Caroline du Sud ?

Ils entendirent quelque chose qui ressemblait à une calvacade de buffle et supposèrent que c'était Briana courant dans les escaliers. Blaine chercha rapidement ses sous-vêtements et son short et ne perdit pas de temps pour les enfiler et fit de même avec un t-shirt qu'il trouva par terre.

« Bébé, c'est le mien. »

Blaine l'ignora et courut vers l'entrée. Kurt enfila son jean et le boutonna avant de prendre un des t-shirt de Blaine dans son tiroir de commode. Il alla dans l'entrée et trouva son petit-ami regardant depuis la base des escaliers. Quand il le rejoint il fit de même et trouva Briana enlaçant un homme qui était un peu plus grand que son petit-ami avec des cheveux bruns et courts, des lunettes rondes, portant un costume sur mesure. Alice se tenait à côté d'eux les regardant avec un sourire triste et confus avant de regarder vers le haut des escaliers où son fils se tenait avec Kurt. Briana lâcha enfin et Anthony suivit leurs regards vers un Blaine ayant l'air échevelé et surpris.

« Bonjour fils. »

~oOo~

Kurt pouvait seulement se concentrer sur Blaine. Personne d'autre dans la maison (ou dans le monde) n'avait d'importance maintenant. Il étiquetait clairement l'air sur le visage de Blaine comme un qu'il n'avait jamais vu avant, et un qu'il ne voulait jamais revoir. Le 9ème année affichait une centaine d'expression en une seule... toutes mélangées avec la douleur, la détresse, la confusion... C'était une vue qui brisait Kurt en morceaux, et il souhaitait plus que tout qu'il pourrait supprimer ces sentiments pour toujours.

C'était nouveau d'être de l'autre côté. Kurt se connaissait pour être toujours celui-ci dans ce type de situations où il était blessé et même effrayé, et ensuite Blaine venait et le touchait. Tout allait bien.
Maintenant, Blaine était celui qui avait besoin de réconfort.

Alors que c'était un tout nouvel obstacle dans leur jeune relation, Kurt était plus que près pour la franchir. Tout ce par quoi ils étaient passés était un témoignage du fait qu'ils pouvaient passer par bien plus. Traiter avec un père con ? Ils avaient vu pire.

Alice ne savait pas quoi faire pour son fils. Cette visite d'Anthony avait pris tout le monde au dépourvu, et pour être 100% honnête, si elle avait su que son mari venait elle lui en aurait probablement parlé d'abord. Du moins pour un moment. Au moins jusqu'à ce qu'elle puisse parler à ses enfants pour s'assurer qu'ils étaient prêts. Alors que Briana semblait prête, Blaine avait encore un peu de chemin à faire. Anthony ne représentait rien de plus que de la peur pour lui à cause de comment il traitait son fils, et c'était évident dans la manière dont Blaine le regardait maintenant.

Même Briana le vit quand elle relâcha son père. Anthony avait peut-être semblé avoir espoir quand il avait vu Blaine rejoindre le haut des marches, mais une fois qu'il avait remarqué Kurt marcher à côté de lui, son expression était tombée.

Drastiquement.

Briana ne savait pas à quoi s'attendre de cette réunion mais elle savait que les choses avaient changé, et même si elle n'était pas tellement fan de Kurt Hummel en soi, elle savait que son frère était heureux. Si son père voulait intervenir, elle ne le soutiendrait pas cette fois.

Anthony soupira et détourna le regard brièvement, tournant son attention vers Alice. Il avait l'air déçu d'elle et elle lui fit un regard interrogateur et offensé. Et ensuite Kurt cria à Blaine de s'arrêter tandis qu'il lui courait après vers la chambre du 9ème année. La porte fut fermée et verrouillée rapidement alors qu'il se tenait dehors à toquer désespérément.

Briana se précipita en haut des marches, trébuchant sur la dernière à cause de sa hâte avant de reprendre son calme. Elle se retrouva à la porte de son petit frère à côté de Kurt. Elle écouta le 11ème année supplier Blaine d'ouvrir la porte pour seulement entendre le silence de l'autre côté. Kurt posa son front contre la porte tandis qu'il essayait de rentrer à l'intérieur, mais rien ne marchait.
Briana essaya d'obtenir une réaction aussi, mais n'entendit pas un mot non plus. Avant qu'ils ne le sachent, Alice et Anthony étaient à la porte avec eux.

Kurt regarda l'homme avec mépris. Il se demandait comment quelqu'un pouvait blesser à ce point son enfant pour provoquer une réponse comme ça après avoir été loin aussi longtemps. Anthony lui fit un regard dégouté en lui demandant de partir.

« Je ne vais nulle part. »

« Je suis son père. Je m'en occupe maintenant. »

Kurt manqua de s'étouffer. « Père ? C'est comme ça que vous vous appelez ? »

L'homme sourit et se tourna vers Alice. « C'est avec ça que tu as laissé trainer nos enfants ? Tu les as fait partir de chez eux pour ça ? » Il agita sa main d'un air dégouté directement devant le visage de Kurt et le 11ème année la repoussa d'un air énervé.

« Assez ! » cria Alice, déjà vaincue par l'émotion. Elle traina à sa suite son mari par le bras vers le bout du couloir où la chambre de leur fille était, se fichant que ce soit ou pas un costume de "marque". Anthony n'avait pas enlevé ses yeux de Kurt tout le temps où sa femme l'avait éloigné.

« Une partie de moi pensait que tu étais venu pour arranger les choses avec ta famille. » déclara la femme d'une voix claire. Alice était à quelques secondes d'exploser encore mais elle refusait de faire ça là où ses enfants pouvaient entendre. Ce n'était pas comme si ça marchait avec son mari de toute façon.

L'homme se retourna enfin pour faire face à sa femme après un regard au garçon inconnu qui recommençait à toquer à la porte de Blaine. Il avait un tout petit peu de remord pour son comportement mais en-dessous c'était typiquement Anthony.

Typiquement "Je fais toujours bien" Anthony.

« Je suis venu ici pour arranger les choses. Je ne m'attendais pas à ce que mon fils ne veuille pas me voir. Il n'a jamais voulu ne pas me voir. »

« Et bien je suppose que c'est le problème. Il a toujours voulu voir un homme qui ne pensait même pas à lui deux fois. Ça fait mal. Pense à comment il se sent—»

« Ce n'est pas vrai, Alice— »

« C'est vrai. » interrompit-elle. « C'est vrai et tu le sais. Il était autour de toi effrayé de faire quoi que ce soit parce que tu lui passais un savon si c'était mal fait. Et pour quelle raison ? »

Blaine ouvrit enfin la porte mais seulement pour que Kurt et Briana entrent. Anthony secoua la tête en s'effondrant contre le mur, desserrant un peu sa cravate. « Qui est ce garçon ? »

« Essaie de deviner. » répondit Alice.

« Il porte le t-shirt du camp de l'année dernière de Blaine. Ça me dit une tonne de chose dont je n'ai pas besoin qu'elles soient vraies. » Il regarda intensément la plus petite femme, « Par exemple, tu autorise ce... garçon... dans la chambre de Blaine, ce qui en retour leur donne l'opportunité de faire des choses avec lesquelles il finit par porter un t-shirt qui appartient à mon fils. »

Alice sourit en se retournant pour descendre les marches. Son mari la suivit en attendant une réaction.

« Donc maintenant je comprends que tu juges mes compétences parentales. Tu me fascines, Tony. »

« S'il était à la maison... Si vous étiez tous à la maison rien de ça ne serait arrivé. »

« Excuse-moi ? »

« Si tu n'étais jamais partie avec mes enfants, ils n'auraient pas été exposés à ce... voyou !— »

« Tu ne sais rien de lui. Il a montré à Blaine plus de temps et plus d'amour en un mois que tu ne l'as fait pendant les deux dernières années. Rien de ça ne serait arrivé, Anthony ? Tu veux savoir ce qui serait arrivé ? Tu serais toujours sur tes grands chevaux à laisser Briana trainer n'importe où faisant ce qu'elle veut et à contrôler chaque pas que fait Blaine, criant et hurlant quand il fait une erreur, mais n'ayant rien à dire quand quelqu'un l'humiliait à l'école parce qu'il est différent d'eux. Maintenant peut-être que je ne suis pas la mère idéale car je vais travailler et je laisse mes adolescents, à qui je fais confiance, tous seuls à la maison, mais j'aime penser qu'ils sont mieux ici que à Laurens avec toi. »

Anthony détourna les yeux de la femme livide et les baissa vers le sol. Il ne parla pas pendant cinq minutes, et pendant ce temps elle était dans la cuisine à préparer le dîner, ne s'ennuyant même pas de changer ses vêtements de travail.

« Tu penses que tu peux aller le chercher pour qu'il me parle ? Je ne peux pas dire que je m'attendais à ce qu'il se comporte comme ça. »

Alice continua ce qu'elle faisait.

~oOo~

Blaine ferma rapidement la porte avant que quiconque ne puisse entrer et avança lentement vers son lit. Il pût entendre Kurt toquer à la porte quelques secondes plus tard, le suppliant d'ouvrir. Son esprit écarta le son et tout ce qu'il pouvait voir était son père, là dans leur maison, souriant comme si rien n'était arrivé.

Et pendant une brève seconde, il s'était senti comme si rien n'avait d'importance. Blaine savait qu'il pourrait le pardonner juste comme ça - juste comme il l'avait dit à Kurt la première fois qu'ils étaient allés à la maison au lac, un souvenir qui lui semblait dater de plusieurs années. Il avait dit à Kurt qu'il se comportait comme un con en traitant son père comme ça, et si Anthony arrivait à la porte il l'accueillerait les bras ouverts. Kurt l'avait regardé comme s'il était stupide. Maintenant il comprenait pourquoi.

Anthony était venu et il avait même regardé Blaine comme s'il était presque heureux de le voir. Et ensuite Kurt s'était montré, s'arrêtant à ses côtés et étant le petit-ami qu'il aimait tellement.
Le père que Blaine connaissait s'était montré ; son visage se plissant et se détournant à leur vue.

Blaine détestait ça. Soudain, il comprenait le regard que Kurt lui avait fait ce jour-là chez les Hanson. Il ne pouvait pas être aussi rapide pour juger quand il n'avait jamais été dans cette situation. Maintenant qu'il y était, il pouvait voir un peu de Kurt en lui.

Il ne voulait pas du tout voir Anthony.

Le bruit en dehors de sa chambre le ramena à la réalité. La réalité était que Kurt était devant la porte de sa chambre apparemment en train de se disputer avec son père. Génial. Juste ce dont il avait besoin.

Il entendit les choses se calmer et Kurt recommença à toquer. Sa voix étouffée se glissant à travers la porte en bois.

« Blaine... s'il te plaît. C'est juste moi et Bri... juste nous. »

Blaine posa sa tête contre la vitre de la fenêtre et regarda dehors. Son petit-ami continua à toquer mais il voulait vraiment être seul. Briana et Kurt allaient juste le faire faire quelque chose qu'il ne voulait pas faire.

Plus de supplication des lèvres de Kurt et quelques-unes de Briana fit marcher Blaine vers la porte et la déverrouiller. Ils n'allaient apparemment pas abandonner, et ce serait plus facile d'ignorer tout le monde sans le son sur sa porte.

Briana entra en premier suivie par Kurt. Elle ferma la porte derrière eux et s'appuya contre, regardant le dos des cheveux bouclés de son frère.

Kurt alla s'asseoir sur le lit. Il se pencha pour que sa tête soit au-dessus de ses genoux et avait ses coudes sur ses genoux, les mains jointes par-dessus sa tête. Il ne leva pas du tout les yeux.

Blaine était retourné vers la fenêtre et continuait à regarder dehors. Briana savait que le garçon allait refuser de se retourner et de leur faire face. Cinq minutes de silence suivirent ça.

Elle était sur le point de rejoindre Kurt sur le lit quand elle remarqua une bouteille à moitié vide de lubrifiant sur la commode et se ravisa.

« Pervers. »

Kurt leva les yeux quand il entendit sa voix, et suivit ensuite ses yeux vers le lubrifiant sur la commode.

Il fit un clin d'œil.

« Je ne vais pas lui parler, vous savez. » dit Blaine. « Je ne le veux pas. Il n'a pas changé et je me débrouillais mieux sans lui. Nous deux y arrivions. »

Blaine resta silencieuse. Kurt se leva et marcha vers lui, appuyant son dos contre le mur où il se tenait.

« Avant je pensais le monde de lui mais je ne pouvais même pas avoir une minute. Pas une minute pour qu'il dise bonjour ou comme était l'école... Maintenant il est là et je suis juste supposé tomber à ses genoux et lui pardonner. Putain. Et sans mépris pour toi, Bri, ou pour maman, ou pour quiconque qui a toujours une parcelle de respect pour lui mais je ne peux pas me voir parler avec lui. »

Kurt regardait son petit-ami en attendant de voir s'il avait fini. Il connaissait Blaine mieux que ça. Il était bien trop aimant pour repousser quelqu'un, surtout sa propre chair et sang. Kurt supposait que Anthony était un inconsidérable tas de merde autant qu'un être humain décent puisse l'être, mais avec le temps il pourrait faire mieux. S'il le voulait, déjà, il serait un homme meilleur. Et Kurt ne voulait pas que la relation de Blaine avec son père souffre. Il savait bien que Blaine aimait Anthony.

« Nous ne saurons pas ce qu'il veut à moins de lui parler, Blainey. Et je ne dis pas ça juste parce que je suis entre guillemets la petite fille à son papa, mais il a pu en fait penser à ce qu'il te faisait pendant tout ce temps. Je sais que j'ai pensé à comment je te traitais depuis que nous sommes arrivés ici et je suis vraiment désolé. J'ai essayé de mieux faire. Tu devrais au moins l'écouter. »

Blaine ne se retourna même pas à la voix de sa sœur, mais il écoutait ce qu'elle devait dire. Tandis qu'il regardait par la fenêtre, il pouvait voir une voiture luxueuse qui était très probablement une location, mais ça suscita sa colère juste encore plus. Tout était argent et apparences, mais à l'intérieur la famille d'Anthony tombait en morceaux.

« J'apprécie vraiment que vous essayiez. Ça veut dire beaucoup pour moi, mais je suis désolé. Je n'ai pas changé d'avis. »

Kurt jeta un regard à Briana qui avait l'air d'avoir un peu le cœur brisé et il s'éloigna du mur avant de parler, étirant ses muscles tendus.

« Je vais rentrer chez moi. Tu vas aller en cas et avoir une conversation avec lui. »

« Non Kurt. »

« Écoute, B, » Briana coiffa ses cheveux bouclés en une queue de cheval tandis que Kurt continuait, « Je sais que tu es bouleversé. Cependant tu vaux mieux que lui. Tu vas lui parler, et si les choses ne sont pas différentes alors au moins tu pourras dire que tu as essayé. Quelque chose qu'il ne sera pas capable de faire.

Blaine baissa les yeux vers l'anneau à son doigt tandis que Kurt reprenait la parole. « Donc je vais rentrer chez moi. Je serais la porte juste à côté si tu as besoin de moi, okay ? Peu importe ce que tu veux faire je serai là pour toi. »

Pour la première fois depuis qu'ils étaient entrés dans la pièce, Blaine se détourna de la fenêtre. Il jeta d'abord un regard à Kurt, puis à sa sœur qui lui fit un petit sourire plein d'espoir, et ensuite encore à Kurt.

« Il va quand même trouver un moyen de me reprocher quelque chose comme il le fait toujours. »

« Si ça arrive je ne serais loin que d'un appel. Et je peux revenir et te dire à quel point tu es parfait et à quel point je t'aime. Tu nous as eus et tu vas toujours nous avoir. »

Briana hocha la tête. « Le crétin a absolument raison, Blainey. »

« Mais je veux que tu restes. Tu ne peux pas rester avec moi ? »

Kurt secoua la tête. « Je ne peux pas promettre ça parce qu'honnêtement je ne veux pas regarder ton père maintenant, et vice versa. » Blaine fronça les sourcils. « D'ailleurs, » continua la 11ème année, « tant que je suis là il sera focalisé sur moi et e dira pas ce qu'il voulait quand il est venu ici. »
« Vrai, » ajouta Briana. « Dans le couloir papa n'était pas tellement content pour Kurt. On dirait qu'il s'énervait contre maman parce que tu avais un garçon dans ta chambre. »

Blaine manqua de s'étouffer. « Finn a déjà passé la nuit ici. »

« Maman ne le sait pas donc tu devrais probablement garder ça pour toi. » répondit-t-elle.

Kurt sourit en allant vers le placard de Blaine pour prendre son sweat. « Éléments de chantage. J'adore ça. » Il commença à faire les boutons après l'avoir enfilé.

Briana sourit. « Vrai. Mais il y a un truc récemment utilisé de lubrifiant ici, juste à côté de ce lit défait. Donc je peux contrer ton offre, cowboy. »

« Je t'ai mise avec Finn. »

« Seulement parce que je t'ai donné le numéro de Wes. »

« Mais je t'ai faite entrer dans toutes mes soirées gratis. »

Briana resta silencieuse et Kurt sourit. « Bien. Comme je disais, éléments de chantage. »

« Vous vous rappelez que je traverse une crise là, non ? » demanda Blaine en agitant les mains. Kurt leva les yeux au ciel et Briana sourit.

« Ne sois pas si dramatique, B. Tu as toujours des gens qui t'aime comme moi et face de babouin juste là, »

Un oreiller se connecta avec le visage de Kurt tellement rapidement qu'il n'eut pas le temps de penser deux fois à ce qu'il disait. Blaine éclata de rire et sa grande sœur en prit un autre mais Kurt l'avait déjà plaquée sur le lit.

« Je te jure que je brûlerais ta moustache si tu me frappes encore avec un oreiller. »

Blaine continua à rire et on toqua à la porte. Ils s'arrêtèrent tous et se regardèrent brièvement, Briana repoussant Kurt et se levant tous les deux, Blaine marchant vers la porte.

C'était Alice. Elle leur sourit avant de se tourner vers son fils et de déposer un baiser tendre sur son front. Blaine sourit et leva des yeux tristes vers sa mère. Pour une raison inconnue, il se sentit mal en la regardant. Elle devait toujours traiter avec tous les conflits le regardant ainsi qu'Anthony. Ça le tuait de voir sa mère stresser.

« Est-ce que je peux t'emprunter ces deux-là pour une minute, Kurt ? »

Kurt hocha la tête. « Bien sûr. Je partais de toute façon. »

Il suivit les Anderson jusqu'en bas des marches. Blaine regarda momentanément son père et sentit presque une sorte de connexion avec lui mais ensuite juste comme ça, c'était parti. Il ne le voulait pas là. Kurt l'attrapa par la main quand il rejoint la porte d'entrée.

« Très bien, bébé. Toque à ma porte s'il y a quoi que ce soit, okay ? »

Blaine sourit légèrement. « D'accord. » Kurt lui déposa un baiser léger sur la joue et dit au revoir à Alice et Briana, et ensuite il était parti sans même avoir regardé Anthony.

Tout le monde s'installa avec raideur dans le salon Alive dans son fauteuil et Briana à côté de son père. Blaine soupira bruyamment et alla s'assoir sur l'accoudoir du fauteuil de sa mère. Elle prit sa main dans les siennes et le tint d'une façon rassurante.

Anthony se racla la gorge. Il était maintenant habillé négligemment… ou ce qui était négligé pour l'avocat de défense numéro un de Laurens. Il portait un pantalon beige et un polo blanc. Blaine supposa que sa mère lui avait probablement demandé de se changer pour faire l'effort d'avoir l'air moins intimidant… peut-être pour que Blaine se sente moins comme un client et plus comme son fils.

Soudain, la maison joyeuse qu'il aimait tellement parce qu'elle n'était en rien comme à Laurens semblait sombre. Comment se pouvait-il qu'une personne qui était supposée tout faire mieux faisait en fait pire ?

« J'ai quelques trucs à dire. » commença l'homme, « et vous n'allez probablement pas être d'accord avec, mais il faut que ce soit dit. »

Blaine regarda sa main dans celles de sa mère tandis que l'homme continuait. Elle regardait suspicieusement son anneau de promesse et Blaine retint un sourire en voyant la tête que sa mère faisait. Puis son père reprit la parole et il se rappela que sourire serait probablement la dernière chose qu'il aurait en tête après cette conversation.

« Vous m'avez tous manqué énormément depuis que vous êtes partis. Les choses à la maison ont été calmes et je travaillais juste et… essayait de me concentrer sur mon job. Mais ça a été dur. Je ne peux pas nier que j'ai pris mes frustrations sur tout et n'importe quoi et ce n'était pas juste sain. Briana, Blaine, » il se tourna pour regarder chacun en disant leurs noms, « J'ai été préoccupé pour vous ici, loin de votre père. »

Alice haussa un sourcil curieuse de où son mari allait chercher ça.

« J'ai beaucoup parlé à votre mère quand vous êtes partis au tout début en essayant de lui faire réaliser que c'était une stupide erreur, mais elle n'écouta pas, et je comprends. Ce temps séparés était bien, je suppose. Vous semblez tous aller bien. J'ai vu Wes quand je me suis arrêté chez les Montgomery un soir et il a dit que vous alliez bien. J'étais un gâchis et je ne le croyais pas tant que je ne voyais pas par moi-même. Mais venir ici… Je n'aime pas ce que je vois. »

Blaine refusait toujours de regarder son père. Briana le faisait cependant. Elle n'aimait pas où ça allait.

« Si vous étiez à la maison, si vous étiez tous à la maison, je n'aurais pas à m'inquiéter à propos de si ou non vous alliez bien. Tu es ma femme Alice, et je n'ai pas été le mari que je devais être pendant les quelques dernières années mais je t'aime toujours ainsi que nos enfants. Vous voulez dire le monde pour moi. Je jure que je ferais mieux. »

« Je ne pars pas, si c'est pour ça que tu viens. » dit simplement Blaine. Il regardait le visage de son père pour la première fois depuis qu'il avait descendu les escaliers. Il avait évité ses yeux comme la peste parce qu'un seul regard dans les yeux de son père et il serait redevenu le petit garçon effrayé qu'Anthony l'avait toujours fait devenir.

« Qu'est-ce qu'il y a pour toi ici ? » demanda Anthony d'un air incrédule. Sa voix profonde commençait à augmenter, l'accent du sud de plus en plus lourd plus il devenait énervé. « C'est juste ce garçon qui vient de partir ? Parce que je peux le regarder et dire que tu ne vas rester avec lui aussi longtemps que j'ai quelque chose à en dire. »

« Kurt. » dit simplement Blaine. Briana mit sa tête dans ses mains. « Le nom de ce garçon est Kurt. Et il est mon petit-ami. J'ai un petit-ami parce que je suis gay. Et je suis gay pas parce que j'ai choisi d'être gay pour mettre une douche froide sur ta réputation, mais parce que je suis né comme ça et je n'ai pas honte de moi-même. Je n'ai aucunement l'intention de retourner à Laurens fermée d'esprit avec toi ou n'importe qui d' ne pars pas de Lima, aussi humble que c'est comparé à ta vie magnifique là-bas. J'ai des gens qui m'aiment ici et j'ai une vie où je n'ai pas peur d'aller à l'école et de me faire frapper, papa. Donc non, je ne vais nulle part. »

Alice sourit en tenant la main de son fils. « Langage, Blaine. »

« Je suis désolé maman. »

« Je ne pars pas non plus papa. » dit doucement Briana. Son père se tourna pour la regarder d'une façon confuse et trahie tandis qu'elle continuait. « Tu penses probablement que j'ai perdu la tête parce que je t'avais supplié de me laisser rester avec toi dans le sud mais tu m'as dit d'y aller et que c'était la meilleure chose que tu pouvais faire pour moi. Je me sens comme une personne totalement différente ici et j'aime ce meilleur moi. »

Anthony regarda Alice. La femme souriait fièrement à sa fille. Briana avait ses moments mais elle avait indubitablement changé pour le mieux. Elle passait maintenant moins de temps à être une adolescente égoïste, orgueilleuse et arrogante, et passait maintenant plus de temps avec sa famille et prenait l'école au sérieux.

« Blaine a raison, papa. Kurt est un gars génial. » elle rit presque à ce qu'elle venait de dire et Blaine sourit même de sa réaction. « Tu ne devrais pas être si rapide à juger nos amis parce que tu ne t'es toujours pas regardé toi-même dernièrement. »

« Aucun de vous ne va me manquer de respect. »

« Tony… » commença Alice, « tu dois arrêter de faire ça : être leur père et avoir le dernier mot à tout, tu dois en fait les traiter comme des êtres humains. Ils ont des sentiments et des opinions et des personnalités, cris-le ou non. Tu ne vas aller nulle part avec cette attitude. »

Anthony se leva et commença à regarder le salon, s'arrêtant pour regarder les photos de leurs enfants. « J'en suis pleinement conscient. Je respecte leur opinion mais je suis toujours leur père. » Blaine et Briana écoutaient attentivement, mais savaient tout deux qu'ils n'avaient pas l'intention d'aller quelque part.

« Maintenant, Blaine, tu dois savoir que tu manques terriblement à Wes et Kendra. »

« Ils me manquent aussi papa. »

« Tu as des amis là-bas donc pourquoi es-tu tellement décidé à rester ici ? Il n'y a rien que cette ville puisse t'offrir pour que tu ne puisse pas rentre maison ! J'ai traversé cette petite ville. »

« Il y a des choses ici que je ne peux pas juste quitter. »

« Ce garçon ? Tu veux rester ici à cause de ton premier copain ? Mon dieu, Blaine. Vous deux semblez bien ensemble maintenant, mais tu ne vas probablement pas continuer après le mois prochain. Il va y avoir beaucoup de relation ! Il est juste une phase comme ces leçons de violon que tu voulais tellement. Tu les as abandonnées et j'ai payé des centaines de dollar pour ça. Tu peux abandonner ce voyou aussi. »

Blaine se leva et délaça sa main de celles de sa mère. « J'arrête là. »

Anthony sauta devant lui, bloquant le chemin vers les escaliers. Alice se leva montrant qu'elle ne permettrait pas que son fils soit brutalisé. Il y en avait eu assez comme ça.

« Tu sais que ça ne va pas du tout Blaine. Cette vie. Ce n'est pas pour toi. Tu vas souhaiter avoir écouté. » Il se retourna, « Toi aussi Briana. Je pensais que tu étais plus intelligente que ça. Ils vont t'en vouloir Alice. » Il regardait sa femme maintenant, « Ils vont le faire, parce que tout ça ne va pas. Ce que nous avions à la maison était ce dont ils avaient besoin pour devenir des adultes prospères. Ici ils vont juste être des losers, comme tout le monde dans cette ville de losers. »

« Je ne veux pas être bien. » dit Blaine à son père. « Je ne le veux pas. Si être mal est être moi-même, et aimer qui j'aime, et vivre dans une ville de losers parce qu'elle me fait sentir comme si j'appartenais à un endroit pour une fois dans ma vie alors, et bien papa, je ne veux pas être bien. » Il passa derrière son père et vers sa veste sur le porte-manteau.

« Tu n'es pas venu ici pour t'excuse, je suppose. Tu ne vas pas t'excuser pour m'avoir presque bousillé complètement. Si ce n'était pas pour ma mère… dieu nous en préserve si c'était juste toi, Bri et moi… qui sait où je serais maintenant. Je serai probablement quelque part à essayer de prendre ma propre vie parce que je n'ai jamais été assez bien pour toi ou ton héritage et selon toi je ne le serai jamais. Qu'est-ce que je vais être pour toi papa ? Juste ton erreur gay de fils qui ne peut rien faire de bien ? »

Anthony regarda son fils unique, son benjamin, son bébé mettre une veste rouge et lui parlait d'une manière qu'il n'avait jamais entendue. Il avait posé une question. Anthony ne le lâcha pas du regard tandis qu'il répondait.

« Tu seras toujours mon fils. Je m'inquiète pour toi et je cherche ce qui est le meilleur pour nous tous. »

Blaine le regarda quelques secondes avant de sortir par la porte.

Anthony secoua la tête, vaincu. Il se retourna pour voir Briana se lever et redresser ses vêtements avant de se diriger droit vers les marches. Sa porte se ferma quelques secondes plus tard.

Alice était silencieuse. L'homme n'aimait pas ça. Il n'aimait rien de tout ça. Après avoir été en contrôle sa vie entière, les choses ne pouvaient pas tomber de toutes parts comme ça.

« Je suppose que nous avons élevé des enfants intelligents. Ils ne vont laisser personne leur marcher sur les pieds. Nous inclus. »

« Tu devrais leur donner les nouvelles avec douceur. »

Alice sourit. « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Nous rentrons à la maison. »

La brune se leva et s'étira avant de se diriger vers la cuisine. Son mari la suivit attendant une réponse. Il était venu ici pour une raison et il rentrerait à la maison de la façon qu'il avait prévue.

Victorieux.

« Tony, je ne comprends pas ce qui se passe chez toi. Est-ce que tu bois toujours ? »

« Pas aujourd'hui. Je reveux juste ma famille. »

Elle soupira. « Donc qu'est-ce qu'il se passe si nous partons maintenant avec toi ? Qu'est-ce qui change d'avant ? »

« Tout. »

« Comme ? Donne-moi quelques exemples. »

Silence.

« Parce que comme dit Blaine, je ne vois rien. Briana a dit qu'elle ne partait pas parce qu'elle est fière d'elle ici. Elle s'est améliorée dramatiquement de la petite fille autoritaire dont tu te souviens, Tony. Maintenant elle est compréhensive et désireuse de travailler sur ses défauts. Elle est tellement comme nous deux, fougueuse et impétueuse. Au lieu d'utiliser ces qualités pour le bien, elle les utilisait pour être sournoise et faire n'importe quoi comme un autre Anderson que je connais »

Anthony eut l'air presque fier.

« Mais ça a changé drastiquement et j'aime le fait que juste l'éloigner de ces amis et de la mettre autour des gens qui l'entourent maintenant l'a ramenée sur terre. Et Blaine… je ne sais pas par où commencer. Il a tellement plus confiance en lui, tellement heureux. Il excelle comme d'habitude mais il le fait avec une telle apparence qui crie qu'il est fier de lui et de qui il est. Nos deux enfants sont fiers de qui ils sont devenus. Pourquoi ne peux-tu pas l'être ? »

Le silence remplit l'atmosphère quand la femme arrêta de parler. Elle attendit un signe de réponse de la part de son mari mais n'obtint rien.

« Maintenant pardonne-moi si je ne te crois pas quand tu dis que tout va changer. Tu n'as pas montré une once de remords. Ils ne te font pas confiance et moi non plus, Tony. Donc tu as deux options : sois tu peux rentrer à la maison et repenser aux choses, te concentrer sur toi-même et continuer de faire ce que tu faisais pendant tout ce temps, ou tu peux rester ici, trouver un hôtel et travailler dur pour montrer à tes enfants que tu les aimes et que tu veux faire le mieux possible pour eux. Peut-être qu'alors ils pourront te faire assez confiance pour te laisser encore venir. Pour revenir, c'est leur choix. Je ferai n'importe quoi pour mes enfants et s'ils décident que Laurens est le bon endroit pour eux alors je laisserais tomber et nous reviendrons à la maison. Pour le moment, cependant, je sais qu'ils aiment ici. La maison est ici. Que tu sois d'accord ou non avec ça. »

Anthony avança vers la table et prit un siège. Alice continua ce qu'elle faisait, lavant la vaisselle entre la préparation du diner.

« Je trouverais un hôtel, alors. »

A/N : Nous avons presque fini là. A la prochaine fois.