Hello =)

Voici un nouveau chapitre. Avant de vous laisser le lire, j'aimerais vous dire que vous êtes les meilleurs lecteurs au monde ! Je ne reçois pas énormément de reviews par rapport à d'autres fictions sur Twilight, mais les vôtres sont construites, et vraiment, elles me motivent plus que tout autre chose. Merci beaucoup !

R.A.R. :

Lisou : Kayyyyyyyyyyyy ! Merciiii ! Hum ... bien, tu risques d'avoir quelques réponses dans les prochains chapitres. Jasper ne va pas revenir avant un bon moment. Crois-moi, j'ai fini d'écrire cette fiction, du moins dans les grandes lignes, et je n'en reviens pas encore. C'est tellement étrange. M'enfin, il va y avoir du mouvement, et Jasper en sera. Carlisle aussi, d'ailleurs. Les Cullen en général, en fait. Tu auras des réponses à à peu près toutes tes questions prochainement, sauf sur celles qui concernent le passé de Carlisle chez les Volturi. Je te le dis de suite, comme ça, tu ne seras pas déçue =). J'espère que tu apprécieras ce chapitre.

Disclaimer : Rien n'est à moi.

Enjoy'


Chapitre V : La décision

J'avais passé la nuit à penser. Plongée dans une immobilité totale pendant des heures, j'étais restée prostrée sur mon lit, mes bras entourant mes genoux.

J'avais pensé à Carlisle. A notre rencontre, au moment où j'avais découvert cet homme qui évoluait dans un milieu dans lequel il n'avait rien à faire. Il était tellement bon. Le fait qu'il se fut enrôlé dans la caste des Volturi pour un temps restait pour moi un mystère total.

J'avais pensé à Jasper. Et à moi. A nous, à ce nous qui n'existait plus, qui n'existerait jamais et qui n'avait jamais du exister.

J'avais pensé au dernier regard qu'Alice m'avait lancé avant de disparaître dans les ruelles de Volterra pour repartir à Forks. Un regard plein de reconnaissance, mais aussi de pitié, et de remords. Un regard que je ne voulais plus jamais voir. Je devais rester le plus loin possible des Cullens, et ce, pour toujours.

J'avais pensé à toutes les choses abominables, les erreurs, que j'avais faites durant ces dernières années -quitter Carlisle, aller à Forks, embrasser Jasper- pour éviter de penser à la plus affreuse d'entre elles : goûter à nouveau au sang humain.

Le soleil sur ma peau me sortit de ma léthargie. Je relevai alors la tête, mais mon regard tomba sur le miroir placé à côté de l'armoire, juste en face du lit. Je fus pétrifiée d'horreur. Mes yeux avaient repris leur couleur d'origine. Il avait suffi d'une unique nuit pour que je retournasse trois mille ans en arrière, pour que je redevinsse une parfaite inconnue, un animal. Je ne connaissais pas cette vampire aux yeux écarlates.

De longues minutes me furent nécessaires pour comprendre cette vérité. Lorsque je l'eus assimilée, je poussai un cri de rage et bondis sur mon reflet. Mon poing frappa le miroir, qui s'effondra dans un fracas que je n'entendais plus. Je soufflai, doucement, puis, sans examiner ma main -je savais que je n'étais pas blessée- et les débris qui jonchaient maintenant le sol, je sortis de ma chambre.

Felix m'attendait, assis sur mon sofa. J'allais le prévenir de ne faire aucun commentaire sur ce qu'il avait très certainement entendu quelques seconde plus tôt, mais ce ne fut pas nécessaire. Contrairement à son habitude, il se tut de lui-même. Sans un mot, il se leva dès qu'il m'aperçut et me précéda dans le couloir, m'invitant ainsi à le suivre. Ce ne fut que lorsque nous atteignîmes le hall où la secrétaire -l'humaine que j'avais interpellée quelques heures plus tôt- souriait à tout et rien, désireuse de faire partie le plus vite possible de notre charmante caste (était-il réellement possible d'être aussi naïve?), que le vampire se décida à parler.

-Aro, Caius, et Marcus doivent recevoir un clan de vampires, aujourd'hui. Il s'agit d'un problème de rivalité entre deux « familles ». Tu dois assister à la réunion.

-En quoi ma présence est-elle importante? Demandai-je.

La réponse m'importait peu. En réalité, j'étais surtout peu désireuse de retourner dans la salle que j'avais quitté dans un état proche de la folie la veille.

-Tu es revenue, assume, se contenta de répondre Felix.

Je grognai. Je faisais maintenant partie du « carré d'as ». Il fallait vraiment que je trouve un occupation aux jeunes vampires imbéciles qui gardaient la cité et n'avaient rien d'autre à faire que de colporter des ragots et trouver des surnoms à tout va. Ils étaient vraiment inventifs, lorsqu'ils étaient désœuvrés. J'avais entendu cette charmante expression dans la bouche de l'un d'entre eux qui disait quelque chose qui se rapprochait de « tu as vu, c'est la nouvelle … enfin, l'ancienne de retour, la revenante. Avec elle, le trio de tête devient le carré d'as ». Et d'éclater de rire, plein de fierté, avec ses amis, en se croyant discrets. Néanmoins, ils s'étaient tus lorsque je m'étais avancée en souriant. Je leur avait demandé, pour faire durer le plaisir, quel as j'étais, à leur avis. Étant donné qu'aucun d'eux ne m'avait répondu, j'avais déclaré que je me voyais plutôt comme le Joker. Personne n'avait ri, étrangement.

Nous arrivâmes à la porte de la salle du conseil, salle que j'avais quittée dans une état lamentable la veille.

-Je dois aller accueillir le clan, et veiller à ce qu'aucun incident ne survienne, murmura Felix. Je te laisse là.

Il me sourit et s'éloigna. Je regardai son dos, pendant longtemps, plus pour retarder l'échéance que par réelle admiration. Bien sûr qu'il était beau. Ils l'étaient tous. Il ne l'était pas plus que les autres.

Enfin, je soufflai et entrai dans la pièce, crispée par le récent et douloureux souvenir que cet endroit m'évoquait désormais.

Aro, Caius et Marcus étaient assis sur leur trône. Comme à leur habitude, les deux derniers semblaient profondément s'ennuyer. Sur les côtés, vêtus du traditionnel manteau sombre, les meilleurs éléments des Volturi se tenaient immobiles et silencieux. Je reconnus Demetri, Jane, Alec, Heidi et James, qui m'adressa un clin d'œil discret. Sans un mot, je traversai la pièce, en ignorant les regards appuyés que certains d'entre eux me lançaient. Lorsque j'arrivai à sa hauteur, Aro me fit un léger baisemain, en s'exclamant :

-Décidément, quel plaisir de te revoir parmi nous !

Je lui adressai un petit sourire poli et m'assis à la place qui m'était réservée. Jane me fit grâce de ses remarques désobligeantes, et personne n'osa souligner le fait que je ne portais pas le manteau qu'ils étaient obligés d'arborer, mais mes vêtements de la veille.

Je m'étais à peine installée quand nos invités entrèrent dans la pièce. Le mâle et les deux femelles qui l'accompagnaient s'inclinèrent respectueusement devant nous. Je remarquai qu'ils étaient asiatiques. Felix se détacha du groupe et se plaça à côté de Demetri, comme à son habitude.

-Et bien ! Tonna Aro en frappant dans ses mains avec enthousiasme. Des confrères venus de Chine. C'est fascinant !

Les concernés hochèrent la tête sans dire un mot.

-Fantastique. Et faire tout ce voyage pour une simple histoire de voisinage … Ce doit être important. Fascinant !

Je songeai distraitement que quelqu'un devrait prendre sur lui et dire à Aro que, vraiment, il prononçait ce mot beaucoup trop souvent. C'était exaspérant.

-Bien, venons-en donc au fait …

Le mâle de la tribu prit la parole. Il était visiblement intimidé, mais tentait de ne pas le montrer. Bien entendu, personne n'était dupe.

-Le clan qui vit dans la même zone que nous depuis plus de cinq ans, tue sans vergogne, sans prendre aucune précaution, presque au vu et au su de tous …

-Presque? Ne pus-je m'empêcher de faire remarquer d'une voix glaciale.

Le regard de l'asiatique se posa sur moi. Je le vis tressaillir, indécis quant à l'attitude à adopter. Il choisit finalement de m'ignorer et reporta ses yeux et son attention sur Aro. Je sentis sans le voir le sourire moqueur de Jane, qui se fana dès que le maître des Volturi s'exclama :

-Très judicieux, Christanie !

Il voulait visiblement, que tous les vampires de cette planète sachent que j'étais là, bien présente, et importante.

-Des humains sont au courant, expliqua aussitôt l'une des femelles.

Elle répondit un peu trop vite à mon goût. Je trouvai que cette histoire était assez peu plausible. Néanmoins, je savais que ce genre d'avis n'était jamais pris en compte par les Volturi.

Nous nous tournâmes donc tous vers elle, attendant qu'elle nous explique la suite. Pas le moins du monde intimidée par notre comité, contrairement à son compagnon, elle continua d'une voix ferme :

-Les autres ont tué des personnalités importantes. Alors, bien sûr, la ville la plus proche est en alerte. La police est là en permanence, à fouiller dans tous les coins. On est au courant de cette affaire jusqu'à Pékin.

Je fronçai les sourcils.

-Voilà qui est plus fâcheux, murmurai-je en même temps qu'Aro.

Nous échangeâmes un regard et laissâmes tous deux fleurir un léger sourire sur nos lèvres _les mauvaises habitudes ne se perdaient jamais_ avant que le maître des lieux ajoutât :

-Mais que convient-il de faire pour éviter que ce clan ne dévoile finalement l'existence de notre si noble race?

Il avait pris l'air d'un mauvais comédien qui déclame la réplique clé du rôle de sa vie. Personne ne releva, bien entendu. Rire aurait été terriblement mal placé. Il y eut un instant de flottement dans la pièce, puis, pour la première fois depuis mon retour, Marcus s'intéressa vraiment à moi. Sa main frôla la mienne et je compris que c'était à moi de décider de ce qu'il advenait de faire, même si dans leur esprit, la décision était déjà prise. Alors d'une voix claire, sous un masque d'impassibilité infaillible, j'annonçai, comme si je prononçais une évidence, comme si c'était une des grandes vérités de ce monde :

-Il faut les tuer.

Un murmure d'approbation parcourut la salle. Je n'avais pas tué de vampires depuis mon départ de la capitale italienne, il y a bien longtemps.

Aro frappa à nouveau dans ses mains, visiblement satisfait. Il ajouta :

-Chris, tu partiras avec James, Felix, et Demetri. Demain.


Review?