Traducteur : Gourmandizzz
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Salutation à tous,
Comme vous le voyez, nous arrivons au chapitre 21 de cette traduction et il reste plus que 12 chapitres :D C'est-y pas merveilleux ? J'espère que celle-ci vous plait toujours et peut être vous a incité à aller voir l'original pour comparer et/ou la terminer et complimenter l'auteur ?
J'avoue, je devais poster hier, mais j'ai "fêté" mon anniversaire, chacun ses priorités XD Merci aux reviewers qui nous laissent une impression de leur lectures, aux ajouts en fav and co.
Maintenant, la mauvaise nouvelle qui peut s'annoncer, c'est que j'ai un "trou" de chapitre qui est actuel, les chapitres 24 et 25 ne sont pas corrigés une seconde fois... et ça, je ne peux laisser envoyer tel quel... vous me direz que ces chapitres viendront en septembre ou octobre, on a le temps de les voir arriver mais bon, mieux vaut prévenir... je n'enverrais pas de chapitres non corrigés.
Sur ce, bonne vague de chaleur sur vous, savourez votre lecture avec un verre d'eau glacé (ou autre chose glacé), installez vous confortablement et...
Let's go !
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Chapitre 21
Centaures, Araignées, et Licornes
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Sirius avait l'intention de traîner Lucius tout le long du chemin jusqu'à leur chambre. Ce n'était pas la même pièce que celle où Lucius avait toujours dormi parce que ni le blond, ni le brun ne voulaient commencer leur nouvelle vie dans la chambre que Lucius avait dû partager avec Narcissa à l'occasion. Malgré les plans de Sirius à propos de Luce et d'un lit, le blond ne semblait pas pouvoir garder ses mains autre part que sur Sirius sur le chemin, et ils ne parvinrent jamais en haut de l'escalier. Au lieu de cela, ils finirent dans le bureau de Lucius, où Sirius le pencha rapidement sur le meuble, balayant avec sa main tout ce qui trainait au-dessus auparavant et fit disparaitre la robe que son mari portait.
« Dis-moi s'il te plaît que tu n'as pas juste fait disparaitre ma robe. Tu sais que tu ne peux jamais récupérer ce que tu fais disparaitre. »
« La ferme ! » Sirius épingla les bras de Lucius au-dessus de sa tête. « Ça va être court et pas tendre, tu as compris ça, Luce ? »
Lucius tendit le cou de manière à pouvoir tirer la lèvre du bas de Sirius entre ses dents ; sa réponse était assez claire. Lucius enroula ses jambes autour des hanches de Sirius après que l'animagus ait baissé son pantalon et gémit quand Siri poussa en lui. Ses poussées étaient vicieuses et un peu douloureuses du fait que Lucius n'ait pas été préparé auparavant, mais tout de même, Lucius répondit à chaque poussée, aimant la manière dont son corps tremblait, la façon dont la complète concentration de Sirius était sur lui et sur rien d'autre. Lucius réussit à libérer ses mains et tira la tête de son mari vers lui pour un baiser passionné qui les laissa tous les deux étourdis et haletants par le manque d'air. Lucius poussa un cri quand Sirius se retira, mais trouva alors ses genoux appuyés contre sa poitrine et Sirius poussa de nouveau en lui. On put entendre le cri de Lucius jusque dans le hall. Bien que ça n'avait pas d'importance, puisque mis à part eux et les elfes de maison, le manoir était vide.
« Sirius ! Dieux ! »
« Tu es toujours aussi incroyablement serré !, Sirius se calma et se pencha pour goûter le cou de Lucius. « Est-ce que je te blesse ? »
« Non, donne m'en plus ! Je veux que ça fasse mal ! » siffla Lucius. Sirius grogna, saisit les bras de son mari et tira le blond sur ses pieds. Avant que Lucius ne puisse se demander ce qu'il se passait, Sirius le retourna et le pressa contre le bureau, ses mains écartant le cul de son amant et il le pilonna encore et encore.
« Tu n'as pas oublié, n'est-ce pas ? Tu n'as pas oublié ce que ça faisait de m'avoir à l'intérieur de toi ? » Sirius entoura d'un bras la poitrine de Lucius et fit courir tendrement une main le long du dos pâle et doux du blond.
« Non ! Ne t'arrête pas putain, Siri ! »
Les yeux de Lucius étaient étroitement fermés. Il n'avait jamais imaginé qu'il ressentirait à nouveau ce plaisir intense se répandre en lui. Il dû attraper les bords du bureau pour éviter d'être poussé de l'autre côté du meuble et les halètements de plaisir qu'il laissait échapper ressemblaient à des sanglots de joie. Sirius mordit son épaule avant de se retirer puis de s'enfoncer dans son amant avec une force presque colérique pour s'assurer que Lucius savait que ce qui arrivait était réel. Le hurlement de Lucius fut long et euphorique, faisant glousser les elfes de maison de l'endroit de la cuisine où ils s'étaient rassemblés en attendant. Ils entendaient très bien.
Lucius sanglota presque quand Sirius se retira à nouveau. C'était un jeu de taquinerie auquel ils avaient régulièrement joué avant leur rupture. Mais Lucius n'était pas d'humeur à ce qu'on joue avec lui. Il voulait atteindre le plus grand orgasme de sa vie, bordel ! Il surprit son mari en se retournant et l'expulsa, ses pieds frappant Sirius au niveau de la poitrine. Le brun s'abattit comme un arbre et atterrit sur le dos. L'arrière de sa tête frappant une chaise dans le processus. Lucius se tenait sur lui, étudiant l'animagus stupéfié.
« Tu vas bien ? »
« Hmm ? Ouais… mais tu m'as presque décollé la tête. »
Lucius eut un rictus satisfait et s'installa sur lui et dans un mouvement fluide, saisit la queue de Sirius et la guida à l'intérieur de lui. Il y avait une passion dans son baiser suivant qu'il n'avait jamais exprimée au maximum auparavant à son amant et qui, à elle seule, les mena tous les deux sur le chemin d'un orgasme brûlant qui les fit tous les deux hurler à la fin.
Sirius se redressa dans un mouvement gracieux qui stupéfia Lucius comme ils étaient toujours imbriqués. L'animagus jeta sa robe sur les épaules de Lucius et entraina son mari dans un baiser passionné qui dura quelques minutes. Quand Sirius s'écarta brusquement, il souriait et regarda affectueusement son mari, qui le fixait en retour avec un air hébété et heureux sur son visage. « J'ai attendu plusieurs décennies pour ça. »
Les yeux de Lucius se remplirent de tristesse. « Je sais. Moi aussi. Il faut me croire, Sirius. Ça a toujours été toi. »
« Chut, » murmura le brun, essayant de faire disparaître sa tristesse par des baisers « Maintenant nous allons dans notre chambre et nous y allons lentement cette fois. » Il commença à embrasser Luce de nouveau en se retournant et en marchant vers la porte, puis le blond haleta quand il sentit Sirius durcir à nouveau à l'intérieur de lui. « Tu aurais dû mieux te reposer la nuit dernière, car tu ne dormiras pas cette nuit. »
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Tandis que Lucius et Sirius passaient la nuit au Manoir Malfoy à rattraper le temps perdu, Harry, Draco et Severus la passèrent à trouver les herbes et les ingrédients qui seraient nécessaires pour la transformation de Voldemort. Draco et Harry seraient prêts pour commencer à lancer le sort et la potion dès la nuit suivante, raison pour laquelle ils étaient dehors, au milieu de la Forêt Interdite à deux heures du matin. Ils étaient bien loin des limites de Poudlard et ne s'inquiétaient pas que Dumbledore puisse être alerté de leur présence.
« C'est étrange d'être ici avec vous deux en ce moment. J'ai l'habitude de ramasser les ingrédients pour les potions seul. »
« Que fais-tu pour éloigner les bêtes, Oncle Sev ? »
« Je suis très prudent. » Harry et Draco reniflèrent, mais regardèrent partout sauf vers Severus, sachant qu'il les regardait fixement. « Et je suppose que je n'ai jamais été aussi loin dans la forêt. Pourquoi n'avons-nous pas été attaqués ? » se demanda Severus à voix haute et il remarqua les sourires que les Ukataes s'échangeaient.
« Vous éloignez le danger ? Comment ? »
« Quand nous sommes arrivés la première fois dans cette clairière, nous avons été encerclés par des centaures… » commença Draco.
« Je n'ai vu personne. »
« C'est parce qu'ils étaient cachés juste aux abords de la clairière. Ils nous ont suivis sur plus d'un kilomètre, mais n'ont pas attaqué parce qu'ils ont reconnu qui, ou plutôt ce que Harry et moi sommes. Après cela la plupart d'entre eux sont partis. »
« Ça me surprend toujours qu'ils nous aient simplement laissés passer, même si vous êtes des Ukataes. Habituellement les centaures ne donnent pas de bénédiction peu importe qui ou ce que vous êtes. Ils ne tolèrent pas les intrus. »
« Juste un instant, je vais demander aux deux gardes debout là-bas. » Harry se leva et inclina la tête quand Severus leva les yeux brusquement.
« Ils doivent nous tolérer. » dit Draco à son parrain, se penchant pour découvrir et déterrer une autre racine de marais. « Cette terre était la nôtre avant de devenir la leur. »
« Comment sais-tu ça ? »
Draco haussa les épaules et continua à rassembler les racines de marais dans la bourse accrochée à sa ceinture. Harry revint bientôt.
« Il semble que les centaures soient les alliés des Ukataes. Nous sommes les bienvenus ici. Et non, Severus, ils ne savent pas où sont les Ukataes restants, mais ils croient vraiment qu'il y en d'autres quelque part. Ici dans ce monde... et dans un autre. »
Severus ne savait pas comment répondre, donc il se baissa pour aider Draco à récupérer les racines de la terre. « Et ensuite ? » demanda-t-il une fois qu'ils eurent rassemblé toutes les racines dont ils avaient besoin.
« A un moment donné, nous allons avoir besoin de sang de licorne. » commença Harry.
Severus sauta sur ses pieds. « Non, absolument pas ! As-tu oublié le prix que tu dois payer quand tu tues une licorne ? Je ne vous laisserai pas vous faire ça à vous-même. »
« C'est bon, Severus. » Son neveu l'apaisa, plaçant une main sur le bras tremblant du sorcier. « Nous avons besoin de ce sang donné librement. En fait, tout ce dont nous avons besoin venant des autres créatures doit nous être donné volontairement et les créatures doivent rester vivantes. C'est une potion de vie. La seule chose que nous devrons tuer est le sacrifice. »
« Et quel est le sacrifice ? »
« Ce sera un jeune sorcier qui devra expier ses crimes. Un homme qui n'est pas digne d'être un moldu ou un sorcier. Nous avons déjà décidé qui il sera. Son nom est Dagda Taggart, » le visage des trois sorciers se tordit de dégoût à ce nom, « et il doit recevoir le Baiser du Détraqueur à l'aube. Il devrait être retiré d'Azkaban ce soir par Parkinson, Fenrir Greyback et McNair. Il sera emprisonné dans les cachots au Manoir Malfoy jusqu'à ce que nous ayons besoin de lui. » expliqua Draco. « Voldemort payera aussi pour ses péchés pendant sa transformation dans le chaudron. Il devra souffrir pendant deux jours avant de refaire surface avec un nouveau corps. »
« Deux jours et deux nuits pour une vie de péché ? Cela ne semble pas être suffisant pour le Seigneur des Ténèbres. »
« Des péchés que Tom n'aurait peut-être pas commis si ça n'avait pas été pour ce connard de Dumbledore ! »
« Harry, surveille ton langage. »
« C'est vrai, cependant. » commença Draco alors qu'ils traversaient la forêt. « Qui sait ce que Voldemort aurait pu devenir si ça n'avait pas été pour Dumbledore. Tom Riddle était un être brillant à part entière avant qu'il ne commence à s'appeler Lord Voldemort. »
« Oui, mais même sans Dumbledore, Tom a toujours été égoïste. »
« Je peux vous raconter cependant. » répondit Harry. « Tom a grandi dans un endroit qui n'avait pas vraiment besoin de lui, aux côtés de gens qui pensaient qu'il était un monstre. Il aurait dû être éloigné de cet endroit, on aurait dû lui permettre de grandir parmi les gens comme lui… Dumbledore aurait dû nous protéger! »
« Tu as raison, Harry. Tu as raison. » Severus entoura d'un bras réconfortant l'Ukatae bouillonnant. « Tom n'a jamais eu de chance. Il a réussi dans la seule voie qu'il connaissait. En étant sadique, exerçant son pouvoir sur les moldus et vivant hors de leur crainte envers lui pour survivre. »
« Il n'a jamais eu ce que tu as. » Draco tira brusquement Harry loin de Severus et étreignit le jeune homme plus léger contre lui. « Mais il l'aura. Nous pouvons le soutenir maintenant. Être vrai pour lui, lui montrer le monde qu'il n'a jamais connu et l'empêcher de retourner à un état d'esprit fou. »
Harry fit un sourire doux à son amant. Draco ne cesserait-il jamais de le surprendre ? Probablement pas. Et il avait raison ; Tom n'avait jamais eu personne pour l'aimer ou le soutenir et personne pour l'aider à contrôler son amertume et sa colère contre le monde. « Nous devrions être rapides. Nous ne rentrerons pas à la maison avant le matin si ça continue comme ça. » Harry s'écarta et les guida vers le nord en direction de Poudlard. « Avant d'aller chercher le sang de licorne, nous allons visiter un vieil ami pour un certain venin. »
Derrière eux, Severus gémit. « Harry, nous n'allons pas à la colonie d'Acromantules, pas vrai ? Je me fiche de quels pouvoirs tu as, elles sont tout simplement trop nombreuses. »
« Ne t'inquiète pas, Oncle Sev. Tout que nous devons faire, c'est d'arriver jusqu'à Aragog et ensuite nous irons bien. »
« Maudit soit Hagrid et ses animaux de compagnie infernaux ! »
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La forêt se faisait plus sombre ici, et les arbres étaient si proches qu'ils semblaient presque assis les uns sur les autres, les feuillages étaient tissés ensemble en un filet serré comme les toiles des Acromantules au sein de ces hautes branches d'arbre, faisant un solide parapluie, emprisonnant la lumière de la lune ou du soleil qui pourrait descendre sur les terres forestières.
Harry et Draco, avec leur sens de la vue intensifié, pouvaient déjà espionner les grandes araignées se précipitant autour d'eux sur plusieurs centaines de pieds dans l'obscurité. Nul doute que leur présence était déjà connue des Acromantules et comme ils s'approchaient, les araignées étaient venues pour former un cercle autour d'eux trois, le resserrant alors que les trois sorciers se rapprochaient du centre de la colonie.
« Reste près de nous. » dit Draco à son parrain puis il commença à tisser un bouclier de protection autour d'eux.
« Bien sûr, parce que j'ai tendance à errer tout seul quand je suis encerclé par des centaines d'araignées géantes affamées. » se moqua Severus et il resserra la prise qu'il avait sur sa baguette magique jusqu'à en faire blanchir ses jointures.
Bien que Draco ait élevé le bouclier, lui et Severus se rapprochèrent d'Harry lorsqu'ils s'arrêtèrent et les araignées fourmillèrent autour d'eux, rebondissant contre la barrière, sifflant et claquant leurs pinces sur leur chemin autour du bouclier. Harry semblait indifférent à tout et il observait les créatures avec un regard vide. « Je veux parler avec Aragog. Je suis un ami de Hagrid ! »
Comme un, les tenailles de toutes les araignées commencèrent à cliqueter ensemble, le son assourdissant les oreilles sensibles d'Harry et Draco. « Aragog est mort. Aragog est mort. Aragog est mort. » Chantèrent les araignées. Les yeux d'Harry s'écarquillèrent de surprise.
« Hein oh. »
« Quoi ? » Il y avait dans la voix de Draco un léger tremblement. « Quoi, hein oh ? Harry ? »
« Eh bien, heu… hum… Je ne pense pas que ça marchera si Aragog n'est pas ici. Je veux dire que tout dépendait de lui, comme il pouvait contrôler le reste d'entre eux. Je ne sais pas quoi faire maintenant. »
« Oh Merlin. »
« Ne perdons pas nos têtes. » dit Severus. « Nous avons toujours la barrière pour nous protéger. »
« Mais nous ne pouvons pas rester ici pour toujours et nous ne pouvons pas repartir sans ce venin. Il doit être donné librement, donc nous ne pouvons pas juste tuer l'un d'entre eux et transplaner hors d'ici avec ! » Harry écarta sa frange de devant ses yeux et commença à regarder autour de lui, son esprit tournant à toute allure pour trouver une solution. Draco soupira d'exaspération et s'appuya contre le tronc d'un arbre qui se trouvait à l'intérieur de leur barrière.
« Quel était exactement ton plan pour convaincre ce personnage qu'est Aragog de te donner un peu de son venin ? »
« J'allais le faire culpabiliser de manière à ce qu'il m'en donne. En prétendant que ses centaines d'enfants étaient en danger et lui expliquer que s'il me donnait du venin alors je pourrais travailler sur un sort pour les sauver… ou quelque chose comme ça. »
« Tu allais mentir. » dit Severus, secouant la tête.
« Hé, dans le futur ça pourrait ne pas être un mensonge. On ne sait jamais ce qui va arriver. »
« Tu n'y crois pas complétement, pas vrai ? » Draco le regarda en fronçant les sourcils. « Tu m'avais dit que tu avais un plan. »
« C'était mon plan. Parler à Aragog. Je ne savais pas qu'il était mort ! »
« Aragog est mort. Aragog est mort. Aragog est mort. »
« Oui, on a compris, merci. Vous pouvez tous vous taire maintenant ! Vous me donnez un foutu mal de tête ! » hurla Draco face au cliquetis chantant des araignées et continua à fixer furieusement son amant. « Nous allons devoir travailler sur tes compétences à établir un plan, Harry. »
Le brun ignora Draco pour le moment, le front plissé à cause de ses pensées. Soudainement il eut une illumination. « Je sais ! Je me souviens quand la Chambre des Secrets a été ouverte - »
« L'année où tu as utilisé du Polynectar sur toi pour me piéger… J'avais l'intention de te parler de cela. »
« Pas maintenant, Draco. Continue, Harry. »
« Ron et moi avions découvert que les Acromantules craignaient les serpents par-dessus tout. » expliqua doucement Harry. Les araignées n'étaient pas aussi intelligentes, mais il ne pouvait pas prendre le risque qu'elles comprennent exactement ce qu'il disait. « Donc nous pouvons affirmer qu'il y a un basilic se baladant dans la forêt… »
« Ouais, ou menacer d'en relâcher un s'ils ne nous donnent pas de leur venin. » dit Draco, rayonnant à son compagnon. « Voir, c'est un bon plan. Severus ? »
« Ça pourrait marcher. Bien que j'en doute. »
« Dois-tu tout le temps être négatif ? » demanda Harry, mais il balaya sa question d'un signe de la main. « Ça marchera. Nous sommes des Ukataes. Nous pourrions facilement avoir le pouvoir de sortir un basilic sur eux. Ils ne sauront jamais que nous ne le ferions jamais. »
« Puisque c'est ton plan, Harry, tu peux le poursuivre. Severus et moi allons reculer et regarder. »
Les yeux d'Harry se plissèrent sur son amant, avant qu'il ne tende le bras et tire le blond à ses côtés. « Non. Tu peux rester ici avec moi. » Harry se retourna pour regarder l'araignée la plus proche. « Où est la compagne d'Aragog ? » appela-t-il.
« Mosag. Mosag. Mosag. »
« Merlin, ça va prendre une éternité. »
« Oui, Mosag. Nous voulons parler avec elle. »
« Mosag. Mosag. Mosag. »
Draco tira lentement sa baguette magique. « Ne pouvons-nous pas les tuer ? Juste un, Harry ? S'il te plaît ? »
« Range ça, Draco. »
« Mais je pensais que tu avais dit aimer ma baguette magique. » dit Draco, caressant la longueur de celle-ci. Il gardait un visage impassible, mais ses yeux étaient plissés avec amusement. Severus mit une claque sur l'arrière de la tête de Draco.
« Essaie de garder ton esprit concentré sur les choses importantes. »
« Abstiens-toi s'il te plaît de toucher mes cheveux et pour information, ma baguette magique est importante. N'est-ce pas, chéri ? »
Harry rougit dans l'obscurité et acquiesça presque imperceptiblement. Severus se décala pour se mettre derrière eux et bientôt Harry et Draco trouvèrent tous les deux leur cous tenus sévèrement par les mains du Maître des Potions. « Je ne veux pas être entouré par des araignées jusqu'au matin. Le Seigneur des Ténèbres nous attend. Par l'enfer, dépêchez-vous avec tout ce que vous allez faire et faites-le maintenant. Arrêtez de jouer. » Severus enroula ses doigts autour de leurs cous plus étroitement. « Est-ce clair ? »
« Oui monsieur » répondit Harry. Draco commença à grogner, mais Harry lui donna un coup de coude.
« Oui, Oncle Sev. Nous comprenons. »
Severus relâcha leurs cous avec une petite poussée, souriant intérieurement. Au moins ils continuaient de lui obéir. Il avait eu peur que ces deux-là arrêtent de l'écouter lui et les autres depuis qu'ils étaient devenus si puissants et que cela pourrait amener à des conséquences désastreuses.
« Mosag ! Nous sommes venus pour parler avec vous ! » hurla Harry, puis il se tourna vers Severus. « Viens, nous allons passer dans le tunnel. Ces subalternes nous sont inutiles. » Il y eut quelques objections, quelques-unes plutôt fortes pour être précis, de Draco et Severus, mais Harry savait ce qui devait être fait et il soupira dramatiquement. « Très bien. Vous deux allez chercher dans la forêt pour les licornes et je m'occuperai du venin. »
« Très bien. Vraiment bien, Harry. Comme si je voulais te laisser seul. »
« C'est valable pour moi aussi. » répondit Severus. Harry essaya de retenir un sourire, mais n'y parvint pas tout à fait. Severus et Draco étaient si prévisibles.
Les trois se décalèrent, heureux de voir que le bouclier résistait toujours contre le poids de cent araignées essayant d'obtenir un prochain repas, marchèrent plus loin dans la colonie, jusqu'à apparaître dans un endroit qui était très familier à Harry.
« C'est l'endroit où j'ai parlé avec Aragog la dernière fois. Mosag ! »
« Mosag. Mosag. Mosag. » Le chant des araignées devint plus fort et Harry put la voir se cacher dans les ombres devant eux. Elle ne semblait pas vouloir sortir du tout.
« Tu la vois, Draco ? » demanda-t-il doucement.
« Oui. Je sens sa crainte aussi. »
Harry acquiesça en signe de consentement et se retourna vers l'araignée qui faisait facilement deux fois la taille d'Aragog. La dernière fois qu'Harry avait vu Aragog, il avait la taille d'un jeune éléphant. Mosag avait la taille de deux.
« Mosag, pourquoi avez-vous peur ? »
« Vous êtes ici pour nous tuer moi et mes enfants. »
Draco ricana. Et pourtant au lieu d'essayer de protéger sa colonie, elle se recroqueville profondément dans l'obscurité. « Pourquoi pensez-vous cela ? » demanda-t-il à haute voix.
« C'est votre forêt. Nous avons été avertis que vous viendriez pour nous. Mes enfants n'ont pas vu ce que j'ai vu à propos de vous. Ukataes. Je sais que je regarde la mort quand je vous regarde. »
Harry se détourna pour cacher sa surprise. « Paranoïaque, très paranoïaque. »
« C'est une bénédiction, un putain de foutu miracle. Tout que tu dois faire est demander le venin et lui dire qu'elle et sa famille peuvent rester ici. » chuchota Severus.
« Puis-je venir vous parler, Mosag ? Je promets que je ne vous veux aucun mal… pour l'instant. » Les araignées autour d'eux recommencèrent à faire cliqueter leurs pinces, dans un abandon rapide, discutant apparemment entre eux si vraiment ou pas ils pouvaient avoir confiance en l'Ukatae.
« Vous pouvez vous approcher mais vos compagnons doivent rester derrière. »
« Par l'enfer ! »
« C'est bon, Draco. Elle est juste effrayée. Elle semble intelligente et se rend probablement compte que si quelque chose m'arrive, alors elle perdra sa vie et celle de sa colonie. » raisonna Harry.
Il sortit de la barrière de protection et marcha lentement vers la femelle Acromantule recroquevillée. Il observa les petites araignées avec sa vue perçante et fut soulagé lorsqu'elles reculèrent comme il se déplacait vers Mosag.
« Tout se passera bien. » dit Severus à Draco, quand il remarqua l'appréhension peinte sur le visage de son filleul.
Harry vint se tenir devant Mosag, prenant en note ses pinces mises en arrière, presque sous sa grande forme et ses crocs d'où coulait le venin dont il avait besoin. « Je suis venu pour vous demander quelque chose. Si vous me donnez ce que je veux, vous et vos enfants pouvez rester dans la forêt, sans être dérangés. Tant que vous ne commencez pas à chasser les humains… à moins qu'ils errent dans votre maison, bien sûr. »
« Vous nous laisserez vivre et rester ici. »
Harry acquiesça. « Si j'obtiens ce que je veux. »
« Et qu'est-ce que c'est ? »
« J'ai besoin du venin d'Acromantule. » Il y eut un moment où Mosag regarda fixement Harry et il la fixa en retour, ses yeux inébranlables. Il pouvait entendre les araignées derrière lui parlant l'une avec l'autre dans un cliquetis de pince. C'était vraiment un son agaçant.
« Pourquoi en avez-vous besoin ? »
« Ce ne sont pas vos affaires. Faisons-nous un marché ? »
« Et vous jurez de nous laisser rester ici ? »
« Oui. »
« Excellent, alors. Vous aurez votre venin. »
Harry hocha la tête et dissimula son excitation. « Excusez-moi. Je dois juste aller chercher les récipients. » Il retourna vers Draco et Severus. « Je ne sais pas comment faire ça. Severus ? » Son oncle acquiesça et tira deux grands bocaux de verre de ses robes. Le haut de chaque bocal était couvert de mousseline.
« Est-ce qu'elle me permettra de le prendre d'elle. »
« Ne lui donnons pas le choix. » Harry se dirigea à nouveau vers l'Acromantule. « Mosag, mon oncle va recueillir le venin de vous. » Mosag se décala et Harry supposa que c'était la chose la plus proche d'un signe de tête qu'il recevrait. « Vos enfants ne lui feront pas de mal non plus, est-ce que c'est compris ? »
« Oui. »
Harry acquiesça et fit signe à Severus de venir. Draco sembla dérangé d'être laissé seul dans la bulle protectrice et il transmit son agitation à son compagnon. Harry lui fit un rictus. Sans dire un mot, Severus souleva les bocaux, un pour chacun des crocs proéminents de Mosag et perça la mousseline avec eux. Immédiatement le venin commença à couler dans les récipients. Il suffit de peu de temps aux bocaux pour se remplir et quand il eut fini, Severus inclina la tête en direction Mosag et dit un petit merci, qui sembla surprendre l'araignée géante.
« Mosag, j'ai une question avant que nous ne partions. »
« Parle alors, Ukatae. »
« Qui vous a averti pour nous ? »
« Le demi-géant. Il a dit que vous alliez tous nous tuer, que vous n'aviez aucune conscience et que le mal vous avait emporté. »
Harry recula sous le choc. Hagrid pensait ça de lui ? Il ne l'avait pas vu depuis la fin de la sixième année, mais il ne pensait pas qu'Hagrid avait cessé d'être son ami. Le brun fit presque un bond quand Severus parla à côté de lui.
« Hagrid est facilement manipulable. Il est très loyal envers Dumbledore et croirait n'importe quoi venant du directeur. Dès qu'il verra que tu n'es pas devenu ce que Dumbledore a dit, Hagrid reverra son opinion. »
« Merci, Mosag. Nous vous laisserons en paix maintenant. » Harry la salua et lui, Severus et Draco partirent rapidement. Même avec leurs nouvelles natures sombres, Harry et Draco pouvaient toujours sentir que la colonie d'Acromantule était angoissante et ils ne pouvaient pas attendre pour la laisser derrière eux.
« Je pense que vous devriez prendre vos formes animagus avant de rencontrer les licornes. » dit Severus alors qu'ils continuaient de voyager dans la forêt. Il était presque quatre heure du matin et ils étaient tous fatigués. « Vous serez plus fiables sous cette forme et pourrez tomber sur les licornes sans les effaroucher. »
« Cela dépend de ce sont que nos formes animagus. Nous n'avons pas encore essayé de nous transformer. » dit Draco. Ils s'arrêtèrent près d'un petit ruisseau et il étonna son parrain et son compagnon quand il se pencha pour boire. « Quoi ? » demanda-t-il en voyant leurs regards incrédules.
« Draco Malfoy vient juste de boire l'eau d'un cours d'eau au milieu d'une forêt. Ai-je des hallucinations ? »
« Ferme-la, toi. J'avais soif. »
« Bien allez-y et essayez de vous transformer maintenant. Je ne pense pas que ce sera difficile pour vous deux. »
Harry acquiesça et ferma les yeux, son esprit voyageant au cœur de sa magie, essayant de trouver l'image de sa forme animagus. Quand il la trouva, ses yeux verts s'ouvrirent et il eut un rictus. Ses yeux commencèrent à briller et il se laissa tomber sur ses mains et ses genoux. La peau de ses mains et de son visage ondula et soudainement de la fourrure noire commença à apparaître. Severus et Draco regardèrent, pétrifiés, alors qu'Harry devenait la plus grande panthère noire qu'aucun d'entre eux n'ait jamais vue.
« Harry, tu es magnifique ! » Draco fit un pas en avant, mais glapit quand Harry sauta, ses grandes pattes frappant la poitrine de Draco, faisant tomber le blond sur le dos. Harry commença à ronronner et flaira le visage de Draco, sa langue sortant rapidement pour goûter la peau de son compagnon. Draco s'étendit et caressa la fourrure de son amant.
Severus recula et observa. Cela pourrait expliquer tous les ronronnements et les grognements que les deux avaient montrés. Il était prêt à parier que la forme animagus de Draco n'était pas beaucoup éloignée de celle d'Harry. Il avait raison, bien sûr, et Draco se transforma en un énorme tigre de Sibérie, seulement il était purement blanc, sans rayures et la couleur de ses yeux avait changé aussi et était maintenant d'une couleur bleue glace.
Severus les laissa jouer tous les deux pendant quelques minutes, avant de leur dire de se dépêcher. Draco se précipita dans la forêt pendant une minute et Harry recula pour se tenir aux côtés de Severus. La panthère donna un coup de tête contre sa main. Severus sourit et griffa Harry derrière ses oreilles, ricanant quand le ronronnement d'Harry devint plus sonore.
« Que fait Draco ? »
« Mrrrow ! »
« Bien. Comme si j'avais compris. »
« Il a dit que son compagnon était parti vous trouver une protection pendant qu'ils accomplissaient leur mission. »
Severus se retourna, étonné de voir deux centaures l'approcher, avec Draco paradant entre eux. Harry se dirigea vers Draco puis les deux chats de la jungle s'élancèrent dans la forêt, disparaissant rapidement de leur vue.
Severus étudia ses deux gardes, pendant qu'ils l'observaient. Finalement, les centaures parcoururent le reste du chemin. « Severus Snape, Maître des Potions de Poudlard. Vous êtes le bienvenu ici en tant que gardien des deux jeunes Ukataes. »
« Merci. »
« Nous allons veiller sur vous jusqu'à ce qu'ils reviennent. » Les centaures ne parlèrent plus après cela, gardant plutôt leur attention sur les arbres autour d'eux, cherchant les dangers qui pouvaient se cacher près d'eux.
Severus avait l'impression d'être de nouveau un petit garçon. Il était le bébé assis entre les deux centaures qui le considéraient comme s'il était un enfant. Mais il supposait qu'il était un enfant comparé à eux. Ils avaient probablement trois fois son âge. Il s'assit sur un rocher et se prépara à attendre. La Marque des Ténèbres sur son bras commença à picoter, ce qui signifiait que le Seigneur des Ténèbres devait s'impatienter. Il espéra qu'Harry et Draco reviendraient bientôt. Un Voldemort impatient se transformait rapidement en un Voldemort furieux. Il n'avait aucune envie d'être soumis au Doloris quand il rentrerait à la maison.
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Les Ukataes suivirent leur instinct jusqu'à une jeune licorne endormie sous une épaisse fougère et ils ralentirent alors qu'ils se rapprochaient.
C'est jeune. C'est encore mieux pour ce que nous devrons faire avec le sort. pensa Harry pour Draco. Le tigre ronronna son accord. La licorne se réveilla rapidement, effrayée, et se prépara à courir quand elle découvrit les deux grands chats s'approchant. Harry balaya rapidement sa peur et rassura la licorne sur le fait qu'ils n'étaient pas là pour lui nuire d'aucunes façons que ce soit.
J'ai cinquante-quatre ans en années humaines. Pas jeune du tout par rapport aux normes humaines. Et aux normes Ukataes, vous deux êtes seulement des bébés. Le discours pensé de la licorne ressemblait à de la musique pour leurs âmes et elle ne semblait pas du tout effrayée. Pour quel sort avez-vous besoin de mon sang ?
Harry et Draco échangèrent un rapide coup d'œil étonné avant de revenir à la licorne. Il semblait qu'elle puisse lire dans leurs pensées aussi bien que leur parler. Harry supposa que puisqu'elle pouvait lire dans leurs esprits il serait mieux de lui dire la vérité complète.
Oui, la vérité est toujours mieux. Dites-moi tout s'il vous plaît. N'omettez rien. J'aime les longues histoires.
Alors les deux chats s'allongèrent là où la licorne était pelotonnée sous sa fougère et racontèrent du tout début. Ils commencèrent l'histoire au moment où le lien d'âme sœur avait commencé à se manifester. La licorne était une auditrice attentive et ils purent sentir son excitation et sa crainte alors que le conte progressait. À la fin, la licorne semblait très heureuse.
Je suis heureuse que vous ayez trouvé votre famille, Harry. J'ai entendu parler de vous.
Pour qui ça n'est pas le cas ? murmura Draco. Harry frappa l'oreille du tigre, bien que ses griffes soient restées rangées.
J'ai entendu parler de vous aussi, Draco Malfoy. Vous avez tous les deux parcouru un long chemin pour arriver où vous en êtes maintenant. Votre amour me rend heureuse. Mais je ne suis toujours pas sûre de savoir si je dois ou non vous remettre un peu de mon sang.
Comment vous appelez-vous ? demanda Draco.
Tu'ral.
Tu'ral, de quoi êtes-vous incertaine ?
Les Ukatae sont des créatures sombres par nature et donc leurs cœurs ne sont jamais purs. Vous êtes toujours jeunes. Je me demande ce que vous allez devenir ?
Je vais vous dire honnêtement que nous avons déjà fait des choses mauvaises auparavant et que nous en ferons probablement à nouveau. Harry ne pensait pas qu'il y ait de toute façon un moyen pour éviter de dire la vérité absolue à cette créature de lumière. Mais tout que nous faisons est de protéger.
C'est pour l'avenir, Tu'ral. Pour toutes les créatures magiques et vivantes, continuaDraco. Il y a beaucoup de gens là-bas qui vous feraient confiance ainsi qu'à nous sans se soucier des conséquences. Nous avons une conscience et nous ne faisons rien à la légère… Du moins je ne fais rien à la légère, mais Harry semble aimer foncer tête baissée.
Draco, sérieusement. J'avais un plan. Ce n'est pas ma faute si Aragog est mort !
Le rire de Tu'ral se répercuta seulement dans leurs têtes, mais il sembla que la forêt tout entière puisse l'entendre et l'écouter.
Laissez-moi vous toucher. Il s'agissait davantage d'une question que d'une déclaration. Les deux chats acquiescèrent immédiatement. Tu'ral se mit debout devant eux et plia sa tête pour toucher le front de Harry avec sa corne. Elle commença à miroiter puis rougeoya d'un doux bleu. Harry ne put pas retenir le frisson qui le traversa quand la corne de Tu'ral le toucha. Il eut l'impression qu'on l'avait plongé dans un fleuve glacé. C'était très étrange d'avoir quelqu'un d'autre que Draco regardant son âme, mais il essaya de se détendre et de laisser la licorne faire ce qu'elle voulait. C'était son sang qu'ils voulaient après tout. Finalement Tu'ral se retira brusquement de Harry. Elle fit la même chose à Draco et le brun vit son frisson quand la corne le toucha. Tu'ral se retira quelques instants plus tard et acquiesça.
Vous aurez mon sang.
Harry bondit et dans son excitation, commença à courir en cercle, poursuivant sa queue. Draco s'assit et regarda son compagnon sans aucune expression sur le visage, bien que ses oreilles soient agitées par des tics à cause de son amusement et sa queue commença à cingler l'air dans les deux sens d'une manière détendue.
Tu'ral, que savez-vous des Ukataes ? lui demanda-t-il. Tu'ral pencha la tête sur le côté et Draco eut l'impression qu'elle souriait.
Ma connaissance de votre race est très limitée, mais je sais que vous être presque en voie d'extinction. J'ai entendu dire qu'il y avait des centaines d'entre vous qui êtes partis, mais ce ne sont, une nouvelle fois, que des spéculations. Je sais qu'ils vous chercheront dès que vous aurez achevé ce sort, si ce n'est pas déjà le cas. Et je sais que vous et votre compagnon serez très importants pour eux, ils auront besoin de vous si votre genre est d'avoir toutes sortes d'avenir. Il y a une raison pour laquelle vous êtes devenus Ukataes et ça n'a aucun rapport avec le lien. Le lien a juste accéléré la transformation.
Attendez. Draco se redressa rapidement, attirant l'attention d'Harry sur autre chose que sa queue. Je ne comprends pas. Vous êtes en train de dire que nous nous serions transformés en Ukatae même sans le lien ?
Tu'ral donna un petit coup à sa queue, mais c'était la seule réponse qu'elle donnerait pour sa question.
Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Harry, revenant se tenir à côté de son compagnon.
Draco pourra vous dire ce que j'ai dit quand vous rentrerez chez vous. Maintenant reprenez vos vraies formes pour que je puisse vous voir puis prenez le sang. Il est encore tôt et vous m'avez vraiment réveillée.
Oh, ouais. Désolé. Harry et Draco se transformèrent rapidement et regardèrent Tu'ral tourner autour d'eux, inspectant les tout premiers Ukataes qu'elle ait jamais rencontré. Elle sembla heureuse de ce qu'elle vit. Une fois qu'elle revint leur faire face, Draco tira sa baguette magique et une fiole bleu foncé de ses robes.
Ça ne devrait pas faire mal. Draco scanda le sort pour faire couler le sang et observa la fiole se remplir du sang de licorne. Le sang semblait irisé aux yeux de l'Ukatae, un liquide bleu doux-argenté.
Merci beaucoup, Tu'ral.
Vous êtes les bienvenus, Draco Malfoy. Avant que vous ne partiez je dois vous dire que je sens quelque chose d'étrange sur vous deux.
Quelque chose d'étrange ? Harry regarda Draco en haussant les sourcils.
Tu'ral s'approcha et mit sa corne contre le bras droit de Harry et celle-ci commença à rougeoyer de nouveau. Harry sentit une sensation de chatouillement et quand il baissa les yeux, il fut étonné de voir que son bras rougeoyait. Il pouvait voir le rougeoiement même par-dessus le tissu sombre de la robe. Tu'ral se dirigea vers Draco et fit de même avec son bras droit qui commença également à rougeoyer. Les deux Ukataes relevèrent rapidement les manches de leurs robes.
« Par le diable qu'est-ce que c'est sur mon bras ? » cria Draco, regardant l'étrange marque rayonnante, épouvanté de voir que quelque chose entachait sa belle peau pâle.
« C'est joli, quoique. Et ne sois pas si futile. Regarde, ça s'efface déjà. » Le rougeoiement commença à s'effacer presque aussitôt que Tu'ral retira sa corne, mais la lumière était si brillante que cela dura quelque temps.
Connaissez-vous la signification de cette marque ? demanda Harry à Tu'ral.
Pas précisément, mais ce sont des marques Ukatae. Vous n'avez gagné cette marque d'aucune transformation. Vous êtes nés avec elle. Et elle représente qui vous êtes. C'est tout ce que je peux dire. Tu'ral inclina la tête vers eux et se pelotonna sous sa fougère une nouvelle fois. Avant de partir, Harry demanda à la licorne si lui et Draco pouvaient venir lui rendre visite un jour ou l'autre une fois que l'école recommencerait.
Bien sûr! Je serais enchantée. Et peut-être pourrez-vous venir avec plus de contes à me raconter ?
Ce serait notre plaisir. Draco acquiesça, prit la main de Harry et ils retournèrent vers Severus dans un bonheur semi paisible. Il l'aurait été complètement si leurs esprits n'avaient pas été remplis des mots étranges de Tu'ral au sujet de ce qu'ils étaient, mais au moins maintenant ils pouvaient rentrer chez eux et dormir un peu avant d'avoir besoin de préparer le sort qui rendrait son corps à Tom.
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A dans trois semaines (normalement) pour l'envoi du chapitre 22, intitulé "Severus Snape est un Idiot !" (avec majuscule, s'il vous plait).
Petite mise en bouche :
« Je suis sur le point de vous déshabiller, et de vous voir nu. Vous devriez probablement m'appeler Hermione. »
« Ce n'est pas beau à voir », marmonna Voldemort et la jeune fille grogna.
« Je l'assume pleinement. Aucune raison d'être pudique. » Elle était assez audacieuse pour lui sourire effrontément. « En plus, si cela fonctionne, vous aurez un beau et nouveau corps qui me fera probablement rougir quand vous sortirez du chaudron. »
:D A la prochaine donc ;)
