JOYEUX NOËL !

Oui, je sais, je suis en retard. Mais vous me connaissez, je suis toujours en retard. En témoigne ce postage tardif et les reviews que vous attendez toujours... Mais ça devrait s'arranger ! Le point final de cette histoire devrait être apposé d'ici le Nouvel An, et mes dettes remboursées !

Je vous remercie donc de votre fidélité, de vos fabuleuses reviews qui me font toujours sourire, plaisir... bref, tout ce qu'un auteur peut espérer en matière de reviews !

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture des quatre chapitres que je vais massivement vous poster d'un coup, et vous dit à tout à l'heure, au bas du chapitre n°24 ! :)


Mes chers Secret Santa (vous êtes au nombre de deux, je ne sais pas si le Secret Santa n°2 qui a posté sur Catwalk suit aussi Lioness, mais dans le doute je m'adresse aux deux d'un coup), merci beaucoup ! Ce fut un plaisir et... je n'ai absolument pas la moindre idée de qui peut se cacher derrière vous ! Voudriez-vous bien me donner un petit indice ? En échange, je vous écrirai un OS, ça vous dit ? :D

PBG : merciii ! (avec trois i et trois !, pour les trois reviews que tu m'as laissées sur Catwalk et Lioness) Pour te remercier comme il se doit, je vais demain t'aider à remplir tes objectifs sur Instants de Vie en commençant à commenter tous ceux que je n'ai pas encore lus, ça te convient ? :)

jouliannae : merci pour ta fidélité, te revoir me fait vraiment plaisir, surtout après ces quatre mois d'absence qui m'ont fait craindre de perdre pas mal de lecteurs ! J'espère que ces quatre chapitres continueront à te plaire en tout cas, avec à nouveau quelques flashbacks mettant à l'honneur la famille David !

fanocheb et lessardster : je suis toujours ravie de découvrir de nouveaux lecteurs, alors merci beaucoup pour ces reviews ! :D


WHEN IT ALL FALLS APART

« Bon, Liat, sois gentille, ne torture personne ce coup-ci, d'accord ? » ironisa Tony.

L'intéressée leva les yeux au ciel en posant la main sur la poignée de la salle d'interrogatoire alors que celui qui venait de s'adresser à elle se mordait la lèvre pour ne pas laisser échapper un gloussement moqueur.

Pénétrant dans la pièce contiguë et se plaçant devant la vitre de verre fumé pour pouvoir observer Liat s'installer face à Dan Ben Avram non sans avoir claqué la porte derrière elle, il esquissa un sourire.

Si elle était agacée, ce n'était pas à cause de quelque chose qu'il avait dit, mais qu'il avait fait. Lorsqu'ils étaient arrivés au NCIS, elle avait voulu « vérifier quelque chose sur son ordinateur » selon ses dires, et il l'en avait catégoriquement empêchée.

Elle avait insisté, il avait doublement refusé, puis avait émis une condition : qu'elle lui montre le quelque chose qu'elle voulait vérifier. Ce qui l'avait mise dans une colère noire même si elle s'était efforcée de garder une expression indéchiffrable.

Elle avait bien sûr rejeté la proposition et l'avait accusé de ne pas lui faire confiance, ce qui en soi n'était pas entièrement faux, mais n'était visiblement pas à tort non plus. Elle lui cachait quelque chose, c'était certain, et ce quelque chose se trouvait sur son ordinateur, ou sur un disque dur quelconque.

Ne lui restait donc plus qu'à prier pour que McGee rentre avant qu'elle n'ait terminé l'interrogatoire de Ben Avram, qui semblait déjà en très grande forme.

« Dis-moi, Liat, tu comptes me poser de longues questions ? Parce qu'au Jérusalem, on était supposé recevoir le conseil d'administration de la Goldman et…

- Je sais, monsieur Ben Avram, vous me l'avez déjà dit entre quinze et dix-sept fois, je ne suis plus tout à fait sûre, j'ai perdu le fil à un moment… soupira-t-elle tout en ouvrant le dossier que Tony lui avait donné. Alors, racontez-moi comment la scène s'est déroulée, et comment vous en êtes arrivé à vous retrouver avec un cadavre devant votre porte.

- Ecoute, tu ferais mieux de parler à l'employé qui est venu me prévenir que le petit jeune voulait manger. Moi, j'étais en salle et je m'assurais que tout se passait bien. On allait recevoir des types de Goldman, quand même et…

- Monsieur Ben Avram, ne déviez pas, lâcha-t-elle en étouffant un nouveau soupir, sous le regard hilare de Tony qui imaginait son calvaire.

- D'accord, d'accord, je continue. Donc Alan m'a dit que c'était un petit jeune, et qu'il allait bientôt être de chez nous. Alors même si d'habitude je ne fais rien à emporter, je me suis dit par solidarité communautaire qu'il fallait quand même que je lui donner un petit quelque chose.

- Et que vous lui fassiez payer plein pot, je suppose, ironisa-t-elle en se massant doucement les sinus.

- Les affaires sont les affaires, tu te rends compte des coûts d'installation pour ouvrir mon restaurant à Washington ? s'indigna-t-il. Il faut bien que j'amortisse, et rapidement ! J'ai une fille qui se marie, et je veux que mon gendre récupère d'une entreprise florissante ! Ce n'est pas comme s'il allait pouvoir subvenir à ses besoins avec son travail…

- Il fait quoi en ce moment ? s'enquit-elle, sans toutefois paraître réellement passionnée.

- Il travaille dans une ONG, tu te rends compte ? Une ONG ! Une organisation à but non lucratif ! s'exclama-t-il alors qu'un sourire fugitif se dessinait sur le visage de Liat, beaucoup plus amusée qu'elle ne voulait le laisser paraître.

- Je me doute que la partie non lucrative doit vous poser problème, lâcha-t-elle, un sourire dans la voix. Bon, je vous propose que nous continuions…

- Et elle, tu sais ce qu'elle veut faire ? poursuivit-il, alors qu'elle se mordait la lèvre et que Tony partait dans un fou rire incontrôlable de l'autre côté de la vitre. Elle veut faire ses propres bijoux ! Et puis quoi encore ? Aller s'installer sur une île déserte, s'habiller avec des feuilles de palmier et vivre de la pêche ?

- D'accord, vos arguments sont entendus, monsieur Ben Avram, votre gendre n'est pas tout à fait celui que vous aviez imaginé, et si…

- C'est lui qui lui a mis toutes ces idées dans la tête, c'est sûr ! Lui, avec ses petites histoires de quand il s'est rendu au Sahel et qu'il a vu la misère, qu'il est allé nourrir des petits enfants orphelins au biberon, qu'ils l'ont remercié avec un sourire et que ça valait tout l'or du monde et blablabla, et blablabla… Elle n'a pas pu faire cinq ans d'école de droit dont deux à Londres que j'ai payé plein pot pour faire des bijoux avec des perles en plastique, quand même ?

- Ok, compris, je compatis de tout cœur, mais…

- Pas possible qu'elle soit tombée sur un type pareil alors qu'il y a tellement de gens bien partout en Israël ! lança-t-il alors que l'agent du NCIS s'efforçait de reprendre son souffle et que l'officier du Mossad sentait un peu de sang couler à l'intérieur de sa lèvre tant elle avait mordu fort l'intérieur de sa joue pour ne pas rire. Regarde-toi, ton père n'a jamais eu à se plaindre !

- Oh non, pitié pas ça… murmura-t-elle en enfouissant sa tête entre ses mains tandis que l'agent très spécial recommençait à prêter attention, prêt pour un nouvel éclat de rire.

- Il y en avait un que j'aimais bien, le grand brun, tu sais, que j'ai vu le jour où je suis passé rendre visite à ton père ! affirma-t-il, semblant chercher un nom.

- Ils ont tous été grands et bruns, il va falloir être plus précis, ironisa-t-elle, tout en priant pour que le sol s'ouvre sous ses pieds et la happe pour de bon.

- Mais si, le très grand, de l'armée ! Quand tu étais encore toute jeune…

- Je suppose que vous faites référence à Malachi ? lâcha-t-elle à demi-voix, s'imaginant déjà devoir faire face à Tony à la sortie de cet interrogatoire.

- Oui ! Exactement ! Malachi ! confirma-t-il, l'air ravi d'avoir enfin trouvé. Un garçon bien, celui-là !

- On peut dire ça comme ça… Ou pas, répondit-elle sur un ton sarcastique. Bon, maintenant que vous avez fini avec l'inventaire de ma vie amoureuse, je suppose, donc…

- Et puis ton copain de l'armée, il s'est enfin passé quelque chose entre vous deux ?

- Visiblement non, vous n'aviez pas fini… lâcha-t-elle pour elle-même alors que Tony tapait du poing sur la vitre en s'esclaffant, ajoutant encore un peu de gêne à celle que l'Israélienne éprouvait déjà.

- Parce que celui-là, il me plaisait bien aussi ! Beau, grand, avec de l'allure… Le genre d'hommes pour ma fille, tu vois ! Et tu te souviens, tu l'avais ramené à la bar mitzvah des Ben Batash ! Tu ne vas pas me dire que c'était juste un ami ?

- Je ne me souviens pas de la bar mitzvah des Ben Batash, j'ai une mémoire sélective, commenta-t-elle assez fort pour que l'agent du NCIS se remette à rire de plus belle mais pas assez pour que Ben Avram s'en formalise. Je propose toutefois qu'on arrête cet étalage de ma vie privée que je trouve très désagréable pour revenir à notre sujet initial : le marine mort.

- Oh oui, c'est vrai, d'ailleurs, je n'ai rien à te dire, ma fille, mais j'ai quelque chose à te donner, lâcha-t-il en sortant quelque chose de la poche intérieure de sa veste de costume sous les regards stupéfaits de Liat et Tony, qui le virent déposer un ziploc sur la table en fer de la salle d'interrogatoire.

- Tony, viens voir, lança-t-elle en direction de la vitre, tout en invitant l'agent du NCIS à la rejoindre d'un signe de la main, ce qu'il s'empressa de faire alors qu'elle manipulait déjà précautionneusement le sac plastique.

- Vous pouvez m'expliquer pourquoi vous avez un pistolet dans un ziploc sachant que notre marine a été égorgé ? s'enquit l'agent senior dès qu'il rentra dans la pièce, abasourdi, en récupérant le ziploc qui contenait un pistolet des plus rares. Qui plus est un HK P30L, qu'on ne trouve quasiment plus nulle part ?

- Je l'ai trouvé devant mon restaurant, et je ne voulais pas que ça tombe entre les mains de n'importe qui ! répliqua-t-il. Il est sûrement tombé de la poche du meurtrier très amateur quand il s'est enfui, et il n'a pas osé revenir. En tout cas, vous pouvez le faire analyser parce qu'il n'y a pas d'empreintes, j'ai fait attention.

- Et comment vous avez passez l'entrée du NCIS ? Il y a un détecteur normalement ! s'étonna l'agent du NCIS.

- Enfin, un magicien ne révèle jamais ses secrets ! s'exclama Ben Avram avec enthousiasme, tandis que Tony jetait un coup d'œil dubitatif à son homologue du Mossad qui haussa les épaules.

- Un truc de l'armée, certains sont entraînés par de très bons officiers, commenta-t-elle, sibylline, échangeant un sourire complice avec le vieil ami de son père. Bon, si on laissait ce cher monsieur Ben Avram s'occuper de ses amis de Goldman Sachs et qu'on amenait cette chose à votre laborantine ?

- Le relâcher ? Il faudrait peut être demander à Gibbs d'abord, suggéra l'agent senior. Je veux dire, il a quand même fait passer une arme illégalement à l'intérieur du NCIS…

- Dans un ziploc, DiNozzo, rétorqua-t-elle en levant les yeux au ciel. S'il était le meurtrier et avait voulu nous tuer, il aurait eu tout le trajet pour le faire. Et puis je le connais, il ne ferait pas de mal à une mouche.

- Dis-moi, jeune fille, j'ai été un héros de guerre, moi ! s'indigna-t-il alors qu'elle lui lançait un regard moqueur.

- Se planquer derrière la lucarne d'un entrepôt désert et regarder ses compagnons d'armes – dont mon père – détruire les missiles anti-aériens et anti-tanks des Egyptiens au péril de leur vie pendant la guerre du Kippour n'est pas être un héros de guerre, monsieur Ben Avram, navrée ! ironisa-t-elle, arrachant un sourire à Tony, avant de se diriger vers la porte. Je vous laisse vous débrouiller avec mon collègue, shalom !

- Ne bougez pas d'ici, un agent se chargera de vous escorter et vous dira si vous pouvez espérer ouvrir votre restaurant avant 10 heures, annonça l'Italien, avant de s'empresser de rejoindre sa coéquipière du Mossad, laissant l'homme protester seul contre ce délai supplémentaire qui lui était imposé. Dis-moi, les récits de guerre, c'était pour te venger de l'histoire de la bar mitzvah ?

- Yep, commenta-t-elle simplement en appelant l'ascenseur, semblant avoir déjà trouvé ses marques au NCIS en à peine trois jours.

- Et parce que tu avais réalisé que je n'allais pas te lâcher avec cette histoire jusqu'à ce que tu craques et me donnes des détails juteux ? poursuivit-il moqueur, alors qu'elle levait fugitivement les yeux au ciel.

- Yep.

- Alors, je peux avoir des détails juteux ? » s'enquit-il en faisant semblant de se lécher les babines alors qu'elle s'engouffrait déjà dans l'ascenseur.

Elle sembla hésiter un instant, avant d'appuyer sur le bouton commandant à la cabine de reprendre son ascension. Esquissant un sourire sarcastique alors que Tony se précipitait un peu trop tard pour réussir à entrer avant que les portes ne se referment, elle répondit :

« Nope !

- Eh, attends, Liat, demande-lui de se rouvrir, s'écria-t-il en voyant que l'ascenseur allait partir sans lui. Liat, grouille, sinon, je vais devoir…

- Monter à pied ? » suggéra-t-elle, moqueuse, alors que la cabine se refermait pour de bon et amenait l'Israélienne à l'étage du Labby.

L'agent senior pesta, agacé, avant de se résoudre à pousser la porte des escaliers de secours et à commencer à gravir les marches pour retrouver sa très agaçante coéquipière et sa laborantine préférée.


Des sacs Lacoste, Guess, BCBG Max Azria, Diesel… plein les bras, et environ 2000 dollars de débit sur sa carte de crédit – enfin, la carte de crédit de Ray – constata Ziva en consultant la borne de retrait d'HSBC qui lui indiquait que le solde l'autorisait à poursuivre sa journée de shopping.

Continuant à remonter la Lincoln Road, l'une des plus grandes artères commerçantes de Miami, elle s'arrêta devant chaque vitrine, cherchant ce qui pourrait être assez cher pour faire exploser le seuil de la carte bancaire de son ancien petit ami.

Non qu'elle cherchait à se venger, mais elle s'imaginait déjà lui rendre sa carte bleue lors de leur dîner « entre amis » avec un sourire des plus innocents. Bien sûr, en bon gentleman qu'il était, il utiliserait certainement l'objet pour lui offrir le dîner. Puis elle pourrait se délecter de l'expression qu'il arborerait lorsque le serveur lui expliquerait que le plafond de sa carte, qui s'élevait à pas moins de 5000 dollars, était déjà dépassé.

Mais pour cela, il fallait déjà qu'elle fasse 3000 dollars supplémentaires d'achat en un après-midi, ce qui était en soi un défi.

Peut être qu'elle allait s'acheter un diamant. Ou un Mac, songea-t-elle en constatant qu'un MacBook Pro écran Retina la dévisageait depuis la vitrine de l'immense Apple Store devant lequel elle se tenait, l'air implorant, la suppliant silencieusement de l'acheter.

Ou alors, troisième option, celle qu'elle choisit, elle allait rejoindre la Collins Avenue achever le compte en banque de Ray à coup de robes Armani et de polo Ralph Lauren qu'elle ne porterait jamais.

Peut être qu'elle donnerait tous ces vêtements à une œuvre de charité. Ou à Larissa, la fille de la compta, pour qu'enfin elle arrête de faire des erreurs sur sa fiche de paie.

Alors qu'elle s'apprêtait à tourner pour gagner l'avenue de boutiques qu'elle n'avait pas encore traversée, la vitrine d'un magasin GAP retint son attention. Elle esquissa un sourire triste : le sweat-shirt gris souris était définitivement indémodable.

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Septembre 2001, Tel Aviv, Azrieli Mall (NdA : soit un an après les précédents flash-back)

« C'est génial cet après-midi shopping, j'avais tellement besoin de refaire ma garde-robe ! »

Rivka David esquissa un sourire en regardant sa cadette déambuler avec fierté dans les couloirs de l'un des plus grands centres commerciaux de Tel Aviv, six sacs remplis de vêtements dans ses mains, son visage rayonnant de joie. A 14 ans, Tali entrait dans la phase de l'adolescence, et celle-ci lui allait à merveille.

« Je sais ma chérie ! Et ce que tu as acheté est vraiment magnifique, pas vrai, Ziva ? »

Celle-ci se contenta de répondre par un vague grognement, son regard errant aux quatre coins du centre commercial sans jamais rencontrer celui de sa mère ou de sa sœur, la mine boudeuse, et les mains enfoncées dans les poches de son cargo pants.

Tali ne prêta pas attention à la mauvaise humeur de sa sœur et poursuivit son lèche-vitrine comme si de rien n'était, tandis que Rivka étouffait un soupir et réfléchissait à ce qui avait pu plonger sa fille dans un tel mutisme.

« Oh, maman, regarde le sweat ! s'exclama la plus jeune des filles David en s'immobilisant brutalement devant la vitrine de chez GAP (1). Gris souris, il est trop classe ! On rentre ?

- J'ai une meilleure idée, ma chérie, prends ma carte bleue et va t'acheter ton sweat, on t'attend ici avec les paquets ! Tu connais le code ? »

L'adolescente hocha la tête, avant d'abandonner ses sacs à sa mère et se précipiter à l'intérieur du magasin, ravie d'avoir carte blanche.

« J'ai peur de ne jamais revoir ma carte de crédit ! s'amusa Rivka, alors que le visage de Ziva se refermait de plus en plus. Bon, Zivaleh, est-ce que tu peux bien me dire ce qu'il se passe et pourquoi tu es dans un état pareil ? Ta sœur était contente comme tout de faire un peu les magasins, et on dirait que tu as appris la mort de quelqu'un ! »

Un mur de silence lui répondit.

« Ziva, parle-moi, je ne peux pas comprendre le problème si tu ne mets pas des mots dessus, soupira sa mère, tandis que son aînée relevait la tête et plantait ses yeux chocolat en colère dans les siens.

- Ce matin, j'ai voulu faire des photocopies, et j'ai trouvé une copie de votre kétouba (NdA : contrat de mariage dans le cas d'un mariage juif) dans l'imprimante. »

Rivka baissa les yeux, coupable. Jamais elle n'aurait dû commettre une erreur si stupide. Jamais.

« Je peux savoir pourquoi, ima ? lâcha la jeune fille sur un ton glacial. Je peux savoir quand tu comptais nous en parler ?

- De quoi, chérie ? répliqua sa mère, feignant l'innocence.

- A ton avis ? Que vous allez demander le get (NdA : divorce dans le cadre d'un mariage juif) ! explosa-t-elle, hors d'elle. Vous comptiez attendre quoi ? Qu'on découvre les papiers de divorce sur la table basse, peut être ?

- Ma chérie, c'est compliqué, expliqua Rivka en s'efforçant de tempérer sa fille. Et ne crie pas, ta sœur pourrait t'entendre.

- Mais c'est bien le but, qu'elle m'entende ! Je peux savoir en quoi c'est compliqué ?! Vous allez divorcer, c'est évident, je ne suis pas complètement débile !

- Rien n'est évident, Ziva, et c'est quelque chose qui ne te concerne pas ! Ma relation avec ton père ne te concerne pas.

- Ah bon, ça ne me regarde pas ? s'étrangla la jeune fille. Mais c'est fabuleux, ça ! Bien sûr que si, ça me regarde, ima ! Les longs silences qui s'installent à table me regardent ! Les piques glacées que vous vous lancez en permanence me regardent ! Cette manière que vous avez d'essayer de nous enrôler Tali et moi d'un côté ou de l'autre me regarde, nous regarde ! Et tu me dis que ce n'est pas évident, mais tu me prends pour quoi ? Je vois bien que vous ne vous parlez plus, que vous dormez dans le même lit mais que vous vous tournez le dos ! Et tout ça, ça me regarde !

- Arrête de crier dès qu'il y a un problèmé, Ziva, ne suis pas l'exemple de ton père… murmura-t-elle, au bord des larmes.

- Ca doit être la pire insulte dans ta bouche, en ce moment, lâcha l'adolescente, incapable d'arrêter le flot de paroles accusatrices et blessantes qui jaillissaient de sa bouche elle s'était retenue trop longtemps. Tu sais, tu blâmes toujours aba pour ses secrets, ses magouilles, ses cachotteries, mais tu ne fais pas mieux ! Tu mens à tes propres filles, tu essayes de nier que tu veux divorcer, et tu me demandes de ne rien dire à Tali… Tu comptes faire quoi ? Partir, et tout nous expliquer dans une note que tu poseras sur la table et qu'on découvrira un matin, en même temps qu'on réalisera qu'on n'a plus de mère ? Tu penses à nous, maman ?

- Je ne fais que ça, penser à vous, Ziva, répliqua Rivka en se reprenant et en plantant ses grands yeux bruns dans ceux de sa fille, s'efforçant de maîtriser les tremblements de sa voix. J'essaye de vous protéger du mieux que je peux tout en réglant mes problèmes avec votre père, mais c'est difficile. Ca fait beaucoup de choses à assumer, et je ne veux pas vous en parler pour ne pas tout compliquer. J'ai besoin de savoir où j'en suis, et ce n'est pas à vous d'être mêlées à mes problèmes avec Eli.

- Dommage, maman, parce c'est le cas. » conclut Ziva sur un ton glacé, avant de s'éloigner de sa mère, impuissante à la retenir.

Rivka, larmes aux yeux, la vit se diriger d'un pas rapide vers la sortie, avant de la perdre de vue au milieu de la foule.

« C'est bon, ima, j'ai acheté le sweat, et seulement le sweat, j'ai été raisonnable tu vois ! lança Tali dans son dos, la faisant se retourner. Ima, tu pleurs ? Et où est passée Ziva ?

- Ce n'est rien, ma chérie, Ziva avait oublié qu'elle avait rendez-vous avec des amis et… » commença-t-elle à mentir, avant de croiser le regard interrogateur de sa cadette, lui faisant réaliser qu'il était temps pour elle de prendre ses responsabilités.

Dans un reniflement, elle essuya ses yeux humides et rejeta ses longs cheveux bruns en arrière, avant de poursuivre doucement en récupérant carte bleue et sacs et en entraînant sa fille par le bras :

« Viens, Tali, on va aller s'installer à une terrasse, il faut que je te parle de quelque chose d'important à propos de ton père et moi… »

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Septembre 2001, Tel Aviv, Cat and Dog Club

« Tiens, shalom Ziva, ça faisait un bout de temps qu'on ne t'avait pas vue ici ! lança Namir Eschel alors que la jeune fille s'approchait de leur table habituelle, installée dans un coin calme du night-club.

- Presque deux jours ! s'amusa Dov en tendant une bière à son amie qui l'accepta avec un sourire. En fait, tu es peut être la seule parmi nous à ne pas être alcoolique.

- Ou à ne pas avoir de problèmes. »

Ziva acquiesça vaguement à la remarque de celui qui deviendrait son futur coéquipier en buvant une gorgée d'alcool, les yeux perdus dans le vague. Elle n'était pas rentrée chez elle depuis sa dispute avec sa mère dans l'après-midi, et avait passé l'après-midi à déambuler dans les rues brûlantes de Tel Aviv.

Lorsque le soleil s'était couché, elle avait décidé de se rendre dans son seul refuge, en compagnie des rares amis qui pouvaient pleinement la comprendre.

« Vous n'êtes que tous les deux, ce soir ? s'enquit-elle, décidant de mettre ses problèmes derrière elle pour s'intéresser à ceux de ses collègues.

- Ouaip, Aviv dîne avec sa famille et Malachi doit passer la soirée en tête à tête avec sa Suédoise… commenta Namir, avant de réaliser subitement qu'il avait peut être blessé son amie avec ce détail. Euh, tu es OK avec toute cette histoire de Malachi et de sa copine suédoise, n'est-ce pas ?

- Bien sûr ! affirma-t-elle, mentant avec toute l'expertise dont le Mossad l'avait dotée en ce domaine. Après tout, nous deux, c'est juste occasionnel. »

Et puis à 18 ans, il était parfaitement normal d'avoir un sex-friend de 22 ans qui avait instauré des règles claires pour qu'aucun sentiment ne puisse entraver leur relation purement physique. D'autant plus normal d'ailleurs qu'elle avait éprouvé des sentiments pour lui bien avant qu'elle ne comprenne qu'il ne recherchait pas une véritable relation amoureuse mais simplement une amitié avec bénéfice, ce qu'elle ne supportait très mal.

Pour résumer, elle était accoudée à un bar, une bière entre les mains, avec une famille se décomposant lentement à quelques mètres de l'endroit où elle se trouvait et un copain en train de se taper une Suédoise rencontrée dans un lobby d'hôtel sans même se soucier d'elle. Sa vie craignait officiellement.

« Ok, donc ça sera juste nous trois, résuma-t-elle en désignant du bout de sa bouteille de bière les deux autres officiers du Mossad. Et je peux savoir pourquoi Dov porte un uniforme de Tsahal qu'il était supposé rendre à la fin de son service militaire l'année dernière ?

- Il essaye de choper des petites Françaises, à trois heures et deux tables, expliqua négligemment Namir alors que l'intéressé ne quittait pas des yeux un groupe de jeunes filles riant et buvant à quelques mètres d'eux. Et il pense que l'uniforme de Tsahal ne peut pas échouer.

- T'en as jamais marre de courir toutes les filles de ce bar ? soupira l'Israélienne alors que son ami se tournait vers elle, l'air indigné. Surtout que tu as vraiment l'air d'un plouc avec un uniforme en plein milieu d'un night-club où tous les mecs sont en chemise…

- Attends, Ziva, laisse-moi te corriger, ce ne sont pas toutes les filles de ce bar, ce sont des Françaises, la corrigea-t-il, insistant bien sur chaque mot et manquant de faire éclater de rire la jeune fille. Et elles sont canons.

- J'adore quand tu te transformes en militant des droits et de la dignité de la femme quand la nuit tombe ! ironisa-t-elle en échangeant un regard entendu avec Namir.

- Tu crois que je tente laquelle ? s'enquit-il, ne l'écoutant que d'une oreille et le regard toujours braqué sur la table des jeunes Françaises. La brune a l'air facile, la seconde brune un peu moins mais à ma portée aussi. Celle avec les lunettes est vraiment pas mal, mais j'ai peur que l'uniforme ne marche pas sur elle…

- Pourquoi tu poses la question quand tu sais très bien que tu préfères la blonde ? soupira Namir en levant les yeux au ciel, sous le regard hilare de Ziva.

- La blonde ? Excellent choix, je tente la blonde ! commenta-t-il comme si l'idée était réellement venue de son collègue et pas de lui. Bon, vous me souhaitez bonne chance, les gars ?

- Tu vas te planter ! lui lança Ziva alors qu'il s'éloignait déjà.

- Et te prendre un râteau ! compléta Namir même si leur ami ne les écoutait plus et s'approchait déjà de la table, un sourire charmeur aux lèvres.

- Je te jure que s'il réussit à la séduire, je me suicide en me noyant dans cette bouteille de bière, commenta la jeune fille en finissant sa bière.

- Le coup de l'uniforme ne peut pas marcher, c'est impossible, même sur des Françaises, lui assura l'officier du Mossad. Je te commande une nouvelle bière ? Tu débites, ce soir.

- Je sais, je suis un peu déprimée, reconnut-elle en se retournant pour récupérer une autre bière sur le comptoir.

- C'est à cause de Malachi, pas vrai ? C'est plus dur à encaisser que prévu ?

- Ca… admit-elle. Et un million d'autres choses. Mais tu n'as sûrement pas envie d'entendre mes problèmes ce soir.

- Toujours plus que d'entendre Dov me parler de ses dernières conquêtes et me raconter l'efficacité de l'uniforme et/ou de la kippa en matière de séduction. Pendant 45 minutes d'affilée.

- Ouch, je compatis, commenta-t-elle en souriant. Attends une minute, la séduction par la kippa ?

- Je ne sais pas, il m'a parlé d'une kippa en cachemire toute douce qui faisait craquer les filles, testée et approuvée au mur des Lamentations, et il avait une phrase d'accroche paraît-il très efficace, tenta de se remémorer le jeune homme. Enfin bref, tes problèmes.

- Je sais pas si j'ai vraiment envie d'en parler, finalement…

- Allez, David, ne te défile pas ! On est entre amis, ici, non ?

- A part le type ridicule en uniforme que je ne connais pas, je suppose, oui, ironisa-t-elle, avant de reprendre son sérieux. Ecoute, ne le crie pas trop sur tous les toits, mais j'ai des problèmes familiaux.

- Ton père te renie parce que tu n'as pas battu le chrono des hommes au parcours du combattant ? s'amusa son ami, avant de voir son visage se refermer. Excuse-moi, je ne t'interromps plus, raconte.

- Je crois que ma mère veut demander le divorce, avoua l'Israélienne, gênée. Mes parents ne s'entendent plus. Ils ont eu une énorme dispute à propos de moi et de mes entraînements au Mossad l'année dernière, et depuis, plus rien n'est comme avant. Ma mère a essayé de me cacher qu'elle demandait le get, et je lui en ai parlé cet après-midi. On s'est crié dessus et je ne lui ai pas reparlé depuis.

- Mais si tes parents sont malheureux ensemble, ils seront peut être plus apaisés l'un et l'autre s'ils se séparent, non ? suggéra Namir.

- Ecoute, soupira-t-elle, c'est super égoïste ce que je vais te dire, mais je ne supporte pas l'idée qu'ils se séparent parce que je ne veux pas perdre le seul point de stabilité qu'il peut y avoir dans ma vie. La seule chose dont je suis sûre quand j'ai fini ma journée d'entraînement, c'est que si je rentre en vie, je vais retrouver ma petite sœur, mon père et ma mère, qu'on va tous se réunir et partager un dîner ensemble. Le lendemain, je recommencerai mes entraînements dangereux, j'accepterai l'idée de voyager en permanence, de ne jamais pouvoir me poser, et de ne rien pouvoir bâtir sur le long terme. Mais ça, je ne peux l'accepter que si je sais qu'en cas de besoin, j'aurai un point d'ancrage. Et ce point d'ancrage inébranlable, pour moi, c'est notre villa avec mes deux parents, ensemble, et ma petite sœur.

- Je comprends, et ça n'a rien d'égoïste. Rien de ce que tu fais n'est égoïste, Ziva, tu es prête à tout sacrifier pour ton pays, et ça c'est énorme. Moi-même, parfois, j'ai peur de ne pas y arriver.

- Comment ça, qu'est-ce que tu veux dire ? s'étonna-t-elle.

- J'ai peur que… J'ai peur que si quelqu'un me propose quelque chose qui brille plus à mes yeux que ce que le Mossad me propose, je ne sois pas capable de résister, avoua-t-il en baissant les yeux, honteux.

- On a tous peur de ça, Namir, mais je sais que tu es assez fort pour résister à ce genre de tentations. Le Mossad nous forme à ça. A ne pas croire ceux qui font briller de l'or sous nos yeux.

- Tu crois ? » lâcha-t-il.

Il semblait si peu convaincu qu'elle ne sut pas quels mots employer. Lorsque six ans plus tard, à Paris, il trahirait et qu'elle recevrait l'ordre de ne pas interférer avec son élimination, elle s'en voudrait atrocement. Elle se remémorerait cette conversation, et regretterait de ne pas avoir su le rassurer assez ce soir-là, de ne pas avoir su le renforcer dans sa détermination à servir son pays envers et contre tout.

Mais ce soir-là, elle n'avait pas conscience de la fragilité de ses convictions, et ne pensait même pas une seule seconde à remettre en cause sa loyauté. Peut être aussi parce qu'à l'époque, il était réellement dévoué corps et âmes à son pays et son agence.

« Je le crois, oui, confirma-t-elle en échangeant un sourire avec lui, avant de trinquer. Et sinon, tu…

- Eh, les gars, regardez ce que j'ai dans ma main ! intervint Dov, revenu un grand sourire satisfait aux lèvres et agitant un papier sous les regards consternés de ses deux amis. Le portable d'une jolie French girl, toute blonde et toute émoustillée par l'uniforme ! Alors, qui avait dit que je n'avais aucune chance de réussir ?

- J'arrive pas à y croire, lâcha Ziva en attrapant le post-it jaune sur lequel était écrit au Bic un numéro à l'indicatif bel et bien français. Et t'es sûr que c'est un vrai numéro ?

- Qui donnerait un faux numéro à un beau soldat de Tsahal, hein ? répliqua-t-il, avant de montrer un SMS à ses deux collègues. La preuve absolue : un texto qu'elle m'a envoyé pour être sûre que je ne perdrai pas son numéro, signé Flora Delcourt. Alors ? Il faut que je réclame les applaudissements pour les avoir ?

- Je pense qu'il va même falloir que tu les réclames longtemps ! ironisa Namir, avant de se tourner vers une Ziva à l'air songeur. Ca va aller, tu crois, Ziva ? »

Elle hésita un instant, son regard perdu dans le vague. Tout s'effondrait autour d'elle. Son ancienne vie volait en éclat, et elle savait que rien ne serait plus jamais comme avant. Alors non, ça n'allait pas aller.

Pourtant, elle releva la tête, esquissa le sourire qui lui servirait à masquer sa douleur pendant toute sa carrière et à prétendre qu'elle allait parfaitement bien, et lâcha :

« Avec une bière de plus, ça ira même parfaitement ! »

.

Elle ferma doucement les yeux, son front heurtant la vitrine glacée du magasin GAP de Miami. Même si sa gueule de bois refusait d'entendre parler d'une bière, un peu d'alcool n'aurait pas été de trop pour faire disparaître les flash-backs incessants qui lui brisaient le cœur depuis qu'elle était revenue d'Israël.

Alors qu'elle essayait de se recentrer, une voix lui fit rouvrir brutalement les yeux.

« Ziva ? Ziva David ? Si ça ce n'est pas incroyable ! »

L'interpellée se retourna pour constater qu'elle n'avait pas rêvé. Ce n'était pas un fantôme tout droit sorti de ses souvenirs qui se tenait devant elle, mais bien une femme aux cheveux bruns de chair et d'os, un sourire aux lèvres.

« Monique ! Monique Lisson ! lâcha-t-elle, à la fois surprise, ravie, et un peu perdue face à cette apparition des plus inattendues, alors que son ancien mentor se précipitait sur elle pour lui faire une bise sonore. Ca alors ! Mais qu'est-ce que tu fais à Miami ?

- J'avais une mission de collecte d'informations sur un chef de cartel en Floride, et maintenant mon travail terminé, je me suis dit que j'allais profiter un peu du soleil ! expliqua son amie, un grand sourire aux lèvres. Et toi ? C'est vraiment fou qu'on se retrouve comme ça !

- Ecoute, c'est une longue histoire… commença-t-elle, avant de penser à une autre option pour pouvoir profiter au mieux de ses retrouvailles avec sa vieille amie. Tiens, tant qu'on y est, j'ai une idée : et si on déjeunait ensemble pour parler de tout ça ?

- Désolée, ce midi, je ne peux pas… Ce soir ? suggéra l'agent d'Interpol.

- Ce soir, c'est moi qui ne peux pas… Et j'ai booké un avion demain matin… expliqua l'ancien officier du Mossad, réfléchissant à une autre solution.

- Sinon, on peut toujours s'appeler un de ces jours ! A moins que tu ne passes bientôt sur Paris pour me rendre visite ? s'amusa Monique.

- Je vais essayer, je ne te promets rien, commenta l'Israélienne dans un sourire, avant de sortir un calepin et un stylo de sa poche et de griffonner quelques chiffres. Tiens, je te donne mon nouveau numéro américain, je vais faire résilier mon forfait israélien. Une longue histoire aussi.

- Très bien, alors, voilà le mien, expliqua son ancien mentor en lui tendant à son tour un numéro. Je suppose que je te dis à bientôt, alors ?

- Je suppose aussi ! D'ici là, profite bien de tes vacances Monique ! Bye ! » lança la jeune femme en l'embrassant, avant de faire demi-tour et de rejoindre l'avenue sur sa gauche pour poursuivre son projet shopping et éventuellement trouver sur le chemin quelque chose à grignoter, sous le regard pensif de Monique.

Lorsque Ziva eut totalement disparu, la Française poussa un soupir et s'autorisa à sortir son portable de sa poche. Elle se détestait pour ce qu'elle s'apprêtait à faire, mais elle était dos au mur, et plus le temps passait, plus il était urgent pour elle de trouver une issue de secours. Quel que puisse en être le prix.

« Allô, agent Cruz ? lâcha-t-elle de mauvaise grâce lorsque la voix de l'agent de la CIA la salua. Je viens de croiser Ziva. Le plan est en marche. Tenez-vous prêt. »


(1) J'ai joué sur les anachronismes étant donné que le flashback était en 2001 et que le premier magasin GAP n'a ouvert que très, très tardivement à Tel Aviv, en 2008 si mes souvenirs sont bons. Mais c'était pour la bonne cause ^^


Titre : une chanson des Veronicas, qui fait référence au monde de Ziva s'écroulant peu à peu.