Hi girls !
Vous êtes toutes à vouloir savoir si Tanya est le nouveau "mec" dans la vie de Jessica...lol... vous aurez la réponse dans le chapitre 22... et dans le présent chapitre, vous saurez pourquoi j'avais, dès le départ, voulu mettre une fille et une histoire aussi tragique à Jasper, Lucie avait un rôle à jouer dans la vie de Bella et c'est à la fin de ce chapitre que vous le saurez.
Nanie057, alizee, nissatequila, Ilonka, karima, angel21, twilight0507 : merci beaucoup !
PatiewSnow : ta review m'a fait rire... et elle m'a fait du bien aussi... merci !
Lucie : bienvenue dans mon monde... contente que tu aies aimé...
Un gros merci à Lenerol pour son aide, elle est vraiment forte.
Bonne lecture
CHAPITRE 21 : SE RÉCONCILIER
BELLA
9 juillet
Jacob était venu chaque matin des dernières semaines pour m'aider à préparer les garçons. Les grands allaient au camp de jour et Noah passait une journée sur deux à la garderie. Je ne voulais pas défaire les habitudes que Jacob lui avait données pour qu'il reprenne confiance. Même s'il pleurait chaque matin que je le laissais, je me faisais violence de repartir le cœur lourd. J'aurais aimé le garder le plus possible près de moi. Il devait reprendre sa vie de petit garçon et comprendre que même si nous n'étions pas constamment ensemble, il me retrouverait chaque soir. Cela éviterait d'autres problèmes que je ne voulais certainement avoir à gérer plus tard lorsque je reprendrais le travail.
Jacob et moi avions eu une discussion avec Félix au sujet du divorce. Pas que je sois certaine qu'il eut été attentif, il n'avait parlé qu'à Jacob et pas une seule fois, il m'avait regardé. Encore une fois, j'avais été peinée de son comportement envers moi. Nous lui avions expliqué que c'était une décision que nous avions prise ensemble en tant qu'adulte et que nous ferions tout pour qu'il se sente bien, de même que ses frères, dans chacune de nos maisons. Jacob voulait attendre avant de lui dire pour Sam et lui, une chose à la fois suffisait à occuper son esprit.
J'avais beaucoup discuté avec Alice, par mail et par téléphone. Elle ne pouvait pas être près de moi et voulait tout de même que je sache qu'elle pensait à moi et que je pouvais me confier à elle. Jasper était venu me voir à trois reprises pour qu'on discute. Il était aussi d'avis d'attendre pour parler de l'homosexualité de Jacob, laissant le temps à Félix d'assimiler la nouvelle du divorce. Pour Samuel et Noah, il pensait que l'annonce de l'homosexualité de Jacob pouvait se faire en même temps vu qu'ils étaient plus jeunes et mesuraient moins l'ampleur des évènements.
De plus, la présence de Sam auprès d'eux durant les derniers mois, faciliterait certainement l'acceptation. Nous avions eu de belles discussions et pas juste sur les enfants, mais aussi sur moi. C'était aussi important que je sache où j'en étais avant de faire des actions avec mes enfants pour améliorer notre quotidien. Il m'avait demandé de me poser des questions, pour que je fixe mes attentes, pour que je puisse affirmer ce que je voulais que ma vie devienne, comment je la voyais dans les prochains mois, voire les prochaines années. J'avais écrit toutes les pensées que j'avais eues, sur papier pour pouvoir en discuter avec lui.
Bien sûr Edward était en tête de liste avec mes enfants. Je voulais partager ma vie avec lui et former une belle grande famille avec nos six enfants. Je nous voyais tous dans une grande maison où trônerait une immense table dans la salle à manger pour pouvoir partager des repas ensemble. Je voulais reprendre le contrôle et offrir une vie stable à mes enfants, malgré la séparation de leurs parents. Je souhaitais la même chose pour Edward et ses filles, je voulais qu'elles souffrent le moins possible de la séparation de leurs parents et qu'elles m'apprécient comme on apprécie une grande sœur. Je ne voulais pas remplacer leur mère, loin de là.
Aujourd'hui, je rencontrais Jacob pour lui annoncer que je ne voulais pas habiter dans la nouvelle maison. Je n'avais aucune idée de comment il réagirait à cette annonce. Il voulait m'offrir la maison de mes rêves, mais elle n'en faisait plus partie. La maison de mes rêves avait changé maintenant, elle reflétait ma nouvelle vie avec Edward.
Je me stationnai devant le garage et je rejoignis Jacob assis derrière son bureau.
-Salut Jacob, dis-je en entrant.
-Oh salut Bella, il est déjà 10h ? je n'ai pas vu le temps passé. Tu vas bien ? demanda-t-il en se levant pour venir déposer un baiser sur ma joue.
-Je vais bien. Tu es prêt ?
-Oui. Je te suis.
Nous sortîmes et nous dirigeâmes vers la piste cyclable près de la route. On marcha quelques minutes avant qu'il ne prenne la parole.
-Alors avec Félix, il s'est calmé ?
-Non, pas vraiment, mais je suis certaine que ça ira mieux bientôt. Il va se rendre compte que je ne partirai plus. Enfin, je l'espère. Je voudrais juste qu'il me parle, qu'il me dise une fois pour tout ce qu'il a sur le coeur.
-Je sais, je suis désolé.
-Arrête de dire que tu es désolé. Je le sais, moi aussi je suis désolée, mais on ne peut pas toujours revenir sur cette histoire. Tu l'aimes ? demandais-je.
-Qui ? Félix ?
-Ben non idiot ! Sam ! Tu l'aimes ?
-Bien sûr que je l'aime, tu le sais ! Pourquoi tu me poses cette question là ?
-Vous ne pouviez pas jouer à cache-cache toute votre vie, je t'en ai voulu, mais je ne veux plus me laisser envahir par la colère et la rancune. Bien que je sois toujours déçue d'être restée si longtemps dans l'ignorance.
-Bella… je te jure que je ne voulais pas te blesser.
-Je sais, mais on ne peut pas revenir en arrière constamment, il faut avancer. Maintenant il y a du positif dans ma vie et je veux en profiter. Je ne suis plus déprimée et je veux me refaire un quotidien.
-Je comprends.
-C'est pour ça que je voulais te parler, dis-je doucement.
-Je t'écoute.
Je n'étais pas certaine de sa réaction. J'allais certainement lui faire de la peine, alors, mieux valait y aller directement et le faire aujourd'hui plutôt que d'attendre.
-Jacob, je n'irai pas habiter dans la nouvelle maison, je vais en acheter une avec Edward, on va emménager ensemble.
-Mais Bella, tu… je… tu ne peux pas faire ça !
-Je suis désolée Jacob, mais je ne veux pas aller habiter là-bas.
-Attends là ! Tu ne veux pas de la maison ?
-Non, je vais en acheter une autre. Une où Edward et moi on pourra faire notre vie ensemble, avec nos enfants.
-Mais Bella, c'est la maison de tes rêves cette maison là !
-C'était la maison de mes rêves avec toi.
-Tu veux te venger c'est ça ?
-Jacob ça n'a rien à voir ! Je ne veux pas habiter cette maison, parce qu'elle fait partie de mon passé. Je veux une vie nouvelle.
Il me regarda, ses yeux se remplissaient de larmes.
-Je voulais réaliser ton rêve. Je m'étais promis qu'un jour je t'offrirai cette maison, dit-il la voix rauque, remplie d'émotion.
Il reniflait et essuyait ses joues où les larmes venaient couler.
-Les choses ont changé Jacob. J'apprécie ton geste, je t'assure, mais j'ai besoin de me reconstruire sans ton aide. On a eu de bons moments ensemble et tu m'as fait le plus beau des cadeaux en me faisant trois enfants merveilleux, tu n'as pas besoin de m'offrir une maison. Garde-la, vas y vivre avec Sam !
-Mais Bella ! Je ne peux pas faire ça !
-Pourquoi pas ?
-Parce que c'était une maison pour toi et les enfants !
-Depuis le début, je n'ai participé à rien, ni à la couleur des murs, ni à la division des pièces. C'est Alice et Sam qui ont choisi toute la décoration ensemble, ce serait normal que Sam et toi y habitiez !
Il leva les yeux vers moi.
-Jacob, ce serait la meilleure solution, pour les enfants et pour toi.
-Je ne sais pas, je n'étais pas préparé à ce que tu m'annonces une telle nouvelle ce matin. Je croyais que tu voulais que je t'aide plus avec les enfants, que je les prenne pour quelques jours.
-Ça va avec les enfants, je m'en sors, même si c'est plus difficile que je le pensais. Je peux m'en occuper, à moins que tu veuilles les avoir quelques jours.
-Oui, j'aimerais bien passer du temps avec eux, et... ils manquent à Sam aussi. Il s'est attaché à eux encore plus durant les deux derniers mois.
-Je peux aller chez Carlisle ce soir, pour que vous veniez vous occupez d'eux. C'est juste que je m'inquiète pour Noah. J'ai peur qu'il croit que je l'abandonne.
-On va prendre le temps de lui expliquer.
-J'accepte ton offre alors. Ça fait un bout de temps que je n'ai pas vu Edward, dis-je timidement.
-Hey… je ne veux pas que tu sois gênée de me parler d'Edward. Je suis heureux qu'il soit dans ta vie et je te souhaite beaucoup de bonheur avec lui, tu le mérites.
-Merci Jacob.
-Je serai là à 16h00 avec les garçons, je vais aller les chercher avant de rentrer.
-D'accord. On parlera à Noah, avant que je ne parte. Je reviendrai demain matin pour lui prouver qu'il peut me croire quand je lui dis que je vais revenir.
-C'est parfait. Je crois que ça va aller.
Je le serrai un peu contre moi et partis vers ma voiture pour rentrer à la maison de Sam. J'avais fait des recherches pour une nouvelle maison sur internet et j'avais fait imprimer celles qui m'intéressaient, j'avais hâte de les montrer à Edward.
En chemin, je décidai d'appeler Angela et Alice qui était rentrée hier de New York. Bizarrement je n'avais pas eu de nouvelles d'Angela depuis l'anniversaire de Félix. Ce n'était pas dans son habitude, elle devait être vraiment débordée à son travail.
Nous avions rendez-vous à 19h00 dans un resto italien, Alice m'avait dit que je pouvais dormir chez Jasper où elle habitait maintenant pour qu'on puisse papoter en pyjama avant de nous coucher, j'avais hâte d'y être.
J'étais assise au resto avec mes deux amies. Ça faisait un bien fou d'être avec elles. Noah avait pleuré et s'était accroché à moi avant que je parte. Jacob n'avait pas voulu que j'annule ma soirée. Il m'avait dit que ce serait ok, qu'il s'occuperait de Noah, le réconfortant jusqu'à ce que je revienne demain matin. J'avais promis à Noah d'être là avant le déjeuner et je comptais bien tenir ma promesse, pour qu'il comprenne que je ne l'abandonnerais pas.
-Bella, tu nous écoutes ? demanda Alice.
-Euh… désolée les filles, je pensais à Noah.
-Il va s'en remettre. Jasper m'a dit qu'il avait fait beaucoup de progrès avec la garderie.
-Je sais, je ne voudrais pas tout recommencer, depuis la dernière fois.
-Ça va bien aller, me rassura-t-elle.
Je lui souris et je me tournai vers Angela devant nous.
-Alors Angela, t'as beaucoup de boulot, tu as l'air crevé, dit Alice.
Elle était toujours aussi directe. C'est vrai qu'Angela avait l'air au bout du rouleau et Alice aurait pu être plus discrète.
-Non, au boulot ça va. C'est…
-Angela ça va ? demandais-je inquiète.
-Oui… je suis fatiguée, parce que je suis enceinte. J'en suis à presque 8 semaines.
-Oh mon dieu, c'est génial Angela ! s'exclama Alice en se levant pour lui faire la bise.
Je me levai à mon tour. J'étais heureuse pour elle, même si j'eus un petit pincement au cœur, nous aurions pu être enceintes en même temps si mes bébés n'étaient pas morts.
-Félicitations Angela, je suis contente pour toi, lui dis-je.
-Merci Bella. Je voulais attendre avant de te le dire, je ne voulais pas te faire de peine.
-Tu n'as pas à être désolée Angela. Je veux que tu sois heureuse d'être enceinte. Tu sais si je n'avais pas perdu mes bébés, avec la vie que j'ai menée en début de grossesse, ils auraient peut-être eu des problèmes de santé par ma faute.
-Bella… souffla-t-elle en me serrant contre elle.
-Je suis vraiment heureuse pour toi, tu mérites d'avoir un petit bébé pour toi, répondis-je en essuyant une larme qui venait de rouler sur ma joue.
Le reste du repas se déroula dans la joie. Angela nous raconta qu'elle ne pensait qu'à dormir et combien les nausées étaient déjà pénibles. Je la rassurais en lui disant qu'elle ne se souviendrait plus de tous ses petits désagréments lorsqu'elle aurait son enfant dans ses bras.
Alice rigolait de ces petits malheurs criant haut et fort qu'elle était chanceuse que Jasper ait une fille, qu'elle allait passer outre les désagréments de la grossesse. Nous le savions toutes les trois, que depuis toujours, Alice ne voulait pas avoir d'enfants. Elle disait qu'elle était trop instable dans ses déplacements pour son travail, pour élever correctement un enfant.
Alice m'avait accompagnée au New Moon, je voulais aller voir Edward une petite heure juste avant d'aller dormir chez Jasper. Je n'eus pas vraiment de misère à la faire venir avec moi, Jasper travaillait ce soir. Nous y étions plus tôt qu'à l'habitude et le bar était relativement calme pour un vendredi soir. Alice se jeta au cou de Jasper et ne voyant pas Edward, je supposai qu'il était dans son bureau, alors, je m'y dirigeai discrètement.
Je ne frappai qu'un petit coup avant d'ouvrir la porte et d'entrer. Je me stoppai net devant la vision d'une magnifique paire de fesses masculines dénudées. Le propriétaire du fessier agréable se tourna vers moi.
-Oh ! Désolée, dis-je en regardant dans les yeux, celui qui tentait maladroitement de dissimuler la personne, assise probablement nue sur le bureau devant lui, à qui appartenaient les jambes accrochées à sa taille.
-Salut Bella, me dit-il en souriant.
-Salut Mark, je… je croyais qu'Edward se trouvait ici, et dieu merci, ce n'est pas lui que je surprends.
-Euh… il n'est pas encore là, il a appelé, il a dit qu'il aurait du retard ce soir, Tanya finissait de travailler à 21h00. Il ne devrait pas tarder, m'informa timidement la fille aux jambes repliées, dont je reconnus la voix.
-C'est bon, merci Victoria, je vais prendre un verre en l'attendant Je vous laisse... euh... à ce que vous faisiez, dis-je en faisant un mouvement pour sortir de la pièce.
-Bella ?
-Oui ?
-J'aimerais bien te parler, tu aurais deux minutes, me demanda Mark.
-Bien sûr, je serai au bar, dis-je en refermant la porte.
Je retournai vers la salle et je m'assis près d'Alice qui roucoulait devant Jasper.
-Salut Bella, tu veux boire quelque chose ? demanda Emmett.
-Oui… un french kiss s'il te plaît.
Jasper et Alice se bécotaient tandis qu'Emmett préparait mon verre.
-J'imagine qu'Edward ne sait pas que tu es là ? me demanda-t-il en me servant.
-Non, on vient juste de décider de s'arrêter faire un petit coucou avant de rentrer Alice et moi.
-Il va être content de te voir, il n'a pas arrêté de parler de toi chaque soir cette semaine, tu lui manquais, m'avoua-t-il avec un sourire satisfait.
-Moi aussi, il m'a manqué, répondis-je un peu gênée qu'il soit si bavard avec moi.
-Bella… je…
Je le regardais, il était un peu mal à l'aise.
-Je ne voudrais pas que tu portes un jugement trop rapide et sévère sur Rose. C'est une bonne personne, c'est juste que…
-Emmett, ne t'inquiètes pas pour ça d'accord ? Je suis certaine que Rosalie est une bonne personne. Ça doit être le choc, répondis-je en lui souriant.
-Merci, vraiment, j'apprécie, dit-il.
Je ne répondis pas, je lui fis un hochement de tête. Victoria arriva derrière le bar et je sentis un bras entourer mes épaules et un doux baiser sur ma tempe.
-Désolé, on aurait dû fermer à clé, murmura-t-il en s'asseyant.
-C'est pas grave, ce n'était pas désagréable à regarder, le taquinais-je.
-Merci, dit-il à l'intention de Victoria qui venait de poser une bière devant lui. Elle lui sourit.
-Alors Bella, comment tu vas ? J'ai pris des nouvelles auprès d'Edward et de Victoria, mais j'avais hâte de te parler à toi, c'est important.
J'hochai la tête.
-C'est au sujet de ton agression, je...
-Ça va aller Mark, je t'écoute, Edward m'avait dit que tu voulais me parler, j'ai pas eu le temps de te joindre.
-Ok… donc, le mec qui t'a droguée, avait déjà un casier pour une histoire semblable. Il était aussi recherché dans plusieurs États pour des crimes similaires. Nous avons un dossier en béton et il y a même un recours collectif pour plusieurs victimes qui a été déposé.
-Oh !
Je ne voyais pas du tout où il voulait en venir.
-Et bien, si tu le souhaites, tu peux faire une déposition et je la joindrai à ce recours.
-Oh… comme si je portais plainte ?
-Si on veut. J'ai déjà fait la mienne en tant que témoin, j'espérais voir Edward ce soir pour lui demander d'en faire une également, ça donnerait encore plus de poids à la preuve.
-Je n'aurai pas à me présenter devant le juge pour faire mon témoignage ?
-Je ne crois pas.
-Je vais tenter de le faire. Tu sais, je n'ai pas vraiment repensé à tout ça. Quand je suis arrivée à l'hôpital, je saignais beaucoup et les médecins ont paniqué. Ils ont fait beaucoup d'examens, dont une échographie. J'étais enceinte, de jumeaux, mais je les ai perdus.
-Je sais, je suis désolé, dit-il sincèrement.
-J'ai eu tellement de peine que l'agression n'a pas vraiment eu d'importance pour moi, je m'en souviens à peine. Jasper pense que ça pourrait ressortir un jour, que je pourrais avoir une réaction, tout comme je pourrais ne jamais réagir.
-Je suis content que tu sois bien entourée et la déposition te permettrait de mettre un point final à cette attaque.
Victoria lui ramena un autre verre et Mark lui fit un tendre baiser sur les lèvres pour la remercier.
-Est-ce que Victoria serait en train de briser les barrières du célibataire le plus sexuellement actif et convoité de Seattle que tu es ? le taquinais-je.
Il rit.
-Je ne sais pas trop ce qui m'arrive. J'ai jamais -vécu ça avant. Ça fait des semaines que je n'ai pas baisé une autre fille qu'elle.
-Tu es sous le charme d'une belle rousse, lui répondis-je.
-Probablement, je l'ai aidée à porter plainte contre son ex, il la battait, elle était dans un piteux état la première fois que je l'ai rencontré. Edward est un vraiment un mec bien de lui avoir laissé la chance de s'installer dans le bureau.
-Je sais, il est parfait, souris-je en pensant à lui.
-Je pense juste à elle, je veux toujours qu'elle soit là, c'est à elle que je pense quand je me lève, quand je me couche et c'est la première personne que j'appelle quand il m'arrive quelque chose de nouveau. Je voudrais être constamment avec elle.
-T'es amoureux !
-Tu crois que c'est ça ? Ça fait si longtemps que je ne me souviens plus !
-Mark, tu n'as eu que des filles et des mecs d'un soir depuis les 10 dernières années. As-tu seulement, déjà eu une relation sérieuse ?
-Oui… j'ai eu le cœur en miettes quand elle est partie avec un autre. Je me suis juré que plus jamais je ne tomberai amoureux, les coups d'un soir c'était parfait pour ça, pas d'attachement. Pour la première fois depuis cette rupture, j'ai envie de plus qu'une aventure d'un soir.
-Victoria a l'air d'être une fille bien. Edward l'apprécie beaucoup et lui fait confiance.
-Elle est parfaite !
-Parfaite ? T'es mordu, tu sais ce qu'il te reste à faire alors !
-Je ne sais pas, si elle ne voulait que s'amuser, on n'en a jamais parlé directement.
-Si tu ne lui en parles pas, tu ne sauras jamais. Qui sait, elle pense peut-être la même chose que toi !
-Ça me fout la trouille. Je suis pathétique.
-Bien sûr que non, dis-je en prenant la dernière gorgée de mon verre.
Je me sentais juste bien, détendue. Le Lambrusco, au restaurant italien, avait accompagné agréablement le repas.
-Tu en veux un autre ? me demanda Emmett en prenant mon verre vide entre ses doigts.
J'allais lui répondre négativement quand je sentis le plus merveilleux des parfums enivrer tous mes sens, alors qu'on se lovait contre mon dos. Une respiration haletante caressa la peau de mon cou et je frissonnai.
-Oh, bon sang ! Tu m'as manqué, soupirât-il en glissant sa langue pour lécher la peau délicate derrière mon oreille.
Ça s'annonçait intéressant.
EDWARD
J'avais eu une semaine d'enfer à l'hôpital, j'avais pratiqué plusieurs interventions sous une légère supervision du chef de chirurgie. J'étais assez fier de mes interventions. J'avais passé la semaine à faire mes boîtes chez Tanya pour prendre mes affaires personnelles. J'avais tout mis au garage pour l'instant en attendant de trouver la maison de nos rêves à Bella et à moi. Elle avait eu encore beaucoup d'épreuves avec ses enfants cette semaine. Deux fois elle m'avait appelé le soir en pleurant, j'avais réussi à la consoler du mieux que je le pouvais, j'avais même appelé Jasper. Elle allait mieux, mais j'avais envie d'être près d'elle pour l'aider au quotidien. J'avais vu les filles chaque soir de cette semaine et j'avais reparlé avec Tanya de la possibilité de faire une garde partagée, je ne voulais pas que mes enfants aient le sentiment que je les abandonnais. Mais peine perdue, elle était vraiment têtue, rien n'y faisait, elle ne voulait pas que mes filles aillent chez Bella. Elle ne voulait pas qu'elles trouvent en Bella, une mère de remplacement. Toujours le même discours.
J'arrivai au New Moon plus tôt que je ne l'espérais et c'était assez tranquille pour un vendredi soir. Je m'approchai du bar où il y avait Emmett, Victoria et Mark, ça devenait une habitude de le voir ici, celui-là. Jasper s'amusait avec des bouteilles faisant un sourire charmeur à une fille devant lui, Alice. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que juste à côté, il y avait ma Bella.
-Tu en veux un autre ? lui demanda Emmett en prenant son verre vide.
J'accélérai le pas et mon cœur partit au galop lorsque je me lovai contre son dos en enfouissant mon visage dans son cou, humant à plein poumon le parfum qui s'en dégageait. Elle frissonna et le désir qui sommeillait en moi, gronda.
-Oh bon sang ! Tu m'as manqué, soupirais-je en glissant ma langue sur la peau délicate derrière son oreille.
-Humm…
-Si je m'attendais à te trouver ici ce soir, c'est une belle surprise, murmurais-je.
-Emmène-moi… je veux être seule avec toi… soufflât-elle en se retournant pour m'embrasser langoureusement.
Son goût agrumes et grenadine comme lors de notre première fois, réveilla ma virilité.
-Tout ce que tu voudras ! dis-je avant de l'aider à se lever et de quitter le bar.
Elle était légèrement chancelante, probablement aussi impatiente que moi de se retrouver enfin seuls.
-Hey ! Elle devait venir dormir chez moi! Entendis-je dire Alice derrière nous, mais nous étions déjà bien loin et dans notre bulle.
Je l'embarquai dans ma Volvo et je pris la direction que nous avions empruntée il y a quelques mois, l'hôtel de notre première nuit. Je la fis reculer doucement au fond de la cage d'ascenseur, la coinçant entre mon corps et la paroi métallique.
-J'ai envie de toi, soufflais-je sur ses lèvres, avant de me fondre sur ces dernières.
Je me frottai effrontément contre son ventre et j'aspirai son gémissement entre mes lèvres. Je voulais ne faire qu'un avec elle, la sentir le plus près possible de moi, me fusionner avec elle, en elle.
J'étais tiraillé entre la tendresse, la douceur, l'amour et la passion, l'envie, le besoin, la force. J'espérais qu'elle me guide, pour que je puisse savoir de quelle façon elle en avait envie.
Le ding de l'ascenseur nous fit briser le baiser et je l'entraînai vers la chambre en laissant mon bras autour de ses épaules. Aussitôt la porte refermée derrière nous, ma belle se retourna vers moi et doucement elle posa ses lèvres sur les miennes en déboutonnant un à un les boutons de ma chemise. Ses gestes étaient lents et tendres, doublés de soupirs d'aise. J'avais la réponse à ma question. Elle avait besoin d'amour, de sensation, d'attention. Elle laissa un baiser sur chaque bout de peau de mon torse qui se découvrait lentement. C'était tendre, doux, langoureux.
Nos dernières fois avaient été fortes et passionnées. Nous avions beaucoup de moment de tendresse, des moments d'excitation extrême où on devait faire baisser la pression et la dernière fois sur la plage derrière la maison de mes parents, il y a plus de trois semaines, où c'était un appel au désespoir.
Je me sentais prêt pour avancer, prêt pour faire grandir notre relation, prêt à lui faire l'amour. Je pris son visage entre mes mains et je m'emparai de ses lèvres, l'embrassant sensuellement. Je la fis reculer doucement vers le centre de la chambre, où se trouvait le grand lit, jusqu'à ce que l'arrière de ses genoux touche ce dernier.
Je l'aidai à enlever ses vêtements, après avoir retiré les miens. Il n'y avait pas d'urgence comme nos dernières fois, on prenait notre temps, savourant ce moment. Je l'embrassai, caressant son corps, ses courbes magnifiques du bout des doigts. Je la sentis frissonner sous mon toucher.
-T'es une femme magnifique ma Bella, murmurais-je enfouissant mon visage dans son cou.
-Fais-moi l'amour Edward, soupirât-elle.
-Hummm... Bella... soupirais-je à mon tour avant de poser mes lèvres sur les siennes.
Bella se laissa tomber sur le lit derrière elle, se soulevant le haut du corps en s'appuyant sur ses coudes tout en repliant ses jambes, ses chevilles remontées vers ses cuisses, qui s'écartèrent légèrement, me permettant d'entrevoir son sexe. Je m'installai au bout du lit en m'agenouillant. Mon excitation étant encore plus forte.
Je posai mes mains avec délicatesse sur ses cuisses, puis je descendis vers son aine, elle écarta instinctivement les jambes à l'approche de mes paumes. Je passais deux doigts sur son sexe. Je répétais cette opération plusieurs fois et je sentis suinter son excitation. J'ouvris son sexe avec mon index pour l'humidifier et remonter caresser son clitoris. Elle eut un sursaut et un soupir de plaisir quand mon doigt se nicha sur la pointe de sa fleur de jouissance. Je la caressai doucement, la faisant exhaler, avant de m'abaisser pour embrasser l'intérieur de ses cuisses.
Arrivé près de mon bonheur ou plutôt de son bonheur, je léchai ses lèvres intimes du plat de ma langue et tout comme la sienne, ma réaction fut immédiate, un râle de bonheur sortit de ma bouche. Putain que ça m'avait manqué. Je pouvais goûter à son plaisir qui coulait abondamment sur ma langue. Je la taquinai un moment avant de m'attarder à la succion de son clitoris, elle cria et écarta les jambes au maximum pour que je m'abreuve encore plus de son plaisir. Je sentais son bouton durcir et gonfler sous ma langue. Enhardi par ses soupirs, ses cris et ses halètements, je suçotai plus fort et mordillai la partie la plus sensible de son anatomie. Sa respiration était de plus en plus haletante et elle commençait à agiter son bassin dans tous les sens. Elle poussait des petits cris, elle se déchaînait en bougeant elle même pour que ma langue appuie au meilleur endroit. Son corps se cambra, elle attrapa ma tignasse et elle poussa un énorme cri de soulagement orgasmique, d'où s'ensuivit une décharge de son précieux nectar dans ma bouche que je lapai minutieusement.
Je remontai vers sa bouche en laissant une traînée de baisers humides sur son ventre, le creux de ses seins, son cou, sa mâchoire, pour finir par prendre ses lèvres langoureusement en m'appuyant sur mes avants bras. Elle gémit de concert avec moi alors que ma langue frotta la sienne. Longtemps je cajolai sa bouche et je posai mon front contre le sien.
Je bougeai pour nous installer sous les couvertures, chacun sur nos flancs, à nous regarder, nous cajoler. J'avais une érection forte et douloureuse, mais je pouvais attendre, ce que j'avais à lui avouer était plus important que ça.
Je pris une grande inspiration et je fixai mes yeux aux siens.
-T'es arrivée dans ma vie à un moment où j'en avais besoin, sans que je le sache moi-même. Tu as fait exploser en moi, tel un feu d'artifice, des sentiments, des désirs, des envies que je croyais enfouis pour toujours.
J'embrassai ses lèvres tendrement, cherchant le courage de lui avouer mes sentiments. Je scrutai au fond de ses yeux, je voulais me conforter, me donner du courage, ce que j'avais à lui dire était important
-Bella... je veux que... je veux que tu saches que je t'aime. Je t'aime sincèrement et profondément. Je suis heureux que tu sois dans ma vie…
-Oh Edward... soufflât-elle, avant de se jeter sur mes lèvres avec un enthousiasme évident.
La force de son baiser me fit basculer sur le dos. Elle passa une jambe par dessus moi, pour se retrouver à califourchon sur mes cuisses. Elle s'agrippa à mes cheveux et approfondit le baiser, me faisant pencher la tête sur le côté.
Elle brisa le baiser, aussi durement que son attaque. Elle me regarda, à bout de souffle, avec tant d'intensité que j'arrivais à peine à me concentrer, l'avoir sur moi de cette façon me faisait la désirer encore plus, mon pénis était douloureusement dur et les petits mouvements innocents qu'elle faisait me rendaient vulnérable.
Elle passa ses mains sur mon visage avec tendresse et délicatesse, allant même jusqu'à lisser mes cheveux vers l'arrière. J'étais excité, mais aussi ému par son toucher, rempli de tendresse et j'osais l'espérer, d'amour.
-Edward...
Elle ne me laissa pas le temps de répondre.
-Je ressens la même chose. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée depuis bien longtemps. Je veux être avec toi et je veux être heureuse avec toi. Je t'aime aussi, sincèrement, profondément.
Je l'embrassai à mon tour et je posai mes mains sur ses hanches pour la faire lever afin qu'elle m'accueille à l'intérieur d'elle, enfin.
C'était, une fois de plus, une étreinte merveilleuse, voire magique, aussi magique que notre première fois dans cette même chambre.
Je tournai mon visage vers ma belle, elle était encore haletante, là sur son ventre le visage écrasé contre l'oreiller, la bouche entrouverte, les yeux à demi clos, les joues rougies par l'effort de son orgasme. J'étais un putain de mec chanceux.
Je me positionnai sur mon flanc, appuyant ma tête sur ma paume. J'allongeai mon autre bras pour passer une mèche de cheveux derrière son oreille, afin que je puisse mieux voir son visage.
Elle me sourit, sourire que je lui rendis.
-J'ai des documents et des photos de quelques maisons, tu veux qu'on les regarde ensemble ?
-Bella, il est 02h00 du mat, rigolais-je.
-Et alors ? c'est samedi demain. Je ne dois pas rentrer pour les garçons avant le déjeuner, on dormira demain matin, plaida-t-elle.
-Tu vois, si je dois passer la nuit éveillé à côté de toi... j'ai d'autres projets, dis-je en faisant courir mes mains sur son dos, descendant dangereusement sur ses fesses rebondies.
-Ça me semble plutôt intéressant comme proposition. Fais moi vibrer, Edward, soupira-t-elle avant de se mordre la lèvre.
C'était la phrase magique et j'allais m'employer à la satisfaire jusqu'à ce qu'elle demande grâce.
BELLA
3 semaines plus tard
25 juillet
-Je suis contente pour eux.
-Si tu savais comme je suis heureux d'être enfin parrain et d'un petit mec en plus. Il est vraiment beau, tu devrais le voir, c'est fou comme il ressemble à Emmett.
-Rosalie va bien ?
-Oui, en pleine forme, je suis heureux pour elle. Ça n'a pris que 6 heures, c'est court pour un premier.
-Il a un nom ce petit trésor ?
-Bien sûr. Il s'appelle Adam Edward Mc Carthy.
-J'adore ce prénom, et crois moi je m'y connais en prénom de garçon. J'ai même pensé à appeler Samuel comme ça.
Évidemment, maintenant je savais pourquoi Jacob n'avait pas voulu.
-Si tu permets, je vais m'occuper d'elle, le temps qu'Emmett récupère quelques vêtements chez lui et je viens vous rejoindre. Alice et Jasper sont déjà là ?
-Juste Alice et Lucie, Jasper avait un des trucs à finir pour l'école. À plus tard alors.
-À plus tard, je t'aime.
-Je t'aime aussi.
Je raccrochai le téléphone. J'étais heureuse qu'Edward puisse être auprès de sa soeur, que son incompréhension envers notre relation ne s'était pas mise entre Edward et elle. Elle avait des principes et elle respectait sa valeur première, la famille, en accordant la chance à Edward d'être près d'elle.
-Vous en êtes rendus au "Je t'aime aussi" ? rigola Alice.
-Alice Brandon ! tu as encore laissé traîner tes oreilles !
Elle rigola.
-Bella, je suis heureuse pour toi, Edward est un type bien.
-Oh Alice, je suis tellement heureuse ! On a trouvé une maison ! On emménage dans quelques jours, soit dimanche prochain.
-Oh c'est génial ! c'est la journée des bonnes nouvelles !
-C'est quoi l'autre bonne nouvelle ? demandais-je.
-Je ne peux plus attendre pour te le dire. Jasper voulait que je l'attende, mais j'en peux plus !
-Alice, riais-je.
-Je suis enceinte !
-Enceinte ?
-Ouiiiiiii !
-Oh ! mais... mais... Alice !
-Je sais, je sais, j'ai toujours dit que je ne voulais pas d'enfant, que j'en n'aurais pas... c'était pas prévu, c'est juste arrivé... Jazz est vraiment heureux alors, on a décidé de le garder, pis en plus, avec Lucie, et tes garçons, je me débrouille pas si mal. Tu crois que je vais être une bonne mère ? Lucie dit que je vais être super et Jazz dit que je vais être sexy un max avec ma grosse bedaine.
-Toujours aussi bavarde, les hormones ne calmeront pas ta volubilité. Je suis contente pour toi Alice, vraiment. Tu vas être une bonne mère, dis-je en l'enlaçant.
-Oh j'espère.
-C'est prévu pour quand ? demandais-je en nous réinstallant dans la balançoire.
-D'après les calculs de Jazz, autour du 23 mars, j'en suis à 40 jours aujourd'hui.
-Tu vois la gynéco bientôt ?
-Oui, la semaine prochaine. Et tu sais, c'est génial parce que cette année on a avancé la date du défilé du printemps pour le mois de février, soit un mois avant, une chance pour moi, sinon j'aurais accouché entre deux changements de tenue.
-Pourquoi ça ne me surprend pas.
On continua de discuter quand Jasper arriva, suivi de près par Edward. Quand Noah le vit, il courut lui faire un câlin. Edward le réceptionna.
-Edar... dit-il alors en lui faisant un bisou.
-Salut petit bonhomme, dit Edward en le mettant sur sa hanche, le gardant dans ses bras, pour nous saluer chacun notre tour.
Depuis que nous avions avisé les enfants que Jacob et moi allions divorcés, et que j'allais acheter une maison avec Edward, Noah avait jeté son dévolu sur ce dernier. J'avais l'impression que c'était parce qu'il avait besoin d'une présence masculine et que Jacob lui manquait. Samuel, fidèle à lui-même était serein et confiant, le divorce ainsi que l'arrivée d'Edward ne l'affectait pas. Il avait juste dit qu'il ne voulait pas d'un nouveau papa, que son papa à lui c'était Jacob et qu'il voulait le voir souvent. Félix... n'avait pas eu de réaction envers Edward, en fait, il l'ignorait. Jasper disait que c'était une façon de dire que ça ne le dérangeait pas. Il n'avait pas eu de réplique face à cette nouvelle.
-Alors passé une bonne journée ? demanda mon amoureux en embrassant ma joue.
-Oui, et Alice avait une bonne nouvelle.
Je me dirigeai vers Jasper.
-Félicitations Jasper ! Je suis heureuse pour vous deux, dis-je en l'étreignant.
-Oh... euh...merci... Alice, tu n'as su tenir ta langue...
-Désolée mon amour, mais j'étais trop contente d'annoncer que J'ALLAIS AVOIR UN BÉBÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ! Dit-elle en sautillant.
-STOP ALICE, ne sautille pas comme cela, tu risquerais de te faire mal ! paniqua Jasper.
Alice le regarda tristement.
-Désolée Jazz, souffla-t-elle en se lovant contre lui.
Jasper prit une énorme inspiration avant de se pencher vers elle.
-Ne soit pas désolée, c'est moi qui suis limite fou, ça n'arrivera pas à chaque fois que la femme que j'aime est enceinte. Excuse-moi.
Il l'embrassa.
-Ça va aller Jazz, tenta-t-elle de le rassurer.
Edward s'était rapproché de moi et m'avait serré contre lui. Il avait dû penser tout comme moi à la douleur que Jasper avait ressentie lors de l'accident avec Maria, la mère de Lucie. Moi je pensais aussi à la douleur de perdre l'enfant dont on était enceinte.
Jasper nous regarda.
-Désolé, je suis paranoïaque. J'ai juste peur de les perdre, elle et le bébé. J'aimerais me transporter en une fraction de seconde au jour de l'accouchement, j'angoisse solide.
-Papa ? dit doucement Lucie.
-Oh salut ma puce, dit-il en ouvrant son bras pour la serrer contre lui, dans la même étreinte qu'Alice.
-Je suis certaine que tout va bien se passer, pas vrai Alice ? dit-elle.
-Oh oui ma grande, on va faire un merveilleux petit bébé et il ne va nous arriver que de du bonheur, scanda-t-elle joyeusement.
Jasper se retrouva attaquer de mille baisers sur ses joues par Alice et Lucie. Il ne put que rire et se détendre face à tant de soutien et de dévotion de la part ses deux amours.
-On va passer à table bientôt, le repas est presque prêt, dis-je.
-Tu veux que j'aide les garçons pour laver leurs mains, me demanda Lucie.
-Tu serais gentille oui, merci Lucie.
Elle s'approcha de Noah, toujours scotché sur la hanche d'Edward et elle lui tendit les bras.
-Viens Noah, on va laver tes mains et on revient, dit-elle doucement.
Noah donna un bisou à Edward et accepta les bras de Lucie. Elle dit à Samuel et Félix de la rejoindre. Nous nous retrouvions les quatre adultes. Alice bécotait Jasper qui hochait la tête à ce qu'elle lui disait. Je me dirigeai vers la cuisine pour sortir le gratin dauphinois du four et quand je posai le plat sur le comptoir, je sentis une présence dans mon dos.
Je me retrouvai plaquée contre le comptoir et je dus m'appuyer dessus, de mes mains encore recouvertes des mitaines isolantes.
-J'ai envie de toi, souffla Edward dans mon cou en empaumant mes seins.
-Hummm...
J'aimais quand il était aussi passionné et encore plus lorsqu'il me disait ce qu'il avait envie. En fait, j'aimais toujours la façon dont il me faisait ressentir son désir pour moi, parfois doux, parfois rude.
-J'ai juste envie de te prendre contre ce comptoir, là, maintenant, dit-il de sa voix rauque, poussant son désir, évident, contre mes fesses.
-Peut-être quand les enfants seront couchés, suggérais-je en renversant ma tête pour lui donner encore plus accès à ma gorge.
-J'y compte bien, si tu savais combien j'ai hâte qu'on puisse dormir dans le même lit tous les soirs, murmura-t-il en continuant ses caresses.
-Moi aussi Edward, dans quelques jours nous aurons les clés de notre maison et nous pourrons y dormir chaque soir.
-Je t'aime, dit-il en appuyant son front contre mon épaule.
-Moi aussi je t'aime.
Il se dégagea doucement.
-Tu veux que je t'aide ? demanda-t-il.
-Oui. Tu peux sortir les steaks du frigo, on va les faire cuire sur le grill dehors.
-D'accord, je me charge de faire griller les steaks, dit-il en souriant.
-Il y a aussi une assiette avec des pâtés de viande... pour les hamburgers, prends-la.
-Pourquoi des hamburgers ?
-Félix... il n'aime pas les steaks et... enfin... y'en a pour tous les enfants.
-Tu n'as pas à te justifier, j'aurais probablement fait comme toi pour une de mes filles.
La minute précédente, il était heureux et joueur et là il y avait une tristesse dans ses yeux, une tristesse que je n'étais pas capable de cerner.
-Edward ?
-Hum !...
-Ça va ?
-Oui.
-Qu'est-ce qui te rend triste ?
-Oh... euh... mes filles me manquent... soufflât-il.
Je posai ma main sur la sienne.
-Ma soeur a accouché aujourd'hui, son enfant est près d'elle. Alice porte un enfant. Jasper se fait rassurer par sa fille et toi tu as tes garçons ici avec toi. J'aurais juste aimé pouvoir partager ce dîner du dimanche soir avec mes filles aussi, je voudrais qu'elles partagent des moments heureux avec nous. Ça me rend triste que Tanya se braque chaque fois que je veux prendre les filles, elle préfère que j'aille m'en occuper chez elle.
-Je ne sais pas quoi te dire Edward. J'espère juste que Tanya changera d'idée, parce que j'ai bien l'intention de faire une superbe chambre pour tes filles dans notre maison et je suis certaine qu'elles ont hâte de venir passer quelques jours par mois, voire par semaine dans notre maison. Ça va s'arranger.
-Merci Bella.
Il me serra contre lui avant de sortir sur la terrasse avec les assiettes. Je terminai de préparer les diverses choses dont j'avais besoin pour mettre les couverts. Alice entra pour venir m'aider.
-Merci Alice.
-Je t'avais dit que je t'aiderais.
-Ok, mais pas trop... je ne voudrais pas que tu nous empoisonnes.
-Hey...
-Alice, la seule chose que tu sais faire c'est du café.
-Ben c'est mieux que de ne rien savoir faire du tout, s'offusqua-t-elle joyeusement.
-Ouais ben tu le feras après le repas.
-Je ne crois pas non, dit-elle.
Je la regardai, je ne comprenais pas pourquoi elle ne voulait pas faire le café.
-Jasper voudrait que j'arrête d'en prendre... pour le bébé.
-Il a raison. Commence par diminuer ta ration journalière, ce sera déjà merveilleux et sinon, on fera du déca.
-Du déca, grimaça-t-elle.
-Alice, tu dois prendre soin de ta santé et de celle de ton bébé. Un café par jour c'est amplement suffisant. Demande à la gynéco la semaine prochaine, elle te donnera les indications.
-Tu crois ?
-Elle est là pour répondre à toutes tes questions. En plus, ça va rassurer Jasper.
Elle hocha la tête.
-C'est traumatisant ce qu'il a vécu Alice.
-Je sais. J'ai peur de le décevoir. Je fais la confiante là, mais en fait, j'ai la trouille. Je suis heureuse d'être enceinte, mais j'ai peur de le perdre, je ne voudrais pas faire de la peine à Jazz.
-Chasse ces idées noires, je suis certaine que ça va bien aller.
Je la serrai contre moi.
-Vous venez les filles, c'est presque prêt, dit Jasper entrant dans la cuisine.
-Oui, on vient.
Il nous lança un regard inquiet et je secouai la tête, espérant qu'il soit rassuré, mais c'était mal le connaître.
-Alice, t'as mal, tu vas bien ? paniqua-t-il en courant vers nous.
Je les laissai et sortis rejoindre mon homme et mes enfants dehors. Je m'activai à mettre les couverts et Samuel vint m'aider.
-Maman, je peux manger un hamburger moi aussi ?
-Bien sûr, dis-je en caressant ses cheveux.
-Félix il a dit que c'était juste pour lui.
-J'en ai pour tous les enfants, pour Félix, Noah, Lucie et toi aussi, lui souriais-je.
-Merci, dit-il avant de retourner jouer.
Alice et Jasper nous rejoignirent avec le reste des plats pour le repas. Tout le monde s'installa et je m'appliquai à mettre le "ketchup" dans les hamburgers quand Félix commença à se plaindre.
-C'est long, j'ai faim, je veux être servi le premier.
-Tu vas attendre mon grand, et je fais les trois hamburgers en même temps pour que tous les trois vous ayez vos assiettes ensemble, comme ça, pas de chicane.
-C'est toujours pareil, faut toujours que j'attende mon tour, bouda-t-il.
Je fis abstraction de sa mauvaise humeur, j'étais habituée maintenant. En plus, ça permettait à Jasper de voir comment ça se passait réellement.
Je remis les trois assiettes en même temps et je reçus un "merci maman" de Samuel et de Noah. Comme à son habitude, Félix m'arracha presque son assiette des mains et ne me remercia pas. Edward trouvait ça inconcevable, mais je lui avais demandé de ne rien dire. Sauf qu'autour de la table ce soir, il n'y avait pas qu'Edward.
-Tu pourrais dire merci à ta mère Félix, elle a préparé ton repas, même si tu as été méchant avec elle, dit Lucie.
-Et alors, c'est son job de mère de faire le repas non ?
J'allais intervenir, mais Jasper me stoppa. Tous avaient arrêté de faire ce qu'ils faisaient sauf Noah qui demandait encore du "ketchup" à Edar.
-Elle n'est pas obligée de te faire ton repas préféré, elle l'a fait pour te faire plaisir. Elle aurait pu te faire manger du steak alors qu'elle sait que tu n'aimes pas ça !
-Ben je n'aurais pas mangé son foutu steak !
-Tu sais quoi, moi si ma maman était encore vivante, je me collerais contre elle chaque fois que je le pourrais, je lui dirais et je lui montrerais que je l'aime, je mangerais son foutu steak et je lui dirais merci, même si je n'aime pas ça ! Jamais je ne me fâcherais contre elle pour une histoire de repas. Tu es chanceux que ta maman elle soit encore là, qu'elle ne soit partie qu'un mois, pas pour toute la vie et qu'elle puisse te faire des hamburgers. Moi la mienne elle est morte, je ne pourrai plus jamais la voir !
Félix la regarda et prit une bouchée de son hamburger, sans dire un mot. Lucie essoufflée de sa tirade, prit une gorgée de son verre de jus de fruit avant de mordre elle aussi dans son hamburger.
Je regardai Jasper qui me sourit. Va falloir qu'il m'explique pourquoi il souriait, parce que moi, j'avais juste envie de pleurer. Edward mit sa main sur la mienne et posa une assiette devant moi.
-Merci, soufflais-je.
-Alice ? dit Lucie alors que nous étions tous à la moitié de notre repas.
Félix avait quitté la table ainsi que Samuel pour aller jouer à la console de jeux. Noah, s'amusait avec Edward en mangeant une bouchée de steak, piquée dans l'assiette de ce dernier et une bouchée de hamburger de la sienne. Il rigolait.
-Oui, ma puce ?
-Je suis désolée, je ne voulais pas te faire de peine.
-Pourquoi tu m'aurais fait de la peine ? demanda Alice, même si nous savions tous, Alice inclus, ce qui aurait pu la blesser.
-Je ne veux pas que tu penses que je ne t'aime pas. Tu es gentille avec moi et je t'aime beaucoup. Si j'ai dit que je voulais que ma mère soit là...
-Hey... tu arrêtes tout de suite. Maria était TA mère, tu as le droit de la vouloir près de toi. S'il n'était pas arrivé ce malheureux accident, c'est elle qui serait là ce soir à manger avec Jasper, les jumeaux et toi.
-Alice...
-Non Jazz... c'est important là! Répliqua-t-elle.
Jasper se tut.
-Lucie, ma chérie, tu ne me fais pas de peine quand tu parles de ta mère. C'est normal que tu t'ennuies d'elle, c'était ta maman. Tu as le droit de parler de ta maman autant que tu veux et même si je ne l'ai pas connue, je serais contente de t'écouter, toujours.
-Je me sens mal, dit Lucie au bord des larmes.
Tous nous avions dégluti en entendant sa voix trembler.
-Papa, j'ai le droit d'aimer Alice comme si c'était ma maman ?
-Oui, tu as le droit. Pourquoi tu n'aurais pas le droit ?
-Parce que j'ai déjà une maman...
-Écoute ma chérie, Maria était une maman formidable d'accord? Mais elle n'est plus là... et... je suis certain qu'elle accepterait que tu aimes Alice comme une maman... elle... elle aurait voulu que tu sois heureuse et si aimer Alice comme une maman te rend heureuse, je crois qu'elle serait ok avec ça.
Les larmes coulaient sur les joues de Lucie alors qu'elle hochait la tête aux paroles de son père. Jasper se leva pour prendre sa fille dans ses bras et un sanglot déchirant sorti de la poitrine de Lucie, m'arrachant une douleur vive dans le ventre. Comment une gamine de 12 ans pouvait avoir une discussion aussi profonde. Edward essuya ma joue, je n'avais même pas senti que je pleurais. Alice reniflait et tentait de garder le contrôle mais je voyais bien qu'elle était plus qu'émue.
Lucie se dégagea de l'étreinte de son père. Ce dernier avait les yeux humides et rouges. Lucie prit la main d'Alice.
-Al... je... tu veux bien être ma maman ?
-Oh bien sûr que oui... rien ne me ferait plus plaisir, ma chérie.
Alice la prit dans ses bras et elles pleurèrent de joie toutes les deux sous le regard bienveillant de Jasper.
-Tu veux un verre Jasper, demanda Edward.
-Ça ne serait pas de refus, quelque chose de fort, souffla ce dernier.
Edward se tourna vers moi.
-Oh... je crois que Sam garde un bar dans l'armoire sous le téléviseur. Servez vous !
Edward et Jasper revinrent avec des verres pour nous trois et un café pour Alice.
-J'ai trouvé du déca, dit-il.
-Merci mon coeur, c'est parfait ! lui sourit-elle.
Lucie venait de prendre Noah avec elle, elle voulait aller lui donner son bain, elle désirait s'entraîner pour pouvoir s'occuper de sa petite soeur. Elle était convaincue qu'elle allait avoir une petite soeur. Samuel vint nous voir près d'une heure plus tard alors que nous discutions de notre nouvelle maison Edward et moi.
-Maman, Noah s'est endormi contre Lucie et elle a peur de le réveiller si elle bouge.
-Vas-y Bella, on va ranger, dit Edward.
Je l'embrassai doucement avant de suivre Samuel.
-Tu as pris ton bain ? demandais-je.
-Oui, Félix il a dit que ça te ferait plaisir si nous étions baignés et prêts à dormir, avoua Samuel.
Oh mon dieu ! J'arrivais pas à croire que Félix avait délibérément voulu me faire plaisir.
Arrivée dans la chambre, je remerciai Lucie et l'aidai à se libérer de l'étreinte de Noah. Je la serrai contre moi avant qu'elle n'aille rejoindre Jasper et Alice. Je me dirigeai vers la chambre où Samuel et Félix dormaient.
-Alors, vous êtes prêts à dormir ? demandais-je en entrant.
-Samuel tu voudrais me laisser seul avec maman ? demanda Félix.
-Ok.
-Vas retrouver Edward à la cuisine, mon chéri, dis-je doucement.
Il sortit de la pièce et je m'asseyais sur le bord du lit. Félix s'installa le dos contre la tête de lit.
-Je te demande pardon maman, pardon d'avoir été méchant, dit-il en se mettant à pleurer.
Je ne dis rien, ma gorge était nouée par l'émotion. J'approchai de mon fils et lorsque je posai ma main sur son épaule, il se jeta dans mes bras. Je le serrai contre moi avec force et je fondis en larmes tout comme lui. Il s'accrocha à moi, son petit corps secoué par les sanglots.
-Je ne te ferai plus de peine maman.
-Oh mon chéri ! Ça va aller maintenant !
-Je voulais pas te faire de peine, maman mais j'avais trop peur ! dit-il les larmes lui coulant des yeux.
-Pourquoi avais-tu peur ? lui demandais-je.
-Parce que t'es partie à cause de tout le travail que je te donne, parce que t'étais triste que j'étais pas gentil, me dit-il dans un gros sanglot.
-Non, non, Félix, ce n'était pas de ta faute, tu es un très gentil garçon et je suis très fière de toi, mon grand !
-Tu me pardonnes maman ? me questionna-t-il de ses grands yeux mouillés.
-Oui, je te pardonne. Je t'aime tellement, mon grand ! lui répondis-je en embrassant ses cheveux.
-Moi aussi je t'aime maman, je te promets que je vais être gentil, me dit-il d'un air très sérieux.
-Merci ! Je veux juste que tu te sentes mieux et que tu n'aies plus peur ! J'aimerais que tu me dises quand ça ne va pas, comme avant. Je te promets que je répondrais à tes questions, je veux juste t'aider à devenir encore plus grand, Félix ! J'avais ma main dans ses cheveux, je le sentais encore un peu tendu contre moi.
-Pourquoi tu es partie, Maman ? Papa, il voulait pas me dire, et puis Noah ne faisait que pleurer et t'appeler tout le temps, et Samuel, il allait à l'hôpital pour sa jambe alors moi j'étais tout seul et tu me manquais beaucoup ! Et personne me parlait !
Et voilà, on y était, mais je ne pouvais pas ne pas lui répondre. Il avait souffert trop longtemps avec toutes ces questions qui lui mangeaient la tête, mais comment lui expliquer ma douleur, la trahison, ma fuite, mes erreurs et tout le reste ?
EDWARD
Cela faisait un moment que Bella était montée voir les garçons. J'avais été étonné que Samuel me rejoigne dans la cuisine, et lorsqu'il m'avait précisé que Félix avait demandé à rester seul avec Bella, l'inquiétude avait gagné du terrain. Je comprenais que Félix soit bouleversé par tout ce qu'il s'était produit depuis l'incendie de leur maison. Sa vie avait été complètement retournée et avec son déficit d'attention en plus, il avait de la difficulté à se reprendre. Ce que j'avais du mal à admettre, c'était que toute sa colère était dirigée contre Bella et seulement elle. Il m'était de plus en plus difficile de la voir en larmes et complètement défaite par l'agressivité de Félix. Juste au moment du repas, son geste brusque d'arracher son assiette m'avait agressé. J'avais serré les poings pour ne pas intervenir et heureusement qu'à ce moment là, j'avais Noah sur les genoux, ce qui m'avait retenu.
Je m'étais promis intérieurement d'avoir une discussion avec lui. Cette situation ne pouvait plus durer. L'intervention de Lucie nous avait scotché, tous. Cette enfant, du haut de ses douze ans, nous avait tous remué et Félix ne s'était plus manifesté jusqu'à la fin du repas où il avait quitté la table en compagnie de son frère. Et maintenant, cela faisait plus de trois quarts d'heure qu'il était avec sa mère.
N'y tenant plus, je décidais d'aller vérifier que tout se passait bien. Arrivé devant la porte de sa chambre, je n'entendais que des sanglots. Puis la voix un peu cassée de Félix retentit, demandant à Bella pourquoi elle était partie. Mon cœur fit un bon dans ma poitrine. On y était.
Comment ma belle allait-elle réagir ? Nous nous étions raconté les réactions de nos enfants lorsque nous les avions informé de nos divorces et de notre futur emménagement ensemble. Grâce à Jasper, Bella n'était pas trop inquiète du manque d'intérêt de Félix mais maintenant, elle se trouvait devant le nœud du problème. Et il fallait l'aborder, si elle voulait avoir une chance que Félix reprenne confiance. Je décidais de rester là, prêt à toute éventualité.
-Félix, qu'est-ce que tu fais lorsque tu veux réfléchir à un gros souci ? lui demanda-t-elle
-Eh bin, je me cache, je veux voir personne, je veux rester tout seul, lui répondit-il
-Alors voilà ce qui s'est passé. J'ai eu une grosse dispute avec papa et j'avais tellement de soucis et de chagrin que je voulais juste partir pour réfléchir. Je ne voulais pas vous faire de la peine. J'avais besoin de me retrouver toute seule pour prendre les bonnes décisions mais j'ai fait de grosses bêtises. Après, j'avais peur aussi que vous ne vouliez plus de moi. Parce que j'étais partie, je me sentais comme une mauvaise maman, même si vous me manquiez tout le temps.
-Mais pourquoi vous vous êtes disputés avec papa ? Il t'a fait du mal ?
-Tu sais mon grand, dès fois on croit que tout sera toujours pareil. Mais ce n'est pas vrai tout le temps. Ton papa et moi, on s'est beaucoup aimé et puis un jour on a arrêté, je ne sais pas pourquoi. Mais moi, je ne voulais pas cela, alors j'ai eu ce gros chagrin. Maintenant que j'ai bien réfléchi et ton papa aussi, on a décidé de divorcer. Mais pour vous, vous aurez toujours votre papa et votre maman mais pas ensemble dans la même maison.
-C'est pour ça que vous divorcez ? me demanda-t-il en fronçant les sourcils.
-Oui c'est pour cela, pour ne plus se rendre malheureux. Lui répondis-je
-Alors c'est pas à cause de nous, qu'on vous fait trop de travail et qu'on est pas toujours gentils.
-Non, mon cœur, ce n'est pas à cause de vous. On vous aime et on vous aimera toujours. Ça, ça ne changera jamais.
-Et pour Edward, il s'aime plus avec sa femme ? C'est pour cela qu'il divorce aussi ?
-Oui, mon chéri, c'est pour cela qu'il divorce aussi.
Et voilà, avec des mots simples, elle venait de réussir à expliquer ce qu'il s'était passé à Félix. Dieu ! Que j'aimais cette femme ! J'avais hâte de la prendre dans mes bras. Elle avait refusé de charger Jacob. Comme dans un mariage, un divorce se fait aussi à deux. Même si pour Bella, Jacob avait eu une grande part dans celui-ci, il n'en restait pas moins qu'elle avait aussi quelques petits torts. Et de cela, elle ne voulait pas se voiler la face. Il y aurait encore des jours sombres surtout lorsqu'il faudrait annoncer la relation de Jacob et Sam mais pour l'instant, l'orage était passé et nous allions pouvoir profiter d'un peu de soleil.
-Et il est ton amoureux maintenant ? demanda Félix
Je retenais ma respiration. Lors de notre escapade, il y a trois semaines, nous nous étions avoué nos sentiments pendant cette nuit magique. J'entendis Bella reprendre sa respiration et :
-Oui, Edward est mon amoureux et il reste le papa de ses filles comme vous vous avez votre papa, lui rétorqua-t-elle.
Encore une fois elle m'époustouflait. C'était cela le charme indéniable de Bella. Tout en simplicité. Elle n'avait besoin d'aucun artifice pour être si belle autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Et moi, j'étais fou amoureux de cette femme merveilleuse.
BELLA
Et voilà, je m'étais laissée porter par mon cœur, je ne voulais pas mentir à Félix ni à aucun de mes enfants. Mais ils n'avaient pas besoin de savoir les plus tristes détails. Pour l'instant, je voulais regagner la c-onfiance de Félix et surtout je voulais qu'il arrête de souffrir. J'espérais que mes réponses avaient calmé ses peurs. Il était toujours contre moi, pas encore totalement détendu. Mais maintenant, il avait passé un bras sur ma taille et se serrait contre moi. Il laissa échapper un profond soupir.
-Je ne veux plus jamais que tu partes, me dit-il en me regardant dans les yeux.
-Je ne partirai plus. On va bientôt déménager dans une nouvelle maison, on va repartir à zéro et oublier tout le mal qu'on s'est fait, d'accord ?
-Oui... Les filles d'Edward elles vont venir habiter avec nous ?
-Oh, je ne crois pas. Elles vont habiter avec leur maman, elles vont venir nous rendre visite souvent. Elles auront une chambre pour elles, tes frères aussi et toi tu auras la tienne, tout seul, une chambre de grand.
-Cool ! Tu crois que marraine, elle va m'aider à la décorer ? me demanda-t-il avec un sourire. Le premier depuis trop longtemps. Qu'est-ce que j'aimais quand il souriait. Cela m'avait tellement manqué.
-Si tu lui demandes, répondis-je, en lui laissant un bisou sur son front déridé.
-Je peux lui demander tout de suite ? me dit-il en se détachant doucement de moi.
-Oui, dis-je en caressant son front.
-En plus, je n'ai pas été gentil avec elle non plus. C'est vrai qu'elle a un bébé dans son ventre ? repartit-il.
-Oui, elle va avoir un bébé avec Jasper, lui assurais-je.
-Je vais lui dire que je suis content pour elle, dit-il en se levant.
-Va ! Elle va être heureuse de le savoir,
Il me fit un gros colleux*** et m'embrassa sur la joue, avant de quitter la pièce pour aller voir sa marraine. Je posai ma main sur ma joue, à l'endroit même où il avait posé ses lèvres.
Mon fils était revenu parmi nous et ce grâce à Lucie, une fillette de 12 ans, qui avait su exprimer son désarroi face à la colère de mon fils.
Deux bras puissants vinrent entourer ma taille me ramenant contre son torse. Edward commença à déposer de petits baisers sur mon cou et arrivé à mon oreille, il souffla :
-Dieu que je t'aime toi ! Jamais, je ne pourrais m'empêcher de t'aimer. C'est plus fort que moi !
***colleux : nom commun, origine québécoise, signifiant "faire un câlin", étreinte fraternelle, maternelle…
Voilà pour ce chapitre.
Merci de me lire
A+
isasoleiL
