Réponses aux reviews:

Seleen:Coucou! Ah je suis contente que la scène t'ait plu! ça me rassure qu'elle soit bien accueillit comme ça :) J'espère que la suite ne te frustrera pas trop xD
Ne t'inquiète pas, on est encore loin de la fin de la fic. En réalité, si tout se passe comme prévu, le dernier chapitre sera posté le 27 avril.
Encore une fois, merci beaucoup pour tes reviews et tous tes compliments, ça me remplie de joie à chaque fois de voir que tu apprécies toujours autant cette fic chapitre après chapitre ;)
A bientôt!


Bonjour tout le monde! Voilà la suite, j'espère, comme d'habitude, que ça vous plaira!

Bonne lecture!


Chapitre 21

L'homme avait beaucoup rit lorsqu'il lui avait annoncé l'intégralité de son plan. C'était son grand jeu et il aimait y jouer plus que tout au monde. Il était minutieux sur les détails et anticipait tout ce qui pouvait l'être. Le jeu lui avait paru fou quand l'homme lui en avait parlé. Trop dangereux, trop incertain, il y avait bien trop d'inconnu dans l'équation pour que cela fonctionne ; c'était impossible. Et pourtant…


John eu beaucoup de mal à se sortir des brumes du sommeil le lendemain matin. Il avait dormi profondément, ce fut une excellente nuit et désormais, il sentait le corps chaud de Sherlock allongé contre le sien. Les boucles noires lui chatouillaient le visage. John passa délicatement une main au travers de cette jungle de cheveux. Sherlock ne se réveilla pas, il broncha un peu en enfouissant sa tête un peu plus contre la clavicule de John. Les yeux rivé au plafond, il se permit de se blottir un peu plus contre le détective.

Il n'arrivait pas à le croire, il ne pouvait pas concevoir ce qui s'était passé la veille. Tout était allé si vite. Il avait passé de longues nuits aux côtés de Sherlock, ils avaient été proches, très proches. Mais cela n'était rien d'autre que des contacts amicaux, sans aucun arrière pensé. Pourtant il en avait rêvé. Derrière toute l'innocence de leur amitié un peu trop poussée, John l'avait désiré. Il avait voulu Sherlock, à chaque fois que ses yeux s'ouvraient en pleine nuit pour tomber sur la forme du détective endormi. Il le voulait et refrénait presque immédiatement cette envie, car ce n'était pas bien, car il ne savait pas comment Sherlock réagirait en l'apprenant, car ça risquait de les détruire.

Les regards prolongés et le baiser échangé étaient des écarts à côté desquels ils pouvaient passer. Mais la nuit qu'ils avaient partagé, ils ne pourraient pas l'ignorer, ils ne pourraient pas faire comme si de rien n'était. Leur relation venait de prendre un autre tournant et d'une manière ou d'une autre, ils allaient devoir composer avec.

John aurait aimé se dire que tout allait être pour le mieux dans le meilleur des mondes. Que leur vie à Baker Street serait la même avec les enquêtes, les expériences ridicules, le chat et en prime des baisers et des nuits de folies pareils à celle-ci. Oui, le tableau était beau, mais impossible.

Sherlock tenait à lui, il le lui avait fait comprendre, lui avait même dit. Certes, mais pas de cette manière. Il ne pouvait pas ressentir la même chose, il était Sherlock Holmes et ne faisait pas dans les relations social, alors amoureuses, encore moins.

John se sentit soudain très mal à l'aise. Les choses s'étaient enchaînées avec une telle fluidité qu'il ne s'était posé que très peu de questions, son désir et son instinct n'avait pas laissé beaucoup de place aux doutes. Sauf qu'après-coup, les interrogations qui auraient pu le freiner la veille lui vinrent en pleine figure.

Sherlock avait voulu ce qu'il s'était passé autant que lui, ça il en était sûr, son corps et ses yeux ne pouvaient pas mentir. En revanche si John était certain de n'avoir aucun regret, la réciproque le faisait fortement douter. Et maintenant, il était terrifié à l'idée qu'en se réveillant, Sherlock ne le repousse et ne veuille plus jamais l'approcher. Parce que les désirs de Sherlock ne coïncidaient pas toujours avec les besoins de son corps, John eu peur que cette fois l'un ait emporté le pas sur l'autre.

Sherlock lui avait dit que tout allait bien et que c'était ce qu'il voulait. John l'avait cru parce que ses pulsions ne lui auraient pas permis le contraire. Mais il se rendit compte qu'il ne servait rien de ce que Sherlock voulait vraiment ou non. Il avait été surpris par l'assurance du détective ; Sherlock avait-il déjà eu des relations (des vrais pas de simple expérience) dans sa vie ? Il n'en avait aucune idée, il n'avait pas pensé à poser la question. Peut-être aurait-il dû.

-Bon sang, John, tu penses vraiment trop, broncha la voix de Sherlock étouffé par son épaule.

Le médecin eu un léger sursaut. Au grondement que poussa Sherlock, son nez du en partir. Il leva les yeux vers John le visage encore à moitié endormi.

-Tu es réveillé depuis longtemps ? demanda John.

-Suffisamment pour savoir que tu te tortures l'esprit.

Le petit sourire que lui adressa Sherlock apaisa un peu ses angoisses.

-Tu n'es toujours pas assez malin pour entendre ce que je pense, tenta-t-il d'ironiser.

-Je te connais suffisamment bien pour savoir que tu rumines depuis que tu as ouvert les yeux, rétorqua Sherlock en roulant sur le dos permettant à la circulation sanguine de continuer son chemin dans le bras de John.

Il vise juste, l'enfoiré. Songea John. Il avait parfois l'impression que Sherlock le connaissait mieux qu'il ne se connaissait lui-même.

-Quelque chose ne va pas ?

Sherlock n'avait pas la délicatesse de ne pas le dévisager ouvertement. John pouvait sentir son regard lui brûler le visage, il resta obstinément concentré sur le vieux lustre qui pendait au-dessus de leurs têtes.

-Tout va bien.

-Est-ce que tu as des regrets ?

John pouvait entendre l'amertume dans sa voix. Il fit brusquement volte face pour plonger ses yeux dans ceux de Sherlock. Il ne supportait pas l'idée que le détective pense une chose pareille.

-Non ! Bien sûr que non.

Il s'arrêta un instant sous pesant les mots qu'il allait employer.

-J'ai juste cru que cela pouvait être ton cas.

Sherlock fronça les sourcils jusqu'à creuser une légère ride entre eux.

-J'ai pourtant été suffisamment clair sur le sujet, non ?

-Je sais, soupira John. C'est seulement que…

-Que quoi ?

-Bon sang Sherlock, tu es toi ! s'agaça le médecin.

-Développe, grinça le détective.

John soupira essayant de calmer un peu le volume de sa voix et le fouillis de ses pensées.

-Tu n'aimes pas les relations Sherlock, tu l'as dit toi-même, des centaines de fois.

-C'est un fait.

-Et je suis bien incapable de t'imaginer à Baker Street à vivre tous ces…trucs de couple !

Il se sentait ridicule, il disait des choses ridicules. Bien sûr que non que Sherlock ne ferait pas de « trucs de couple » pour la simple et bonne raison que d'avoir couché en semble ne faisait certainement pas d'eux un couple, ça Sherlock n'en voudrait pas.

Sherlock ricana, pas un rire ironique, John voyait sur son visage qu'il était réellement amusé.

-Nous ne sommes pas à Baker Street, John.

Non en effet, ils n'y étaient pas mais dans l'esprit du médecin cela ne changeai rien à la question actuelle.

-Peu-importe ce qu'il se passe ici, quelle incidence cela pourra-t-il bien avoir là-bas?

John comprit enfin ce qui essayait de dire ; et ça ne lui plu pas du tout. C'était la solution parfaite, oublier les limite déjà flou de leur relation, mais ne jamais mentionné leur écart une fois de retour à Londres. C'était une idée brillante pour ne pas se soucier des conséquences émotionnelles que cela pouvait amène, sauf que ses conséquences, John les subissait déjà.

Ce qui lui faisait le plus de mal cependant, c'était de penser que si Sherlock avait bien voulu ce qui c'était passer il ne voulait pas que cela se sache. Et John sentit quelque chose lui tordre l'estomac, tristesse ? Peut-être. Colère ? Sans aucun doute.

-Ne t'en fais pas, personne n'apprendra qu'on a couché ensemble.

Dire ses mots rendit soudain la situation beaucoup plus réel pour John. Sherlock le regarda avec une lueur étrange dans les yeux. John eu la désagréable sensation d'être jugé. Mais le détective ne lui donna pas la satisfaction de lui faire comprendre pourquoi en se contentant d'un rictus ironique. Sous les couvertures, John sentit la main de Sherlock s'aventurer doucement près de sa hanche. Juste un effleurement léger, mais en tout cas suffisent pour ravier en lui le désir de la vieille.

Sherlock était peut-être mauvais lorsqu'il s'agissait de relation humaine, mais n'en restait pas moins un génie qui avait parfaitement compris l'effet qu'il avait sur John.

-Nous ne sommes pas à Baker Street, susurra Sherlock une nouvelle fois.

Le message était clair, il n'avait aucun inconvenant à ce que les événements de la veille se reproduise avant leur retour et si John devait être parfaitement honnête avec lui-même, la réciproque était valable. Il se serait plu à les imaginer tous les deux, s'embrassant furieusement sous le toit familier de leur appartement, mais il devait se rendre à l'évidence, c'était beaucoup mieux ainsi. Il avait eu Sherlock, il avait eu son corps, il avait eu ses baisers endiablés et plus que tout il avait eu sa passion et sa totale confiance. C'était bien plus qu'il n'aurait jamais pu espérer, le mieux était peut-être de profiter de ce qu'il avait, sans se focaliser sur ce qu'il n'aura jamais.

-Très bien. On n'a pas besoin de revenir là-dessus lorsqu'on sera rentré, mais en attendant…

Sa main descendit de manière suggestive le long du torse de Sherlock. Le détective eu un sourire en coin.

-Cela semble être un compromis envisageable.

Sherlock roula jusqu'à se retrouver à quelques millimètres du visage de John.

-Je ne voulais pas que les choses entre nous change avant, je ne veux toujours pas que ça soit le cas maintenant, murmura Sherlock soudain plus sérieux.

Il était sincère, John le lisait dans ses yeux et ne pouvait qu'être d'accord. Parce qu'il y avait également de la peur dans les yeux de Sherlock et cette peur lui aussi la ressentait. La peur du point de non-retour, de tout perdre si les choses venaient t à aller trop loin.

Sherlock appuya un léger baiser sur les lèvres du médecin et John eu immédiatement envie de l'approfondir, mais Sherlock l'arrêta.

-Pas que l'idée de passer la journée au lit avec toi me dérange, mais nous avons un asile à visité !

John grommela de frustration, il savait bien que Sherlock ne résisterait pas longtemps à l'envie d'explorer une telle piste, même si cela lui était difficile. Il retint néanmoins le bras du détective lorsque celui-ci s'éloigna de lui.

-Je peux te poser une question ? demanda-t-il hésitant.

Sherlock acquiesça. Le médecin se mordit la lèvre. Il devait savoir, il en avait besoin.

-Tu avais déjà couché avec quelqu'un auparavant.

Sherlock fronça les sourcils, John se sentit rougir. La question lui paraissait absurde une fois prononcée.

-Oui.

John en fut un peu soulagé, bien qu'il aurait dû s'en douter. Sherlock avait été bien trop à l'aise pour qu'il s'agisse de sa première fois.

-En revanche, c'est la première fois que j'apprécie vraiment ça, ajouta le détective.

John le dévisagea attendant plus d'explication. Sherlock haussa distraitement les épaules.

-Des expériences à la fac ; puis après aussi. Jamais bien. Jamais les bonnes personnes.

Le cœur de John fit une embardée dans sa poitrine lorsqu'il comprit ce que Sherlock insinuait par là. Et lorsque Sherlock, complètement nu, sortit du lit pour rejoindre leur petite salle de bain, John ne fit aucun effort pour retenir un souffle rauque, autant provoqué par la chute de reins à s'en damner qu'il avait sous les yeux que par les mots résonnant dans sa tête qui avaient rendu sa respiration étonnement difficile.


John s'était senti mal à l'aise avant même de pénétrer dans l'établissement. Il n'était pas le seul, Sherlock était d'une humeur morose. John avait ressenti son appréhension tout le long du chemin. Il lui avait à plusieurs reprise proposé de ne pas y aller, mais Sherlock était formel, il fallait explorer toutes les pistes, ne rien laisser au hasard. L'asile n'était rien d'autre qu'une vielle baptise à la peinture écaillée. Les normes pour ce type d'établissement, John en aurait mis sa main au feu, ne devait pas être respecté. Il n'était pas du tout surprit qu'un patient ait pu un jour s'enfuir, la sécurité avait l'air déplorable.

Sherlock n'eu pas à utilisé la carte de Lestrade pour entrer. Le directeur était le même que lors de sa première visite des années auparavant et, à son grand damne, il était content de le revoir. Sherlock, dans son cas, l'était beaucoup moins. John cardait un œil attentif sur son comportement, tout dans sa mimique hurlait qu'il aurait préféré ne pas être là. Bien entendu, cela passa complètement inaperçu aux yeux du directeur.

-Ravi de vous revoir Monsieur Holmes. Vraiment ravi !

Faussement enjouée, maintiens superficiel, et besoin viscéral de faire bonne impression, déduit John en voyant l'homme les guider à l'intérieur de l'établissement d'une démarche trop assuré en faisant régulièrement glissé autour de son poignet la contrefaçon d'une montre hors de prix.

Il les assomma de longues minutes de politesses, leur offrit un café infecte issus de la machine du personnel. Il insista pour leur faire faire un tour du propriétaire avant que Sherlock n'ait eu le temps de lui annoncer la raison de leur visite. Ils croisèrent aides soignant et psychiatres, tous des gens bien moroses. John fut étonné du nombre impressionnant des membres de la sécurité, si l'endroit n'était pas des plus aux normes, l'incident d'il y a quelques années avait au moins permis d'améliorer ça. John avait été surpris du petit nombre de chambres, ou de cellules, il ne se fixait pas sur le terme à employer.

-Peu de patients, fit-il remarquer alors qu'il s'installait dans le bureau du directeur ; une vaste pièce beaucoup trop décorée.

Le type haussa les épaules comme si la question ne l'intéressait pas.

-Cette vieille affaire nous à certes fait de la pub, mais pas que de la bonne. On a peu à peu redirigé les…cas trop dangereux vers d'autres établissements, on ne pouvait pas se permettre de perdre encore autant à cause d'une simple faille de sécurité.

Quand est-ce que les médecins avaient commencé à considérer la vie humaine comme une machine à fric? se demanda amèrement John.

-C'est pour ça que vous êtes de retour, Monsieur Holmes ? Pour parler de c'malade qui s'était tiré.

Sherlock répondit par une autre question.

-Vous as t'on contacté au sujet d'un pensionnaire nommé Boris Markson ?

Le directeur le dévisagea un instant sans comprendre, parut soudain très surprit et finit par éclater de rire.

-Toujours aussi doué, m'sieur Holmes. Vous avez bien raison, on nous a contacté en partit à ce sujet.

Il hochait la tête de façon solennelle, heureux de pouvoir aider. Si John s'en sentit agacé, il n'osa même pas imaginer ce qu'il en était pour le détective. Il attendait plus d'informations de ce type, même Anderson aurait pu s'en apercevoir, et l'homme en question ne semblait pas être fait pour répondre autrement que par le strict minimum.

-En partie?

Nouveau mouvement haussement d'épaule mou.

-Un prétendu journaliste, il y a quelques mois tout au plus. Il voulait se renseigner sur les patients, des anciens comme des nouveaux, et sur cette affaire aussi qu'il disait. Bah, ça n'a mené à rien, l'article n'est jamais paru dans la gazette locale. Sans doute changé de sujet, pas aimé ce qu'il a entendu, sûrement pas assez croustillant.

-Quel genre de renseignement voulait-il avoir?

-Sur le type que vous avez retrouvez ?

-Sur Boris Markson ! s'énerva Sherlock.

L'homme en face d'eux n'avait manifestement pas l'air de comprendre l'intérêt que Sherlock portait à ce patient.

-Rien d'intéressant, informations d'identité surtout, vie qu'il avait mené avant, ancien lieu de résidence. Il a dit qu'il voulait écrire un truc sur des gens apparemment normaux qui finissait par se faire interner et par claquer en asile. Sauf que moi, ces informations, je ne pouvais pas lui donner ; secret professionnel, protection de la vie privée, vous comprenez.

-Il ne s'est renseigné sur aucun autre pensionnaire ?

Le type secoua vivement la tête.

-Aucun. Faut dire que je lui ai bien fait comprendre que des informations privées, il ne les aurait pas de moi. Que s'il voulait des réponses à ses questions, il fallait demander aux familles, mais là non plus je ne pouvais lui donner ni nom ni coordonné. Il n'a plus rien demander, ni sur les internés, ni sur le gars évadé. Comme je vous le disais, aucun article n'a paru ; pas aimé ce qu'il a entendu…il n'y avait rien à en tirer.

John et Sherlock échangèrent un regard entendu. John se mordit nerveusement la lèvre. Le fameux journaliste avait bien au contraire entendu tout ce qu'il voulait entendre ; parce ce que Boris ne lui servait qu'à lancer une piste, que le seul intérêt qu'il avait pu avoir sur cette ancienne affaire était l'implication de Sherlock et surtout, parce qu'il n'était certainement pas un journaliste, mais l'homme qui s'amusait à jouer avec eux.

Ils coupèrent vite court à une si désagréable visite. Sherlock avait appris tout ce qu'il était possible d'apprendre et cela se résumait malheureusement au fait que toute cette affaire n'était qu'un grand casse-tête qui semblait fait sur-mesure pour lui. John commençait à réellement s'inquiéter. Il voyait cohabiter sur les traits de Sherlock des émotions qui, misent ensemble, de faisait jamais bon ménage. Incompréhension, curiosité, incertitude, peur, euphorie. Rien de bon en sommes.

-J'aurais eu tendance à pensée qu'un homme à la tête d'un établissement pareil soit un peu plus…qualifié., soupira John

Il entendait par la moins stupide et apathique.

-Ce n'est plus un médecin John. C'est un homme d'affaires. Tu as vu l'état de l'endroit, le nombre de patients, le peu de personnel? Son principal intérêt est de perdre le moins d'argent possible. Et il en aurait perdu beaucoup s'il ne m'avait pas rencontré il y a des années et que l'affaire avait dû faire appelle à plus de moyens.

John entendit nettement le mépris dans sa voix. Il ne s'en étonna pas.

Leur journée ne fut pas perdue pour autant. Sherlock mit une grande énergie à interroger commerçants et habitants. A plusieurs reprises, John le vit passer de longs coups de téléphone, sans qu'il ne lui dise jamais qui était son interlocuteur. John mangea en vitesse un sandwich acheté à un vendeur ambulant ce soir-là, le détective quant à lui n'avait pas l'intention d'ingurgiter la moindre miette de nourriture.

-T'affamer ne ferra pas venir les indices plus vite à toi, grommela le médecin alors qu'il refermait la porte de leur chambre derrière lui. Personne ne sait rien ici de toute façon. Celui qui nous à attiré là savait parfaitement ce qu'il fais…

Il n'eu pas la possibilité de finir sa phrase, qu'à peine retourné vers Sherlock il se retrouva le dos collé à la porte. La bouche de Sherlock l'avait coupé d'un baiser ardent.

-Je vois, tu ne veux pas parler de l'enquête, marmonna John avec difficulté alors que les mains de Sherlock s'attaquaient à ses vêtements.

La bouche du détective se décolla un instant de la sienne, ses mains arrêtèrent tout mouvement, il lui adressa un sourire mutin.

-Si c'est ce que tu préfères, dit-il en faisait mine de s'éloigner.

John l'attira à nouveau vers lui. Il se foutait de lui, l'enfoiré.

-Pas dit ça, gronda John en lui dévorant le cou.

-Bien…

La nuit précédente avait été formidable, celle-ci fut mieux. Il en fut de même pour celle qui suivit, ainsi que toutes les autres. La dernière qu'ils passèrent à l'auberge dura en réalité presque une journée entière.


Le paysage recouvert de neige défilait à toute allure sous les yeux de John.

Ça va vite, beaucoup trop vite.

Pas que la perspective de retrouver son appartement lui déplaise, mais venait avec elle le silence radio sur tout ce qui s'était passé dans cette petite auberge au fin fond de l'Ecosse.

Je n'ai aucune envie que ça s'arrête, se répéta-t-il pour la centième fois depuis qu'ils étaient montés dans le train.

Ils avaient été clairs : ce qui se passait à l'auberge, restait à l'auberge. C'était pour le mieux. Sherlock ne se permettait pas de manger quand son esprit devait être à son maximum, alors perdre son temps à bécoter John sur le lit…ça ne se reproduirait plus.

Il n'y avait pas eu d'argumentation, ils étaient tous les deux d'accord pour dire qu'il s'agissait de la meilleur chose à faire. Du moins, John avait fait tout comme.

Il jeta un coup d'œil au détective en face de lui, si acharné à griffonner sur un bout de papier, qu'il ne remarquait pas les yeux de John qui le dévorait comme pour imprégner son image dans sa rétine. Ces lèvres, ce corps, ils les avaient désirés et les avaient obtenus. Il ne voulait pas s'en séparer, n'était pas sûr de le pouvoir.

Il ne serait pas capable de faire comme de rien.

Pas éternellement.


Lorsqu'il franchir le palier du 221b Baker Street, John sentit Sherlock le retenir par la manche d'une main douce. Il lui lança un regard curieux, pensant d'abord avoir oublié quelque chose dans le taxi, mais comprit vite qu'il ne s'agissait pas de ça en voyant Sherlock jeter des regards dans la rue comme pour s'assurer que personne ne les observait.

Il allait lui demandait ce qui n'allait pas, lorsqu'il réalisa que le visage de Sherlock se rapprochait de plus en plus du sien. La seconde d'après les lèvres douces du détective se pressait contre celles de John gercées par le froid.

Ce fut un baiser incroyablement rapide, bien que très doux et tendre.

Sherlock s'éloigna avec un petit sourire qui le rendait simplement irrésistible aux yeux de John, à tel point qu'il dut se retenir de ne pas lui sauter au cou.

A la place, il prit un air étonné. Ce ne fut pas difficile, il l'était de toute évidence. Ils avaient pourtant été d'accord pour dire que ces choses qui s'étaient passées à l'auberge y resteraient. Et pourtant, Sherlock venait de l'embrasser.

-Sherlock…

Le détective leva les yeux vers la porte avant qu'il n'ait eu le temps de poser sa question. Il se contorsionna, suivant son regard et comprit ce qui avait motivé le geste de Sherlock. Au-dessus de leur tête, la couronne de gui de Mrs Hudson se balançait au gré du vent.

Une lueur de malice éclaira les yeux du détective.

-C'est une très vieille tradition, il serait bête de l'enfreindre.

John éclata de rire. C'était un comble d'entendre ces mots sortir de la bouche d'un homme qui se fichait des traditions comme d'une guigne. Il se dressa sur la pointe des pieds et colla sa bouche à la commissure des lèvres de Sherlock.

-Tu as raison. Il faut respecter les traditions, murmura-t-il contre sa peau.

D'un mouvement, il attrapa la bouche du détective, fit glisser sa langue entre ses lèvres. La seconde d'après, il s'éloignait déjà, essayant de faire abstraction du désir qui brûlait dans tout son corps ainsi qu'a celui qu'il avait vu dans les yeux de Sherlock.

A l'intérieur, la porte de l'appartement de Mrs Hudson s'ouvrit, accompagner d'une exclamation joyeuse. John prit une profonde inspiration d'air glacial pour calmer le feu dans son corps. Il allait devoir le faire souvent désormais.


On se retrouve vendredi prochain pour la suite!

Review? :)

Bye!